Face à la crise liée au Covid-19, la région Bretagne ne veut pas attendre des solutions «venant d’en haut». C’est ce qu’a martelé Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, lors d’un point presse ce 26 janvier pour annoncer le lancement d’un nouveau fonds de place, baptisé «Breizh Rebond». Son objectif sera de donner des moyens financiers aux entreprises bretonnes qui, dans le contexte actuel, ont besoin d’investir pour se transformer. Le fonds est déjà doté de 50 millions d’euros près à être déployés pour les PME de la région. La somme a été levée auprès de l’incontournable groupe bancaire régional Arkéa (Crédit Mutuel) qui a participé à hauteur de 20 millions d’euros, soit la même somme que la Région Bretagne, d’autres banques mutualistes de Bretagne (Crédit Agricole et Caisse d’Epargne) et BIB Participations apportant un total de 10 millions d’euros. BIB Participation ou encore «Bretons Investissons en Bretagne Participation», est une émanation du comité Région Industrie Bretagne qui vient elle-même de France industrie. Ses membres viennent de tous secteurs ainsi que des CCI de la région. «Nous avons l’espoir de lever de 5 à 8 millions d’euros et déjà 2,5 millions ont été levés», a précisé Christian Blais, son dirigeant, qui prédit une concrétisation de la levée de fonds au 1er trimestre 2021. L’essentiel des besoins en fonds propres n’est pas couvert par les fonds d’investissement classiques «Notre participation à l’effort de la Région est partie d’un double constat», a quant à lui expliqué Jean-Pierre Denis, président du groupe Arkéa. Celui, d’abord, qu’il existe avec la crise un vrai besoin de renforcement des fonds propres des entreprises bretonnes pour faire évoluer leur modèle économique. Le PGE (prêt garanti par l’Etat, ndlr) a joué un rôle moteur pendant la crise mais il aboutit à un endettement plus important pour les entreprises et à une baisse de leur rentabilité. Le deuxième constat est que l’essentiel des besoins en fonds propres n’est pas couvert par les fonds d’investissement classiques qui ne s’intéressent pas aux entreprises fragilisées. Il n’y a pas de grand acteur en Bretagne sur le segment des fonds mezzanine notamment». Arkéa, qui fait déjà par ailleurs du capital investissement (près de 1 milliard d’euros d’encours sur le segment), entend travailler «main dans la main» et en complémentarité avec la région Bretagne. Un engagement pris aussi par le Crédit Agricole, dont Jean-Yves Carillet, directeur général du Crédit Agricole d’Ile et Vilaine, a rappelé le rôle joué aussi par son établissement dans la région. " Ce fonds s’inscrit dans continuité de ce que nous avons engagé dans l'économie bretonne depuis le début de la crise. Nous avons réalisé pour plus d’un milliard d’euros de PGE et 50.000 crédits. Nous sommes confiants sur la sortie de crise mais aussi conscients que des entreprises auront besoin d’un soutien complémentaire. Nous avons aussi lancé un fonds mezzanine avec Unexo de 50 millions qui complète ce dispositif pour soutenir tout le tissu breton. Enfin, nous croyons beaucoup au travail conjoint public-privé» Breizh Rebond sera géré par Xavier Lépine de façon indépendante. Le dirigeant porte le même nom que l’ancien président du directoire de La Française, la filiale de gestion du Crédit Mutuel Nord Europe, mais il s’agit d’un homonyme pur. Le fonds devrait soutenir entre 15 et 20 entreprises, pour une période d’investissement de 5 ans et une gestion de 7 à 10 ans, a-t-il indiqué, tout en précisant que le fonds pourrait accueillir de nouveaux investisseurs.
Larry Puglia, gérant principal du fonds Blue Chip Growth (95,2 milliards de dollars d’encours sous gestionau 31 décembre 2020) chez T.Rowe Price, va délaisser la gestion du fonds le 1er octobre 2021 selon un document de la SEC, le régulateur américain, consulté par Citywire Americas. L’intéressé, arrivé au sein de la société de gestion en 1990,gèrele fonds depuis 1993 et sera remplacé par Paul Greene en qualité de gérant principal. Un porte-parole de la société a indiqué à Citywire que Larry Puglia prendra sa retraite à la fin de l’année.
Morgan Stanley Investment Management a signé un accord de distribution de fonds avec le courtier et assureur-vie chilien Sura Inversiones, qui administre environ 148 milliards de dollars en Amérique latine. Quelque 17 fonds actions et obligatairesdu gestionnaire d’actifs américain seront ainsi disponibles sur la plateforme de fonds offshore en architecture ouverte de Sura Inversiones. D’autres sociétés de gestion dont BlackRock, JP Morgan ou encore Franklin Templeton disposent aussi d’accords avec Sura Inversiones.
Thematics Asset Management a enregistré une collecte nette de 1,2 milliard d’euros en 2020, a annoncé Mohammed Amor, son directeur général, au cours du Natixis Virtuel Investment Forum. Sur ce total, les conseillers en gestion de patrimoine ont apporté 300 millions d’euros.
Aberdeen Standard Investments a annoncé ce lundi la nomination de René Buehlmann au poste de directeur général de sa branche Asie-Pacifique. Cet ex-banquier d’UBS, qui y a passé près de trente ans, remplace Hugh Young, qui prend la présidence de l’Asie. Jusqu'à janvier 2020, René Buehlmann était directeur de la gestion d’actifs de l’Asie-Pacifique et responsable mondial de la clientèle wholesale chez UBS.
Credit Suisse Asset Management va prochainement lancer un fonds multi-thématiques, a appris Das Investment. Il va regrouper l’ensemble des spécialités de la maison en matière d’investissement thématique. Le Credit Suisse (Lux) Thematic Opportunities Equity, qui prendra vie le 25 février prochain, sera un fonds actions exposé à la sécurité, la robotique, la santé numérique, le divertissement éducatif (éducation et divertissement), l’impact environnemental et les infrastructures, des thématiques qui disposent déjà de leurs véhicules dédiés. Le nouveau fonds sera géré activement, avec une approche ESG.
Le groupe international de banque privée et de gestion d’actifs LGT, qui appartient à la Maison princière du Liechtenstein, vient de nommer Roland Matt au poste de directeur général de LGT Bank Ltd. Il prendra son poste à l’automne 2021. Il intègre également dès à présent le conseil de direction de LGT Private Banking. Il succède à Roland Schubert, qui intègre le conseil d’administration de LGT Bank Ltd. Roland Matt est directeur général de la Liechtensteinische Landesbank (LLB) depuis 2012. Avant de rejoindre la LLB en 2002, il a travaillé une quinzaine d’année chez une autre banque liechtensteinoise, VP Bank. Il fut également membre du conseil d’administration de l’Association des banquiers du Liechtenstein et de la Chambre de commerce et d’industrie du Liechtenstein, en qualité de DG de la Liechtensteinische Landesbank.
L’association européenne de la gestion d’actifs et de fonds d’investissements Efama a répondu à la consultation publique initiée par la Commission européenne sur le régime des fonds d’investissement européens à long terme(Eltif). Depuis la mise en œuvre des fonds Eltif en décembre 2015, seulement 28 produits de ce type ont été créés pour des encours totaux n’excédant pas deux milliards d’euros. Tikehau Capital s’était notamment lancé dans l’aventure des fonds Eltif en avril 2020. Efama constate que les fonds Eltif n’ont jusqu’alors pas rempli leur objectif de stimule les investissements de long-terme européens dans l’économie réelle. Elle se dit cependant convaincue de leur potentiel si le régime de ces fonds est modifié. Parmi les propositions émises par l’Efama, l’association penche pour une structure plus ouverte des fonds Eltif, qui restent actuellement des fonds fermés. Cela se traduirait par une suppression des limites de durée de vie des fonds Eltif et l’introduction de clauses de rachats «appropriées». L’Efama évoque aussi un élargissement du spectre d’actifs éligibles dans les fonds Eltif aux fonds de capital-risque et fonds d’entrepreneuriat social européens ainsi qu’aux start-up financières non cotées. L’association souhaiterait aussi que le seuil minimum d’investissement actuel dans les actifs réels (10 millions d’euros)soit abaissé, ce qui permettrait selon elle aux gérants de fonds Eltif d’envisager un investissement dans des projets de taille plus modeste. L’Efama estime enfin qu’il faut supprimer toute limite quantitative relative aux investissements de ces fonds et autoriser les investisseurs à partir d’un seuil de 1.000 euros tout en garantissant la neutralité fiscale de ecs produits. Frederico Cupelli, conseiller senior sur la régulation au sein d’Efama, explique que de profonds changements sont nécessaires pour faire des fonds Eltif un produit de choix dans l’Union européenne et pour atteindre certains objectifs de la future union des marchés de capitaux en Europe.
La fédération des investisseurs particuliers européens Better Finance a testé 17 robo-advisors et préconise un cadre législatif européen sur leurs algorithmes.
La Commission européenne a autorisé mardi le versement de 2,9 milliards d’euros d’aides publiques pour un projet commun à douze Etats membres, dont la France, visant à créer un centre de recherche et d’innovation dans le domaine des batteries. Ce programme, appelé European Battery Innovation, a été créé en réponse à la demande croissante de batteries automobiles et industrielles dans le bloc des 27 pays. Il compte parmi ses membres l’Autriche, la Belgique, la Croatie, la Finlande, la Grèce, la Pologne, la Slovaquie, l’Espagne et la Suède, a déclaré la Commission européenne. Les pays-membres espèrent lever 9 milliards d’euros auprès d’investisseurs privés. Le bloc a lancé l’Alliance européenne pour les batteries en 2017.
La lettre annuelle de Laurence D. Fink, le président-directeur général de BlackRock, aux dirigeants d’entreprises, fait cette année la part belle au risque climatique. Dans cette missive de plusieurs pages publiée mardi, le patron de la plus grande société de gestion du monde presse les sociétés «de publier un plan indiquant comment leur modèle économique sera compatible avec une économie à zéro émission nette, (...) conformément à l’objectif mondial de réduction à zéro des émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2050». Son groupe gère 8.677 milliards de dollars d’actifs. Larry Fink a constaté que la réaffectation des capitaux liée à la prise en compte du risque climatique s’est accélérée. Il annonce que sa société s’engage en faveur de l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2050 au plus tard.
La Chambre des représentants a transmis lundi au Sénat l’acte d’accusation de Donald Trump pour «incitation à l’insurrection» le 6 janvier, avant l’irruption de ses partisans au Capitole, ouvrant la voie à la tenue du second procès en destitution de l’ancien président américain. Le procès, à l’issue duquel Donald Trump pourrait être déclaré inéligible, devrait débuter le 9 février à la chambre haute, où siègent 100 sénateurs, qui seront jurés pour l’occasion. Une majorité des deux tiers est nécessaire pour qu’elle soit prononcée au Sénat. Un certain nombre de parlementaires républicains ont exprimé leur opposition à cette procédure qu’ils jugent inconstitutionnelle, puisque Donald Trump n’est plus en fonction.
Le gouvernement a pour objectif de prendre un décret «d’ici quelques semaines» dans le cadre de la réforme de l’assurance-chômage, a indiqué mardi le ministère du Travail, au lendemain de rencontres bilatérales entre les partenaires sociaux et la ministre Élisabeth Borne. L'échéance du 1er avril prévue jusqu’alors pour l’entrée en vigueur de la réforme «fait partie des sujets sur lesquels on est prêts à travailler», mais «on ne va pas renvoyer l’entrée en vigueur (...) à un horizon trop lointain», a poursuivi le ministère. Des «règles à imaginer» de modulation en fonction de l'état du marché du travail pourraient être adaptées «momentanément» en matière d'éligibilité à l’assurance chômage et sur la dégressivité de l’allocation dont le début pourrait être «décalé».
La lettre annuelle de Laurence D. Fink, le président-directeur général de BlackRock, aux dirigeants d’entreprises fait cette année la part belle au risque climatique. Dans cette missive de plusieurs pages publiée mardi, le patron de la plus grande société de gestion du monde presse les sociétés de s’engager en matière de neutralité carbone. «Nous demandons aux entreprises de publier un plan indiquant comment leur modèle économique sera compatible avec une économie à zéro émission nette, c’est-à-dire une économie dans laquelle le réchauffement climatique est limité à un niveau très inférieur à 2°C, conformément à l’objectif mondial de réduction à zéro des émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2050», écrit Larry Fink, dont le groupe gère 8.677 milliards de dollars d’actifs. «Nous vous demandons de préciser la façon dont ce plan est intégré à votre stratégie à long terme et évalué par votre conseil d’administration», ajoute-t-il, reprenant ainsi les idées déjà dévoilées par BlackRock lorsqu’il a mis à jour sa politique de vote ESG pour 2021. Larry Fink constate que la réaffectation des capitaux liée à la prise en compte du risque climatique qu’il avait identifiée l’an dernier, s’est accélérée «encore plus vite que je ne l’avais pensé», en raison de la pandémie. Pour lui, «nous sommes à l’aube d’une longue phase de transition qui s’accélère rapidement, se déploiera sur de nombreuses années et bouleversera les prix des actifs de tous types». Dans ce contexte, BlackRock compte aussi faire sa part. Larry Fink annonce que sa société s’engage elle même dans l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2050 au plus tard. «Aujourd’hui nos activités opérationnelles sont neutres en carbone et nous nous sommes engagés en faveur de l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2050 au plus tard», peut-on lire. Publication d’un indicateur d’alignement de température implicite pour les fonds Dans une lettre séparée aux clients, BlackRock énumère une série de mesures concrètes qui seront prises en 2021 pour «aider les investisseurs à préparer leurs portefeuilles en prévision d’un monde à zéro émission nette». La société de gestion va notamment publier «un indicateur d’alignement de température implicite» pour tous les fonds d’actions cotées et d’obligations «pour tous les marchés disposant de données suffisamment fiables». La société communiquera aussi la part de ses actifs sous gestion qui sont actuellement alignés sur le zéro net, et annoncera un objectif intermédiaire sur la proportion de ses actifs sous gestion qui seront alignés sur le zéro net d’ici 2030. Le groupe américain compte aussi intégrer les effets du changement climatique dans ses prévisions de marché. Et il mettra en œuvre un « modèle de surveillance renforcée » au sein de ses portefeuilles de gestion active afin d’encadrer la gestion des titres qui présentent «un risque climatique important». Cela pourra conduire à des désinvestissements au sein de la gestion active discrétionnaire. Des produits d’investissement assortis d’objectifs précis en matière d’alignement sur les scénarios de limitation du réchauffement seront également lancés. Cela inclura des produits alignés sur une trajectoire de zéro émission nette. Ces nouvelles mesures incluent aussi une dimension «engagement actionnarial». BlackRock annonce y recourir pour s’assurer que «les entreprises dans lesquelles nos clients investissent optimisent leur gestion du risque climatique et tiennent compte des possibilités offertes par la transition vers l’objectif de zéro émission nette». La société entend aussi accorder aux résolutions d’actionnaires une importance croissante dans ses efforts d’engagement actionnarial en matière de développement durable. Diversité, équité et inclusion Si la question du climat monopolise une bonne partie de la lettre, la diversité fait aussi partie des préoccupations de Larry Fink. «Bien que les questions de race et d’origine ethnique varient considérablement d’un pays à l’autre, nous attendons des entreprises du monde entier qu’elles se dotent d’une stratégie leur permettant d’exploiter le plus large éventail possible de talents. Dans le cadre de la publication de vos rapports sur le développement durable, nous vous demandons de veiller à ce que les informations communiquées concernant votre stratégie de gestion des talents reflètent pleinement vos projets à long terme visant à améliorer la diversité, l’équité et l’inclusion selon les régions. Nous nous imposons cette même exigence», écrit le dirigeant. Pour finir, Larry Fink se dit être « de nature optimiste» et il constate que de nombreuses entreprises «prennent ces défis au sérieux». Mais pour lui, «il faut aller encore plus vite pour créer davantage d’emplois, une plus grande prospérité et une meilleure intégration. Je crois fermement en la capacité des entreprises à nous aider à sortir de cette crise et à bâtir un capitalisme plus solidaire».
Les mois se suivent et se ressemblent. BlackRock s’est placé en tête de la collecte nette des fonds vendus en Europe en décembre, comme en novembre et en octobre, selon les données de Refinitiv Lipper. La principale société de gestion au monde a cette fois ci levé 28,4 milliards d’euros, un montant élevé qui éclipse la collecte des deux autres sociétés figurant dans le top trois, les français Amundi et BNP Paribas Asset Management. Le premier a drainé 9 milliards d’euros et le second, 6,3 milliards d’euros. Viennent ensuite BNY Mellon, Goldman Sachs, HSBC, CPR Asset Management (une filiale d’Amundi), DWS Group, L&G et Fidelity. Refinitiv Lipper souligne que la collecte de BlackRock, Amundi, BNP Paribas, BNY Mellon et Goldman Sachs a été impactée par des flux dans les fonds monétaires. Pour BlackRock, cela a représenté 7,3 milliards d’euros, pour Amundi, 6,2 milliards et pour BNPP AM, 5,2 milliards d’euros. BlackRock a aussi bénéficié d’un fort afflux d’argent sur les actions, à hauteur de 16,5 milliards d’euros, ce qui le place en tête de la collecte dans cette catégorie. La société américaine est aussi la première société à attirer des capitaux sur les fonds obligataires (4,7 milliards). Décembre a été un mois faste pour les fonds européens. Ils ont collecté 122,4 milliards d’euros, dont 23,5 milliards sur les ETF. Les fonds actions, avec 58,9 milliards d’euros, ont été la classe d’actifs la plus prisée par les investisseurs. Les fonds obligataires ont drainé 25,1 milliards et les fonds monétaires, 31,7 milliards.
Dans le cadre du programme d’investissement «Assureurs – Caisse des Dépôts Relance Durable France», La Banque Postale Asset Management (LBP AM) a été sélectionnée pour le lancement d‘un nouveau fonds intitulé «Assureurs – Caisse des Dépôts Relance Durable France – LBP AM», pour contribuer au financement des TPE, PME et ETI françaises. Il est composé de deux compartiments: l’un en actions cotées labellisé «Relance», géré par Tocqueville Finance, et l’autre en dette privée d’entreprises, géré par LBP AM. Ce programme d’investissement, d’un montant total de 2,2 milliards d’euros et piloté par la Fédération Française de l’Assurance, vise à promouvoir une reprise économique durable tout en innovant en matière de prise en compte des critères extra-financiers. Il a pour objectif d’allouer des financements de moyen et long terme aux entreprises françaises – principalement TPE, PME et ETI. La création le 23 octobre 2020 du nouveau fonds de financement spécialisé «Assureurs - Caisse des Dépôts Relance Durable France – LBP AM» s’inscrit dans ce projet. Il bénéficie à ce titre du soutien de CNP Assurances qui a investi dans chacun des compartiments, coté et non coté, et qui est ouvert aux «Investisseurs Avertis». Le compartiment dette privée a notamment déjà été rejoint par AG2R La Mondiale. Pour rappel, Tocqueville Finance est une filiale de La Banque Postale AM. Par ailleurs, la Caisse des dépôts et la Banque Postale font partie d’un pôle commun financier public avec CNP Assurances.
NN Investment Partners vient d’ajouter six professionnels à son équipe actions durables et à impact, qui gère près de 15 milliards d’euros. Une partie de ses équipes était partie récemment chez Neuberger Berman. La société de gestion néerlandaise a notamment débauché Paul Schofield et Jeremy Kent chez Allianz Global Investors. Paul Schofield devient responsable de l’équipe actions durables et à impact et dirigera 19 professionnels. Chez Allianz GI, il était gérant principal de la gamme Sustainable Equity et d’autres stratégies actions monde. Il sera rattaché à Jeroen Bos, responsable specialised equity and responsible investing. Jeremy Kent a été nommé gérant de portefeuilles senior des fonds Sustainable Equity de NN IP. Il sera rattaché à son ancien collègue chez Allianz GI. NN IP a aussi recruté Pieter van Diepen en tant que responsable de l’équipe d’analystes durabilité et actions, composée de sept analystes buy-side et deux data scientists. Il vient d’Aberdeen Standard Investments et sera placé sous la responsabilité de Paul Schofield. Trois analystes rejoignent également l’équipe Giovanna Petti, spécialisée dans les solutions environnementales et les matériaux, Dirk-Jan Dirksen, expert de la transformation digitale et Jeff Meys, analyste des tendances de consommation.
La Commission européenne a autorisé mardi le versement de 2,9 milliards d’euros d’aides publiques pour un projet commun à douze Etats membres, dont la France, visant à créer un centre de recherche et d’innovation dans le domaine des batteries.
La lettre annuelle de Laurence D. Fink, le président-directeur général de BlackRock, aux dirigeants d’entreprises fait cette année la part belle au risque climatique. Dans cette missive de plusieurs pages publiée mardi, le patron de la plus grande société de gestion du monde presse les sociétés de s’engager en matière de neutralité carbone.
UBS a fait état ce 26 janvier d’actifs investis ayant «atteint un record sans précédent» au quatrième trimestre 2020, de 3.016 milliards de dollars dans son activité de Global Wealth Management (GWM), en hausse de 10% par rapport à la période précédente. L’afflux net d’argent frais s’est élevé à 21,1 milliards de dollars, soutenu par des afflux dans toutes les régions. Sur l’année, l’afflux net d’argent frais de la division s’est établi à 43,3 milliards de dollars, provenant essentiellement des régions Asie Pacifique et Europe, Moyen-Orient et Afrique. L’activité Asset Management a enregistré de son côté un produit d’exploitation en progression de 40% en glissement annuel, avec des commissions de performance en hausse de 167%, tandis que les commissions nettes de gestion ont augmenté de 14%. L’augmentation des commissions de performance sur le trimestre a été le fait essentiellement des activités Hedge Fund. Le ratio charges/produits est ressorti à 48,1%, en amélioration de 19,2 points de pourcentage en glissement annuel, avec des produits en hausse de 40% et des charges d’exploitation stables (+1 million de dollars). Les actifs investis ont progressé de 11% en glissement trimestriel pour atteindre 1.092 milliards de dollars, franchissant pour la première fois le seuil de 1.000 milliards de dollars. L’afflux net d’argent frais s’est établi à 22,2 milliards de dollars (38,0 milliards de dollars hors flux des marchés monétaires). Sur l’année, ce chiffre s'élève à 80,1 milliards de dollars (87,5 milliards de dollars hors flux des marchés monétaires) Pour l’année complète 2020, le groupe UBS a enregistré un résultat net de 6,6 milliards de dollars et un ratio CET1 de 17,6%. La banque privée suisse a annoncé qu’elle allait lancer un nouveau programme de rachats d’actions d’un montant de 4 milliards de francs suisses. Elle affirme enfin que " tous les objectifs financiers ont été atteints ou dépassés en 2020". Le groupe indique par ailleurs qu’en cette année de pandémie et de télétravail forcé pour certains salariés, «afin de remercier les collaborateurs du bas de la hiérarchie pour leur engagement en cette année difficile, et conscient que la pandémie peut avoir provoqué des dépenses inattendues, le Directoire du Groupe a approuvé le versement d’une prime unique en espèces équivalente à une semaine de salaire». Concernant l’accent mis sur la finance durable, UBS indique avoir par exemple enregistré plus de 7 milliards de dollars de ventes nettes au sein de Global Wealth Management sur les mandats multi-actifs de Global Wealth Management et Personal & Corporate Banking dédiés à 100% aux investissements durables, dont les actifs dépassent désormais les 20 milliards de dollars contre à peine plus de 1 milliard de dollars il y a environ trois ans. Les investissements durables représentent désormais le premier choix que la société recommande à ses clients privés investissant dans le monde entier. UBS revendique la place de premier grand établissement financier au monde à avoir émis une telle recommandation en 2020. Au sein d’Asset Management, les actifs orientés sur la durabilité ont aussi profité d’une très forte croissance à 97 milliards de dollars, soit plus du double qu’il y a un an.
Les fonds ouverts non-monétaires domiciliés en Europe auront finalement passé l’année 2020 sans encombre en termes de collecte. Avec 407 milliards d’euros de flux entrants nets, ils surpassent l’année 2019 (357 milliards), selon les données de Morningstar, relayées par Les Echos. Les encours s'élèvent désormais à 10.300 milliards d’euros. Les fonds actions auront représenté la majeure partie de la collecte nette, avec 212 milliards d’euros, contre 169 milliards pour les fonds obligataires. Les principaux collecteurs de l’année furent JPMorgan (25,1 milliards d’euros), BlackRock (20 milliards), et Pictet (17,7 milliards). Dans le bas du classement, Invesco a rendu 13,8 milliards d’euros, Franklin Templeton 13,1 milliards, et M&G 11 milliards. En France, BNP Paribas AM mène la danse avec +3,4 milliards d’euros, tandis qu’Amundi et Natixis IM ont respectivement rendu 3,3 et 4,5 milliards. La filiale du Crédit Agricole avait pourtant collecté 9,5 milliards d’euros sur ses ETF.
Un an après avoir vu l’un de ses produits « seedé » par le fonds de place Emergence, Dôm Finance est en pleine forme. La société de gestion a enregistré l’an dernier une collecte nette de 317 millions d’euros, portant le total de ses encours à 2,1 milliards d’euros fin 2020. En comptabilisant le rachat de Diamant Bleu gestion, la société a plus que doublé ses actifs en un peu plus de deux ans. Elle l’explique en premier lieu par une innovation technologique en matière de services rendu auprès des institutionnels, son coeur de cible de clientèle, mise au point il y a trois ans. « Nous avons la particularité d’être l’une des très rares sociétés de gestion en France à avoir développé un système propriétaire d’information qui nous permet de calculer en temps réel les besoins en SCR (besoin de fonds propres induits par les positions financières) de nos clients assureurs », explique Vincent Priou, PDG de Dôm Finance. Ce système a permis de remporter quelques beaux mandats en 2019 et d’afficher une forte croissance, précise Christian Jimenez, directeur général délégué et associé minoritaire de Dôm Finance. Ces mandats ont été gagnés essentiellement dans des poches obligataires spécialisées auprès de mutuelles militaires et de grosses mutuelles d’autres secteurs, ainsi qu’auprès de l’actionnaire principal, le groupe Burrus, qui s’est révélé un joli coup de pouce en lui confiant 600 millions d’euros. Le groupe Burrus détient notamment l’assureur Afi Esca, à l’origine de ce mandat, et dont Christian Burrus, fondateur, mais aussi actionnaire principal de Dôm Finance, est aussi le dirigeant. Percer le plafond du milliard d’euros a constitué un marqueur essentiel. Et en 2020, l’arrivée d’Emergence a fini d’accroître la visibilité de Dôm Finance. Sur les 317 millions d’euros collectés l’an dernier, plus de 230 millions proviennent des institutionnels, notamment des compagnies d’assurance ou mutuelles et 80 millions ont été réalisés sur les OPC (dont 50 millions d’Emergence). Pour les années à venir, elle capitalise sur une autre innovation : la mise en place récente d’un process ESG. L’idée principale étant de « valoriser les bonnes pratiques sociales & environnementales » des entreprises. « Nous avons passé un appel d’offres et étudié plus de 25 fournisseurs de données ESG-climat », explique Hugo Priou, responsable ESG de Dôm Finance et fils du dirigeant chargé de mettre en place ce process. C’est au final MSCI qui a été retenu car il «correspondait à la stratégie recherchée, fondée sur la matérialité des enjeux ESG». L’objectif est d’obtenir le label ISR sur quatre fonds cette année dont celui investi par les institutionnels d’Emergence - le fonds Sélection Action Rendement - et le fonds Dôm Reflexe. Ce dernier, créé fin 2015, fait partie des produits que Dôm Finance compte mettre en avant dans le contexte actuel. Diversifié, il utilise la volatilité pour créer de la performance et n’investit sur la partie actions que lorsque les marchés accusent une période de «sell-off» comme se fut le cas en mars dernier ou en 2016, juste après le vote sur le Brexit. Un produit qui a fait ses preuves l’an dernier en termes de performance, selon Vincent Priou, et qui pourrait se révéler encore fort utile en 2021. Doté d’environ 60 millions d’euros d’encours, l’ambition est de le porter à 200 millions à la fin de l’année. Le groupe Burus et ses filiales
Selon les données du régulateur espagnol CNMV compilées par le journalExpansión, la société de gestion américaine BlackRock était le plus gros investisseur des compagnies formant le principal indice espagnol Ibex 35 à fin 2020. Ses investissements représentaient 17 milliards d’euros dans 21 des 35 entreprises de l’indice. La société de gestion américaine est notamment présente dans les six grandes banques de l’Ibex et a augmenté son exposition à ces titres d'1,5 milliard d’euros sur les deux dernières années. Derrière BlackRock, on retrouve le fonds souverain du Qatar, Qatar Investment Authority, et Norges Bank, qui gère le fonds souverain norvégien, avec respectivement 7,27 et 4,43 milliards d’euros investis dans les sociétés de l’Ibex 35.Expansión dénombre plus de 30 sociétés de gestion étrangères investies de manière significative dans une trentaine de compagnies de l’Ibex.
L’association professionnelle CFA Society France vient de nommer Nathalie Columelli au poste nouvellement créé de directrice générale, a appris Les Echos. Elle revend dans le même temps son activité de formation Finance Training à l’association, qui en fait une filiale à but lucratif. Après un début de carrière d’une quinzaine d’années dans les salles de marché comme trader obligataire (CM-CIC Investissement, ABN Amro, Société Générale, Deutsche Bank), Nathalie Columelli a créé la société de formation Finance Training en 2004. Elle enseigne également à Paris Dauphine, HEC, ESSEC, INSEAD ou encore Sciences Po Paris.
Alberto García-Cabo a rejoint le département d’analyse et sélection de fondsde la société de gestionespagnoleOrientaCapital. Il travaillait précédemment chez Banco Inversis, où il faisait partie de l'équipe d’analyse et de sélection de fonds depuis sept ans. L’unité, supervisée par Gys Ekker, compte sept professionnels avec l’arrivé d’Alberto García-Cabo. Fin 2020, l’assureur espagnol Mutua a racheté 40% d’Orienta Capital.
La société de gestion suisse GAM a annoncé mardi matin a annoncé la perte d’un client pour son activité «Private Labelling» représentant 21,5 milliards de francs suisses d’encours. Les revenus associés à ce client étaient d’environ 5 millions de francs suisses par an. Ce client va transférer son activité à un autre fournisseur dans le cadre d’un partenariat stratégique à compter du second semestre 2021. L’activité «private labelling» de GAM représentait à fin décembre 86,1 milliards de francs suisses sur les 122,0 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion de l’ensemble du groupe. Le client perdu représente un quart des actifs de l’activité. La division GAM Private Labelling fournit des solutions de fonds axées sur la structuration, la mise en place juridique, les modalités d’administration des fonds et les services des sociétés de gestion. Ces services permettent à nos clients de se concentrer sur la gestion d’actifs et la distribution de fonds pour leurs clients. «GAM Private Labelling dispose d’une bonne réserve d’opportunités commerciales futures», assure la société.
La firme espagnole Inversis, propriété de Banca March, s’est réorganisée pour établir un département de développement à l’international, rapporte l’agence de presse Europa Press. L’objectif de cette nouvelle unité est d’attirer les institutions de crédit, banques universelles et banques privées pour qu’elles externalisent à Inversis leurs processus opérationnels et technologique liés à la distribution de produits d’investissement. Ce nouveau département international est dirigé par Salvador Martín de Vega tandis que les relations avec les clients institutionnelles ont été confiées à Ana Lledó Tarradell, qui arrive chez Inversis en provenance de Deloitte. Ce développement s’inscrit dans la lignée de l’accord scellé entre Inversis et Accenture fin 2020.
Le gestionnaire d’actifsespagnol Santander Asset Management a intégré le fonds Santander Future Wealth, géré par son unité de gestion quantitative QIS, à sa Sicav luxembourgeoise. Le fonds est investi dans des actions, fonds et ETFsélectionnés à partir de trois mégatendances (futur de la société, de la technologie et de la planète), elles-mêmes divisées en 18 sous-thématiques. Ces investissements thématiques sont revus mensuellement par un comité mêlant Santander AM et la banque privée de Santander.
L’AIC (Association of Investment Companies) va publier sur son site web les politiques ESG des sociétés d’investissement, a-t-elle annoncé ce 25 janvier. Elle entend par là «répondre à une demande croissante de la part des investisseurs», en donnant aux sociétés d’investissement membres de son association a possibilité de partager leurs politiques ESG «d’une manière simple et accessible pour les investisseurs». Les publications seront «libres» et volontaires et disponibles sur les pages de profil des sociétés membres au cours du deuxième trimestre 2021. Elle figureront aux côtés des informations existantes telles que les données de performance et les fonds gérés. Les sociétés sont invitées à mentionner le fait qu’elles sont, par exemple, signataires ou non des Principes pour l’investissement responsable (PRI), ou qu’elles suivent des Objectifs de développement durables des Nations Unies (ODD). Elles pourront aussi mentionner si elles excluent des secteurs spécifiques d’investissement comme le tabac ou les jeux et pourront mettre à jour leurs données en continu, précise l’association. L’AIC revendique 359 membres d’un encours total d’environ 229 milliards de livres sterling.