Local. Le PIB régional par habitant varie entre 31 % et 626 % de la moyenne de l’Union européenne (UE), selon des données 2017 (exprimées en Standard de pouvoir d’achat – SPA) publiées par Eurostat. Les trois-quarts de la population européenne résident dans des régions dont le PIB par habitant se situe au-dessus de 75 % de la moyenne UE. Les variations sont considérables tant dans l’UE qu’au sein des Etats, relève l’institut de conjoncture. Exemple : la Slovaquie, où la capitale Bratislava se classe avec un indice de 179 à la huitième place, mais où les trois autres régions ont des scores faibles, compris entre 50 et 70. Les découpages géographiques d’Eurostat accordent à Londres intérieure - Ouest la tête du classement (cf. tableau) avec 626 % de la moyenne, devant Luxembourg (253 %). L’Ile-de-France (31 % du PIB français) arrive au dixième rang avec un score de 176 %. Parmi les vingt régions disposant d’un PIB par tête inférieur à 50 % de la moyenne de l’UE, cinq sont situées en Bulgarie, quatre respectivement en Grèce et en Hongrie, trois en Pologne, deux en Roumanie, de même qu’en France (Mayotte et la Guyane). Quatre régions bulgares figurent parmi les cinq régions au taux le plus faible. Le département de Mayotte se classe en troisième position, avec un taux de 34 %.
RECHERCHE. L’autorité financière britannique (FCA) constate jusqu’à présent un « impact positif » de la mise en place, en janvier 2018, de la nouvelle réglementation MIF 2 sur la recherche financière. Andrew Bailey, son directeur, a déclaré au Financial Times que les investisseurs en actions au Royaume-Uni ont économisé l’an dernier plus de 180 millions de livres grâce aux nouveaux modes de financement de la recherche par les asset managers. Les réflexions sur le véritable prix de la recherche sont toujours en pleine évolution. La concurrence et des prix plus transparents, mais aussi plus bas, ont créé « des gagnants et des perdants », les fournisseurs les plus petits estimant faire partie de cette dernière catégorie.
Comparatif. Toutes les grandes économies avancées n’ont pas un salaire minimal légal. L’Italie n’en dispose pas, indique une note de Trésor-Eco (direction générale du Trésor) qui fait le point sur les situations dans les six grandes économies développées. Au Japon et aux Etats-Unis, des seuils minimaux sont fixés au niveau local et fédéral. Quant aux règles de revalorisation, elles différent d’un pays à l’autre. La règle commune est une revalorisation une fois l’an. En Allemagne, elle a lieu tous les deux ans. Aux Etats-Unis, aucune règle n’impose une réévaluation régulière du salaire minimal ; la dernière au niveau fédéral remonte à 2009. En bénéficier nécessite d’être âgé de 16 ans en Espagne et de 25 ans au Royaume-Uni. Le classement consacre la France à la première place en termes de salaire horaire brut exprimé en euros et en parité de pouvoir d’achat. La note du Trésor précise que « divers dispositifs sur les bas salaires (allègements généraux, CICE, pacte de responsabilité et de solidarité) ont permis d’en alléger le coût pour les employeurs ».
Emergence. Le fournisseur d’indices l’avait annoncé. C’est désormais officiel. MSCI va quadrupler le poids des actions chinoises dans son indice MSCI Emerging Markets, en les portant à 20 %. L’inclusion aura lieu en plusieurs étapes. Une première hausse de 5 points interviendra en mai avec l’addition des valeurs ChiNext, une seconde se déroulera en août et la dernière en novembre, avec l’ajout des titres de moyennes capitalisations. Un autre fournisseur d’indices suivra les pas de son compétiteur. FTSE Russell a d’ores et déjà indiqué retenir des actions A chinoises dans sa palette d’indices à partir de juin.
Accompagner. Le Crédit Agricole lance le premier fonds d’investissement bancaire pour compte propre dédié aux transitions énergétique, agricole et agroalimentaire. Le fonds CA Transitions accompagnera le développement des PME, ETI et coopératives engagées dans de nouveaux modèles. Deux cents millions d’euros seront apportés par les Caisses régionales de Crédit Agricole et le groupe Crédit Agricole. Géré par IDIA Capital Investissement, filiale de gestion spécialisée de la banque, les entreprises ciblées seront tournées vers les coopératives qui s’engagent à être
Le changement climatique va changer nos habitudes et… nos jugements. La chute des idoles commence, on dirait, avec Warren Buffett (photo), dirigeant de la société de gestion Berkshire Hathaway, pris à contre-pied sur le groupe Kraft Heinz. Il l’avait constitué en 2015 en rapprochant deux géants de l’alimentaire et du ketchup, et voilà qu’il s’agirait aujourd’hui de l’une des entreprises les moins bien préparées au changement climatique. Tel est le résultat d’un rapport du CDP (Carbon Disclosure Project), qui a étudié sous cet angle les 16 plus grands groupes mondiaux du secteur de la grande consommation. Les réponses au défi climatique sont insuffisantes pour tous mais le géant américain cumule les risques : émissions de CO2, exploitation excessive des sols et exposition à la sécheresse, les actionnaires ont de quoi s’inquiéter. Ils ont pourtant déjà fort à faire avec la chute des résultats et de la valorisation du groupe. Warren Buffett vient de reconnaître, après une dépréciation de 3 milliards de dollars, qu’il avait surpayé Kraft, à 63 milliards de dollars.
… milliards d’euros. C’est le montant des dépôts à vue à la fin du mois de janvier en France. Le taux de croissance annuel des dépôts va bon train : + 9,2 % selon la Banque de France. L’agrégat M2 – M1 progresse moins vite, avec un stock de 800 milliards, dont 677 milliards de comptes sur livret et 123 milliards de dépôts à terme de moins de deux ans. Quant à M3, il pèse 2.158 milliards d’euros, et même 2.342 milliards, en tenant compte de ses relations monétaires avec le reste de la zone euro.
Aviva, via son fonds Aviva Impact Investing France, a accompagné Esfin Gestion, Inco, France Active et la plate-forme participative Wiseed dans la levée de fonds réalisée par Scopelec en fin d’année dernière, révélait récemment le journal Les Echos. La première coopérative de France en nombre de salariés (3.900) a en effet bouclé un tour de table de 11,35 millions d’euros en fonds propres et a aussi mobilisé une deuxième tranche de l’emprunt obligataire Euro PP de 18 millions d’euros auprès de CM-CIC Private Debt, Banque Postale AM et Zencap AM, après 25 millions fin 2017. En deux ans, le groupe a levé 64 millions d’euros. Cette levée de fonds permettra d'épauler Scopelec dans son nouveau plan stratégique à l’horizon 2024 qui prévoit de porter son chiffre d’affaires à 600 millions d’euros avec 5.000 salariés. Pour cela, il veut développer son activité d’installation et de maintenance des infrastructures de télécoms (fibre optique, 4G/5G, etc.), qui doit passer de 415 millions d’euros en 2018 à 510 millions en 2024. Le groupe veut développer les services de télécoms aux entreprises et aux collectivités, qui devront représenter 15 % du chiffre d’affaires en 2024 contre moins de 5 % l’an dernier. Il est aussi question de s’internationaliser, comme en témoigne l’ouverture de sa première agence au Maroc au mois de janvier.
Pictet Alternative Advisors SA, société du groupe Pictet spécialisée dans la gestion alternative, lance un fonds investissant directement dans des biens immobiliers, destiné aux investisseurs professionnels. Cette nouvelle stratégie sera gérée par une équipe de 14 spécialistes sous la direction Zsolt Kohalmi. Auparavant responsable des acquisitions en Europe au sein de Starwood Capital.Ce dernier possède plus de 20 ans d’expérience et a géré plus de 20 milliards de dollars investis dans l’immobilier privé. Le fonds investira en Europe dans des actifs immobiliers et des sociétés apparentées, dans des segments comprenant les bureaux, les immeubles résidentiels, les logements pour étudiants et personnes âgées, ainsi que les objets dits«light industrial». Il se concentrera sur le segment intermédiaire du marché immobilier, en privilégiant les smart cities situées à des carrefours de l’Europe occidentale. Par ailleurs, le fonds bénéficiera de l’apport de spécialistes de l’immobilier dans six pays européens : Allemagne, Espagne, Luxembourg, Royaume-Uni, Suède et Suisse. « Ces prochaines années, la volatilité du marché dans certains pays européens, comme le Royaume-Uni, en raison du Brexit, créera de nombreux points d’entrée. D’où l’importance d’être présents sur le marché local, grâce à nos six bureaux, afin d’être les premiers sur les rangs pour tirer profit des opportunités d’investissement », souligne Zsolt Kohalmi.
Schroders vient de recruter Anna O’Donoghue en tant que responsable des opérations et de la gouvernance pour l’activité d’intermédiation au Royaume-Uni, un poste nouvellement créé. L’intéressée, qui a rejoint la société le 5 mars, vient d’Architas où elle a passé 10 ans, occupant plusieurs postes à responsabilité comme responsable de la recherche ou directrice des opérations pour les investissements. Elle a aussi travaillé chez BMO Global Asset Management et FundQuest. Chez Schroders, Anna O’Donoghue fera partie de l’équipe Intermediary Management au Royaume-Uni, sous la responsabilité de Philip Middleton, responsable de l’activité d’intermédiation au Royaume-Uni. Elle se concentrera sur la gouvernance et la gestion opérationnelle.
Pictet Alternative Advisors, aPictet group company specialised in alternative asset management, is launching a fund which invests directly in real estate assets, aimed at professional investors. The fund will invest in Europe in real estate properties and appurtenant companies in segments to include office, residential, student and retirement housing, and light industrial structures. It will focus on the intermediate real estate market segment, and will favour smart cities in Western Europe with good transport links. The fund will also be supported by real estate specialists in six European countries: Germany, Spain, Luxembourg, the United Kingdom, Sweden, and Switzerland. “In the next few years, the volatility of the market in some European countries, including the United Kingdom due to Brexit, will create a number of entry points. Hence the importance of being present on the local market through our six offices, in order to be the first in line to benefit from these investment opportunities,” says Zsolt Kohami.
Schroders has appointed Anna O’Donoghue to the newly-created role of head of operations and governance for the UK intermediary business. Prior to joining Schroders,O’Donoghue was at Architas, where she spent ten years working in senior roles, including head of research and investment chief operating officer. Previously, she has held senior investment analyst positions at BMO Global Asset Management and FundQuest. At Schroders, she will become part of the UK Intermediary Management team under the leadership of Philip Middleton, head of the UK intermediary business, with a specific focus on governance and operational management.
The Financial Conduct Authority has warned London-based hedge funds to prepare for draconian controls to fight financial crime, Financial news reports. The British regulator sent a letter to the directors of hedge funds based in London on 28 February, informing them that they should expect a visit from their teams in late March or early April, according to Optima Partners, a regulation consultant. Representatives from the FCA will spend a half-day evaluating each fund’s ability to identify and control potential violations of money-laundering regulations and financial sanctions by their clients, the letter says.
Romain Joudelat a rejoint Corum Asset Management en tant que responsable des partenariats. L’intéressé vient de Gestion 21 où il était en charge des relations investisseurs depuis 2014. Précédemment, il avait travaillé au sein du groupe ABN Amro. Corum AM est une société de gestion indépendante spécialisée dans l’épargne immobilière et le crédit aux entreprises. La société affiche un encours de 2,5 milliards d’euros.
Un nouvel ETF fournit par Amplify ETF, filiale d’AMplify Investments, propose aux investisseurs américains une exposition au marché du commerce en ligne international, lequel connaît une forte croissance, rapporte le Wall Street Journal. Amplify International Online Retail ETF a été lancé fin janvier et suit l’indice EQM International Ecommerce, qui comprend un panier d’actions de sociétés non américaines qui tirent au moins 90 % de leur chiffre d’affaires de ventes en ligne ou virtuelles. Elles se répartissent entre le retail traditionnel, les places de marché et les sociétés de voyage. Ce fonds toutes capitalisations est investi dans des entreprises affichant des capitalisations de 300 millions de dollars ou plus.
A new ETF released by Amplify ETF, an affiliate of Amplify Investments, is offering US investors exposure to the international online commerce market, which has been expanding dramatically, the Wall Street Journal reports. The Amplify International Online Retail ETF was launched in late January, and tracks the EQM International Ecommerce index, which includes a basket of stocks in non-US companies which derive at least 90% of their earnings from online or virtual sales. These are distributed between traditional retail providers, market and trading businesses, and travel companies. The fund, which includes all market cap sizes, invests in companies with market caps of $300m and up.
La société de gestion basée à Francfort, Prime Capital, a recruté Toni Quittschalle, sélectionneur de fonds chez Allianz GI, rapporte Citywire Deutschland.L’intéressé a passé 12 ans chez Allianz GI, où il était vice président pour la recherche et la sélection de gérants depuis 2010. Dans ses nouvelles fonctions, il intégrera l'équipe due diligence et se concentrera sur la sélection de fonds. Cette arrivée fait suite à huit départs au sein de l'équipe «investissement alternatif» de Prime Capital début 2019 et qui seront pourvus au cours de l’année.
The Frankfurt-based asset management firm Prime Capital has recruited the fund selector Toni Quittschalle from Allianz GI, Citywire Deutschland reports. Quittschalle spent 12 years at Allianz GI, where he had been vice-chairman for manager research and selection since 2010. In his new role, he will join the due diligence team, and will concentrate on fund selection. The arrival follows eight departures from the alternative investment team at Prime Capital in early 2019, who will be replaecd over the course of the year.
Evli Fund Management, bras armé de la gestion d’actifs de la banque Evli, a nomméMikael Lundström au poste de directeur des investissements (CIO). L’intéressé, qui travaille chez Evli depuis 1996 etoccupait le poste de directeur fixed income, continuera à exercer son métier de gérant obligataire pour les fondsEvli Corporate Bond et Evli European High Yield funds. Il restera membre de l'équipe fixed income mais n’en assurera plus la direction. C’estJuhamatti Pukka qui prend sa succession en tant que directeurde l'équipe fixed income, qui compte 8 personnes. Arrivéchez Evli en 2008 il cogère notamment le fonds Evli Short Corporate Bond.
Evli Fund Management, the asset management arm of Evli bank, has appointed Mikael Lundström as chief investment officer (CIO). Lundström, who has been working at Evli since 1996 and has served as director of fixed income, will continue to serve in his role as bond manager for the Evli Corporate Bond and Evli European High Yield funds. He will retain his roleas a member of the fixed income team, but will no longer serve as its director. Juhamati Pukka will now take over as director of the fixed income team, which includes eight members. Pukka, who joined Evli in 2008, is co-manager of the Evli Short Corporate Bond fund.
La Banque Cantonale du Valais (BCV) vient de publier les résultats de son activité en 2018. Ainsi, son bilan progresse de 555,3 millions de francs suissespour atteindre 16,122 milliards de francs. Le résultat opérationnel se monte à 116 millions de francs, en hausse de 3,1%. Le bénéfice de l’exercice s’élève à 67,1 millions de francs, en augmentation de 4,7%. «Au vu de ces résultats positifs, le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale de renforcer les fonds propres conformément à la stratégie de la banque et de distribuer un dividende de 3,35 francs suisses par action, en augmentation de 6,3%», précise la banque dans sa publication. Concernant le bilan, on note, à l’actif,les avances à la clientèle en hausse de 5,4% à 12,281 milliards de francs suisses, principalement due aux créances hypothécaires qui enregistrent une croissance de 480,8 millions de francs (+5,1%) à 9,923 milliards. Au passif, les fonds de la clientèle s’établissent à 9,858 milliards de francs, en augmentation de 314,4 millions (+3,3%). Du côté des revenus, leur total augmente de 2,1% pour atteindre 242,2 millions de francs. Principale source de revenus de la banque, le résultat brut des opérations d’intérêts se contracte de 1,1% par rapport à l’année 2017, à 160,8 millions de francs. «Cette baisse résulte de la persistance d’un contexte de taux d’intérêt négatifs et de la contraction des marges», explique la BCV. L’activité de gestion de fonds réalise 40 MCHF de résultat Dans le cadre de la gestion des risques de crédit, la variation de 5 millions de francs des corrections de valeur pour risques de défaillance permet au résultat net des opérations d’intérêts de progresser de 3,4% à 165,8 millions de francs. L’activité de gestion des fonds de placement de la BCV contribue à la croissance de 1,4% à 40 millions de francs du résultat des opérations de commissions et des prestations de service. «Pour 2019, pour autant que la situation économique ne se détériore pas, la banque prévoit des résultats dans la continuité des années précédentes et devrait atteindre un bénéfice dans la ligne du très bon résultat 2018", précise la BCV.
Blackstone a passé des «menottes dorées» à l’un de ses dirigeants, Bennett Goodman, afin d’empêcher le co-fondateur de l’activité crédit de la société d’investissement de quitter la société comme l’ont déjà fait les deux autres associés, écrit le Financial Times. Selon un accord datant de novembre, le dirigeant se verra attribuer plus rapidement que prévu 200 millions de dollars d’actions. On lui a aussi promis qu’il ne serait pas payé moins que Dwight Scott, nommé président du pôle crédit en 2017. Bennett Goodman a aussi droit à cinq semaines de vacances et à des avantages équivalents à ceux des autres managing directors, à l’exception du directeur général.