Le ministère français des Armées a signé avec Thales et Airbus deux accords-cadres pour 471 millions d’euros afin qu’ils fournissent les systèmes de communication avec les futurs satellites militaires Syracuse IV, a annoncé mercredi la Direction générale de l’armement (DGA). Le contrat notifié fin 2020 à Thales pour 354 millions d’euros prévoit la commande de 200 stations sol - c’est-à-dire l'équipement permettant de se connecter avec le satellite - et un système de gestion sécurisé.
Emmanuel Macron a proposé jeudi que les pays riches transfèrent de 3 à 5% des vaccins contre le Covid-19 qu’ils ont en stock à l’Afrique. Dans un entretien au quotidien britannique Financial Times, le chef de l'État indique qu’il soumettra cette idée à la réunion des dirigeants du G7 vendredi. La chancelière allemande Angela Merkel est «d’accord» avec cette initiative, précise-t-il. Emmanuel Macron a participé ces derniers jours à plusieurs réunions sur ce dossier des vaccins, dont la dernière mercredi avec des dirigeants africains. Il s’en est aussi entretenu jeudi avec le président indonésien Joko Widodo, les deux hommes partageant «l’objectif de faire du vaccin un bien public mondial», selon l'Élysée.
Le gérant IM Global Partner voit sa base d’actionnaires s'élargir. Eurazeo a en effet annoncé ce 18 février avoir cédé à IK Investment Partners et Luxempart une partie de sa participation, sous réserve de l’approbation de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) et de la CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier). A l’issue de l’opération, Eurazeo en tant qu’actionnaire de contrôle continuera de soutenir activement la société aux côtés d’IK Investment Partners, de Luxempart, et d’Amundi. Les produits de cession relatifs à cette opération (20% du capital) représentent environ 70 millions d’euros pour Eurazeo, soit un multiple cash-on-cash de 2,1 fois et un taux de retour interne (TRI) de 22%. Dassault/La Maison, actionnaire de la première heure, cède sa participation à l’occasion de cette opération. A fin décembre 2020, iM Global Partner disposait de plus de 19 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Le Nigeria n’est, contre toute attente, plus en récession, montrent jeudi les statistiques officielles. Frappé par la pandémie de Covid-19 et par la chute des prix du pétrole l’an dernier, l'économie nigériane était entrée en récession au troisième trimestre 2020. «Le Produit intérieur brut (PIB) du Nigeria a crû de 0,11% (...) au 4e trimestre 2020, le premier des trois derniers trimestres en date à enregistrer une croissance positive», a annoncé jeudi le Bureau national des Statistiques. Le PIB nigérian s'était contracté respectivement de 6% et 3,62% au 2e et 3e trimestres 2020. Sur l’ensemble de l’année 2020, le PIB a chuté de 1,9%, selon Virag Forizs, économiste Afrique au cabinet de conseil Capital Economics, basé à Londres.
La crise du Covid-19 va profondément modifier les allocations d’actifs, pour encore quelques temps, selon les résultats de l’enquête mondiale annuelle de Natixis Investment Managers sur les sélectionneurs de fonds. Et l'émergence de déséquilibres les poussent à chercher plus de risque, notamment au sein de gestions actives, après des années de croissance des fonds passifs. Le premier constat des répondants, qui représentent 12.700 milliards de dollars d’actifs, est que le covid a provoqué un changement de régime. Ainsi, 60% des acheteurs professionnels de fonds estiment que la situation est là pour durer, et deux-tiers pensent l'économie mondiale ne se rétablira pas en 2021. Mais si 60% des répondants estiment que les politiques prises dans leurs pays respectifs ont été inefficaces jusqu’ici pour contrer la pandémie, du point de vue économique, ils sont toutefois confiants (80%) dans les capacités des banques centrales à soutenir le marché en cas de nouveau ralentissement. Les risques anticipés par les sélectionneurs de fonds sont donc, cette année encore, portés sur les mêmes indicateurs, avec la volatilité en tête des réponses (49%), suivie par les taux négatifs (39%), l’inflation (37%), le resserrement du crédit (34%) et les problèmes de liquidité (25%). Et la quasi-totalité des professionnels interrogés (94%) s’attend à une correction sur les marchés, sans toutefois être d’accord sur les classes d’actifs qui seront touchées (voir graphique). Les valeurs technologiques et les cryptoactifs sont les segments les plus susceptibles de se retourner, selon les personnes interrogés, à l’inverse de l’univers du non-coté. Graphique tiré de l'étude «2021 Professional Fund Buyer Outlook», par Natixis IM Dans ce contexte, les positions offensives sont privilégiées. Les sélectionneurs vont augmenter légèrement leurs positions en actions, à 45,6% (+1,4 point), et dans les alternatifs (16,2%, +1,3 point), et baisser la part des obligations à 31,6% (-2,4 points) et du cash (5,3%, -0,5 point). Considérant que la value va surperformer la croissance cette année, ils sont également trois sélectionneurs sur cinq à privilégier les petites capitalisations par rapport aux grandes. La surperformance attendue des marchés émergents par rapport aux marchés développés se situe au même niveau. De ce fait, les stratégies actives continuent d'être plébiscités. Ils sont 83% à penser que les conditions de marché en 2021 favorisent ce type de gestion. Et ils sont encore 72% à les préférer aux ETF, tandis que 59% pensent augmenter la part de fonds actifs dans leurs buy-lists. La performance va également provenir du non coté, puisqu’ils sont 50% à vouloir augmenter la part de fonds de private equity. Ils sont toutefois 63% à craindre que ce segment soit touché par un afflux trop important d’argent, qui renchérirait les coûts des acquisitions, et en même temps, ils sont 54% à avoir peur d’une crise de liquidité. Enfin, le grand gagnant de 2020 reste toutefois l’ESG, avec 77% des interrogés qui déclarent vouloir augmenter leur part dans les buy-lists. Ils sont aussi 65% à vouloir augmenter l’achat d’obligations vertes, quand l’allocation obligataire dans son ensemble est en recul. L'étude complète est disponible ici.
Axa IM a annoncé ce 18 février une réorganisation de sa recherche en investissement responsable (IR) et en engagement actionnarial. Les personnes spécialisées travailleront désormais de manière transversale sur la recherche IR et l’engagement actionnarial, ainsi que sur l’innovation, notamment pour atteindre l’objectif de neutralité carbone de l’ensemble des portefeuilles d’ici 2050. Elles seront notamment chargées de développer les capacités de recherche sur des thèmes comme le climat, la biodiversité, la santé, le capital humain et la diversité, et devront favoriser le rapprochement de la recherche crédit fondamentale et macro. La recherche en investissement responsable est placée sous la responsabilité de Virginie Derue. Son équipe sera en charge de la recherche thématique. La coordination de l’investissement responsable et la gouvernance sont placées sous la responsabilité de Clémence Humeau. Son équipe sera chargée des projets transversaux d’investissement responsable et de la gouvernance d’entreprise, incluant la politique de vote sur les thèmes clés mentionnés ci-dessus, ainsi que sur la Covid-19, la santé publique et la confidentialité des données. Ils sont tous deux rattachés à Gilles Moëc, le directeur de la recherche d’Axa IM et chef économiste du groupe Axa . Virginie Derue travaille chez Axa IM depuis 1998. Elle est depuis 2019 coordinatrice de la recherche crédit entreprise, et supervise l’intégration des critères ESG dans la recherche fondamentale. Clémence Humeau est arrivée en 2012, et est depuis 2018 coordinatrice de l’investissement responsable, chargée de définir la feuille de route pour l’intégration des critères ESG et sa mise en œuvre, en supervisant les projets et les gouvernances connexes.
La banque privée suisse EFG International a annoncé ce 18 février la nomination d’Enrico Piotto au poste de responsable des risques et membre du comité exécutif, à compter du 1er juin 2021. Il sera directement rattaché au PDG Giorgio Pradelli. Il remplace Raj Singh, qui a quitté ce poste fin décembre. Il a depuis été remplacé par interim par Dimitris Politis, le directeur financier de la société zurichoise. Enrico Piotto arrive de Deutsche Bank, où il était responsable des prêts pour Wealth Management Europe depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez UBS, où il fut notamment responsable du contrôle des risques pour la mise en place de la stratégie d’offre de prêts de la gestion de fortune, et chef de la gestion des risques pour la gestion de fortune en Europe et marchés émergents.
Credit Suisse a enregistré une baisse de 22 % de son bénéfice net en 2020, en raison de 757 millions de francs de frais de justice, plongeant la deuxième banque suisse dans le rouge pour les trois derniers mois de l’année. La banque a en effet enregistré une perte nette de 353 millions de francs suisses au quatrième trimestre. Dans son activité International Wealth Management (IWM), la division Private Banking du groupe a enregistré un afflux net de nouveaux capitaux record de 16,7 milliards de francs avec un taux de croissance de 5%, avec des afflux dans les marchés émergents et en Europe de l’Ouest. Dans l’activité d’Asset Management les afflux net de nouveaux capitaux se sont élevés à 15,5 milliards de francs
Un groupe de 300 investisseurs professionnels, le 300 Club, a publié mercredi une lettre appelant l’industrie de l’investissement dans son ensemble à des changements profonds pour une création de richesseplus durable."Le modèle actuel de notre industrie n’est actuellement pas compatible (avec l’objectif de création de richesse durable, ndlr). Objectivement, les plus fortesincitations dans l’industrie se concentrent surla taille, l’alpha et le contrôle des rendements relatifs liés auxindices ainsi quela volatilité absolue à court-terme. Aucun de ces éléments n’est corrélé au succès de la création de richesse durable», écrivent les 300 professionnels. Selon eux, le stewardship rigoureuxest la clé pour atteindre l’objectif d’une création de richesse durable et l’industrie de l’investissement doit «trouver un meilleur moyen pour définir ses activités non-durables». Les professionnels de l’investissement évoquent pêle-mêle un pricing des externalités non prises en compte par l’industrie, une redéfinition des objectifs des portefeuilles pour se focaliser sur les rendements absolus de long-terme. D’après le 300 Club, la durée des contrats des gérants actifs doit être alignée sur les objectifs long-terme des mandats. Aussi les gérants devraient-ils détenir moins de titres en portefeuille pour exercer un meilleur stewardshipà travers l’engagement et le dialogue, et les gestionnaires passifsjouer leur rôle dans ce domaine. Enfin, les commissions de gestion et frais de fonds doivent être revus pour promouvoir les objectifs d’une création de richesse durable. La lettre est disponible ici.
La succursale bulgarede la société de gestion belgeKBC Asset Management a acquis5,20% d’Eleven Capital, gestionnaire d’actifs bulgare coté à la bourse de Sofia. Eleven Capitala révélé cette prise de participation, réalisée via quatre fonds de KBC AM,dans une communication sur le titremercredi, indique le média SeeNews. En 2020, le régulateur bulgare avait indiqué que KBC AM cherchait à étendre le scope de ses activités en Bulgarie.
Le gérant suisse GAM a présenté ce 18 février ses résultats financiers définitifs pour 2020, confirmant la plupart de ses anticipations de mi-janvier. Parmi les principaux chiffres, ses encours sous gestion atteignent bien 122 milliards de francs suisses, tandis que sa perte est plus importante que prévue, à 388 millions de CHF (contre 380 millions anticipés). Cette perte est liée en partie à une dépréciation concernant l’ancien goodwill créé par l’acquisition de GAM par Julius Baer en 2005 et UBS en 1999, avait précisé la société suisse en début d’année. Le contexte incite la société à repousser ses objectifs financiers à l’exercice 2024 en raison de l’impact de la pandémie. Elle prévoit un bénéfice sous-jacent avant impôt de 100 millions de francs suisses, une marge d’exploitation de 30% et un ratio de masse salariale sur chiffre d’affaires de 45-50%. A l’origine, ces objectifs avaient été fixés pour 2022. Les encours de la firme, qui ont progressé de 1,6 milliard de CHF au dernier trimestre, se répartissent entre 35,9 milliards de francs suisses pour la gestion d’actifs et 86,1 milliards de francs suisses pour l’activité «private labelling». Sur la gestion d’actifs, la société a subi une forte décollecte annuelle sur ses fonds obligataires (-6,6 milliards CHF) qui, combinée aux effets de marchés, ne représentent plus que 17 milliards de CHF d’encours. Les retraits concernent principalement les fonds GAM Star Credit Opportunities et GAM Local Emerging Bond. Les fonds alternatifs de la maison sont un autre segment a avoir connu une année noire, avec 1,3 milliard de CHF de retraits sur les 2,1 milliards d’encours de début 2020, suite à la perte de mandats institutionnels. En actions, GAM a rendu 1 milliard de CHF, principalement sur les véhicules GAM Japan Equity et GAM Global Eclectic Equity. Enfin, il a également décollecté de 0,9 milliards sur les stratégies systématiques, notamment les fonds GAM Systematic Core Macro et GAM Systematic Alternative Risk Premia. Sur le Private Labelling, le marché suisse à décollecté de 0,7 milliard de CHF, pour un encours désormais à34,9 milliards, tandis que le reste de l’Europe a collecté 0,3 milliard, pour un encours de fin d’année de 51,2 milliards. GAM a toutefois annoncé la perte d’un gros client en janvier, représentant 25,1 milliards de francs suisses d’encours.
Crispin Odey, l’un des gestionnaires de hedge funds les plus connus du Royaume-Uni, a laissé une jeune banquière «choquée et effrayée» après qu’il lui ait mis la main sur la poitrine, rapporte le Financial Times qui a assisté à un procès en cours contre le dirigeant dans un tribunal du Royamue-Uni. Crispin Odey, 62 ans, fondateur de la société Odey Asset Management, basée à Mayfair, est accusé d’attentat à la pudeur en 1998 contre la jeune employée d’une banque d’investissement. Le dirigeant, qui a été inculpé en juillet, nie l’allégation. Il s’est présenté au tribunal de Westminster en septembre pour plaider non coupable de l’accusation. Le procès suit son cours.
La banque privée Quintet vient de nommer Michael Savenay à la direction générale de l’entité Luxembourgeoise. Il remplacera à partir du mois prochain Soren Kjaer, qui partira pour des raisons personnelles. Michael Savenay est entré chez Quintet en 2014. Il était dernièrement directeur du développement commercial, des produits et services en Allemagne. Soren Kjaer est lui arrivé il y a moins d’un an et demi, pour diriger les activités scandinaves. Il avait pris parallèlement le poste au Luxembourg en mars dernier.
Joseph Oughourlian, directeur général et fondateur du fonds activiste britannique Amber Capital, vise la présidence du groupe de presse espagnol Prisa, rapporte El Confidencial. Le groupe Prisa se cherche un nouveau président après la démission du précédent il y a deux mois. Joseph Oughourlian, vice-président non-exécutif, remplit actuellement la fonction laissée vacante de façon temporaire. Pour rappel, Prisapossède quelques-uns des titres espagnols les plus vendus dontEl País,As,Cinco Días et détient aussiune participation minoritaire dans le journal Le Monde. En janvier, l’homme d’affaires Vincent Bolloré, via la société Vivendi, avait acquis 7,6% du capital de Prisa pour «soutenir» les futurs développements du groupe espagnol.
Le journal espagnol El Confidencial relate que Diego San José, managing director du gestionnaire d’actifs alternatif Blackstone en Espagne, a décidéde quitter la société de gestion après y avoir travaillé ces16 dernières années. Néanmoins, le départ de San José ne sera pas immédiat mais se fera de manière graduelle, précise le quotidien, puisqu’il est «l’hommede Blackstone en Espagne» et occupe actuellement des postes au sein d’une centaine d’entreprises dans lesquelles la firme est investie.
Eurizon, la filiale de gestion d’actifs du groupe Intesa Sanpaolo, gère actuellement près de 500 millions d’euros d’encours de clients espagnols plusde deux ans après l’ouverture de son bureau en Espagne. Selon des propos rapportés par l’agence Europa Press, Bruno Patain,directeur général d’Eurizon pour l’Espagne et le Portugal, indique que les encours de la société de gestion italienne ont plus que quadruplé ces deux dernières années en Espagne. L’objectif pourBruno Patain est désormais de dépasser la barre des 500 millions d’euros d’encours «dans un futur proche».
Kim Catechis, l’actuel responsable de la stratégie d’investissement de Martin Currie, va rejoindre Franklin Templeton. Il fera partie du tout nouveau Franklin Templeton Investment Institute, qui sera créé le 1er avril 2021. Il sera nommé stratégiste. Kim Katechis continuera à être basé à Edimbourg en Ecosse et sera rattaché à Stephen Dover, stratégiste en chef et responsable du nouvel institut. Martin Currie faisait partie de Legg Mason, qui a été racheté l’an dernier par Franklin Templeton. La mission de l’Institut d’investissement sera de fournir des informations axées sur la recherche, des opinions d’experts et des événements de premier plan pour les clients et les investisseurs du monde entier.
Vanguard a lancé un fonds indiciel en obligations internationales, le Vanguard Total International Bond II Index Fund. Le fonds offrira une exposition internationale aux obligations pour les fonds Vanguard Target Retirement, les trusts Vanguard Target Retirement et les fonds Vanguard LifeStrategy, qui seront les seuls investisseurs dans le nouveau fonds. La stratégie d’investissement du nouveau fonds reflète celle du Vanguard Total International Bond Index Fund et cherchera à répliquer le même indice de référence. Les avoirs existants des fonds de fonds dans le Total International Bond Index Fund seront transférés vers le nouveau fonds au fil du temps.
M&G Real Estate a annoncé ce 17 février avoir promu Lai Jing Dong au poste de directeur général par intérim et directeur des investissements pour sa division asiatique. Basé à Singapour, il est rattaché au directeur général Tony Brown. Lai Jing Dong est arrivé chez M&G Real Estate en 2016 comme responsable des acquisitions. Il prit ensuite parallèlement la direction du Japon en 2019. Auparavant, il a travaillé chez Straits Real Estate, Goldman Sachs Japan et Carlyle Asia Real Estate Partners au Hong Kong.
Le gérant californien Franklin Templeton va bientôt pouvoir fermer le dossier de ses fonds obligataires indiens, dans la tourmente depuis la crise du Covid-19. Son distributeur et gérant local SBI Mutual Fund va rembourser cette semaine 91 milliards de roupies (1,25 milliard de dollars) aux porteurs de parts de six fonds en difficulté, a appris The Times of India, qui se base sur un document de la Cour suprême. Cela concerne cinq des six fonds obligataires fermés depuis avril. La société avait fait face au printemps dernier à une vague de rachats consécutive à la dépréciation de titres en portefeuille. Cela représentait 250 milliards de roupies d’actifs, soit 3,4 milliards de dollars. Cela avait notamment forcé la banque centrale indienne a débloquer 500 milliards de roupies (6,1 milliards d’euros) afin d’aider tout fonds d’investissement qui ne saurait plus faire face aux demandes de retraits. Les fonds concernés sont les véhicules Ultra Short Bond, Low Duration Bond, Dynamic Accrual Bond, Credit Risk Bond, et Short-term Income. Les investisseurs coincés dans le plus important fonds, le Income Opportunities Fund, seront remboursés après que le véhicule ait honoré toutes ses dettes. Cette situation n’a cependant pas poussé le gérant à quitter le sous-continent, où il gérait 11,5 milliards de dollars d’encours début 2020.
Tesla et quelques grandes sociétés américaines ont sauté le pas et déploient une partie de leur trésorerie en cryptomonnaie. En Europe, on se montre moins anticonformiste.
PODIUM En 2020, BlackRock s’est placée en tête de la vente de fonds en Europe, avec une collecte nette de 132,1 milliards d’euros, portant ses encours à 1.114 milliards d’euros, selon les données de Refinitiv Lipper. Amundi, deuxième en taille, arrive loin derrière avec 445,2 milliards d’euros d’encours, et une collecte de 20 milliards d’euros en 2020. L’ensemble des fonds vendus en Europe ont drainé 574,3 milliards d’euros, soit un niveau plus élevé que la moyenne annuelle entre 2004 et 2019. L’ensemble des catégories ont bien collecté, à l’exception des fonds alternatifs Ucits, qui ont vu sortir 80,2 milliards d’euros. Autre fait marquant, plus de 50 % de la collecte s’est porté sur des fonds ESG, confirmant ainsi l’engouement pour ces stratégies. Au total, les encours ont atteint 13.000 milliards d’euros, contre 12.300 milliards fin 2019, bénéficiant d’un effet marché très positif en plus de la collecte.
La statue d’Averroès, le grand médecin et philosophe arabo-andalou, toise ces trois bénévoles affectés au bureau de vote de l’Université de Barcelone. Les élections régionales en Catalogne ont été marquées le 14 février par une forte abstention, la pandémie de Covid-19 ayant servi de repoussoir. Ces conditions particulières ont favorisé la victoire des différents partis indépendantistes. Le scrutin est aussi marqué par la percée du Parti socialiste catalan, qui termine en tête de ce vote fragmenté. Le scénario le plus probable est que les deux principaux partis séparatistes reconduisent leur coalition gouvernementale sortante, mais peu d’observateurs s’attendent à ce que la Catalogne rejoue son bras de fer de 2017 avec Madrid.
La proposition de loi relative àla réforme du courtage de l’assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement vient d'être adoptée par le Sénat. Pour mémoire, le projet de réforme, déposé le 14 janvier 2020 par la députée Valéria Faure-Muntian et les membres du groupe la République en Marche de l’Assemblée nationale, a pour objet d’assurer une régulation effective des activités de courtage d’assurance et d’intermédiaires en opérations de banque et services de paiement (IOBSP). «Ces activités se sont développées ces dernières années, mais les courtiers et les IOBSP ne sont pas soumis au contrôle permanent de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Or des dysfonctionnements ont été relevés, notamment en matière de commercialisation de contrats de complémentaire santé ou de médiation», précise le Sénat dans un communiqué.
Les aides liées à la pandémie ont créé 24.000 milliards de dollars de dette supplémentaire l’an dernier, portant la dette mondiale à un niveau record de 281.000 milliards de dollars (233.330 milliards d’euros) et le ratio dette/PIB mondial à plus de 355%, selon une étude de l’Institute of International Finance (IIF). Les programmes de soutien étatiques ont contribué pour moitié à cette hausse, tandis que les entreprises, les banques et les ménages du monde entier ont ajouté respectivement 5.400, 3.900 et 2.600 milliards de dollars. Cela signifie que la dette, en tant que ratio de la production économique mondiale connu sous le nom de produit intérieur brut (PIB), a augmenté de 35 points de pourcentage à plus de 355% du PIB. La hausse de la dette a été particulièrement forte en Europe, les ratios dette/PIB du secteur non financier en France, en Espagne et en Grèce ayant augmenté de quelque 50 points de pourcentage.
HSBC Asset Management s’est associé avec HSBC UK pour lancer une nouvelle équipe d’investissement et une nouvelle stratégie pour son pôle alternatif, rapporte Investment Week. L’équipe sera dirigée par Tom Green, responsable des investissements pour le crédit mid-market UK de HSBC Asset Management. Il aura le soutien de cinq professionnels de l’investissement crédit mid-market ainsi que de l’expertise de la société en matière de recherche crédit.
Le robo-advisor et plateformede fonds espagnolIronIA Fintech s’est donnépour objectif d’atteindre l'équilibre et 18.000 clientsd’ici la mi-2021, a indiqué son directeur général José Antonio Esteban lors d’une présentation mardi. Lancéil y a sept mois, IronIA Fintech rassemble pour l’heure 1.400 clients et 18 millions d’euros d’encours sous gestion. Fonctionnant sur la base d’une souscription mensuelle (9,99 euros) ou annuelle (99,9 euros), la plateforme propose environ 18.000 fondsde 600 gestionnaires d’actifs. Elle utilise l’intelligence artificielle pour déterminer quel fonds est le plus approprié à un moment donné après comparaison de fonds. A partir d’avril 2021, de nouveaux services seront mis en place comme l’intégration d’options de conseils de gestion par les professionnels. Le conseiller en investissement financier indépendant Dipahanum, propriétaire d’IronIA Fintech, ainsi qu’un gestionnaire d’actifs dont le nom n’a pas été dévoiléseront les premiers à utiliser ce système. De plus, IronIA Fintech va lancer un «Personal Financial Store», également en avril, en collaboration avec l’unité spécialisée sur l’intelligence artificielle de l’opérateur de la bourse espagnole BME. La plateforme apprendra ainsi de ses interactions avec les utilisateurs et proposera des ajustements aux portefeuilles de fonds basés sur leurs intérêts, "à l’image de ce que fait Netflix». Plusieurs entités en attente de déployer leur robo-advisor devraient utiliser ce service. Par ailleurs, IronIA Fintech a aussi scellé des accords avec Finect, quipermet à ses clients de contracter un fonds d’investissement directement depuis son site internet, et avec Vadevalor pour développer une nouvelle approche de sélection de fonds évaluant les compétences de leurs gérants.
Le gestionnaire d’actifs américain Baringsa trouvé un accord avec le tierce-partie marketeur Becon IM pour la distribution de sa gamme de fonds domiciliés en Irlande auprès des clients d’Amérique latine et du marché américain offshore, rapporte Funds Society. L’accord ne couvrira cependant pas les AFP, à savoir les fonds de pension d’Amérique latine.Lafiliale de MassMutualgère354 milliards de dollars d’actifs tandis que les gestionnaires représentésparBecon IM, dont Neuberger Berman et New Capital, gèrent au total 2.680 milliards de dollars.
La société de gestion de fortune suisse Julius Baer va proposer à ses actionnaires l’entrée de David Nicol au conseil d’administration lors de l’AG du 14 avril prochain. Il occupera le siège laissé vacant par l’actuel vice-président Charles Stonehill, qui mettra fin à 15 années de mandature. David Nicol avait pris sa retraite en juin dernier, après avoir dirigé le gestionnaire de fortune britannique Brewin Dolphin pendant près de huit ans.
Credit Suisse et BlackRock vont renforcer leur collaboration en créant et distribuant conjointement des produits financiers durables, a appris Finews. L’information a, par la suite, été confirmée par Credit Suisse au média local. Ce projet sera porté par Lydie Hudson, la directrice de la division finance durable et produits de Credit Suisse, et Rob Kapito, cofondateur et président de BlackRock.