Amundi aura donc grillé la politesse à DWS et State Street, sur la liste des derniers candidats. La Société Générale a annoncé ce 7 avril l’entrée en négociation exclusive avec Amundi en vue de la cession des activités de gestion d’actifs opérées par Lyxor. Ce projet de cession, qui couve depuis l'été dernier, couvrirait les activités de gestion passive (ETF) et active (y compris alternative) que Lyxor réalise pour des clients institutionnels en France et à l’international. Le périmètre de l’opération inclurait les fonctions commerciales et de support dédiées à ces activités. Cette cession, qui devrait être finalisée au plus tard en février 2022, se ferait au prix de 825 millions d’euros. Les encours gérés par Lyxor Asset Management totalisent environ 140 milliards d’euros à fin décembre 2020 dont 124 milliards d’euros au titre du périmètre de l’opération considérée. Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale estime que cette opération permettra " la constitution du leader incontesté de la gestion passive en Europe dans un marché qui se consolide.» Elle vient par ailleurs clôturer le programme de recentrage lancé en 2018 par Société Générale, précise le dirigeant. La cession aurait un effet positif estimé à environ 18 points de base sur le ratio CET1 du groupe. La plus-value de cession nette d’impôts, qui serait comptabilisée à la finalisation de l’opération, serait d’environ 430 millions d’euros. Lyxor est l’entité qui regroupe les activités de gestion d’actifs du groupe, et opère notamment via Lyxor Asset Management, filiale à 100% de Société Générale. Dans la foulée, Société Générale devrait créer un pôle « Wealth & Investment Solutions » logé au sein de la banque privée. Ce pôle servirait de centre d’expertises pour structurer des solutions d’épargne, de gestion et d’investissement à destination de la banque privée et des réseaux de banque de détail du groupe ainsi que des solutions de gestion structurée à destination des clients des activités de marché. Il accueillerait notamment des équipes de Lyxor qui ne feraient pas partie du projet de cession. Les accords de partenariat avec Amundi pour la fourniture de solutions d’épargne et d’investissement pour les réseaux de Société Générale sont par ailleurs maintenus. Société Générale continuera également d’accompagner Amundi à travers sa gamme complète et modulable de solutions de marchés et de métiers titres, précise le communiqué.
Le magazine américain Forbes a dévoilé son classement annuel des plus grandes fortunes mondiales. En dépit de l'épidémie de Covid-19, le nombre de milliardaires a augmenté de 660 individus pour atteindre un record de 2.755 milliardaires sur la planète, cumulant 13.100 milliards de dollars de fortune (contre 8.000Md$ en 2019). Forbes indique que 86% de ces milliardaires sont plus riches que l’année dernière. Parmi eux, 493 individus n’avaient jamais figuré dans le classement de Forbes auparavant. Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, reste la personne laplus riche du monde pour la quatrième année consécutive avec une fortune estimée à 177 milliards de dollars. Il devance le patron de Tesla et Space X, Elon Musk, ainsi que l’homme d’affaires français Bernard Arnault et sa famille (groupe LVMH), dont les fortunes atteignent respectivement 151 et 150 milliards de dollars. Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, et celui de Facebook, Mark Zuckerberg, complètent le top cinq avec des patrimoines respectifs estimés à124 et 97 milliards de dollars. Côté finance et investissements, Warren Buffett, fondateur-présidentde Berkshire Hathaway, mène la danse, se classant sixième avec une fortune évaluée à96 milliards de dollars. Concernant les patrons de hedge funds,Jim Simons, fondateurdu hedge fund Renaissance Technologies, domine le classement se classant 68ème (24,6Md$), devant Ray Dalio de Bridgewater (88ème, 20,3Md$), et Steve Cohen de Point72 Asset Management et Ken Griffin de Citadel (119ème ex-aequo, 16Md$). 30 dirigeants de hedge funds sont recensés dans le classement, qui contientaussi un grand nombre de noms du private equity dont l’un des fondateurs de Blackstone, Stephen Schwarzmann (79ème, 21,9Md$). Dans le top 100, on retrouve égalementla directrice générale de Fidelity Investments,Abigail Johnson, héritière de la famille fondatrice, à la 85ème place (20,9Md$). Parmi les 58 nouveaux milliardaires de la finance et des investissements, beaucoup d’investisseurs en cryptomonnaies et de fondateurs de fintechs font leur apparition dans le classement de Forbes.Le média américainnote en outre la présence de Daniel Sundheim, fondateur et responsable des investissements du hedge fund D1 Capital Partners (1 249ème, 2,5Md$), de Conni Johnson, fondateur de la société de gestion suédoise EQT Partners (2 263ème, 1,3Md$) ainsi que celle de son collègue Thomas Koch (2 378ème, 1,2Md$). Larry Fink, directeur général de BlackRock, rejoint également la liste en 2 674ème position avec un milliard de dollars de fortune estimé, tout comme Hartley Rogers, président et directeur exécutif de Hamilton Lane.
BlackRock devra atteindre ses objectifs en matière de diversité des effectifs ainsi que d’autres objectifs durables pour maintenir ses coûts d’emprunt à un faible niveau, rapporte le Wall Street Journal. La société de gestion américaine a conclu un accord de financement avec un groupe de banques qui lie ses coûts d’emprunt pour une facilité de crédit de 4,4 milliards de dollars à sa capacité à atteindre certains objectifs, comme la présence de femmes aux postes de direction et la présence de Noirs et de Latino-Américains dans ses effectifs. Le groupe prévoit d’augmenter de 30 % la part des Noirs et des Latino-Américains dans ses effectifs aux Etats-Unis d’ici à 2024, selon un porte-parole. Il vise à augmenter de 3 % par an la proportion de femmes parmi ses cadres supérieurs. Les progrès réalisés par BlackRock pour croître les actifs de ses fonds ESG auront également un impact sur ses coûts d’emprunt. La société veut augmenter ses stratégies durables de quelque 200 milliards de dollars à 1.000 milliards de dollars d’ici 2030. En fonction du nombre d’objectifs atteints ou non, les coûts d’emprunt de BlackRock augmenteront ou diminueront.
Mike Evans a démissionné de son poste de président du conseil d’administration de M&G, avec effet au 1er avril, afin de se concentrer sur sa santé. L’intéressé avait pris un congé temporaire de ses fonctions de président au début de l’année en raison d’une maladie liée au stress. «Bien que je sois en bonne voie dans ma guérison, je ne pense pas être en mesure de reprendre mes fonctions avant la fin de l’année. J’ai donc décidé de me retirer de la présidence, dans le meilleur intérêt de l’entreprise et pour assurer une bonne gouvernance », a-t-il annoncé par voie de communiqué. M&G va immédiatement lancer une recherche pour trouver un nouveau président. Cette recherche sera dirigée par Fiona Clutterbuck, qui est devenue présidente par intérim lorsque Mike Evans a pris son congé. Elle était jusqu’à présent administratrice indépendante senior.
Le conseiller en investissements financiers françaisCedrus & Partners a conclu un accord stratégique avec le groupe financier espagnol Tressis pour le développement de fonds d’investissement alternatifs. Concrètement, Cedrus & Partners définira l’allocation d’actifs de ces fonds et procédera à la sélection de fonds pour chaque classe d’actifs ainsi qu’aux opérations dedue diligence et au suivi des investissements. Tressis Gestión, la filiale de gestion d’actifs de Tressis, sera le gestionnaire des fonds. En outre,Tressis SV sera en charge de la commercialisation des fonds et en sera le distributeur en Espagne. Le groupe espagnol complète ainsi sa gamme de solutions d’investissements sur l’alternatif. Dans un communiqué, Romain Ribello, responsable pays de Cedrus & Partners pour la péninsule ibérique, a indiqué que cette alliance allait permettre à la société parisienne de développer son expérience et son savoir-fairedans les marchés alternatifs en Espagne.
Après les millennials, soit la génération de ceux nés entre 1981 et 1996, Athymis Gestion compte bien couvrir la génération Z, et sa cohorte 1997-2012. La société de Stéphane Touilleux vient de lancer un nouveau fonds, " Athymis Gen Z», a appris H24 Finance. Le fonds investira dans les sociétés adaptées aux usages des «digital natives», et dans les «moonshots», les entreprises qui transformeront le monde d’ici 2050.
BFT IM a obtenu le label ISR pour 9 fonds, annonce la société du groupe Amundi. Cela représente un encours de 23 milliards d’euros soit près de 90 % des encours de sa gamme de fonds ouverts au 28 février 2021. Les cinq derniers fonds à avoir été labellisés sont BFT Auréus ISR, BFT Crédit Opportunités ISR, BFT Convertibles ISR, BFT Europe Futur ESG et BFT Partners Via Equity Europe SRI. Fonds labellisés. Source : BFT IM
Artemis Fund Managers lance le fonds Artemis Positive Future Fund, un fonds géré par l’équipe d’Aegon Asset Management qui a rejoint la société de gestion britannique en novembre dernier. Cette équipe se compose de Craig Bonthron, Neil Goddin, Jonathan Parsons et Ryan Smith. Ce quatuor gérait précédemment le fonds Aegon Global Sustainable Equity Fund. Basés à Edimbourg, les quatre professionnels sont rattachés à Matthew Beesley. Le nouveau fonds vise à surperformer l’indice MSCI AC World (TR) en rassemblant un portefeuille concentré d’actions de sociétés cotées - entre 35 et 45 - qui relèvent les défis les plus importants en matière de développement durable. “Ces entreprises ont le potentiel de perturber les modèles économiques inefficaces et dépassés. Le fonds se concentre sur les entreprises innovantes, génératrices de revenus et à forte croissance à un stade précoce de leur développement, offrant ainsi une diversification dans un secteur où les grandes capitalisations de «qualité» et de «croissance» dominent”, précise un communiqué. Ce fonds est de droit anglais et sera commercialisé au Royaume-Uni. Mais Artemis a l’intention de lancer une stratégie similaire au sein d’une Sicav luxembourgeoise au premier semestre 2021.
UBS AM vient de recruter Darren Rabenou pour prendre les fonctions de directeur des investissements ESG en immobilier, infrastructure et private equity, et de directeur des investissements sur les thématiques alimentation et agriculture. Il sera basé à New York. Darren Rabenou conseille déjà ce pôle depuis 2020, comme consultant externe chez DTR Partners, société où il travaillait depuis 2017.
Le cabinet de conseil en gestion de patrimoine Haussmann Patrimoine a retenu le fonds commun de placement (FCPR) White Caps Sélection 2, géré par LBO France, a annoncé son dirigeant Emmanuel Narrat sur LinkedIn. Le fonds, qui investira dans des PME non-cotées et dans l’immobilier, est accessible dès 25.000 euros. La période de souscription se termine d’ici quatre semaines.
La société de gestion américaine Invesco vient de lancer sa première stratégie actions sur le secteur de la santé en Chine, a appris Citywire Selector. Le véhicule Ucits, dénommé Invesco China Health Care Equity Fund, est géré depuis Hong Kong par Chris Liu. Il contiendra entre 30 et 40 titres de moyennes capitalisations.
Manon Duez a rejoint Vanguard en tant que commerciale senior chez Vanguard en Suisse, selon son profil Linked-In. Elle rejoint l’équipe du Dr. Andreas Zingg, responsable de la Suisse et du Liechtenstein et managing director de Vanguard Europe, basée à Zurich. Elle travaillera aux côtés de Christophe Collet, responsable adjoint de la Suisse et du Liechtenstein, pour «développer une empreinte locale en Suisse francophone et dans le Tessin», annonce-t-elle. Manon Duez vient de CdR Capital en Suisse où elle était directrice des investissements et a passé plus de 6 ans. Avant cela, elle a travaillé pour Morgan Stanley Wealth Management.
Alpha Real Capital vient de recruter Ed Palmer comme directeur des investissements. L’intéressé était précédemment directeur des investissements pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) de MetLife. Il dirigeait le siège EMEA qui comptait une soixantaine de personnes et environ 10 milliards de livres d’actifs.
Sébastien Thomas a rejoint Lazard Frères Gestion en tant que gestionnaire privé en ce début d’année 2021, indique son profil Linked-In. L’intéressé était précédemment responsable d’une équipe de gérants de portefeuilles et conseillers discrétionnaires au sein d’EFG Bank au Luxembourg. Avant cela, il a travaillé au sein de CCI Finance, Invest AM et Olympia Capital Management.
Amundi a annoncé ce mercredi matin être entré en négociations exclusives avec la Société Générale pour lui acheter sa filiale de gestion d’actifs Lyxor. Le montant de l’opération s’élève à 825 millions d’euros.
Principal marché d’infrastructures en Europe depuis la vague de privatisation des années 80 et 90, le Royaume-Uni offre un vaste éventail d'opportunités.
La France et l’Allemagne ont salué mardi le soutien des Etats-Unis à l’instauration d’un taux plancher d’imposition des entreprises à l'échelle mondiale. Une avancée après laquelle ils jugent désormais possible la conclusion d’un accord liant plus de 140 pays. Les discussions internationales en cours sur le sujet visent à parvenir cet été à un compromis sur taux minimal d’imposition des bénéfices des sociétés. Avant une réunion des ministres des Finances du G20 cette semaine, la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen, a déclaré lundi travailler avec les autres pays du groupe sur un tel projet. L’administration Biden prévoit, pour financer ses plans de relance et d’investissements dans les infrastructures américaines, de porter de 21% à 28% le taux de base de l’impôt sur les sociétés et de 10,5% à 21% le taux plancher d’imposition des bénéfices des entreprises américaines. Le taux de 21% évoqué par Janet Yellen lundi est supérieur à celui évoqué jusqu'à présent au sein de l’OCDE, plus proche de 12,5%.
L’Etat chiffre à environ 10 milliards d’euros le rachat des parts détenues par les actionnaires minoritaires au capital d’EDF qu’il envisage dans le cadre du projet de réorganisation du groupe, selon Reuters, qui cite deux sources syndicales. Le projet, que Paris négocie avec la Commission européenne, prévoit la création d’une société de tête - EDF SA - incluant le parc nucléaire, l’ingénierie et les fonctions transversales, qui serait intégralement renationalisée. L’Etat détient aujourd’hui 83,7% du capital d’EDF. Cette société de tête détiendrait elle-même un deuxième ensemble incluant la commercialisation, les services, les énergies renouvelables, la distribution et les activités à l’international, dont le capital serait potentiellement ouvert à hauteur de 30% à des actionnaires minoritaires.
Téhéran et les grandes puissances vont poursuivre les discussions sur une relance de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien, a déclaré mardi à la télévision d’Etat le principal négociateur iranien sur le dossier. Alors que l’Iran a repris l’enrichissement de l’uranium à 20%, Abbas Araqchi a cependant souligné que son pays ne suspendrait pas cette initiative - même au prix du déblocage d’avoirs d’un montant d’un milliard de dollars en raison des sanctions américaines imposées par Donald Trump. L’Iran et les Etats-Unis ont entamé à Vienne des discussions indirectes qui visent à ramener les deux pays dans le cadre de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire de Téhéran, un processus avec lequel Washington a rompu il y a trois ans. Des représentants de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne vont servir d’intermédiaire entre Américains et Iraniens.
Pour Sébastien Barbe, président du directoire d’Arkéa IS l’activité de gestion du Crédit Mutuel Arkéa, le job est fait. «On a réussi ce qu’on avait à faire dans le cadre du plan 2016-2020», se réjouit le dirigeant qui s’est désormais engagé dans un nouveau projet à 4 ans. En 2016, le groupe de gestion s’était fixé parmi ses objectifs de devenir un «archipel de spécialistes». En son sein, devaient se tenir des spécialités qui soient à la fois responsables et puissent résister aux différentes configurations de marché. Côté chiffres, en 4 ans, les encours ont progressé d’un tiers à 60 milliards d’euros, avec une collecte nette cumulée de 11 milliards d’euros sur la période (dont 2,7 milliards en 2020). L’essentiel de la croissance a été réalisée de manière organique à l’exception de l’acquisition d’une particpation dans Mandarine en 2017. Côté «responsable», les fonds ESG et labellisés ISR sont passés d’un encours de 126 millions à 6 milliards aujourd’hui, grâce au lancement de nouveaux produits et l’adaptation de produits existants. Quasiment tous les fonds (à 96%) sont aujourd’hui regardés sous un angle ESG. «Sur les articles 8 et 9 , le pourcentage de nos fonds conformes à SFDR est de 90%», précise Sébastien Barbe. L’analyse ESG occupe 5 personnes à temps plein dans la partie «cœur» d’Arkea IS c’est-à-dire Fédéral Finance gestion et Schelcher Prince gestion. «Le fait aussi que Carole Imbert soit responsable à la fois de l’analyse financière et extra-financière est une reconnaissance forte de l’imprégnation de l’ESG dans notre gestion», poursuit le dirigeant. Coefficient d’exploitation à 50% A la fin de l’année dernière, Arkéa IS a vu ses revenus dépasser 100 millions d’euros pour la première fois, avec un résultat net de 35 millions d’euros. Le nombre de salariés est quant à lui passé de 189 à 310 en quatre ans, tout affiliés confondus. Il a réussi à améliorer encore son coefficient d’exploitation à 50%, parmi l’un des meilleurs du secteur avec celui d’Amundi. Pour 2024, Arkéa IS compte développer une nouvelle expertise dans la dette Infrastructure notamment via Schelcher Prince Gestion en recrutant de nouvelles équipes. Le groupe devrait aussi accélérer dans la gestion thématique ESG (Swen projette de lancer un fonds d’impact sur les océans par exemple), dans la gestion immobilière (Arkéa REIM, issu du rachat de Catella AM, doit obtenir un agrément de société de gestion pour lancer notamment des OPCI et SCPI) ou dans la gestion monétaire. Sur ce dernier segment Arkéa IS a dépassé les 6 milliards d’euros d’encours sur son fonds phare. «Nous voulons changer de division sur le monétaire, mais pas être le plus gros car il y a toujours des risques cachés derrière le monétaire. Nous souhaitons être en mesure de contrôler ces risques pour nos clients comme nous avons pu le faire lors de la période de tension en mars de l’année dernière», explique Sébastien Barbe. Basé à Brest le groupe compte aussi sur son déménagement au premier semestre 2022 sur le vieux port , dans un nouveau bâtiment encore en construction, pour insuffler une nouvelle dynamique.
Nouveau changement en vue chez Natixis. La filiale de BPCE va confier son pôle de gestion d’actifs à Tim Ryan. Ce dernier est nommé membre du comité de direction générale de Natixis en charge des métiers de gestion d’actifs et de fortune, et directeur général de Natixis Investment Managers. Il remplacera le 12 avril Jean Raby, qui avait rejoint Natixis en 2017 pour superviser les activités de gestion d’actifs, de banque privée et de capital investissement. Le franco-canadien a décidé « de poursuivre une autre opportunité professionnelle », indique Natixis.
La France et l’Allemagne ont salué mardi le soutien des Etats-Unis à l’instauration d’un taux plancher d’imposition des entreprises à l'échelle mondiale, une avancée après laquelle ils jugent désormais possible la conclusion d’un accord liant plus de 140 pays. Les discussions internationales en cours sur le sujet visent à parvenir cet été à un compromis sur taux minimal d’imposition des bénéfices des sociétés.
KKR a annoncé la clôture finale du KKR Asian Fund IV à 15 milliards de dollars. Il investit en capital-investissement dans la région Asie-Pacifique. KKR investira environ 1,3 milliard de dollars en capital aux côtés des investisseurs du fonds par le biais des engagements de la société et de ses employés. En janvier, KKR avait annoncé avoir bouclé les levées de fonds d’infrastructure et d’immobilier en Asie pour respectivement 3,9 milliards de dollars et 1,7 milliard de dollars. «Les opportunités d’investissement en private equity en Asie-Pacifique sont phénoménales. Bien que chaque marché soit unique, les fondamentaux à long terme qui sous-tendent la croissance de la région sont cohérents - la demande de mises à niveau de la consommation, une classe moyenne en forte croissance, une urbanisation croissante et des perturbations technologiques. Nous sommes enthousiasmés par les diverses opportunités que nous voyons et nous sommes heureux de renforcer notre engagement dans la région avec la clôture de notre nouveau fonds», commente Hiro Hirano, co-responsable de l’Asie-Pacifique Private Equity chez KKR.
Le groupe financier canadienCI Financial (CI)a annoncé ce lundi 5 avril l’acquisition de Lawrence Park, une boutique de gestion de Toronto spécialisée sur le crédit alternatif, dans laquelle elle détenait déjà une part minoritaire depuis 2012. Lawrence Park gèreenviron 600 millions de dollars canadiens (405 millions d’euros) à travers ses stratégies crédit, dont un hedge fund, un fonds alternatif liquide et un ETF. Elle sera intégrée à CI Global Asset Management, la filiale de gestion d’actifs de CI, qui gérait 3,7 milliards de dollars d’encours à fin février. La transaction devrait être clôturée durant le deuxième trimestre 2021.
Les petites sociétés de gestion ont les faveurs des grands investisseurs français, selon une étude du cabinet de conseil Amadeis, réalisée auprès de 52 investisseurs institutionnels, grands distributeurs et multigérants, à laquelle Les Echos ont eu accès. Dans la catégorie actions européennes, les trois premières places sont trustées par La Financière de l’Echiquier (40% d’avis favorables), Comgest (33%) et Eleva Capital (29%). En obligations d’Etats et d’entreprises investment grade, La Française partage la première place avec Ostrum AM (29%), Tikehau complétant le podium (26%). Enfin, dans la gestion diversifiée, Carmignac (31%) reprend la tête à H2O, qui quitte le classement après deux ans de règne. Les deux et troisième places sont occupées par DNCA Investments et Nordea AM, avec 19% d’avis favorables.
Credit Suisse a annoncé ce 6 avril qu’il allait passer une charge de 4,4 milliards de francs suisses en rapport aux pertes qu’il a subi avec «un hedge fund américain, annoncées le 29 mars dernier». Le groupe bancaire suisse ne nomme toujours pas ce hedge fund mais toute la presse et les observateurs ont fait le lien avec la défaillance du family office Archegos le 26 mars 2021. Credit Suisse dit prévoir une perte avant impôts d’environ 900 millions de francs au premier trimestre et annonce un dividende réduit de 0,10 franc par action. Il va aussi revoir à la baisse la rémunération 2020 de ses dirigeants. Quant à l’affaire de la liquidation des fonds supply chain liés à Greensill, elle fera l’objet d’une communication séparée dans les jours qui viennent quand aux remboursements qui pourront être réalisés auprès des clients. La banque a également décidé de remplacer le directeur de sa banque d’investissement et la directrice de son contrôle du risque. Il s’agit de Brian Chin et de Lara Warner, respectivement. Enfin, deux enquêtes externes sur les questions relatives au fonds spéculatif basé aux Etats-Unis ont été ouvertes, indique l'établissement.
Le gestionnaire d’actifs Amundi a changé la dénomination de sa sicav Amundi Actions France. Depuis le 1er avril, celle-ci a été renommée Amundi France Engagement, selon un avis aux investisseurs publié par la société de gestion. Amundi indique que ce nouveau nom met l’approche d’engagement au centre de sa stratégie.« Dans sa politique d’engagement, la gestion investit uniquement dans des sociétés avec lesquelles le dialogue est engagé. Ce dialogue visant à encourager les sociétés françaises à améliorer leurs pratiques environnementales, socialeset de gouvernance», précise le gestionnaire. Les encours du fonds s'élevaient à 442,5 millions d’euros à fin mars 2021.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM), qui vient de réorganiser sa direction commerciale, affiche de nouvelles ambitions sur le marché des investisseurs institutionnels. Elle va notamment davantage prospecter en Belgique et en Allemagne, a expliqué aux Echos Mathilde Sauvé, la nouvelle directrice du développement et du marketing de LBPAM. En Allemagne, la société continuera de passer par son partenaire Aegon AM, la filiale de l’assureur néerlandais éponyme, qui détient 25% du capital de LBPAM depuis 2015.