Le gouvernement tchèque a annoncé lundi qu’il excluait le russe Rosatom d’un appel d’offres de plusieurs milliards d’euros pour une centrale nucléaire. La décision intervient après des expulsions réciproques de diplomates des deux pays, après que Prague a accusé les services secrets russes d’avoir orchestré une explosion mortelle sur le territoire tchèque en 2014. Restent en lice le français EDF, le sud-coréen KHNP et l’américain Westinghouse pour empocher le contrat de construction d’une nouvelle unité dans la centrale nucléaire de Dukovany, dans le sud de la République tchèque. De son côté, le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Hamacek, a annoncé que son pays n’envisageait plus d’acheter le Spoutnik V, le vaccin contre le Covid-19 mis au point en Russie.
Le gouvernement italien va assouplir les restrictions dès le 26 avril. Pressé par la rue et la droite de privilégier la reprise économique plutôt que la préservation stricte de la santé, le président du Conseil a fait son premier «choix politique». Le découpage de la péninsule en zones de couleur, annulé fin mars, est rétabli. Celles en jaune, correspondant à un risque modéré et dans lesquelles seront placées la plupart des régions, bénéficieront de restrictions bien plus souples que par le passé, mis à part le couvre-feu, qui sera maintenu de 22 heures à 5 heures du matin.
Moins d’un an après son arrivée, Gabriele Volz, directrice générale de Commerz Real AG et présidente de Commerz Real Investmentgesellschaft mbH, a remis sa démission, annonce la société spécialisée dans les investissements en actifs réels. Le mandat de Gabriele Volz en tant que membre du conseil d’administration de Commerz Real prendra fin le 30 avril 2021. «La raison de cette séparation est une différence d’opinion sur la gestion et l’orientation stratégique future de Commerz Real», indique un communiqué de la filiale de Commerzbank. La société, qui revendique 35 milliards d’euros sous gestion, a nommé Henning Koch en remplacement de Gabriele Volz à partir du 1er mai prochain. Agé de 43 ans, Henning Koch est membre du comité de direction de Commerz Real AG, en charge des transactions et de la gestion des actifs, depuis avril 2020. Il fait partie de l’entreprise depuis 2017, initialement responsable de toutes les activités immobilières et de vente internationales en tant que Global Head of Transactions. Auparavant, Henning Koch a travaillé chez Credit Suisse pendant plus de 11 ans.
Gay-Lussac Gestion (ex- Raymond James Asset Management International) a officialisé le lancement de sa stratégie Raymond James Funds Smicrocaps, un compartiment de sa Sicav luxembourgeoise qu’il a créé en août 2019. Il vise à investir dans des valeurs européennes ayant une capitalisation boursière inférieure à 500 millions d’euros et se donne pour objectif une performance annualisée supérieure à 7% sur un horizon d’investissement de 5 ans minimum. La société avait précédemment fermé aux souscriptions son fonds Gay-Lussac Microcaps, celui-ci ayant atteint son niveau maximum d’encours le 11 janvier 2021.
La holding industrielle française Reed Capital, active dans le private equity, a annoncé ce 19 avril avoir fusionné avec Vista Investors, une société de private equity basée à Londres et Milan. Les équipes seront désormais basées à Paris et au Luxembourg. La nouvelle structure, dénommée EIM Capital («EIM» pour «Equity In Motion»), investira sur le segment inférieur du mid-market européen, dans toutes les industries, avec un focus particulier sur les entreprises industrielles, chimiques et de productions de biens et services non-essentiels.
Le groupe américain Muzinich & Co. a annoncé ce 19 avril le troisième closing de son fonds Muzinich Pan-European II Private Debt, à 342 millions d’euros. Le fonds se concentre sur le financement de la croissance des PME et ETI dans le cadre de leurs projets d’acquisitions, d’expansions ou de transitions pour des entreprises familiales ou détenues par leurs fondateurs, et ce à l'échelle européenne. Le premier millésime de cette stratégie avait levé plus de 700 millions en 2018.
Sycomore Asset Management a annoncé ce 19 avril le recrutement de Luca Fasan en qualité de gérant senior, spécialisé notamment dans le domaine des technologies, médias et télécommunications (TMT). Il sera notamment chargé de cogérer le nouveau fonds Sycomore Global Education, aux côtés de Frédéric Ponchon.Luca Fasan arrive de Martin Currie, où il gérait depuis cinq ans la gamme de fonds durables Global Long Term Unconstrained. Auparavant, il a travaillé dans l’équipe du pôle Recherche technologies, médias et télécommunications (TMT) de Martin Currie Investment Management (2007-2015). Il a commencé sa carrière en 2001 comme analyste financier junior chez Eurizon Capital, où il fut ensuite promu aux postes de gérant du fonds Sanpaolo High Tech et d’analyste mondial senior spécialisé dans l’investissement technologique.
Scor Investment Partners a annoncé ce 19 avril la finalisation de l’intégration de la société londonienne Coriolis Capital Limited, acquise en septembre 2019. La plateforme insurance-linked securities de Scor Investment Partners, dirigée parSidney Rostan, compte désormais plus de 2,6 milliards de dollars sous gestion (à fin février).
Le gérant américain Vanguard vient de mettre au point une offre de conseil personnalisé en épargne-retraite et planification financière pour les investisseurs britanniques, relève le Financial Times. Elle sera accessible dès 50.000 livres (58.000 euros) d’encours, pour des frais de 0,79% par an couvrant l’achat de fonds, les transactions, et l’accès à la plateforme. Les clients avec 100.000 livres de placements auront accès aux conseillers par téléphone ou webcam. Et ceux dotés de 750.000 livres auront un conseiller dédié.
Officialisé ce lundi,Sycomore Asset Managementva lancer«un fonds actions consacré au thème de l'éducation, en ligne avec le quatrième objectif de développement durable des Nations unies», a annoncé au Journal du Dimanche Luca Fasan, gérant arrivé en décembre. AvecLuca Fasan, autre gérant de Sycomore AM, le duo «aentrepris de sélectionner à travers le monde une soixantaine d’entreprises cotées et «apprenantes» parce qu’elles dispensent, facilitent ou sponsorisent ces activités», précise le quotidien. On trouve dans le fonds des acteurs comme Coursera, une société californienne qui propose des formations en ligne élaborées par les meilleures universités américaines, et des facilitateurs comme l’australien IDP qui propose des stages d'étudiants.
L’activité de gestion d’actifs de Morgan Stanley a vu ses encours bondir de 82 % à 1.419 milliards de dollars au premier trimestre, grâce notamment à l’acquisition d’Eaton Vance qui a été bouclée le 1er mars. La collecte sur le trimestre s’est élevée à 42,2 milliards de dollars, dont 16,3 milliards dans des stratégies de long terme (hors monétaire). Au trimestre précédent, la collecte était ressortie à 25 milliards de dollars et un an plus tôt, à 57,3 milliards de dollars. L’activité gestion d’actifs a enregistré des revenus nets de 1,3 milliard de dollars, en hausse de 90 % par rapport aux 692 millions de dollars du premier trimestre 2020. «Les commissions de gestion d’actifs et les commissions connexes ont augmenté par rapport à l’année dernière, en raison de l’augmentation des actifs sous gestion résultant de la bonne performance et de la collecte nette dans toutes les classes d’actifs, ainsi que des revenus supplémentaires issus de l’acquisition d’Eaton Vance», souligne la banque américaine. Le bénéfice avant impôts est ressorti à 370 millions de dollars, contre 143 millions un an plus tôt.
A la suite du rachat de Meeschaert la semaine dernière, Olivier Lange, le directeur général de LFPI Gestion, vient d'être promu président de la structure. Il intègre également le conseil d’administration de Meeschaert AM. Olivier Lange était directeur général de LFPI Gestion depuis 2010. Il est entré dans le groupe cinq ans plus tôt comme directeur général adjoint Fonds Partenaires Gestion. Il a démarré sa carrière au département de conseil en fusions acquisitions de Chaterhouse à Londres et à Madrid (1997), avant de rejoindre Lazard à Paris (1999).
Scientific Beta vient d’annoncer la création de deux indices actions destinés aux investisseurs pour mieux s’attaquer au changement climatique. L’un des deux répond également aux contraintes plus fortes des benchmarks climatiques alignés sur les engagements des Accords de Paris et réglementés par l’Union européenne. Dénommés «Scientific Beta Climate Impact Consistent», ces deux indices ont pour particularité d’avoir un mode de calcul de pondération des actions constituantes basé uniquement sur la performance climatique de celles-ci, sans aucun critère financier. La performance climatique des sociétés sera calculée au travers de l’intensité carbone des entreprises (avec le ratio «émissions Scope 1 et 2 / chiffre d’affaires»), de la trajectoire de décarbonation, et des revenus liés aux solutions climatiques, précise à NewsManagers Erik Christiansen, spécialiste des solutions ESG et bas-carbones chez Scientific Beta. L’univers des indices couvre les grandes et moyennes capitalisations du monde, dont celles des marchés émergents. Toutefois, les entreprises liées au charbon et aux sables bitumineux en sont exclues. « Nous appliquons également les autres critères de notre filtre ‘Core ESG’, notamment les armes controversées et le tabac. Nous excluons également, dans les secteurs particulièrement exposés, les entreprises qui ne publient pas leurs propres émissions carbone», indique Erik Christiansen. Par ailleurs, l’indice qui répond au Paris-aligned Benchmarks exclura également les sociétés liées aux autres énergies fossiles. Scientific Beta est un fournisseur d’indices smart beta né dans le giron de l’Edhec Risk Institute. Il est majoritairement détenu par la Bourse de Singapour depuis début 2020.
La concurrence ne semble pas suffire pour faire baisser les frais des produits financiers quand il s’agit des épargnants. Selon le troisième rapport sur les frais et performances des produits financiers de l’Esma, le régulateur financier européen, les investisseurs individuels paient encore 40% de frais en plus que leurs compères institutionnels, et ce quelle que soit la classe d’actifs ou le niveau de risque. La moyenne globale des coûts des fonds Ucits ont pourtant baissé, passant de 1,6% à 1,4% par an entre 2017 et 2019. Mais ces frais restent plus élevés pour les stratégies actions et obligataires par rapport aux fonds indiciels cotés Ucits, ce qui génère une sous-performance nette des premiers produits, indique l’Esma. La gestion active peut pourtant se prévaloir de certains atouts. Selon les données statistiques du rapport, la performance agrégée du premier quart des fonds actions gérés activement est supérieure à celle du premier quartile mélangeant fonds passifs et benchmarks. Mais l’Esma a estimé qu’il était difficile pour les épargnants d’identifier ces fonds Ucits surperformant. L’Esma a profité de ce rapport pour souligner que la comparabilité des données du secteur entre les Etats-membres de l’Union européenne était limitée, notamment en raison de problèmes persistants d’hétérogénéité et de disponibilité de ces données. Le régulateur européen a également mis en évidence un manque d’harmonisation des réglementations nationales. Il souligne ainsi la nécessité pour les gestionnaires d’actifs et les entreprises d’investissement d’agir dans le meilleur intérêt des investisseurs, comme le précisent les directives MiFID II, Ucits et AIFM. Des coûts qui inquiètent aussi les assureurs Les prix élevés, et parfois injustifiés, des unités des compte dans les produits assurantiels a par ailleurs poussé un autre régulateur, l’Eiopa (Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles), à se pencher sur la question. Elle consulte actuellement les producteurs d’unités de compte sur des règles qui permettraient à l’industrie et aux régulateurs d’évaluer si les frais d’un fonds vendu en unité de compte méritent d’être payés. Elle a par ailleurs publié, le même jour que l’Esma, un rapport similaire indiquant que, du point de vue des frais, les produits de participation aux bénéfices étaient toujours moins chers (1,5 %) que les produits en unités de compte (2,5 %) et les produits hybrides (2,1 %), les produits en unités de compte ayant toutefois de meilleures performances que les deux autres.
Deutsche Bank Private Banking & Wealth Management vient de recruter Andrea de Angelis en tant que banquier privé pour la clientèle très fortunée (high net worth individual). Il rejoint l’équipe centre-sud de l’Italie dirigée par Francesco Vigorita. Andrea de Angelis vient de BNL-BNP Paribas Private Banking où il était vice president au sein de l’équipe BP&WM Italy.
La moyenne globale des coûts des fonds a baissé, souligne l'Autorité européenne des marchés financiers. Mais les particuliers n'en profitent pas pleinement.
Raul Castro, 89 ans, a confirmé qu’il cédait la direction du Parti communiste cubain à la jeune génération lors du congrès qui s’est ouvert vendredi, mettant fin à six décennies de règne de lui-même et de son frère aîné Fidel. Il avait déclaré lors du dernier congrès du parti en 2016 que ce serait le dernier dirigé par la «génération historique» qui a combattu dans la Sierra Maestra pour renverser un dictateur soutenu par les États-Unis lors de la révolution de gauche de 1959. Il a déjà cédé la présidence à son protégé Miguel Diaz-Canel, 60 ans, en 2018. Joe Biden a promis de revenir sur certaines des sanctions de Donald Trump envers Cuba.
La Chine et les États-Unis sont convenus que des engagements plus forts pour lutter contre le changement climatique devraient être introduits avant un nouveau cycle de négociations internationales à la fin de l’année, ont déclaré les deux pays dans une déclaration commune dimanche. La déclaration a été faite après une réunion entre l’envoyé chinois pour le climat, Xie Zhenhua, et son homologue américain, John Kerry, à Shanghai jeudi et vendredi, a indiqué le ministère chinois de l’environnement. John Kerry est arrivé à Shanghai dans la nuit de mercredi à jeudi et a été transféré dans un hôtel isolé non ouvert au public. Il s’est ensuite rendu à Séoul.
De hauts responsables saoudiens et iraniens ont eu des discussions directes pour tenter de réparer les relations entre les deux rivaux régionaux, quatre ans après la rupture des liens diplomatiques entre les deux pays, rapporte dimanche le Financial Times. La première série de discussions s’est tenue le 9 avril à Bagdad, a porté notamment sur le dossier du Yémen. Ces pourparlers interviendraient alors que Washington et Téhéran tentent de redonner vie à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, auquel l’Arabie saoudite était opposée, et alors que les Etats-Unis poussent à une fin du conflit yéménite, vu dans la région comme un conflit par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran.
Les investisseurs internationaux ont puisé dans leurs bas de laine pour investir. Entre le 8 et le 14 avril, ils ont retiré 47,3 milliards de dollars (39,5 milliards d’euros) des fonds monétaires, selon les données du «Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Dans le même temps, les fonds actions et obligataires ont, eux, reçu respectivement 25,6 milliards et 17,9 milliards de dollars. La collecte des fonds or est, pour sa part, quasi-nulle. Dans la catégorie des fonds actions, la collecte est ventilée entre 18 milliards de dollars pour les fonds indiciels cotés, et 7,6 milliards pour les fonds gérés activement. Les fonds actions US ont reçu 7,7 milliards de dollars, contre 5,1 milliards pour les émergents, et 1,1 milliard pour les Japonais. Les flux des fonds européens sont légèrement au-dessus de zéro. Sur le marché américain, le plus profond, les fonds de grandes capitalisations ont attiré la majorité des capitaux, avec +6,4 milliards de dollars, tandis que les fonds de petites capitalisations ont rendu 2,4 milliards. Par secteur, la tech domine à nouveau la course, avec +1,4 milliard de dollars, suivie par l’énergie et les financières, un milliard chacune. Sur les fonds obligataires, les flux se sont principalement orientés, comme d’habitude, vers les titres de dettes d’entreprises investment grade (9,8 milliards de dollars). Le reste de la collecte est réalisé sur les fonds de dettes municipales américaines (1,9 milliard), de dettes souveraines indexées à l’inflation (1,7 milliard), de dette émergente (1,5 milliard) et de dette à haut rendement (1,1 milliard).
Pimco a nommé Eleni Sifakis à la tête de ses activités en France. Elle succède à Dominique Dorlipo qui vient de quitter la société pour rejoindre Goldman Sachs Asset Management en France. Eleni Sifakis, nommée executive vice president, restera également responsable de l’activité de Pimco en Méditerranée orientale, qui comprend la Grèce, Chypre et Israël. L’intéressée a rejoint Pimco en 2012, où elle était précédemment responsable de la couverture des banques multinationales au Royaume-Uni et en Suisse. Elle est basée au bureau de Londres et rapporte à Ryan Blute, managing director et responsable de l’activité Global Wealth Management de PIMCO dans la région EMEA. Eleni Sifakis dirigera l'équipe qui gère les clients français de Pimco. Elle sera responsable de la relation avec les clients locaux ainsi que du développement d’opportunités de croissance stratégique sur le marché français.
La plate-forme de fonds Allfunds a fixé vendredi la fourchette de prix de son introduction en Bourse entre 10,50 euros et 12 euros par action. Cela la valorise entre 6,6 milliards et 7,6 milliards d’euros. De plus, la société annonce avoir noué un accord avec les sociétés de gestion BlackRock, Jupiter, Mawer, Lazard et Janus Henderson Investors, qui achèteront des actions pour un montant total de 850 millions d’euros. BlackRock sera le principal investisseur, avec 250 millions d’euros. Jupiter s’est engagé à investir 200 millions, Mawer 160 millions et Lazard et Janus Henderson Investors 120 millions d’euros chacun. En se basant sur un prix situé au milieu de la fourchette, cela correspondrait à environ 75.555.556 actions, soit 40,1 % de l’offre d’actions, en supposant que l’option de surallocation sera exercée. L’offre concerne un placement privé de 163.650.850 actions de la part de LHC3 (qui est indirectement contrôlé par les fonds gérés par les filiales de Hellman & Friedman et Eiffel Investment, véhicule d’investissement désigné de GIC Special), BNP Paribas Securities Services et Credit Suisse. Hors option de surallocation, l’offre représente 26 % du capital de la société. Une option de surallocation a été prévue, représentant 24.547.628 actions, soit 15 % du nombre des actions offertes. Si elle est exercée totalement, la valeur de l’offre tournera entre 2 milliards et 2,3 milliards d’euros et correspondra à un maximum de 29,9 % du capital. L’opération aura lieu sur Euronext Amsterdam entre vendredi 16 avril (9 heures) et jeudi 22 avril (14 heures). Allfunds se présente comme une plate-forme “wealthtech” B2B qui met en relation les sociétés de gestion et les distributeurs. Ses encours sous administration s’élèvent à 1.200 milliards d’euros. Ses revenus ressortent à 370 millions d’euros et son Ebitda à 263 millions d’euros. La société madrilène avait été créée par les banques italienne et espagnole Intesa Sanpaolo et Santander. En 2017, les deux établissements ont cédé leurs participations à Hellman & Friedman et au fonds souverain de Singapour GIC dans une opération qui avait valorisé Allfunds à 1,8 milliard d’euros. En 2019, BNP Paribas Securities Services et BNP Paribas Asset Management avaient annoncé une prise de participation conjointe de 22,5% dans Allfunds. Credit Suisse avait pris 18% du capital la même année à l’occasion de la cession à Allfunds de sa plateforme de sélection de fonds Investlab.
Lorsque SoftBank a réalisé une dernière infusion de 440 millions de dollars dans Greensill Capital en novembre dernier, l’argent était destiné à rembourser les investisseurs des fonds de Credit Suisse, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Mais Credit Suisse n’a jamais reçu l’argent. Greensill l’a injecté dans sa propre banque allemande à la place, selon un rapport publié jeudi par les administrateurs de la faillite de la société mère australienne de Greensill et certaines personnes bien informées. Cela complique les efforts de Credit Suisse pour récupérer l’argent des investisseurs.
Le hedge fund américain Brewan Howard Asset Management se prépare à investir dans les cryptomonnaies, selon Bloomberg. La sociétéva investir, pour commencer, 1,5% des 5,6 milliards de dollars d’encours gérés par son principal hedge fund dans cette nouvelle classe d’actifs. L’allocation sera supervisée par les co-fondateurs de la firme d’investissement en cryptomonnaies Distributed Global.
La Barclays Private Bank vient de nommer Rahim Daya à la direction générale de sa branche suisse. L’intéressé, qui va s’installer à Genève, va conserver parallèlement ses fonctions de directeur pour le Moyen-Orient, qu’il occupe depuis deux ans. Il est rattaché à Gérald Mathieu, directeur de Barclays Private Bank pour l’Europe et le Moyen-Orient, et directeur général de Barclays Monaco.
La société de gestion du groupe Prudential, Eastspring Investments, a conclu un accord avec le tierce-partie marketeur BrightGate Capital pour la distribution de ses fonds dans la péninsule ibérique (Espagne, Portugal). Les fonds de la Sicav luxembourgeoise d’Eastspring Investments sont accessibles sur la plateforme d’Allfunds. Le gestionnaire, basé à Singapour et gérant 248 milliards de dollars à fin 2020, propose plusieurs stratégies actions et obligataires asiatiques.
La dette de China Huarong Asset Management, l’une des plus grandes sociétés de gestion en Chine, a vu sa valeur plonger, ce qui a provoqué des secousses sur le marché des obligations d’entreprises chinoises libellées en dollars, rapporte le Wall Street Journal. La chute des obligations émises par China Huarong Asset Management est survenue après que la société a raté la date limite de fin mars pour publier ses résultats financiers de 2020. Les investisseurs se sont débarrassés de ses obligations, faisant dégringoler le prix de certaines d’entre elles jusqu'à 60 cents par dollar, selon Tradeweb. Cela indique qu’ils entrevoient une forte probabilité de défaut de paiement. Huarong, qui est détenu en majorité par le ministère chinois des finances, est le plus important des quatre gestionnaires d’actifs créés par Pékin à la fin des années 1990, lorsque les banques du pays étaient aux prises avec d’importants portefeuilles de créances douteuses. Les autorités chinoises doivent peser les risques de laisser Huarong faire défaut, ce qui pourrait provoquer une contagion, et les avantages de montrer aux investisseurs que même les institutions publiques ne bénéficient pas d’un soutien général du gouvernement.
Le spécialiste russe des ETF FinEx ETF vient de lancer un ETF actions internationales hors Etats-Unis sur la Bourse russe de Moscou. Cet ETF, appelé FinEx Developed Markets ex-USA Ucits ETF, suit l’indice Solactive GBS Developed Markets ex United States 200 USD. FinEx et Solactive ont déjà lancé ensemble neuf ETF en Russie.