La crise sanitaire a globalement coûté à l’Etat français plus de 160 milliards d’euros l’an dernier, a indiqué mercredi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, en précisant qu'étant donnée sa persistance, ce chiffre «n’est pas définitif». En janvier, le ministère de l’Economie avait indiqué que l’Etat avait engagé sur son seul périmètre (hors collectivités et Sécurité sociale) près de 42 milliards d’euros de dépenses d’urgence en 2020, dont 17,8 milliards pour le chômage partiel (une partie étant financée par l’Unedic). A cela s’ajoute un manque à gagner de 37,1 milliards d’euros de recettes fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, etc.) par rapport aux prévisions valables avant la crise. Cette année, de nouvelles dépenses liées à la crise seront engagées, notamment pour la vaccination, l’indemnisation du chômage partiel ou encore le fonds de solidarité.
Le gouvernement français souhaite un examen d’ici l’automne par le Parlement d’un éventuel projet de loi sur une réforme d’EDF en vue d’une mise en oeuvre avant l'élection présidentielle de 2022, a précisé Matignon à Reuters mercredi. Un calendrier parlementaire et politique chargé contraint la France à tenter de trouver rapidement un accord avec la Commission européenne sur une réforme de la régulation du secteur nucléaire et une réorganisation d’EDF censées améliorer les perspectives du groupe. Le projet de réforme d’EDF, baptisé «Hercule», suscite une vive opposition des syndicats et d’une partie de la classe politique, qui mettent en garde contre le risque de démantèlement et le début d’une privatisation du groupe.
Ecofi a annoncé ce 17 mars avoir obtenu la version 2 du Label ISR pour son fonds Trajectoires Durables. Cette version plus exigeante et en application depuis octobre dernier a été attribuée par le cabinet d’audit d’EY. Il s’agit du huitième fonds labellisé par la société et de son premier fonds labellisé avec la nouvelle version du Label ISR. Ecofi Trajectoires Durables est un fonds actions des pays de la zone Euro, éligible au PEA, géré sur le thème du développement durable, selon une approche ISR, et investit dans 6 thématiques liées à l’Homme et la Planète.
Impax Asset Management s’est vu confier un mandat de 240 millions de dollars australiens (156 millions d’euros) par Cbus, l’un des principaux fonds australiens de superannuation. Le mandat se concentre sur le climat. Il se base sur Impax Climate, une stratégie actions monde investie dans des entreprises qui fournissent des solutions face aux défis posés par le changement climatique. La stratégie vise à investir dans des sociétés cotées du monde entier ayant une exposition démontrable aux produits et services permettant d’atténuer le changement climatique ou de s’adapter à ses conséquences. Elle est co-gérée par Bruce Jenkyn-Jones et Jon Forster.
AuAg Fonder, la société de gestion du gérant star suédois Eric Strand, s’apprête à lancer son premier ETF, rapporte Finwire, cité par Realtid.se. La société spécialisée sur l’or et l’argent, qui gère 1,2 milliard de couronnes suédoises, compter lancer son ETF avec HANetf. «Si tout se passe comme prévu, l’ETF commencera à être négocié à la Bourse de Londres à la fin du mois de mai. Il sera également coté sur les Bourses de Francfort et de Milan», déclare Eric Strand à Finwire. «Nous envisageons également une cotation en Suède», ajoute-t-il.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) a annoncé ce 17 mars la nomination de Lena Jacquelin au poste d’analyste senior. Elle intègre l’équipe actions internationales thématiques dirigée par Rolando Grandi, le gérant des fonds Echiquier Artificial Intelligence et Echiquier World Next Leaders. Lena Jacquelin a commencé sa carrière chez Invest Securities en tant qu’analyste sell-side. En 2015, elle rejoint Natixis Investment Manager Asia à Singapour en qualité d’assistante de gestion, avant de devenir analyste actions. Elle devient membre du comité d’investissement d’un fonds tech en 2018 et d’un fonds Global Sport en 2019.
L’Union européenne a menacé mercredi d’interdire les exportations de vaccins contre le Covid-19 vers la Grande-Bretagne afin de préserver les rares doses destinées à ses propres citoyens, alors qu’une troisième vague menace de compromettre les plans de relance du secteur touristique.
M&G espère pouvoir annoncer la réouverture de son fonds M&G Proporty Portfolio avant la fin du deuxième trimestre de cette année. Le fonds est gelé depuis le 4 décembre 2019 à la suite d’une hausse des demandes de remboursement de la part des souscripteurs. Pour le moment, le fonds reste suspendu, a annoncé la société de gestion dans sa dernière mise à jour. Depuis la dernière communication en février, deux actifs ont été vendus pour un montant total de 97,7 millions de livres. Cela porte le niveau de liquidités du fonds à 25,3 % des 2 milliards de livres d’actifs sous gestion. Un total de 329 millions de livres d’actifs sont en cours de vente.
Après avoir quitté le marché hexagonalde la banque retail en 2017, Barclays va prochainement se réinstaller en France, mais dans la banque privée. Le Britannique est en train de boucler la constitution d’une équipe, et discute avec le régulateur français, a appris Les Echos. Un porte-parole de Barclays a confirmé au quotidien économique que la firme avait bien l’intention de s’attaquer au marché français dans les prochains mois. Elle suivrait à quelques mois près Goldman Sachs, qui a installé une banque privée à Paris pour attirer les fortunes de plus de 50 millions d’euros, avec un ticket d’entrée à 10 millions.
Les actifs investis dans les fonds et produits indiciels cotés (ETF et ETP) cotés au niveau mondial ont atteint un nouveau record d’encours de 8.300 milliards de dollars à la fin du mois de février, dont 8.055 milliards de dollars rien que pour les ETF, selon les derniers chiffres recensés par le cabinet de recherche ETFGI. La collecte nette s’est élevée à 139,46 milliards de dollars soit la collecte mensuelle la plus élevée jamais enregistrée, battant le précédent record de 131,99 milliards de dollars établi en novembre 2020. La collecte nette depuis le début de l’année atteint un record de 222,54 milliards de dollars, dépassant les 98,31 milliards de dollars de 2020 et battant le record précédent de 130,95 dollars établi en février 2017. ETFGI précise que 110,80 milliards de dollars d’entrées nettes sont allés aux produits d’actions en février. Le Top 10 de la collecte d’ETF en février 2021
L'éditeur de solutions pour gestionnaires d’actifs, Linedata, s’est associé au fournisseur indépendant de données environnementales, sociales et de gouvernanceArabesque S-Ray pour intégrer les données ESG de ce dernier dans le quotidien des gestionnaires d’actifs. Concrètement,Arabesque S-Ray alimente la plateforme logicielle de Linedata avec ses données ESG. Le fournisseur de données utilise le machine learning pour évaluer les performances en matière de développement durable de plus de 8.000 des plus grandes entreprises au monde. L’outil sera commercialisé auprès des clients de Linedata en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Cette évolution doit permettre aux gestionnaires d’actifs clients de Linedata de répondre aux exigences du nouveau règlement européen de divulgation d’informations en matière de durabilité SFDR,et du nouvel agenda ESG des Etats-Unis.
Le gérant de private equity américain Carlyle a retenu Nexity Property Management pour opérer la gestion locative, technique et réglementaire, de 21 plateformes logistiques en France, a annoncé la firme française. Cela correspond à un peu plus de 92.000 m², soit la majorité des 158.000 m² du portefeuille logistique de Carlyle. Les 66.000 m² restant se situent en Allemagne, répartis sur six sites. Ce portefeuille fait partie intégrante d’une opération de «sale and lease back» réalisée par Carlyle Europe Realty (CER) sur un patrimoine de 27 plateformes spécialisées dans la livraison de colis en France et en Allemagne, bénéficiant d’emplacements stratégiques à proximité de grandes zones urbaines et commerciales.
La banque britannique HSBC a finalement décidé de ne pas céder ses activités de banque de détail en France à Milleis, et indirectement au fonds Anacap, son propriétaire, a appris Les Echos. Le quotidien économique cite pour cela un proche du dossier : « leur projet ne correspond pas à la philosophie qui prévaut pour HSBC France .» Le fonds américain Cerberus serait donc le dernier candidat en lice, selon Les Echos. Les organisations syndicales ont été convoquées ce matin pour discuter de la revue stratégique. HSBC pourrait toutefois encore décider de poursuivre seule sa restructuration.
Les ETF qui se concentrent explicitement sur les investissements socialement responsables ont des frais supérieurs de 43 % à ceux des ETF traditionnels, rapporte le Wall Street Journal. Les frais moyens des fonds ESG étaient de 0,2 % à la fin de l’année dernière, tandis que les ETF standard investis dans les grandes capitalisations américaines affichaient des frais de 0,14 % en moyenne, selon FactSet. «L’ESG crée une possibilité fantastique de revenus pour les grandes entreprises», estime Dr. Wayne Winegarden, du Pacific Research Institute.
La société de gestion française OFI Asset Management a rejoint le réseau de Spainsif, le forum pour l’investissement responsable espagnol, rapporte l’agence EuropaPress. OFI AM a lancé un nouveau plan stratégique à horizon 2023 qui devrait appuyerla croissance de ses encours à l’international, tant dans les services de courtage que dans le private equity, mais la consolidation de sa base de clients institutionnels étrangers. Le gestionnaire françaisa récemment dévoilé son objectif de désinvestissement total du pétrole d’ici à 2050.
Greensill Capital a fourni des financements à l’empire commercial de Sanjeev Gupta en se basant sur des factures d’entreprises ostensiblement indépendantes qui étaient liées au magnat de l’acier, soulevant des questions sur la qualité des garanties qui sous-tendent des milliards de dollars de prêts, écrit le Financial Times. Le conglomérat de Gupta, GFG alliance, a été touché par la faillite de Greensill, qui avait une exposition de 5 milliards de dollars aux entreprises de l’homme d’affaires. Des documents consultés par le FT montrent que Greensill a financé plusieurs transactions entre les entreprises de Gupta et une série de sociétés qui lui étaient liées. La plupart des grandes institutions financières ont des politiques qui les empêchent de financer des factures entre des «parties liées», car elles sont plus sujettes à la fraude que les transactions entre sociétés indépendantes. Rien ne prouve cependant que les transactions en question étaient illégitimes.
Les sociétés de gestion européennes ont renforcé leurs ressources en matière d’ESG (environnement, social, gouvernance) à la vitesse de l’éclair. Financial News s’interroge sur leur capacité à absorber les investissements importants nécessaires pour soutenir ces efforts. «Il existe d’énormes risques d’exécution, dont la plupart des professionnels de l’ESG dans les sociétés de gestion ne sont pas conscients», estime Neil Scarth, un dirigeant de Frost Consulting, qui a analysé les modèles de financement de la recherche des sociétés de gestion. Selon lui, le plus gros point d’inquiétude est la manière dont les sociétés de gestion prévoient de financer leurs activités ESG. Le seul coût pour sourcer les données additionnelles devrait être énorme. Une étude d’UBS l’an dernier montrait que le montant total dépensé dans le monde sur les données ESG pourrait atteindre 5.100 milliards de dollars d’ici à 2025, contre 2.200 milliards de dollars actuellement.
Lors de l’Assemblée générale annuelle de Swedbank Robur Fonder, la société de gestion de la banque suédoise Swedbank, deux nouveaux membres du conseil d’administration ont été élus. Il s’agit de Lars Afrell, ancien directeur juridique de l’association suédoise des négociants en valeurs mobilières, et Gunilla Nyström, ancienne directrice générale d’AMF Fonder. Le président du conseil d’administration de Swedbank Robur est Joachim Spetz. Monica Åsmyr et Lennart Jacobsen restent membres du conseil d’administration. En revanche, Evert Carlsson et Marianne Flink quittent l’instance.
St James’s Place a choisi Comgest pour gérer son fonds actions japonaises Japan Fund aux côtés de Nippon Value Investors, qui était jusqu’à présent seul gestionnaire du produit. Chaque société de gestion sera responsable de 50 % du fonds. Les gérants du fonds chez Comgest seront Richard Kaye et Chantana Ward, qui travaillent ensemble depuis 10 ans sur la stratégie actions japonaises de la société française. «Le gestionnaire actuel de notre fonds Japan a une approche de la gestion axée sur la value. L’arrivée de Comgest permettra à la sélection de titres de jouer un rôle plus important dans la recherche de performance, en apportant un style croissance de qualité au fonds et donc des opportunités de diversification plus grandes», commente Tom Beal, le directeur des investissements de St James’s Place.
La banque britannique HSBC a annoncé avoir lancé son service d’administration de fonds en Thaïlande. Les gérants locaux auront accès à la plateforme Multifonds, proposée par HSBC en Asie, qui permet d’avoir une vision consolidée et des solutions standardisées. Cela s’ajoute à l’offre déjà présente de conservation et de supervision de fonds, proposée par HSBC Securities Services dans le royaume.
Vanguard a suspendu son projet de lancer une activité de gestion de fonds en Chine, rapporte le Wall Street Journal. La société de gestion américaine a annoncé à ses employés ces derniers jours qu’elle mettait sur pause des mois de préparatifs pour vendre ses fonds aux consommateurs chinois. Vanguard, qui gère 7.200 milliards de dollars, a pendant des années eu comme objectif d’introduire ses fonds indiciels à bas coûts en Chine, une idée radicale dans un pays où les investisseurs apprécient les fonds gérés activement. Vanguard recentre sa stratégie chinoise autour d’une entreprise avec la société de technologie financière Ant Group qui bâtit des portefeuilles d’investissements pour les consommateurs.
La République en marche (LREM), le parti présidentiel majoritaire à l’Assemblée national, a exprimé mardi son opposition à la proposition de Bruno Le Maire de dissocier la dette liée aux dépenses impliquées par la crise sanitaire. Alors que le Parlement a approuvé la prolongation d’une taxe arrivant à échéance pour financer la partie de la dette supportée par le système de sécurité sociale, le ministre des finances Bruno Le Maire a déclaré vouloir consacrer spécifiquement une taxe au financement des 140 milliards d’euros supportés par l'État. Pour les parlementaires du groupe LREM, une telle initiative ne se justifie pas nécessairement dans la mesure où une partie non-négligeable de la dette a été reprise par la Banque centrale européenne dans le cadre de sa politique monétaire. Cette prise de position coïncide avec la publication jeudi d’un rapport de Jean Arthuis qui devra donner des pistes pour réduire les niveaux d’endettement.
«Le moment est venu pour envisager des dispositions» pour enrayer la progression de la pandémie en Ile-de-France, a expliqué le Premier ministre mardi soir lors d’une allocution télévisée sur BFMTV. Un conseil de défense doit se tenir mercredi matin. La région est confrontée à une forte progression des cas de coronavirus. Les tensions hospitalières conjuguées au niveau élevé de l’incidence dans un certain nombre de régions et départements français confrontent le gouvernement à la question d’un éventuel reconfinement coûteux tant économiquement que socialement. La France a recensé 29.975 nouvelles contaminations au coronavirus en 24 heures tandis que 320 décès ont été enregistrés en milieu hospitalier mardi.
La directrice financière de l’Agirc-Arrco présente les résultats provisoires du régime de retraite complémentaire, qui a dû faire face à un déficit de trésorerie de près de 5 milliards d'euros en 2020.
Vanguard a suspendu son projet de lancer une activité de gestion de fonds en Chine, rapporte le Wall Street Journal. La société de gestion américaine a annoncé à ses employés ces derniers jours qu’elle mettait sur pause des mois de préparatifs pour vendre ses fonds aux consommateurs chinois.
La banque Credit Suisse a annoncé mardi qu’elle pourrait comptabiliser une charge liée à la faillite de la société financière Greensill Capital et à la liquidation de ses fonds de financement des chaînes d’approvisionnement, gérés par la division de gestion d’actifs de Credit Suisse, CSAM. Credit Suisse a indiqué avoir récemment reçu un remboursement de 50 millions de dollars sur un crédit relais de 140 millions de dollars accordé à Greensill Capital l’année dernière, réduisant ainsi le prêt garanti en cours à 90 millions de dollars. «Bien que cette affaire n’en soit encore qu'à ses débuts, nous tenons à souligner qu’il est possible que le Credit Suisse doive supporter une charge à ce titre», a indiqué Credit Suisse dans un communiqué. Le groupe a ajouté que la priorité de Credit Suisse restait «de récupérer les fonds pour les investisseurs de CSAM» et que, depuis le 8 mars, de premiers remboursements d’un montant de 3,1 milliards de dollars avaient été effectués. Credit Suisse a précisé que les sociétés de gestion des fonds procéderaient à de nouvelles distributions en numéraires au cours des prochains mois. La semaine dernière, Greensill Capital s’est placée sous le régime des faillites au Royaume-Uni après la mise sous tutelle de sa division bancaire par les autorités de régulation. Credit Suisse a par ailleurs gelé des fonds essentiels à la poursuite de l’activité de la société. Greensill est spécialisée dans le financement des chaînes d’approvisionnement, une forme d’avance de fonds à court terme qui permet aux entreprises d’allonger les délais dont elles disposent pour payer leurs factures.