Selon nos informations, la société de gestion Opportunité Luxembourg vient d’acquérir la clientèle d’Aurea Finance Company, une société de gestion luxembourgeoise créée en 1994 par Henri de Crouy Chanel, qui a mis un terme à ses activités réglementées suite à ce rachat. Contactée par la rédaction, Catherine Wajsman, senior partner du groupe Opportunité, a révélé son ambition de poursuivre cette stratégie d’acquisition dans les mois et années à venir.Afin d’assurer le suivi de la clientèle transférée, Opportunité Luxembourg a recruté Stéphanie Weisse qui occupait le poste d’administrateur délégué depuis quelques années au sein d’Aurea Finance Company.Créé en France il y a 36 ans, le groupe Opportunité est également présent en Belgique et au Luxembourg, où il connait sa plus grosse expansion depuis plusieurs années. Avec cette acquisition, la première depuis le rachat en 2006 de la société SLF, devenue depuis Opportunité Luxembourg le groupe souhaite renouer avec sa gloire passée."Nous sommes ravis d'être en contact avec une clientèle nouvelle de grande qualité, se félicite Catherine Wajsman. Désormais, notre ambition est d’acquérir d’autres sociétés de qualité dans les mois et années à venir pour poursuivre notre renaissance.»
Le gestionnaire d’actifs Lazard Asset Management (Lazard AM) a récemment annoncé le recrutement de Shen Than en qualité de « managing director » à Hong Kong. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé se concentrera sur la distribution à travers toute l’Asie et devra contribuer au développement de l’activité de gestion d’actifs dans la région.Shen Tan, qui compte plus de 18 ans d’expérience, était précédemment « managing director » chez Capital Group, en charge plus particulièrement de l’activité institutionnelle en Asie hors Japon. Auparavant, il a été associé (« partner ») et responsable mondial des ventes pour Income Partners Asset Management. Au cours de sa carrière, il a également occupé des fonctions commerciales chez Pyramis Global Advisors, Deutsche Asset Management et Schroders.
Jacquie Lowe, jusque-là responsable de la distribution au Royaume-Uni chez Aberdeen Standard Investments (ASI), va quitter son poste au troisième trimestre pour faire une pause dans sa carrière, rapporte Investment Week. Elle sera remplacée par Noel Butwell. Jacquie Lowe a passé 30 ans chez Standard Life Investments, qui a fusionné avec Aberdeen Asset Management l’année dernière, où elle a occupé plusieurs postes à responsabilité. Elle avait été nommée responsable de la distribution au Royaume-Uni en septembre 2017, rattachée à Campbell Fleming, responsable mondial de la distribution. Contacté par Investment Week, ASI a précisé que Jacquie Lowe restera à son poste jusqu’au bouclage de la cession de Phoenix Group au troisième trimestre. Pour sa part, Noel Butwell a rejoint Standard Life en 2003 et il est actuellement directeur de la distribution pour les retraites et l’épargne au Royaume-Uni.
Sur son exercice à fin mars 2018, Liontrust Asset Management (Liontrust AM) a enregistré des souscriptions nettes de 1 milliard de livres, soit plus du double du montant de l’année précédente qui était de 482 millions. « Il s’agit de la huitième année consécutive de collecte nette », souligne John Ions, le directeur général de Liontrust AM. Dans ce contexte, les encours sous gestion ont augmenté de 61 % pour atteindre 10,5 milliards de livres. Et depuis le début du nouvel exercice, les encours ont encore gonflé pour s’établir à 11,3 milliards au 25 juin.John Ions observe que l’équipe « investissement durable », qui a rejoint la société le 1er avril, a drainé 500 millions de livres et affiche des encours de 3 milliards. Et depuis début avril, Liontrust a levé 214 millions de livres pour le lancement de trois fonds gérés par l’équipe obligataire mondiale, également nouvellement constituée.Le renforcement des équipes concerne aussi l’activité commerciale. Liontrust annonce le recrutement de Frank Doyle en tant que responsable de l’activité institutionnelle. Cet ancien d’Investec Asset Management rejoindra la société en septembre.Les revenus se sont établis à 77 millions de livres, en hausse de 49 %, grâce notamment à 4,5 millions de frais de performance. Le bénéfice avant impôts de Liontrust AM est ressorti à 12,3 millions, soit une progression de 53 % sur un an. Le bénéfice ajusté avant impôts s’élève quant à lui à 27,4 millions, en augmentation de 59 %.
Cinq banquiers privés de Julius Baer viennent de rejoindre l’antenne des Bahamas de la banque privée genevoise Gonet & Cie. Patrick Feuz et Jean-Marc Fellay étaient à la tête de l’implantation de Julius Baer aux Bahamas. Patrick Feuz devient président exécutif de Gonet Bank & Trust. Pour sa part, Jean-Marc Fellay, précédemment responsable des opérations (COO), devient directeur général de l’antenne de Gonet à Nassau.Julius Baer perd également Matthias Krull, un chargé de clientèle particulièrement performant spécialisé sur la clientèle vénézuélienne. Selon des sources internes, Matthias Krull était à la tête de quelque 600 millions de dollars. Mais parmi ces fonds d’origine vénézuélienne, figurent, selon des sources internes, des capitaux émanant de personnes politiquement exposées (ou PEPs) qui pourraient attirer des ennuis à Julius Baer. La Finma exige en effet des sociétés de gestion qu’elles s’assurent de l’origine des fonds détenus par de telles personnes, afin d'éviter notamment d'éventuels problèmes de blanchiment..
BNP Paribas Securities Services (BP2S), la filiale de métier titres de BNP Paribas, a annoncé jeudi avoir remporté auprès du gestionnaire d’actifs DWS un mandat portant sur des services d’administration de fonds et sur des services de conservation et de banque dépositaire pour les fonds destinés à la clientèle de détail en Allemagne et au Luxembourg. Ce mandat porte sur 240 milliards d’euros d’actifs.
L’Union européenne est une zone ouverte. Pour preuve, il suffit de regarder qui détient la dette publique des Etats membres. Dans la moitié d’entre eux, elle est détenue « principalement » par les non-résidents (source Eurostat). Cela peut aller jusqu’à 82 % à Chypre. A l’opposé, quand les domestiques sont prédominants, c’est un maximum de 62 % (Italie). Mieux encore, si on considère que chaque pays membre est un investisseur non résident pour son voisin, on pourrait presque oser dire que l’UE est une zone intégrée.
Dans le sigle ESG, nombreux sont les investisseurs qui considèrent avec attention le E, pour environnement, à la mode en ces temps d’angoisse climatique, quelques-uns le S, pour social, et très peu le G, pour gouvernance. Pourtant, s’il est vrai qu’« il n’est de richesse que d’hommes », comme l’affirmait Jean Bodin, tout commence par là. Or, ce penseur avait beau être français, rares sont encore les institutionnels nationaux, ou d’Europe continentale, qui font de la gouvernance le cœur de leur réflexion sur la valorisation à long terme de leurs actifs. Si bien que, contrairement aux pratiques des pays anglo-saxons, la pugnacité dans les rapports avec les directions des entreprises cotées reste peu valorisée dans les choix d’allocation, et encore moins l’activisme, affligé d’un préjugé défavorable. En France, la discrétion, voire « l’entre soi », demeure la stratégie préférée des investisseurs finaux, l’expression sans détour d’un désaccord demeurant l’exception ; peut-être par crainte de troubler des directions dont personne ne sous-estime la difficulté de la tâche, peut-être pour ne pas encourir le reproche de tomber dans le court-termisme. Mais à mesure que les scandales de gouvernance s’accumulent, cette réalité devient chaque jour moins compréhensible.
Incubation. Orano, l’ex-Areva, rejoint les rangs des 17 investisseurs institutionnels dans la Sicav Emergence, premier fonds d’amorçage de la Place de Paris. Le spécialiste de l’énergie nucléaire compte parmi les deux industriels, auprès d’EDF, à investir dans le deuxième fonds actions de la Sicav de la Place. Au total, Emergence a déjà levé 820 millions d’euros répartis entre les fonds actions (520 millions d’euros dans deux compartiments) et les stratégies de performance absolue (300 millions d’euros dans un compartiment dédié). Les onze acteurs incubés, quant à eux, représentent 7,4 milliards d’euros d’actifs gérés. Emergence Actions II (320 millions d’euros levés) a déjà investi dans VIA AM et un deuxième projet d’investissement devrait prochainement voir le jour. Si le lancement d’un autre fonds est envisagé mais pas encore au programme, le thème de l’intelligence artificielle appliquée à la gestion sera dans tous les cas un des thèmes privilégiés par Emergence.
Au Royaume-Uni, une femme née avant le 6 avril 1950 pouvait prendre une retraite méritée à 60 ans (65 ans pour les hommes). « M.B. », né de sexe masculin en 1948 et marié à une femme en 1974, « a recouru à une opération chirurgicale de conversion sexuelle en 1995 ». Mais MB n’a pas de certificat de reconnaissance de changement de sexe, et avec son épouse, elles souhaitent rester mariées pour des motifs religieux. Pour l’administration britannique, elle n’est plus un homme, mais pas une femme car « mariée et sans certificat ». La Cour de justice européenne a remis les pendules à l’heure en vertu de la directive de 1978 sur l’égalité en matière de sécurité sociale. MB est désormais une retraitée depuis l’âge de 60 ans et non 65. Ouf, juste avant le Brexit.
Edouard Camblain, responsable projets stratégiques, Société Générale Private Banking, et Daniel Haguet, PhD, professeur de finance à l’Edhec Business School
C’est le montant des revenus des investissements directs américains au premier trimestre relevés dans la balance courante des Etats-Unis. Il correspond au rapatriement des dividendes accumulés à l’étranger par les multinationales américaines pour bénéficier des baisses d’impôts ; rapatriement effectué en une seule fois comme la prévoit la loi fiscale (TCJA). Les revenus réinvestis hors des Etats-Unis ont atteint 175 milliards de dollars. Si les entreprises investissent, ce n’est pas sur le sol américain.
Gigantisme. L’ouverture progressive des marchés financiers chinois aux investisseurs étrangers et leur intégration aux indices financiers mondiaux et « Emerging Markets », fait l’objet de toute l’attention des sociétés de gestion. « La Chine est la deuxième économie au monde, pesant environ 12.000 milliards de dollars, et le troisième marché obligataire en terme de taille », rappellent Aidan Yao et Jim Veneau, respectivement économiste et responsable Asia Fixed Income chez Axa IM. Les statistiques chinoises n’arrêtent pas de donner le tournis. Exemple : Fabiana Fedeli, gérante marchés émergents chez Robeco, explique que les ventes de détail en Chine devraient atteindre cette année le montant de 5.800 milliards de dollars (3.300 milliards en 2000), un chiffre désormais analogue aux achats des consommateurs américains.
Acheter un poulet ou une boîte de conserve coûte trois fois plus cher au Danemark qu’en Roumanie. Plus généralement, les niveaux des prix « varient quasiment du simple au triple parmi les Etats membres de l’UE », indique Eurostat : de 142 % par rapport à la moyenne de l’UE au Danemark à 48 % en Bulgarie. Pour l’électronique grand public, le Français (110 %) débourse plus que tous les autres. Ce n’est rien comparé aux boissons alcoolisées : c’est en Irlande (174 %) et au Royaume-Uni (157 %), pourtant connus pour être des pays gros consommateurs, qu’ils sont les plus chers. Et nettement.
L’Assemblée générale ordinaire de la CGPC (Association française des Conseils en Gestion de Patrimoine Certifiés) s’est tenue le 25 juin dernier et a renouvelé le mandat de président de Raymond Leban (photo).
Marie-Jeanne Missoffe (photo), gérante senior et responsable du pôle croissance chez Mandarine Gestion, a quitté la société de gestion après six ans de présence, a appris Citywire Selector. Pour l'instant, sa future destination n'est pas encore connue.
Groupama Asset Management, filiale de Groupama, dont les actifs sous gestion dépassent désormais 100 milliards d'euros, a recruté Olivier Le Braz en tant que directeur du développement de l'offre de gestion assurantielle et des partenariats. Il sera directement rattaché à Thierry Goudin, directeur du développement.
Highland Capital Partners a bouclé le plus gros fonds de capital-risque en Europe cette année, avec 463 millions d’euros, rapporte le Financial Times. Le fonds a été soutenu par des family offices, des fonds de pension, des fonds de dotation et le European Investment Fund. Fergal Mullen, associé fondateur de Highland Europe, indique que le fonds fera des investissements compris entre 10 millions d’euros et 50 millions dans une région où les start-ups restent sous-financées par rapport à leurs concurrentes américaines. Le fonds prévoit de réaliser un quart de ses investissements en Allemagne, un quart au Royaume-Uni et un quart en France.
DekaBank renforce son équipe dédiée à la vente auprès de la clientèle institutionnelle avec le recrutement de Susanne Hellmann, effectif à compter du 1er octobre 2018. Dans ses nouvelles fonctions, elle sera notamment responsable des relations avec les compagnies d’assurance, les investisseurs du secteur public, les fonds de pension, les fondations, les family offices et la clientèle des entreprises.Susanne Hellmann sera rattachée à Lorne Campbell, qui dirige la division de DekaBank dédiée aux clients institutionnels. Susanne Hellmann prend la succession de Michael Stark-Urzendnik, qui a pris en charge la gestion de l’intermédiation clients, tout en étant parallèlement responsable de l’analyse de portefeuille, de l’accompagnement des consultants et des projets réglementaires.Avant de rejoindre DekaBank, Susanne Hellmann était managing director responsable de la distribution institutionnelle chez NN Investment Partners, où elle travaillait depuis 2007.
Santander Asset Management (Santander AM) continue de renforcer son équipe de gestion avec le recrutement de Gonzalo Sanz en qualité d’analyste senior en charge des petites et moyennes capitalisations, rapporte le site Funds Society. L’intéressé prendra ses fonctions dans le courant du mois de juillet et travaillera dans l’équipe de Lola Solana, gérante actions en charge des petites et moyennes capitalisations. Gonzalo Sanz, qui compte 14 ans d’expérience, arrive en provenance de Mirabaud Securities où il travaille depuis 11 ans comme analyste actions.