Ouverture. Depuis le 1er juin, les actions chinoises A font partie de l’indice MSCI Emerging Market. Ces actions, cotées en Chine continentale sur les Bourses de Shanghai et de Shenzhen, plus connues sous le nom d’actions A, vont intégrer l’indice par étape. Dans un premier temps, 234 actions parmi les grandes capitalisations entreront dans l’indice début juin. Elles ne pèseront au début que 0,8 % de l’indice. L’élargissement à d’autres valeurs dépendra ensuite du degré d’ouverture du marché chinois. Cette inclusion inspire les gestionnaires comme Allianz GI qui vient de lancer en France le fonds Allianz China A-Shares, compartiment de la Sicav luxembourgeoise Allianz Global Investors Opportunities. Fonds Ucits, il offre notamment une part en dollars destinée aux investisseurs institutionnels.
Rien n’arrête l’évolution des techniques de management en entreprise. Les consultants regorgent d’idées. Du saut à l’élastique entre collègues à la psychanalyse de groupe, tout y passe. Ces derniers temps, la vogue est à l’humour. Le thème de l’humour au bureau et du management par le rire a la cote. Des formations spécialisées menées par des consultants aguerris se multiplient. Comme toujours, ce sont les mêmes entreprises qui sont exclues de ces innovations : celles qui sont en train de déposer le bilan.
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s’est prononcé hier contre un budget de la zone euro, idée défendue par la France et désormais soutenue - dans une version allégée - par l’Allemagne. Pour Mark Rutte, un tel budget n’est ni nécessaire, ni conforme à la promesse faite aux citoyens. Dans l’hypothèse d’une défaillance d’un pays, il a estimé que le Mécanisme européen de stabilité, un fonds créé après la crise de 2008, était un filet de sécurité suffisant. La Commission européenne propose de le transformer en Fonds monétaire européen.
Dans le cadre des Clubs Dates Invest qui se sont tenus à Lyon le 24 mai dernier, Benoit Léandri, spécialiste produits en gestion quantitative actions chez Schroders, David Kalfon, président de Sanso Investment Solutions et Dominique Blanc, directeur de la recherche de Novéthic, ont détaillé les évolutions actuelles de la gestion quantitative ISR. “L’analyse quantitative vient en renfort de l’analyse fondamentale, elle est complémentaire et ne s’oppose pas à elle”, a tenu à préciser en préambule Benoit Leandri. Intégrer des facteurs ESG et donc extra-financiers à la gestion quantitative fait sens car ils ont une très faible corrélation avec les facteurs financiers”. Ainsi, les gérants d’actifs peuvent comprendre et quantifier de nouveaux risques. “D’autant plus que le nombre de données ESG, collectées grâce notamment au travail de MSCI ESG Research, Eiris et autres Thomson Reuters, ont fortement augmenté ces deux dernières années. Cette évolution est principalement liée au fait que les entreprises sont de plus en plus transparentes Sous la pression réglementaire mais aussi des investisseurs”. Et dans ce contexte, la gestion quantitative qui peut traiter un plus grand nombre de données que la gestion fondamentale, tire son épingle du jeu. “La gestion quantitative est intéressante pour nourrir le coeur du portefeuille tandis que les gestions de convictions doivent intégrer la partie satellite”, a indiqué de son côté Dominique Blanc, en citant l’exemple des fonds de pension néerlandais. “L’approche quantitative permet d’intégrer de nouveaux critères pour identifier quel business model sera résilient sur 15 à 20 ans”, a-t-il poursuivi. Une approche coeur-satellite préconisée également par Schroders. En tant que sélectionneur de fonds, David Kalfon a de son côté souligné l’intérêt de mélanger les différentes approches ISR et de profiter ainsi des différentes périodes de performance. “En période de baisse des marchés, la gestion quantitative va certes souffrir mais cela ne va pas forcément se produire au même moment que la gestion traditionnelle”, a-t-il expliqué. Concernant la gestion de conviction, David Kalfon a apporté un bémol en précisant que certains fonds ont tendance à oublier de prendre en compte les cycles économiques. “On sait que dans les fonds spécialisés sur l’eau par exemple, on retrouve beaucoup de valeurs appartenant au secteur des ‘utilities’, a rappelé le patron de Sanso IS. Or, les ‘utilities’ ont tendance à sousperformer quand les taux remontent. Par conséquent, il peut être intéressant d’effectuer une gestion active de son portefeuille et surpondérer une autre thématique pendant cette période, pour éviter la baisse des valeurs du secteur. C’est le rôle du multigérant !” Selon Schroders, s’il est trop pour mesurer l’impact de l’intégration des critères ESG sur la performance des portefeuilles, il est important, dès aujourd’hui, d’accompagner les entreprises pour les amener à faire plus en matière d’ESG. “Nous avons en interne une équipe dédié pour les accompagner, a indiqué Benoit Leandri. Il faut au moins deux à trois ans pour avoir un impact sur une entreprise, c’est la raison pour laquelle nous travaillons avec elles dans une logique de partenariat.” De son côté, Sanso IS cherche à faire bouger les sociétés de gestion. “Dans le cadre de notre multigestion, nous nous laissons la possibilité d’investir dans des fonds qui ne sont pas encore ISR. Mais dès le départ nous les interrogeons sur la prise en compte de critères ESG et leur précisons que c’est important pour nous.” Enfin, Dominique Blanc a démontré l’importance du rôle des investisseurs pour faire pression sur les entreprises. Selon l’étude réalisée par Novethic sur les reportings climat des grands investisseurs institutionnels français, une cinquantaine d’institutions (¾ des acteurs analysés) intègre déjà le calcul de l’empreinte carbone pour leurs portefeuilles. Mais l’évolution future dépend également de l’impulsion des pouvoirs publics. “Les travaux en cours effectués par la Commission européenne visent à identifier et recenser les activités considérées comme durables, a-t-il indiqué. Elle affiche également sa volonté d’harmoniser des labels existants, afin d’assurer un certain niveau de transparence”. Ses réflexions pourraient également aboutir à la mise en place d’un label vert européen dans les prochaines années. Ludivine Garnaud
Afin d'accompagner les conseillers en investissements financiers (CIF) qui doivent faire face à l'arrivée de MIF 2, l'Autorité des marchés financiers (AMF) vient d'enrichir son guide dédié publié pour la première fois en octobre 2017. Plus qu’un panorama des impacts de MIF 2, ce guide a pour objectif de servir d’outil pratique pour les CIF, indique le régulateur dans un communiqué.
Sycomore Asset Management a annoncé ce jeudi 14 juin la nomination de Francesca Mozzati (photo) en qualité de commerciale institutionnel. Elle rejoint l’équipe commerciale qui compte désormais 9 collaborateurs, couvrant la France et les principaux marchés européens. Elle aura pour mission de développer l'activité de la société en Europe du Sud et plus spécifiquement le marché italien.
DNCA Finance vient de recruter Léa Dunand-Chatellet (photo) en qualité d'analyste et gérante de portefeuille en charge de l'investissement responsable, peut-on lire sur le profil LinkedIn de l'intéressée.
Méthodologie, gouvernance, données, modélisation des interactions entre entités supervisées : l’Autorité des marchés financiers a publié mercredi 13 juin une revue des tests de résistance aux chocs (macro stress tests) menés par les autorités dans le domaine de la gestion d’actifs et des pistes d’amélioration pour leur développement à venir.
Le gestionnaire d'actifs américain BlackRock a annoncé, mercredi 13 juin, la nomination d'Arnaud Gihan (photo) au poste de responsable de l'activité iShares, sa filiale dédiée aux ETF, pour la France. L'intéressé remplace ainsi Benoit Sorel qui devient responsable de l'offre produits pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) d'iShares.
Dans un contexte de volatilité accrue sur les marchés financiers, la gestion active retrouve les faveurs des conseillers en gestion de patrimoine. Selon une étude de Natixis Investment Managers ( Natixis IM), réalisée auprès de 2.775 conseillers financiers internationaux (dont 225 en France), 81% des CGP interrogés estiment en effet que le marché actuel est favorable à une gestion active.
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s’est prononcé mercredi à Strasbourg contre un budget de la zone euro, une idée défendue par la France et désormais soutenue - dans une version allégée - par l’Allemagne. Pour Mark Rutte, qui s’exprimait sur l’avenir de l’Union européenne devant le Parlement européen, un tel budget, qui serait mis à contribution pour rétablir les déséquilibres monétaires au sein de la zone euro, n’est ni nécessaire, ni conforme à la promesse faite aux citoyens. «La promesse de base de l’euro, c'était que nous pourrions tous jouir d’une plus grande prospérité mais pas d’une redistribution de la prospérité», a-t-il affirmé.
Alors qu’Emmanuel Macron doit confirmer aujourd'hui sa promesse électorale de prise en charge à 100% des dépenses optiques, dentaires et auditives pour 2022, l’UFC-Que Choisir relance le débat des frais de gestion.
La société de gestion Quilter, anciennement Old Mutual Wealth, a annoncé, le 11 juin, la nomination de Ruth Markland en qualité administratrice non exécutive et administratrice indépendante senior au sein de son conseil d’administration. Cette nomination sera effective lors de la cotation en Bourse de la société prévue le 25 juin 2018. L’intéressée sera également membre du comité de gouvernance et des nominations, du comité d’audit et, enfin, du comité des rémunérations.Ruth Markland a officié pendant 12 ans au conseil d’administration de Standard Chartered. Elle a également siégé pendant plus de 10 ans au conseil d’administration de The Sage Group. Elle est également membre du conseil de surveillance d’Arcadis et elle est administratrice indépendante non-exécutive de Deloitte.
Le gestionnaire d’actifs britannique Old Mutual Global Investors (OMGI) a décidé de fusionner le fonds Old Mutual Absolute Return Government Bond au sein du fonds Old Mutual Strategic Absolue Return Bond, rapporte le site Investment Week. Dans le cadre de cette opération, les co-gérants Adam Purzitsky et Paul Shanta, en charge du fonds Old Mutual Absolute Return Government Bond, vont quitter la société de gestion pour poursuivre d’autres opportunités de carrière. Trois autres membres de l’équipe de gestion vont également quitter OMGI. La fusion des deux fonds devrait intervenir le 27 juillet, sous réserve du feu vert des investisseurs.Le fonds Old Mutual Strategic Absolute Return Bond continuera d’être géré par l’équipe dirigée par les co-gérants Mark Nash et Nicholas Wall.
Le « Brexit » n’a visiblement pas éteint l’appétit des gestionnaires d’actifs étrangères pour le marché britannique. La société de gestion française Comgest a ainsi annoncé, ce 12 juin, le renforcement de son bureau de Londres avec le recrutement de Iain MacPherson, qui rejoint son équipe en charge des relations avec les investisseurs. Mi-avril, dans un entretien au Financial Times, Arnaud Cosserat, président de Comgest, avait en effet dévoilé l’ouverture de ce nouveau bureau à Londres. Travaillant aux côtés de Jane Russell, « country head en charge de l’activité de Comgest au Royaume-Uni, Iain MacPherson se concentrera sur le développement de la société sur le marché « wholesale » britannique, notamment auprès des gestionnaires de fortune discrétionnaires, des banques privées, des multi-gérants et autres intermédiaires. L’intéressé arrive en provenance d’Aberdeen Standard Investments où il a passé près de neuf années comme directeur d’investissements en charge des ventes auprès des intermédiaires à Londres.Les clients britanniques représentent environ 7% des encours de Comgest, soit 1,8 milliard de livres sur un total de 25,1 milliards de livres, sur la base de chiffres à fin 2017. La société de gestion est surtout présente auprès de la clientèle institutionnelle, étant partenaire de plusieurs fonds de pension, family offices et autres gestionnaires de patrimoine au Royaume-Uni. « L’établissement d’une présence locale sur le marché britannique, malgré le Brexit, reflète notre engagement durable à servir nos investisseurs britanniques », a commenté Arnaud Cosserat, cité dans un communiqué.
Le gestionnaire d’actifs Columbia Threadneedle a annoncé, ce 12 juin, la création d’une nouvelle expertise dédiée à l’investissement en infrastructures à destination des clients au Royaume-Uni et en Europe. Dans ce cadre, la société a recruté Heiko Schupp au poste nouvellement créé de responsable mondial des investissements en infrastructure. « Trois autres professionnels de l’investissement en infrastructure – Ash Kelso, Antonio Botija et Ingrid Weston – le rejoignent », indique Columbia Threadneedle dans un communiqué. Ash Kelso est nommé responsable de la gestion d’actifs tandis qu’Antonio Botija occupe le poste de responsable des acquisitions. Pour sa part, Ingrid Weston est nommée gérante de portefeuille senior.Heiko Schupp, qui compte plus de 20 ans d’expérience, arrive en provenance de Hastings Fund Management où il était précédemment gérant de portefeuille senior. Auparavant, il est passé chez Pantheon Ventures, Bank of Scotland et PricewaterhouseCoopers.Ash Kelso travaillait précédemment chez PricewaterhouseCoopers en tant que directeur pour les secteurs de l’énergie, des utilities et des infrastructures. Pour sa part, Antonio Botija arrive en provenance de Hastings Fund Management où il était directeur d’investissement. Enfin, Ingrid Weston officiait auparavant chez HSBC Global Asset Management en tant que spécialiste produit sur la dette infrastructure.
Janus Henderson a décidé de fermer définitivement son fonds actions européennes Janus Henderson Europe Fund, rapporte Citywire Selector. La liquidation est intervenue dans le courant du mois de mai. Ce fonds, qui investissait dans des entreprises européennes de toutes capitalisations, affichait 39,5 millions d’euros d’encours à fin avril 2018. La stratégie était supervisée par George Maris, co-responsable des actions internationales, et le gérant de portefeuille Julian McManus.
Everwin Groupe prend un nouveau départ avec la réalisation d’une opération de MBO qui permet au Président fondateur du groupe, Tony Penochet, de financer la sortie de l’investisseur financier historique et d’être accompagné par Isatis Capital et Entrepreneur Venture dans la mise en œuvre du développement stratégique de l’entreprise. «Fort de cette nouvelle association et d’un volant de cash-in dans la société, Tony Penochet et toute l’équipe dirigeante, qui restent majoritaires au capital de la société, visent une stratégie de développement organique ambitieuse», souligne un communiqué.Fondé en 1995, Everwin Groupe est un éditeur de logiciel spécialisé dans les solutions de gestion d’affaires à destination des PME/ETI. Commercialisés en mode licence ou en mode locatif SaaS, Everwin capitalise aujourd’hui sur une offre logicielle complète : CRM, ERP, et plateforme web collaborative. Fort d’un parc client actif de plus de 3.500 clients, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros en 2017, en progression de 10 %, et emploie 135 personnes dont 17 sont arrivées en 2017. Les perspectives pour 2018 sont encourageantes avec une croissance envisagée de 10% et l’embauche d’une dizaine de salariés. Everwin Groupe va consacrer plus de 10 % de son chiffre d’affaires à la R&D pour la mise ne conformité de ses offres aux nouvelles réglementations et apporter des solutions sécurisées à ses clients.
LBO France a annoncé, ce 12 juin, une prise de participation majoritaire dans My Media Group, qui se présente comme le premier groupe de conseil et d’achat d’espace indépendant français, sixième au niveau global. Créée en 2005, l’agence My Media a développé, selon un communiqué, un savoir-faire spécifique dans l’optimisation TV-to-Web des campagnes media (impact d’une communication offline, essentiellement télévisée, sur le trafic online) et dans les stratégies de référencement naturel online (SEO ou « Search Engine Optimization ») à travers Search Foresight, leader du conseil SEO en France. Anthony Ravau et David Ringrave co-fondateurs et dirigeants du groupe ambitionnent grâce à ce rapprochement d’accélérer la croissance du groupe en France et à l’international. «Pour ce septième investissement de notre fonds White Knight IX, nous avons choisi une société affichant à la fois un excellent track record, avec une surperformance ininterrompue au fil des ans, et de solides perspectives de croissance future. Nous nous réjouissons d’accompagner les fondateurs de la société dans un projet de développement ambitieux, à la fois nourri par un fort potentiel de croissance organique et par de très belles opportunités de croissance externe», a déclaré Thomas Boulman, Associé chez LBO France, cité dans un communiqué.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) va lancer le 19 juin son fonds sur l’intelligence artificielle (IA), Echiquier Artificial Intelligence, dont NewsManagers a évoqué la création il y a quelques semaines. Ce lancement s’inscrit dans le cadre d’un élargissement de la gamme de fonds de LFDE, conséquence du partenariat avec Primonial. « Notre plan de développement passe par un élargissement de la gamme de fonds », a expliqué Christophe Mianné, directeur général de LFDE, en introduction d’une conférence de presse. « Nous aurons un fonds long/short actions. Nous voulons aussi aller vers des fonds thématiques. Cela fait partie de notre stratégie pour faire croître nos encours à 16 milliards d’euros d’ici à 2021, contre 10 milliards actuellement », a-t-il poursuivi. Au total, Christophe Mianné songe au lancement de cinq fonds thématiques. Interrogé sur le choix des thèmes, il n’a pas souhaité s’avancer, mais a expliqué que cela se ferait en fonction des ressources et des compétences présentes au sein de la maison.En attendant, le fonds Echiquier Artificial Intelligence sera investi dans des entreprises leaders en forte croissance qui développent ou bénéficient de l’intelligence artificielle.La gestion sera assurée par Rolando Grandi, déjà co-gérant du fonds Echiquier World Equity Growth et responsable du fonds FCM Robotique.L’univers du fonds est composé de toutes les capitalisations boursières sur quatre segments : les développeurs d’IA, les utilisateurs adoptant ces technologies, les infrastructures dans lesquelles l’IA se déplace et, enfin, les entreprises qui développent des capacités sensorielles pour l’IA (vision, radars, capteurs).Le fonds, lancé avec 16 millions d’euros, se composera de 30 à 40 valeurs, avec des recoupements de 28 % avec les deux autres fonds gérés par Rolando Grandi. Le fonds est investi partout dans le monde, mais aura de fortes positions sur les Etats-Unis et la Chine compte tenu d’un vivier d’entreprises plus large dans ces deux pays.
Dorval Asset Management (Dorval AM) poursuit sa marche en avant. Après une collecte nette de 1,3 milliard d’euros en 2017, la société de gestion, affiliée de Natixis Investment Managers, a enregistré une collecte nette de 550 millions d’euros depuis le début de l’année, a annoncé Stéphane Furet, son directeur général, lors d’une rencontre avec la presse. « C’est une nouvelle année de croissance qui se profile pour Dorval AM en 2018 », a-t-il ajouté. La société gère désormais plus de 3 milliards d’euros d’actifs, « soit un triplement des encours depuis 18 mois », a précisé Stéphane Furet.Depuis le début de l’année 2018, Dorval AM a surtout bénéficié de l’accélération de son développement sur les marchés périphériques de la France, à savoir, l’Italie, la Suisse et le Benelux. Ainsi, environ 20% des actifs collectés depuis le début 2018 proviennent des marchés internationaux. Portée par cette dynamique, Dorval AM entend désormais s’ouvrir de nouveaux horizons en s’attaquant à de nouveaux marchés. Ainsi, « au deuxième semestre 2018, nous allons référencer et commercialiser notre fonds Dorval Convictions en Espagne », a dévoilé Stéphane Furet.En parallèle, la société de gestion met les bouchées doubles pour étoffer sa gamme. A la fin du mois juin, Dorval AM va ainsi lancer deux nouveaux fonds dans ses gammes « Convictions » et « Manageurs ». Le premier produit, baptisé Dorval Manageurs Euro, portera à 5 le nombre de fonds composant la gamme « Manageurs ». Géré par l’équipe de Louis Bert et Stéphane Furet, « ce fonds répond à une demande de nos clients qui souhaitent, dans le contexte du Brexit, pouvoir souscrire à un fonds actions de la zone euro », a expliqué Stéphane Furet. A l’instar du reste de la gamme « Manageurs », l’approche d’investissement du fonds est basée sur l’identification des meilleurs tandems manageurs-entreprises selon des critères retenus par Dorval AM. Eligible au PEA et multi capitalisations, le fonds Dorval Manageurs Euro est investi à 75% minimum en actions de la zone euro. L’objectif est de surperformer l’indice MSCI EMU Net Total Return Euro Index sur une durée de placement de 5 ans. L’équipe de gestion s’appuie sur une connaissance approfondie de l’équipe dirigeante et de son profil managérial pour sélectionner les sociétés, tout en privilégiant les valeurs offrant les meilleures perspectives de croissance dans un cadre de risque déterminé, indique la société de gestion. En fonction de son analyse macroéconomique, l’équipe de gestion peut investir jusqu’à 25% de l’actif en instrument de marché monétaire et titres de créance. Le deuxième fonds, baptisé Dorval Global Convictions Patrimoine, vient pour sa part enrichir la gamme « Convictions » et s’adresse plus particulièrement aux épargnants les plus averses au risque. Ce nouveau produit « se positionne comme le fonds le plus patrimonial de la gamme Convictions », a d’ailleurs souligné Stéphane Furet. Preuve de son profil particulièrement prudent, son exposition aux actions sera limité à 30% maximum tandis que l’exposition en produits de taux pourra varier de 0 à 100%. « Ce fonds répond à la maturité du cycle actuel mais aussi au défi que représente l’érosion du rendement moyen des fonds en euro lié à la faiblesse des taux d’intérêt, sans toutefois garantir le capital », selon Dorval AM. Le fonds Dorval Global Convictions Patrimoine est piloté par l’équipe de gestion constituée de Sophie Chauvellier, Gustavo Horenstein et François-Xavier Chauchat. L’une de ses principales caractéristiques réside dans le fait que la construction du portefeuille est mise en place par des paniers d’actions thématiques et/ou géographiques « sur la base d’un filtrage quantitatif de l’univers d’investissement sur des critères de liquidité, d’analyse financière et de valorisation », précise la société de gestion. Ainsi, le poids par titre n’excédera pas 1% de l’actif du fonds et les titres seront equi-pondérés au sein du panier.
BlackRock a recruté Lukas Daalder en tant que stratégiste en chef aux Pays-Bas, rapporte Investment Europe. L’intéressé rejoindra la société le 13 août 2018. Lukas Daalder arrive en provenance de Robeco où il a occupé plusieurs fonctions depuis 2009. Il était directeur des investissements de Robeco Investment Solutions depuis 2013. Il dirigeait l’équipe multi-asset, gérant 32 milliards d’euros.
Le gestionnaire d’actifs Martin Currie, filiale de Legg Mason, a annoncé, ce 12 juin, la nomination de Julian Ide au poste de responsable de la distribution et de la stratégie à l’échelle mondial. L’intéressé sera basé à Edimbourg. Julian Ide, qui compte plus de 25 ans d’expérience, était dernièrement directeur général de Source ETF, poste qu’il a quitté en septembre 2017. Auparavant, il avait été directeur général d’Old Mutual Global Investors. Au cours de sa carrière, il est également passé chez BBVA Asset Management, Credit Suisse, ABN Amro Asset Maangement ou encore Schroders.
Paolo Molesini, qui vient d’être confirmé administrateur délégué de Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking, dont il est aussi directeur général, va prendre la présidence d’Assoreti, l’association italienne des réseaux financiers, rapporte Bluerating. Il s’agit donc d’une succession « interne » à la banque privée d’Intesa Sanpaolo vu que Paolo Molesini prend la succession de Matteo Colafrancesco, qui était précédemment président de Fideuram ISPB avant de quitter le groupe pour rejoindre Banca Intermobiliare.
La société de gestion italienne Azimut a enregistré en mai des souscriptions nettes de 1,1 milliard d’euros, atteignant 2,1 milliards depuis le début de l’année.La collecte a bénéficié de l’intégration des activités de gestion d’actifs de Sofia SGR, composées de 3 fonds. Sans compter cette acquisition, les souscriptions de mai se limitent à 204 millions d’euros.Fin mai, les encours sous administration s’élèvent à 52 milliards d’euros fin mai, dont 41,1 milliards sous gestion.
JP Morgan Asset Management a annoncé le lancement de quatre ETF obligataires qui affichent une approche plutôt conservatrice afin de réduire la volatilité et limiter l’exposition à la duration. Le JPMorgan ETFs (Ireland) ICAV – GBP Ultra Short Income Ucits ETF (JGST), le JPMorgan ETFs (Ireland) ICAV – EUR Ultra Short Income Ucits ETF (JEST), le JPMorgan ETFs (Ireland) ICAV – BetaBuilders UK Gilts 1-5yr Ucits ETF (JG15) et le JPMorgan ETFs (Ireland) ICAV – BetaBuilders US Treasury Bond 1-3yr Ucits ETF (JU13) sont tous les quatre cotés à la Bourse de Londres.Deux de ces quatre ETF, le JPM EUR Ultra Short Income Ucits ETF et le JPM BetaBuilders US Treasury Bond 1-3yr Ucits ETF sont également disponibles sur Xetra à la Deutsche Börse et à la Borsa Italiana. Ils seront tous deux cotés sur Six Swiss Exchange le 10 juillet prochain.
La société de gestion suisse Julius Baer veut donner un coup d’accélérateur à ses activités en Europe en recrutant de nouveaux conseillers clientèle et par croissance externe, rapporte l’agence Reuters. Julius Baer est à l’affût d’opportunités. «Si nous voyons quelques chose d’intéressant, nous achèterons», a déclaré Yves Robert-Charrue, patron de l’Europe chez Julius Baer. Par ailleurs, «il y a encore du potentiel pour de nouveaux recrutements dans de grands marchés stratégiques», a ajouté le responsable, qui précise toutefois ne pas vouloir précipiter le mouvement. «Nous allons continuer de recruter, mais sur des rythmes différents sur les différents marchés», a-t-il souligné.
La boutique indépendante Semper et la société de gestion Bruellan ont annoncé, ce 12 juin, leur fusion afin de former un seul groupe de gestion privée et de gestion d’actifs. Sous la marque unique Bruellan, le nouvel ensemble totalisera plus de 3,5 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion, dont 1,7 milliard de francs suisses en mandats de gestion discrétionnaire. Grégoire Vaucher, actuellement directeur général et principal actionnaire de Semper, deviendra directeur général de Bruellan et associé-gérant aux côtés d’Antoine Spillmann et Jean-Paul Tissières.A l’issue de ce rapprochement, le nouveau groupe comptera quelque 50 collaborateurs, répartis entre les bureaux de Genève, Lausanne, Crans-Montana et Verbier. Les équipes de Bruellan à Genève seront regroupées avec celles de Semper dans les locaux de ce dernier, précisent les deux sociétés. « Aucun licenciement n’est prévu dans le cadre de cette fusion », ont-elle indiqué. En outre, afin d’assurer une intégration rapide et efficace, Paul Lombard, ancien directeur de Bruellan, a été mandaté comme responsable de la mise en œuvre opérationnelle de la fusion.Le conseil d’administration du nouvel ensemble comptera 5 membres : Jean-Baptiste Zufferey (président), Christian Zanella (vice-président), Gina Empson, Anne Hornung-Soukup et, enfin, Marc-André Ballestraz.