Le star system de Wall Street domine les lancements de hedge funds cette année, une poignée de gérants renommés ayant levé des milliards de dollars pour de nouveaux véhicules, rapporte le Financial Times. Les quatre plus gros lancements de hedge funds de 2018 ont attiré plus de 17 milliards de dollars, selon les chiffres compilés par le FT. Cela est à comparer aux 13,7 milliards de dollars que les investisseurs ont investi dans des fonds existant, selon eVestment. Michael Gelband a levé plus de 8 milliards de dollars, devançant Daniel Sundheim, qui aurait attiré 4 milliards. Steve Cohen a réuni 3 milliards de dollars et Gref Coffey a limité son fonds à 2 milliards.
La société de gestion allemande Hamburg Trust, spécialisée dans l’immobilier, renforce son équipe institutionnelle avec le recrutement de Christian Classen en qualité de directeur au sein de l'équipe dirigée par Christian Fischer, rapporte Private Banking Magazin.L’intéressé travaillait précédemment dans une filiale d’IVG Immobilien, en qualité de responsable de la distribution. Il a occupé les mêmes fonctions au sein de la «practice» Real Estate chez Willis Towers Watson.Hamburg Trust gère quelque 1,1 milliard d’euros sous forme de fonds d’investissement alternatifs (FIA) ouverts et fermés pour le compte d’investisseurs privés et institutionnels (fonds de pension, assurances, fondations, banques et family offices).
Les actifs sous gestion des sociétés de gestion digitales dépassent la barre des 2 milliards d’euros en Allemagne, selon des estimations de Barkow Consulting relayées par le site spécialisé Finanz-Szene. Les quatre principaux robo-advisers allemands, Scalable Capital, Liqid, Quirion et Cominvest, qui publient régulièrement des données, affichent ainsi des encours d’environ 1,5 milliard d’euros, selon Barkow. Dans le détail, Scalable Capital compte 600 millions d’euros d’actifs sous gestion début 2018, Cominvest plus de 300 millions d’euros ) fin mars 2018, Liqid 200 millions d’euros fébut mars 2018 et Quirion plus de 100 millions d’euros fin 2017. D’où un montant total d’environ 1,5 milliard d’euros actuellement, plutôt conservateur selon Barkow dans la mesure où les accords de coopération (par exemple Scalable avec ING Diba) de ces quatre acteurs donnent d’excellents résultats.Selon les estimations de Barkow, les encours de Scalable ont probablement atteint la barre des 750 millions d’euros dès la fin janvier. Pour arriver à 2 milliards d’euros, Barkow compte un peu plus de 300 millions d’euros pour les six robo-advisers suivant le quatuor de tête, et plus de 200 millions d’euros pour les quelque 30 autres acteurs du secteur. Autrement dit, conclut Barkow, le montant actuel pourrait approcher les 2,5 milliards d’euros et l’encours à la fin de l’année approcher la barre des 5 milliards d’euros...
Le gestionnaire d’actifs espagnol Magallanes a décidé de fermer à tout nouvel investisseur son fonds Magallanes Iberian Equity, axé sur les actions espagnoles, dont les encours ont atteint le seuil des 500 millions d’euros, rapporte le site spécialisé Funds People. Cette décision est justifiée par la volonté « de protéger les intérêts du fonds », a indiqué Ivan Martin, le patron de la gestion de Magallanes, cité par le site d’information espagnol. « Nous pensons qu’il existe des circonstances qui nous obligent à contrôler la taille de la stratégie afin de défendre sa rentabilité et, donc, celle des investisseurs », a-t-il ajouté. Toutefois, les investisseurs actuels pourront continuer d’investir dans le fonds, a précisé Magallanes.
Le fonds de capital risque d’ABN Amro dédié aux fintech, le Digital Impact Fund, a pris une participation minoritaire dans la fintech néerlandaise Ockto, spécialisée dans la collecte et le partage de données sécurisés pour le compte des particuliers et des entreprises. Cet investissement devrait permettre à la jeune entreprise d’accélérer son expansion, d'élever son niveau de professionnalisme et de se développer éventuellement à l’international, précise un communiqué.Le fonds a déjà pris des participations dans l’allemand solarisBank, les américains Cloud Lending Solutions et BahavioSec, le suédois Tink ainsi qu’une initiative blockchain dans le financement des matières premières.
Dominique Biedermann, dernier représentant des membres fondateurs, ne se représentera plus pour un nouveau mandat de président de la fondation Ethos après 21 ans d’engagement ininterrompu. Lors des prochaines assemblées de la Fondation Ethos et de la société Ethos Services qui se tiendra le 14 juin prochain, les Conseils proposent la nomination de Monsieur Rudolf Rechsteiner à la présidence de la Fondation Ethos, tandis que Madame Beth Krasna sera proposée à l’élection à la présidence d’Ethos Services, selon un communiqué publié ce 25 mai. «Les Conseils sont convaincus que ces deux personnalités contribueront activement à ce qu’Ethos continue à se positionner comme acteur incontournable en matière d’investissement socialement responsable en Suisse», souligne le communiqué.Les Conseils ont ainsi décidé de prévoir dorénavant deux personnes distinctes à la présidence de la Fondation Ethos et d’Ethos Services. En effet, au vu du développement important des activités d’Ethos Services au cours des dernières années, les rôles spécifiques des deux Conseils ont été précisés. La Fondation Ethos est responsable de l’orientation stratégique, alors que la société Ethos Services propose, quant à elle, une gamme de prestations de haute qualité en matière d’investissements socialement responsables.Rudolf Rechsteiner sera proposé à l’assemblée générale des membres de la Fondation Ethos comme nouveau président du Conseil de fondation d’Ethos. Dr. es sc. économiques, Conseiller national de 1995 à 2010 puis député au Grand Conseil bâlois de 2012 à 2017, il est reconnu depuis de nombreuses années comme un grand spécialiste des énergies renouvelables auxquelles il a dédié plusieurs ouvrages. En parallèle, dans le cadre de son mandat de conseiller national, il a été un ardent défenseur d’un système de prévoyance professionnel solide fondé sur une gestion de fortune socialement responsable orientée vers un horizon de placement à long terme.Pour le Conseil d’administration d’Ethos Services, c’est Beth Krasna qui est présentée comme candidate à la présidence. Ingénieure chimiste EPFZ, elle dispose à la fois d’une excellente connaissance en matière de gouvernance d’entreprise et d’investissement socialement responsable ainsi que d’une grande expérience de la conduite d’entreprise et d’administratrice. Elle est notamment membre du conseil d’administration de Coop, du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales et de Symbiotics, société spécialisée en microfinance.
Azimut Holding a bouclé l’acquisition, par le biais d’Azimut Capital Management SGR, des activités de gestion d’actifs de la société de gestion italienne Sofia SGR, représentant environ 950 millions d’euros. L’opération avait été annoncée le 19 février.Concrètement, Azimut reprend la gestion collective de Sofia, sa gestion individuelle de portefeuilles, sa gestion déléguée et ses services de conseil financier.Cela concerne 4 fonds ouverts et 40 conseillers financiers. Quatre professionnels rejoindront par ailleurs la division gestion d’actifs d’Azimut Capital Management, dont les actifs dépassent 6 milliards d’euros, et 2 intégreront la division gestion de fonds et conseil. Comme annoncé le 19 février dernier, Azimut SGR a payé à Sofia SGR une prix d’acquisition initial de 3 millions d’euros. Une part additionnelle du prix sera payée en fonction des volumes d’actifs transférés à Azimut et de leur rentabilité 24 mois après le bouclage.
Le fournisseur américain de fonds indiciels cotés (ETF) VanEck vient de recruter Dominik Schmaus en qualité de « product manager » afin de développer son activité ETF en Europe, rapporte InvestmentEurope. Basé à Francfort, l’intéressé aura pour mission d’accompagner la société dans le développement de nouveaux produits et de l’aider à développer son offre produits auprès des clients européens. Dominik Schmaus arrive en provenance de Deka Investment où il a officié pendant plusieurs années au sein de l’équipe en charge de la gestion des produits ETF.
The saga of the making of the new Italian government has greatly influenced the news in past days, and has helped keep investors away from all European equities. In the week to 23 May, funds dedicated to Italian equities have seen record redemptions, representing 6% of assets invested in this asset class, the weekly study from Bank of America Merrill Lynch reveals. Funds specialised in European equities overall have seen net outflows of USD2.6bn, for an 11th week of negative outflows. With the addition of European bond funds, divestments in the past week total about USD4.4bn, according to the study, based on data from the global flow monitoring specialist EPFR Global.Japanese equity funds have continued the trend of previous weeks and have posted significant net outflows of USD2.6bn. US equity funds have seen USD3.4bn in inflows, while emerging market equity funds have seen a miniscule USD0.1bn, as the enthusiasm of investors was rained on by rising US short-term interest rates, a rising US dollar and geopolitical tensions throughout the emerging markets universe. Overall, equity funds in all geographical regions combined completed the week with very modest USD0.5bn in inflows.In bonds, investors, who had been anticipating the minutes of the most recent meeting of the US Federal Reserve, adopted a wait-and-see attitude, and the week ended with net outflows of USD1.5bn from funds in all categories combined. Aside from investment grade bonds, which saw redemptions totalling USD1.2bn, high yield bond and other emerging market bond funds also saw net redemptions of USD0.4bn and USD0.3bn, respectively.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Pimco on 24 May announced that it is recruiting Graham Honda as executive vice president and global head of talent acquisition. Honda will be based in Newport Beach, the headquarters of the asset management firm. Honda will report to Robin Shanahan, managing director, co-chief operating officer and head of human resources at Pimco. In his new role, he will steer the strategy of the firm to recruit and retain talent at the various entities of Pimco worldwide. Honda joins from Wellington Management, where he had served as head of global talent acquisition. Before that, he was head of recruitment and talent management at Russell Investments. Pimco states that it has recruited over 500 new employees on the past two years, including 113 investment professionals.
The asset management firm Pléiade Asset Management, a specialist in collective management, with a private equity issue approach, has announced that it has signed a partnership with Investeam, with the objective of “developing the reputation and the reach of Pléiade Asset Management serving professional investors in France, Belgium and Luxembourg,” a statement from the two firms says.According to Louis de Montalembert, chairman of Pléiade Asset Management, “this partnership signed with Investeam will allow Pléiade AM, which has hitherto operated with a limited number of quality investors, to diffuse its management principles more widely. This appears essential to us in the choice which Investeam has represented, founded in shared values of integrity.”
Athymis Gestion has announced the arrival of two new managers. Claire Bruhin, 26, joins the team as manager-analyst, asset allocation and multi-management specialist. Bruhin, previously an analyst at CNP Assurances and Société Générale, will work on the funds Athymis Patrimoine and Athymis Global. Bruhin holds a Master 222 degree from Dauphine.Guillaume Gandrille, 33, CFA, also joins the firm as a manager-analyst. He had previously served in the same role at La Financière Responsable and Associés en Finance. He will focus on eh management of the sharing fund ATHYMIS BETTER LIFE and the deployment of SRI in management at Athymis. He holds a degree from Reims ESC and a Master from ESSEC.The two managers will join the team of Arnaud Chesnay, director of management. Athymis Gestion was founded in 2007. TLLX, the financial holding company of Stéphane Toullieux, CEO of Financière de l’Echiquier, acquired a majority stake in capital in May 2015.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The stock market operator Euronext has announced that Amundi Asset Management is listing a new ETF on Euronext Paris from 29 May. The new vehicle, Amundi US Corp SRI, will be based on the BBG Barclays MSCI US Corp SRI index.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Azimut Holding has completed the acquisition via Azimut Capital Management SGR of the asset management activities of the Italian asset management firm Sofia SGR, representing about EUR950m. The operation was announced on 19 February. Azimut will take over collective management from Sofia, as well as its individual portfolio management, outsourced management and financial advising services. The move affects four open funds and 40 financial advisers. Four professionals will join the asset management division at Azimut Capital Management, with assets exceeding EUR6bn, while two will join the fund management and advising division. As announced on 19 February, Azimut SGR has paid Sofia SGR an initial acquisition price of EUR3m. An additional part of the price will be paid according to the volumes of assets transferred to Azimut, and their profitability 24 moths after completion.
L'économie américaine devrait afficher une croissance de 4% en rythme annualisé au deuxième trimestre, montre vendredi le modèle de prévision GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta au vu des derniers indicateurs de ventes de logements. Cette estimation traduit un ralentissement par rapport à la dernière prévision du 16 mai qui s'établissait à 4,1%.
Les flux sur les fonds d’investissement collectifs sur la semaine au 23 mai ne signalent pas de regain d’appétit des investisseurs pour le risque, comme le montre la quasi-stabilité des souscriptions nettes sur les grandes classes d’actifs, indique une étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch publiée vendredi. Les fonds en actions et les fonds obligataires ont enregistré des rachats pour des montants très limités de 500 millions de dollars (430 millions d’euros) et 1,5 milliard de dollars respectivement sur la période, selon cette étude qui reprend des données d’EPFR Global, société de recherche spécialisée dans le suivi des flux de souscription des grandes sociétés internationales de gestion. Au sein des fonds actions, les investisseurs continuent de sortir de ceux investis en valeurs européennes avec sorties nettes pour la onzième semaine consécutive à hauteur de 2,6 milliards de dollars. Les fonds spécialisés sur les actions italiennes ont subi leur plus forts rachats hebdomadaires depuis qu’EPFR compile ces données, en raison des inquiétudes suscitées par l’arrivée au pouvoir d’une coalition jugée eurosceptique en Italie, avec 380 millions de dollars de sorties nettes.
Giuseppe Conte, désigné par le M5S et la Ligue, a renoncé à former un gouvernement, suite au refus du président de la République de nommer un ministre des Finances anti-euro
Le parti centriste Ciudadanos a annoncé samedi être disposé à soutenir un candidat neutre afin d'évincer le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, après la condamnation pour corruption de 29 personnes liées au Parti populaire (PP) au pouvoir. José Manuel Villegas, secrétaire général de Ciudadanos, a déclaré lors d’une conférence de presse que son parti était prêt à travailler avec le Parti socialiste (PSOE) afin de soutenir un candidat alternatif lors d’un vote de défiance visant à renverser Mariano Rajoy, à la tête d’un gouvernement minoritaire. Mariano Rajoy a refusé vendredi d’organiser des élections législatives anticipées et annoncé qu’il entendait rester à son poste jusqu'à la fin de son mandat à la mi-2020. Le parti Ciudadanos n’a pas voulu appuyer vendredi la motion de censure contre le gouvernement présentée par le dirigeant du PSOE, Pedro Sanchez, afin de former son propre gouvernement socialiste et convoquer au plus tôt des élections anticipées.
Une érosion de la confiance du public envers les institutions pourrait menacer l’indépendance des banques centrales et la manière d’y remédier est d’exiger aux responsables de la politique monétaire plus de transparence et de responsabilité, a déclaré vendredi le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell, lors d’un discours à la conférence marquant le 350e anniversaire de la Riksbank, la banque centrale suédoise. Selon lui, l’indépendance des banques centrales a souvent été comprise de manière étroite, limitée à sa capacité de mener la politique monétaire, alors que des études ont montré que donner aux banques centrales «un degré d’indépendance» en matière de reglementation et de stabilité financière a donné de meilleurs résultats.
Les tergiversations britanniques s’apparentent à un jeu de «cache-cache», a déploré samedi le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, qui a adressé une nouvelle mise en garde au gouvernement britannique. Aucun traité ne sera signé et aucune période de transition ne sera instaurée si Londres n’accepte pas de reconnaître la primauté de la justice européenne, a-t-il prévenu. Alors que le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne fin mars 2019, les négociations n’avancent guère. Devant cette inertie, imputable notamment aux dissensions qui déchirent le gouvernement britannique et à l’intransigeance européenne, Michel Barnier a prévenu à de multiples reprises que l’Union et le Royaume-Uni devaient se préparer au risque de voir les négociations s’achever sans accord.
Athymis Gestion a annoncé l'arrivée de deux nouveaux gérants. Ils seront dans l'équipe d'Arnaud Chesnay, directeur de la gestion. Athymis Gestion a été créée en 2007. TLLX, holding financière de Stéphane Toullieux (photo), ancien directeur général de Financière de l'Echiquier, a pris la majorité du capital en mai 2015.
Le sujet de la dette privée a été débattu à l’occasion des Clubs Dates Invest, qui se sont tenus le 29 mars à Nantes. Julien Mayen, managing director chez EnTrustPermal, Carole Zaccheo, responsable de la gestion d’actifs taux et crédit de la MAIF, et Hervé Lyvinec, responsable des investissements chez Suravenir ont ainsi pu échanger sur la place à accorder à cet investissement au sein de leurs portefeuilles. Ils ont aussi abordé le cas original de la dette maritime.
Pour faire face à un environnement de marché marqué par des taux historiquement bas susceptibles de dégrader le taux de rendement actuariel du portefeuille lors de nouvelles souscriptions, Eovi Mcd Mutuelle souhaite prendre de nouvelles orientations. Dans son rapport SCFR pour l’exercice 2017, la mutuelle indique en effet «envisager à moyen terme un renforcement sur le segment des actions afin de compenser la baisse des taux». Cette augmentation de l’exposition actions devrait cependant se faire uniquement dans le cadre des bornes prévues par l’allocation tactique, lesquelles s'élèvent à 10% pour les actions non cotées et 15% pour les actions cotées. Les autres orientations envisagées par Eovi consisteront à «favoriser à court terme les supports présentant un risque limité et une liquidité certaine ; et à optimiser la trésorerie à court/moyen terme, par la souscription de produits de taux à maturité adaptée (DAT, livrets) permettant, en cas de retournement de la tendance, un dénouement rapide et sans perte des positions en cours». Le portefeuille de l’institution (781,1 millions d’euros au 31/12/2017) est composé de 49,15% d’obligations, 18,39% de dépôts et livrets bancaires, 11,73% d’actions cotées, 9,68% d’immobilier, 9,5% d’actions non cotées et 1,55% d’autres produits de taux non cotés. Pour la mutuelle, cette allocation reflète «une gestion marquée par une forte aversion au risque et principalement axée sur les produits de taux, permettant une visibilité des échéances et une cohérence actif/passif optimale». AB
Un signataire des Principes pour l’investissement responsable (PRI) sur 10 a été placé sur une liste de surveillance pour n’avoir pas su montrer qu’ils prenaient leur engagement au sérieux, rapporte le Financial Times fund management. Les PRI vont envoyer un préavis à 185 de ses 1.967 signataires dans les 15 jours qui viennent après qu’un audit interne a montré qu’ils n’avaient pas prouvé un standard minimum d’activité d’investissement responsable. L’organisme n’a pas dévoilé l’identité de ceux qui sont sur la liste, mais indique qu’elle inclue des membres de tailles diverses et de toutes les régions. Moins d’un cinquième sont des détenteurs d’actifs, le reste étant des sociétés de gestion. Les sociétés sur la liste de surveillance ont deux ans pour s’amender. Dans le cas contraire, elles risquent d’être expulsées.
A peine six mois après l’entrée en vigueur de la réglementation MiFID II, les clients de banque privée constatent des évolutions qui vont faire bouger les lignes dans le secteur. Selon le dernier Observatoire de la banque privée que présentait ce 24 mai pour la cinquième année consécutive Swiss Life Banque Privée en partenariat avec OpinionWay, près de 30% de la clientèle de banque privée observe une évolution à la hausse de la tarification des services délivrés. Et avec la suppression des rétrocessions, ils sont aussi 18% à constater un rétrécissement de l’offre qui leur était proposé jusqu’ici. Autre enseignement du dernier Observatoire, un client de banque privée sur cinq envisage de changer de banque privée au cours des douze prochains mois. Un pourcentage stable par rapport l’année précédente mais 9% des clients, contre 6% l’année précédente, indiquent qu’ils vont «certainement» changer de banque privée.Dans ce contexte, Swiss Life Banque Privée ne cache pas son intention de faire évoluer son offre. «Notre offre va évoluer progressivement dans le temps. Nous allons réduire la voilure en architecture ouverte», a ainsi déclaré hier Tanguy Polet, l’actuel patron de Swiss Life Banque Privée. «Actuellement, 80% des actifs de la clientèle de la banque privée sont en architecture ouverte. Nous avons pris du retard par rapport au marché puisque nous sommes à 20% de solutions maison contre environ 40% pour le marché. Nous allons désormais évoluer avec des solutions maison. A terme, nous visons 40% de solutions internes», a précisé Tanguy Polet qui estime que le marché dans son ensemble pourrait assez rapidement atteindre la barre des 50%. Alors même que de nombreux établissements sont encore en phase d’implémentation, la nouvelle réglementation, avec la transparence sur la tarification et le rétrécissement de l’offre, implique bien un risque réel d’attrition. Mais parallèlement, elle semble aussi contribuer, selon l’Observatoire, à une amélioration de la perception qu’ont les clients de leur relation avec leur conseiller. Près d’un client sur quatre a ainsi constaté une amélioration de l’accompagnement délivré par le conseiller et de la pertinence des propositions de placement. Mais un peu plus de 30% des clients jugent la nouvelle réglementation un peu trop intrusive à leur goût et près de 40% la qualifient de trop contraignante. Swiss Life Banque Privée espère bien malgré que, d’ici au 30 juin, 100% de ses clients auront répondu au fameux questionnaire sur leur profil d’investisseur.
Ostrum Asset Management (Ostrum AM), un affilié de Natixis Investment Managers, et la banque de grande clientèle de Natixis ont annoncé, hier, s’être associés afin de proposer une nouvelle offre de co-investissement dans la dette privée sur actifs réels dans trois secteurs pour le groupe : immobilier, infrastructure et aviation. Visant à répondre à la forte demande de diversification des investisseurs sur ces classes d’actifs, ce partenariat offre aux investisseurs l’accès privilégié à une sélection de financements d’actifs dans le monde entier, l’alignement d’intérêt avec Natixis, qui reste co-investisseur dans ces investissements et en assure le suivi, et enfin l’expertise en gestion d’actifs d’Ostrum AM.Pour accompagner ce développement, Denis Prouteau rejoint Ostrum AM en tant que directeur gestion de dettes privées sur actifs réels. A ce titre, il dirige deux équipes : l’une nouvellement créée, basée à Paris et à New-York, propose cette stratégie en co-investissement avec Natixis (mono-source) tandis que la seconde, déjà en place et basée à Paris, offre des solutions de gestion s’appuyant sur une origination multi-sources. « Ostrum AM affiche de fortes ambitions au niveau mondial sur son expertise en gestion de dettes privées sur actifs réels, a commenté Ibrahima Kobar, directeur des gestions et directeur général délégué d’Ostrum AM, cité dans un communiqué. D’ici à 2020, nous visons 6 milliards d’euros d’encours sur cette classe d’actifs pour les investisseurs basés en Europe, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord avec une offre sectorielle enrichie et une équipe renforcée de 15 experts. »Denis Prouteau, qui compte plus de 30 ans d’expérience sur les marchés de dette à l’international, a débuté sa carrière en 1986. Il a exercé différentes responsabilités dans le trading, la vente et l’origination des marchés de dettes dans plusieurs banques à Paris et Londres. En 1996, Denis Prouteau devient responsable du trading d’obligations souveraines chez BNP Paribas. Il intègre CDC IXIS en 2001 en tant que responsable Origination Souverain Agences et Supras puis, en 2007, il est nommé responsable Frequent User Group. En 2009, il devient coresponsable mondial des ventes Fixed Income de Natixis à Paris. En 2011, il rejoint Natixis à New York en tant que responsable du Fixed Income puis de Global Markets pour la zone Amériques. En 2015, il devient responsable mondial des activités de crédit au sein du Fixed Income à Paris puis est nommé, en 2017, responsable de la recherche Global Markets de Natixis.