CAP L’activité de cryptomonnaie de Fidelity Investments a obtenu le feu vert pour exercer dans l’Etat de New York. Le département des services financiers de New York a annoncé avoir accordé à Fidelity Digital Asset Services une charte de « trust company » l’autorisant à proposer des services de conservation et de transactions aux investisseurs institutionnels et personnes physiques. Une autorisation qui permettra à Fidelity de travailler notamment avec les hedge funds et autres investisseurs professionnels basés dans l’Etat américain. L’établissement financier rejoint la courte liste des 23 cryptosociétés y opérant déjà, dont Bakkt, la filiale blockchain d’Intercontinental Exchange (ICE).
Il faut une bonne dose de courage ou d’insouciance pour lancer aujourd’hui sa société de gestion. Voilà un secteur parvenu il y a plusieurs années déjà au faîte de sa rentabilité, et promis à dévaler la pente sous la pression de taux bas et de réglementations toujours plus coûteuses. L’alpha, ce Graal qui mesure la valeur ajoutée du gérant pour l’investisseur en termes de performance par rapport à l’indice de référence, déserte certaines classes d’actifs cotés (lire notre Dossier page 20). C’est particulièrement vrai pour les obligations et pour des compartiments du marché où la mécanique implacable des fonds indiciels fait sa loi. Le retour en grâce annoncé des gérants actifs, dont les choix assumés seraient censés mettre l’épargnant à l’abri des retournements durables de tendance, se fait toujours attendre. Ce sont plutôt les déboires d’anciennes gloires du secteur qui ont alimenté la chronique en 2019.
Responsable de la recherche ESG, l’engagement actionnarial et la politique de vote Diplômée de l’université Paris IX Dauphine et du CFA(chartered financial analyst)
Valérie Baudson, directrice générale de CPR AM et également en charge du métier ETF, indiciel & smart beta chez Amundi, a reçu le 27 novembre le prix de l’AM Leader 2019. Celui-ci lui a été décerné à l’occasion de la Grande Soirée de la Gestion d’Actifs organisée à Paris par L’Agefi, et dont le ministre de l’Economie Bruno Le Maire était l’invité exceptionnel.
Valérie Baudson, directrice générale de CPR AM et également en charge du métier ETF, indiciel & smart beta chez Amundi, a reçu le 27 novembre le prix de l’AM Leader 2019. Celui-ci lui a été décerné lors de la Grande Soirée de la Gestion d’Actifs organisée à Paris par L’Agefi, et dont le ministre de l’Economie Bruno Le Maire était l’invité exceptionnel. Remis pour la quatrième année, le prix de l’AM Leader distingue une personnalité que sa carrière fait sortir du lot dans l’industrie française de l’asset management, et aussi susceptible à l’avenir de marquer par ses nouvelles réalisations l’ensemble du secteur. Les précédents lauréats étaient Yves Choueifaty (Tobam) en 2016, Karine Szenberg (Schroders) en 2017, et les co-fondateurs de Sycomore AM – Cyril Charlot, Christine Kolb et Emeric Préaubert – l’an dernier. Valérie Baudson a pris les rênes de CPR AM au printemps 2016. Sous sa direction, CPR AM a connu un regain de croissance de sa collecte et de ses encours, qui avoisinent désormais 50 milliards d’euros.
La CNMV a dévoilé une nouveauté sur son site web, à savoir une nouvelle section dédiée à la finance durable et destinée à devenir un point de référence sur le sujet pour les investisseurs espagnols. La section contient des définitions de termes clés et autres descriptions relatives à la finance durable ainsi que les principaux axes réglementaires l’encadrant. Elle fournit également des informations liées à la participation de la CNMV au sein de diverses organisations impliquées dans l'élaboration et la supervision de réglementations dans la finance durable. Dans une vidéo d’introduction, la vice-présidente de la CNMV Ana Martínez-Pina déclare que les challenges rencontrés par les régulateurs dans ce domaine sontla clarification de ce qu’est un investissement durable et l'établissement d’un cadre réglementaire européen harmonisé permettant aux entreprises de soumettredes informations extra-financières de manière homogène.
Generali lancera le 28 novembre son premier Plan d’Epargne Interentreprises, Generali Epargne Salariale (GES), a annoncé l’assureur lors d’une conférence de presse ce 27 novembre. Le produit a été construit par Generali Global Pension, l’entité transversale du groupe Generali dédiée à la retraite emmenée par Anne de Lanversin. Il propose deux univers d’investissement : une offre «traditionnelle» de 6 FCPE profilés par niveau de risque notamment gérés par Generali Investments et Amundi ; mais aussi24Sicav en architecture ouverte, disponibles en gestion libre, et gérées par Amundi, Comgest, DNCA, Fidelity, Generali Investments, Lazard, M&G, Pictet, Sycomore et Yomoni. L’ingénierie en matière d’asset management revêt une place primordiale pour l’assureur dans la conception du produit. «Le monde dans lequel nous sommes entrés, de taux nuls ou négatifs, amène une contrainte : la notion d’absence de risque va de pairavec la notion d’absence de rendement, voire un rendement négatif», a déploré Jean-Laurent Granier, PDG de Generali France. (...) Il faut que l’on prenne en compte les dimensions de durée, de diversification des actifset d’objectif de rendement des clientspour aboutir à une allocation d’actifs pertinente». Le déploiement de GES s’appuiera sur les canaux de distribution «maison» deGenerali France, à savoir les agents généraux et les conseillers du réseau La France AssurancesConseil (LFAC). Il pourra aussi compter sur les réseaux de distribution externes que sont les courtiers Vie et les conseillers en gestion de patrimoine (CGP).Ces derniers, qui distribuent historiquementpeu ce type de produit, seront une cinquantaine à le proposer dès son lancement. A l’inverse, tous les conseillers LFAC, habitués du sujet,se saisiront pleinement de ce nouvel outil. GES a été conçu en partenariat avec la fintech Yomoni. Les développements digitaux de cette dernière permettront notamment defaciliter le parcours de souscription par les petites entreprises, souvent moins bien informées des évolutions réglementaires que leurs aînées."Les petites entreprises de moins de 10 salariés sont équipées à 11% de dispositif d'épargne salariale, contre 85% chez lessociétés de plus de 50 salariés», a rappelé Anne de Lanversin, directrice générale de Generali Global Pension. Generali Global Pension a été créé en 2018, pour répondre à la soif de développement du groupe en matière d'épargne salariale et d'épargne retraite en entreprise. L’entitédémarré des activités en France, en Pologne, à Dubaï et a «noué des relations d’affaires avec un certain nombre de grandes entreprises en Europe du Nord», a indiqué le PDG de Generali France.
Jupiter Asset Management a recruté deux analystes actions, qui ont rejoint la société en novembre. Nahid Iqbal arrive en provenance de Mediobanca où il travaillait dernièrement sur la vente d’actions, couvrant un groupe d’institutions européennes et de hedge funds. Chez Jupiter, il travaillera aux côtés du gérant Mike Buhl-Nielsen et de l’analyste Tommy Kristoffersen pour trouver des idées principalement pour le fonds Jupiter Europa de 94 millions de livres. Il travaillera aussi avec l’équipe alternative. Antoine Hucher rejoint la société après avoir travaillé chez Exane BNP Paribas où il était analyste recherche actions sell side, dirigeant l’analyse sur les entreprises européennes de logiciels et de services informatiques de tailles petite et moyenne. Il fournira des idées sur les sociétés technologiques aux fonds actions. Il travaillera plus particulièrement sur le Jupiter Financial Opportunities Fund, le Jupiter International Financials Fund (Unit Trust) et le Jupiter Financial Innovation Fund (SICAV), avec le gérant Guy de Blonay et la spécialiste produits Jenna Zegleman.
Le groupe financier helvétique Lombard Odier vient de nommer Jérôme Monnier au poste de responsable de la clientèle privée pour la France, la Belgique et le Luxembourg, a appris NewsManagers. L’intéressé évoluait depuis presque 16 ans au sein du groupe Banque Cantonale de Genève et en particulier sa succursale française, BCGE (France) dont il était le directeur du développement de la gestion privée et membre du directoire.
La société de gestion néerlandaise Actiam, spécialiste des investissements durables, a nommé Wim Borgdorff en tant que directeur général par intérim. Cela fait suite à l’annonce le 22 octobre du départ du CEO actuel, Hans van Houwelingen, qui va poursuivre sa carrière à l’extérieur du groupe. Wim Borgdorff est co-fondateur d’AlpInvest Partners et était responsable des investissements, des solutions d’investissements et placements secondaires de 2002 à 2013. Auparavant, il était managing director d’APG Investments, gérant des placements immobiliers et alternatifs.
Edmond de Rothschild AM (Edram) vient de sélectionner SimCorp comme prestataire informatique pour fournir des solutions de gestion de portefeuille au sein de l’outil front-to-back «SimCorp Dimension» à ses clients tiers gérants. Dans ce partenariat, Simcorp s’est engagé à soutenir les efforts du groupe pour élargir l’audience des gestionnaires. L’offre d’Edram aux gestionnaires tiers, dénommée «EOS Portfolio Management», a été lancée en 2018. Elle vise une clientèle de gérants de fonds et de mandats institutionnels, de petite et moyenne tailles, ayant besoin de contrôler leurs coûts, leurs données et leurs risques au sein d’un outil unique.
Porte de sortie somme toute heureuse pour Marie Quantier, qui vient de se faire racheter par MyFunds Office, le third party marketer de Jérôme Glodas. Cette acquisition doit permettre au spécialiste de la distribution de fonds tiers auprès des CGPI de récupérer la relation client avec le millier de souscripteurs du robo advisor. Le conseiller algorithmique à base d’ETF fondé par Matthieu Hamel intégrera le site web maison MyFunds Invest, afin de créer un pôle digital. La société Q-hedge Technologies, qui édite le logiciel Marie Quantier, a été mise en liquidation judiciaire le 25 juillet dernier. Lancée en 2015, elle avait été soutenue financièrement par leclub d’investisseurs OneRagTime, piloté par Jean-Marie Messier.
Kåpan, le fonds de pension des travailleurs du gouvernement suédois aux 7 milliards d’euros d’encours,a investi 260 millions d’euros dans lefonds obligataire ESG Global High Yield M&G (Lux). Lancé par M&G fin 2017, le fonds est cogéré par James Tomlins et Stefan Isaacs. Il investit au moins 80% de ses actifs dans des obligations mondiales à haut rendement afin de constituer un portefeuille flexible et hautement diversifié en termes d'émetteurs, de zones géographiques et de secteurs. Les considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) sont intégrées dans le processus d’investissement via un screening en 3 étapes. La première étape exclut les entreprises contraires aux principes du Pacte mondial des Nations Unies. La deuxième couche filtre les entreprises dont les revenus proviennent de secteurs spécifiques : tabac, alcool, divertissement pour adultes, jeux de hasard, charbon thermique, défense et armes. La troisième étape filtre les entreprises en fonction de leur score ESG en fonction des notations fournies par MSCI et desanalyses internes de M&G.
A l’occasion d’une opération de capital développement, A Plus Finance est entré en tant qu’actionnaire minoritaire au capital de la société Cap Booster, holding du groupe Alliance High Tech basé à Meyreuil (Bouches du Rhône), aux côtés de la présidente Laurence de Rocca-Serra et du directeur général Arnaud Brézun. Le groupe AHT est spécialisé dans l’externalisation d’achats de prestations intellectuelles. Il évolue principalement sur le marché français des services et conseils dans les domaines de l’IT et de l’Ingénierie. Aucun détail sur l’opération financière n’est fourni.
Barings a annoncé ce 26 novembre le lancement de son premier PFM («private fund management»), un type de fonds de droit local qui permet aux gérants étrangers de les distribuer auprès d’investisseurs qualifiés. Dénommé «Barings China A-share Private Securities Investment Fund No.1", le fonds sera géré par Nathan Jiang et investira dans les actions chinoises. Il suivra la philosophie de gestion «GARP» (Growth-at-a-Reasonable-Price). Le géant britannique, qui gère plus de 335 milliards de dollars, est présent en Chine depuis août 2018. Il dispose de nombreuses licences de gestion, dont la WFOE («Wholly Foreign Owned Enterprise», une forme juridique permettant aux sociétés étrangères d’établir des filiales sans partenaire local), et celles relatives à la distribution de fonds étrangers auprès d’institutionnels chinois.
Selon le média Funds People, la société de conseil de gestion en patrimoineespagnole Orienta Capital a lancé le fonds Hostel Experiences Europe FCR. Ce fonds est le premier en Espagne ayant pour objectif d’investir dans la gestion d’hôtels. Il vise à créer une chaîne d’hôtels leader en Espagne et au Portugal, qui serait dédiée aux touristes plutôt jeunes etleur offrirait un large éventail d’activités et autres expériences. Funds People rapporte que plus de 100 millions d’euros seront investis dans ce projet, via le fonds avec l’objectif de mettre en service 15 hôtels dans les principales villes d’Espagne et du Portugal au cours des cinq prochaines années. Le développement de ces établissements sera assuré par The Central House.Orienta Capital va lever de l’argent auprès de 140 investisseurs privés et familles en Espagne pour ce fonds régulé par la CNMV.
PointState Capital a subi des rachats de 1 milliard de dollars cette année à fin septembre, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Parallèlement, le hedge fund new yorkais pourrait afficher sa deuxième année consécutive de pertes. Ces demandes de rachats sont intervenues avant que PointState n’enregistre des pertes en novembre liées à de gros paris sur Intelsat ainsi que sur Fannie Mae et Freddie Mac. Le fonds, qui avait 6 milliards de dollars d’actifs après les remboursements, était en hausse de 1 % sur l’année à fin octobre, mais en repli sur l’année au 22 novembre, selon des sources proches du dossier. Il a perdu 19 % l’an passé. PointState a été lancé avec 5 milliards de dollars en 2011 par Zachary Schreiber.
Le projet de fusion entre les groupes financiers espagnols Liberbank et Unicaja est à la relance, croit savoir le journal Expansión. Les précédentspourparlers concernant l’opération n’avaient pas abouti et s'étaient arrêtés en mai dernier faute d’un accord sur la répartition actionnariale de la nouvelle entité. Selon le quotidien espagnol, les actionnaires des deux groupes veulent parvenir à un accord de principe sur l'échange d’actions avant de sonder leurs conseils d’administration respectifs. Une fusion permettrait créer la sixième banque espagnole avec des encours approchant 96 milliards d’euros. Les deux sociétés disposent de leur propre société de gestion, Unigestet Liberbank. Par conséquent, les deux entreprises ont vu leurs cours de bourse respectifs grimper suite aux rumeurs de fusion mardi 26 novembre.
Comgest a recruté Arno Norro en tant que investor relations manager en Belgique. L’intéressé vient de Nordea Asset Management où il était commercial pour le Benelux depuis 2015. Chez Comgest, il travaillera avec Lodewijk van der Kroft, managing director de Comgest Belgique.
Carmignac vient de nommer Simon Zaks au poste de directeur de la communication. Il est responsable de la communication d’entreprise, des relations avec la presse et les médias ainsi que de la stratégie d’image de marque de la société de gestion. Il rejoint donc son comité de développement stratégique et son comité client stratégique. Simon Zaks était auparavant consultant affecté au segment des marchés des capitaux pour l’agence de communication française Image Sept, précise un communiqué.