Le règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité (SFDR) entre en vigueur le 10 mars. Il plante le décor pour les prochaines régulations «vertes» européennes.
Après un début d’année chahuté par la crise sanitaire, 2020 s’est conclue sur une note positive pour les fonds alternatifs. Selon le cabinet d’études HFR, les flux ont augmenté de 290 milliards de dollars au dernier trimestre pour atteindre 3.600 milliards de dollars à la fin de l’année dernière, soit la plus forte croissance de l’histoire de cette industrie. «La résistance des fonds alternatifs a été remarquable cette année», explique Ken Heinz, président de HFR, «alors qu’il avait fallu à l’industrie plus de 36 mois pour se remettre de la crise en 2010, seuls 8 mois ont suffi aux fonds alternatifs pour se remettre sur pied». Certains sous-secteurs, à l’image des matériaux et de l’énergie (+30,26 %) attestent tout particulièrement de la résilience des hedge funds : «la remontée de ce secteur est d’autant plus spectaculaire qu’il avait subi une dislocation massive en mars et avril 2020», rappelle Ken Heinz. Parmi les grandes tendances qui marqueront 2021, le cabinet cite l’importance grandissante des cryptodevises, dont l’indice HFR a bondi de 193% l’an dernier.
Primonial REIM a annoncé ce 19 janvier avoir obtenu le Label ISR Immobilier pour sa SCPI Primopierre et son nouveau fonds OPCI PREIM ISR. La SCPI (société civile de placement immobilier), créée en 2008, est investie dansl’immobilier d’entreprise. Elle dispose d’une capitalisation de plus de 3 milliards d’euros, 75 actifs pour 620.000m² gérés. Elle suit une approche «best in progress», qui comprend notamment une notation extra-financière de tous les actifs sur la base d’une grille de notation comprenant 90 indicateurs regroupés en sept thématiques, la mise en œuvre de plans d’amélioration, et un dialogue permanent avec l’ensemble des parties prenantes. L’OPCI (organisme de placement collectif en immobilier) a lui été lancé ce 12 janvier. Il comprend uniquement des sous-jacents ISR. Sa poche immobilière développe une approche «best in class» qui consiste à sélectionner des actifs immobiliers ayant obtenu une note extra-financière au-delà d’un certain seuil. La poche financière contient, elle, uniquement des fonds labellisés ISR auxquels s’ajoute une due diligence ESG développée par La Financière de l’Échiquier, délégataire et filiale de Primonial pour cette poche et qui permet de produire pour chaque valeur un «score de maturité ISR».
Loomis, Sayles & Company, une société de Natixis Investment Managers, a promu Seth Timen co-responsable de l’équipe Disciplined Alpha aux côtés de Lynne Royer. La nomination a pris effet le 1er janvier 2021. Seth Timen est rattaché à David Waldman, directeur adjoint des investissements. Seth Timen avait rejoint Loomis en 2010 en provenance de Pequot Capital Management en tant que trader crédit. En 2014, il a été promu trader senior et en 2016, gérant crédit. L’équipe Loomis Sayles Disciplined Alpha gère actuellement 16,3 milliards de dollars. La stratégie phare, Core Disciplined Alpha, représente 8 milliards de dollars.
Varenne Capital Partners a franchi fin 2020 les 2 milliards d’euros d’encours sous gestion, à 2,1 milliards d’euros, a annoncé David Wierzba, directeur du développement de la société, au cours de sa conférence annuelle. Et ce, grâce à une collecte nette de 270 millions d’euros réalisée dans le courant de l’année marquée par la crise du coronavirus. Son fonds phare Varenne Valeurs a dépassé le milliard d’euros d’encours. En 2019, Varenne avait enregistré des souscriptions nettes de 410 millions d’euros. Et au 16 janvier 2020, ses encours s’établissaient à 1,67 milliard d’euros. La boutique française avait passé la barre du milliard d’euros d’encours pour la première fois en 2018. Varenne a été fondée en 2003 par Marco Sormani et Giuseppe Perrone. Sa gestion repose sur plusieurs axes. Le socle de gestion est la poche «long equity». S’ajoutent à cela trois stratégies de décorrélation et de couverture: le «short equity», les fusions et acquisitions et les couvertures contre les risques extrêmes. En 2020, Varenne Capital a continué à recruter pour accompagner son développement. Sarah Ksas et Bo Huang ont rejoint la société. La première travaillera à la conformité et la seconde au marketing produits.«Un nouveau DSI va nous rejoindre prochainement», annonce David Mellul, managing director de Varenne Capital. La société a aussi élargi ses partenariats de commercialisation. Elle a passé un accord avec Galileo Securities pour vendre ses fonds aux Etats-Unis, dans le sillage de son enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC). Désormais, «la société a des forces commerciales à Paris, Bruxelles, Tokyo, Londres et New York», se félicite David Mellul.
Le gestionnaire américain Nuveen, filiale du fonds de pension TIAA, va acquérir 100 % du capital de Glennmont Partners, une société de gestion britannique spécialisée dans les énergies renouvelables. Cela lui permettra de répondre à la demande grandissante pour des investissements responsables d’un point vue environnemental, selon un communiqué. L’acquisition renforcera la plate-forme d’infrastructures privées de Nuveen, qui gère près de 3,7 milliards de dollars dans les infrastructures des énergies renouvelables, du digital, des télécommunications, du transport et du social dans le monde. Glennmont deviendra le centre d’investissement de Nuveen pour les infrastructures d’énergies propres et intégrera la plate-forme Real Assets de la société, qui sert aussi TIAA, tout en conservant son autonomie et son processus d’investissement. L’acquisition porte l’actif immobilier privé de Nuveen à plus de 150 milliards de dollars, sur plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs. Créé en 2008 par Joost Bergsma, Francesco Cacciabue, Peter Dickson et Scott Lawrence, Glennmont propose sa gestion dans les énergies propres à une série d’institutions mondiales, notamment des fonds de pension, des assureurs, des banques et des gestionnaires de fortune et d’actifs dans toute l’Europe. En 2019, Glennmont a levé plus d’un milliard de dollars pour son troisième fonds privé, soit la plus grosse somme jamais levée pour un fonds dédié à l'énergie propre à l'échelle européenne à l'époque. Les considérations environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG) sont fondamentales pour le processus d’investissement de Glennmont. L’acquisition vise à accélérer la croissance de Glennmont en 2021 grâce à de nouveaux produits qui seront soutenus par le capital d’amorçage de Nuveen et de TIAA qui cibleront les opportunités d’investissement sur les marchés européens, américains et asiatiques dans le domaine des actions et du crédit.
Le premier ministre britannique Boris Johnson a mis sur pied le Build Back Better Council, un conseil de 30 membres portant sur l’activité économique du Royaume-Uni. Ce conseil, co-présidé par Johnson et le chancelier britannique Rishi Sunak, travaillera avec le gouvernement pour «débloquer l’investissement, accélérer la création d’emplois, promouvoir le Global Britain et faire passer au niveau supérieur l’ensemble du Royaume-Uni» selon un communiqué. Son premier objectif sera de définir les pistes de relance économique du pays suite à l’impact de la pandémie de coronavirus Covid-19. Les 30 membres sont issus dedifférents secteurs dont la grande distribution, la finance, l’hôtellerie, la science et les technologies. Côté finance, y figurent notammentRachel Lord, patronne de la société de gestion BlackRock pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique et membre du comité exécutif international de la firme; Mark Tucker, président non-exécutif du groupe HSBC ainsi que Nigel Wilson, directeur général de Legal & General. Le conseil se réunira chaque trimestre et chaque membre est nommé pour une période de 12 mois.
DWS s’est engagé à respecter les normes de reporting du capital humain ISO30414 - Gestion des ressources humaines : Lignes directrices pour l'établissement de rapports internes et externes sur le capital humain - établies par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) à la fin de 2018. Ces normes fournissent des lignes directrices sur les mesures du capital humain que les entreprises doivent communiquer en interne et celles qu’elles doivent rendre publiques - y compris les domaines essentiels des ressources humaines tels que la culture organisationnelle, le recrutement et la rotation du personnel, la productivité, la santé et la sécurité, et le leadership. Leur principal objectif est de rendre les contributions des salariés à l’entreprise plus transparentes pour les investisseurs et de recueillir des détails sur la mesure et l'évaluation des paramètres du capital humain. «Nous sommes absolument ravis d'être l’une des premières organisations à être certifiées selon ces normes et nous aspirons à être à la pointe dans ce domaine dans cette période de transparence de plus en plus importante », affirme Kristina Fluegel, responsable des ressources humaines de DWS.
Un fonds commun de placement chinois a attiré des souscriptions record de 37 milliards de dollars d’investisseurs le premier jour de son ouverture au public, ont rapporté les médias d'État chinois, selon l’agence Reuters. E Fund Management Co a lancé ce fonds lundi et a enregistré 237 milliards de yuans (36,6 milliards de dollars) de souscriptions, soit près de 16 fois son plafond de 15 milliards de yuans. La demande met notamment en évidence le potentiel de croissance du secteur chinois des fonds communs de placement, qui représente environ 3 000 milliards de dollars et qui a été entièrement ouvert aux investisseurs étrangers l’année dernière. «Les gestionnaires de fonds mondiaux doivent savoir à quel point c’est une opportunité importante», a déclaré Peter Alexander, directeur général de la société de conseil en fonds Z-Ben Advisors, qui prévoit que le marché chinois des fonds communs de placement triplera en dix ans. Le nouveau produit d’E Fund permettra de placer 60 à 95 % des actifs en actions. Le fonds peut également investir jusqu'à la moitié de son portefeuille d’actions dans des actions de Hong Kong.
L’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV, a lancé lundi une consultation publique sur un projet de circulaire visant un nouveau cadre réglementaire pour les normes comptables des rapports annuelsde plusieurs entités financières. Ce projet concerne les gestionnaires d’actifs, les sociétés de capital-investissement ainsi que les entreprises fournissant des services d’investissement et les conseillers en investissementfinancier. En résumé, la CNMV souhaite que les normes comptables de ces entités correspondent à celles du plan comptable général espagnol tout en étant adaptées à leurs activités respectives au lieu de maintenir leurs propres régimes de normes comptables. La consultation sera ouverte jusqu’au 15 février. Selon le texte, les sociétés de gestion et de capital-investissement et entreprises de services d’investissement auront ensuite jusqu’au 30 juin pour envoyer leurs premiers rapports répondant aux nouvelles normes et jusqu’au 31 décembre pour les conseillers en investissement financier.
Le pionnier de la gestion quantitative Renaissance Technologies a envoyé à ses clients une analyse de ses performances et une explication de ses récentes pertes, une démarche inhabituelle pour l’une des sociétés de Wall Street les plus secrètes, rapporte le Wall Street Journal. Dans une lettre expédiée vendredi soir, la société annonce que les pertes comprises entre 20 % et 30 % en 2020 enregistrées par ses trois fonds ouverts auraient dû être prévues à un moment donné de l’histoire du fonds. La lettre attribue en partie la faible performance à la forte volatilité. Certains clients pensent que les explications de la lettre sont un peu courtes. La décision de contacter les investisseurs avec une lettre fait suite à une année horrible pour plusieurs hedge funds de Renaissance. La faible performance de certains de ses fonds ouverts ont provoqué des retraits d’investisseurs. Renaissance gère près de 60 milliards de dollars, contre environ 75 milliards un an plus tôt.
Le hedge fund londonien Gladstone Capital a vu partir Martin Stapleton après quatre ans passés au sein de la société, rapporte le Financial Times. Cet ancien employé de Goldman Sachs est spécialisé dans l’identification des fraudes et faillites d’entreprises. Il était l’un des six associés de la société. Précédemment, il travaillait chez SAC Capital (Steve Cohen) et en 2014 il faisait partie d’une équipe de neuf personnes qui a rejoint Moore Capital (Louis Bacon). Il a bâti une grande base de données pour identifier les faillites d’entreprises. Un investisseur a décrit Martin Stapleton comme l’un des meilleurs vendeurs à découvert du secteur des hedge funds.
Mirova a recruté Nathalie Wallace en tant que responsable de la stratégie et du développement ESG (Environnement, Social, Gouvernance) à Boston aux Etats-Unis. L’intéressée sera chargée d’améliorer la visibilité de Mirova sur le marché américain. Elle a précédemment travaillé comme responsable mondiale de la stratégie d’investissement ESG au sein de State Street Global Advisors. Dernièrement, elle était consultante pour le commerce extérieur français, de 2014 à 2020. Elle est membre du comité technique ESG du CFA Institute. «Nathalie aura un rôle fondamental pour renforcer notre position et notre marque sur le marché américain des investissements ESG», a commenté Jens Peers, directeur généal (CEO) et directeur des investissements (CIO) de Mirova US. Lors d’un point presse fin décembre, Mirova, filiale de Natixis Investment Managers, avait annoncé son intention d’étoffer son équipe de 10 personnes basées aux Etats-Unis, à Boston, avec «au moins» cinq personnes supplémentaires, l’an prochain. Elle gère plus de 550 millions d’euros en Amérique du Nord.
La discrète société de gestion Comgest, affiche au 31 décembre 2020, des encours de 39 milliards d’euros, en progression de 18,2% par rapport aux 33 milliards d’euros sous gestion fin 2019. La société a collecté plus d’un milliard d’euros en un an, soit un montant équivalent à celui de 2019. Cinq fonds affichent aujourd’hui un encours supérieur à un milliard d’euros : Comgest Monde, Comgest Renaissance Europe, Comgest Growth Europe Opportunities, Comgest Growth Europe Smaller Companies, Comgest Growth Japan et Magellan. La société met aussi en avant son équipe ESG, dont la taille a doublé en 2020 avec le recrutement de deux analystes dans son équipe de gestion et un responsable ESG pour améliorer son reporting et sa communication. Le gestionnaire affirme aussi son caractère engagé, en précisant qu’en un an la société « a mené une soixantaine d’engagements auprès d’entreprises et a participé à plusieurs activités de collaboration, notamment le premier dialogue mené par des investisseurs à l’échelle d’un pays, le Brésil, sur la déforestation. En tant que membre d’un autre groupe d’investisseurs, elle a également engagé le dialogue avec deux géants du secteur des technologies, Facebook et Google, sur des questions de respect des droits de l’homme liées à la confidentialité et à la protection des données ».
Impax Asset Management a recruté Sean Maguire au sein de son équipe private equity et infrastructures à Londres en tant que managing director. Son arrivée fait suite à celle de Casey Forester, qui avait rejoint l’équipe en tant que directeur et spécialiste des levées de fonds en octobre 2019. Sean Maguire a plus de 13 ans d’expérience dans l’industrie des énergies renouvelables. Dernièrement, il travaillait pour la société norvégienne Stakraft, qui avait racheté son précédent employeur, Element Power. Impax est une société de gestion britannique spécialisée dans la transition vers une économie qui se veut plus durable.
Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire s’est dit favorable lundi à l’instauration de quotas dans les entreprises pour faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes. Il souhaite le dépôt d’une proposition de loi idoine à la mi-mars. Trouvant «infiniment regrettable» qu’une seule femme dirige une entreprise du CAC 40 et déplorant que les comités de direction ne comptent que 17% de femmes, Bruno Le Maire a estimé devant la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale qu'«il faut maintenant être capable de passer la vitesse supérieure, et donc de rentrer dans une logique plus ambitieuse qui passe par des quotas».
La Banque de France a annoncé lundi un durcissement de sa politique d’investissement vis-à-vis des entreprises liées au charbon, qui devrait entraîner une exclusion définitive de ce secteur en 2024. Depuis 2018, la Banque de France met en œuvre une démarche d’investissement responsable sur ses investissements propres (22 milliards d’euros). Dans ce cadre, elle excluait déjà les sociétés extractrices de charbon ou productrices d'énergie à base de charbon dont plus de 20% du chiffre d’affaires est lié au charbon thermique. En ce qui concerne le secteur du pétrole et gaz, la Banque de France va par ailleurs engager «une sortie des hydrocarbures non conventionnels dès 2021», est-il ajouté. L’institution prévoit par ailleurs d’adopter pour 2024 une exclusion de toutes les entreprises dont le pétrole représente plus de 10% du chiffre d’affaires ou 50% pour le gaz.
Karine Chauvin, la directrice France de FundGlobam quitte le secteur de la gestion d’actifs pour celui de l’immobilier, a-t-elle annoncé sur le réseau LinkedIn. Elle rejoint le jeune cabinet Homelyoo comme chasseuse d’immobilier. Karine Chauvin est une ancienne commerciale dans les médias (chez B.I. Magazine, éditeur d’Asset Management Magazine), et l'événementiel, notamment à l’Agefi, où elle a créé l’"Asset Tech», devenu «AMTech Day». Elle avait pris la tête de la succursale parisienne de FundGlobam en mai 2019 comme country manager.
Swiss Life Asset Managers France a annoncé ce 18 janvier l’obtention du Label ISR Immobilier pour sa SCPI Pierre Capitale. Le véhicule, créé en 2017, investit dans l’immobilier d’entreprise, principalement de bureaux et de services à la personne (santé, hôtels, résidences seniors). Son patrimoine est diversifié géographiquement avec une répartition équilibrée entre la France et l’Europe, notamment l’Allemagne. Il dispose actuellement de 95 millions d’euros de capitalisation et de huit immeubles.
Baillie Gifford a nommé trois nouveaux «partners» afin de remplacer Charles Plowden et Bill Pacula qui quitteront la société le 30 avril. La société de gestion écossaise comptera ainsi désormais 47 associés. Le trio qui vient d’être nommé et prendra ses fonctions le 1er mai 2021 se compose de Catherine Flockhart, Dave Bujnowski et Colin Lennox. Catherine Flockhart dirige la partie clients de la stratégie Positive Change. Elle avait rejoint Baillie Gifford en 2012 en tant que stagiaire. Dave Bujnowski est le gérant des fonds Baillie Gifford US Equity Growth et Baillie Gifford American. Il a intégré le gestionnaire écossais en 2018 et travaille depuis New York. Colin Lennox dirige l’activité infrastructures et support IT. Il travaille au sein de la société depuis 28 ans. Du côté des départs, Charles Plowden travaillait au sein de Baillie Gifford depuis 38 ans sur la partie investissements. Bill Pacula a de son côté joué un rôle clé dans le développement de l’activité nord-américaine de la société, qu’il a rejointe en 2001. Baillie Gifford se distingue par sa structure qui est un « partenariat indépendant avec une responsabilité sans limite pour les associés », avait expliqué Tomas Coutts, associé de Baillie Gifford, à NewsManagers fin 2018. La société indépendante gère 287 milliards de livres (30 septembre 2020).
Une forte reprise des actifs des marchés émergents, en particulier des actions, a contribué à augmenter les actifs sous gestion de Ashmore de 9% au cours du dernier trimestre 2020, a déclaré le groupe vendredi. Le groupe d’investissement axé sur les marchés émergents, coté en bourse au Royaume-Uni, a déclaré que ses actifs sous gestion ont augmenté de 7,5 milliards de dollars entre septembre et décembre, avec une performance d’investissement positive de 8,1 milliards de dollars compensant des sorties nettes de 600 millions de dollars. L’actif sous gestion total à la fin de 2020 était estimé à 93 milliards de dollars.
GAM a annoncé lundi matin qu’il s’attend à enregistrer une perte nette d’environ 380 millions de francs suisses sur l’ensemble de l’année 2020, en raison d’une dépréciation de 377,7 millions. La perte est supérieure à celle de 3,5 millions de francs enregistrée en 2019. «Les charges de dépréciation sont principalement liées à l’ancien goodwill créé par l’acquisition de GAM par Julius Baer en 2005 et UBS en 1999 (373,7 millions de CHF) et n’ont pas d’impact sur les fonds propres corporels du groupe, sa trésorerie ou toute fonction liée à la clientèle ou opérationnelle», précise la société de gestion suisse. Le groupe s’attend également à enregistrer une perte sous-jacente avant impôts d’environ 15 millions de francs suisses, contre un bénéfice sous-jacent de 10,5 millions de francs suisses pour l’ensemble de l’année 2019. GAM renoue avec la collecte Par ailleurs, GAM annonce avoir enregistré son premier trimestre de collecte positive depuis début 2018. La société a drainé 300 millions de francs suisses au quatrième trimestre. En revanche, l’activité «private labelling» a vu sortir 3,4 milliards de francs en raison de l’internalisation de ce service par un client. Les actifs sous gestion du groupe s'élevaient à 122,0 milliards de francs suisses au 31 décembre 2020, dont 35,9 milliards de francs suisses pour la gestion d’actifs et 86,1 milliards de francs suisses pour l’activité «private labelling», contre 120,4 milliards de francs suisses au 30 septembre 2020, dont 33,9 milliards de francs suisses pour la gestion d’actifs et 86,5 milliards de francs suisses pour «private labelling». GAM annoncera ses résultats pour l’année 2020 le 18 février 2021.
Wells Fargo, qui pourrait vendre prochainement son activité de gestion d’actifs,a publié des actifs sous gestion de 603 milliards d’euros à fin 2020, en hausse par rapport aux 509 milliards affichés fin 2019 mais en très léger retrait par rapport aux 607 milliards de la fin du troisième trimestre 2020. Le total des actifs gérés pour le compte de ses clients atteignent 2.005 milliards de dollars d’actifs en y ajoutant l’activité de gestion de fortune, en hausse par rapport aux 1.886 milliards de fin 2019 et aux 1.855 milliards de la fin du troisième trimestre 2020. «Bien que notre performance financière se soit améliorée et que nous ayons gagné 3 milliards de dollars au 4e trimestre, nos résultats continuent d’être impactés par l’environnement opérationnel sans précédent et par la nécessité de mettre nos problèmes passés derrière nous», a commenté le directeur général Charlie Scharf, dans un communiqué. Le groupe a été l’objet d’un scandale lié à des comptes factices de clients découverts en 2016, où des conseillers clientèles avaient créé 3,5 millions de comptes factices afin d’atteindre de bons objectifs commerciaux. Il a dû régler une amende de 3 milliards de dollars en février, déjà provisionnée en 2019.
Le groupe financier américain State Street a recrutéBenjie Fraser au poste de responsable de la clientèle institutionnelle en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Benjie Fraser supervisait auparavant l’activité retraites de JP Morgan à l’international. Il travaillera en collaboration avec Babloo Sarin et Rob Baillie, respectivement responsables pour les clientèles institutionnelles d’Asie-Pacifique et d’Amérique du Nord pour s’assurer que leurs stratégies soient alignées à l’international. A fin septembre 2020, State Street administrait 36.600 milliards de dollars et gérait 3.100 milliards de dollars d’encours.
La fédération française de rugby (FFR) a apporté son soutien, samedi, au projet d’accord entre les Six nations, tournoi majeur du rugby en Europe,et le fonds d’investissement CVC Capital Partners qui souhaite racheter une partie des droits commerciaux de la compétition. Concrètement, CVC prévoit d’acquérir 14,3% du capital de New Co, une filiale de Six Nations Rugby Limited, branche commerciale du tournoi des Six Nations. Cette succursale serait chargée de la vente des droits de diffusion du tournoi des Six Nations ainsi que des tournées d’automne. Les fédérations des cinq autres nations participantes doivent encore donner leur accord au projet.
La société de gestion américaine Lexington Partners, spécialisée sur le private equity et les investissements alternatifs, a annoncé l’ouverture d’un bureau à São Paulo au Brésil. Il s’agit du deuxième bureau ouvert par Lexington en Amérique latine après celui de Santiago au Chili, établi en 2016 et qui tient lieu de quartier général régional à la firme. L’ouverture de cette antenne brésilienne s’explique notamment par le fait que les investisseurs brésiliens augmentent leur allocation au private equity international d’après Jose Sosa del Valle, associé et responsable pour l’Amérique latine de Lexington. Lexington gère 52 milliards de dollars d’encours.
Michael Hasenstab, le gérant qui pilote le fonds Templeton Bond, a essuyé la plus forte décollecte des fonds obligataires américains en 2020, rapporte le Financial Times. Il a perdu de l’argent après avoir prédit que les prix des obligations allaient chuter – un pari désastreux. L’exode des clients a conduit à une réduction des actifs du fonds à moins de 15 milliards de dollars, loin du pic de 70 milliards au sommet de son succès en 2014. Le fonds a subi 10,5 milliards de rachats nets à fin décembre, selon Morningstar. Il a perdu 4,2 % sur 12 mois et sa performance se limite à 1,6 % sur les cinq dernières années.
Jupiter Asset Management a signé un accord de distribution avec la banque italienne en ligne FinecoBank. Cela permettra aux clients de Fineco en Italie mais aussi au Royaume-Uni d’accéder à l’ensemble des stratégies d’investissement de la société de gestion britannique. L’accord constitue une étape supplémentaire pour le développement de Jupiter en Italie. Le gestionnaire britannique détient une filiale italienne depuis 2016, composée de six personnes.
La société de gestion italienne Azimut va lancer le premier fonds italien investi dans des cryptomonnaies, actifs digitaux et actions de fintech ou sociétés spécialistes de la blockchain. Ce fonds sera dénommé Digital Asset Opportunities RAIF. Ce lancement a été annoncé lors de la convention annuelle du groupe Azimut qui a réuni virtuellement 2.200 personnes pendant trois jours. Au chapitre «digital asset management», le gestionnaire italien va aussi émettre le token Azimut en partenariat avec la banque suisse Sygnum. Il s’agira, selon lui, «de la première titrisation digitale d’un asset manager en Europe». Enfin, il va lancer l’application d’investissement «Beewise» pour couvrir la clientèle «super retail» ou «low affluent». Par ailleurs, Azimut a aussi annoncé le lancement d’ELTIF Peninsula Tactical Opportunities, un fonds de private equity paneuropéen dédié à la clientèle privée et institutionnelle en Italie et qui sera conseillé par Peninsula. Dans le même style, la société de gestion va sortir ELTIF PIR ALI Crowd, un fonds de capital-risque. Au rang des autres nouveautés, Azimut va démarrer une activité de gestion de patrimoine et de conseil à partir du Luxembourg. Cela s’accompagnera du lancement d’une nouvelle offre produits regroupant les expertises de l’équipe Global. L’offre sera déployée sur les marchés mondiaux dans lesquels la société italienne est présente. Au cours de cette convention, Azimut a aussi indiqué que son bénéfice 2020 s’élèverait entre 375 et 415 millions d’euros. Et pour 2021, il cible 350 millions d’euros.
Le family office singapourien Taurus Wealth va ouvrir un bureau à Zurich, a-t-il annoncé cette semaine. Il va y placer à sa tête Andre Tomasini, qui était dernièrement directeur de la gestion de fortune pour Israël et les pays de la Communauté des États indépendants chez UBS. La firme va également ouvrir un bureau à Londres et à Dubaï, a-t-elle précisé. Taurus Wealth supervise actuellement 3 milliards de dollars d’actifs.