Dans un entretien accordé au Figaro du 6 février, Edouard Carmignac estime que #le système financier mondial est en banqueroute# et que #les gouvernements (?) font penser aux Shadoks, les fameux personnages des années 1960 auxquels Claude Piéplu prêtait sa voix, et qui pompaient, pompaient, pompaient?# afin de colmater les brèches. Côté actifs, il considère que l"or reste une valeur refuge, que les obligations d'état ne rapportent pas grand chose et que, avec à des taux de croissance de 1 % par an aux États-Unis et en Europe, #il faut s"attendre à une progression du CAC de 2 à 3 % par an#.
Emilio Botín, le président de Santander, prédit un bénéfice et des dividendes stables en 2009 malgré la crise, rapport le Financial Times. Reconnaissant que l"année serait difficile, il estime que la banque est bien placée pour réaliser un bénéfice net de 2,2 milliards d"euros chaque trimestre, comme en 2008.
Selon le Financial Times, les dirigeants américains étudient des moyens de convertir progressivement les participations du gouvernement dans les banques en des actions ordinaires, alors que les établissements accumulent des pertes.
D’après VDOS Stochastics, rapporte Funds People, l’encours des plans d'épargne-retraite individuels a diminué en janvier de 562 millions d’euros ou de 1,16 % pour revenir à 47,88 milliards d’euros. Pour 481 millions d’euros, cette baisse est imputable à l’effet de marché. Les principaux acteurs sont BBVA Pensiones avec 16,49 % de part de marché, devant Santander Pensiones (15,84 %) et Vida Caixa (13,37 %).
Dans son avis, la CNMV met en exergue que les titres préférentiels proposés par le Santander à ses clients sinistrés par la fraude Madoff auront une liquidité limitée faute d’un véritable marché, rapporte Cinco Días. Le régulateur rappelle aussi que si le Santander ne génère pas des bénéfices suffisants, il peut opter pour le non-paiement ou pour une réduction du coupon annuel de 2 % qui a été promis. De plus, les clients concernés doivent accepter de ne pas intenter d’action en justice contre la banque.
Selon L"Echo, la Banque Delen a été élue meilleure banque privée belge pour la troisième année consécutive par le magazine international Euromoney. Filiale de la société d’investissement Ackermans & van Haaren, la banque gère le patrimoine de 20 000 clients.
Selon L"Echo, les assurances groupe, qui représentent plus de 80 % des pensions complémentaires constituées dans le cadre de l’activité professionnelle (deuxième pilier) totalisant des réserves de 48,7 milliards d’euros, ont dégagé l"an dernier un rendement de 3,92 % alors que les fonds de pension, aussi appelés institutions de retraite professionnelle, ont dégagé un rendement moyen de -20,5 % et que les fonds d'épargne pension (troisième pilier) ont obtenu un rendement de -25,7 %. À la fin du troisième trimestre 2008, les réserves étaient investies à 75 % dans des obligations, dont la moitié dans des obligations d'État et à 10 % dans les actions, le reste du portefeuille étant composé d’immobilier et d’emprunts (5 %) et de participations (4 %).
L’association BdB des banques du secteur privé a annoncé que le fonds de garantie des dépôts a entamé mardi la procédure d’indemnisation des investisseurs sinistrés par la faillite du francfortois Lehman Brothers Bankhaus Aktiengesellschaft. Pour l’instant, cela se traduit par l’envoi d’un courrier aux personnes et sociétés concernées. Les dépôts, y compris les bons d'épargne nominatifs, sont garantis jusqu'à hauteu de 285,1 millions d’euros par investisseur.
Le flottant de Repower Systems étant tombé sous le plancher des 10 %, l’action de cette société va être radiée du TecDax à compter du 9 février, indique la Deutsche Börse. Le titre de Medigene remplacera Repower dans cet indice.
Selon Les Echos, le «whistleblower» (dénonciateur) Harry Markopolos, qui a décortiqué le fonctionnement du schéma de Ponzi de Bernard Madoff depuis plusieurs années, estime que le niveau des pertes engendrées se situe entre 15 et 25 milliards de dollars, contre une estimation initiale de 50 milliards de dollars confessée par l’auteur de la fraude au FBI, lors de son arrestation le 11 décembre. Il estime ensuite que l’ancien président du Nasdaq n’a, en aucun cas, pu mettre en place son système sans un réseau important de complicités internes et externes. En particulier, le dénonciateur a encouragé les autorités de régulation à poursuivre les fonds nourriciers («feeder funds») principalement investis dans Madoff, tels Fairfield Greenwich, Kingate Global Fund ou Access International, qui n’ont pas accompli la «due diligence» nécessaire sur les activités du courtier indélicat. A cet égard, il a indiqué à la Chambre qu’une douzaine de fonds rabatteurs supplémentaires, ayant subi des pertes significatives et dont il se réserve le droit de révéler la liste, «se cachaient encore en Europe».
Harry Markopolos, l"homme qui avait alerté les autorités au sujet des activités de Bernard Madoff , a déclaré mercredi qu"il y avait encore une dizaine de fonds nourriciers non identifiés en Europe qui avaient donné leur argent à l"escroc présumé, rapporte le Financial Times. Selon sa propre enquête, Harry Markopolos a recensé 14 fonds nourriciers ; deux seulement ont été nommés publiquement.
L’association Inverco des sociétés de gestion estime que l’encours moyen des 112 fonds d’actions espagnoles a chuté l’an dernier à 24 millions d’euros contre 66 millions pour 117 fonds en 2007 et 86 millions et 115 fonds en 2006. Le nombre de fonds dont les actifs sous gestion ont été inférieurs à la moyenne est ressorti à 77 % en 2008 contre 66 l’année précédente et 79 en 2006.
Les investisseurs espagnols restent prudents, souligne Cinco Días. Selon le sondage de Lipper auprès des 14 plus grandes sociétés de gestion espagnoles, 53,85 % des gérants sous-pondéraient en janvier les actions européennes et l’allocation moyenne aux liquidités se situait à 32,89 %. Actuellement 30,77 % des sondés déclarent surpondérer les obligations et 60,23 % indiquent qu’ils surpondèrent les liquidités.
Selon les calculs d’Ahorro Corporación, les remboursements nets des fonds distribués en Espagne ont représenté 2,7 milliards d’euros en janvier, note Funds People. Sur ce total, environ 2,5 milliards correspondent à des fonds garantis parvenant à échéance, les souscripteurs choisissant de ne pas réinvestir.
La capitalisation boursière de ces sociétés à parfois perdu jusqu'à 70 % en 2008. Du coup, elles licencient à tour de bras pour faire baisser leur point mort. Beaucoup de sociétés de gestion américaines - Franklin Resources, Eaton Vance, Black Rock, Janus Capital group, Alliance Bernstein, Legg Mason? - ont vu leurs titres en bourse, chuter de 40, 50, 70 % l"an dernier."Toutes ces sociétés de gestion sont dans le même bateau», note Greggory Warren, le spécialiste de Morningstar. «Elles sont victimes du déclin ultra rapide du marché et doivent réduire leurs coûts fixes». Du coup, elles essaient de baisser au plus vite les emplois pour diminuer leur point mort. Franklin réduit ses effectifs de 350 personnes, Fidelity Investments supprime 3.000 postes, Legg Mason annonce 200 licenciements. Mais cela ne suffira pas.L"industrie a été violemment secouée par la crise financière mondiale. Il suffit de regarder les statistiques de Robert Lee, l"analyste de la société de Bourse Keefe Bruyette et Woods (KBW), pour mesurer l"ampleur des dégâts. L"indice S&P 500 a déjà chuté de 40,8 % en 2008, le Nasdaq Composite a régressé de 43,1 %, mais l"indice KBW des gérants d"actifs mesurant les performances de leurs titres à, lui, reculé de 63,6 % ! Presque toutes les vedettes du secteur sont touchées. Le classement des 100 plus grosses sociétés de gestion de fonds mutuels réalisé par Morningstar montre que Vanguard, le premier de la liste, a perdu 265 milliards de dollars d"actifs gérés en 2008, Fidelity Investments -373 milliards, Franklin Templeton -110 milliards, Black Rock -27 milliards de dollars?Leurs fonds ont été asséchés par la baisse des cours des actions et obligations et les retraits massifs des investisseurs, déboussolés par la crise. Seules quelques - rares - exceptions ont tiré leur épingle du jeu, tel Federated Investors Inc (FFI) qui a vu ses actifs gérés croître de 18 % l"an dernier. «FFI a attiré de nouveaux investissements vers ses produits monétaires au rythme de 20 milliards de dollars par mois», explique Matt Snowling, l"analyste de la société de Bourse FBR Capital Markets. Logique : les 2.000 clients institutionnels de FFI viennent chercher des actifs (bons du trésor, bons de villes et Etats ultra sûrs, etc.) peu rémunérateurs mais sans risques.La société Fairholme Capital Management (6,68 milliards de dollars à la fin 2007, 7,24 milliards un an plus tard) soigne elle aussi sa différence. Bruce Berkowitz, le fondateur de la société, conseille à ses fans «d"ignorer la foule» pour se concentrer sur une petite vingtaine de valeurs sous évaluées, mal comprises. Sa société affiche malgré tout un retour sur investissement négatif de 29,7 % en 2008. Mais, explique Paul Astyle du service clientèle, «les investisseurs savent que nous sommes bien placés quand l"économie repartira, ils ont la foi». Les clients ont donc apporté de nouveaux billets verts à Fairholme en cours d"année. Pour les autres sociétés, sur la pente descendante, l"heure est de plus en plus à la consolidation au sein même de l"entreprise. Pour Robert Lee, les sociétés Franklin, BlackRock, Affiliated Manager, aux poches bien pleines, sont plutôt acheteuses car elles ont encore beaucoup de liquides dans leur bilan et peu ou pas de dettes. En revanche, Janus, lesté par plus d"un milliard de dollars de dettes, serait vendeur. Ses mauvais paris dans le secteur de la finance l"ont fragilisé.
Jeudi, la Deutsche Bank a présenté ses comptes non audités pour 2008, avec des résultats conformes aux estimations du 14 janvier. La banque affiche ainsi une perte après impôt de 3,9 milliards d’euros et avant impôt de 5,7 milliards, du fait des 4,8 milliards d’euros de perte nette pour le T4 (contre un bénéfice net de 1 milliard). Avant impôt la perte d’octobre-décembre ressort à 6,2 milliards d’euros contre un bénéfice de 1,4 milliard au quatrième trimestre 2007.
La Landesbank Baden-Württemberg (LBBW) fait office de poisson-pilote : elle a placé mercredi une émission de Pfandbriefe d’un milliard d’euros à cinq ans et 3,75 %, ce qui est le premier «jumbo-Pfandbrief depuis le 26 août 2008. Le spread se situe à 75 points de base par rapport aux midwaps, alors que Crédit Agricole et BNP Paribas avaient dû payer plus de 100 points de base sur leurs covered bonds lancés depuis le début de l’année. L'émission de la LBBW est adossée à des crédits aux pouvoirs publics alors que celles des deux banques françaises l'étaient à des crédits hypothécaires. L’opération LBBW a été sursouscrite trois fois.
D’après l’association allemande BVI des sociétés de gestion, les fonds immobiliers offerts au public qui ont dû suspendre leur remboursements fin octobre ont enregistré en novembre et décembre des souscriptions nettes proches d’un demi-milliard d’euros, rapporte la Börsen-Zeitung.
Bankinter espère capter 500 millions d’euros de dépôts avec une offre promotionnelle de 10.000 netbooks Toshiba, rapporte Cinco Días. Ces ordinateurs portables sont promis aux clients qui transféreront d’un autre établissement à Bankinter un portefeuille de titres d’au moins 100.000 euros ou bien qui feront domicilier leur salaire et achèteront un produit de la banque pour 25.000 euros.
Selon les informations de Die Welt que ni la Commerzbank ni la Dresdner Bank n’ont voulu commenter, Stefan Jentzsch, le CEO limogé de la banque d’investissement Dresdner Kleinwort a perçu 8 millions d’euros comme indemnité de licenciement, malgré les mauvais résultats de l'établissement qu’il dirigeait. Cela tient au fait que son contrat Allianz était blindé.
In a recent study by Thomson Reuters Lipper, a panel of hedge fund and fund of hedge fund managers (33 managers worldwide) considers that the alternative strategies which did best in 2008 were managed futures, dedicated short bias, global macro and options arbitrage. As to 2008 results, the managers surveyed predict negative performance for the entire sector, in keeping with results published in the first nine months of the year, the survey finds.In 2009, alternative managers in the survey do not expect any major change in the environment in their sector. They predict that the most promising strategies next year will be distressed securities, global macro, managed futures and long/short equities, Lipper reports.
The Wealth Management division of the Swedish SEB bank saw a decline in its assets of 11%, to SEK1.142trn in 2008.Operating profits for the division are down 8% compared with last year, to SEK4.687bn, reflecting the fall on equities markets.Operating expenses for the year increased 9% to SEK2.659bn, of which 6% were related to the acquisition of Key Asset Management, a fund of hedge funds firm based in London. Excluding this acquisition, costs increased 3% due to the expansion of the unit"s two professions (Private Banking and Institutional Sales), and the development of alternative management products, SEB notes in a statement.SEB states that it has continued to grow on the Swedish investment fund market. Net subscriptions totaled SEK6.5bn for the year, in a market which saw net redemptions of SEK17.5bn. Alternative management alone attracted net subscriptions of SEK8.6bn.New total net assets totalled SEK33bn, which partly compensated for declining equities markets.
Investment bankers in Europe are likely to see reductions in their annual bonuses of at least 50%, the Financial Times estimates. Senior employees and those who work with derivatives will see the deepest cuts.
The Asset & Wealth Management (AWM) division of Detusche Bank has posted pre-tax losses of EUR860m in fourth quarter 2008, compared with EUR169m one year previously. For last year as a whole, pre-tax losses total EUR525m, compared with profits of EUR913m in 2007. Invested assets as of the end of December represented EUR628bn, a contraction of EUR73bn compared with the end of September, and of EUR121bn in one year. Falling markets alone caused a decline of EUR44bn in Q4 and EUR109bn for the year as a whole.For 2008, net redemptions totalled EUR22bn in asset management, while wealth management showed net inflows of EUR10bn.Revenues for the AWM division fell 47% in Q4 to EUR588m, and 25% to EUR3.3bn for the year as a whole. The decline in October-December is due to falling revenues from commissions due to the declining equities markets, a slowdown in client and RREEF activities, and amortisations of EUR164m in Seed Capital and other investments. In addition, the bank paid EUR92m to support several money market funds.
The financial crisis has not spared the largest insurer in the world, but Munich Re still posted net profits for 2008 of EUR1.5bn, compared with EUR3.9bn the previous year, and dividends will remain unchanged at EUR5.50 per share, the Frankfurter Allgemeine Zeitung reports.In fourth quarter, Munich Re wrote down EUR400m on its securities portfolio. The group’s CFO, Jörg Schneider, states that the equities allocation has been reduced to less than 2% of the EUR175bn invested in securities, while allocations to government bonds and the highest-rated corporate bonds has been increased. To avoid any surprises due to the high fluctuations in interest rates, Munich Re has also issued anticipatory warnings on its bond portfolio.
According to the German BVI association of management firms, open-ended real estate funds which were obliged to suspend redemptions at the end of October registered subscriptions in November and December of nearly half a billion euros, the Börsen-Zeitung reports.
Spanish investors remain cautious, Cinco Días reports. According to a Lipper survey of the 14 largest Spanish management firms, 53.85% of managers in January were underweight on European equities and the average allocation to cash was 32.89%. Currently, 30.77% of firms say they are overweight in bonds, and 60.23% report that they are overweight in cash.