La banque Quintet (ex-KBL) a présenté ce 23 avril des résultats financiers annuels dans le rouge, avec un résultat net négatif de 20,3 millions d’euros. Il s’agit néanmoins d’une perte moindre qu’en 2019, où elle fut de 42,7 millions d’euros. L’entité, désormais détenue par la famille princière qatarie, a pourtant vu son produit net bancaire augmenter de 16%, à 513millions d’euros. Mais les dépenses opérationnelles ont grimpé 13%, à 534millions, en raison des coûts de développement de son plan quinquennal engagé en 2019, avec notamment le recrutement d’une cinquantaine de banquiers privés. La banque privée a vu ses encours progresser de 3,5 milliards d’euros, pourtant le total sous gestion à 85 milliards. La collecte nette représente la grande majorité de cette hausse, avec 3,1 milliards d’euros d’argent frais. Les actifs administrés par Quintet sont eux stables, à 17,3 milliards d’euros, et les actifs pour les clients tiers en baisse de 10%, à 10 milliards.
Les souscriptions dans les ETF se proclamant «durables» ont dépassé celles dans les autres ETF pour la première fois en Europe au premier trimestre de l’année, écrit le Financial Times. Les ETF ESG en Europe ont drainé 25,8 milliards de dollars sur les trois premiers mois de 2021, surpassant les 22,3 milliards de dollars collectés par les ETF traditionnels, selon Morningstar. En 2019, les ETF ESG ne représentaient qu’un sixième de la collecte. Résultat, les actifs des ETF ESG ont franchi la barre des 10 % du marché total des ETF en Europe pour la première fois, selon Morningstar.
Plusieurs actionnaires de Credit Suisse vont tenter de limoger Andreas Gottschling, l’administrateur en charge des risques, pour protester contre le double scandale qui a coûté des milliards à la banque et à ses clients et terni sa réputation, rapporte le Financial Times. Andreas Gottschling est un Allemand de 53 ans qui préside le comité des risques depuis 2018 et gagne pour cela 1 million de dollars par an. David Herro, vice-président d’Harris Associates, qui détient 10,25 % de Credit Suisse, fait partie de ceux qui vont voter contre cet homme. La Fondation Ethos, qui représente 200 fonds de pension détenant entre 3 % et 5 % de la banque, va faire de même. Le fonds pétrolier norvégien a aussi annoncé dimanche qu’il voterait contre la réélection d’Andreas Gottschling. Il détenait 3,43 % du capital à la fin de l’an dernier. La semaine dernière, Glass Lewis a conseillé aux actionnaires de voter contre le patron des risques. Mais ISS ne l’a pas suivi.
La société de gestion alternative américaine Blackstone a annoncé, dimanche 25 avril, l’ouverture d’un bureau à Tel Aviv afin d’y développer son activité d’investissements de croissance Blackstone Growth. Yifat Oron, précédemment directrice générale de la plateforme bancaire LeumiTech, dirigera cette nouvelle unité qui s’ajoute à celles de New York, San Francisco et Londres pour l’activité de Blackstone Growth supervisée par Jon Korngold. Le groupe espère avoir accès aux entrepreneurs spécialisés dans la cyber-sécurité, le cloud, les technologies de paiement et dans l’agro-alimentaire. Par ailleurs, l’ancien ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, Dan Gillerman, sera nommé président de Blackstone Israel et poursuivra ses fonctions de conseiller de Blackstone sur le territoire israélien. Il occupe cette mission depuis 2013.
BNY Mellon Investment Management et Insight Investment viennent de lancer une nouvelle gamme de fonds durables, appelée «Responsible Horizons». Un premier fonds obligataire, Insight Sustainable Euro Corporate Bond Fund, a été transféré dans cette gamme et renommé Responsible Horizons Euro Corporate Bond Fund. Lancé en 2017 et géré par Insight, il est commercialisé auprès d’investisseurs institutionnels et intermédiaires européens, et compte 845,6 millions d’euros d’encours. Sa stratégie vise à tirer parti des opportunités présentes sur les marchés obligataires et de dérivés tout en tenant compte des facteurs ESG. De nouvelles stratégies au sein de cette gamme de fonds seront annoncées au cours de l’année. Ces solutions d’investissements seront «basées sur une approche qui met en évidence les meilleurs élèves et écarte les plus mauvais en matière d’enjeux ESG, évite les investissements dans les secteurs ayant un impact négatif, durcit les critères lors de l’examen d'éventuels investissements dans des secteurs sensibles à l’environnement et reflète des thèmes de long terme tels que le changement climatique», a indiqué Lucy Speake, responsable du crédit européen chez Insight.
HSBC Asset Management a annoncé cette semaine la nomination de Paul Griffiths comme directeur mondial des clients investisseurs institutionnels. Basé à Londres, il est rattaché au directeur général, Nicolas Moreau, qui vient de s’installer à Hong Kong. Paul Griffiths arrive de First Sentier Investors, où il était directeur des investissements, de la gestion obligataire, et des solutions multi-classes d’actifs. Auparavant, il a également travaillé chez Aberdeen Asset Management, Credit Suisse, Axa et lnvestec.
Le projet de loi ratifiant deux ordonnances relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) a été déposé par le gouvernement devant le Sénat le 21 avril, après avoir été discuté en Conseil des ministres le mercredi précédent. L’ordonnance renforçant le dispositif de gel des avoirs et d’interdiction de mise à disposition a été prise sur le fondement de la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et à la transformation des entreprise (Pacte). Elle vise à lutter plus efficacement contre le terrorisme et son financement. Elle étend l’obligation d’appliquer les mesures nationales de gel des avoirs à toute personne physique ou morale, précise les obligations des groupes du secteur bancaire et financier et étend le mandat de contrôle des autorités de supervision. La deuxième ordonnance met en conformité le cadre réglementaire applicable aux actifs numériques avec les recommandations LCB-FT du Groupe d’action financière (Gafi) et renforce la lutte contre l’anonymat dans les transactions.
La chute du family office Archegos ne reflète pas le comportement de la totalité de ces structures. L’enquête réalisée auprès des mono et multi-family offices ainsi qu’auprès des partenaires de l’Affo en début d’année, qui porte sur 2020, montre que l’investissement des familles en France et à l’étranger s’est stabilisé. Le bas niveau des taux d’intérêt et la politique des banques centrales sont en tête des événements jugés marquants pour 71% des sondés. La pandémie a beaucoup influencé le choix d’investissement des familles. D’autres changements ont pesé, comme la forte valorisation des actifs non cotés, les enjeux climatiques ou les tensions politiques dans le monde.
Cette semaine promet d'être chargée pour les investisseurs, avec de nombreux résultats d’entreprises et indicateurs économiques, et le comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale (Fed), mardi et mercredi. Les opérateurs de marché n’attendent pas d’inflexion de politique monétaire de la part de la banque centrale américaine. Les investisseurs guetteront néanmoins tout indice laissant entrevoir un horizon où la Fed commencerait à réduire progressivement ses achats d’actifs. En Europe, l’agenda sera dominé par les groupes bancaires et pharmaceutiques, avec la publication des comptes trimestriels de HSBC, UBS, Deutsche Bank, Barclays, NatWest, Santander, GlaxoSmithKline et Novartis.
L’opposition travailliste a appelé dimanche à une enquête indépendante «approfondie» sur la façon dont le gouvernement conservateur du premier ministre Boris Johnson a dépensé l’argent des contribuables britanniques. La BBC a en outre récemment révélé un échange de SMS dans lequel l’industriel James Dyson demandait à Boris Johnson, au début de la pandémie, de «régler» le statut fiscal de ses salariés qui devaient venir au Royaume-Uni pour fabriquer des respirateurs, comme demandé par le gouvernement. Boris Johnson aurait répondu, en mars 2020: «Je vais régler ça demain! Nous avons besoin de vous.» Le gouvernement conservateur a nié dimanche ces allégations.
Le créateur de mode israélo-américain Alber Elbaz, qui fut pendant 14 ans à la tête de la maison Lanvin avant d’en être évincé en 2015, est décédé à l'âge de 59 ans, a annoncé dimanche le groupe de luxe Richemont dans un communiqué. Né au Maroc en 1961, Alber Elbaz avait pris la direction artistique de Lanvin en 2001 puis s'était associé avec le groupe suisse en 2019 pour lancer sa propre marque, AZ Factory.
La France soumettra mercredi son plan national de relance à Bruxelles, indiquait vendredi le ministère de l'Économie. La veille, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et son ministre délégué aux comptes publics Olivier Dussopt seront auditionnés à l’Assemblée nationale pour présenter le plan français. L’enjeu est important pour la France, car cette somme représente 40% du financement de son plan de relance de 100 milliards d’euros, qui a commencé à être déployé à la fin 2020.
Schroders a annoncé son intention d’acquérir une participation de 50,1 % dans RF Eclipse, une société basée en Australie et spécialisée dans les prêts immobiliers commerciaux. RF Eclipse a été créée en 1999 et fonctionne comme une plateforme intégrée avec des capacités de montage de prêts, de gestion de prêts et de gestion de fonds, explique Schroders. Elle est actuellement détenue à 100 % par RF Group, le family office d’Andrew Roberts, ancien actionnaire majoritaire de Multiplex Property Group. En vertu de cet accord, RF Group conservera une participation de 49,9 % et Schroders et RF Group auront une représentation et un contrôle égaux au sein du conseil d’administration. Une fois la transaction achevée, RF Eclipse sera rebaptisée «Schroder RF». Schroder RF offrira aux investisseurs australiens, y compris aux clients des fonds privés et des family offices, un accès plus large aux marchés de la dette immobilière privée.
Les investisseurs internationaux ont réalisé des investissements diversifiés et modérés dans les fonds mondiaux, entre le 15 et le 21 avril, selon les données du «Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Les fonds actions ont récolté un petit 14,6 milliards de dollars (12,1 milliards d’euros). Cela porte toutefois la collecte cumulée sur les cinq derniers mois à 602 milliards de dollars, un niveau jamais égalé depuis l’existence du rapport. La ventilation géographique des flux nets se concentre, comme à l’accoutumée, sur les Etats-Unis (3,9 milliards de dollars). L’Europe a, elle, reçu un flux plus élevé que d’habitude, avec +1,4 milliard de dollars, et le Japon 0,9 milliard. Les pays émergents ont eux rendu 1,9 milliard de dollars. Sur le marché américain, les fonds de grandes capitalisations ont connu la plus importante collecte, avec 1,9 milliard de dollars, suivis par les fonds value (0,9 milliard), le secteur santé (1,1 milliard) et la tech (1,0 milliard). A l’inverse, les fonds croissance ont décollecté de 2,4 milliards de dollars. Le segment obligataire a reçu, pour sa part, 13,7 milliards de dollars. Les flux se sont principalement dirigés vers les fonds de titres d’entreprises investment grade, avec +9 milliards de dollars. Les autres catégories ayant connu une bonne collecte se limitent aux souveraines et quasi-souveraines : +2 milliards pour les fonds d’obligations souveraines au nominal, +1,4 milliards pour celles indexées à l’inflation, et +1,5 milliard pour les obligations municipales. Les fonds monétaires, qui ont connu ces dernières semaines d’importantes variations de collecte, à la hausse comme à la baisse, ont reçu cette fois-ci 8,7 milliards de dollars. Les fonds or ont, eux, enregistré un petit 0,1 milliard de dollars de flux entrants.
La semaine prochaine promet d'être chargée pour les investisseurs. Outre de nombreux résultats d’entreprises et indicateurs économiques, ils ont rendez-vous avec la Réserve fédérale (Fed) dont le comité de politique monétaire (FOMC) aura lieu mardi et mercredi.
La banque suisse UBS a annoncé ce 22 avril son intention de réduire à zéro d’ici 2050 ses émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de ses activités. Une feuille de route, avec des critères scientifiques, devra être présentée dans le courant de l’année. Pour ce faire, la présidente d’UBS AM, Suni Harford, qui est par ailleurs co-présidente du World Economic Forum Global Future Council on Investing, a été nommée responsable de ce projet. Parmi les principaux objectifs déjà indiqués, la firme zurichoise s’est engagée à produire et consommer 100% d'électricité renouvelable et à mettre en place des mesures de compensation d’émission de CO² d’ici 2025. La banque va également investir dans des fonds et des placements durables et émettre une obligation «verte». Elle va aussi reverser un milliard de dollars de dons à des fondations et des fonds philanthropiques.
John Hollyer, le directeur mondial du fixed income chez Vanguard Fixed Income Group, va faire valoir ses droits à la retraite fin juin, après 32 années de services, a annoncé la société de gestion. Il va être remplacé par Sara Devereux, la directrice de la gestion de taux. John Hollyer avait rejoint Vanguard en 1989, et était directeur du fixed income depuis 2017. Son département représente 2.000 milliards de dollars d’encours, répartis au sein de 115 fonds actifs et passifs. Sara Devereux est directrice de la gestion de taux depuis 2019. Elle est arrivée cette année-là de Goldman Sachs, où elle avait travaillé pendant deux décennies dans le département des produits structurés et des titres adossés à des crédits hypothécaires.
FundRock, société de gestion d’OPCVM pour compte de tiers (ManCo) a lancé hier une nouvelle activité au Luxembourg pour fournir des solutions de distribution de fonds aux gestionnaires d’actifs non européens. " Nous sommes (...) une des premières super ManCo à offrir des services de distribution ", commente Xavier Parain, responsable de FundRock La société vient d’obtenir au Luxembourg l’agrément pour une structure baptisée FundRock Distribution S.A. Cette structure vise les gestionnaires d’actifs des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Asie et d’autres pays tiers qui veulent distribuer des fonds dans l’UE. Elle est dirigée par Arnaud Gérard, CFA.
La plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds a réussi ses premiers pas à la Bourse d’Amsterdam, vendredi 23 avril. Peu après l’ouverture ce vendredi, le cours du titre progressait de 18%, à 13,6 euros.
Le projet de loi ratifiant deux ordonnances (1) relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) a été déposé par le gouvernement devant le Sénat le 21 avril 2021, après avoir été discuté en Conseil des ministres le mercredi précédent.
La chute du family office Archegos cette année, ayant provoqué une perte de plus de quatre milliards d’euros pour Credit Suisse, ne reflète pas le comportement de la totalité de ces structures. L’enquête réalisée auprès des mono et multi-family offices ainsi qu’auprès des partenaires de l’Affo en début d’année porte sur 2020 et l’impact de la crise. Elle montre que l’investissement des familles en France et à l’étranger s’est stabilisé. Le bas niveau des taux d’intérêt et la politique des banques centrales sont en tête des événements jugés marquant pour 71 % des sondés. Evidemment, la pandémie a beaucoup influencé le choix d’investissement des familles, et constitue l’événement impactant cité en premier lieu par les interrogés.
Blackstone a fait état ce 22 avril d’actifs sous gestion record pour le premier trimestre 2021. Ils ont progressé de 21% à 648,8 milliards de dollars sur la période. Le bénéfice net trimestriel a atteint 1,75 milliard de dollars, ce qui contraste fortement avec la perte d’un milliard enregistrée un an plus tôt, alors que la pandémie éclatait partout dans le monde. Le bénéfice par action distribuable s'établit à 96 cents contre 46 cents un an auparavant. Le plus grand gérant alternatif du monde a collecté près de 32 milliards de dollars au premier trimestre. «Notre marque est un moteur d’une croissance robuste, de plus en plus dans les stratégies de capital perpétuel, et le moteur d’un changement important vers des revenus plus récurrents», commente Stephen Schwarzman, le PDG du groupe. Ces véhicules «perpétuels» représentent désormais près d’un quart de son capital.
Le fonds d’investissement américain King Street a initié, jeudi 22 avril,son désengagement du club de football de Ligue 1 (la première division française) des Girondins de Bordeaux.King Street, qui a racheté le club à l’automne 2018 avec un autre fonds américain GACP, aannoncé dans un communiqué qu’après avoir investi 46 millions d’euros,il« ne souhaite plus soutenir le Club et financer ses besoins actuels et futurs. » Le fonds d’investissement évoque un impactfort du contexte économiquelié à la pandémie de la Covid-19 et au retrait du précédent diffuseur de la Ligue 1,Mediapro, sur les finances des Girondins de Bordeaux. Le club a été placé sous la protection du tribunal de commerce de Bordeaux et un mandataire a été nommé pour l’assister dans sa recherche d’une solution pérenne. L’annonce tombe au plus mal pour le club quitraverse une mauvaise passe en championnat. Il est actuellement seizième et compte seulementcinq points d’avancela place de barrages pour la relégation en Ligue 2 à cinq journées de la fin du championnat.
La plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds fait ses débuts à la bourse d’Amsterdam, vendredi 23 avril. Le groupe a finalement retenu la fourchette haute concernant sa valorisation, à savoir 7,25 milliards d’euros au prix initial de 11,5 euros par action. Les actionnaires actuels d’Allfunds devraient tirer 1,9 milliard d’euros de la vente de 26% de soncapital, relève le journal Cinco Dias. Unmontant qui pourrait avoisiner les 2,1 milliards d’euros si davantage d’actions sont vendues. La cotation d’Allfunds deviendrait de fait la plus grosse introduction en bourse d’une société espagnole depuis celle d’Aena en février 2015.
Le fondateur et directeur général d’une société de gestion américaine, Bellatorum Resources, a admis auprès du FBI avoir dilapidé presque tout l’argentque des investisseurs lui avaient confié, rapporte Bloomberg. Le responsable de la firme texane était parvenu à lever jusqu'à31 millions de dollars pour ses fonds actifs depuis sa création. Il avait déjà écrit un mail aux investisseursdébut avril pour leur expliquer que l’essentiel des encours s'était évaporé et qu’il était le seul responsable de la situation. L’individu leur a avoué avoir maquillé les comptes et utilisé l’argent pour couvrir ses dépenses opérationnelles. Bellatorum investissaitdans les droits miniers dans des gisements de schiste du Texas. S’il était parvenu à lever des fonds en 2017 et 2018, le directeur général affirme que les déboires ont commencéen 2019 lorsqu’il a négligé l’aspect marketing de son activité.Cela l’aurait entraîné selon lui dans une spirale négative (paiement excessif pour des actifs, détérioration de la performance de ses fonds). En 2020, il était parvenu à lever 2,6 millions de dollars.
L’année 2020 fut, sans conteste, celle de l’investissement ESG. La collecte nette dans le monde a atteint 152 milliards de dollars, et les encours sous gestion ont grimpé à 1.600 milliards. Et cette tendance devrait s’accélérer, avec une adoption croissante des différents standards verts par les investisseurs professionnels. Natixis IM vient de publier une étude récapitulant les résultats d’une série d’enquêtes menées auprès de professionnels de la gestion sur la manière dont ils appliquent l’ESG. Les enquêteurs ont, pour ce faire, interrogé 500 investisseurs institutionnels, 400 sélectionneurs de fonds, et 2.700 professionnels de la finance. Il en ressort que 86% des sélectionneurs de fonds envisagent d’accroître la part de fonds ESG dans leur offre. Ils expliquent avant tout cette hausse par la pression des clients (61% des répondants). L’alignement des stratégies de gestion avec les valeurs de la société se trouve en deuxième position, pour 55% des sélectionneurs de fonds. Les éléments traditionnels de l’analyse financière, comme obtenir un meilleur couple rendement-risque, ou une meilleure diversification, ont été cités par à peine moins du quart des sondés. Chez les investisseurs institutionnels, les raisons des choix de gestion ESG sont légèrement différentes. Ceux-ci cherchent avant tout à aligner les valeurs de l’entreprise avec la gestion (57%), et à influencer le comportement des entreprises (35%). Seul un quart des répondants appliquent une gestion ESG en raison de la politique d’investissement. Ils sont tout de même 62% à penser que l’on peut trouver de l’alpha dans l’ESG, contre 50% il y a six ans. L’investissement thématique a explosé en deux ans L’adoption des normes durables se répand finalement à grande vitesse chez les investisseurs professionnels, puisque 72 % des investisseurs institutionnels et 77 % des sélectionneurs de fonds professionnels appliquent désormais des stratégies ESG, contre respectivement 61% et 65% il y a trois ans. Les méthodes de gestion ESG sont variées, tant chez les investisseurs institutionnels que les sélectionneurs de fonds (voir graphique). Toutefois, l’intégration de critères ESG reste prédominante, et l’engagement actionnarial un peu moins utilisé. Au global, on note surtout une forte hausse générale de l’adoption des différentes méthodes, avec une explosion de l’investissement thématique, passée de 6% des sélectionneurs de fonds en 2019 à 43% en 2021. Dans leurs analyses non-financières, les investisseurs se basent avant tout sur les fournisseurs de données externes, comme Sustainalytics et MSCI ESG ratings (60% des institutionnels et 63% des sélectionneurs de fonds). Les autres sources d’informations, comme les médias, les ONG, ou les consultants externes, sont globalement utilisés respectivement par un quart des sondés.
La société de gestion Catella vient d’annoncer la fermeture de sa filiale de gestion quantitative, Informed Portfolio Management. Cela fait suite à de mauvais résultats et de forts retraits sur l’année 2020. La décision doit encore être approuvée en assemblée générale extraordinaire.
Le directeur du gérant d’actifs danois Nykredit AM, Morten Therkildsen, vient d’annoncer sur LinkedIn son intention de faire une pause dans sa carrière, afin de se recentrer sur sa vie familiale. Les modalités de son remplacement n’ont pas été expliquées pour le moment. Morten Therkildsen occupait ce poste depuis près de sept ans. La société compte désormais 440 milliards de couronnes danoises (53 milliards d’euros) sous gestion.