Le groupe Siparex a poursuivi sa stratégie de développement en 2015, tant par croissance organique - avec des niveaux d’activité en forte hausse (investissements, cessions, levées de fonds) – que par croissance externe, avec l’acquisition de XAnge Private Equity. Une progression qui permet à Siparex de franchir le cap de 1,5 milliard d’euros sous gestion et le conforte parmi les acteurs de premier plan au niveau européen. Les investissements et les cessions montrent une nette augmentation des volumes, notamment en raison du dynamisme de l’activité Midmarket. Les investissements ont ainsi atteint près de 150 millions d’euros dont la moitié ont concerné le Midmarket. Ce pôle d’activité, qui peut désormais viser des tickets unitaires allant jusqu’à 25 millions d’euros, affiche un rythme d’investissement de 70 à 80 millions d’euros annuels (contre 40 à 50 millions d’euros il y a quelques années). Parmi les principales participations prises en 2015, on peut citer le fabricant de fenêtres FPEE (145 millions d’euros de chiffre d’affaires), le biscuitier Bouvard (260 millions d’euros) ou le voyagiste Voyamar (1,2 milliard d’euros de volume d’affaires). Le fonds de Mezzanine Siparex Intermezzo réalise ses premiers investissements et bénéficie d’un deal-flow important, généré pour moitié par les équipes Midmarket et le pôle Régional. Des investissements qui confirment le positionnement de Siparex comme partenaire des ETI en développement. Côté cessions, le groupe enregistre également une forte progression avec 200 millions d’euros d’actifs vendus, contre 115 millions d’euros en moyenne au cours des trois dernières années. Ces désinvestissements ont été portés dans le Midmarket (102 millions d’euros de cessions) notamment par les sorties Stef, Sicame, Legallais et dans l’Innovation par de très belles valorisations d’entreprises comme MakeMeReach, Docea Power La Ruche qui Dit Oui! ou A Little Market. Dans la continuité des années précédentes, Siparex a enregistré une forte dynamique en matière de levées de fonds en 2015, avec une collecte totale de 243 millions d’euros. Ce niveau record a été tiré par le succès du pôle Régional, qui a levé 120 millions d’euros - et gère désormais 400 millions d’euros dans ce domaine, ce qui en fait un des tout premiers acteurs français, et le bon accueil de Siparex Intermezzo, le fonds dédié à la mezzanine, qui a de son côté réuni 85 millions d’euros. Par ailleurs, le FCPI IR Siparex Xange Innovation 2016 a collecté plus de 18 millions d’euros. Siparex fait ainsi partie des rares acteurs du marché ayant levé en moyenne chaque année depuis 5 ans près de 170 millions d’euros. Le rapprochement avec XAnge PE permet notamment à Siparex de renforcer son expertise dans le domaine des nouvelles technologies, principalement du numérique, dont les enjeux concernent tous les secteurs, de la PME à l’ETI. Le portefeuille Innovation s’enrichit d’entreprises de grande qualité telles que Believe Digital, KisskissBankBank, Chauffeur Privé ou Mister Spex. Siparex étend également son réseau européen en bénéficiant désormais d’une implantation en Allemagne. Celle-ci vient compléter son maillage, puisque, outre sa couverture complète du marché français, Siparex est déjà présent en Italie et en Espagne. L’année 2016 devrait être riche en opportunités pour le groupe, notamment avec l’extension de l’offre produit Midmarket à des opérations de taille plus importante et le lancement de fonds de nouvelle génération. Fort de l’expertise et du track record d’une équipe renforcée, le groupe vise également des levées de fonds dans l’Innovation avec les lancements d’un nouveau fonds institutionnel de la gamme XAnge Capital et un deuxième fonds d’Impact Investing.
La société de gestion anglaise Colville Capital Partners, qui participe à la gestion du fonds Silver Autonomie (voir Newsmanagers du 03/12/2015), va lancer dans un mois environ la Sicav Megatrends’ Champions. Cette dernière s’inscrit dans le cadre d’une joint venture avec le multi-family office international Square Capital, où Square Capital a la responsabilité de l’approche macro économique tandis que Colville Capital Parners qui opère en tant que conseil financier, se charge de l’approche microéconomique. Destinée à une clientèle institutionnelle, la Sicav Megatrends’ Champions a identifié cinq grandes thématiques pour sa gestion. La première porte sur le vieillissement de la population, la deuxième sur la digitalisation de l’économie, la troisième sur croissance des classes moyennes dans l’univers émergents, la quatrième sur l’industrie fragmentée en phase de consolidation et,enfin, la cinquième sur l’importance croissante de la réglementation. Pour composer son portefeuille plutôt concentré avec une vingtaine de valeurs, la gestion ne retient que les champions dans ces différentes thématiques en veillant au respect de quatre critères de sélection : un business de qualité avec notamment un retour sur capitaux investis de 20 % minimum et des barrières à l’entrée, ainsi qu’un faible risque de disruption technologique ; un excellent management ; des opportunités de réinvestissement et, enfin, une valorisation raisonnable avec une ‘target return’ de 12 % net par an sur dix ans et un free cash flow yield de plus de 10 % d’ici à la dixième année. Le fonds de droit luxembourgeois a pour objectif de surperformer l’indice MSCI Monde. Deux types de parts sont proposés : l’une couverte en euros, l’autre non, libellé au choix des investisseurs en livres et en dollars. La distribution du fonds est assuré actuellement auprès d’une dizaine d’investisseurs institutionnels avec lesquels Colville Capital Partners travaille plus particulièrement et de grandes familles d’entrepreneurs et d’industriels clients de Square Capital. Cette population d’investisseurs a néanmoins pour vocation de s’étoffer.
Pershing, filiale du groupe américain BNY Mellon, a annoncé ce 9 février la nomination de Lori Hardwick en tant que nouvelle directrice des opérations (« chief operating officer ») avec effet au 29 février 2016. L’intéressée remplacera Lisa Dolly qui a été récemment nommée directrice générale de Pershing. Lori Hardwick arrive en provenance d’Envestnet Asset Management, société au sein de laquelle elle travaillait depuis 16 ans, dernièrement en qualité de « Group President » en charge des services de conseil. Avant de rejoindre Envestnet, elle avait officié en tant que « regional vice presidnent » chez Nuveen Investments.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, Oaktree Capital Group a annoncé que ses actifs sous gestion s’inscrivent à 97,4 milliards de dollars au 31 décembre 2015, en recul de 3% par rapport à fin septembre 2015 (100,2 milliards de dollars d’encours) mais en hausse de 7% par rapport à fin décembre 2014 (90,8 milliards). Sur l’ensemble de l’exercice 2015, la société de gestion alternative a dégagé un bénéfice net de 71,3 millions de dollars contre 126,3 millions de dollars fin 2014, soit une chute de 43,5% sur un an. Ses revenus ressortent toutefois à 201,9 millions de dollars fin 2015 contre 193,9 millions de dollars fin 2014, soit une progression de 4% d’une année sur l’autre.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Italian asset management firm Azimut recorded total net inflows of EUR666m in January 2016, 130% more than in January 2015. This includes subscriptions of about EUR180m coming from sub-funds of the Luxembourg-registered AZ Fund 1 and AZ Fund Multi Asset. Inflows benefited from the consolidation of RJ Toowoomba, an advising firm acquired by Azimut in Australia. Aside from this acquisition, the Azimut group has earned net inflows of EUR506m. As of the end of January, assets under administration at Azimut totalled EUR36.2bn, including EUR30.6bn in assets under management.
The Robeco bank has released its annual results. As of 31 December 2015, assets under management at the group totalled EUR268.1bn, a record for the Netherlands-based asset management firm. They are up 18%, or EUR22.1bn, year on year. 47% of assets are managed on behalf of institutional clients, a statement from Robeco says.The growth of assets is the result of an “investment” effect of EUR18.6bn, of which EUR17.3bn result from appreciation of the US dollar, as well as net subscriptions of EUR4bn, compared with EUR6.2bn in 2014. Flows were positive to equity products, including US equity products and quantitative management. Bond products saw redemptions in 2015.In 2015, Robeco generated net profits totalling a record EUR237bn, largely due to an increase in management commissions, compared with profits of EUR228m the previous year. Operating procits in 2015 totalled EUR360m, an increase of EUR30m compared with 2014.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Assets under management in Swiss funds last year rose 2% to a record total of CHF891bn as of the end of December, according to the Swiss Fund and Asset Management Association (SFAMA). “The CHF900bn mark was reached, but could not be maintained,” a statement says. Growth was largely supported by “equity fund, and to a lesser extent, bond funds, for which capital inflows and increases in value genearted nearly CHF20bn.” As of the end of the year, 8,740 funds were listed for trading in Switzerland, 524 funds more than the previous year. Swiss-registered funds represent 17.6% of all funds. For the current year, the main themes for the regulatory and fiscal lobbying association will be draft laws concerning financial services and establishments which “contribute in a decisive manner to ensuring the exportability and therefore the future competitiveness of Swiss providers,” says Markus Fuchs, director of Sfama.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The US asset management firm BlackRock has launched BlackRock Strategic Funds (BSF) Multi-Manager Alternative Strategies (BSF MMA), its first UCITS fund investing in hedge fund managers. The objective is to “meet the growing needs of family offices, wealth management firms and private banks in Europe,” the firm states. The new vehicle aims to offer the liquidity and controls of a UCITS fund, while making a selection from a wide range of hedge fund managers. “The BSF MMA fund is not a UCITS fund of funds,” the asset management firm notes, however. Rather, it unites a variety of custom strategies under a single umbrella, which are not available elsewhere, which offer exposure to institutional investors via five key strategies: long/short credit, relative value, long/short equity, event-driven and global macro/managed futures. The management team for the new fund belong to the investment committee at BlackRock Alternative Advisors, a division of BlackRock specialised in hedge fund solutions, which has over USD20bn under management for investors worldwide, including sovereign fnuds, pension funds and high-net worth individuals. The fund practices flat-fee billing, without applying performance commissions, BlackRock indicates. The BSF MMA fund is the 16th liquid alternative UCITS fund of the BSF range, which represents USD6.9bn in assets.
The Geneva-based asset management firm Decalia Asset Management, founded by veterans of Syz bank, is launching the Decalia range of investment funds, six months after obtaining its investment fund management licence in Switzerland (LPCC). The five strategies launched initially as part of the UCITS-compliant Luxembourg Sicav are concentrated around four investment themes, which are considered to be promising over the long term: the disintermediation of the European banking sector, the quest for yield, new consumer trends and market inefficiencies in Europe. Other strategies are expected to be launched in the coming months.Two funds, one a strong convictions fund and the other a long/short equity fund, fall within the theme of European market inefficiencies and the investment opportunities these generate. Two different multi-asset strategies, next to these, address the issue of the quest for returns in the wake of continuing low interest rates. One thematic fund invests in companies which benefit from new consumer trends related to the coming of age of the “Millenial” generation. Lastly, under the category of removal of intermediaries in the European banking sector, Decalia has teamed up with the British corporate finance specialist Three Hills Capital Parnters to create a private debt fund reserved for qualified investors.Decalia is also offering a private debt fund reserved for qualified investors and manages Oyster Italian Opportunities, one of the best Italian equity funds.These Decalia funds, currently reserved for qualified institutional investors, are being registered in Switzerland and in various Euorpean countries, including France, for sale to the public.With assets under management totalling EUR1.1bn, Decalia is betting on both organic and external growth. “We also have plans to acquire asset management boutiques in Switzerland and in Europe, which we hope to conclude in 2016,” says Alfredo Piacentini, a partner and CEO of Decalia.
The coverage rate for corporate pension funds fell by 3.8 percentage points in January to a total of 79.7%, according to the latest BNY Mellon Institutional Scorecard. The deficit for pension funds of the S&P 500 is reported to have risen by USD83bn in January, to USD411bn, while assets fell to USD1.610trn, and engagements rose to USD2.020trn.However, despite negative returns of -5.2% in the past 12 months, the coverage rate for pension funds nonetheless rose by two percentage points in the same period.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The British authorities on 9 February announced that they have levelled against a former JP Morgan head for his lack of cooperation during the “whale of London” affair, which caused losses of USD6bn for the US bank in 2012. The Financial Conduct Authority (FCA) has announced that Achilles Macris, former director of international investments at the London-based firm, will have to pay GBP792,000, or about EUR1m. “He was responsible for a number of portfolios, including the synthetic debt portfolio, at the time of the brokerage operations known as the whale of London”, the FCA explains in a statement. The name was given to an employee at JPMorgan, the Frenchman Bruno Iksil, due to his enormous risky bets on European credit derivatives, which became too visible in early 2012. Other traders turned against him, forcing the US bank to pare back its positions, ultimately costing it USD6bn. As his direct superviser, Macris should have spoken to the authorities in an “open and cooperative” manner, but in reality concealed the scale of the problem in his conversations with regulators when they began to investigate, the FCA says. “Not communicating in an open manner with us can affect the course of the markets and cause undue damages to investors, particularly at times of stress or financial crisis,” says Mark Steward, director of market suppression and supervision at the FCA, cited in a statement. “Regulators require open communication with businesses so that the correct decisions can be taken as soon as possible. Mr. Macris should have explained the situation more honestly, particularly when he learned that losses on the synthetic credit portfolio had worsened”, he added.
Attendu par les participants de marché, le report d’un an de la mise en œuvre de la directive MIF 2 se confirme. La Commission européenne a annoncé mercredi matin qu’elle avait proposé de reporter jusqu’à la date de 3 juillet 2018 l’entrée en vigueur de la régulation, arguant de la «complexité de l’infrastructure technique qui doit être mise en place afin que MIF 2 fonctionne correctement».
La production industrielle française s’est contractée de 1,6% en décembre sous l’impact d’un nouveau repli de la production d’énergie mais aussi de reculs importants dans l’automobile ou les équipements électriques et électroniques, selon les données publiées mercredi par l’Insee. La seule production manufacturière accuse dans le même temps une baisse de 0,8%. L’Insee a révisé l’évolution de la production manufacturière de novembre, à +0,6% contre +0,4% en première estimation, mais confirmé la baisse de 0,9% de la production industrielle pour ce mois.
Le procès de Jérôme Cahuzac pour son compte caché à l’étranger a été renvoyé mercredi au 5 septembre prochain pour laisser le temps à la Cour de cassation et éventuellement au Conseil constitutionnel d’examiner une question soulevée par la défense. Les avocats de l’ancien ministre du Budget et de son ex-épouse avaient soulevé lundi, à l’ouverture du procès, plusieurs questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) car ils estiment que les deux ex-époux, déjà sanctionnés fiscalement, ne peuvent pas être condamnés une deuxième fois au pénal, selon le principe du non bis in idem. Les juges ont décidé de transmettre l’une de ces QPC à la Cour de cassation, qui pourra à son tour la transmettre au Conseil constitutionnel.
Les prévisions d’inflation de la BCE pour 2016 devront être révisées en forte baisse en raison de la faiblesse des cours du pétrole. La BCE en discutera lors de la réunion de son Conseil des gouverneurs début mars, a déclaré hier Jens Weidmann. «Faut-il pour autant réviser la politique monétaire ? La BCE en parlera lors de sa réunion début mars, ce que nous faisons toujours quand nous faisons de nouvelles projections», a ajouté le président de la Bundesbank. La dernière prévision d’inflation de la BCE pour la zone euro en 2016 se situe à 1%.
Le déficit commercial du Royaume-Uni avec le reste du monde s’est creusé au quatrième trimestre 2015 et a probablement pesé sur la croissance, en dépit d’un redressement en décembre. Selon les données de l’institut national de la statistique (ONS), le déficit commercial total (biens et services) a atteint 10,35 milliards de livres (13,37 milliards d’euros), contre 8,57 milliards au troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, il a totalisé le montant record de 125,03 milliards, contre 123,1 milliards en 2014.
La production industrielle allemande a enregistré un repli inattendu de 1,2% en décembre, sa plus forte baisse en 16 mois, tandis que les exportations ont affiché un recul de 1,6%, montrent les statistiques officielles publiées hier. L’excédent commercial mensuel s’est ainsi élevé à 18,8 milliards d’euros, contre un consensus qui tablait sur 20,2 milliards. Ces indicateurs décevants sont de nature à alimenter les doutes sur les perspectives de croissance de l’Allemagne, toujours fortement tournée vers l’export.
Le point mort d’inflation anticipé à cinq ans dans cinq ans, censé prédire le niveau d’inflation pour 2026 qui sera anticipé en 2021 et que la Banque centrale européenne (BCE) présente comme l’un de ses principaux baromètres des anticipations d’évolution des prix, est tombé à 1,4740%. La dernière fois que cet indicateur est tombé sous les 1,5% remonte à début janvier 2015, juste avant l’annonce du QE par Mario Draghi.
Les cours du pétrole ont terminé hier en forte baisse sur le marché new-yorkais Nymex. Le contrat mars sur le brut léger américain (WTI) a perdu 1,75 dollar, soit 5,89%, à 27,94 dollars le baril. Plus tôt dans la journée, le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait livré la prévision d’une production de pétrole excédentaire tout au long de l’année 2016. L’AIE a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande, à 1,17 million de barils par jour (bpj), après une croissance de 1,6 million bpj en 2015.
Banco Popolare, quatrième banque italienne par l’actif, a dégagé en 2015 son premier bénéfice en cinq ans, en raison notamment de la baisse de ses provisions pour pertes sur créances, et a annoncé hier qu’elle verserait un dividende de 0,15 euro par action. Banco Popolare, qui est en discussions avec une autre banque mutualiste, Banca Popolare di Milano, en vue d’une fusion, a précisé que son bénéfice net s’était élevé à 430 millions d’euros en 2015. La banque a déprécié des créances douteuses à hauteur de 804 millions d’euros l’an dernier, soit moins d’un quart du montant de 3,56 milliards comptabilisé en 2014.
Les taux portugais à 10 ans ont à nouveau fortement décalé à la hausse mardi, s’écartant de 28 points de base à 3,65%. Le spread avec le Bund et avec les autres pays de la zone euro s’est élargi dans les mêmes proportions, les taux espagnols et italiens restant quasiment stables hier. Le 10 ans portugais traitait encore à 2,91% le 3 février. Le pays fait les frais du résultat du scrutin de novembre qui a vu la victoire de la gauche sur un programme anti-austérité. Lisbonne a perdu de ce fait son statut de bon élève des ex-pays sous programme d’aide financière en zone euro. Le 5 février, la Commission européenne a approuvé du bout des lèvres son budget 2016 en estimant que les règles du Pacte de stabilité et de croissance étaient toujours menacées.
L’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a lancé hier à Berlin un mouvement paneuropéen destiné à «démocratiser» le continent. Celui qui s’était opposé frontalement l’an dernier aux politiques d’austérité prônées par l’Allemagne a inauguré Diem25 (Democracy in Europe Movement 2025) au théâtre Volksbühne, lieu historique de la gauche allemande, connu entre autres pour son rôle lors de la révolution pacifique de 1989 dans l’ex-RDA.
Annoncé en exclusivité sur Instit Invest, le lancement du fonds de Pro BTP sur la transition énergétique tient à innover sur le marché des infrastructures françaises. Présent sur ce marché depuis 2013, le groupe de protection sociale des professionnels du bâtiment et des travaux publics espère ouvrir la voie à une nouvelle forme d’investissement énergétiquement responsable. Gilles Garnier, directeur des investissements et Frédéric Sadaca, responsable des investissements en infrastructures, nous dévoilent les caractéristiques de ce projet baptisé « Construction Energie Plus », tout en détaillant leurs investissements déjà réalisés dans les infrastructures.
Coface enregistre un résultat net (part du groupe) en légère progression à 126 millions d’euros (125 millions d’euros en 2014). Le chiffre d’affaires croît cette année de 3,4% (+1,2% à périmètre et change constants) porté par les pays émergents. Le ratio de sinistralité net de réassurance a été stabilisé sur les six derniers mois, à 52,5%. Coface s’est préparé au nouveau régime prudentiel Solvabilité II qui a pris effet le 1er janvier 2016. Le ratio de couverture du capital s’élève à 147%, soit un niveau en ligne avec l’appétit aux risques souscrits et la politique de distribution de 60% du résultat de Coface. Chiffre d’affaires En 2015, Coface a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1 489,5 millions d’euros en progression de 3,4% par rapport à 2014 (+1,2% à périmètre et change constants). Cette évolution découle de la stratégie commerciale mise en œuvre par le Groupe : elle s’appuie sur une politique d’innovation produits et de distribution multicanal et sur un renforcement des processus de ventes et de leur suivi. La production de nouveaux contrats est en baisse par rapport à l’année dernière, qui avait notablement bénéficié de la signature de quelques contrats importants. La rétention du portefeuille de clients s’établit à un bon niveau, à 88,2%. L’environnement concurrentiel et la bonne rentabilité des contrats dans les marchés matures ont pesé sur les prix tout au long de 2015. Cette pression reste toutefois maîtrisée : l’effet prix des contrats est stable par rapport au 30 septembre 2015, à -2,4%. Résultat financier Fruit de la diversification du portefeuille financier illustrée par la mise en place d’investissements sur des fonds d’immobiliers paneuropéen non cotés, le résultat financier s’élève à 53,1 millions d’euros (dont 4,5 millions d’euros d’externalisation de plus-value) au 31 décembre 2015, contre 42,8 millions (dont 8,4 millions d’euros d’externalisation de plus-value) en 2014. Solidité financière – Solvabilité II Au 31 décembre 2015, les capitaux propres IFRS part du groupe s’établissent à 1 760,9 millions d’euros. Leur évolution s’explique principalement par le résultat net positif de 126,2 millions d’euros minoré de la distribution aux actionnaires de 75,5 millions d’euros et de la variation à la baisse des réserves de réévaluation des actifs financiers disponibles à la vente. Coface s’est préparé au nouveau régime prudentiel Solvabilité II, qui a pris effet le 1er janvier 2016. Dans ce cadre, Coface prévoit de compléter ses outils de gestion du capital et a l’intention de mettre en place une ligne de capital contingent visant à protéger sa solvabilité en cas de scenario extrême. Calculé sur ces bases selon la formule standard, le ratio de couverture du capital nécessaire à la couverture des risques d’assurance et d’affacturage s’élève à 147%, soit un niveau en ligne avec son appétit aux risques et sa politique de distribution de 60% du résultat net par action, telle que proposée à nouveau cette année. Les agences de notation Fitch et Moody’s ont par ailleurs reconfirmé les notes de solidité financière (IFS) du Groupe respectivement AA- et A2 (perspective stable), les 17 septembre et 13 octobre 2015.
A l'occasion de la réunion annuelle de DNCA Investments, les résultats du groupe pour 2015 ont été dévoilés avec des encours sous gestion qui flirtent avec les 20 milliards d'euros.