Le Portugal sera soumis à partir de vendredi à un deuxième confinement «généralisé» pour freiner l'épidémie de Covid-19, qui a atteint de nouveaux records dans le pays, a annoncé mercredi le premier ministre Antonio Costa. Il a confirmé la fermeture des commerces non essentiels, des cafés et des restaurants. Exceptionnellement, les électeurs pourront aller voter au premier tour de l'élection présidentielle du 24 janvier.
Amundi a annoncé la conclusion d’une alliance technologique avec l’américain BNY Mellon dans le domaine de la gestion d’actifs et de la conservation de titres. «Dans ce cadre, les clients gérants d’actifs se verront proposer une offre intégrée, réunissant dans le même environnement les outils OMNM, plateforme de services titres centrée sur les clients et les données développée par BNY Mellon, et ALTO (Amundi Leading Technology and Operations), le système de gestion de portefeuilles d’Amundi», précise un communiqué commun. Ces services s’adressent en priorité aux gérants d’actifs basés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Schroders a recruté Chantale Pelletier au poste de global head of infrastructure, en charge de la croissance et du développement de son activité «Infrastructures» à l’échelle mondiale. L’intéressée vient de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ), l’un des plus importants investisseurs mondiaux en infrastructures et le second plus gros institutionnel du Canada avec un encours sous gestion de 333 milliards de dollars canadiens (environ 218 milliards d’euros). Elle y a passé plus de 20 ans, occupant différents postes. Elle a joué un rôle essentiel dans la constitution et la gestion du portefeuille d’infrastructures de la Caisse, dont le montant s’élevait à 27,8 milliards de dollars canadiens au 31 décembre 2019 (soit environ 18,2 milliards d’euros). Chantale Pelletier, qui prendra ses nouvelles fonctions fin mars 2021, sera également présidente de Schroder Aida SAS, la société de gestion française du Groupe Schroders spécialisée dans le financement d’infrastructures (sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires). Elle sera rattachée à Georg Wunderlin, Global Head of Private Assets chez Schroders. La plateforme «Actifs Privés» de Schroders représente un encours sous gestion de 45,3 milliards de livres sterling (environ 50 milliards d’euros).
Vontobel renforce son équipe en charge des obligations émergentes avec quatre recrutements à Zurich et Hong Kong. Carlos de Sousa rejoint l'équipe en tant que stratégiste et gérant de portefeuille pour les marchés émergents à Zurich, après avoir travaillé en tant qu’économiste chez Oxford Economics, leader dans le domaine des prévisions mondiales et de l’analyse quantitative. Chef économiste, il était alors responsable de la recherche thématique macroéconomique et stratégique sur les marchés émergents et frontières. Nuria Jorba Arimany est embauchée comme analyste de recherche à Zurich. Elle a précédemment passé 10 ans à l’Union Bancaire Privée (UBP) à Zurich, où elle était responsable de la recherche Corporate Credit pour les marchés émergents. Cosmo Zhang arrive dans l'équipe en tant qu’analyste de recherche à Hong Kong. Il vient d’Invesco Asset Management, où il était chef d'équipe sectoriel des analystes, en charge du corporate credit en Asie (hors Japon) pour les équipes obligataires. Enfin, Pius Yang Xue est recruté comme analyste de recherche à Hong Kong. Il a travaillé chez Dymon Asia en tant qu’analyste d’investissement senior spécialisé dans le crédit à haut rendement et le crédit stressed et distressed de la région Chine élargie. Vontobel gère des fonds obligataires depuis 1988. Sa boutique Fixed Income compte 24 milliards de francs suisses d’actifs. L'équipe dette émergente de Vontobel est composée de 14 professionnels de l’investissement basés à Zurich et à Hong Kong.
Primonial a annoncé mercredi 13 janvierl’acquisition de Netinvestissement, une marketplace (place de marché) française de solutions de placements. «Avec Netinvestissement, Primonial entend contribuer à l’émergence de nouvelles solutions centrées sur les nouvelles attentes des épargnants en matière d’investissement et d’épargne, grâce à une approche couvrant l’intégralité du parcours client, de l’information à la souscription jusqu’au conseil», explique le groupe dans un communiqué, précisant que l'émergence de nouveaux modes de consommation accélérée par la crise sanitaire, l’a convaincu de l’intérêt de cette opération. Fondée en 2011, Netinvestissement est une plateforme avec un modèle de génération de contacts qualifiés, qui s’appuie sur quatre éléments : un référencement sur les moteurs de recherche, une communication omnicanale, une stratégie de contenu «adaptée», et un modèle économique qui se veut axé sur l’UX (user experience) et la satisfaction client. Dans le contexte actuel, Netinvestissement table sur une croissance organique du chiffre d’affaires de 40 % par an grâce à une augmentation continue du trafic sur son site évaluée aujourd’hui à 3 millions de visiteurs annuels. Avec Primonial, la plateforme aura désormais un relais physique. Karl Toussaint du Wast et Stéphane van Huffel, co-fondateurs de la marketplace, resteront à la tête de Netinvestissement pour «accompagner et poursuivre le développement de la société tout en gardant l’indépendance, notamment dans l’offre de solutions, qui a fait le succès de la fintech», indique Primonial.
Franklin Templeton a annoncé ce 12 janvier le lancement d’un centre de recherche et de partage de données, dénommé «Investment Institute». Sa direction a été confiée à Stephen Dover, l’actuel responsable des actions, qui a par ailleurs été promu stratégiste de marché en chef. Il sera chargé de partager la recherche de la firme par le biais de multiples canaux, notamment l’analyse de données sur mesure, le contenu propriétaire et les partenariats universitaires. Il est remplacé par Terrence Murphy, le directeur général de ClearBridge Investments (détenue par Franklin Templeton depuis l’acquisition de sa maison-mère Legg Mason en 2020), qui conserve ce poste en parallèle. Ce dernier rejoint le comité exécutif de Franklin Templeton et sera chargé de définir la stratégie et le pilotage de la croissance organisationnelle de l’activité des actions de Franklin Templeton.
Le gestionnaire de fortune britannique St. James’s Place compte supprimer environ 200 emplois à la suite d’une revue stratégique de ses activités au cours de l’année écoulée, rapporte l’agence Bloomberg sur la base d’un mémo interne qu’elle a pu consulter et qui reprend des informations dévoilées la première fois sur Money Marketing. Le gestionnaire prévoit également de simplifier ses pratiques afin de supprimer certaines tâches jugées inutiles. Les licenciements concerneraient environ 10 % des effectifs salariés mais pas les conseillers franchisés, a déclaré un porte-parole à Bloomberg. «Pour rester leader sur notre marché, il est vital que nous soyons agiles et dynamiques, écrit Andrew Croft, directeur général dans le mémo. C'était une décision très difficile à prendre pour nous, mais qui est nécessaire pour que St. James’s Place continue à avoir du succès dans les mois, les années et les décennies à venir». St James’s Place a fait l’objet de critiques sur l’importance des ses charges en octobre dernier par le fonds activiste PrimeStone Capital, qui estimait que l’action de la société pouvait doubler sa valeur si elle mettait en place une série de changements. Andrew Croft avait alors répondu que les salaires étaient là «où ils doivent être», et qu’une série de facteurs, notamment le Brexit et la pandémie pesaient sur le cours de l’action, qui a diminué d’environ 3 % l’année dernière.
La banque privée luxembourgeoise Quintet a annoncé hier la nomination d’Eli Leenaars au poste de directeur des opérations (COO) du groupe, à compter du 1er juin 2021.Il supervisera les services opérations, IT, communication d’entreprise, marketing et immobilier. Sa nomination est d’ores et déjà approuvée par les autorités de contrôle compétentes, la Banque centrale européenne et la Commission de surveillance du secteur financier au Luxembourg. Eli Leenaars arrive d’UBS Global Wealth Management, dont il était managing director et vice-président. Auparavant, il a travaillé 25 ans chez ING, où il fut notamment directeur général d’ING Retail & Private Banking et d’ING Direct.
L’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV, a publié mardi une analyse de stress tests réalisés sur la liquidité des fonds d’investissement espagnols pour identifier ceux qui seront en manque de liquiditédans un scénario extrême de remboursements massifs. La CNMV indique que huit fonds sur 452 (1,77% du total) rencontreraient des problèmes de liquidité dans un tel scénario. Les fonds concernés représentent 3,9% du patrimoine des fonds de dette d’entreprise, 0,5% du patrimoine des fonds obligataires mixtes (obligations souveraines et d’entreprises)et 0,2% du patrimoine des fonds entrant dans la catégorie «autres». La CNMV vise particulièrementles fonds obligataires investissant largement dans les obligations à haut rendement. Les stress tests ont prisen compte les informations disponibles à fin juin 2020 sur chaque produit. La moyenne pondérée des actifs liquides pour la plupart des catégories de fonds s'élève à environ 50% des encours des fonds, explique le rapport de la CNMV. Le régulateur note par ailleurs que dans toutes les catégories de fonds, un certain pourcentage d’entre eux dispose d’une liquidité bien en-dessous de la moyenne, notamment ceux investis en obligations souveraines et les ceux mixant obligations souveraines et d’entreprises.
Il y a un an quasiment jour pour jour, Larry Fink, co-fondateur et dirigeant de BlackRock, annonçait que le leader mondial de la gestion d’actifs allait se transformer en profondeur pour investir de manière plus durable. Selon une étude de Reclaim Finance intitulée «Un an après: BlackRock, toujours accro aux énergies fossiles» que NewsManagers a pu consulter, le gérant américain «reste un investisseur massif dans les entreprises du charbon». «BlackRock a un gros problème avec sa gestion passive, qui l’expose fortement à des actifs charbon susceptibles de devenir bloqués - des «stranded assets», expliquent les auteurs de l'étude, dont Lucie Pinson, qui a reçu l’an dernier le prix Goldman pour l’environnement qui récompense chaque année une personnalité qui a œuvré « de manière significative et durable » pour la protection de la planète. BlackRock peut toujours investir dans toutes les entreprises du secteur du charbon dans le monde Le rapport note ainsi que la politique de réduction de l’exposition de BlackRock au secteur du charbon a un impact très limité en raison de critères restreints, à la fois en interne et en externe. Ainsi, 17% seulement de l’industrie du charbon est exclue des investissements de BlackRock, selon Reclaim Finance. «Un tiers seulement de ses actifs sont couverts par sa politique d’exclusion du charbon, encore 85 milliards de dollars y sont investis et le groupe n’a aucun critère d’exclusion sur le pétrole et le gaz», notent les auteurs, qui rappellent que la politique de BlackRock en la matière ne s’applique qu'à sa gestion active, très minoritaire dans ses encours. «Concrètement, cela signifie que BlackRock peut toujours investir dans toutes les entreprises du secteur du charbon dans le monde via ses fonds indiciels», insiste l'étude. BlackRock détient par exemple pour 806 millions de dollars en actions et 100 millions de dollars en obligations émises par Glencore, à fin octobre 2020. «Glencore est l’un des plus grands producteurs de charbon au monde, avec une production annuelle d’environ 123 millions de tonnes», commente Reclaim Finance. De même, le groupe détient 2,5 milliards de dollars dans le capital de RWE, une société d'électricité que Reclaim Finance accuse être le plus grand émetteur de CO2 au monde. Il est aussi exposé à hauteur de 6 milliards de dollars dans le groupe BHP et ses filiales, un groupe minier anglo-australien. BlackRock, qui s’est associé en France avec un nouveau cabinet de conseil en communication, s’est défendu dans le cadre de la publication de ce rapport en rappelant que «en ce qui concerne les stratégies indicielles, nous offrons à nos clients le choix - grâce notamment à l’offre d’indices ESG la plus vaste du secteur - ainsi que la transparence et l’engagement.» En outre, «nous demandons systématiquement à toutes les entreprises de divulguer la manière dont leur modèle économique sera compatible avec la transition vers une économie à faible émission de carbone. Lorsque nous ne constatons pas de progrès suffisants, nous prenons des mesures par le vote. Récemment, nous avons voté contre les directeurs d’Uniper, Fortum, CEZ et PGE, et soutenu la proposition des actionnaires d’AGL Energy. Nous avons publié des bulletins détaillés sur chacun de ces votes, qui expliquent les raisons de notre décision de vote et donnent un aperçu de notre engagement envers l’entreprise.»
La société de gestion Sofidy a annoncé ce 12 janvier la promotion de messieurs Louis-Frédéric Touati et Sylvain Hervy aux postes de gérants, respectivement de la SCPI Immorente (3,5 milliards d’euros d’encours) et gérant de la SCPI Efimmo (1,5 milliard d’euros). Louis-Frédéric Touati a commencé sa carrière chez Rothschild & Cie à Paris avant de rejoindre en 2010 le département Fusions et Acquisitions de Bank of America Merrill Lynch à Londres, en tant que vice-président pour couvrir le secteur des Institutions Financières. Il a rejoint Sofidy en 2018 en tant que gérant de fonds immobiliers. Sylvain Hervy a commencé sa carrière à Londres en 2006 comme assistant trader matières premières au sein des équipes de Société Générale CIB. En 2007, il rejoint les équipes françaises d’AEW Europe d’abord en tant que gérant d’actifs immobilier avant d’être promu contrôleur financier en 2008, puis gérant de fonds spécialisé dans les club-deals. Il a rejoint Sofidy en 2018 en tant que gérant de fonds immobiliers.
Cobas Asset Management, la boutique de gestion espagnolefondée par Francisco Garcia Paramés, a confié la responsabilité del’activité institutionnelleà Francisco Burgos López, rapporte Funds People. Il remplaceGema Martín Espinosa qui quitte Cobas AM pour poursuivre de nouvelles opportunités. Francisco Burgos López a rejoint la société de gestion espagnoledébut 2017 après avoir débuté sa carrière chez Airbus puis chez Everis en tant que consultant spécialisé sur la gestion d’actifs. Funds People précise que l’activité institutionnelle de Cobas représente moins de 10% des encours de la firme actuellement.
La succursale de gestion d’actifs de l’assureur espagnol Mapfre, Mapfre AM, a fait part de son intention de fusionner deux fonds obligataires et d’ouvrir la commercialisation du fonds résultant de la fusion aux investisseurs privés et institutionnels européens. Les deux fonds concernés, investis en obligations internationales,sont les fonds Mapfre AM Global Bondet le fonds Capital Investment Spain International, qu’Amundi gère exclusivement pour les compagnies du groupe Mapfre depuis 1993. Le fonds résultant de la fusion conservera le nom de Mapfre AM Global Bond et aura 180 millions d’euros d’encours sous gestion. Il sera enregistré au sein de la Sicav luxembourgeoise de Mapfre AM dont les encours dépassent le milliard d’euros.
La société de gestion espagnole March Asset Management, filiale de Banca March, a recruté Cristina Gómez Noblejas en qualité de nouvelle directrice commerciale. Elle est rattachée à Javier Escribano, directeur général de March AM.Cristina Gómez Noblejas a travaillé auparavant pour Crédit Lyonnais et HSBC Global Banking & Markets en Espagne, où elle a occupé entre autres les fonctions de responsable des portefeuilles de banque privée et responsable des ventes de produits structurés. March AM gérait environ 5 milliards d’euros d’encours fin septembre 2020.
Cyrus Conseil vient d’acquérir ACS Finances, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGP) basé à Tain l’Hermitage dans la Drôme et Meylan en Isère. Créé en 2005 par Jean-Pierre Clot, la structure détient un encours de 63 millions. L’opération porte sur 100% du capital par acquisition de titres dont une partie est réinvestie dans le groupe. Jean-Pierre Clot deviendra associé de Cyrus et continuera à exercer son métier chez Cyrus en se concentrant sur des clients de tailles plus significatives. Cette opération s’inscrit dans la politique de croissance externe et de développement du groupe. Elle permet de renforcer le maillage territorial de Cyrus en Rhône-Alpes en complément du bureau de Lyon et va favoriser le déploiement de ses activités dans la région. Les clients de ACS Finances vont bénéficier de l’ensemble de l’offre de services et de produits de Cyrus tout en conservant la relation de proximité avec leurs conseillers habituels. Avec cette acquisition, Cyrus compte désormais 16 implantations en France. Il affiche un encours financier de 4,6 milliards d’euros pour plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Le groupe Primonial a nommé Rachel de Valicourt directrice générale de « Primonial Ingénierie & Développement », un pôle nouvellement créé. Depuis 2017, elle occupait la fonction de directrice générale de Primonial Partenaires. Rachel de Valicourt travaillera en étroite collaboration avec Anne Bonfils, nommée DGA en charge du marketing et Latifa Kamal, nommée DGA en charge de la stratégie produits & ingénierie patrimoniale. Primonial Ingénierie & Développement regroupe l’ensemble des activités de conseil et distribution du groupe : Primonial Gestion Privée, Primonial Partenaires, Sportinvest et Link by Primonial, ainsi que l’ensemble des fonctions support comme le marketing, l’ingénierie produits et patrimoniale, Primonial Portfolio Solutions, Primonial School, le département financement, l’immobilier avec la plateforme LEEMO, et les Middle-Offices. Il constitue un des 3 piliers opérationnels du groupe Primonial avec le pôle Immobilier Européen dirigé par Laurent Fléchet, et le pôle Asset Management dirigé par Bettina Ducat (La Financière de l’Echiquier). Le comité exécutif de Primonial Ingénierie & Développement sera composé de 6 membres : Rachel de Valicourt, Anne Bonfils, Latifa Kamal, Nadine Trémollières (directrice Primonial Portfolio Solutions), Thierry Abihdana (directeur Primonial School) et Nicolas Reboul (Chief Operating Officer). Ce renforcement de l’organisation s’accompagne de plusieurs nominations. Geoffrey Repellin est nommé directeur général de Primonial Partenaires, la société du groupe Primonial dédiée aux CGP(I). Yann Micque rejoint le groupe en provenance de BNP Paribas en qualité de directeur du réseau Primonial Gestion Privée. Gianni Roméo est nommé directeur juridique et réglementaire de Primonial Ingénierie & Développement. Emilie Giroux-Levain prend la direction du développement des outils et des services de Primonial Ingénierie & Développement. Alexandre Boutin est nommé directeur de l’Ingénierie patrimoniale. Martin Alix est nommé directeur du développement produits. Nathalie Chevallier, directrice du pôle financement, Nicolas Fradkin, directeur commercial immobilier et Thomas Rachlin, directeur des opérations viennent compléter les effectifs.
Eric Franc, le directeur général de DNCA, a annoncé le lancement d’un fonds actions chinoises et l’ouverture prochaine d’un bureau à Shangaï, à l’occasion de la conférence annuelle de la filiale de Natixis Investment Managers qui se tenait mardi matin. Appelé Investment Sustainable China Equity, le nouveau fonds constitue «la première concrétisation du rapprochement entre les équipes historiques de DNCA et celles d’Ostrum», a déclaré Mathieu Belondrade, responsable de l’équipe Emerging Market Equity. En fin d’année dernière, DNCA a en effet repris 85 % de la gestion actions d’Ostrum Asset Management, sa société sœur, à la faveur du rapprochement de cette dernière avec La Banque Postale Asset Management. Cela a représenté 7 milliards d’euros et une vingtaine de gérants et analystes. DNCA gère désormais environ 25 milliards d’euros. Ce transfert a permis à DNCA de récupérer une équipe spécialisée sur les marchés émergents ainsi qu’une équipe à Singapour, s’est félicité Eric Franc. L’équipe du nouveau fonds sera donc un mélange des deux anciennes équipes, avec Mathieu Belondrade et Zhang Zhang, qui viennent d’Ostrum, et Ying Ying Wu, qui était déjà chez DNCA. «Le fonds sera géré dans la continuité de ce que nous faisions chez Ostrum», a expliqué Mathieu Belondrade, sachant que son équipe gérait déjà des actions chinoises pour 400 millions d’euros dans le cadre d’autres stratégies. «Nous recherchons des valeurs de croissance de qualité qu’on ne souhaite pas surpayer, en intégrant des critères ESG», précise-t-il. Trois tendances de fond orienteront les investissements: la digitalisation, la démographie et la consommation domestique. L’équipe se compose déjà de deux professionnels «qui ont vécu en Chine et parlent le chinois», souligne Mathieu Belondrade. Pour aller plus loin, DNCA travaille sur l’ouverture d’un bureau à Shanghaï. «Un ancrage local est indispensable», insiste le responsable de l’équipe actions émergentes. Vers un rééquilibrage des pôles value et croissance Le lancement de ce fonds permettra à DNCA de poursuivre sa diversification et d’être moins dépendante de la gestion «value», son métier historique. Ce rééquilibrage a été déjà amorcée il y a 10 ans, mais elle a été renforcée avec l’arrivée des équipes d’Ostrum. «Cela nous a permis de mieux équilibrer nos pôles value et croissance», souligne Eric Franc. Il rappelle qu’avant le transfert, la gestion value représentait 65 % des encours. Or, la gestion value a connu «des performances mitigées» au cours d’une année 2020 peu favorable à ce type de gestion, a indiqué Eric Franc. «Il faut reconnaître qu’en 2020, il y a eu des gagnants et des perdants. Les gagnants ont plutôt été du côté de la nouvelle économie, avec les sociétés technologie, les sociétés en avant d’un point de vue numérique, l’industrie du luxe, et toute la pharmaceutique. Les entreprises traditionnelles ont plus souffert: les banques, les compagnies d’assurance et des valeurs comme Total», a détaillé le dirigeant. La gestion croissance, sur laquelle DNCA s’est diversifiée récemment, a enregistré quant à elle «d’excellentes performances». Une démarche ISR à triple niveau Côté investissement socialement responsable (ISR), un autre axe sur lequel DNCA mise beaucoup, Eric Franc se déclare désormais «très convaincu» après s’être montré plutôt «dubitatif» lors du lancement de la gamme dédiée à cela en 2018. «La crise du Covid-19 aura montré les conséquences de la manière dont on traite notre planète», observe-t-il. Désormais, la démarche ISR de DNCA va être «découplée en trois niveaux», a annoncé Léa Dunand-Chatellet, directrice du pôle ISR. Dans un premier niveau, tous les fonds de DNCA intégreront les critères ESG. Ensuite, DNCA proposera une gestion «responsable» avec les fonds labellisés ISR (11 fonds pour le moment et 6,6 milliards d’euros) qui prennent compte des controverses et des mauvaises pratiques. Enfin, le niveau «le plus élevé» sera représenté par la gamme Beyond (7 fonds et 1,2 milliard d’euros). «La gamme Beyond a vocation à aller au-delà et faire de l’impact. On doit dégager une performance extra-financière en plus d’une performance financière», explique Léa Dunand-Chatellet. Enfin, la société a mis en place une politique climat. Cette importance des critères ESG aura des conséquences plus vastes. Invité à identifier les thèmes clés pour la prochaine décennie, Jean-Charles Mériaux, le directeur des investissements de DNCA, s’est interrogé sur notre système. «Aujourd’hui, le thème de l’environnement est complètement accepté par tous les Etats et la plupart s’orientent vers une neutralité carbone à horizon 2050. Il est difficile aujourd’hui de concilier ces objectifs environnementaux avec la croissance économique », a-t-il constaté. Et de se demander : « Quel niveau de croissance va-t-on devoir fixer pour respecter ces objectifs en matière de climat, quelles conséquences cela va-t-il avoir sur les secteurs les plus dépendants des fossiles? Est ce qu’on ne va pas devoir freiner la production de manière à concilier ces objectifs?»
Schroders a noué avec le géant bancaire américain Citi un accord commercial en vue du lancement d’un service de gestion discrétionnaire de fonds (DFM) sur mesure pour Citigold, qui s’adresse à la clientèle aisée de la banque à travers le Royaume-Uni et certains marchés internationaux. La solution sera fournie par Cazenove Capital, la société de gestion de patrimoine de Schroders. Avec ce partenariat, les clients de Citi auront accès à l’offre de gestion de patrimoine de Cazenove avec un choix de devises en livres sterling, en euros et en dollars américains. Cazenove Capital sera chargé de définir une stratégie d’allocation d’actifs appropriée pour créer des portefeuilles qui correspondent aux besoins individuels des clients.
Harvest et Fidroit ont annoncé que Delphine Asseraf était nommée directrice générale déléguée et membre du comité de direction de la holding comprenant Harvest et Fidroit. Cette holding est détenue majoritairement par le fonds Five Arrows du groupe Rothschild & Co. Delphine Asseraf aura pour mission de piloter la stratégie de la holding à l’international et de renforcer l’expérience client sur l’ensemble des métiers liés à la gestion de patrimoine et au wealth management, explique un communiqué. Elle prendra également en charge la direction dédiée au marketing, à la communication, à la RSE, et à la stratégie produits. Harvest, une fintech dédiée aux métiers du patrimoine et de la finance, et Fidroit, une société de conseil en gestion de patrimoine, ont annoncé leur rapprochement l’an dernier. Harvest est dirigée par Virginie Fauvel qui prépare un plan stratégique baptisé «Conquête 2025". Diplômée de l’Ecole supérieure d’ingénieurs en génie électrique, Delphine Asseraf débute sa carrière au sein du Groupe BNP Paribas en charge des plateformes internet. En 2011, Delphine Asseraf devient directrice du développement de la banque en ligne, du e-commerce et des nouveaux moyens de paiement de BNP Paribas. Par la suite, elle lance Hellobank! en France et contribue à la création de Paylib. En 2013, Delphine Asseraf rejoint le groupe Allianz pour mettre en œuvre et piloter la digitalisation d’Allianz France. En 2015, elle est nommée personnalité digitale de l’année et jeune manager de l’année. L’année suivante, elle prend la tête de la Direction Digital, Marque et Communication d’Allianz France. En 2017, Delphine Asseraf se voit confier la création du premier écosystème Allianz dédié à la Mobilité et développe de nouvelles façons de travailler. Au niveau mondial, elle mène l’écosystème international Allianz dédié à l’économie collaborative. En 2020, elle rejoint le siège du Groupe Allianz à Munich pour prendre la tête du marketing digital et de la distribution au niveau mondial.
La fondation suisse Ethos, dédiée aux investissements socialement responsables, a annoncé ce 12 janvier la nomination d’Anthony Gloor au poste de directeur adjoint. Anthony Gloor arrive du sein du cabinet d’audit Deloitte en Suisse romande, dont il fut directeur adjoint entre 2012 et 2015. Il est par ailleurs membre de la direction d’Ethos depuis 2015 en tant que responsable de l’administration générale, des finances, des publications et des instruments de communication, du développement et de la maintenance des infrastructures informatiques, du système de gestion des risques, ainsi que du contrôle interne et de la compliance. Un rôle qu’il continuera d’assurer en parallèle de ses activités de directeur adjoint.
Alliance Bernstein, qui gérait près de 668 milliards de dollars à fin novembre, a recruté Patricia Molpeceres comme directrice des ventes pour son équipe commerciale basée à Madrid, un poste nouvellement créé. Elle sera chargée de développer les relations commerciales d’AB dans la région hispanique et est placée sous la responsabilité de Miguel Luzárraga, responsable de la région. Patricia Molpeceres arrive en provenance de Franklin Templeton où elle a passé 20 ans. Dans ses fonctions les plus récentes, elle y étaitSenior Sales Executive. Auparavant, elle a travaillé pour Bank of America. AB revendique 11 bureaux en Europe dans neuf pays.
La France a exhorté mardi la Commission européenne à répondre rapidement à sa demande de création d’un fonds de soutien pour les viticulteurs français touchés par de nouveaux droits de douane américains, dans le cadre d’un litige sur les subventions accordées à l’aéronautique. Les viticulteurs ont déjà vu leurs livraisons vers les Etats-Unis chuter l’an dernier après le relèvement de 25% des tarifs douaniers sur certains alcools par l’administration Trump. Fin décembre, la fédération française des exportateurs du secteur viticole a estimé que ces mesures douanières américaines coûteraient plus d’un milliard d’euros à la filière en 2021.
SG 29 Haussmann, société de gestion dédiée aux clients privés de Société Générale Private Banking France, vient d’obtenir le label ISR pour trois de ses fonds. Il s’agit des véhicules «29 Haussmann Euro Rendement», «29 Haussmann Equilibre» et «29 Haussmann Sélection Monde». La filiale avait déjà reçu ce label pour le fonds «29 Haussmann Sélection Europe » en novembre 2019.Les encours ISR de SG 29 Haussmann s’élèvent désormais à 2,4 milliards d’euros, soit 30% des actifs sous gestion (à fin novembre 2020).
La société de gestion Raymond James Asset Management International a annoncé ce 12 janvier la fermeture aux souscriptions de son fonds MicroCaps. Celui-ci a atteint sa cible de 100 millions d’euros d’encours le 11 janvier, seuil de déclenchement de la clause de fermeture, destinée à protéger les intérêts des porteurs de parts. Le fonds sera rouvert dans le cas où son encours descendra en-dessous de 90 millions d’euros. Le groupe avait déjà pris ce genre d’initiatives par le passé. Les parts concernées sont les suivantes : · RJ MICROCAPS A - FR0010544791 · RJ MICROCAPS I - FR0011672757 · RJ MICROCAPS R - FR0013430550 · RJ MICROCAPS H - FR0013392115 Le fonds Raymond James SmallCaps a été créé le 31 mars 2014. Il est investi également en actions des pays de la zone Euro, dont la capitalisation boursière est comprise entre 300 millions et deux milliards d’euros.
BNY Mellon Investment Management a annoncé ce 12 janvier la nomination de Martin Rees comme responsable-pays pour la Suisse l’Autriche et le Liechtenstein, a appris Allnews. Il sera notamment chargé de développer l’orientation stratégique de l’activité suisse, de diriger l'équipe locale et de représenter les sociétés d’investissement de BNY Mellon Investment Management en Suisse. Il remplace Juerg Zollinger, qui travaille désormais exclusivement dans la distribution institutionnelle. Martin Rees a rejoint BNY Mellon Investment Management en 2016 comme responsable des ventes intermédiaires, et a supervisé à ce titre la distribution tiers en Suisse. Il a commencé sa carrière chez UBS, avant de travailler chez Credit Suisse au sein de l’activité de conseil en hedge funds.
Le distributeur de produits d'épargne en ligne Linxea a annoncé une collecte brute de 330 millions d’euros pour l’année 2020 (+4,8% par rapport à 2019), un record pour la firme d’Antoine Delon, fondée il y a près de vingt ans. Ses encours s'élèvent désormais à 1,9 milliard d’euros, et le nombre de clients à 52.000. Parmi les 12.000 nouveaux clients, 3.000 sont arrivés grâce aux Plans épargne retraite (PER), précise la société. Ses SCPI ont, quant à elles, collecté 15 millions d’euros malgré la morosité du marché de l’immobilier.
Norma Capital a annoncé ce 12 janvier l’acquisition, pour le compte de la SCPI Fair Invest, d’une surface de bureaux de 637 m² au rez-de-chaussée d’un immeuble entièrement réhabilité dans la commune de Croix (59). Cet actif est loué par la société Wessling, spécialisée dans les analyses environnementales, agro-alimentaires, cosmétiques ou encore le contrôle de conformité pour satisfaire aux exigences réglementaires. Cet immeuble, qui abritait une usine du Groupe 3 Suisses, construite au début du XXème siècle, était devenu obsolète, et a fait l’objet d’une restructuration intégrale.