Natixis a annoncé lundi soir que de nouvelles initiatives en matière d’économie de coûts ont été identifiées dans la gestion d’actifs et de fortune pour un montant total d’environ 100 millions d’euros à horizon 2022. Cela correspond à environ 8 % de la base de coût de rémunérations fixes. 50 millions d’euros d’économies seront réalisées d’ici à la fin de cette année et 80 millions à fin 2021. Afin de réaliser ces économies, des coûts de restructuration seront engagés pour un montant d’environ 45 millions au second semestre et d’environ 25 millions en 2021. Ces mesures ont été présentées à l’occasion de la publication des résultats du deuxième trimestre par Natixis, marquée aussi par l’annonce du départ de François Riahi, le directeur général, «en raison de divergences stratégiques concernant les options du futur plan de Natixis». Il est remplacé par Nicolas Namias. Natixis a enregistré des souscriptions nettes de 16 milliards d’euros au deuxième trimestre 2020 dans l’asset management et la gestion de fortune, effaçant presque totalement la décollecte de 17 milliards d’euros du premier trimestre. Cette collecte est le plus haut niveau depuis le premier trimestre 2015, souligne Natixis. Les affiliés d’Amérique du Nord ont drainé 7 milliards d’euros, notamment grâce aux clients asiatiques qui ont représenté 5 milliards de collecte nette. Les stratégies fixed income et growth equity ont été privilégiées. «La vaste majorité des affiliés en Europe connaissent une collecte nette positive avec une très bonne dynamique qui continue d’être observée chez Mirova», ajoute Natixis. Ces boutiques européennes ont attiré 9 milliards d’euros au total. Les actifs sous gestion de l’AM sont remontés à 906 milliards d’euros au 30 juin 2020, en hausse de 9% sur le trimestre. Mais ils restent inférieurs aux 934 milliards d’euros de la fin 2019. Le PNB sous-jacent de la gestion d’actifs et de fortune est en baisse de 24% sur un an au deuxième trimestre 2020 et de 13% sur un an au premier semestre. Natixis invoque pour le deuxième trimestre «un effet de marquage de -42 millions d’euros sur le portefeuille de seed money non-listé, en partie compensé par un effet marquage positif de 25 millions d’euros sur le portefeuille de seed money listé qui avait été impacté négativement par l’évolution des marchés au 1T20». Les commissions de gestion sur encours (brutes) sont en baisse de 12% sur un an au deuxième trimestre 200, à mettre en parallèle d’une baisse des charges de 14% sur la même période. Les marges de l’AM hors commissions de surperformance ont été «impactées par un effet mix défavorable sur le trimestre (principalement en avril et mai) provenant de l’écart de performance entre les marchés actions et obligations au 1T20». Le rebond des marchés actions observé au 2T20 a en revanche positivement impacté le mix d’actifs sous gestion, avec un effet relutif sur les marges en juin qui se situent à 28 pb. Celles-ci s’établissent au-dessus de 15 pb pour les affiliés en Europe (au-dessus de 27 pb hors Fonds Généraux d’Assurance vie) et à environ 35 pb pour les affiliés en Amérique du Nord (poids moindre de Harris dans les AuM moyens). Les commissions de surperformance s’élèvent à 22 millions d’euros au deuxième trimestre contre 138 millions d’euros au 2T19.
Morgan Stanley Investment Management a lancé deux fonds obligataires durables, rapporte Investment Week. Les fonds MS INVF Sustainable European Corporate et le MS INVF Sustainable European Strategic seront gérés par l’équipe obligataire. Le premier fonds sera centré sur le crédit, tandis que l’autre sera investi sur l’ensemble du spectre obligataire. Les entreprises de l’armement, du tabac et du charbon, ainsi que les sociétés ayant de piètres pratiques en matière de développement durable seront exclues. Les entreprises dont les notes ESG sont les meilleures de leurs secteurs seront privilégiées.
La banque italienne Banca Profilo vient d’ouvrir une filiale de banque privée à Padoue. Cette dernière sera dirigée par deux nouvelles recrues, Raffaele Ferraro et Luca Babetto, lesquels seront rattachés à Mario Aragnetti Bellardi, directeur général adjoint et responsable de la banque privée.Le duo vient de Banca Leonardo où ils étaient banquiers privés senior.
La société de gestion américaine Wellington va ouvrir un bureau à Milan Via Dante 7. Il s’agira d’une succursale de Wellington Management Europe GMBH, la société allemande du groupe. Les services fournis en Italie seront notamment le conseil en investissement et la gestion de portefeuille, selon un avis de la Consob, le régulateur italien.
Artemis Investment Management vient de recruter Greg Jones en tant que responsable de la distribution. L’intéressé était responsable de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine de Janus Henderson jusqu’en octobre 2019. Il avait intégré Henderson en 2009 au moment de l’acquisition de New Star où il était l’un des dirigeants. Il remplace Jasper Berens, qui a quitté la société, d’après la presse britannique. Artemis a procédé à plusieurs recrutements depuis le début de l’année. Matthew Beesley, un anciende GAM, a rejoint la société en tant que directeur des investissements. Stefan Sealey, de Citywire, a été recruté comme responsable commercial en Allemagne où un premier bureau sera prochainement ouvert. Adam Gent doit arriver en août en tant que responsable des intermédiaires financiersen provenance d’Allianz Global Investors. Enfin, quatre gérants de Kames doivent intégrer Artemis pour lancer un fonds actions monde durable.
L’Esma, le régulateur européen, prépare un nouveau report du règlement CSD, qui veut fluidifier la livraison de titres et limiter le nombre de transactions se soldant par un échec. Si le Parlement et le Conseil européens ne s’y opposent pas, sa mise en place, prévue jusqu’ici en février 2021, aura lieu le 1er février 2022. L’Esma invoque l’impact du coronavirus sur les travaux réglementaires, et les projets informatiques des chambres de compensation visant à s’y préparer. C’est en tout cas une bonne nouvelle pour les gérants, critiques de longue date d’un règlement jugé nocif pour la liquidité de certains marchés. Son application avait d’ailleurs déjà été reportée à deux reprises.
La collecte dans les fonds durables a bondi de 72% au deuxième trimestre 2020 à 71,1 milliards de dollars (60,5 milliards d’euros), selon les statistiques de Morningstar. L’Europe s’est arrogé la part du lion, attirant 86% des souscriptions mondiales, tandis que les Etats-Unis recueillaient 14,6% du total. Au premier trimestre, les flux dans les fonds durables avaient reculé à plus de 40 milliards de dollars, après une collecte de près de 60 milliards sur le dernier trimestre 2019. Les actifs des fonds durables ont ainsi atteint un niveau record de 1.061,5 milliards de dollars fin juin, en hausse de 23% par rapport au trimestre précédent. L’Europe domine, avec 82% des encours, soit 870 milliards de dollars, devant les Etats-Unis, avec 15%. L’offre de nouveaux produits fleurit, avec 125 nouveaux fonds. Au total, le secteur regroupe 3.432 fonds. En Europe, pas moins de 107 fonds ont été lancés, en ligne avec les cinq trimestres précédents, ce qui porte le nombre de fonds durables à 2.703 produits. Plusieurs offrent une exposition à un thème comme le changement climatique ou l’efficience des ressources. En parallèle, les sociétés de gestion continuent à convertir leurs fonds à l’ESG. Au deuxième trimestre 2020, 40 fonds ont été repositionnés.
Le gestionnaire d’actifs GCM Grosvenor va fusionner avec CF Finance Acquisition, véhicule d’investissement affilié au groupe de services financiers Cantor Fitzgerald, ont indiqué à Dow Jones des personnes proches du dossier. L’opération se monterait à 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros), dette comprise. Grosvenor est actuellement détenu par une partie de ses dirigeants et par la société de capital-investissement Hellman & Friedman. Un groupe d’investisseurs comprenant un ancien banquier de Citigroup, Michael Klein, mettra 195 millions de dollars supplémentaires dans le nouvel ensemble au moment de la finalisation de l’opération, tandis que Cantor investira 30 millions de dollars de plus. Fondé en 1971, Grosvenor gère 57 milliards de dollars d’actifs.
La société de gestion américaine First Eagle Investment Management a annoncé l’ouverture prochaine de son bureau européen à Munich en Allemagne. Celle-ci doit intervenir en fin d’année. La firme, qui gérait101 milliards de dollars au 30 juin 2020,indique que sa succursale allemande sera en charge de la clientèle internationale wholesale pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique ainsi que pour tous les autres marchés en dehors des Etats-Unis. Elle couvrira également la gestion du partenariat de distribution avec le gestionnaire français Amundi. «Les racines de First Eagle sont allemandes et nous sommes enchantés d'établir à nouveau une présence locale après plus de 80 ans d’absence,» explique Mehdi Mahmud, président de First Eagle. Les banques allemandes Arnhold, fondée en 1864 à Dresde, et S. Bleichroeder, fondée en 1803 à Berlin, avaient fusionné pour donner naissance à l’entité ayant préfiguré First Eagle. Matthieu Louanges, qui a rejoint First Eagle le 3 août en tant que responsable de la clientèle internationale wholesale, dirigera le bureau de Munich, où il est basé, afin de préparer son ouverture. Il est directement rattaché à Mehdi Mahmud et rejoint le comité de gestion de la société, qui pour la première fois, accueille un membre basé hors du territoire américain. Avant de rejoindre First Eagle, où il succède à Robert Hackney, Matthieu Louanges a passé une vingtaine d’années chez Pimco. Iloccupait jusqu'à récemment le poste de managing director au sein de la franchise EMEA de Pimco, en charge de la relation du gestionnaire obligataire américain avec sa maison-mère, l’assureur allemand Allianz. Chez Pimco, Matthieu Louanges avait également occupé les postes de responsable de l’activité en France et en Suisse. Robert Hackney assurera la transition avec Matthieu Louanges avant de devenir conseiller de Mehdi Mahmud sur les initiatives stratégiques de First Eagle.
En tant que responsable de l’ensemble des activités hors Etats-Unis de Vanguard, Jim Norris supervise la stratégie internationale de la société de gestion américaine, relate le Financial Times fund management. Alors que ses concurrents ont réalisé des acquisitions pour accélérer leur croissance internationale, cette tactique n’a jamais été adoptée par Vanguard, qui préfère résolument la croissance organique.Avant d’occuper son poste actuel en 1998, Jim Norris a piloté une étude de six mois qui envisageait la fermeture de l’activité internationale de Vanguard. A cette époque, elle gérait moins de 100 milliards de dollars et employait 45 personnes en Australie, au Japon et en Europe. Aujourd’hui, l’activité internationale de Vanguard rassemble 1.433 personnes et pèse 442 milliards de dollars d’encours.Jim Norris pense que Vanguard peut multiplier le nombre de ses clients par 15 ou plus. La Chine sera le prochain moteur de croissance. Vanguard a noué un partenariat dans le conseil avec Ant Group, la principale société chinoise de paiements mobiles. De plus, la société s’est portée candidate à une licence de fonds publics, qui lui permettra de vendre des fonds aux particuliers en Chine.
Le gérant de hedge funds Crispin Odey est accusé d’attentat à la pudeur en lien avec un incident survenu en 1998, rapporte Investment Week. Il doit comparaître le 28 septembre devant la Cour du Westminster Magistrates. Crispin Odey est accusé d’avoir agressé une femme de plus de 16 ans à Swan Walk, Chelsea, où il détient une maison, autour du 13 juillet 1998, selon une déclaration de la police. Crispin Odey a nié les accusations et souligné qu’il les contesterait vigoureusement.
Lyxor a vu ses encours ressortir à 132 milliards d’euros à la fin du premier semestre, selon les résultats semestriels de Société Générale. Il s’agit d’une hausse par rapport à fin mars 2020, où les encours étaient de 126 milliards d’euros, mais d’une baisse par rapport à fin 2019 (149 milliards d’euros). Le produit net bancaire du deuxième trimestre 2020 s’est établi à 40 millions d’euros, en repli par rapport aux 50 millions au premier trimestre et 57 millions au dernier trimestre 2019. Au T2 2019, le produit net bancaire était de 51 millions d’euros. Sur le semestre, le produit net bancaire de Lyxor s’inscrit à 90 millions d’euros, contre 95 millions au premier semestre 2019 et 105 millions au second semestre 2019. Dans la Gestion d’Actifs et Banque Privée (pôle auquel Lyxor appartient), le produit net bancaire s’élève à 232 millions d’euros au deuxième trimestre, en légère hausse de +0,4% par rapport au T2-19. Sur le semestre, lorsqu’il est ajusté sur le T1-19 de la réévaluation des titres SIX pour +32 millions d’euros et de la cession de la banque privée belge, le produit net bancaire s’inscrit en hausse de +2,9%. La Société Générale a récemment renouvelé son partenariat de distribution avec Amundipour une durée de cinq ans.
Le groupe latino-américain Credicorp Capital a recruté Roberto Melzi début juin au poste de responsable des solutions de portefeuille et de la stratégie d’investissementpour son multi-family office au Pérou, Vicctus Multi Family Office, rapporte Citywire Americas. Melzi, qui était auparavant responsable des investissements d’un des plus grosfonds de pension du pays AFP Integra, supervise une équipe qui sélectionne notamment des fonds mutuels internationaux, des fonds alternatifs ainsi que des hedge funds. L’intéressé est rattaché à Oscar Falero, directeur général de Vicctus Family Office.
Le groupe financier espagnol Abanca a trouvé un accord avec le Crédit Agricole pour l’acquisition de Bankoa, la succursale de la banque française au Pays Basque. Bankoa, qui est actif entre autres dans la gestion de patrimoine et de fonds d’investissement (CA BankoaGestión qui gère quelque 400M€), sert 40.000 clients et entreprises. La firme dispose de 30 agences en Espagne. Avec cette transaction, les encours d’Abanca s'élèvent à plus de 65 milliards d’euros, positionnant la société comme septième gestionnaire d’actifs en Espagne.
Les fonds d’investissement espagnols ont collecté 620millions d’euros au mois de juillet, selon les données d’Inverco, soit un peu plusque le mois précédent(614M€). Les fonds obligataires, en particulier les fonds internationaux, ont tiré la collecte avec des souscriptions nettes d'1,04 milliard d’euros. Les fonds globaux, actions internationales, mixtes, actions espagnoles et obligataires mixtes ont, eux, enregistré des sorties nettes. En juillet, trois gestionnaires d’actifs ont capté plus de 100 millions d’euros, à savoir Bankia AM (184M€), Santander AM (182M€) et BankinterGestión de Activos (113M€). En revanche, Sabadell AM, dont le rachat a été finalisé par Amundi, a connu des sorties nettes de 78 millions d’euros. BBVA AM a également fait face à une décollecte de 54 millions d’euros. Le patrimoine des fonds espagnolsa augmenté d'1% à 263,5 milliards d’euros mais demeure toujours en baisse de 4,7% par rapport à fin décembre 2019. Entre début janvier et fin juillet 2020, les produits ayant collecté le plus sur le territoire hispaniquedemeurent les stratégies passives avec 895 millions d’euros de souscriptions nettes. A l’inverse, les investisseurs espagnols ont retiré 1,17 milliard d’euros des fonds de performance absolue. La décollecte totale des fonds espagnols sur la période est passée juste en dessous de la barre du milliard d’euros (999M€).
Global X ETFs a lancé sur le Nasdaq un ETF sur la télémédecine et la santé numérique, le Telemedicine & Digital Health ETF (EDOC) le 30 juillet. Il offre une exposition aux sociétés qui fournissent ou sont affiliés aux services médicaux numériques et la santé numérique. L’ETF suit l’indice Solactive Telemedicine & Digital Health, qui inclut des entreprises actives dans au moins un de ces quatre segments: la télémédecine, les analyses et données sur la santé, les appareils de santé connectés ou la digitalisation administrative.
Blackstone et TPG ont procédé à des centaines de millions de dollars de remboursements anticipés sur des prêts finançant leurs real estate investment trusts (REIT), en échange de promesses que leurs prêteurs ne prendront pas de mesures punitives alors que le marché immobilier se détériore, rapporte le Financial Times. Blackstone Mortgage Trust a remboursé 200 millions de dollars et a promis de restituer 414 millions de dollars supplémentaires de collatéral à ses banques. Le Real Estate Finance Trust de TPG a rendu 160 millions de dollars. En échange, ils ne seront pas confrontés à des appels de marges si la pandémie de coronavirus touche la valeur des actifs sous-jacents.
Les gérants français sont à la peine depuis le début de l’année, selon les Echos qui cite les données Morningstar portant sur les fonds ouverts hors monétaires jusqu'à fin juin. Après 148milliards d’euros de décollecte entre janvier et mars, le secteur a attiré 164milliards d’eurossur les trois mois suivants, dont plus de 60milliards en juin. Le leader européen de la gestion et premier gérant d’actifs français, Amundi, a été particulièrement affecté. Il a enregistré près de 9milliards d’euros de sorties entre janvier et juin sur ses fonds ouverts en Europe, plus que n’importe quel autre gérant. Natixis a subi plus de 2milliards d’euros de sorties en Europe et 14,5milliards au niveau mondial. Plusieurs acteurs de taille moyenne ont fortement souffert ces derniers mois. La Française, en particulier, a enregistré près de 4milliards d’euros de sorties sur ses fonds ouverts européens, soit une chute de 24% de leurs encours. Autre victime de la crise, la boutique indépendante Carmignac a essuyé plus de 2milliards de décollecte entre janvier et mars.
Le groupe italien de gestion d’actifs Azimut a enregistré au premier semestre une collecte nette de 1,8 milliard d’euros. Plus de 50 % vient de l’activité italienne et le reste de l’international. Les encours sont ressortis à 42,9 milliards d’euros au 30 juin 2020, dont 27 % gérés pour le compte de clients étrangers. Le bénéfice net consolidé est ressorti à 143 millions d’euros, en repli par rapport aux 171 millions du premier semestre 2019.
Nordea Asset Management a noué un partenariat avec Allianz Bank Financial Advisors, la banque italienne du groupe Allianz. Depuis juin 2020, tous les clients de la banque italienne peuvent choisir les fonds XMulti Nordea Stable Return, XClassic Nordea Glob Stable Eq et XTREND Nordea Gender Diversity au sein des contrats d’assurance vie Challenge Pro et Challenge Private de Darta Saving Life Assurance, société entièrement contrôlée par le groupe Allianz.
Le métier gestion d’actifs de BNP Paribas a enregistré au premier semestre 2020 des souscriptions nettes de 6,4 milliards d’euros, annonce le groupe bancaire ce vendredi matin à l’occasion de ses résultats semestriels. La collecte a surtout été réalisée au premier trimestre, à hauteur de 6,2 milliards d’euros. Au deuxième trimestre, elle se limite à 200 millions d’euros. BNP Paribas souligne avoir enregistré une «très bonne» collecte de 3 milliards d’euros sur les fonds monétaires au deuxième trimestre, principalement en Europe. De plus, depuis le début de l’année, les fonds thématiques et ISR ont engrangé 4 milliards d’euros. Dans ce contexte, les encours sont ressortis à 428 milliards, soit un niveau stable par rapport au 30 juin 2019, et une hausse de 4,9 % par rapport au 30 mars. En revanche, les encours ont baissé par rapport aux 440 milliards d’euros du 31 décembre 2019. Dans l’ensemble, l’activité assurance et gestion institutionnelle et privée, auquel appartient le métier gestion d’actifs, a collecté 10,8 milliards d’euros au premier semestre et ses encours sont ressortis à 1.085,1 milliards d’euros. Ils baissent de 3,4% par rapport au 31 décembre 2019 du fait d’un effet de valorisation défavorable de 40,9 milliards d’euros dû à la baisse des marchés financiers au premier trimestre 2020 et d’un effet de change défavorable à hauteur de 8,7 milliards d’euros. Les revenus de la gestion institutionnelle et privée (678 millions d’euros) enregistrent une baisse de 14,6% au deuxième trimestre 2020 par rapport au deuxième trimestre 2019, «en lien avec l’impact de l’environnement de taux bas sur les revenus d’intérêt de wealth management, les effets de valorisation défavorables sur les revenus du métier asset management et le très fort impact de la crise sanitaire sur le métier immobilier», explique BNP Paribas. Les frais de gestion ressortent à 601 millions d’euros, en retrait de 4,9%, en raison de la baisse des coûts «très marquée» du métier immobilier mais aussi de l’effet des mesures du plan de transformation, notamment en asset management. Le résultat avant impôt de la gestion institutionnelle et privée, après prise en compte d’un tiers des résultats de la banque privée dans les marchés domestiques, en Turquie, Pologne et aux États- Unis, s’inscrit à 102 millions d’euros, en chute de 42,4% par rapport au deuxième trimestre 2019. Sur l’ensemble du premier semestre, le résultat avant impôt s’établit à 204 millions d’euros, en repli de 34 % par rapport au premier semestre 2019.
Amundi a publié vendredi un résultat net ajusté de 233 millions d’euros, en baisse de 9,5% par rapport aux 258 millions d’euros du deuxième trimestre 2019, mais supérieur aux attentes. Le consensus d’analystes Factset tablait sur un résultat net ajusté de 226 millions d’euros pour le trimestre. Ses revenus baissent de 7,3% pendant la période, à 625 millions d’euros, un niveau légèrement inférieur au consensus qui anticipait 633 millions d’euros. Les charges ont, pour leur part, baissé de 7,8% à 318 millions d’euros, un niveau bien en dessous des 339 millions de charges anticipé par le consensus. La société affiche 1.592 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 juin 2020, en progression de 7% sur un an et de 4% par rapport à fin mars 2020. Sa collecte nette totale au deuxième trimestre reste négative, à -800 millions d’euros. Les produits de moyen et long terme affichent une collecte positive de 3,5 milliards d’euros compensant presque la décollecte en produits monétaires (-4,3 milliards d’euros). Le segment retail a décollecté de 4,5 milliards d’euros dont 1,2milliards d’euros surles réseaux français. Néanmoins, Amundi précise avoir collecté 1,2 milliards d’euros sur ses produits de moyen et long termeles réseaux de distribution français. Côté clientèle institutionnelle, les souscriptions nettes totalesse sont élevées à 600 millions d’euros. La société de gestion a notamment collecté 3,9 milliards d’euros sur le segment des fonds souverains et grands institutionnels. Sur les produits de moyen et long terme, Amundi a collecté 4,6 milliards d’euros sur le segment institutionnel (contre -11,8Md€ au T1 20). Les joint-ventures, notamment en Inde, ont enregistré une collecte de 3,1 milliards d’euros. La société présente un coefficient d’exploitation de 50,9%, en amélioration de -0,3 points par rapport au deuxième trimestre 2019. Au premier semestre, le résultat net ajusté d’Amundi s’est inscrit à 439 millions d’euros, en baisse de 13,1% par rapport au premier semestre 2019. «Nous avons vécu un contexte de marché très spécifique. Les marchés ont chuté jusqu’au 10 mars, suivi d’une détente grâce à l’action des banques centrales. Même avec cette reprise, les niveaux restent très inférieurs à nos projections», a commenté Yves Perrier, le directeur général d’Amundi. Mais, selon le responsable, «corrigés des marchés, nos revenus présenteraient un niveau comparable ceux de l’année dernière». A titre d’exemple, une baisse moyenne des marchés d’actions de 15% entraîne une baisse trimestrielle des revenus d’environ 30 millions d’euros pour la société. Le groupe a par ailleurs signé le renouvellement de son accord de partenariat avec la Société Générale pour cinq ans. De plus, l’accord d’acquisition définitif de Sabadell a été signé à la fin juin pour 450 millions d’euros, correspondant à 13 fois les revenus de l’espagnol, hors synergies. Les paramètres de cette acquisition se révèlent «mieux que conformes» à ce qui était prévu, précise Yves Perrier, car les synergies «ont été réévaluées», précise le directeur général. Concernant le versement d’un éventuel dividende, Yves Perrier a déclaré : «dans le groupe, nous examinons comment nous devons interpréter la position de la BCE (Banque centrale européenne). Nous prendrons une décision qui sera dans la lignée de celle du groupe. Dans le cas de non-distribution de dividende, nous pouvons nous livrer à des acquisitions créatrices de valeur ou rendre [plus tard] cet excès de liquidité aux actionnaires».
La société de gestion italienne Anima est prête à réaliser des acquisitions. «Concernant les opportunités de croissance externe, nous voyons une forte pression pour une concentration du secteur, également dans le paysage italien, où nous pensons que nous pouvons jouer un rôle important», a déclaré le directeur général de la boutique italienne, Alessandro Melzi d’Eril, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels. Ces déclarations interviennent alors qu’en avril dernier, Anima était au cœur de rumeurs concernant une éventuelle acquisition par Amundi. Ces informations avaient alors été démenties par le groupe français. La société de gestion italienne, qui gérait 183,4 milliards d’euros fin juin, est régulièrement l’objet de spéculations concernant son avenir. Cotée en Bourse, la boutique compte à son capital la banque italienne BPM, qui a récemment augmenté sa participation à 19,4 %, et la poste italienne Poste qui possède 10,4 %. Elle détient des contrats de distribution avec ces deux acteurs de la finance en Italie, ainsi qu’avec MPS. Au premier semestre 2020, Anima a enregistré des souscriptions nettes de 600 millions d’euros. Ses encours sous gestion ont toutefois reculé de 1 % sur les six mois à 183,4 milliards d’euros.Le bénéfice avant impôts a atteint 109,4 millions d’euros, en hausse de 26 % sur un an. Le bénéfice net ressort à 72,6 millions d’euros, en progression de 15 %.
iM Global Partner poursuit la refonte de la gamme Oyster et confie la gestion de ses deux fonds de gestion crédit européen, Oyster European Corporate Bonds et Oyster European Subordinated Bonds, à l’italienne Ersel Asset Management. Le choix de cette boutique ne constitue pas un gros changement, puisque les deux co-gérants historiques des fonds chez Syz, Antonio Ruggeri et Andrea Gallina, l’ont récemment rejointe. La gamme de fonds Oyster a été acquise en février dernier par iM Global Partner. Sa refonte fait suite à une revue stratégique qui a duré trois mois. Sur les 25 fonds de la gamme Oyster repris par iM Global Partner, représentant 1,5 milliard d’euros, «une bonne moitié» subira des transformations, avait expliqué Philippe Uzan, CIO Asset Management d’iM Global Partner, en juin dernier. Cela concernera à la fois des fonds gérés par Syz AM (qui représentent 80 % de la gamme) et d’autres gérés par des gérants externes.
Talence Gestion a lancé le 20 juillet un fonds investi en actions d’entreprises françaises qui favorisent les emplois à l’échelle nationale, a appris NewsManagers. Le Talence Humpact Emploi France a été conçu en partenariat avec Humpact, une nouvelle agence de notation extra-financière dédiée à l’emploi fondée par André Coisne, ancien patron d’Orange Bank. L’objectif de ce nouveau fonds est de dégager une performance supérieure à l’indice CAC All-Tradable sur cinq ans, tout en ayant «un impact positif sur l’emploi en France», indique le document d’informations clés pour les investisseurs. L’investissement porte sur un univers de sociétés françaises de plus de 100 millions d’euros de capitalisation et/ou de plus de 250 salariés. Cet univers d’investissement, composé d’environ 270 sociétés, fera l’objet d’une notation extra financière de type «best in universe» sur la base de neuf critères relatifs aux politiques d’emplois. Ces critères sont les suivants: effectifs globaux; transparence des informations en matière d’emploi; insertion et emploi des jeunes; maintien dans l’emploi des seniors; emploi des personnes en situation de handicap; politiques explicites en matière d’emploi des jeunes, des seniors, des personnes en situation de handicap et de parité hommes-femmes; objectifs de développement durable; parité entre les hommes et les femmes et critère financier. Une note de 0 à 100 sera attribuée par Humpact à chaque société de l’univers d’investissement. La création d’emplois globale et la création d’emplois jeunes, PSH et seniors représenteront les deux tiers de la note, tandis que le reste sera constitué d’éléments déclaratifs. A l’issue du processus de notation extra-financier, l’équipe de gestion de Talence sélectionnera chaque année des sociétés parmi celles les mieux notées et qui respecteront ses exigences en matière d’analyse financière.
Les encours de la gestion d’actifs de l’assureur italienGenerali ressortaient à 527 milliards d’euros fin juin, en augmentation de 2% par rapport à fin juin 2019. Néanmoins, ses encours sur la gestion de tiersest passée de 105,7 milliards d’euros à 97,5 milliards d’euros sur le premier semestre 2020 avec au passage une décollecte de 6,7 milliards d’euros sur la période concernée. Le résultat opérationnel du segmentgestion d’actifs de Generali s'élevait à 219 millions d’euros fin juin 2020, en hausse de 17,9% sur un an. Cette performance est attribuée principalement à une augmentation du chiffre d’affaires (421M€ fin juin 2020)liéela contribution croissante de la plateforme multi-boutiques de Generali. Durant le premier semestre 2020, les revenus de Generali provenant des commissions de gestion et autres frais ont atteint 370 millions d’euros et ceux des commissions de performance 12 millions d’euros. Les dépenses se sont, elles, chiffrées à 201 millions d’euros (en hausse de 15,5% sur un an). Le profit net de Generali sur le segment de la gestion d’actifs s'élevait à 164 millions d’euros fin juin (+23% par rapport à juin 2019).
La société de gestion britannique Federated Hermes vient de s'établir en Espagne, rapporte le média Funds People. Ce nouvelle succursaleest dirigée parCarlos Capela, responsable des marchés de la péninsule ibérique (Espagne, Portugal, Andorre) nommé l’an dernier en provenance de Jupiter AM. Il est rattaché à Angelo Natale, responsable du développement de l’activité de Federated Hermes pour l’Europe du sud.
Le consortium d’investisseurs emmené par le fonds d’investissement public d’Arabie Saoudite (PIF) s’est officiellement retiré jeudi de la course au rachat du club de football britannique de Newcastle United. Une offre de 300 millions de livres avait été proposée pour l’acquisition du club. Elle avait été décriée au Royaume-Unien raison notamment du piratage d’une chaîne qatarie diffusant desmatchs de Premier League par une chaîne saoudienne ainsi que des soupçons pesant sur la famille royale saoudienne dans l’assassinatdu journaliste Jamal Khashoggi. Le retrait du consortium saoudienest officiellement lié aux négociations à rallonge et aux challenges dela crise du coronavirus. Dans un communiqué, les investisseurs ont souligné que «pendant ce process imprévisible, l’accord commercial entre le groupe d’investissement et les propriétaires du club a expiré et notre projet d’investissement n’a pas pu être soutenu, en particulier avec un manque de clarté quant aux circonstances dans lesquelles la prochaine saison commencera et les nouvelles normes qui se présenteront pour les matches, l’entraînement et d’autres activités.»
La boutique de gestionespagnoleAnattea Gestión va gérer un fonds solidaire ayant pour thématique l'égalité des genres. Le gestionnaire indépendant a sollicité le régulateur local CNMV afin de transformer son véhicule multi-stratégies Anattea FI Mayak en fonds solidaire. Anattea Gestión a passé un accord de gestion avec la branche madrilène du réseau Business Professional Women (BPWI). Le ticket d’entrée dans le fonds sera de 5.000 euros. Le véhicule d’investissement aura pour objectif de soutenir l’amélioration des conditions de vie difficiles de nombreuses femmes ou encore la création d’entreprises dirigées par des femmes. La CNMV a revu récemment son code de gouvernance afin de promouvoir la diversité de genresau sein des conseils d’administration et de l’exécutif des sociétés espagnoles cotées.