A l’occasion de la publication de résultats provisoires, le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management (Jupiter) a annoncé que ses actifs sous gestion ont dépassé le seuil des 50 milliards de livres pour s’établir à 50,2 milliards de livres à fin décembre 2017. Ses encours ont ainsi progressé de 24% par rapport aux 40,5 milliards de livres d’actifs gérés à fin 2016. Cette forte croissance est principalement à mettre au crédit de son activité commerciale. Sur l’ensemble de l’exercice 2017, Jupiter a en effet réalisé une collecte nette de 5,5 milliards de livres – dont 600 millions de livres au quatrième trimestre – contre 1 milliard de livres en 2016« L’année 2017 a été marquée par des progrès constants chez Jupiter, a commenté Maarten Slendebroek, son directeur général, cité dans un communiqué. La forte performance des investissements nous a permis de générer des rendements positifs après déductions des commissions versées aux clients. La poursuite de notre stratégie de diversification a généré 5,5 milliards de livres de flux nets entrants, dont 5,1 milliards de livres dans les fonds communs de placements. » Dans un tel contexte, la société de gestion se montre particulièrement optimiste pour l’avenir. « En 2018, nous entendons poursuivre sur notre lancée de 2017 en poursuivant notre diversification commerciale et nos investissements », avance Jupiter.
Au cours des neuf premiers mois de son exercice fiscal clos au 31 décembre 2017, Polar Capital a enregistré une collecte nette de 1,41 milliard de livres, a annoncé ce 11 janvier le gestionnaire d’actifs britannique. Au cours du seul trimestre écoulé, les souscriptions nettes ressortent à 597 millions de livres, précise la société de gestion.Au 31 décembre 2017, ses actifs sous gestion s’établissent à 11,7 milliards de livres contre 9,3 milliards de livres à fin mars 2017, soit une progression de 25,8% sur neuf mois. Outre l’effet collecte nette, Polar Capital a pu compter sur un effet marché positif de 1 milliard de livres.
Natixis a annoncé ce 11 janvier le closing de « Purple Finance CLO 1 », un CLO (Collateralized Loan Obligation) européen de 308,4 millions d’euros. Jugé conforme aux règles de rétention de la réglementation CRD IV, ce premier CLO 2.0 géré par Natixis Asset Management a été structuré et commercialisé par la banque de grande clientèle de Natixis. Se voulant diversifié en termes de secteurs d’activité et de pays, le portefeuille de Purple Finance CLO 1 est composé d’une centaine de créances d’entreprises. Il devra être constitué à tout moment d’un minimum de 95 % de prêts seniors de premier rang. Un maximum de 5 % du portefeuille pourra être investi dans des prêts subordonnés et/ou dans des obligations. Purple Finance CLO 1 est géré au sein de l’équipe dette privée corporate de Natixis Asset Management dont la gamme de mandats individuels, de fonds et de CLO représente un encours proche du milliard d’euros d’actifs (au 30 novembre 2017). En vigueur depuis juillet 2013, la réglementation CRD IV a entraîné une limitation de l’offre de CLO sur le marché du fait des règles relatives à l’alignement d’intérêts, qui exigent un besoin en capital très important ce qui représente un vrai défi pour les gérants, affirme Natixis. « Natixis Asset Management gère de la dette structurée depuis plus de 15 ans au service de ses clients. Nous avons le dispositif qui permet de répondre à l’ensemble des exigences réglementaires propres aux CLO 2.0 et les équipes spécialisées pour structurer, évaluer le risque et sélectionner les prêts adéquats. Si les conditions de marché le permettent, nous avons l’ambition de lancer un CLO par an. Nous regardons également avec attention le marché américain pour nous développer à l’international », commente Ibrahima Kobar, directeur général délégué de Natixis Asset Management, en charge des gestions taux et actions.
L’Agefi, leader français de la presse professionnelle financière et propriétaire de NewsManagers, a acquis 100% du capital de la société Indinvest, groupe indépendant spécialiste de l’information professionnelle dans le secteur de la gestion d’actifs.Lancé en 2011, Indinvest est devenu en moins de cinq ans le média de référence de la communauté des investisseurs professionnels, en premier lieu des investisseurs institutionnels grâce au site www.institinvest.com et des événements majeurs comme les Couronnes Instit Invest, la Journée Nationale des Investisseurs, en second lieu des sélectionneurs de gérants avec notamment le site www.distribinvest.com et les Coupoles Distrib Invest.Après l’acquisition du site « pure player » de la gestion d’actifs NewsManagers, du spécialiste du recrutement de jeunes financiers Wall Finance et enfin de l’activité francophone de l’agence Dow Jones, cette nouvelle acquisition répond à un objectif essentiel de la stratégie de L’Agefi, à savoir diversifier ses activités tout en se renforçant dans ses domaines d’excellence et ainsi créer le leader dans le domaine de la gestion d’actifs en France et accélérer son développement dans les 3 années à venir en Europe continentale.Après l’annonce du Brexit et au moment où l’Union européenne se dote d’un corpus de règles intégré, un marché européen de la gestion d’actifs émerge auquel il est important de s’adresser, c’est un des objectifs majeurs du groupe Agefi.Grâce à la complémentarité des expertises des équipes de L’Agefi et d’Indinvest, tant en matière de production d’information de qualité que d’organisation d’événements intéressant l’ensemble des acteurs de la gestion d’actifs - sociétés de gestion, institutionnels, banques privées, prestataires, CGP et CGPI -, le nouvel ensemble vise à créer un leader incontesté en France et un acteur référent sur la scène européenne.Aurélien Lafaye, fondateur d’Indinvest et directeur général adjoint de L‘Agefi commente : « Je me réjouis du rapprochement de nos idées, de nos équipes et de nos expertises autour d’un projet qui a du sens pour les professionnels de l’investissement. Ce défi passionnant va nous permettre de fédérer encore plus les communautés d’investisseurs professionnels. Nous continuerons à servir tous nos clients avec la même proximité et la même exigence de qualité. »« Nous nous réjouissons de l’acquisition d’Indinvest et de l’arrivée d’Aurélien Lafaye en tant que directeur général adjoint et nous félicitons ses équipes pour le parcours accompli ; il s’agit pour L’Agefi d’une nouvelle étape de son développement en vue de renforcer son offre d’information et de service en France et d’accélérer sa présence auprès des investisseurs européens » commentent Philippe Mudry directeur général de L’Agefi, et François Robin directeur général délégué de L’Agefi.
Kevin Guillot a quitté La Financière de l’Echiquier six mois seulement après avoir pris ses fonctions, a appris Citywire Selector. L’information a été confirmée à NewsManagers. Le gérant a été recruté comme co-gérant d’Aggressor en juin 2017. La société lui aurait retiré le fonds en novembre 2017, laissant Guillaume Dalibot comme seul gérant du fonds. Il s’agit du deuxième départ de gérant en un an pour le fonds actions de 1,3 milliard d’euros. Damien Lanternier a quitté la boutique en janvier 2017.
Les équipes de Muzinich & Co ont le sourire ! « 2017 a été plutôt une bonne année en termes de collecte, de développement de nouvelles stratégies et d’ouverture de nouveaux bureaux », a dévoilé Anne Petit, « country manager » pour la France au sein de la société de gestion américaine. De fait, au cours de l’année écoulée, Muzinich a enregistré « environ 4,5 milliards de dollars de collecte nette, même si les chiffres ne sont pas encore définitivement arrêtés », a annoncé la dirigeante. Cette collecte nette s’est orientée sur des « stratégies cross-over globales short duration, des stratégies flexibles sur les marchés émergents mais aussi sur les loans et la dette privée », a-t-elle précisé. Aujourd’hui, l’activité de dette privée compte 22 personnes en Europe répartis dans 7 bureaux, a souligné Anne Petit.Grâce à cette solide collecte nette, à laquelle s’ajoutent quelques mandats et un effet de marché positif, les actifs sous gestion de Muzinich s’établissent à 36 milliards de dollars à fin 2017 contre 28 milliards de dollars à fin 2016.A l’échelle mondiale, Muzinich a significativement renforcé ses équipes en recrutant plus de 20 personnes. « Le groupe compte désormais 174 personnes à travers le monde, a précisé Anne Petit. Désormais, plus de 60% des effectifs sont basés en Europe. »Le bureau de Paris a également connu une activité satisfaisante en 2017. « En France, nous avons collecté plus de 300 millions de dollars, a indiqué Anne Petit. Désormais, nos actifs sous gestion s’élèvent à 3,5 milliards de dollars. » Les équipes parisiennes se sont également étoffées avec le recrutement de nouveaux collaborateurs, « essentiellement dans le domaine de la dette privée », a conclu Anne Petit.
Amadeis a recruté Arthur Mennechet en tant que consultant senior. L’intéressé a cinq ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs. Il a commencé sa carrière en 2013 en tant qu’analyste fonds chez Morningstar France, en charge de la notation qualitative des OPCVM investis en actions européennes. En 2016, Arthur Mennechet a intégré le cabinet de conseil en management A2 Consulting, réalisant plusieurs missions sur les problématiques opérationnelles des sociétés de gestion (contrôle interne, gestion du passif, qualité des données, reporting, MIF 2). Chez Amadeis, il accompagnera les institutionnels tout au long de leur processus d’investissement.
La société de gestion indépendante Mata Capital a annoncé, hier, le renforcement de ses équipes de gestion avec les recrutements de deux nouveaux collaborateurs. Antonin Friquet, 26 ans, a ainsi rejoint la société en qualité de gestion d’actifs, sous la responsabilité de Xavier Collet. Avant de rejoindre Mata Capital, l’intéressé a travaillé trois ans chez Internos Global Investors au même type de poste. A ce titre, il était en charge de l’asset management d’actifs de bureau et d’entrepôts logistiques. Sa carrière a commencé chez AccorHotels.Par ailleurs, Célia Colaisseau, 24 ans, est recrutée en tant que contrôleur financier au sein du département « Finance & Fund Management », dirigé par Marc Minelli. La nouvelle recrue a débuté sa jeune carrière dans le capital-investissement chez Amethis Finance en 2015 où elle occupait aussi le poste de contrôleur financier.
BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a annoncé, ce 11 janvier, le recrutement de Matthieu Lucchesi au poste nouvellement créé de responsable des affaires publiques. Basé à Paris, il est rattaché à Philippe Ditisheim, responsable des affaires publiques, de la gouvernance et de la coordination des fonctions groupe de BNPP AM. Dans le cadre de ses fonctions, Matthieu Lucchesi aura pour mission de représenter BNPP AM et d’accroître sa visibilité auprès des organisations et instances de régulation française, européennes et internationales.Matthieu Lucceshi arrive en provenance de l’Autorité des marchés financiers (AMF) où, depuis septembre 2016, il était directeur de la division de la régulation de la gestion d’actifs. Diplômé d’un magistère de droit des affaires de l’université Paris II Panthéon Assas et de l’université Harvard Law School, il a démarré sa carrière en 2011 comme avocat au barreau de New York chez Sullivan & Cromwell LLP avant de rejoindre l’AMF en 2012.
Le hedge funds Verrazzano Capital va rendre l’argent à ses investisseurs externes alors que son directeur général Guillaume Rambourg a décidé de transformer la société en family office, rapporte Bloomberg. « Les fonds sont au pic de leur performance absolue, a expliqué Guillaume Rambourg dans un courrier adressé à Bloomberg. Après 23 ans à gérer de l’argent tous les jours, j’ai décidé de me lancer dans une nouvelle vie. » Guillaume Rambourg souhaite désormais consacrer son temps à des activités philanthropiques et à son entrainement pour le marathon de Berlin, entre autres.Une partie des actifs du family office sera investie dans le fonds européen long-only géré par Youssef Benhaddouch, qui travaille chez Verrazzano depuis 2016, a précisé Guillaume Rambourg. Le solde sera investi dans des fonds couvrant une large gamme de classes d’actifs et des sociétés de capital-investissement, « en mettant l’accent sur des investissements innovants, socialement responsables et percutants », a indiqué Guillaume Rambourg.Guillaume Rambourg a fondé Verrazzano Capital en 2011, après avoir géré plusieurs fonds chez Gartmore Investment Management. Aujourd’hui, la société affiche plus de 600 millions de dollars d’actifs sous gestion. Tous les fonds de Verrazzano Capital sont appelés à être liquidés.
La firme de capital-investissement KKR a annoncé, ce 10 janvier, le closing de son fonds Real Estate Partners Americas II à hauteur de 2 milliards de dollars. Ce véhicule est dédié à des investissements immobiliers opportunistes et à valeur ajoutée, principalement aux Etats-Unis. Ce fonds comprend environ 230 millions de dollars de capital provenant du bilan et des salariés de KKR. Le fonds Real Estate Partners Americas II est le successeur du Real Estate Partners Americas, le premier fonds immobilier de KKR qui avait finalisé une levée de fonds de 1,5 milliards de dollars en décembre 2013.Depuis le lancement en 2011 de sa plateforme dédiée à l’immobilier, KKR a investi plus de 5 milliards de dollars de capital dans plus de 60 opérations immobilières aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. L’équipe « immobilier » de KKR compte plus de 50 professionnels de l’investissement.
Le Conseil d’administration de la société de financement et d’investissement Inter Invest, réuni le 15 décembre 2017, a nommé Christian Camus en qualité de Directeur Général Délégué de la société Inter Invest en charge du développement de la relation avec les grands comptes. Christian Camus, 59 ans, est diplômé de l’ESSEC, promotion 1984. Après l’exercice de différentes fonctions au sein du Groupe Renault, de la Caisse des Dépôts et Consignations, il rejoint la Caisse d’épargne des Alpes, en 1991, comme membre du directoire, en charge des finances. En 2000, il prend la responsabilité des activités bancaires et financières au sein de la CNCE et sera nommé en 2005 Directeur Général du Groupe Oceor et, à ce titre, Président des banques du Groupe en Outre-mer (Banque des Antilles françaises, Banque de Nouvelle Calédonie, Banque de Tahiti, Banque de la Réunion). En 2009, il prend en charge la direction générale de Meilleur Taux avant de créer en 2011 la société Sigee immobilier spécialisée dans le conseil en financement des professionnels de l’immobilier. Outre ses fonctions au sein du groupe Caisse d’Epargne, Christian Camus a participé à la création d’Ingepar, filiale du Groupe Caisse d’Epargne spécialisée en ingénierie financière et fiscale outre-mer, dont il assurera la direction générale pendant 15 ans. Les actifs sous gestion d’Inter Invest s'élèvent à environ 1,5 milliard d’euros.
Le fonds en euros du contrat Sérénipierre affiche pour 2017 un rendement de 3,40%, ont annoncé conjointement Primonial (le gérant) et Suravenir (le distributeur) hier lors d’une conférence de presse. Le fonds Sécurité Pierre Euro (SPE) devrait encore une fois cette année faire partie des tous meilleurs rendements des fonds en euros. L’assureur a indiqué qu’il avait réalisé cette performance (en baisse de 0,2 point par rapport à 2016) malgré un renforcement de la provision pour participation aux bénéfices (PPB) qui dépasse 1,5% des encours. Le contrat a dépassé la taille des 3 milliards d’euros d’encours a précisé Bernard Le Bras, président du directoire de Suravenir, après une collecte brute de 700 millions d’euros, stable par rapport à 2016. Le fonds euros affiche lui un encours de 1,8 milliard d’euros. Pour y avoir accès, il faut 50% minimum de part UC dans le contrat.SPE est investi à 79,8 % (au 31.12.17) en immobilier tertiaire (bureau, santé et commerce) via un OPCI dédié et via des supports immobiliers collectifs – SCI, SCPI et OPCI. En 2017, la stratégie d’investissement est restée la même que les années précédentes, à savoir des bureaux neufs ou récents sécurisés par des baux fermes, des commerces de proximité et des actifs dédiés à la santé et l’éducation en France mais aussi dans le reste de l’Europe.
Le fonds de pension néerlandais ABP, gérant 405 milliards d’euros, a décidé d’exclure le tabac et les armes nucléaires de ses investissements, soit 3,3 milliards d’euros environ. Le fonds a ainsi l’intention de vendre, dans l’année qui vient, tous ses investissements dans les fabricants de tabac et d’armes nucléaires.ABP a dans le même temps introduit un nouveau cadre d’évaluation de ses investissements. Quatre critères ont été définis pour étudier une exclusion : « si le produit est par définition nocif pour les gens ; si notre influence en tant qu’actionnaire ne peut rien changer à ce sujet ; s’il n’avait pas d’effet nocif, le produit ne serait plus là ; si un traité mondial existe avec pour objectif d’éliminer le produit ». Le tabac et les armes nucléaires s’inscrivent parfaitement dans cette logique, et ont donc été exclus.
Santander Wealth Management, la division de gestion de fortune du groupe bancaire espagnol, a recruté Alfonso Castillo Lapetra en qualité de responsable mondial des clients très fortunés (« high net worth individuals »), rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé arrive en provenance de Bankinter où il était « managing director » en charge des clients très fortunés au sein du pôle de banque privée. Avant cela, il a travaillé pendant trois et demi chez Barclays Wealth en Espagne où il était responsable des clients très fortunés. Au cours de sa carrière, il a également passé neuf années chez Credit Suisse.
Dans un environnement de taux encore et toujours très bas, la recherche de rendement sera plus que jamais à l’ordre du jour en 2018. Dans cette perspective, les investisseurs institutionnels devraient davantage s’exposer aux actifs réels, a estimé Pascal Blanqué, chief investment officer groupe chez Amundi, le 11 janvier à Paris à l’occasion d’une présentation des perspectives 2018. «Pour un institutionnel, une allocation stratégique cible qui ferait sens devrait se situer autour de 30%, dont 10% à 15% dans l’immobilier», a précisé Pascal Blanqué. Dans le monde, certains institutionnels ont des allocations d’actifs réels significatives mais en Europe, «on en est loin».Dans la panoplie des actifs alternatifs, Philippe Ithurbide, directeur de la recherche d’Amundi estime qu'à côté de l’immobilier, dont les vertus en termes de diversification sont multiples, les investisseurs devraient favoriser la dette privée et les infrastructures. La dette privée est un marché naissant qui affiche moins de leverage en Europe qu’aux Etats-Unis, qui peut bénéficier d’un accompagnement politique et réglementaire et qui bénéficie d’un bon taux de recouvrement. Du côté des infrastructures, les institutionnels pourraient donner la priorité aux pays développés, et notamment à l’Europe, en raison des besoins énormes dans la région et des mesures d’accompagnement dont la classe d’actifs peut bénéficier alors que les pays émergents, dont les besoins sont également considérables, n’offrent pas les mêmes garanties. Côté perspectives, Philippe Ithurbide ne voit pas de gros nuages dans l’immédiat. 2018 se présente sous les meilleurs auspices avec des signaux avec une économie mondiale qui pourrait même enregistrer une légère accélération sous l’impact conjugué de la consommation, de l’investissement et du commerce mondial et d’une politique monétaire qui reste encore très accommodante. Mais 2018 pourrait être aussi une année de transition. «La période des taux bas est terminée» et on observe des inflexions majeures dans la politique monétaires des grandes banques centrales en direction d’un «recalibrage», d’une normalisation et donc d’une sortie progressive des politiques monétaires non conventionnelles. Les taux devraient remonter «tranquillement» si bien que l’horizon semble à peu près dégagé pour une poursuite de la croissance dans les douze à dix-huit prochains mois. Le changement de régime, qui pourrait déboucher par exemple sur une monétisation de la dette, ne devrait pas intervenir avant deux ou trois ans. Dans l’intervalle toutefois, des secousses ne sont pas exclues, souvent déclenchées par un «battement d’aile de papillon» qu’il est difficile de prévoir, indique Pascal Blanqué. Dans ce contexte, Amundi insiste sur l’impérieuse nécessité de la flexibilité et de la prise en compte de multi-scénarii car «seul un esprit préparé peut réagir». C’est avec cet impératif en tête que le groupe poursuit l’intégration de Pioneer. «L’organisation du nouvel ensemble est en place et nous offrons d’ores et déjà une même façade», a indiqué Dominique Carrel-Billiard, directeur de la division clients institutionnels et corporates au sein du groupe. Les migrations informatiques, les fusions juridiques ou encore la rationalisation des gammes devraient être bouclées dans les douze prochains mois. Pioneer permet au groupe de proposer une «offre beaucoup plus profonde et riche», a affirmé Dominique Carrel-Billiard. Le groupe se présente désormais comme un assemblage de savoir-faire qui va bien au-delà des produits. Cela se traduit par la mise en place de plateformes qui couvrent toutes les classes d’actifs, actifs réels, ETF, actions européennes... La plateforme de gestion émergente globale, qui affiche un encours de 32 milliards d’euros, couvre à la fois les actions et les obligations et constitue ainsi une ligne de métier homogène. Il s’agit dans tous les cas d’accompagner le distributeur avec des solutions et du conseil, et pas seulement des produits. Fathi Jerfel, directeur de la division clients retail, a en outre insisté sur la montée en puissance du thème du développement durable et de la prise en compte des critères ESG, l’approche extra-financière n'étant plus considérée comme irréconciliable avec l’approche financière. Ce qui pourrait favoriser l’investissement de long terme et le financement de l'économie réelle...
EFG International a nommé Christian Flemming directeur des opérations et membre du comité exécutif, à compter du 15 janvier. Mark Bagnall, l’actuel directeur des opérations, va prendre le poste de responsable de la technologie, tandis que Peter Fischer va quitter ses fonctions de responsable de la stratégie. Il prendra de nouvelles responsabilités concernant l’optimisation de la post-intégration et l’implémentation de certains projets stratégiques visant à améliorer l’efficience et l’offre compétitive d’EFG. Christian Flemming était jusqu’ici responsable de la finance de Banco BTG Pactual et avant cela directeur des opérations de BSI jusqu’à son acquisition par EFG.
Les encours du gestionnaire d’actifs Partners Group s’inscrivaient fin 2017 à 61,9 milliards d’euros, en hausse de 14% sur un an. Les entrées nettes se sont élevées l’année dernière à 13,3 milliards d’euros, précise un communiqué. A fin décembre, les actifs sous gestion étaient répartis à 51% dans le capital-investissement (32 milliards d’euros), à 18% dans la dette (11 milliards d’euros), à 17% dans l’immobilier (11 milliards d’euros) et à 14% dans les infrastructures (8 milliards d’euros). Les effets négatifs liés aux produits arrivant en fin de cycle («tail down effects») ont atteint 4,1 milliards d’euros, un peu plus que les 3-4 milliards prévus.Les actifs sous gestion de Partners Group étant libellés à hauteur de 36% en dollars, la dépréciation du billet vert face à l’euro intervenue en 2017 a pesé à hauteur de 2,9 milliards d’euros sur les encours. La société de gestion a toutefois pu compter sur un apport de 1,4 milliard d’euros liée à la performance de certaines stratégies. La progression nette des encours ressort ainsi à 7,8 milliards d’euros.L’an dernier encore, les spécialistes de Partners Group ont analysé de nombreuses transactions, plus de 3.800, pour n’en retenir qu’un nombre réduit et déboucher sur 77 opérations d’investissement. Le taux de refus s’est élevé à 89%, précise le communiqué. Sur les 13,3 milliards d’euros engagés, 62% ou 8,3 milliards d’euros ont fait l’objet de transactions directes dans le capital-investissement, l’immobilier et les infrastructures.Pour l’année en cours, Partners Group se veut optimiste. «Nous avons commencé 2018 avec une demande soutenue des clients à travers le monde. Nous nous attendons à un environnement de collecte de fonds favorable qui devrait nous permettre de réaliser les mêmes résultats que l’année dernière», déclare André Frei, codirecteur général (co-CEO), cité dans le communiqué.
La banque privée Lombard Odier se défait de la plupart de ses biens à Genève, plus précisément dans la rue de la Corraterie. Elle vient de vendre plusieurs immeubles situés sur cette artère du centre-ville, ne conservant que son siège historique, au numéro 15. Au total, une dizaine de biens ont été vendus à Axa Winterthur. L’ensemble de cette transaction se monte à près de 300 millions de francs, a précisé la société d’assurances dans un communiqué.Cette vente n’est pas une surprise. Lombard Odier a décidé de transférer ses activités à Bellevue, dans un nouveau siège qui reste à construire. En attendant sa réalisation, attendue pour 2021, la banque privée reste locataire à la Corraterie.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers canadien Brookfield Asset Management (Brookfield AM) vient d’enregistrer sa gamme de fonds Ucits, domiciliée à Dublin, pour sa commercialisation en Suisse, a appris InvestmentEurope. La Finma, l’autorité suisse des marchés financiers, a donné son feu vert en décembre dernier pour la commercialisation de 5 stratégies : le fonds Brookfield Global Listed Infrastructure Ucits ; le fonds Brookfield Global Listed Infrastructure Long Short Ucits ; le fonds Brookfield Global Listed Real Estate Ucits ; le fonds Brookfield Real Assets Securities Ucits ; et, enfin, le fonds Brookfield US Listed Real Estate Ucits.
Aviva Investors a annoncé, hier, la nomination avec effet immédiat de Torben Dunkel en qualité de responsable des institutionnels pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. L’intéressé sera rattaché à Remi Casals, responsable des solutions pour la clientèle institutionnelle européenne. Basé à Francfort, Torben Dunkel sera responsable du développement de la plateforme institutionnelle d’Aviva Investors auprès des fonds de pension, des compagnies d’assurance et autres investisseurs institutionnels à travers ces trois pays.Torben Dunkel travaillait précédemment chez Robeco Institutional Asset Management en qualité de directeur exécutif en charge des ventes auprès des institutionnels. Avant cela, il a été directeur des ventes aux institutionnels chez Selinus Capital et « vice-president » au sein du département dédié aux clients institutionnels européens chez J.P. Morgan Asset Management Europe.
La banque privée Julius Baer vient de recruter pour son bureau de Munich une équipe de cinq personnes issue de Bethmann Bank. Adelheid Jetter, Andrea Jany-Gollits et Thomas Wunderlich ont rejoint Julius Baer fin 2017 tandis que Franz Mader et Alfred Strixner ont franchi le pas début 2018, précise le site spécialisé finews. Le bureau de Munich compte désormais onze personnes.Il faut dire aussi que l’activité commerciale semble bien se développer. Les actifs sous gestion se sont accrus de 8% en 2016 et la banque privée prévoit une progression similaire en 2017. Seule ombre au tableau, la rentabilité des activités de gestion de fortune reste encore problématique. En attendant de connaître les résultats de 2017, on se rappelle que l’année 2016 s'était terminée dans le rouge.
La société luxembourgeoise Corestate Capital Holding, qui gère quelque 22 milliards d’euros d’actifs d’immobiliers, a annoncé ce 11 janvier l’acquisition de cinq projets immobiliers dans le secteur résidentiel d’un montant de 670 millions d’euros pour le compte du fonds de pension allemand Bayerische Versorgungskammer (BKV). Les actifs, achetés auprès de CG Gruppe, sont logés dans un fonds à compartiments qui se trouve sur la plateforme luxembourgeoise de fonds d’investissement alternatifs (AIF) d’Union Investment.
Le leader mondial de la gestion d’actifs a annoncé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, ses fonds indiciels cotés (ETF pour exchange-traded funds) ayant attiré davantage d’investissements. Son bénéfice net au quatrième trimestre a bondi à 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros), soit 14,07 dollars par action, contre 851 millions de dollars, soit 5,13 dollars par action, un an plus tôt. Il a été amplifié par une plus-value de 1,2 milliard de dollars liée à la récente réforme fiscale adoptée aux Etats-Unis. Le fonds a également augmenté son dividende trimestriel de 15%.
Le gérant d’actifs suisse Partners Group a clôturé l’année 2017 avec des actifs sous gestion de 61,9 milliards d’euros au 31 décembre, en hausse de 14,2% par rapport à l’année précédente. C’est 3% au-dessus du consensus des analystes relèvent les analystes de Morgan Stanley. Partners Group a investi 13,3 milliards d’euros pour le compte de ses clients en 2017, alors qu’il prévoyait une fourchette de 10 à 12 milliards. Il prévoit une fourchette de 11 à 14 milliards d’euros en 2018.
Selon nos informations, Jérôme Gohier, directeur général de NS Conseils Patrimoine et Finance, a quitté ses fonctions le 3 janvier 2018. Sa future destination n'est pas encore connue. Un départ qui devrait rapidement être remplacé au sein de la société de conseil patrimonial. Elle prévoit même un fort développement de son activité en 2018 avec pas moins de trois rachats de cabinets de CGP ciblés.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } The Spanish banking group Santander has launched Santander Orienta, a new digital fund advising platform aimed at clients of its retail bank, the website Cinco Dias reports. The objective is to assist clients of the bank who wish to buy and invest in mutual funds. The tool will assist clients in their investment decisions, by giving them access to an adequate range of products appropriate to their needs and expectations. The funds will be offered for the appropriate risk and investment profile for each client, based on a profile including information about age, investment objectives, investment horizon and the level of risk they are prepared to take on. The Spanish bank will mostly offer its own funds through this tool. However, Santander Private Banking, the private banking division of the group, may offer funds from other asset management firms. In total, the platform will offer more than 180 national and international portfolios from over 350 managers, mostly to high net worth clients.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } As announced a few months ago, in the wake of Brexit, M&G Investments has announced that it has begun the process of transferring assets from four open-ended funds domiciled in the United Kingdom, with total valuation of EUR10.4bn, to equivalent funds on its Luxembourg platform. The four funds are distributed exclusively to clients domiciled outside the United Kingdom, and the transfer of their assets will be subject to shareholder approval, the asset management firm says. The four funds concerned in the transfer are: M&G European Inflation Linked Corporate Bond Fund, M&G Dynamic Allocation Fund, M&G Income Allocation Fund and M&G Prudent Allocation Fund. Their assets will be merged into the following respective funds: M&G (Lux) European Inflation Linked Corporate Bond Fund, M&G (Lux) Dynamic Allocation, M&G (Lux) Income Allocation and M&G (Lux) Conservative Allocation. “Following the decision by referendum in the United Kingdom to withdraw from the European Union, M&G has taken several precautionary measures to protect the interests of their international clients,” says Anne Richards, CEO of M&G. “These measures, which range from reinforcements to our SICAV product range to the creation of a legal entity in Luxembourg, will allow us to ensure our international clients access to investment strategies whatever the final agreement is between the United Kingdom and the rest of Europe,” she adds. From a practical standpoint, official notice of the offer was sent to shareholders in the fund on 10 January. Shareholders have a period of four weeks starting from that date to decide. The outcome of their vote will be announced at an extraordinary general shareholders’ meeting to be held on 9 February 2018. If they decide in favour of the transfer, the four funds will be merged on 16 March 2018. Ahead of the vote, the M&G (Lux) Dynamic Allocation, M&G (Lux) Income Allocation and M&G (Lux) Conservative Allocation funds will be launched on 16 January 2018, at the demand of clients, while the M&G (Lux) European Inflation Linked Corporate Bond fund will be made available only once a merger is completed. The four Luxembourg SICAV funds will apply strategies identical to those of the current United Kingdom-domiciled funds, and will be overseen by the same managers. The Luxembourg Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) and the British Financial Conduct Authority (FCA) have already granted permission to the proposals of M&G. M&G announced plans very early to launch a new range of Luxembourg-registered SICAV funds by March 2019. This will be composed of funds which will aim to adopt similar investment strategies to those of existing British M&G funds, and which will be open to European investors. M&G is also putting in place a new legal entity in Luxembourg, composed of two bodies: one licensed asset management firm under the OPCVM (UCITS) and the Alternative Investment Fund Manager (AIFM) directives, and one company dedicated to distribution of funds and services from the Luxembourg-registered asset management firm.
ETFGI, an independent research and consultancy firm on trends in the global ETF/ETP ecosystem, reported that assets invested in ETFs and ETPs listed in Europe increased by 40.1% during 2017 to reach a new high of US$802.38 Bn at the end of December. According to ETFGI’s December 2017 European ETF and ETP industry insights report, an annual paid-for research subscription service, assets invested in European-listed ETFs/ETPs grew by a record US$229.76 Bn during 2017, over double the previous record of US$67.00 Bn set in 2016. The increase of 40.1%, from US$572.62 Bn at the end of 2016, also represents the greatest growth in assets since 2009 when markets recovered following the 2008 financial crisis.This record was achieved on the eve of another milestone for the ETF industry: the 25th anniversary of the listing of the first ETF in the US, the venerable SPDR S&P 500 ETF (SPY US), on 22nd January 1993. At the end of 2017, SPY on its own accounted for assets of US$271.39 Bn.During 2017 ETFs/ETPs listed in Europe saw record net inflows of US$108.28 Bn; 94.4% more than net inflows for 2016, and over double the average for net inflows over the previous 5 years. December 2017 also marked the 38th consecutive month of net inflows into Euopean-listed ETFs/ETPs, with US$1.63 Bn gathered during the month.The majority of these flows can be attributed to the top 20 ETFs by net new assets, which collectively gathered US$33.60 Bn during 2017. The iShares J.P. Morgan EM Local Govt Bond UCITS ETF (SEML LN) on its own accounted for net inflows of US$2.93 Bn.