Le parlement irlandais a adopté la Investment Limited Partnerships (Amendment) Bill 2020, une loi dont les termes devraient permettre à l’Irlande de devenir un acteur majeur dans le secteur des actifs privés (private equity, dette privée, infrastructure, énergies renouvelables, immobilier). La loi votée facilite l'établissement des fonds des sociétés de gestion d’actifs privés dans le pays.Elle prévoit notamment: une procédure d’approbation accélérée pour les fonds destinés aux institutionnels, une gouvernance assouplie du règlement du fonds et, surtout, la possibilité de créer des ILP avec plusieurs compartiments ségrégués (sub-funds) permettant plusieurs stratégies et/ou types d’investisseurs, avec la possibilité d’une hiérarchisation précise des responsabilités (safe harbours). Irish Funds, l’association représentative de la gestion de fonds irlandais, estime que cette loi pourrait créer jusqu'à 3.000 emplois locaux d’ici 2025 et attirer 20 milliards d’euros par an dans le domaine des actifs privés.L’industrie des fonds en Irlande a déjà bénéficié de la période de transition du Brexit puisque 119 entreprises se sont établies ou ont étendu leurs opérations dans le pays entre 2018 et novembre 2020.Irish Funds anticipe que des gestionnaires d’actifs américains, britanniques, hongkongais et australiens pourraient être intéressés par la nouvelle loi. Pour Pat Lardner, directeur général d’Irish Funds, cette loi «change la donne pour la compétitivité de l’Irlande à l’international et permettra d’attirer de nouveaux business et d’en retenir d’autres qui déménageaient à l'étranger auparavant.» Selon lui, la loi permettra également à l’Irlande de devenir un centre de la finance verte et de s’aligner sur les objectifs européens en matière de finance durable.
Credit Suisse Private Banking & Wealth Management France annonce l’arrivée de Thierry Lobjois à la tête d’une nouvelle équipe dédiée aux clients UHNWI (Ultra High-Net-Worth Individuals) et aux grands investisseurs. L’équipe dirigée par Thierry Lobjois réunit également deux banquiers privés Senior : John Senouf et Bertrand Le Bourhis, ce dernier est arrivé chez Credit Suisse en novembre dernier. La nouvelle équipe a pour mission de développer et de gérer les relations stratégiques avec les grands clients et de promouvoir l’éventail des services et expertises que la banque met à la disposition de ses clients UHNWI et grands investisseurs. Thierry Lobjois est rattaché à Gilles Dard, Responsable de Credit Suisse Private Banking & Wealth Management France. Agé de 52 ans, il est diplômé d’un Magistère de modélisation mathématique et méthodes informatiques et d’un DEA d’informatique de l’Université de Rennes 1. Il a débuté sa carrière en 1994 en tant que responsable des relations clients et directeur de la recherche à la Bourse de Paris (Monep - désormais Euronext Paris). Il a ensuite œuvré au sein d’Exane BNPParibas entre 1996 et 2010, notamment en tant qu’associé, vendeur senior de produits dérivés, avant de rejoindre Crédit Agricole CIB en 2010 en qualité de managing director responsable des ventes Europe. Il a cofondé et présidé Coverage Finance entre 2013 et 2015, société indépendante de conseil et d’intermédiation spécialisée dans le financement structuré. Avant de rejoindre Credit Suisse en décembre 2020, Thierry Lobjois était responsable adjoint de l’équipe des grands investisseurs privés chez Société Générale Private Banking Luxembourg. De son côté, John Senouf, 54 ans, a débuté sa carrière en 1992 au Crédit Lyonnais sur les marchés dérivés actions avant d’intégrer la maison de courtage Roussin où il créé le département Recherche et Arbitrage. Il prend par la suite la direction des « swaps de base » chez Tradition, à Paris et à Londres. Après avoir fondé Artface.com en 1999 – devenu en deux ans la plus importante market-place européenne d’art et d’antiquités pour les marchands –, il rejoint en 2002 Eurobrokers & Tullett & Tokyo sur leur desk de swap de taux à Londres. Entre 2007 et 2016, il était directeur de la division « International Private Bank » de Barclays Wealth & Investment Management à Londres, où il était en charge d’entrepreneurs High-Net-Worth (HNW) et Ultra High-Net-Worth (UHNW) internationaux ou résidents non-domiciliés au Royaume-Uni ainsi que de gérants de fonds de Private Equity. Il intègre en 2016 l’équipe International Wealth Management de Credit Suisse à Londres puis celle de Paris en 2017 en qualité de banquier privé senior.
Agipi a annoncé avoir reçu le label Relance pour son unité de compte Agipi Régions Solidaire, créée en 2017 et gérée par Axa IM. Agipi Régions Solidaire (anciennement Agipi Régions) est investie dans des entreprises françaises implantées en régions, qui favorisent la création d’emplois et l’essor du tissu économique local. La part solidaire (entre 5% et 10%) est gérée par Ecofi et investit dans des Entreprises Solidaires d’Utilité Sociale (agrément ESUS) intervenant dans des secteurs ciblés de la longévité, de l’accompagnement de la dépendance, et plus globalement du « mieux vivre ensemble ».
La filiale de gestion d’actifs de l’assureur espagnol Mapfre, Mapfre AM, veut «étendre son activité en continuant à chercher denouvelles alliances qui génèreront de la valeur ajoutée à ses clients», a déclaré jeudile directeur général de Mapfre AM, Alvaro Anguita. Le responsable des investissements de Mapfre, José LuisJiménez,a précisé que la grande volatilité du secteur financier, le renforcement de la régulation et la fragmentation de la gestion d’actifs allaient «motiver» Mafpre à tirer parti de ces opportunités. Mapfre AM gère plus de 40 milliards d’euros d’encoursdont 34 provenant des portefeuilles propres au groupe et 6,5 de ses fonds d’investissements, de pension et de sa Sicav luxembourgeoise. En France, le géant espagnol de l’assurance est entré au capital de La Française en 2017, dans le cadre d’un partenariat stratégique.
Des gestionnaires de fortunequi avaient quitté la filiale deCredit Suisse au Brésil cet été ont établi leur propre société baptisée WHG pour Wealth High Governance, selon le Brazil Journal. Le groupe de gestion d’actifs brésilien XP a acquis une part de 49% dans cette nouvelle société qui visera les grandes fortunes locales et gérera environ 4 milliards de dollars à partir de 2021. WHG comptera jusqu'à 30 employés et sera dirigé parMarco Abrahão, ancien patron de la gestion de fortune de Credit Suisse au Brésil. L’ancien directeur de la banque centrale brésilienne et ex-chef économiste d’UBS au Brésil, Tony Volpon, a également rejoint WHG en tant que responsable de la stratégie.
BondIT, une solution technologique de construction de portefeuilles obligataires, et Scorable, un fournisseur d’analyse de crédit basée sur l’IA (intelligence artificielle), ont signé un accord de fusion définitif selon lequel les sociétés combineront leurs technologies dans l’investissement obligataire. La transaction devrait être conclue d’ici la fin de l’année 2020. En combinant la technologie de BondIT et l’IA de Scorable,» la nouvelle société offrira une solution de gestion de portefeuille et de recherche crédit en tant que service intégré à la demande, permettant aux gestionnaires d’actifs obligataires et aux conseillers financiers d’automatiser et d’optimiser leurs processus d’investissement. La solution permet aux utilisateurs de construire et d’analyser des portefeuilles en quelques minutes plutôt qu’en quelques heures ou quelques jours», explique un communiqué. BondIT est essentiellement présent aux États-Unis et dans la zone Asie-Pacifique et l’allemand Scorable en Europe. La nouvelle société est soutenue par des investisseurs et des partenaires qui ont investi un peu plus de 40 millions de dollars. Talanx AG, qui soutient Scorable depuis sa création doit rester «un investisseur important» par l’intermédiaire de sa filiale Ampega Asset Management GmbH.
Le gérant néerlandais NN Investment Partners (NN IP) vient de promouvoir Adrie Heinsbroek au poste nouvellement créé de directeur de la soutenabilité. Il conseillera notamment le comité de direction sur les questions et les défis liés à la durabilité, telle que l’empreinte carbone, ainsi que sur leurs implications pour l’ensemble de l’organisation, comme l’intensification de la réglementation et le changement climatique. Adrie Heinsbroek était jusqu’ici directeur de l'équipe ISR, créée en 2017. Il fut précédemment responsable de la durabilité pour ING Bank en Belgique, conseiller durable senior pour ING Bank en Hollande et analyste/stratège senior pour les investissements responsables auprès de l’ING Investment Office.
BNP Paribas AM vient de recruter Benjamin Binzer pour son équipe de distribution de fonds sur le segment wholesale en Allemagne, a appris Das Investment. Il est rattaché à Tanja Gudjons, responsable du développement commercial wholesale. Benjamin Binzer arrive de l'équipe commerciale de DWS, dans laquelle il exerçait depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez DZ Bank à Francfort, auprès d’une clientèle institutionnelle.
La société d’investissement Idi vient de promouvoir Julien Bentz au poste de managing partner de l'équipe d’investissement. Collaborateur de la firme depuis 2005, il fut tout d’abord chargé d’affaires pour Idi Mezzanine, avant d’intégrer le comité exécutif en 2015.
Les associés gérants du Groupe Mirabaud ont décidé de nommer Andrew Lake en tant qu’associé commanditaire au 1er janvier 2021. Avocat de formation, basé à Londres, Andrew Lake a rejoint le groupe Mirabaud en 2013 après avoir travaillé auprès d’institutions financières telles que Merril Lynch, F&C et Aviva Investors. Andrew Lake dirige depuis 2014 l’intégralité des équipes obligataires de Mirabaud Asset Management et pilote la gestion d’un des véhicules phare du Groupe : Mirabaud Global Strategic Bond. Investisseurs dans l’entreprise, les associés commanditaires occupent des fonctions de direction et participent au développement du Groupe. Andrew Lake rejoindra dans ce cercle Etienne d’Arenberg, responsable Wealth Management UK, Thiago Frazao, responsable Wealth Management LATAM et Alain Baron, responsable Wealth Management MENA.
La différence de traitement fiscal appliquée par l’Allemagne entre les fonds immobiliers spécialisés domestiques et étrangers enfreint potentiellement la loi européenne.
La société de gestion britannique Polar Capital va acquérir sa concurrente Dalton Strategic Partnership, qui gère 1,24 milliard de livres, pour un montant de 15,6 millions de livres. L’acquisition s’inscrit dans le cadre de «la stratégie de croissance et de diversification» de Polar Capital. Elle lui permet de «s’adjoindre une équipe d’investissement européenne de premier plan complémentaire à son équipe European Income». Polar Capital rassemble 13 équipes d’investissements qui gèrent 16,4 milliards de livres au travers de 27 fonds (au 30 septembre 2020). L’équipe la plus importante est celle sur les technologies mondiales, qui gère 9,2 milliards de livres. Également basée à Londres, Dalton est spécialisée dans les actions européennes. Son fonds phare est le Melchior European Opportunities de 1,12 milliard de livres géré par David Robinson. Dalton propose aussi des fonds long/short sur les actions européennes représentant 120 millions de livres et gérés par Leonard Charlton, ainsi que trois petits fonds Monde et Asie pilotés par Nick Mottram. En revanche la transaction ne comprend pas le fonds Velox (qui n’est donc pas comptabilisé dans les encours). L’opération offre aussi à Polar Capital l’occasion d’élargir ses capacités de distribution auprès des clients wholesale et institutionnels en Europe, notamment en Allemagne. De plus, Polar Capital met la main sur la Sicav luxembourgeoise de Dalton, ce qui l’aidera à commercialiser sa propre gamme de fonds à l’international. «L’acquisition fournit à Polar Capital sa première Sicav luxembourgeoise», se félicite Gavin Rochussen, le CEO de Polar Capital. Polar Capital prendra 100 % du capital de Dalton Capital, maison mère de Dalton Strategic Partnership. Les coûts de la transaction sont estimés à 6,2 millions de livres et incluront 2,6 millions de frais de résiliation et 3,6 millions de livres de frais de réorganisation. C’est la deuxième acquisition de Polar Capital cette année. En février, le gestionnaire avait annoncé le rachat de l’équipe International Value et World Value de Pierre Py et Greg Herr à First Pacific Advisors, bouclé en octobre dernier.
Amundi a lancé le fonds de dette privée Initiative Impact 2020 dans le cadre de l’initiative de place Relance Durable France promue par la Fédération Française de l’Assurance (FFA) et en association avec la Caisse des Dépôts. Ce nouveau fonds est parrainé par Crédit Agricole Assurances, tandis que L’Auxiliaire, l’assureur du BTP, y participe. Il vise à accompagner des ETI et dans une moindre mesure des PME, principalement françaises, ayant démontré de la robustesse dans leurs performances pré-Covid-19, avec une réelle capacité de rebond. Destiné aux investisseurs institutionnels, le fonds Initiative Impact 2020 sera investi exclusivement en euro dans des dettes senior d’entreprises de tous les secteurs d’activité. Complémentaire à celle des banques, l’offre Initiative Impact 2020 propose des financements de long terme pour accompagner les entreprises dans la reprise d’activité et dans leurs projets de croissance et enjeux associés (relocalisation en France des activités stratégiques de production, accompagnement de la transition environnementale et adaptation aux nouveaux modes de consommation). Les ETI et les PME font l’objet d’un processus de sélection rigoureux tant sur les critères financiers qu’extra-financiers, en ligne avec la politique ESG d’Amundi et le cahier des charges défini par la FFA. Le fonds met aussi en place un mécanisme d’incitation pour l’atteinte des indicateurs définis lors de l’investissement.
Doit-on craindre un fort rebond de l’inflation et un durcissement de la politique monétaire ? Les relances monétaires et budgétaires massives ainsi que la constitution d’une importante épargne de précaution et forcée (faute de pouvoir consommer) ont entraîné une très forte croissance des agrégats monétaires. Concernant l’inflation à court terme, un rebond paraît très peu probable, mais, à l’horizon de quelques trimestres, de nombreuses incertitudes demeurent. Plusieurs effets temporaires (liquidités disponibles, offre de certains secteurs durablement affectée) et structurels (déflation technologique, déglobalisation) se croisent.
Au cours du mois de novembre 2020, la surprenante efficacité des vaccins contre le Covid-19 ainsi que l’issue des élections aux Etats-Unis ont déclenché une euphorie particulière sur les marchés actions, qui a pris la forme d’une rotation inédite, où les titres les plus décotés se sont fortement appréciés et, à l’inverse, les titres ayant le plus progressé sur l’année ont été fortement vendus.
370.000 entreprises, sans compter les indépendants, ont bénéficié d’exonérations de charges lors du premier confinement au printemps, pour un montant total de 2,85 milliards d’euros, a indiqué, ce jeudi, le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, sur BFM Business. «On estime qu’en 2020, 7 milliards d’euros seront consommés» au titre de ces exonérations, les entreprises ayant jusqu’à la fin de l’année pour en présenter la demande, a indiqué Olivier Dussopt. Les entreprises en difficulté peuvent demander à l’administration des reports de paiement de leurs cotisations sociales et de certaines échéances fiscales. Des exonérations ont été accordées dans certains secteurs (hôtellerie, restauration, tourisme, etc.).
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fait état jeudi «d’importants progrès» sur la voie d’un accord commercial post-Brexit entre Londres et Bruxelles, mais a ajouté que la pêche demeurait un gros obstacle à sa conclusion, qu’il «sera très difficile de surmonter», a-t-elle indiqué sur Twitter. La cheffe de l’exécutif européen s’exprimait après un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson. Elle a précisé que les discussions se poursuivraient vendredi.
Le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a annoncé, jeudi, prolonger le dispositif de chômage partiel d’un mois, jusqu’à fin avril. Le gouvernement avait, début novembre, déjà prolongé ce mécanisme de cinq mois, jusqu’en mars, sous la pression du patronat et des syndicats. Les pouvoirs publics vont donc continuer jusqu’à fin avril à prendre en charge à hauteur de 80% et jusqu’à 2.500 livres sterling mensuelles les salaires des employés d’entreprises privées d’activité. Rishi Sunak a en outre annoncé, jeudi, que les mécanismes de prêts garantis étaient, eux, prolongés jusqu’à fin mars au lieu de fin janvier initialement. Le chômage partiel a déjà bénéficié à 9,9 millions de salariés, pour un coût de 46,4 milliards de livres, selon des données officielles arrêtées au 13 décembre.
IM Global Partners, le réseau de gestion d’actifs, doit annoncer ce 17 décembre le lancement d’un fonds absolute return développé par Dynamic Beta Investments (DBi). Baptisé Oyster Stable Return, la Sicav réplique la performance de portefeuilles de hedge funds Long/Short et Managed Futures. Domicilié au Luxembourg et conforme à la directive Ucits, elle dispose aujourd’hui de 32 millions de dollars d’actifs sous gestion. DBi est spécialiste de ce genre de produits qui se proposent de générer un alpha comparable aux stratégies alternatives, mais à des tarifs plus bas et avec une liquidité quotidienne. Pour construire le fonds, DBi évalue les positions principales de quelques dizaines de Hedge Fund « stars », et les transpose ensuite dans la Sicav à travers l’usage exclusif de contrats à terme liquides. Les dérivés OTC, les obligations ou les actifs jugés illiquides n’entrent donc pas dans sa construction. DBi, qui vise une volatilité moyenne de 5%, y superpose une couverture du risque. Le gérant new-yorkais avait déjà lancé fin 2019 deux ETF actifs répliquant la performance des stratégies Long/Short pour l’un, et celle des stratégies Managed Futures pour l’autre. Ces deux fonds totalisent aujourd’hui près de 400 millions de dollars d’encours.
JPMorgan Chase a perdu face à Morgan Stanley dans la bataille à 7 milliards de dollars pour racheter Eaton Vance, a appris le Financial Times. Cette révélation met en évidence la concurrence féroce qui existe entre les grandes maisons américaines pour renforcer leur gestion d’actifs. Le déroulement de l’opération Eaton Vance a été détaillé dans un document déposé auprès du régulateur par Morgan Stanley suite à l’accord pour acquérir la société de gestion de 500 milliards de dollars en octobre. Le document évoque une «partie A» non identifiée qui aurait lancée la bataille en avril avec une offre non sollicitée pour acquérir Eaton Vance. Ensuite, elle aurait formulé trois propositions d’achat. Des sources proches du dossier ont affirmé au FT que JPMorgan était cette «partie A». La banque n’a pas souhaité faire de commentaire. Après l’approche initiale de JPMorgan, Centerview Partners, le groupe de conseil financier d’Eaton Vance, a recherché d’autres candidats au rachat. Morgan Stanley a finalement remporté la mise le 30 août avec une offre en numéraire et en actions de 56,5 dollars pour chaque action Eaton Vance, ainsi qu’un dividende de 4,25 dollars. Après cela, JPMorgan a fait une autre offre de 62,06 dollars. Thomas Faust, le PDG d’Eaton Vance, a refusé de reprendre des négociations avec JPMorgan en raison d’un «accord oral» avec Morgan Stanley.
Cathay Capital vient d’attribuer le rôle de Chief Impact Officer à Matthieu van der Elst, un poste nouvellement créé. Il s’agit d’un projet intrapreneurial " visant à évaluer, mesurer, consolider et développer l’empreinte et la stratégie d’impact ESG de Cathay Capital, tant au niveau de la société de gestion qu’en lien avec les sociétés de son portefeuille, ses investisseurs et ses grandes entreprises partenaires», a précisé la plateforme d’investissement. Ce rôle global couvre l’ensemble des zones géographiques dans lesquelles le groupe Cathay Capital opère, à savoir l’Amérique du Nord, l’Asie, l’Europe et l’Afrique. Matthieu van der Elst était depuis 2015 directeur général de Michelin Ventures, société dont il a gravi les échelons depuis son entrée en 2008 comme responsable mondial de l’intelligence de marché.
Vontobel AM a annoncé ce 16 décembre l’ouverture d’une filiale au Japon, après dix ans de présence sur l’Archipel. Le bureau sera dirigé par Goji Yoshino, un ancien de BlueBay AM et Goldman Sachs. Le groupe zurichois se renforce ainsi un peu plus dans la région, après l’ouverture d’un bureau à Singapour en octobre, et le recrutement d’une directrice commerciale à Hong Kong il y a deux semaines.
Invesco vient de lancer une nouvelle stratégie actions s’appuyant sur une approche purement quantitative pour offrir aux investisseurs la possibilité «d’anticiper les grandes tendances de l’avenir», annonce un communiqué. Grâce à l’intelligence artificielle, la nouvelle stratégie, intégrée dans le fonds d’actions Invesco Global Thematic Innovation Equity Fund, analyse systématiquement de grandes quantités de données pour repérer très tôt les évolutions susceptibles de changer la donne, et investit dans les entreprises qui sont les facilitateurs, les moteurs ou les principaux bénéficiaires de ces innovations. En utilisant le Traitement Automatique du Langage Naturel (TALN) et des techniques d’exploration de texte, l'équipe Invesco Quantitative Stratégies recherche dans des millions d’articles et autres publications des mots-clés liés à l’innovation, qui sont ensuite regroupés dans des dictionnaires thématiques. De cette façon, l'équipe identifie différents thèmes d’investissement liés aux trois grandes tendances générales : « évolution de la technologie », « démographie et société » et « environnement et pénurie de ressources ». Les 17 thèmes d’investissement actuellement identifiés vont de l’intelligence artificielle et du cloud computing aux nouvelles énergies et à l’alimentation durable, en passant par le vieillissement des sociétés et les soins de santé personnalisés. Dans un deuxième temps, des algorithmes intelligents de TALN sont appliqués pour identifier les entreprises innovantes qui sont à la pointe de ces mégatendances. L’accent est mis sur les entreprises en phase de croissance. Les plus attrayantes de ces entreprises sont intégrées dans un portefeuille d’innovation diversifié à travers les différents thèmes d’investissement, l’analyse des titres comprenant également un filtre des facteurs et une évaluation ESG (Environnement, Social et Gouvernance) approfondie. Les actions individuelles sont pondérées en fonction de la pertinence de l’entreprise pour le thème d’investissement respectif. Les pondérations du portefeuille des thèmes sont ajustées pour refléter leur pertinence : les thèmes dont la pertinence augmente obtiendront des pondérations plus élevées au fil du temps dans le portefeuille, tandis que les pondérations des thèmes dont la pertinence diminue diminueront. Le portefeuille se compose de sociétés « pure player » qui sont fortement exposées à un seul thème (par exemple, les sociétés d'énergie éolienne) ainsi que de grandes sociétés qui sont très pertinentes pour plusieurs thèmes, mais dont l’exposition à chaque thème peut être comparativement faible (par exemple, les grandes sociétés technologiques). L'équipe IQS, qui compte plus de 60 personnes, gère plus de 25 milliards de dollars d’actifs et possède plus de 35 ans d’expérience dans l’analyse de données quantitatives et la traduction systématique de grands ensembles de données en portefeuilles d’investissement. Les projets de recherche actuels de l'équipe comprennent l’intelligence artificielle, l’ESG, le Machine Learning (l’apprentissage machine) et le traitement automatique du langage naturel.
Ter. L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier son dernier rapport sur les approches extra-financières. L’objectif est d’aider les sociétés de gestion à délivrer auprès de la clientèle privée une information claire et non trompeuse. Entre autres sujets, celui des informations relatives aux émissions de gaz à effet de serre. Beaucoup de gestionnaires calculent soit une empreinte carbone, soit une intensité carbone de leur fonds. Or, prévient l’AMF, il s’agit de deux mesures statiques qui ne préjugent « aucunement du positionnement du portefeuille par rapport à l’effort de transition vers une économie bas carbone (...) ». L’AMF précise ses attentes, comme la nécessité d’informer les investisseurs sur les limites méthodologiques liées à l’utilisation de ces données. Et recommande d’effectuer des contrôles ex post de la qualité de ces datas ou encore de renforcer la due diligence dans la sélection des fournisseurs de données.
Lancé il y a moins de deux mois, le 19 octobre 2020, le label « Relance » vient de franchir le seuil des 100 fonds labellisés. Créés pour aider à la reprise économique du pays, ces véhicules sont fortement investis dans des PME et ETI françaises, y compris s’agissant des fonds investis dans des valeurs cotées, dont l’actif comprend en moyenne plus de 40 % de titres émis par des PME et ETI françaises ou 65 % de titres émis par des entreprises françaises toutes capitalisations confondues. Ce dispositif veut assurer le bon déploiement de la relance sur l’ensemble du territoire et permettre aux épargnants de flécher leur épargne sur le financement des entreprises françaises les plus petites, donc les plus vulnérables à la crise.