Le personnel des sociétés de gestion a reçu des augmentations de salaires plus importantes que celles des banquiers d’investissement en 2019, rapporte Financial Times fund management, citant une étude d’Emolument. La rémunération médiane, incluant les bonus, s’est établie à 167.000 dollars en 2019, en hausse de 16,4 % par rapport à 2018. Les banquiers d’investissement ont vu leurs rémunérations augmenter de 12,4 % à 218.000 dollars. Toutefois, les experts ne s’attendent pas à des bonus mirobolants lors des prochains versements en février ou mars. Un associé de PwC estime que le bonus moyen par tête dans le secteur sera compris entre 5 et 10 %.
Le fonds LF ASI Income Focus Fund, anciennement LF Woodford Income Focus Fund, va rouvrir le 13 février, a annoncé vendredi l’administrateur du fonds, Link Fund Solutions, selon Reuters. La responsabilité de la gestion des actifs du fonds a été confiée à Standard Life Aberdeen après que l’ancien gérant star Neil Woodford a choisi de fermer sa société, Woodford Investment Management.
Le directeur général de Banco Sabadell, Jaime Guardiola, a confirmé que la banque espagnole allait perdre 34 millions d’euros de profit net annuel avec la vente de Sabadell AM à Amundi. En 2019, Banco Sabadell a généré 153 millions d’euros de commissions de ses fonds d’investissement, soit une baisse de 3,1% sur l’année. Cependant, les commissions étaient en hausse de 5,5% pour la distribution des plans de pensions et des fonds assurantiels(182M€)ainsi que pour la gestion de fortune (30M€). Par ailleurs,Josep Oliu, président de Banco Sabadell, a indiqué que la spécialisation d’Amundi dans les réseaux bancaires avait été décisive dans le choix du gestionnaire français pour le rachat de Sabadell AM et le partenariat stratégique de 10 ans qui en découle.
Andbank va déléguer la gestion de la gamme de fonds d’investissements et de plans de pensions de Merchbanc, gestionnaire avec lequel elle a signé un accord d’intégration en juillet 2018. Dans les faits, la délégation de gestion va être confiée à Prisma Asset Management, société de gestion indépendante fondée par l'équipe de gérants et d’analystes deMerchbanc qui aura pour vocation exclusive la gestion de ces fonds. Andbank estime que cette solution permettra d'éviter tout conflit d’intérêts dans la gestion des fonds concernés et pour la société de se focaliser sur son activité de conseil en banque privée.
BNP Paribas et le Fonds Européen d’Investissement (FEI) lancent le BNP Paribas European Social Impact Bond Fund, un fonds de 10 millions d’euros pour co-investir dans des contrats à impact social (CIS ou social impact bond) au sein de l’Union européenne, annonce un communiqué de presse. «Un CIS est un outil de financement original et multipartite, qui promeut l’expérimentation et la prévention dans l’action sociale et dans les politiques publiques, et permet aussi de générer des économies pour les pouvoirs publics. Des investisseurs préfinancent des projets d’innovation sociale sur la base d’un contrat d’objectifs d’impact social ambitieux, préalablement négociés avec la puissance publique et un (des) opérateur(s) social (aux) - entreprises sociales, associations, fondations… En cas d’atteinte de ces objectifs, les pouvoirs publics remboursent, voire rémunèrent les investisseurs à proportion de l’impact social produit. En cas de non atteinte des objectifs, les investisseurs ne sont pas remboursés», explique un communiqué. Trois premiers CIS sont d’ores et déjà financés par le BNP Paribas European Social Impact Bonds Fund : un CIS porté par Article 1 pour l’amélioration de la persévérance scolaire et l’ambition d’élèves de l’enseignement agricole en Hauts-de France et Occitanie ainsi que deux CIS portés par la Fondation d’Auteuil en Loire-Atlantique et en Gironde, visant à éviter le placement d’enfants. Plusieurs autres sont en cours d’étude ou de structuration en France, Belgique et Italie. Si ces 3 premiers CIS atteignent leurs objectifs d’impact social, plus de 1.000 étudiants auront bénéficié d’un accompagnement spécifique dans le but d’améliorer leur ambition et persévérance scolaire et plus de 130 enfants auront évité le placement en structures d’accueil. Ce fonds est lancé dans le cadre du « Plan Juncker » et doit permettre à l’Union européenne d’améliorer l’accès au financement des diverses organisations et entreprises sociales. Pour créer et gérer ce mécanisme, BNP Paribas s’est appuyé sur sa filiale de gestion d’actifs BNP Paribas Asset Management. «Ce fonds dédié, unique dans son genre, vise donc à promouvoir l’innovation sociale grâce à l’innovation financière et à combler ainsi un déficit de financement», conclut le communiqué.
Le groupe américain de capital investissement KKR a fait état d’actifs sous gestion de 218milliards de dollars à la fin de l’année 2019, en hausse de 12 % par rapport à la fin 2018. Les actifs sous gestion porteurs de commissions se sont quant à eux élevé à 161milliards de dollars en hausse de 14 % sur un an. Ses revenus totaux se sont établis à 4,2 milliards de dollars comparé à 2,4 milliards l’année précédente. Ce quasi-doublement est avant tout dû à des gains de «carried interest» plus élevés tout comme à la hausse des commissions de gestion, le tout ayant été partiellement annulé par des commissions de transactions plus faibles, précise KKR. Au niveau des bénéfices, le quatrième trimestre 2019 a été nettement plus bénéfique au groupe que celui de 2018. Ainsi entre septembre et décembre, le résultat net en normes US GAAP s’est établit à 515 millions de dollars contre une perte nette de 393 millions un an plus tôt. Sur l’exercice 2019 complet, le résultat net atteint 1,9 milliard contre 1 milliard en 2018. Le poids lourd du capital investissement indique qu’il a mobilisé 7,7 milliards de dollars de nouveaux capitaux sur l’année dans le cadre de multiples stratégies, notamment les infrastructures, l’immobilier, le crédit à effet de levier et les partenariats stratégiques. Enfin, la direction du groupe a indiqué vendredi réfléchir à pouvoir intégrer les indices boursiers de Russell, rapporte le Wall Street Journal. En 2018, le groupe avait déjà changé sa structure juridique, abandonnant son statut de partnership, afin de pouvoir attirer de plus nombreux actionnaires.
Une preuve s’il en est que non, BlackRock n’a pas la mainmise sur l’Etat français. La cour administrative d’appel de Versailles arejeté,le 14 janvier dernier, les demandes du gestionnaireaméricainBlackRock dans une affaire de restitution de retenues à la source acquittéespar sa Sicav luxembourgeoise BlackRock Global Funds auprès dufisc français en 2012, a appris NewsManagers. A l’origine de l’affaire, BlackRock avait demandé au tribunal administratif de Montreuil la restitution d’une somme totale de 168.675,45 euros au titre des retenues à la source acquittées par la Sicavsur des dividendes reçus des groupes français Total et Sanofi en 2012. Le 30 janvier 2018, ce même tribunal avait prononcé un non-lieu à statuer partiel sur la demande de BlackRock, à hauteur du dégrèvement de 92.045,02 euros accordé au gestionnaire américain durant l’instance, et rejeté le surplus de la demande. L’administration fiscale avait ensuite prononcé, le 25 septembre 2018, la restitution à la SicavBlackRock Global Funds d’une somme de8.692,93 euros. BlackRock s'était préalablement pourvu en appel en mai 2018 pour réclamer l’annulation du jugement ordonné par le tribunal administratif de Montreuil et la restitution d’une somme de 69.242,54 euros par le fisc français. Demandes qui ont donc été rejetées par la cour administrative d’appel de Versailles, qui a jugé qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de BlackRock.
Le gérant danois Nordic Investment Opportunities (NIO) vient de nommer Mogens Thorninger au poste de directeur général. Celui-ci, qui quitte la présidence d’une société d’avocats, va parallèlement occuper un rôle de partner chez Copenhagen Infrastructure Partners, le principal actionnaire de NIO. Mogens Thorninger a passé plus d’une dizaine d’années à travailler sur des deals d’investissements en infrastructures pour le compte d’investisseurs institutionnels. NIO gère 330 millions d’euros d’encours en private equity, private debt, immobilier et infrastructure.
La société singapourienne Keppel Capital a annoncé ce 30 janvier le lancement d’un nouveau fonds infrastucture. Le Keppel Asia Infrastructure Fund a d’ores et déjà levé 360 millions de dollars auprès notamment d’un fonds souverain et d’un fonds de dotation. Un encours total d’un milliard de dollars est envisagé par la société de gestion.
Le parquet italien a enquêté sur UBS Europe concernant de possibles blanchiment d’argent et obstruction au travail des régulateurs dans le cadre d’une investigation pour fraude sur une petite société de gestion italienne, Sofia SGR, rapporte Reuters, citant deux sources ayant une connaissance directe de l’affaire. Les sources ont précisé que l’enquête était terminée et que le parquet allait faire état de ses accusations et demander un procès. Selon les sources, 23 personnes, dont l’ancien patron d’UBS en Italie, Fabio Innocenzi, ont fait l’objet de l’enquête, ainsi qu’UBS Europe et Sofia SGR. Le parquet voulait savoir si Sofia avait fraudé en appliquant des frais supérieurs à la moyenne à 117 clients et en omettant de dévoiler des conflits d’intérêts sur des opérations ayant généré des pertes pour les clients. UBS Europe a été concerné par l’enquête parce que Sofia SGR a négocié ses produits via la banque. Sofia SGR a été liquidée depuis et certains de ses actifs ont été repris par Azimut.
First State Investments a recruté John DiMarco, spécialiste des infrastructures énergétiques, au poste de directeur de l’équipe en charge des investissements en infrastructures pour le marchénord-américain. L’intéressé arrive en provenance de CCA Group, une société de conseil financier qui fournit des services de marchés de capitaux et de conseil aux entreprises sur les marchés des énergies renouvelables et des infrastructures énergétiques. Auparavant, il a passé sept ans au sein de Terra-Gen Power, un producteur d'électricité indépendant spécialisé dans le développement et l’exploitation d’installations de production d'énergie renouvelable et de gaz naturel. Avant de rejoindre cette entreprise en 2008, il a occupé des postes chez GE Energy Financial Services et Citigroup.
Changement à la tête d’Indosuez Wealth Management en Suisse. La filiale du Crédit Agricole a annoncé ce 31 janvier la nomination d’Isabelle Jacob-Nebout au poste de head of Wealth Management et membre du comité exécutif de CA Indosuez (Switzerland) SA, à partir du 2 mars prochain. Elle succèdera à Patrick Ramsey, dont l’avenir professionnel n’a pas été communiqué. Isabelle Jacob-Nebout est arrivée en décembre dans l’entité, comme responsable du développement commercial. Elle a auparavant passé treize ans dans divers postes à responsabilité dans la gestion de fortune de BNP Paribas en Suisse.
Le groupe financier anglo-sud-africain Investec a détaillé ses projets pour la prochaine double cotation de sa gestion d’actifs Ninety One, qui aura lieu le 13 mars 2020sur les bourses de Londres et de Johannesbourg. Cette double cotation s’inscrit dans le cadred’un processus de scission engagé l’an dernier. Ninety One plc aura un flottant compris entre60% et65%. Environ15% de la totalité des actions émises seront détenues par Investec. La société a indiqué qu’environ 55% des actions émises seront possédées par les actionnaires actuels d’Investec plc et Investec Limited et aumoins 20% le seront par les employés de Ninety One. Les 10% qui restent seront détenus par des investisseurs institutionnels et «certains investisseurs». Ninety One estime que cette double cotation, valorisée entre 1,6 et 1,8 milliard de livres sterling,bénéficiera à ses clients, employés et actionnaires tout en préservant et promouvant un haut degré d’actionnariat salarié. De l’avis des dirigeants de la société, l’introduction en bourse permettra d'établir une structure qui attirera et retiendra les talents et d’aligner l’organisation et les effectifs pour un succès de long terme. «La scission et la cotation de Ninety One constituent une étape majeure dans le plan d’Investec de simplifier, recentrer et positionner tant Ninety One que les activités bancaires et de gestion de fortune d’Investec pour une croissance de long-terme. Cette annonce précède un vote des actionnaires sur la scission et la cotation prévu le 10 février 2020", ont déclaréFani Titi et Hendrik du Toit, co-directeurs généraux d’Investec. Ninety One, qui gère 121 milliards de livres sterling, devrait être éligible pour une inclusion dans les indices FTSE UK et JSE SA.
IMPact SIM, la société créée par d’anciens gérants d’Azimut, a nommé Alessandro Tonni directeur financier et membre du conseil d’administration. L’intéressé était déjà membre du comité des investissements. Il a rejoint la société lors de sa création. De 1995 à 2018, il travaillait pour Azimut Capital Management SGR, où il a été responsable des investissements sur le marchés actions américaines et des investissements en infrastructures cotées. IMPact SIM a été lancée en 2018 par Fausto Artoni, Stefano Mach et Gherardo Spinola, qui étaient gérants d’Azimut.
Longchamp Asset Management s’apprête à lancer un fonds crédit value qui sera géré par Jean Fau, un ancien de Chenavari qui a rejoint la société de gestion française en début d’année. Ce fonds, pour lequel la boutique a demandé une extension de son agrément aux CoCo, naîtra avec 45 millions d’euros de capitaux d’amorçage. Dénommé Longchamp Solferino Credit Fund, il se concentrera sur le marché du crédit high yield européen et aura la possibilité d’investir dans les marchés émergents. La sélection de titres se fera en fonction d’une approche value.
La holding du groupe japonais Nomura a présenté ce jeudi 30 janvier ses résultats du troisième trimestre de son année comptable décalée. Il en est ressorti un résultat net de 335 milliards de yens (2,8 milliards d’euros). Au sein de son département de gestion d’actifs, les encours ont dépassé pour la première fois les 55 trillions de yen, soit plus de 500 milliards de dollars (ou 460 milliards d’euros). Cette hausse a notamment été portée par l’effet marché, a précisé le géant nippon. Les revenus de l’activité ont progressé de 27,8% à 85,6 milliards de yens (710 millions d’euros), pour un résultat avant impôts de 37,5 milliards de yens (+89,8%).
Les Européens ont plus que doublé leurs mises dans des fonds durables l’an dernier par rapport à 2018, en réponse aux craintes que suscite le changement climatique pour l'économie mondiale. Un record de 120 milliards d’euros a été atteint dans ces produits, soit plus du double des 48,8 milliards d’apports nets réunis en 2018, selon des chiffres de Morningstar repris par le Financial Times. Les actifs détenus par les 2.405 fonds suivis par Morningstar ont atteint 668 milliards d’euros à la fin 2019, soit en hausse de 56% en un an.
2019 a été une année de «changements et de restructurations» pour Haas Gestion, société de gestion détenue à 100 % par le groupe DLPK, selon son directeur général, Napoléon Gourgaud, qui s’exprimait jeudi 30 janvier au cours d’un point presse. L’un de ces changements a été le départ à la fin de l’année dernière de Marc Tournier, l’ancien gérant star de Tocqueville, qui avait rejoint Haas Gestion en 2015. Il y gérait un fonds, Epargne Opportunités, qui a été fermé.Depuis 2018, les performances n’étaient pas au rendez-vous, a expliqué Napoléon Gourgaud en marge de la conférence. Toutefois, le départ de Marc Tournier serait lié à des «raisons personnelles». Alexandre Lacroix, qui travaillait aussi sur ce fonds, a également quitté l’entreprise. Aujourd’hui, la gamme Epargne, qui regroupe des fonds d’allocation, compte trois produits: Haas Epargne Patrimoine, qui est le plus important, Haas Epargne Réactif et Haas Epargne Global, le petit dernier, qui n’est pas encore commercialisé. L’équipe de gestion se compose de trois personnes: Chaguir Mandjee, Pauline Tuccella et Marina Garlatti. Cette gamme «historique» représente l’essentiel des encours de Haas Gestion, lesquels sont légèrement inférieurs à 500 millions d’euros après une décollecte de 120 millions d’euros en 2019. Haas Gestion gère une seconde gamme, que Napoléon Gourgaud souhaite mettre davantage en avant. «Il est primordial de bien équilibrer les encours sur les deux gammes», dit-il. Cette gamme actions comprend le fonds Haas Actions Croissance, lancé en 1993 et jusqu’ici réservé à la clientèle privée, et le fonds Haas Actions Entrepreneurs, lancé en 2018. Le premier se concentre sur les grandes valeurs et le second sur les petites capitalisations. L’équipe de gestion a aussi été réorganisée et renforcée. Deux gérants ont rejoint Didier Roman, directeur de la gestion actions : Emeric Blond, qui vient d’Ecofi Investissements, et Sandrine Hallopeau, qui travaillait chez Vega IM. De plus, une gestion collégiale a été instaurée. «Nous investissons sur des valeurs européennes et des valeurs de croissance. Nous ne faisons pas beaucoup tourner les portefeuilles et nous investissons en permanence entre 80 % et 100 % du portefeuille», résume Didier Roman. Trois thèmes porteurs ont aussi été identifiés et seront utilisés dans la gestion des fonds: la démographie, les ruptures et l’environnement. La société a parallèlement structuré sa démarche ESG (environnement, social et gouvernance). Elle a rédigé une charte avec l’aide d’Ethifinance qui s’appliquera à la gestion financière mais aussi à la manière de travailler des collaborateurs. Napoléon Gourgaud a également indiqué que Haas envisageait de signer les Principes pour l’investissement responsable (PRI) et de demander un label pour certains fonds. Didier Roman ajoute que les fonds et leur empreinte carbone seront notés. Napoléon Gourgaud espère que ces changements vont répondre aux nouvelles attentes des clients, qui sont principalement des particuliers, moins enclins à prendre du risque et en quête de sens.
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé l’arrivée de deux nouveaux directeurs indépendants au sein de son conseil d’administration, qui passe ainsi de dix à douze membres. Les nouveaux membres sont Paula Volent et Sandy Rattray. La première occupe le poste de responsable des investissements de Bowdoin College depuis 2006 tandis que le second exerce les fonctions de responsable des investissements de Man Group depuis 2017. Leurs nominations prendronteffet au 26 février 2020.
L’autorité des marchés financiers en Europe, l’Esma, a lancé une action de supervision coordonnée avec les régulateurs des pays de l’Union Européenne afin de superviser ensemble en 2020 la gestion du risque de liquidité par les gérants de fonds Ucits. Cette initiative a pour but d’assurer la convergence dans la façon de superviser la gestion de ce risque et d’améliorer ainsi la protection des investisseurs européens. Dans un premier temps, les régulateurs locaux vont collecter des données quantitatives d’une majorité de gérants de fonds Ucits basés sur leurs territoires respectifs. Puis, ils se focaliseront sur un échantillon plus petit pour conduire une analyse en profondeur. Cette action de supervision commune traduit la volonté de l’Esma d'éviter une nouvelle affaire Woodford. Plusieurs sociétés de gestion ont fait face à des problèmes de liquidité dans leurs fonds Ucits au cours des deux dernières années, dont Woodford IM, GAM ou encore H2O AM, affilié de Natixis. Dans les deux premiers cas, les encours des investisseurs ont été gelés suite à des décollectes conséquentes sur une courte période, alors que le cadre Ucits permet normalement aux investisseurs de se retirer de ces fonds quand ils le souhaitent.Les fonds concernésde Woodford et de GAM ont ensuite été liquidés.
Le groupe Franklin Resources, dont la principale filiale de gestion est Franklin Templeton, a fait état d’une nouvelle décollecte trimestrielle pour les trois premiers mois de son exercice décalé 2019/2020. Les rachats nets entre septembre et décembre se sont élevés à 12,3 milliards de dollars après une décollecte de 12,8 milliards le trimestre précédent. Ses actifs sous gestion s'élèvent à 698,3 milliards de dollars à fin décembre 2019, en hausse de 1% grâce principalement à un effet marché positif. Pour la période correspondante de 2018, le groupe avait enregistré 7,3 milliards de dollars de décollecte. «Nous faisons d’importants progrès dans nos domaines de prédilection de long terme, y compris pour les acquisitions récemment annoncées d’Athena Capital et de Pennsylvania Trust qui viendront augmenter de près de 50% les actifs sous gestion de Fiduciary Trust, notre activité à valeur ajoutée élevée», a commenté Greg Johnson, président et directeur général de Franklin Resources. Ce dernier sera remplacé dans ses fonctions courant février par sa soeur Jennifer Johnson, actuellement directrice des opérations (COO) du groupe américain, fondé par leur grand-père.
Le nombre de demandeurs d’emploi en Allemagne a diminué de 2.000 à 2,277 millions en données corrigées, selon l’Office fédéral du travail, ce qui suggère que le marché du travail parvient à limiter l’impact de la contraction de l’activité industrielle. Le consensus prévoyait au contraire une hausse de 5.000. Le taux de chômage reste inchangé à 5,0%. En données brutes, le nombre de chômeurs a augmenté de 198.000 à 2,425 millions.
La société de gestion helvétique annonce ce jeudi que l’autorité boursière suisse lui a infligé une amende de 400.000 francs suisses. Elle devra aussi s’acquitter de frais d’environ 100.000 francs, soit un total de 500.000 francs (468.000 euros). SIX Exchange Regulation a en effet informé GAM que sa commission des sanctions avait confirmé sa proposition de sanction. Cette peine est liée au traitement comptable du paiement de futures commissions de performance suite à l’acquisition de Cantab Capital Partners. L’autre conséquence de la décision est que GAM va devoir corriger ses comptes. Elle estime actuellement que la juste valeur du passif financier à comptabiliser s'élève à environ 35 millions de francs suisses au 31 décembre 2019.
Langa International, créé en 2017 par Gilles Lebreux, fondateur du groupe Langa (cédé au groupe Engie en 2018), vient d’annoncer une première levée de fonds auprès de Bpifrance et du fonds Infragreen 3 géré par Rgreen Invest. A la fois développeur et producteur d’énergies renouvelables (IPP) selon les zones géographiques d’implantation, la société a développé des projets dans le domaine des énergies renouvelables, en Outre-Mer et dans plusieurs pays d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Asie. Elle détient un portefeuille d’actifs de 90 mégawatts (MW) de capacité brute et un pipeline de projets qualifiés en développement de 2,5 gigawatts (GW) dans 14 pays. Cette ouverture du capital permettra à la société d’accélérer sa croissance et ses efforts d’investissements en Europe, mais également de renforcer sa présence en Amérique du Sud (Chili et Colombie) et en Asie du Sud-Est.
Le groupe de construction et de réparation de navires civils et militaires Piriou a annoncé la transmission du contrôle de la famille fondatrice aux dirigeants de l’entreprise. Vincent Faujour, directeur général depuis 2015, succède à Pascal Piriou à la présidence du groupe. Les membres de l’équipe dirigeante font également leur entrée au capital. Au total, le management détient 60% des parts du groupe. Arkéa Capital participe à une nouvelle levée de fonds, sept ans après son premier investissement dans le groupe. Trois nouveaux investisseurs viennent compléter le tour de table, à savoir Idia Capital Investissement (Crédit Agricole), Bpifrance et AfricInvest. La société compte aujourd’hui plus de 900 collaborateurs et totalise en 2019 un chiffre d’affaires de plus de 150 millions d’euros qu’elle prévoit de tripler d’ici 2023.
Apax Développement a annoncé son retour en tant qu’actionnaire majoritaire du groupe Rayonnance. L’équipe dirigeante, comprenant notamment Arnaud Affergan, un des créateurs de la société en 2002, se renforce au capital. Apax Partners avait accompagné l’entreprise durant trois ans entre 2011 et 2014 sous l’ère EPF Partners. La société avait ensuite été rachetée à par Econocom, qui réinvestit dans la nouvelle opération. Le groupe, composé de deux structures, Rayonnance Technologies et Rayonnance Distribution, est spécialisé dans les applications métiers de mobilité et traçabilité sur terminaux mobiles. Il compte aujourd’hui 80 personnes et présente un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. Le groupe vise à poursuivre et accélérer sa croissance organique et saisir les opportunités de croissance externe.
Nicola Mai, qui dirige la recherche de Pimco sur le crédit souverain européen,a développé les perspectives macro-économiques du gestionnaire californien pour 2020, lors d’un briefing presse jeudi 30 janvier à Paris. Selon la firme, le risque de récession économique internationale a chuté grâce à l’action des banques centrales qui ontfacilité les conditions de marché avec leurs taux bas et en faisant tourner la planche à billets. Néanmoins, l’environnement de taux bas persistant pourrait engendrer quelques problèmes sur le moyen-long terme, dont des bulles de marché ou une hausse de l’inflation. Aussi NicolaMai a-t-il averti que lesboites à outils des banques centrales des marchés développés commençaient sérieusement à se vider, en particulier celles de la BCE, de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Japon, et qu’ilrestait peu de marge de manœuvre à celles-ci pour opérer de futures baisses de taux. L’analyste crédit souverain européen de Pimco a également déclaré que les investisseurs devaient s’attendre à une croissance ralentie sur plusieurs années étant donné que les marchés développés s’approchent de leur potentiel de croissance maximum et que l’humanité va bientôt atteindre la barrière technologique. La croissance devrait ainsi baisser aux Etats-Unis (1.5-2%), au Royaume-Uni (0.75-1.25%), dans la zone euro(0.75-1.25%), au Japon(0.25-0.75%) et en Chine(5-6%), selon les prévisions de Pimco. Les tensions géopolitiques et les tendances protectionnistes forment deux autres risques qui continueront de peser sur les marchés à court terme d’aprèsNicola Mai. A propos du marché du crédit, Nicola Mai a souligné la prudence de Pimco sur ce segment. Quelques fissures pourraient bien accélérer la survenued’une récession. L’inquiétude se porte entre autressur le marché investment grade qui a plus que doublé en taille depuis décembre 2008(de 2.500Md$à 6.900Md$) et sur le risque de levier dusegment qui a été multiplié par 0,9 sur la période 2008-2019. A cela s’ajoute la hausse du risque crédit, notamment sur lesobligations BBB, univers dont la taillereprésentait fin 2019 deux fois celle du marché high yield(contre une fois en 2008). Enfin, Nicola Mai s’estexprimé sur les développements liés au coronavirus. L’impact ducoronavirus2019-nCoV sur les marchés ne devrait pas durer plus de deux trimestres, a-t-il dit."Lors de l'épidémie du coronavirusSARS en 2003 (qui a infecté 8.098 personnes et en a tué 774), les marchés avaient été impactés durant deux trimestres avant de se détendre les trimestres suivants. Cependant, le coronavirus2019-nCoV se propage plus vite que son prédécesseur avec un taux de mortalité moindre mais l'économie chinoise n’est plus la même qu’en 2003 et est bien plus large aujourd’hui. Donc nous allons continuer de scruter les développements liés au coronavirus,» acommenté Nicolas Mai.
Les hauts dirigeants de la filiale crédit d’EQT envisagent de racheter la société, rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Le management de la division a contacté des soutiens financiers éventuels pour sonder leur appétit pour une telle opération, selon une des sources. La société suédoise de private equity a déclaré la semaine dernière qu’elle travaillait avec JPMorgan Chase & Co. pour évaluer les options stratégiques pour son pôle crédit. La filiale crédit d’EQG gérait 3,9 milliards d’euros fin 2019 et contribuait à environ 6 % des revenus de la société.
Axa annonce la nomination de Matthieu André, actuellement directeur général adjoint et directeur du développement stratégique d’Axa Europe, au poste de directeur général d’Architas Holding. Il remplace Hans Georgeson, «qui a décidé de poursuivre d’autres opportunités en dehors du groupe», indique un communiqué diffusé jeudi 30 janvier. Cette nomination sera effective à compter du 1er mars 2020. Dans ses nouvelles fonctions, Matthieu André sera rattaché à Alban de Mailly Nesle, directeur des risques et des investissements et membre du comité de direction du Groupe Axa. Matthieu André a rejoint le groupe Axa en 1995, en tant que contrôleur financier. Il est ensuite devenu responsable du département finance et trésorerie d’Axa Equitable aux Etats-Unis en 1998, puis directeur des relations investisseurs du groupe en 2001. En 2006, il est nommé directeur financier et directeur délégué d’Axa Japon. En 2009, il prend la direction d’Axa Global Distributors, avant d’être nommé directeur général délégué d’Axa Global Life en 2012, puis directeur général en 2016. Depuis 2018, il était directeur du développement stratégique d’Axa Europe et directeur général adjoint l’année suivante.