Goldman Sachs Asset Management a déposé un dossier de candidature lundi dernier auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) afin de lancer un ETF sur les titres de sociétés liées aux cryptomonnaies. Baptisé Goldman Sachs Innovate DeFi and Blockchain Equity ETF, il aura pour objectif de suivre l’indice Solactive Decentralized Finance and Blockchain. Le fonds investira au moins 80 % de ses encours (hors garanties détenues dans le cadre de prêts de titres), dans des titres, des certificats de dépôt et des actions de sociétés cotées qui composent l’indice.
La City montre les muscles dans la course à l’attractivité auprès des spac (special purpose acquisition companies). La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique, a annoncé ce 27 juillet plusieurs assouplissements réglementaires concernant les spac afin d’attirer davantage de sociétés vers la Bourse londonienne. La principale évolution consiste en la suppression de la règle de suspension de cotation des spac lors de l’annonce de l’acquisition, une spécificité qui ne s’applique qu’au Royaume-Uni. Jusqu’à présent, il n’était pas possible d’acheter ou vendre des parts de spac à partir du moment où le nom de la cible était connu. Les entreprises «chèque en blanc» devront toutefois publier des informations détaillées sur la cible pour éviter la suspension de cotation. Pour être éligible à ces nouvelles règles, les spac devront inclure une option de retrait des fonds, afin de permettre aux investisseurs de sortir de l’entité avant l’acquisition. Les spac devront aussi garantir que les fonds collectés auprès des investisseurs soient utilisés pour l’acquisition proposées et passent par le vote des actionnaires pour la confirmer. Ce changement de règles donne également une option de prolongation de la durée vie du spac de six mois, normalement limitée à deux ou trois ans, et ce sans devoir passer par l’approbation des actionnaires. « Les 6 mois supplémentaires ne seront disponibles que dans des circonstances limitées. Cette mesure vise à donner plus de temps à un spac pour conclure une transaction lorsqu’elle est bien avancée », a expliqué le FCA. Entrant en vigueur dès le 10 août prochain, ces nouvelles règles ne concernent que les véhicules dont la cotation initiale est supérieure à 100 millions de livres sterling (117 millions d’euros). «Nos règles finales visent à offrir plus de souplesse aux spac de plus grande taille, à condition qu’ils intègrent certaines caractéristiques qui favorisent la protection des investisseurs et le bon fonctionnement de nos marchés », a précisé le régulateur. La régulation des spac fait actuellement cogiter les autorités financières mondiales. L’Organisation internationale des commissions de valeurs (Iosco), qui réunit plus de cent régulateurs nationaux, vient de créer ce 9 juin un « Spac network » pour surveiller les développements de ces véhicules financiers. Ce réseau est dirigé par Jean-Paul Servais, le vice-président de l’Iosco et président du régulateur belge. Sur le Vieux continent, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a rappelé mi-juillet les obligations de transparence exigées de la part des spac afin de respecter la réglementation sur les prospectus. L’Esma a demandé aux régulateurs nationaux de s’assurer que les spac présentent divers scénarios de dilution potentielle, après la fusion ou acquisition de la cible, quand le spac devient une société cotée « normale ». Les spac devront également détailler dans ce document les conflits d’intérêts entre les sponsors à l’initiative du véhicule et les investisseurs.
Les deux nouveaux propriétaires de Wells Fargo Asset Management, les capital-risqueurs américains GTCR et Reverence Capital Partners, ont décidé d’un nouveau nom pour cette entité : Allspring Global Investments. La nouvelle dénomination sociale devrait entrer en vigueur à la date de clôture de la transaction, prévue au second semestre 2021. L’actuel président annoncé de la structure, Joseph A. Sullivan (ex-dirigeant de Legg Mason) va par ailleurs également endosser le rôle de directeur général, en remplacement de Nico Marais. Ce dernier, en poste depuis 2019, a finalement décidé de prendre sa retraite. Il conservera un rôle de conseiller senior au sein de l’entreprise.
Ancien gérant de Mandarine Gestion qui avait rejoint C-Quadrat Asset Management en 2019, Sébastien Lagarde va lancer une nouvelle société de gestion baptisée Alphajet Fair Investors. Il en a fait l’annonce sur son fil LinkedIn voici quelques jours. Il est associé sur ce projet avec Yassine Oussana et Thierry Le Clercq. Sébastien Lagarde aura le rôle de directeur général et directeur de la gestion. Yassine Oussana sera directeur général délégué et gérant de portefeuille. Il vient d’Allianz Global Investors où il a passé 17 ans. Thierry Le Clercq, qui se présente comme président-fondateur de la nouvelle structure, travaillait jusqu'à présent chez Mandarine Gestion comme gérant spécialisé sur les actions. Il est aussi passé par Allianz Global Investors.
Goldman Sachs a revu à la baisse ses anticipations de consommation pour le deuxième semestre 2021 aux Etats-Unis et par ricochet sa prévision de croissance.
Turgot Asset Management a annoncé ce 27 juillet l’entrée de Generali au capital de son fonds d’immobilier résidentiel en viager SCI ViaGénérations. L’assureur rejoint une myriade d’institutionnels déjà actionnaires de ce véhicule, comme Ageas France, Apicil, UNMI, Swiss Life, Choralis (Mutuelle Le Libre Choix), Mutuelle MOAT, et La Française REM. Generali distribuera ce fonds sous forme d’unités de compte dans ses contrats d’assurance-vie, de capitalisation et d’épargne retraite. Selon la société de gestion parisienne, l’entrée au capital de Generali permettra de porter le montant de la collecte mensuelle sur ce fonds à 65 millions d’euros. La distribution sera effectuée par l’ensemble des réseaux de distribution de Generali, tels que les conseillers en gestion de patrimoines, les réseaux de conseillers financiers, les courtiers partenaires et en ligne, ainsi que par les principales banques privées et family offices français, et des plateformes conceptrices de solutions d’épargne. « La part des arbitrages et des versements affectés à cette unité de compte chez Generali n’est pas limitée en montant sans toutefois pouvoir excéder 30% de l'épargne acquise sur le contrat », précise un communiqué. Au 20 juillet 2021, ce fonds comptait 435 millions d’euros d’encours.
GTCR et Blackstone ont annoncé conjointement un nouveau partenariat dans lequel des fonds gérés par GP Stakes, qui appartiennent à Blackstone, vont acquérir une participation minoritaire dans GTCR. GP Stakes est spécialisée dans les partenariats à long terme et à valeur ajoutée avec les principales sociétés de gestion d’actifs alternatifs du marché privé, explique un communiqué. GTCR se présente comme étant une société de capital-investissement axée sur la croissance et la création d’entreprises. Basée à Chicago et fondée en 1980, GTCR a clôturé l’an dernier son treizième fonds en actions, GTCR Fund XIII, avec 7,5 milliards de dollars d’engagements. Elle s’est surtout faite remarquée cette année en s’alliant avec le hedge fund Reverence Capital Partners pour la reprise de l’activité de gestion d’actifs de Wells Fargo pour 2,1 milliards de dollars. Cette dernière a été rebaptisée Allspring. Le mois dernier mois dernier, Blackstone s’est joint à GTCR en tant qu’actionnaires majoritaires de Simpli.fi, une entreprise qui aide les agences de publicité et les médias à gérer leurs campagnes. La transaction a valorisé l’entreprise à environ 1,5 milliard de dollars. De son côté, Blackstone a précédemment pris des participations dans New Mountain Capital, Francisco Partners et Leonard Green & Partners, entre autres. Ce nouveau partenariat doit permettre aux sociétés du portefeuille de GTCR d’accéder «au programme d’achats groupés de Blackstone». GTCR aura également accès à d’autres services que Blackstone fournit en interne à ses sociétés en portefeuille, notamment ses capacités en matière d’ESG, de durabilité, de gestion du capital humain, de cybersécurité et de développement de produits.
Les fonds articles 8 et 9 représentent respectivement 30,3% et 3,7% des actifs des fonds examinés par Morningstar dans son rapport publié ce 27 juillet et intitulé« SFDR : quatre mois après son introduction », qui fournit une mise à jour sur l’univers des fonds durables européens conformément à la nouvelle classification des articles 8 et 9 du règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) de la Commission européenne, entrée en vigueur le 10 mars. Le total de ces fonds articles 8 et 9 s'élèvent à 3.000 milliards d’euros selon Morningstar (hors fonds monétaires, fonds de fonds et fonds nourriciers). «Nous estimons que les fonds des articles 8 et 9 pourraient atteindre la moitié des actifs totaux dans le champ d’application du SFDR dans les 12 prochains mois», écrivent les auteurs du rapport. Au 10 juillet, Morningstar a collecté des données SFDR de niveau 1 sur près de 82% des fonds disponibles à la vente dans l’Union européenne (22.972 sur 28.145 fonds). L’agence de notation et d’analyse financière précise que la gestion active domine largement le paysage des fonds ESG post-SFDR. Les fonds passifs ne représentent respectivement que 11% et 10% des actifs des fonds articles 8 et 9. Les sociétés de gestion ont abordé différemment la classification des produits en fonction de leur propre interprétation de la réglementation, résultant en un large éventail d’approches ESG représentées dans les fonds des articles 8 et 9, avec des fonds similaires figurant dans les deux catégories, poursuit l’agence. Dans l’ensemble, les fonds articles 8 et 9 obtiennent de meilleurs résultats en termes d’indicateurs ESG que le reste de l’univers, les fonds article 9 affichant, comme prévu, des références de durabilité plus élevées. Les trois quarts des fonds de l’article 9 sont notés 4 ou 5 globes ESG (Morningstar Sustainability Rating) contre 56% de l’article 8 Pour rappel, dans le cadre du SFDR, l’univers entier des fonds européens est classé par leurs gestionnaires dans l’une des trois catégories suivantes : article 6, 8 ou 9, en fonction de l’objectif de durabilité des produits. La nomenclature découle du texte réglementaire, et tous les fonds seront tenus de fournir certaines informations ESG, conformément à l’article 6, tandis que les fonds des articles 8 et 9 devront fournir des informations ESG plus détaillées aux investisseurs. Les fonds article 6 promeuvent des caractéristiques environnementales ou sociales tandis que les fonds article 9 ont des objectifs clairs d’investissements durables.
La banque privée suisse Vontobel a présenté ce 27 juillet des résultats financiers semestriels en hausse. Son résultat d’exploitation s'élève à 779,6 millions de francs suisses (720,8 millions d’euros), en progression de 25% par rapport au premier trimestre 2020. Le résultat net est lui en hausse de 48% à 191,8 millions de CHF. En gestion d’actifs, les encours sous gestion ont progressé de 11% en six mois, pour atteindre 274,5 milliards de francs suisses. La collecte nette s'élève à 6,6 milliards de francs suisses. Les revenus de l’activité sont en hausse de 17% à 290,5 millions de francs, contre 235 millions de francs pour la gestion de fortune (+9%). La banque a confirmé ses objectifs stratégiques et les a prolongé pour 2022 avec notamment une croissance annuelle de la collectenette de 4 à 6 % et un ratio d’exploitation sous les 72%.
St. James Place Wealth Management va prochainement ouvrir deux bureaux à Hong Kong et Singapour pour servir une clientèle fortunée asiatique, a appris Citywire Asia. L’entité, dénommée Private Clients Asia, fournira des services de conseil en investissement personnalisé, de planification, d’expatriation et de «lifestyle» à des clients disposant d’un patrimoine supérieur à un million de dollars.
SEB Investment Management vient de promouvoir Andreas Wollheim au poste de directeur des actions fondamentales. Il remplace Per Trygg, parti pour le gérant suédois Lannebo Fonder. Andreas Wollheim travaille chez SEB IM depuis une dizaine d’années, et en était le directeur du trading et de la trésorerie depuis 8 ans. Auparavant, il a évolué comme gérant chez les fonds de pensions suédois AP1 et AP4, ainsi que comme trader chez HSBC et Erik Penser Bank.
Aegon UK a annoncé la semaine dernière avoir recruté Hilkka Komulainen comme directrice de l’investissement responsable, un poste nouvellement créé. Elle travaillera plus spécifiquement sur le segment retail et sur l’intégration des facteurs ESG dans les décisions d’investissement. Hilkka Komulainen sera rattachée à Lorna Blyth, la nouvelle directrice des propositions d’investissement au sein de l'équipe Investment Solutions qui gère 186 milliards de livres sterling (217 milliards d’euros). Par le passé, Hilkka Komulainen a notamment travaillé à l’OCDE, et dans l’univers ESG pour les Principles for Responsible Investment, dans les services liés au changement climatique chez EY, et dernièrement comme responsable de l’ESG et de l’investissement responsable chez IH International Advisors.
21Shares,fournisseurde produits négociés en bourse (ETP) sur les cryptomonnaies, a engagé Isabell Moessler en tant que responsable de la distribution pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Isabell Moessler travaillait auparavant chez Euronext d’abord au poste de responsable des ventes ETF avant qu’elle ne devienne responsable de la gestion des services de l'équipe des marchés internationaux. Avant cela, elleavait occupé plusieurs positions relatives au monde des ETF chez ETF Securities et BlackRock iShares. Quatre autres personnes ont également été recrutées : Maria Cannizzo, Garrison Gibbons, Elizabeth McCracken etCraig Searle.
Après des attaques des régulateurs à travers le monde et celle de plusieurs grandes banques d’investissements qui ont conseillé à leurs clients de s'écarter de la plateforme de crypto-actifs Binance, c’est au tour des hedge funds de s’en éloigner, écrit le Financial Times. Le quotidien britannique cite le spécialiste des cryptos Tyr Capital ainsi que le hedge fund ARK36 qui préfèrent diminuer leur exposition à la plateforme alors que Binance semble l’objet «d’une attaque orchestrée des régulateurs». La plateforme n’a pas de siège social spécifique et est pilotée par le crypto mogul Changpeng Zhao. Elle a indiqué au quotidien qu’elle n’avait vu aucun signe de baisse de l’activité institutionnelle, «au contraire».
Allianz Global Investors (Allianz GI) a annoncé son intention d’acheter le gérant d’actifs indonésien RHB Asset Management auprès de RHB Banking Group et RHB Sekuritas Indonesia. La filiale de l’assureur éponyme voit dans l’Asie du Sud-Est le nouveau relai de croissance pour le monde de la gestion d’actifs, derrière la Chine. La cible comptait 480 millions de dollars (407 millions d’euros) d’encours sous gestion à la fin 2020. La transaction devrait être finalisée à la fin de l’année, et reste sujette à l’approbation de l’Indonesian Financial Services Authority.
HSBC vient de promouvoir Georgios Leontaris au poste de directeur des investissements pour l’Europe internationale, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord pour sa banque privée et sa gestion de fortune. Basé à Genève, il sera rattaché au directeur mondial des investissements Willem Sels, et au directeur régional des solutions d’investissement et de gestion de fortune Karl Faivre. Georgios Leontaris travaille chez HSBC depuis 14 ans. Il était dernièrement responsable du conseil en investissement obligataire de la banque privée suisse.
La société luxembourgeoise de services aux fonds IQ-EQ a annoncé qu’elle allait racheter Davy Global Fund Management, une filiale du groupe financier irlandais Davy évoluant sur le même marché. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé, mais The Irish Times indique que cette unité était valorisée à 70 millions d’euros, selon plusieurs sources. La structure irlandaise, qui possède une manco, compte 83 employés, répartis entre Dublin et le Luxembourg. Le groupe Davy fait actuellement face à d’importantes difficultés l’ayant obligé à se séparer de plusieurs activités, dont celui de gestion de fortune et de sa participation majoritaire dans le britannique Rize ETF, rappelle le quotidien local.
Le directeur général de Man Group, le plus grand hedge fund coté en Bourse, estime que les cryptomonnaies n’ont «aucune valeur intrinsèque», mais créent des opportunités de trading pour son entreprise en raison de leur grande volatilité, rapporte le Financial Times. Des propos qui témoignent de l’ironie actuelle du marché dans lequel la plupart des mouvements impliquent des participants qui doutent de l’utilité de ces transactions et sont là par pure spéculation. Luke Ellis qualifie les cryptomonnaie de «pure instrument de trading», mais cela ne signifie pas que se sont des produits de gestion avec lesquels il peut créer de la valeur pour les fonds gérés...
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (Iosco), qui réunit plus de cent régulateurs nationaux, a lancé ce 26 juillet une consultation sur une série de recommandations afin de normer davantage l’univers actuellement chaotique des agences de notations et fournisseurs de données ESG. La croissance de l’investissement responsable ces dernières années a engendré une explosion de l’offre de services et de produits de données ESG. Les gérants d’actifs ont par exemple le choix parmi une centaine d’agences de notation ESG pour analyser les titres à mettre en portefeuille. Mais, en l’absence d’une réglementation propre, ce domaine a vu naître de grandes divergences en matière de pratiques chez ces différents acteurs. Selon Ashley Alder, présidente de l’Iosco et directrice générale du régulateur hongkongaise, « les utilisateurs ont signalé que la multiplicité des notations et des données ESG peut être source de confusion et soulever de sérieuses questions de pertinence, de fiabilité et de greenwashing ». Cette consultation, ouverte jusqu’au 6 septembre 2021, fait suite à un rapport de l’Iosco qui a révélé plusieurs risques et défis dans ce secteur, comme l’absence de transparence des méthodologies de notations ESG ou bien l’existence de conflits d’intérêts potentiels. Ces derniers seraient notamment favorisés par certaines structures de frais et à une séparation insuffisante entre les départements de notation et ceux des mêmes sociétés qui fournissent des services de conseil aux émetteurs pour améliorer leurs notations. Parmi les recommandations ouvertes à la discussion, les parties prenantes sont notamment invitées à apporter leur regard sur la façon dont les régulateurs nationaux pourraient s’emparer du sujet. Concernant les agences de notation, l’Iosco interroge le marché sur la possibilité de forcer ces acteurs à publier leurs méthodologies et que ces notations soient « indépendantes et libres de toutes pressions politiques ou économiques et de conflit d’intérêt ». Pour ce dernier point, l’Iosco suggère que les agences de notation évitent toute notation d’une entreprise avec laquelle elles auraient un lien commercial, où à tout le moins déclarer la relation commerciale et les rémunérations afférentes. Le travail de vigilance n’incombe toutefois pas uniquement aux régulateurs. L’Iosco rappelle aux acteurs de marché qu’il est de leur rôle d’effectuer un travail préalable de contrôle des notations et des données ESG utilisées.
Schroders Capital a annoncé ce 26 juillet avoir levé 335 millions d’euros pour un fonds de dette senior d’infrastructure investment grade. Ce véhicule, dénommé Schroder Euro IG Infra Debt Fund V, va investir dans de la dette brownfield, c’est-à-dire des infrastructures déjà existantes, en Europe. Plus précisément, il visera des opérations de financement d’entreprises ferroviaires, d’infrastructure numériques et des transactions axées sur les énergies renouvelables. Lancé en 2021, ce fonds compte lever 750 millions d’euros d’engagement au total. Au 31 mars 2021, Schroders Capital gérait 66 milliards de dollars (56 milliards d’euros) d’actifs non cotés et alternatifs.
Tikehau Capital a annoncé avoir bouclé la levée du fonds Tikehau Special Opportunities II (TSO II) avec 617 millions d’euros levés. Il s’agit du deuxième millésime de la stratégie de situations spéciales de Tikehau Capital, lancé fin 2019. Il a donc levé un montant plus de quatre fois supérieur à TSO I. TSO II est présenté comme un mandat d’investissement flexible, avec des solutions de financement d’entreprises et des solutions adossées à des actifs sur les marchés de crédit primaires et secondaires en Europe. Son approche se veut opportuniste et multisectorielle. "À ce jour, TSO II a déployé plus de 50 % de ses engagements via des investissements et des engagements fermes. Le rythme de déploiement s’est considérablement accéléré en 2020 dans le contexte lié à la pandémie de Covid-19», précise le communiqué.
La société de gestion 123 Investment Managers a annoncé ce 26 juillet la promotion d’Emmanuel Baulme au rang de directeur associé et sa nomination au comité d’investissement ainsi que la nomination de Kevin Bizot au poste de directeur d’investissement. Emmanuel Baulme évolue chez 123 IM depuis six ans, où il était dernièrement directeur d’investissement. Auparavant, il a travaillé au sein des sociétés de private equity Audacia, MBO&Co, et XAnge. Kevin Bizot est lui arrivé en 2016, après une année comme analyste à la Banque Palatine. Il était jusqu’ici senior associate. Les encours sous gestion de 123 IM s’élèvent aujourd’hui à 1,2 milliard d’euros.
Natixis Investment Managers a annoncé lundi les nominations suivantes, avec effet immédiat. Joseph Pinto est nommé responsable de la distribution pour les zones Europe, Amérique latine, Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique. Il était auparavant ‘chief operating officer’ de Natixis Investment Managers. Christophe Lanne est nommé directeur ressources et transformation de la société de gestion, supervisant les opérations et les systèmes d’information à l’échelle mondiale ainsi que les ressources humaines et la stratégie de responsabilité sociale d’entreprise. Il était auparavant ‘chief talent & transformation officer’ de Natixis Investment Managers. Joseph Pinto et Christophe Lanne restent sous la responsabilité de Tim Ryan, membre du comité de direction générale de Natixis, global CEO du pôle gestion d’actifs et de fortune au sein de la division ‘global financial services’ du groupe BPCE.
La diligence rouge et jaune de Wells Fargo, qui lui a longtemps servie de logo, n’empruntera plus les routes de la gestion d’actifs. Les deux nouveaux propriétaires de Wells Fargo Asset Management, les capital-risqueurs américains GTCR et Reverence Capital Partners, ont décidé d’un nouveau nom pour cette entité : Allspring Global Investments. La division de gestion d’actifs de la banque américaine, qui gère 604 milliards de dollars d’encours (512 milliards d’euros), a été vendue en février dernier par Walls Fargo pour 2,1 milliards de dollars. La nouvelle dénomination sociale devrait entrer en vigueur à la date de clôture de la transaction, qui devrait avoir lieu au second semestre 2021, sous réserve des conditions légales habituelles. L’actuel président annoncé de la structure, Joseph A. Sullivan (ancien dirigeant de Legg Mason) va par ailleurs également endosser le rôle de directeur général, en remplacement de Nico Marais. Ce dernier, en poste depuis 2019, et initialement maintenu par les repreneurs, a finalement décidé de prendre sa retraite. Il conservera un rôle de conseiller senior au sein de l’entreprise.
Le nouveau directeur de la gestion d’actifs de Credit Suisse, l’ex-UBS Ulrich Körner, vient de recruter son ancien collègue David Kruck pour diriger son cabinet, a appris Finews. Ce dernier était jusqu’ici directeur de cabinet du président de la gestion d’actifs d’UBS L’actuel directeur de cabinet par intérim, Henning Wechsung, a lui été nommé directeur de la stratégie pour la gestion d’actifs. Il est rattaché à Markus Rütimann, le directeur des opérations de la branche.
Le groupe italien Azimut a annoncé que sa plateforme de produits basée au Luxembourg, Azimut Investments SA, a été la première société de gestion d’actifs à obtenir l’autorisation de l’autorité de surveillance luxembourgeoise, la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), de gérer des stratégies d’investissement basées sur des actifs virtuels tels que Bitcoin, l’Ethereum, et d’autres sous-classes d’actifs comme les jetons DeFi. «L’autorisation permet à Azimut Investments d'étendre sa licence AIFM pour gérer des fonds d’investissement alternatifs (AIF) qui donneront une exposition aux actifs virtuels», explique le groupe dans un communiqué. Azimut compte donc lancer le fonds AZ RAIF Digital Asset, le premier fonds de droit luxembourgeois et deuxième en Europe qui investira dans des cryptomonnaies, des actifs numériques, des Exchange traded fund (ETF), des fonds et des actions de sociétés fintech ou liées à la blockchain. Le fonds sera réservé aux clients professionnels et géré depuis le hub du groupe à Singapour, «pays reconnu comme le leader mondial des actifs digitaux». Azimut rappelle que le lancement de ce nouveau fonds s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste concernant les actifs numériques que le groupe mène à travers son équipe de gestion globale d’actifs et qui a conduit à l'émission en avril dernier d’AZIM, le premier jeton de sécurité au monde à être promu par une société de gestion. AZIM est une titrisation numérique d’un portefeuille de 5 millions d’euros de prêts aux petites et moyennes entreprises italiennes, originés sur la plateforme Borsa del Credito et garantis par le fonds de garantie Mediocredito Centrale qui est utilisé dans la construction de portefeuilles de fonds de crédit alternatifs luxembourgeois dédiés aux clients professionnels.
Credit Suisse est parvenu à un accord à l’amiable avec son ancien banquier vedette, Iqbal Khan, concernant une affaire présumée de filature qui avait entraîné le départ du directeur général du groupe Tidjane Thiam, a indiqué dimanche une porte-parole de la banque suisse. «Toutes les personnes impliquées ont accepté de régler le problème et cette affaire est désormais close», a déclaré Simone Meier, confirmant une information parue dans le NZZ am Sonntag. Les détails de l’accord, qui met fin à cette affaire qui avait éclaté en septembre 2019, n’ont pas été dévoilés. Selon le journal suisse, l’accord va permettre l’abandon des plaintesdéposées par Iqbal Khan contre la banque et des détectives privés, qui l’auraient suivi ainsi que sa femme dans Zurich. Iqbal Khan est désormais co-président de la gestion de fortune d’UBS au niveau mondial. Un porte-parole de l’autorité fédérale suisse de surveillance des marchés financiers (Finma) a déclaré pour sa part que la procédure lancée l’an dernier contre Credit Suisse était toujours en cours, sans plus de précisions.
Les organismes en placement collectif (OPC) de droit français ont enregistré des rachats de près de 13 milliards d’euros au mois de mai 2021, rapporte le service d'études économiques de l’AFG (Association française de la gestion financière). En cause, une décollecte de 12,5 milliards d’euros sur les fonds monétaires. La répartition entre souscriptions et rachats dans les autres classes d’actifs est relativement atone sur le mois. Au total, les encours des OPC de droit français (qui incluent aussi les FCPE, FPCI, fonds à formule, OPCI, FA et OT), se sont établis à 2.126,8 milliards d’euros à fin mai, en hausse de près de 60 milliards depuis le début de l’année. Cela est dû essentiellement à l’effet marché, puisque la collecte nette est négative en cumulé depuis janvier (-15,3 milliards d’euros). Les fonds monétaires représentent l’essentiel du marché français (1.746 milliards d’euros). Source : AFG