Mihir Worah va quitter Pimco en mars 2020, rapporte Citywire. L’intéressé travaillait au sein de la société américaine depuis 2001. Dernièrement, il était directeur des investissements de l’allocation d’actifs et des rendements réels. Il supervisait la gestion de portefeuilles aux Etats-Unis.
JPMorgan crée une filiale qui va regrouper ses activités de gestion de fortune aux Etats-Unis pour les clients aisés et l’activité de conseil financier du réseau de la succursale Chase, selon une note que le le Wall Street Journal a pu lire. Ainsi, la banque aura une entité unique pour les clients disposant d’actifs allant jusqu’à 25 millions de dollars. La banque privée de JPMorgan pour les clients très fortunés restera distincte. La nouvelle filiale sera dirigée par Kristin Lemkau, actuelle responsable du marketing de la banque, selon la note. Un nouveau responsable du marketing sera nommé dans les prochaines semaines.
M&G souhaite développer sa présence auprès des investisseurs institutionnels français en 2020, a annoncé Brice Anger, le directeur général de M&G en France, au cours d’un point presse le 11 décembre. Cette clientèle, qui recouvre les caisses de retraite, les compagnies d’assurance et les fonds propres des banques, ne représente que 800 millions d’euros sur les quelque 5 milliards d’euros gérés pour le compte de clients français par la société de gestion britannique. Les fonds investis par le biais de conseillers financiers pèsent 2 milliards d’euros tandis que les fonds de fonds et gestions sous mandat dans le cadre de la banque privée sont à 2,5 milliards d’euros. «Cette répartition est généralement plutôt inversée chez nos confrères étrangers», note Brice Anger. Pour séduire les institutionnels, M&G compte mettre en avant les actifs réels, notamment les infrastructures, l’immobilier et la dette privée. La société de gestion britannique compte aussi poursuivre ses efforts sur le retail. La stratégie commerciale de 2020 se fondera sur quatre piliers: la gestion flexible et obligataire, avec le fonds phare Optimal Income, la gestion diversifiée, les actions internationales et l’ESG (environnement, social, gouvernance). Brice Anger espère en 2020 récolter les fruits des bonnes performances enregistrées en 2019 par les gestions de la maison. En revanche, cette année, la collecte a souffert après une année 2018 «compliquée» et le bureau de Paris est en décollecte. Cette dernière n’est «pas très importante», souligne Brice Anger, sans toutefois en préciser le montant. «Nous avons plutôt bien résisté grâce à notre biais retail très fort», ajoute-t-il En dépit de ces rachats, les encours sont restés stables grâce à la hausse des marchés, à 5 milliards d’euros. A cela s’ajoutent 2 milliards d’euros gérés pour le compte de la clientèle belge et luxembourgeoise dont les commerciaux sont basés à Paris. Les nouveaux bureaux de Paris de M&G réunissent également depuis octobre l’équipe immobilière, qui gère entre 3 et 4 milliards d’euros. Cela représente une trentaine de collaborateurs. Les actifs risqués restent à privilégier Commentant la suspension de fonds immobilier de M&G au Royaume-Uni, Brice Anger a déclaré qu’il s’agissait d’un phénomène très britannique, lié aux tensions sur le marché et à la structure de ces fonds investis sur l’immobilier physique. «Ce fonds n’a jamais été distribué en France», souligne-t-il. Il ajoute que les OPCI français sont conçus pour traverser ce genre de choc sur le marché. Enfin, en termes d’allocation d’actifs, Florent Delorme, stratégiste macro, a estimé que ce n’était pas le moment de sortir des actifs risqués. «Dans ce contexte fort probable de soutien monétaire et budgétaire mondiale, nous continuons à privilégier les actions qui présentent des primes de risque historiquement élevés, le crédit BBB américain dont les spreads sont encore suffisamment rémunérateurs, la dette souveraine émergente en devise locale qui présente des rendement attractifs et devrait bénéficier du maintien d’une politique accommodante de la part de la FED, le sterling et le yen qui nous semblent sous-évalués au regard notamment des modèles de parité de pouvoir d’achat», a-t-il résumé.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a obtenu de la part des autorités chinoises une licence de distribution de fonds, qui lui permet, affirme-t-elle, d’être la première banque étrangère à exercer des activités de gestion de fortune en Chine par le biais de sa société Yi Tsai. Yi Tsai, constituée en 2016, peut désormais être pleinement opérationnelle, indique un communiqué diffusé le 11 décembre en Italie. Cela fait suite à une phase pilote qui s’est déroulée dans la ville de Qingdao et qui est désormais terminée. La société est intégralement contrôlée par Intesa Sanpaolo et représente le cœur de la stratégie pour l’offre de produits financiers à la clientèle fortunée de la République Populaire de Chine, souligne Intesa Sanpaolo. Yi Tsai distribuera des fonds publics et fonds distribués de manière privés, sélectionnés dans l’offre de Penghua (société détenue par Eurizon Capital) et des meilleures sociétés de gestion en Chine. L’activité de distribution sera confiée au réseau de conseillers financiers de Yi Tsai.
Invesco a recruté Andy Dwiar de BMO Global Asset Management en tant que responsable de son équipe ETF capital markets pour le Royaume-Uni, le Benelux et la région nordique, rapporte Investment Week. Il sera basé à Londres et sera rattaché au responsable ETF capital markets pour l’EMEA, Jim Goldie. L’intéressé occupait le poste de responsable ETF capital markets EMEA chez BMO GAM. Il a aussi travaillé pour Bluebay Asset Management, Credit Suisse et Thames River Capital.
Barings a recruté Agnès Belaisch en tant que stratégiste européenne en chef, un poste nouvellement créé. Elle prendra ses fonctions le 16 décembre à Londres et sera rattachée à Christopher Smart, stratégiste mondial en chef et responsable du Barings Investment Institute. Agnès Belaisch vient de la London School of Economics où elle était «senior visiting fellow» et étudiait comment investir dans les projets sociaux et environnementaux pouvait générer des rendements. Elle a travaillé au sein de plusieurs sociétés de gestion, dont chez Edmond de Rothschild Asset Management, où elle était responsable de l’obligataire souverain, et Threadneedle Investments, où elle était responsable stratégie marchés émergents et gérante. Elle a aussi travaillé dans le secteur public, notamment au Fonds monétaire international.
C’est le montant qu’atteignent les ETF dans le monde, ayant doublé de taille en moins de quatre ans, rapporte le Financial Times. « Franchir le seuil des 6.000 milliards de dollars est un moment historique, mais nous sommes encore aux débuts du développement du secteur, car les taux d’adoption des ETF à travers l’Europe et l’Asie sont bien inférieurs à ceux des Etats-Unis », précise Deborah Fuhr, co-fondatrice d’ETFGI. Les actifs des ETF pourraient même passer à 12.000 milliards de dollars d’ici à fin 2023.
REBELOTE L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Le gestionnaire britannique M&G Investments a annoncé la fermeture de son fonds Property Fund investi dans l’immobilier commercial domestique. Le gestionnaire justifie cette mesure par des retraits importants survenus cette année : 750 millions de livres au cours des huit premiers mois de l’année. A fin octobre, l’actif sous gestion de ce véhicule est tombé à 2,54 milliards de livres. En interdisant toute sortie, M&G se laisse le temps de céder une partie de ses immeubles, la valorisation du portefeuille ayant été réduite de 7,7 % sur le seul mois de novembre.
Mirela Agache Durand rejoint le Groupe Groupama pour être proposée au conseil de Groupama Asset Management pour le poste de directeur général, annonce un communiqué. Elle doit succéder à Philippe Setbon, qui va prendre la direction générale d’Ostrum Asset Management. Elle était jusqu'à présent directrice générale de Tocqueville Finance. Directement rattachée à Cyril Roux, directeur financier de Groupama, elle prendra ses nouvelles fonctions au premier trimestre 2020. Cette nomination est soumise à l’agrément de l’Autorité des marchés financiers. Du côté de LBPAM, Vincent Cornet sera proposé comme directeur général de Tocqueville Finance au conseil d’administration de Tocqueville Finance,.
L’Autorité des marchés financiers constate que pour toutes les classes d’actifs, les frais des FCPE restent inférieurs à ceux des produits grand public.
A fin 2018, 26 sociétés de gestion françaises présentent «une insuffisance en fonds propres au regards des exigences réglementaires applicables, soit quatre de plus qu’en 2017», a annoncé mercredi l’Autorité des marchés financiers (AMF). Dans un nouveau chapitre sur les chiffres clé des asset managers, publié sur son site internet, le régulateur souligne aussi «une baisse de 5,8% entre 2017 et 2018 du nombre de sociétés de gestion disposant d’un coussin de fonds propres égal ou supérieur à 30% du niveau requis». Elles ne sont plus que 69% à disposer de réserves confortables à fin 2018, contre 74% en 2017. L’AMF souligne néanmoins «la robustesse (...) de la gestion d’actifs en France» qui totalise 5,5 milliards d’euros de fonds propres.
Le Liban doit former un gouvernement efficace capable d’entreprendre des réformes, seule condition à l’octroi d’une aide financière internationale, a averti mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Le Premier ministre libanais Saad Hariri a démissionné le 29 octobre après plusieurs semaines de manifestations contre une élite politique jugée corrompue et incapable de sortir le pays de sa plus grave crise économique depuis la guerre civile (1975-1990). Aucun gouvernement n’a pu être formé depuis. Dans son projet de communiqué final, que Reuters a pu consulter, le groupe de soutien au Liban appelle à l’adoption urgente d’un programme de réformes économiques après la formation d’un nouveau gouvernement.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce 11 décembre la première analyse quantitative (*) permettant de positionner les fonds d’épargne salariale au sein de l’univers des organismes de placement collectif commercialisés en France. Le régulateur a comparé les frais et performances nettes de 810 fonds d’épargne salariale avec ceux des fonds destinés aux particuliers et ceux des fonds réservés aux investisseurs institutionnels. Du fait des montants en jeu et des restrictions de blocage de l’épargne, mais aussi en raison de l’absence de frais de distribution et de conseil personnalisé, les caractéristiques des fonds d’épargne salariale devraient en théorie se rapprocher de celles des fonds réservés aux institutionnels et s’éloigner de celles des fonds destinés à la clientèle de détail, notamment en termes de frais et de performances nettes. D’un autre côté, la gestion administrative des plans reste individuelle ce qui engendre des coûts spécifiques. Les travaux consistent en l’analyse d’un ensemble de plus de 34 000 fonds français ou étrangers dont des fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) sur une période de 10 ans de 2008 à 2017. Premier constat, le taux de frais sur encours (TFE)des fonds d’épargne salariale représentant l’ensemble des frais payés par l’employeur et le salarié se situe à un niveau intermédiaire entre celui des fonds institutionnels et celui des fonds destinés aux épargnants pour les fonds actions, obligataires et monétaires. Les TFE des FCPE monétaires ne sont pas significativement différents de ceux des fonds institutionnels tout en restant inférieurs aux frais des fonds équivalents destinés aux épargnants ou à une clientèle mixte. Concernant les fonds diversifiés, les FCPE apparaissent comme la catégorie la moins chère mais l’écart de TFE entre les FCPE et les fonds institutionnels est faible. Concernant les performances nettes, les auteurs restent prudents et estiment que les conclusions ne permettent pas d’identifier de divergences entre les fonds réservés aux institutionnels, les fonds épargnants et les fonds d’épargne salariale. Mais l'étude démontre bienque les FCPE sont bien positionnés en terme de frais. Les différentes mesures de la loi « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (Pacte) et la mise en place du produit d’épargne retraite paneuropéen (PEPP) devraient accroître la portabilité et l’harmonisation des produits d’épargne retraite et favoriser ainsi la constitution pour les Français d’une épargne de moyen à long terme et le financement des entreprises. (*) Frais et performancedes fonds d'épargne salariale, Pierre-Emmanuel Darpeix & Natacha Mosson, décembre 2019
Rgreen Invest vient de fermer le second millésime des solutions Nouvelles Energies, un fonds dédié au financement en dette senior de leurs projets d’infrastructures. La société de gestion a levé en deux mois 156 millions d’euros, légèrement plus que son objectif cible, auprès d’investisseurs institutionnels. Rgreen Invest réalise, par le biais de ses deux fonds Nouvelles Energies, du financement court terme pour les développeurs de projets d’infrastructures liées aux énergies renouvelables. Son premier millésime a été clôturé fin décembre 2018 avec 124 millions d’euros.
Oddo BHF Asset Management vient de renforcer son équipe wholesale pour la distribution de fonds ouverts au public en Allemagne et en Autriche. Christopher Chwalek sera désormais l’interlocuteur privilégié pour les partenaires de distribution d’Oddo BHF en Bavière et en Autriche. Déjà en septembre dernier, Florian Friske avait rejoint l’équipe, pour prendre en charge la clientèle dans les Länder de Hesse, Bade-Wurttemberg, Sarre et Rhénanie-Palatinat. Avant de rejoindre Oddo BHF AM, Christopher Chwalek travaillait chez Lyxor Asset Management où il était responsable du marketing et de la distribution de l’offre de fonds actifs dans la région Allemagne, Autriche, Suisse (DACH).
La société de gestion suisse Fisch Asset Management, bien connue pour son expertise sur les convertibles, a annoncé ce 11 décembre le départ de Philipp Good, co-CEO de la société. En conséquence, Juerg Sturzenegger, qui occupait jusqu’ici les mêmes fonctions que son homologue, assumera seul la direction de la société. Selon un communiqué, «le conseil d’administration de Fisch Asset Management et son co-CEO Philipp Good sont mutuellement tombés d’accord pour mettre fin à leurs relations contractuelles. Compte tenu de visions stratégiques différentes sur le développement de la société, Philipp a décidé de rechercher un autre défi professionnel en dehors de Fisch Asset Management». Philipp Good avait rejoint la société en 2007 et développé l’activité autour des obligations d’entreprises. A compter de 2014, il avait pris la direction de la gestion de portefeuille. Depuis 2017, il était co-CEO aux côtés de Juerg Sturzenegger et avait pris en charge ultérieurement la division «clients & marchés». Fisch AM compte 90 collaborateurs et gère environ 10 milliards de francs suisses pour le compte de clients institutionnels pour l’essentiel basés en Europe.
La société de gestion suédoise Öhman Fonder lance un fonds sur les petites capitalisations mondiales, Öhman Global Småbolag Hållbar. Le fonds est géré selon les mêmes principes et par la même équipe de gestion que le fonds Öhman Global Sustainable, à la différence près que seules les entreprises dont la capitalisation est inférieure à cinq milliards de dollars sont éligibles. Le fonds sera géré par Ylwa Häggström. Il sera investi à la fois dans les marchés développés et les marchés émergents et sera exposé à plusieurs secteurs. Les mêmes critères de durabilité que les autres fonds d’Öhman seront appliqués.
La société de gestion Vega Investment Managers a annoncé ce 11 décembre un partenariat stratégique avec la start-up canadienne Impak Finance, spécialisée en notation d’impact. Grâce à ce partenariat, VegaInvestment Managers consolide sa démarche d’Investissement Socialement Responsable (ISR) qui a pris son essor en 2018, lors du lancement du « Club ESG » et du fonds VegaDurable, l’un des premiers fonds de fonds ESG/ISR. Le marché de l’investissement à impact, estimé à 455 milliards d’euros en 2018, attire un nombre croissant d’investisseurs soucieux de mettre leurs capitaux au service de changements sociétaux. « Nous sommes à l’écoute de nos investisseurs. Ce partenariat préserve notre philosophie d’investissement «Valeurs de Croissance», ADN de notre société, tout en répondant à une demande grandissante en faveur d’une mesure tangible et transparente de l’impact, qui va au-delà de la seule intégration des critères ESG dans notre process de gestion », a commenté Marc Riez, directeur général de VegaInvestment Managers, cité dans un communiqué. La société de gestion compte investir dans les entreprises qui génèrent intentionnellement un impact social et environnemental positif et mesurable tout en minimisant les impacts négatifs de leurs activités. Dans ce cadre, Vega Investment Managers s’appuiera sur Impak Finance et son outil propriétaire de scoring et reporting d’impact, Impak IS, qui évalue et suit l’impact global au travers d’indicateurs de mesure d’impact qui se veulent comparables et simplifiés.
Credit Suisse doit se résoudre à réduire son objectif de rentabilité pour l’année prochaine, avec un rendement des fonds propres (RoTE) de 10%, contre 11-12% auparavant, a indiqué le groupe ce 11 décembre en préambule à une journée investisseurs à Londres. La grande banque confirme la cible à moyen terme de «plus de 12%». Pour l’exercice en cours, cet indicateur est attendu à 8%. La rentabilité sera fortement dépendante de la santé des marchés financiers en 2020, selon le groupe bancaire helvétique. Les actionnaires ne devraient pas être affectés. Credit Suisse s’engage à maintenir le niveau de redistribution de capital, notamment par le versement d’un dividende qui représentera au moins 50% du bénéfice net et qui devrait croître de 5% par an. Les rachats d’actions vont se poursuivre comme prévu, à hauteur de 1,5 milliard de francs maximum en 2020. Le géant suisse garantit l’acquisition de titres pour au moins 1 milliard l’année prochaine. Le groupe suisse a également fait un point sur le développement de ses activités. Dans l’univers stratégique de la gestion de fortune, la division International Wealth Management (IWM) devrait évoluer de manière stable, ce qui permettra une «amélioration significative» du RoTE. La division Apac, qui regroupe les activités de gestion de fortune en Asie-Pacifique, affichera au dernier trimestre une bien meilleure performance en comparaison annuelle. En termes d’investissements, le groupe bancaire a décidé de ne plus financer de quelque manière que ce soit les nouvelles centrales à charbon, un changement de politique qualifié d’"important».
Mirela Agache Durand rejoint le Groupe Groupama pour être proposée au conseil de Groupama Asset Management pour le poste de directeur général, annonce un communiqué diffusé le 10 décembre. Elle doit succéder à Philippe Setbon, dont le départ, révélé par Newsmanagers, a été annoncé en octobre - il va prendre la direction générale d’Ostrum Asset Management. Elle était jusqu'à présent directrice générale de Tocqueville Finance.
A fin 2018, 26 sociétés de gestion françaises « une insuffisance en fonds propres au regards des exigences réglementaires applicables, soit quatre de plus qu’en 2017», annonce ce mercredi l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Claudio de Sanctis, à la tête des activités de banque privée de Deutsche Bank (215 milliards d’euros)depuis moins d’un an, veut développer la force de frappe de banque privée du groupe allemand. Il veut notamment lancer une nouvelle offre de produits de gestion discrétionnaires, rapporte le site spécialisé finews. Transfuge de Credit Suisse, il entend aussi entrer en concurrence frontale avec des concurrents comme UBS et Credit Suisse en abaissant ses prix, défiant ainsi des acteurs dont le modèle d’affaires est basé sur une tarification beaucoup plus élevée et qui sont en outre confrontés à une réduction à long terme des marges et des volumes. Claudio de Sanctis indique par ailleurs que la banque privée a réussi à enrayer les sorties de l’an dernier et que depuis le début de l’année, elle affiche des entrées nettes de 9 milliards d’euros. Une évolution liée au recrutement de 90 nouveaux banquiers privés à fin septembre. Des recrutements aux prix du marché, insiste le responsable, qui veut ainsi démentir des informations selon lesquelles le groupe allemand aurait surpayé certains recrutements. En Asie, Claudio de Sanctis envisage de réduire les coûts d’environ 100 millions d’euros. Cela dit, les statistiques de Deutsche Bank en matière de banque privée sont plutôt encourageantes: plus de la moitié de la clientèle a plus de 50 millions d’euros d’actifs. Un tiers des revenus provient de nouveaux marchés comme l’Asie, le Moyen-Orient et l’Amérique latine. Deutsche Bank reste malgré tout très dépendant du marché allemand qui représente environ 40% de ses actifs. Un pourcentage peu reluisant mais qui s’explique par les errements stratégiques du groupe qui a décidé l’an dernier d’intégrer le marché allemand de la banque privée dans son entité européenne et qui, il y a quelques jours, a finalement décidé de faire machine arrière.
iM Global Partner vient de recruter Peter Stockall pour diriger les ventes en Amérique latine et sur le US offshore à Miami. L’intéressé était précédemment responsable des ventes de la gamme de fonds Carmignac aux Etats-Unis. Peter Stockall sera rattaché à Jose Castellano, CEO adjoint et responsable du développement international d’iM Global Partner. iM Global Partner détient des participations minoritaires dans cinq sociétés. Ses encours, au pro rata de ses participations, représentent 11,1 milliards de dollars. La société compte par ailleurs à son actionnariat Eurazeo, Amundi et Dassault/La Maison.
HSBC Private Bank Suisse est parvenue à trouver un accord avec le Département américain de la justice (DoJ) dans l'épineux dossier concernant sa clientèle aux Etats-Unis. Le règlement du conflit coûtera 192,35 millions de dollars, a indiqué la banquedans un communiqué. «Nous sommes soulagés de résoudre ce problème hérité du passé», s’est réjoui le directeur général de HSBC Private Bank Suisse, Alex Classen, cité dans le communiqué. L’accord solde le litige fiscal entre 2000 et 2010. Le montant de l’amende a été entièrement provisionné, précise la banque. La filiale suisse de la banque britannique en charge de la gestion des actifs de clients fortunés a reconnu avoir détenu pour le compte de clients, entre 2000 et 2010, des avoirs non déclarés au fisc américain d’une valeur de 1,26 milliard de dollars, a pour sa part indiqué le DoJ. Pour aider ses clients "à commettre une fraude fiscale», la banque est accusée d’avoir monté des stratagèmes «frauduleux» et présenté des documents «falsifiés» au fisc américain (IRS), peut-on encore lire dans un communiqué du ministère. «En 2002, la banque avait des relations d’affaires non déclarées au fisc avec environ 720 clients américains, dont les actifs valaient plus de 800 millions de dollars», précisele DoJ, ajoutant que la valeur des actifs de clients américains non déclarés par HSBC a atteint un plus haut en 2007. Outre l’amende de près de 200 millions, HSBC s’est engagée à fournir aux autorités américaines des informations sur des comptes clôturés auprès d’elle entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2017. L'établissement sera mis à l'épreuve pendant trois ans pour prouver sa bonne foi.