Deux nouvelles sociétés de gestion françaises ont signé les principes pour l’investissement responsable des Nations Unies, a constaté NewsManagers. Il s’agit d’Anaxis Asset Management, signataire depuis le 3 août, et d’Inter Invest Capital, signataire depuis le 27 juillet. Le premier gestionnaire est un spécialiste des fonds de dette d’entreprise tandis que le second évolue notamment dans le capital-investissement et l’immobilier et se focalise sur les territoires d’Outre-Mer. Au 7 août 2020, les PRI recensaient 266 signataires français dont 218 sociétés de gestion ou considérées comme tel, 29 investisseurs institutionnels et 19 fournisseurs de services financiers.
BlackRock a lancé début août le iShares US Medical Devices Ucits ETF, un ETF exposé à des entreprises américaines qui fabriquent et distribuent des appareils médicaux. Le fonds réplique une stratégie qui existe aux Etats-Unis depuis 2006. Le nouvel ETF cherche à suivre la performance de l’indice Dow Jones U.S. Select Medical Equipment Capped 35/20 composé de sociétés américaines qui fabriquent et distribuent des appareils médicaux comme des scanners pour les IRM, des prothèses, des stimulateurs cardiaques, des appareils à rayons X… Le fonds est coté sur Euronext Amsterdam.
Axa Investment Managers a enregistré des souscriptions nettes de 16 milliards d’euros au premier semestre, dans un contexte marqué par la crise du coronavirus. La collecte a été portée par la gamme Axa IM Core, qui a drainé 9 milliards d’euros principalement en gestion obligataire, et par Axa IM Alts, qui a attiré 5 milliards d’euros en financements structurés et en immobilier. La collecte a été stable entre le premier trimestre et le deuxième, puisque Axa IM avait annoncé 8 milliards d’euros de collecte nette sur les trois premiers mois de l’année. Les encours ont augmenté de 801 milliards d’euros fin 2019 à 815 milliards d’euros au 30 juin 2020. Les actifs moyens sous gestion s’établissent à 717milliards d’euros, en hausse de 10%. Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs a augmenté de 3 % à 606 millions d’euros par rapport au premier semestre 2019, principalement en raison de la hausse des commissions de gestion et des commissions liées aux transactions immobilières. Le coefficient d’exploitation opérationnel s’améliore de 0,3 point et s’établit à 71,0 %. Le résultat opérationnel de l’activité gestion d’actifs augmente de 5% à 130 millions d’euros, reflétant la croissance du chiffre d’affaires et l’amélioration du ratio d’exploitation opérationnel. Le bénéfice net a chuté de 39 % à 1.429 millions.
CaixaBank Asset Management, branche de gestion du groupe espagnol CaixaBank et gestionnaire d’actifs numéro un en termes d’encours en Espagne (46Md€ fin juin), a introduit un outil de gestion de liquidité dans les prospectus de 23 fonds, relate le quotidien Cinco Días. Il s’agit en l’occurrence du mécanisme dit de swing pricingqui prend en compte les coûts de réajustement du portefeuille dans la valeur liquidative d’un fonds. Cet outil vise notamment à protéger les investisseurs des fonds concernés lors des entrées et sorties massives d’autres investisseurs. Les fonds de CaixaBank AM désormais couverts par ce mécanisme représentent 47% des encours de la firme, soit 21,5 milliards d’euros, préciseCinco Días. Une étude dévoilée en juillet par l’AMF et la Banque de France a montré que lemécanisme deswing pricing couvrait 6% de l’actif net des fonds de droit français.
Scottish Widows investit 2 milliards de livres dans un nouveau fonds de BlackRock dédié à la transition vers une économie bas carbone qu’il a aidé à concevoir. Le fournisseur britannique de retraites devient ainsi le premier investisseur du BlackRock Climate Transition World Equity Fund. Ce fonds repose sur une nouvelle approche d’investissement basée sur des données, qui mesure l’exposition et la gestion d’une entreprise aux risques et aux opportunités de la transition climatique. Les risques et les opportunités liés aux faibles émissions de carbone ont été classés en cinq catégories : production d'énergie, technologies propres, gestion de l'énergie, gestion de l’eau et gestion des déchets. Le gérant du fonds, Jonathan Adams, mettra l’accent sur les entreprises qui sont bien préparées à la transition vers une économie bas carbone et réduira l’exposition à celles qui ne sont pas équipées. Il pourra être investi dans les entreprises de tous les secteurs et toutes les régions du monde. Le fonds comporte également un certain nombre d’exclusions : les armes controversées et nucléaires, les producteurs civils d’armes à feu (chiffre d’affaires supérieur à 5 %), les violations du Pacte mondial des Nations unies, l’exposition aux sables bitumineux et au charbon thermique (chiffre d’affaires supérieur à 5 %). Un processus systématique permet de fournir la méthodologie de notation, puis gère le portefeuille de façon optimisée par rapport à l’indice de référence parent MSCI World Index.
Mediolanum International Funds Ltd, la plate-forme européenne de gestion d’actifs de l’italienne Banca Mediolanum, vient de recruter Patrick McKenna comme gérant de portefeuilles actions au sein de l’équipe de multigestion. Il sera basé à Dublin et rattaché à Eoin Donegan, responsable de l’équipe multigestion. Patrick McKenna vient de Saunderson House, une société anglo-saxonne de gestion de fortune où il s’est occupé de sélection de gérants et de recherche macroéconomique. Il a aussi travaillé pour Goldman Sachs et Aon. Chez Mediolanum AM, il sera en charge de la gestion des stratégies actions dans le cadre de la multigestion et il travaillera en étroite collaboration avec l’équipe de recherche et de sélection de gérants. Il sera impliqué dans l’ensemble du processus d’investissement, y compris l’allocation d’actifs, la sélection de gérants et la construction de portefeuilles.
NN IP vient de recruter Roeland Dietvorst en qualité de «lead behavioural scientist». Il fera partie de l’équipe innovations à la Haye et sera rattaché à Arnoud Diemers, responsable de l’investissement responsable et de l’innovation. Roeland Dietvorst utilisera sa connaissance des sciences comportementales et des neurosciences et en appliquera les techniques pour mieux comprendre comment l’élaboration d’informations conduit à la prise de décision afin d’améliorer le processus d’investissement. Roeland Dietvorst est un spécialiste de la compréhension des biais cognitifs et des dynamiques entre les processus mentaux automatiques et ceux qui sont délibérés. Il a fondé Alpha.One, une société spécialisée dans la neuroscience du consommateur. Il donne aussi des cours dans diverses universités et écoles de commerce.
Mirova a levé 132 millions de dollars pour Althelia Sustainable Ocean Fund, son fonds d’investissement dédié au financement de projets et entreprises innovantes dans l’univers marin et côtier. Le closing a été annoncé mercredi par la filiale de Natixis dédiée aux investissements durables. Le fonds, surnommé SOF, est investi dans des entreprises non cotées et des projets qui soutiennent le développement d’une économie maritime durable. Trois domaines clés de l’économie bleue sont ciblés: la pêche durable, la gestion des déchets et la conservation des océans. Géré par Simon Dent et David Barley, le SOF est déjà engagé dans le financement de sept projets, dans divers domaines tels que la production durable de produits de la mer, la lutte contre les déchets marins et la pollution plastique, et la création de nouvelles zones marines protégées. «Les nombreux dommages que nous infligeons à nos océans, la surpêche, l’acidification des océans et la détérioration des écosystèmes dû aux déchets et à la pollution plastique, continuent de menacer notre existence tant sur le plan économique qu’écologique», déplore Simon Dent, directeur des investissements bleus chez Mirova Natural Capital, la filiale à 100% de Mirova basée à Londres qui conseille le fonds. «La levée finale du fonds Althelia Sustainable Ocean Fund nous permettra, avec le soutien de nos investisseurs, de contribuer à résoudre ces problèmes au moyen d’investissements dédiés dans des projets à fort impact», a-t-il poursuivi. Parmi les investisseurs figurent la Banque européenne d’investissement, Axa Investment Managers et la banque de développement néerlandaise FMO, ainsi que des gestionnaires de patrimoine et des fondations basés aux États-Unis par l’intermédiaire du groupe Caprock et de la Banque interaméricaine de développement. Le SOF a été créé en partenariat avec Conservation International et l’Environmental Defense Fund. Cette collaboration avec des organisations environnementales oriente les investissements vers des projets respectant les meilleures normes environnementales et permet une meilleure collaboration avec les intervenants locaux, y compris les collectivités et les gouvernements. Le fonds bénéficie également d’un partenariat avec l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ainsi que d’une garantie de partage des risques par l’intermédiaire de la Development Credit Authority (DCA) de l’USAID, qui fournira des garanties de prêts directement aux investissements réalisés par le fonds. L’équipe du SOF a par ailleurs noué de nouveaux partenariats avec Eunomia et KFW pour promouvoir une étude sur l’économie circulaire dans les Caraïbes, où le taux de recyclage des plastiques est actuellement parmi les plus bas au monde. Cette collaboration permettra également le lancement d’un projet « carbone bleu» visant à soutenir le développement des mangroves, une solution naturelle stratégique pour atténuer le changement climatique. Le SOF fait partie de la plateforme d’investissement de Mirova spécialisée dans le capital naturel, qui représente plus de 400 millions de dollars sous gestion. L’équipe d’investissement s’est récemment agrandie avec l’arrivée d’Antoine Rougier en tant que directeur technique, ainsi que Lisa Hubert et Trip O’Shea en qualité de chargés d’investissement pour appuyer le déploiement de la stratégie.
Legal & General Investment Management a enregistré une collecte nette de 6,2 milliards de livres au premier semestre pour sa clientèle externe malgré la crise du coronavirus. Cette collecte est néanmoins dix fois moins importante que celle du premier semestre 2019, qui s’élevait à 60,3 milliards de livres. La collecte a principalement concerné les solutions, qui ont drainé 8,3 milliards de livres, alors que les fonds indiciels ont vu sortir 4,4 milliards de livres. L’activité internationale, l’un des piliers de la croissance récente de LGIM, a subi des rachats nets de 3,2 milliards de livres au premier semestre, alors que l’activité avait drainé 44,6 milliards un an plus tôt. Cela masque toutefois des disparités entre régions. Ainsi, LGIM a collecté 5,2 milliards de livres en Asie, tandis que les clients aux Etats-Unis ont opéré des rachats. Les encours internationaux restent élevés à 385 milliards de livres, en hausse de 4 % par rapport à fin 2019. Ces trois dernières années, les encours sous gestion internationaux de LGIM ont presque doublé pour atteindre 385 milliards de livres, soit 31 % des encours totaux de LGIM. LGIM prévoit de continuer à faire grandir les encours internationaux de manière rentable sur le moyen terme, avec un accent particulier sur les Etats-Unis, l’Asie et l’Europe, souligne le groupe dans ses résultats. Les encours de LGIM sont ressortis à 1.240,6 milliards de livres, en hausse par rapport à la fin du premier semestre 2019 (1.135 milliards) et par rapport à fin 2019 (1.196,2 milliards). Les revenus ont augmenté de 8 % sur un an à 467 millions de livres, tandis que les coûts ont progressé en raison d’investissements dans la croissance de la société. Le bénéfice d’exploitation ressort en hausse de 2 % à 196 millions de livres.
Le Premier ministre Jean Castex a annoncé mercredi une accentuation du soutien à la fillère viticole, le montant du plan dédié passant de 170 à 250 millions d’euros. «Nous veillerons (...) à ce que ces aides puissent être distribuées le plus rapidement possible», a-t-il précisé lors d’un déplacement dans le Cher. Le gouvernement français avait déjà présenté le 11 mai un premier plan de soutien de 140 millions, complété par une enveloppe de 30 millions d’euros supplémentaires fin mai.
Eurazeo a annoncé hier avoir obtenu de la part des Nations unies la note la plus élevée (A+) en matière ESG dans les quatre catégories d’évaluation afférentes à ses métiers : Strategy & Governance, Private Equity (indirect), Fixed Income (direct), Private Equity (direct). La société d’investissement devance ainsi les scores médians du secteur dans chacune d’entre elles. Lancés en 2006, les Principes pour l’investissement responsables des Nations Uues (UN PRI) sont la première initiative mondiale en matière d’investissement responsable avec plus de 3.000 signataires à travers le monde. Ils constituent un ensemble volontaire de principes d’investissement visant à intégrer les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les pratiques d’investissement.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a transmis une demande d’information à AllianzGI US au sujet de ses fonds structurés Alpha, pour la gestion desquels un fonds de pension a déjà déposé plainte en juillet dernier. L’assureur a évoqué le sujet lors de la présentation de ses résultats semestriels et le litige figure dans la partie «contentieux» du rapport à fin juin. «Des plaintes ont été déposées contre certaines entités d’AllianzGI ainsi que contre, en partie, Allianz SE et Allianz AM devant la cour fédérale du district Sud de New York, en lien avec les pertes déplorées par des investisseurs dans les fonds structurés Alpha d’AllianzGI pendant le marasme économique dû au Covid-19», reconnait l’assureur. Il ajoute «s’attendre à ce que d’autres investisseurs de ces fonds entreprennent des actions similaires». Allianz analyse ces plaintes et a l’intention de se défendre vigoureusement contre les allégations qu’elles contiennent. Il ajoute cependant qu’il coopère pleinement avec la SEC pour répondre à ses interrogations.
L’association européenne des fonds et de la gestion d’actifs, Efama, a écrit une lettre à la commission européenne afin de demander l’extension «immédiate» de l’exemption pour les fonds Ucits d’utiliser les documents d’information clé pour l’investisseur (DICI ou KIID en anglais) tels que proposés par la réglementationPriips (packaged retail and insurance-based investment products). Celle-ci, qui vise à protéger les investisseurs retail, prévoyait une transition du DICI des fonds Ucits à celui de la réglementationPriips au 1er janvier 2022. L’Efama suggère que cette date limite ne saurait être respectée par les sociétés de gestion «car il faut laisser suffisamment de temps à l’industrie pour mettre en oeuvre ces changements». Ainsi, l’Efama demande à la commission européenne que l’exemption pour les fonds Ucits dure au moins jusqu'à ce qu’une révision totale de la réglementation Priips (niveau 1 et 2 dont une période de 12 mois de mise en oeuvre) soit effectuée. L’association estime «inévitable» la revue du niveau 1 de Priips qu’elle demande «urgemment». La requête de l’Efama fait suite au fait que les autorités de supervision européennes ont échoué durant les 18 derniers mois à résoudre les problèmes liés au documentd’information clé pour l’investisseur de la réglementation Priips. «Après une récente communication des autorités de supervision européennes à la commission européenne sur le fait qu’elles n’avaient pas trouvé d’accord sur la révision des standards réglementaires techniques (RTS)de Priips, le régimePriips tout entier se trouve dans le flou. Cela place les institutions européennes ainsi que les acteurs du marché en terrain inconnu en termes de processus législatif», a notamment déclaré Tanguy van de Werve, directeur général de l’Efama.
La gestion d’actifs pour compte de tiers d’Allianz a enregistré des souscriptions nettes de 25,8 milliards d’euros au deuxième trimestre 2020. Cette collecte a été principalement tirée par sa filiale Pimco, qui a drainé 22,8 milliards d’euros. Allianz Global Investors a de son côté attiré 3 milliards d’euros. Au premier trimestre, Pimco avait décollecté de 43 milliards d’euros, tandis qu’Allianz GI avait rendu 3,4 milliards aux investisseurs. Les encours sous gestion pour compte de tiers d’Allianz sont remontés à 1.658 milliards d’euros fin juin 2020, après 1.557 milliards fin mars 2020. Ils restent inférieurs au niveau de fin 2019, date à laquelle ils atteignaient1.686 milliards d’euros. Sur les 1.658 milliards d’euros, 1.319 milliards d’euros sont gérés par Pimco et 339 milliards par Allianz GI. En ajoutant les 592 milliards d’actifs du groupe Allianz, l’assureur allemand affiche 2.250 milliards d’euros d’encours. Le bénéfice d’exploitation de la gestion d’actifs a décliné à 640 millions d’euros au deuxième trimestre, en raison d’un niveau plus faible de commissions de performance et d’une hausse des dépenses. La baisse a été plus forte pour Allianz GI (-17,4 %) que pour Pimco (-2 %). Le coefficient d’exploitation a augmenté de 1,7 point à 62,8 % au deuxième trimestre 2020 par rapport au deuxième trimestre 2019. Au premier semestre 2020, les revenus d’exploitation ont augmenté de 5,2 % sur un an à 3,5 milliards d’euros. Le coefficient d’exploitation est resté inchangé à 62,2 %. Le bénéfice d’exploitation a augmenté de 5,4 % à 1,32 milliardd’euros.
Le gouvernement espagnol a donné son feu vert pour le rachat total de l’antenne espagnole de Banque Degroof Petercam par Andbank España. La succursale hispanique du groupe belge évoluait dans la gestion d’actifs et dans la banque privée à travers Degroof Petercam SGIIC et dans la banque d’investissementviaDegroof Petercam Corporate Finance Spain. Ses encours s'élevaient à 1,3 milliard d’euros en juin.Il s’agit de la troisième acquisition d’Andbank en deux ans après celles de Merchbanc en 2018 et Esfera Capital, plus tôt en 2020.
L’ETF SPDR Gold Shares est devenu l’un des principaux détenteurs d’or, dépassant même les banques centrales du Japon et de l’Inde, rapporte le Financial Times. Le fonds détient 1.258 tonnes d’or détenues dans les coffres de Londres de HSBC. Lundi et mardi, il a acquis 15 tonnes supplémentaires. Le SPDR Gold Shares est un ETF créé par State Street et le World Gold Council qui détient des lingots physiques plutôt que de simples dérivés financiers. Il connaît un vif succès cette année, les investisseurs se ruant sur le métal précieux. Le cours de l’or a encore grimpé mardi, atteignant 2.000 dollars l’once pour la première fois.
La famille Johnson, à l’origine de Fidelity, est sans nul doute la plus puissante et la plus fortunée de la ville américaine de Boston. Mais elle reste très discrète, voire secrète, constate Bloomberg dans un long article consacré à cette dynastie. Son empire s’étend de Boston à Londres, Tokyo et le Texas, et couvre des entreprises allant des hôpitaux à la fibre optique. Sur trois générations, les Johnson ont amassé la huitième plus grosse fortune familiale au monde, et elle a plus que doublé ces cinq dernières années, la hausse des marchés actions ayant dopé les revenus et les bénéfices de Fidelity, note Bloomberg. Pour se diversifier, la famille Johnson s’intéresse à des actifs réels comme l’immobilier et le schiste du Texas. Mais elle investit aussi dans des start-ups technologiques et pharmaceutiques à forte croissance. Contrairement à de nombreuses familles qui séparent les investissements personnels de l’exploitation de l’entreprise, les intérêts des Johnson sont étroitement liés à FMR LLC, la société mère de Fidelity Investments, dont ils détiennent 49 %. La famille détient des participations dans plus de 190 entreprises par le biais de F-Prim, une société de capital-risque. La plupart des investissements dans le non coté ont été placés sous l'égide de FMR jusqu’en 2018, date à laquelle une restructuration visant à simplifier les états financiers de l’entreprise a entraîné une filialisation des investissements. La même chose s’est produite l’année dernière chez Fidelity International, où une division appelée Eight Roads, qui investissait dans l’immobilier et les entreprises privées, a été séparée de ses activités.
Le responsable des actions espagnoles de Bestinver,Ricardo Cañete, quitte la société cinq ans après son arrivée, rapporte Funds People. Un départ qui coïncide avec l’intégration de Fidentiis Gestiónau sein de la boutique de gestion. Désormais, les fonds investis en actions espagnoles de Bestinver et de Fidentiis ont été regroupés au sein d’une même unité dirigée par Ricardo Seixas, jusqu’alors responsable des fonds actions espagnoles de Fidentiis.
Le Cert (Computer Emergency Response Team), agence chargée de la cybersécurité en Inde, a émis une alerte la semaine dernière concernant un programme malveillant baptisé BlackRock, du nom de la célèbre société de gestion américaine. Ce dernier subtilise lesdonnées d’utilisateurs d’applications mobiles utilisées sur les terminauxAndroid (comme les cartes de crédit), se concentrant sur 337 d’entre elles, majoritairement bancaires et financières. D’autres applications, notamment de communication et de networking,sont également visées par le maliciel. Le Cert indique que la campagne d’attaque du programme est internationale et que celui-ci se propage dans les téléphones des utilisateurs à travers de fausses mises à jour Google.
Unsondage réalisé auprès de 1.001 individus suédoispour le compte de l’association suédoise des fonds d’investissementFondbolagens förening suggère que 70% d’entre eux disposent d’une épargne privée. Dans cette catégorie, 51% des personnes interrogées disent épargner chaque mois à travers des fonds d’investissement. C’est 4% de plus qu’en 2018, date à laquelle le dernier sondage sur l'épargne des Suédois avait été publié. Parmi les critères que les Suédois regardent pour choisir leur fonds d’investissement, les commissions des fonds restent le principal pour 52% des participants au sondage disposant d’une épargne privée avant le niveau de risque (44%) et l'éventuel focus durable du fonds (40%, en hausse de 2% depuis 2018). Le rendement du fonds et sa notation ne sont considérés que par 30% et 16% des personnes interrogées respectivement. Que le fonds soit indiciel ou non est un critère pour 28% des Suédois disposant d’une épargne privée, en hausse de 4% par rapport à 2018.
GAM a essuyé des rachats de 8,5 milliards de francs suisses au premier semestre dans sa gestion d’actifs. La société de gestion suisse note que la décollecte a ralenti au deuxième trimestre (2 milliards de francs) par rapport au premier trimestre(6 milliards de francs). Les encours de la gestion d’actifs sont ressortis à 35,5 milliards de francs au 30 juin, contre 35,7 milliards au 31 mars et 48,4 milliards au 31 décembre. Dans le pôle «private labelling», GAM a enregistré une collecte nette de 2,6 milliards de francs au premier semestre. Les encours sont ressortis à 83,9 milliards de francs suisses au 30 juin, contre 76,4 milliards au 31 mars et 84,3 milliards au 31 décembre. Au total, les encours sous gestion de GAM se sont établis à 119,4 milliards de francs au 30 juin, en haussepar rapport aux 112,1 milliards du 31 mars mais en repli par rapportaux 132,7 milliards du 31 décembre 2019. GAM accuse une perte sous-jacente avant impôts de 2 millions de francs au premier semestre, contre un bénéfice de 2,1 millions au premier semestre. La perte nette IFRS se monte à 390,1 millions de francs suisses.
Le fonds d’investissement alternatif Brookfield Asset Management envisage le rachat de Merlin,un des groupes phares du secteur immobilier en Espagne, rapporte le journal Expansión. Merlin, qui achète et gère des actifs commerciaux dans la péninsule ibérique,est une société cotéedont la capitalisation boursière s'élève actuellement à près de 3,3 milliards d’euros. SelonExpansión, Brookfield Asset Management considère l'éventualité d’une offre publique d’achat.
Franklin Resources, la société de gestion d’actifs mondiale dont les filiales opèrent sous le nom de Franklin Templeton, a annoncé qu’elle avait bouclé l’acquisition précédemment annoncée de Legg Mason et de ses équipes de gestion spécialisées. L’opération avait été annoncée en février.Cette nouvelle organisation porte les encours de Franklin Templeton à 1.400 milliards de dollars.
La crise du coronavirus n’empêche pas certains gérants de lancer des hedge funds avec succès, constate le Wall Street Journal. Gaurav Kapadia a levé l’un des plus gros avec plus de 1 milliard de dollars pour sa nouvelle société XN LP, selon des sources proches du dossier. Hein Park Capital Management fait aussi partie des nouvelles sociétés lancées. Le fonds a été créé par Courtney Carson, une ancienne de Soros Fund Management. Il a réuni environ 1,2 milliard de dollars d’engagements. Mina Faltas a par ailleurs fondé Washington Harbour en mai et gère désormais plus de 500 millions de dollars. Neeraj Chandra a démarré Untitled Investments, qui gérait environ 260 millions de dollars début juillet. L’un des futurs lancements les plus attendus est Alua Capital Management, monté par l’ancien CIO de Viking Global Investors Tom Purcell et l’ex-managing director de Lone Pine Capital Marco Tablada.
La société de gestion systématique suisse RAM Active Investments a lancé le fonds RAM Stable Climate Global Equities au mois de juin, indique la firme sur son site internet. Emmanuel Hauptmann, associé fondateur de RAM AI et responsable de l'équipe de recherche Systematic Equity, indique que «l’urgence de plus en plus pressante du changement climatique» a conduit le gestionnaire helvétique à prendre sa part de la transition climatique. «Grâce aux énormes progrès réalisés au niveau de notre infrastructure d’apprentissage automatique, nous avons développé une stratégie active solide, dotée de normes ESG strictes, sans compromettre la performance,» explique-t-il dans une note consacrée au nouveau fonds. L’approche systématique multidimensionnelle du fonds vise à dégager un « alpha durable » en s’appuyant sur une multitude de sources de données ESG et non ESG pour identifier les opportunités les plus intéressantes en matière de profil risque/rendement dans chaque secteur. Emmanuel Hauptmann précise que les émissions carbonedu fonds RAM Stable Climate Global Equities Fund sont compensées par des certificats carbone délivrés par le mécanisme de développement propre des Nations unies, dont le coût est intégralement assumé par RAM AI, et non par le fonds.
La société de gestion américaine au modèle multi-affiliés, Affiliated Managers Group, a nommé TracyAtkinson au sein de son conseil d’administration. Tracy Atkinson avait travaillé 12 ans au sein de State Street qu’elle a quitté en mars dernier. Elle y a occupé les postes de responsable de la conformité et de l’administratif. Tracy Atkinson a également exercé les fonctions de responsable financière des fonds et de trésorière de MFS Investment Management ainsi que celle d’associée chez PwC. Les encours cumulés d’AMG s'élevaient à environ 638 milliards de dollars fin juin.
Britta Weidenbach,responsable des actions européennes deDWS, a quittéla société de gestion de Deutsche Bank selon plusieurs médias dont Citywire. Entrée chez DWS en 1999, elle occupait son poste actuel depuis 2012 et supervisait quelques 10 milliards d’euros d’encours. Elle était également gérante des fonds DWS Invest Top Euroland (370M€ d’encours sous gestion) et DWS Top Europe (990M€ d’encours).
La pandémie de coronavirus Covid-19 a eu un autre impact visible sur la gestion d’actifs en Espagne, celle d’une baisse drastique des lancements de fonds d’investissement locaux, relate le média Funds Society. Funds Society, s’appuyant sur les dernières données du régulateur espagnol CNMV,recense 43 fonds lancésdurant le premier semestre 2020 et 49 fonds lancés en date du 17 juillet. En comparaison, durant les six premiers mois de 2019, 71 fonds espagnols avaient été lancés et 79 en date du 17 juillet 2019. Il faut remonter à 2015 pour trouver tracer de niveaux aussi bas (36 fonds lancés durant la première moitié de 2015 et 47 au 17 juillet 2015). Le point le plus bas jamais atteint remonte à l’année 2009, année post-crise,avec 11 fonds lancés en Espagne durant la première moitié de 2009. 25 sociétés de gestion hispaniquesont procédé à des lancements de fonds au cours du premier semestre 2020. Bankia AM, Santander AM ainsi que la filiale espagnole d’Allianz ont chacun lancé cinq fonds.