Les investisseurs mondiaux ont repris le chemin du risque. Sur la semaine du 9 au 15 septembre, les fonds actions ont collecté 51,2 milliards de dollars (43,5 milliards d’euros), un plus haut depuis mars 2021, montrent les derniers chiffres sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds obligataires ont, eux, reçu 16,1 milliards de dollars. Ces sommes ont été puisées dans les fonds monétaires, qui ont rendu 61,8 milliards de dollars à leurs porteurs de parts. Sur les actions, les investisseurs ont privilégié les fonds américains, qui ont enregistré une collecte nette de 45,7 milliards de dollars. Dans le même temps, les autres régions du monde n’ont quasiment pas collecté, à l’exception des émergents, avec +1,8 milliard. Sur le marché des Etats-Unis, ce sont les fonds de grandes capitalisations américaines qui ont principalement profité de cet afflux, avec +28,3 milliards de dollars nets, suivis par les fonds croissances (+6,9 milliards), et les fonds de petites capitalisations (+4,2 milliards). Parmi les fonds sectoriels, les stratégies tech retrouvent leur attractivité, avec +3,2 milliards de flux nets, suivis par les fonds de grande consommation (+1,1 milliard), la santé et l’énergie (+1 milliard chacun). Dans l’obligataire, les investisseurs se sont une nouvelle fois dirigés vers les fonds de titres d’entreprises bien notées investment grade, avec +8,7 milliards de flux. Les autres catégories de véhicules ont quasiment toutes collecté entre 1 et 1,4 milliard de dollars, à l’exception des fonds de prêts bancaires, avec «seulement» 600 millions.
Marc Romano, qui a rejoint Mirova en juillet en qualité deresponsable de fonds de private equity à impact, a également été nommé administrateur de Palatine Asset Management, filiale de gestion d’actifs de Banque Palatine, courant juillet,a appris NewsManagers. L’ex-associé et managing director de Rothschild & Coremplace Clément Le Léap, ex-directeur du marché de la clientèle privée et membre du comité de direction général de Banque Palatine, parti chez Milleis Banque. Pour rappel, Banque Palatine est une filiale dugroupe Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE) au même titre que Natixis dont dépend Mirova, affilié deNatixis Investment Managers.
Invesco est en discussions pour fusionner avec l’activité de gestion d’actifs de State Street, a appris le Wall Street Journal. Une opération n’est pas imminente et les négociations pourraient échouer, précise le quotidien américain. Les conditions d’un éventuel rapprochement ne sont pas connues, mais cela constituerait l’une des plus grosses opérations du secteur, vu que le pôle de gestion d’actifs de State Street gère près de 4.000 milliards de dollars d’actifs. State Street Global Advisors détient une grande activité d’ETF. Invesco de son côté pèse 1.500 milliards de dollars d’actifs et dispose aussi d’une importante franchise ETF. Sa capitalisation est de 11 milliards de dollars, contre 32 milliards pour State Street. Le WSJ rappelle que State Street avait mandaté Goldman Sachs pour étudier l’avenir de sa gestion d’actifs en fin d’année dernière. Invesco, de son côté, a vu l’entrée à son capital de l’activiste Trian Fund Management.
Goldman Sachs Asset Management vient de lancer aux Etats-Unis le Goldman Sachs Future Tech Leaders Equity ETF (GTEK), un ETF sur les futurs champions de la technologie. Le fonds, géré activement, sera investi dans des actions d’entreprises cotées du secteur de la tech ayant des capitalisations de moins de 100 milliards de dollars, à la fois dans les pays développés et émergents. Le fonds sera notamment investi dans les composants intelligents, la transformation numérique, les fintechs et la cybersécurité. «De nombreux investisseurs sont surexposés aux méga-capitalisations technologiques américaines matures», observe Katie Koch, co-responsable de l’activité actions fondamentales au sein de Goldman Sachs Asset Management. «Nous pensons que les franchises technologiques dominantes dans 10 ans seront très différentes des plateformes que nous connaissons tous aujourd’hui (…)», ajoute-t-elle. L’activité actions fondamentales de Goldman Sachs Asset Management gère plus de 20 milliards de dollars de stratégies d’actions thématiques et investit dans des stratégies d’actions technologiques depuis plus de 20 ans. «La plupart des innovations que nous avons observées dans le domaine de la technologie au cours des dernières décennies ont été concentrées aux États-Unis et centrées autour de quelques entreprises», a indiqué Sung Cho, gérant de portefeuille de GTEK, «mais nous pensons que nous sommes à un point d’inflexion clé, l’innovation technologique s'étendant à d’autres zones géographiques et à tout le spectre de la capitalisation boursière». Le lancement de GTEK élargit la gamme existante d’ETF thématiques de Goldman Sachs Asset Management. Avec ce nouveau produit, la société de gestion se positionne en concurrence avec les ETF d’Ark Invest, la société de Cathie Wood.
Quilter Cheviot étoffe son équipe d’analyse et de recherche de fonds avec l’arrivée de Yusuf Durmaz, rapporte Citywire. Rattaché à Nick Wood, responsable de la recherche de fonds chez Quilter Cheviot, il se concentrera sur la recherche de fonds ESG et durables et collaborera avecMelissa Scaramellini qui dirige la recherche ESG. Yusuf Durmaztravaillait précédemment chez Allfunds où il analysait les fonds actions internationales, durables et thématiques. Il est également un ancien salarié de GAM où il sélectionnait des hedge funds américains et internationaux ainsi quedes fonds actions traditionnels.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco va repositionner plusieurs fonds pour y intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)à partir de la mi-octobre, selon un document consulté par NewsManagers. Sont concernés en premier lieu les fonds US Structured Equity, Emerging Market Structured Equity, Euro Structured Equity qui verront la mention sustainable (durable en anglais) les précéder dans leur dénomination à compter du 14 octobre. L’intégration de ces critères ESG se fera via un screening positif utilisant une approche best-in-class, en s’appuyant sur la notation extra-financière d’une tierce partie, pour identifier les émetteurs éligibles. A savoir ceux dont les pratiques et standards pour une transition vers une économie bas carbone répondent aux critères ESG d’Invesco. Le screening sera aussi utilisé pour exclure les émetteurs si leurs revenus provenant de certaines activités dépassent un certain seuil. Parmi ces activités figurent notamment le charbon, le nucléaire, les armes, le tabac, les produits chimiques strictement réglementés, le forage dans l’Arctique, l’extraction de sables bitumineux ou de gaz de schiste, les activités générant de la pollution et mettant la biodiversité en péril. Invesco estime que cela réduira l’univers d’investissement du fonds US Structured Equity de 40 à 50%, celui du fonds Emerging Markets Structured Equity de 50% et du fonds Euro Structured Equity de 30% à 40%. Les fonds Invesco Global Bond et Invesco Emerging Markets Innovators Equity vont également être concernés par des repositionnements et l’intégration de facteurs ESG. Le premier sera par ailleurs rebaptisé InvescoEnvironmental Climate Opportunities Bond Fund et le second Invesco Responsible Emerging Markets Innovator Equity. Aussi Invesco va-t-il repositionner 66 de ses autres fonds à compter du 2 novembre 2021, notamment pour y intégrer des critères d’exclusions en fonction du niveau de revenusdes émetteurs provenant desdomaines de l’extraction decharbon, depétrole et degaz non conventionnels, de la production et vente detabac et de cannabis, d’armes nucléaires, d’extraction de sables bitumineux et dugaz de schiste. Toute compagnie dont l’activité sera jugée en violation avec un des principes du Global Compact des Nations Unies sera exclu des univers d’investissements.
La société de gestionEdmond de Rothschild Asset Management a annoncé, jeudi 16 septembre, le recrutement de trois nouveaux gérants de fonds. Delphine Arnaudrejoint ainsi l’équipe Multi-Asset & Overlay, dirigée par Michaël Nizard, en tant que gérante/analyste à compter du 20 septembre 2021. Basée à Paris, elle prendra part à la gestion et au comité d’investissement des fonds multi-actifs et de performance absolue. Delphine Arnauda précédemment évoluéau sein dela Banque Postale AM, entre 2016 et 2021en tant que gérante de fondsdiversifiés pendant trois ans et avant cela, commeanalyste quant attachée à la gestion diversifiée.Elle a égalementtravaillé comme responsable de la gestion diversifiée, crédit et convertibles chez Metropole Gestion. Delphine Arnauda commencésa carrière en tant que gérante-analyste de fonds de hedge funds entre 2007 et 2012avant un passage de trois ans en tantque gérante-analyste obligations convertibleschez Lazard Frères Gestion. Edmond de Rothschild accueille également Daniela Savoia quia rejoint l’équipe de gestion obligataire en tant que gérante/analyste sur le segment de la dette souveraine émergente le 1er août 2021. Elle est membre de l’équipe dédiée à la gestion du fonds Edmond de Rothschild Fund Emerging Sovereign. Basée à Genève, elle est rattachée àRomain Bordenave, gérant/analyste senior dette souveraine émergente. Daniela Savoia occupait précédemment la fonction d’analyste crédit marchés émergents chezFisch Asset Management. Elle a également évolué dans le domaine des restructurations et situations spécialeschez PJT Partners et dans la recherche sur les sociétés latino-américaines chezJP Morgan Securities. L'équipe obligataire d’EdRAM accueillera aussi prochainementAlexander Eventon, nomméresponsable investment grade & dette corporate hybride. Il sera le gérant principal d’une nouvelle stratégie qui investit principalement dans la dette d’entreprise hybride de sociétés de toutes zones géographiques. D’abord basé à Genève puis à Paris, il sera rattaché à Alain Krief, responsable de la gestion obligataire. Avant de rejoindre EdRAM, il a été fondateur et coresponsable des investissementsde son propre fonds. Alexander Eventon a également occupé les fonctions decoresponsable crédit/responsable obligationset gérant principal chez Oddo Meriten Asset Management, Lombard Odier et FFTW/BNP Paribas en Suisse, en France et au Royaume-Uni.
L’Italie est sur le point de devenir le premier pays européen à rendre obligatoire le pass sanitaire pour tous les salariés. Ce projet de «Passeport vert» Covid-19, présenté jeudi en conseil des ministres, prendra la forme d’un certificat numérique ou papier attestant que son titulaire a reçu au moins une dose de vaccin, a été testé négatif ou a récemment contracté la maladie et n’est plus contagieux. Ceux qui ne présenteront pas un laissez-passer valide seront suspendus sans rémunération, mais ne seront pas licenciés. Les salariés qui se rendront au travail sans ce pass sanitaire se verront infliger une amende pouvant atteindre 1.000 euros. Ce décret devrait entrer en vigueur le 15 octobre et devrait concerner les salariés du secteur public comme du privé. Aucun pays n’a encore rendu le pass sanitaire obligatoire pour tous les salariés.
La reprise de l'économie de la zone euro est plus rapide que ce qui était anticipé il y a six mois, grâce notamment à la campagne de vaccination contre le Covid-19 qui a permis d’alléger une grande partie des restrictions sanitaires liées à la pandémie, déclare jeudi la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, dans un entretien à Bloomberg. Elle met en avant le déploiement rapide de la campagne de vaccination dans la zone euro où 70% de la population adulte est totalement vaccinée. La présidente de la BCE évoque également les travaux de l’institution pour la création d’un «euro numérique de banque centrale», dont elle a donné le coup d’envoi cet été.
Altamir et son gérant commandité Maurice Tchénio ont gagné une manche dans le conflit qui l’oppose à Moneta AM. La cour d’appel de Paris a condamné Moneta à verser à Maurice Tchénio, Altamir et Altamir Gérance la somme totale de 400.000 euros en réparation de préjudice d’image, ainsi que 125.000 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile. Moneta avait été condamné en première instance en avril 2020. Considérant que la décote du cours de bourse d’Altamir par rapport à son actif net par action résultait de la gestion, Moneta avait assigné Altamir, Altamir Gérance et Maurice Tchénio devant le tribunal de commerce en 2016 afin de réparer le préjudice causé à la société Altamir du fait de leurs présumées fautes de gestion. Moneta « convaincu du bien-fondé de son action » se réserve la possibilité de se pourvoir en cassation.
Preqin a révélé le classement des plus grands gérants alternatifs en Europe pour chaque segment de la classe d'actifs. Les français ne dominent qu'en immobilier.
L’Australie a pris la décision de dénoncer sa commande de sous-marins français au profit d’une coopération accrue avec les Etats-Unis «dans l’intérêt de sa sécurité nationale», a déclaré jeudi le ministre australien de la Défense, Peter Dutton, tandis que le chef de la diplomatie américaine s’employait à calmer la colère de Paris. L’annonce, dans la nuit de mercredi à jeudi, de l’annulation de la commande de 12 sous-marins à propulsion conventionnelle passée auprès de Naval Group, a provoqué la stupeur et la colère des dirigeants français. L’Australie va être équipée à la place de sous-marins à propulsion nucléaire américains, ont annoncé son Premier ministre Scott Morrison et le président américain Joe Biden, qui ont dit voir dans cette coopération accrue le meilleur moyen de tenir tête aux ambitions de la Chine. Le pacte de sécurité conclu avec Washington et Londres se traduira aussi par des rotations plus fréquentes d’avions de combat américains sur le territoire australien, a précisé Peter Dutton.
Entamée au début de l’été, la normalisation de l’économie s’est poursuivie en août avec des surprises négatives et un marché de l’emploi américain encore atone. Cela ne devrait pas altérer les perspectives de croissance qui restent élevées mais conforte la Fed qui veut laisser l’inflation courir au-dessus de sa cible tant que le marché de l’emploi n’a pas retrouvé une dynamique forte. Ainsi, les actions cycliques et plus globalement le style Value affichent une nouvelle fois la pire performance relative en août aux États-Unis (+2.4% pour le MSCI USA Value) tandis que le style Growth offre la meilleure performance relative (+4.3% pour le MSCI USA Growth). En Europe, la divergence entre les styles Growth et Value est moins marquée. Le style Small Caps a profité d’une légère baisse des taux et affiche la meilleure performance relative (+3.5% pour le MSCI Small Caps).
Le graphique ci-joint montre, sur trois ans, les alphas (ajustés des facteurs) et les betas alternatifs des stratégies actions européennes classées 5 globes par Morningstar (10% des stratégies les moins risquées en termes d’ESG).
La Chine a formellement demandé à adhérer à l’important partenariat de libre-échange transpacifique CPTPP, a annoncé son ministre du Commerce en dépit de la montée des tensions géopolitiques avec l’Australie, un des pays membres. Signé par 11 pays de l’Asie-Pacifique en 2018, ce traité commercial transpacifique (CPTPP) est le plus important pacte de libre-échange de la région, qui pèse pour environ 13,5% de l'économie mondiale. La Chine avait déjà manifesté son souhait d’y adhérer à plusieurs reprises.
En déplacement à Chilly-Mazarin (Essonne), le Premier ministre a confirmé qu’une nouvelle enveloppe de deux milliards d’euros serait consacrée en 2022 au dispositif phare d’aide à la rénovation énergétique pour lequel 500.000 dossiers ont déjà été déposés cette année. Il espère atteindre 800.000 dossiers d’ici la fin 2021. Le renouvellement de cette enveloppe avait été annoncé en juillet par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.
Marigny Capital vient de recruter Tristan Abet au poste de stratégiste cross-assets. Celui-ci arrive de Candriam, où il co-géraitCandriam Global Alpha R, un hedge fund global macro, depuis cinq ans. Tristan Abet a débuté sa carrière dans la banque privée chez BIL puis Barclays Wealth Management. Il fut ensuite stratégiste actions européennes chez Crédit Agricole Chevreux (2005-2011), avant de lancer sa propre société de gestion systématique, OpenMind Asset Management. Avant de rejoindre Candriam, il fut stratégiste cross-asset chez Louis Capital Markets.
Advenis Gestion Privée a annoncé jeudi 16 septembre la signature d’un partenariat avec la fintech Active Asset Allocation. Cette dernière va équiper les conseillers en gestion de Patrimoine d’Advenis GP avec sa plateforme globale d’investissement «Rafa». L’objectif de l’opération est notamment d’aider les conseillers à transformer leurs stocks de fonds en euros et de leurs contrats d’assurance-vie. Avec «Rafa», ils disposeront de différents modules et d’un service d’aide à l’allocation d’actifs. Concrètement, la plateforme permet aux conseillers de «proposer à leurs clients des conseils d’investissements sur mesure, grâce à l’interface ludique et pédagogique du simulateur d’épargne de Rafa», expliquent les deux sociétés dans un communiqué commun. Les conseillers auront également accès à des rapports de conseil personnalisés, en lien avec le projet de son client et son profil de risque.
Le gestionnaire d’actifs alternatif français Meridiam a annoncé ce 16 septembre avoir levé cinq milliards d’euros au cours de l’année 2021 pour cinq nouveaux fonds durables et à impact. Ces nouveaux véhicules s’inscrivent dans le cadre de l’article 9 du nouveau règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). La société de gestionspécialisée dans l’infrastructure confirme que tous les futurs investissements, ainsi que l’ensemble des projets actuels, seront exclusivement dédiés à des projets durables et à fort impact dans trois secteurs clés : la mobilité des biens et des personnes, la transition énergétiqueet l’environnement, et les infrastructures sociales. Parmi ces cinq nouveaux fonds, deux sont des fonds s’appuyant sur desstratégies existantes, avec un total d’actifs sous gestionde 2,8 milliards d’euros. Le premier fonds, dénommé Meridiam Sustainable Infrastructure Europe IV, a atteint son hard cap à 2,3 milliards d’euros cinq mois après son lancement et investira dans les projets d’infrastructures durables de long terme en Europe. Le Meridiam Infrastructure Africa Fund II vise quant à lui une levée de 750 millions d’euros. Ce véhicule investira dans les infrastructures greenfield, c’est-à-dire des nouveaux projets de construction, en Afrique. La société de gestion prévoit d’ailleurs l’ouverture de deux nouveaux bureaux en Afrique du Sud et au Gabon, au-delà des locaux existants à Dakar et à Addis-Abeba. Vers des PME solides et des villes urbaines résilientes Les deux autres nouveaux fonds, qui totalisent 440 millions d’euros d’engagements, visent à accompagner des PME à croissance rapide œuvrant à la transition écologique et aux infrastructures urbaines résilientes. Dénommé The Urban Resilience Fund, le premier fonds est lancé en partenariat avec la Fondation Rockefeller et le fonds de développement des Nations unies (UN Capital Development Fund). Après un premier closing de 290 millions d’euros, ce véhicule investira dans les projets en Europe et en Afrique, afin d’aider les villes à devenir résilients. Le deuxième fonds, baptisé Green Impact Growth Fund, a levé 150 millions d’euros pour investir dans les PMEs innovantes dans les cinq secteurs : l’économie bas carbone, l’économie circulaire, les villes durables et bâtiments intelligents, la mobilité propre et l’agriculture et l’alimentation durables. Enfin, le cinquième fonds, dénommé Meridiam Sustainable Waste and Water Fund, est celui qui a été créé afin d’acquérir les actifs de Suez. «Nous avions présélectionné 5 milliards d’euros fin 2020, ce qui nous a permis de finaliser en quelques semaines, dans le courant du mois de juillet, la souscription des quelque 2 milliards dont nous avions besoin», explique Thierry Déau à L’Agefi quotidien de ce jour. Les fonds ont été apportés par plus de 60 investisseurs institutionnels d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, parmi lesquels des compagnies d’assurance de premier plan, des fonds de pension publics et privés, ainsi que des banques de développement. Même s’il est inévitablement compliqué, le processus de détourage des actifs de Suez avance bien selon le dirigeant de Meridiam. Sa société détiendra 40% du capital, aux côtés du fonds américain GIP et de la Caisse des dépôts. La société de gestion française gère actuellement 17,8 milliards de dollars (15,12 milliards d’euros) d’actifs.
Changement de stratégie d’investissement et changement de nom. Axa WF Framlington Global Small Cap fait peau neuve et devient Axa WF Framlington Next Generation. De quoi permettre à ce fonds qui cible les petites capitalisations, d’obtenir le «label» Tibi du nom du fondateur de l’initiative en faveur du financement des entreprises technologiques en France et destiné à attirer l’argent des investisseurs institutionnels. Axa IM indique en effet avoir renforcé sa philosophie d’investissement en faveur de l’innovation et de la technologie. La gestion demeure entre les mains d’Isabelle de Gavoty, la codirectrice d’Axa IM Framlington. «Le fonds accompagne les entreprises qui, selon nous, bénéficient d’une innovation technologique leur permettant de s’imposer comme un acteur différentiant dans leur secteur d’activité, leur offrant ainsi des perspectives de croissance à long terme. La réalisation de ce potentiel devrait les conduire graduellement au statut de leader. La pérennité de l’avantage compétitif d’une société comme son profil extra-financier (ESG) sont des facteurs déterminants des décisions d’investissement», indique la firme dans un communiqué. Le fonds a également obtenu les labels ISR (Investissement Socialement Responsable) et « Towards Sustainability » de Febelfin. Il est enregistré et accessible aux investisseurs professionnels et particuliers en Allemagne, Luxembourg, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Liechtenstein, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Singapour (dans ce pays, uniquement pour une clientèle institutionnelle), Suisse et Suède.
La reprise de l'économie de la zone euro est plus rapide que ce qui était anticipé il y a six mois, grâce notamment à la campagne de vaccination contre le Covid-19 qui a permis d’alléger une grande partie des restrictions sanitaires liées à la pandémie, déclare jeudi la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, dans un entretien à Bloomberg. «Nous avions prévu que ce serait au mieux début 2022 ; ce sera maintenant en 2021». Elle met en avant le déploiement rapide de la campagne de vaccination dans la zone euro où 70% de la population adulte est totalement vaccinée.
Altamir et son gérant commandité Maurice Tchénio ont gagné une manche judiciaire dans le conflit qui l’oppose à Moneta Asset Management. Selon un arrêt rendu le 16 septembre, la cour d’appel de Paris a condamné Moneta à verser à Maurice Tchénio, Altamir et Altamir Gérance la somme totale de 400.000 euros en réparation de préjudice d’image. La société de gestion d’actifs devra également payer 125.000 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile. Moneta avait été condamné en première instance par le tribunal de commerce en avril 2020.
La société de gestion suisse Vontobel Asset Management vient d’annoncer ce 16 septembre le lancement d’un nouveau fonds d’obligations émergentes à échéance fixe, géré par Sergey Goncharov. Dénommé Vontobel Fund II - Fixed Maturity Emerging Markets Corporate Bond 2026, ce fonds investira principalement dans des obligations d’entreprises investment grade des marchés émergents à maturité courte et moyenne, avec une échéance fixe de cinq ans, et un rendement cible à l’échéance de 4,7%. Ce véhicule exclut une série de secteurs en raison de critères ESG, tout en optimisant le niveau de spread pour un niveau de risque donné. Au 30 juin 2020, Vontobel gérait 280,2 milliards de francs suisses (258 milliards d’euros) d’encours.
Les milliardaires Steven Cohen et Ray Dalio ont rejoint l’engouement pour les crypto-monnaies en «mettant de l’argent au travail», rapporte l’agence Reuters qui a assisté à la conférence SALT à New York où ils intervenaient. «J’ai plus de crypto que d’or», a déclaré Ray Dalio, qui a fondé le plus grand fonds spéculatif du monde, Bridgewater Associates, Steven Cohen, qui dirige Point72 Asset Management, a déclaré plus tôt cette semaine à cette même conférence qu’il espérait ne pas manquer les opportunités présentées par les monnaies numériques. SkyBridge, la société d’investissement alternatif dont le fondateur, Anthony Scaramucci, est l’hôte de la conférence SALT, a un investissement de 12 % dans le bitcoin, a déclaré le co-chef des investissements de la société, Ray Nolte, lors de l'événement.
Lexington Partners envisage de se vendre, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. La société, qui s’est spécialisée dans l’acquisition de participations de seconde main dans des fonds de private equity, a recruté Goldman Sachs Group pour la conseiller sur une vente éventuelle. Elle pourrait être valorisée à plusieurs milliards de dollars. Parmi les racheteurs qui pourraient être intéressés figurent les grandes sociétés de capital investissement, dont KKR.
Lors d’une introduction en Bourse, trouver la juste fourchette de prix de l’offre est un exercice d’équilibriste. Un constat d’autant plus vrai quand le secteur en question ne regorge pas de comparables, comme dans l’univers européen des sociétés de gestion de private equity. Antin Infrastructure Partners (Antin IP) vient de s’y atteler, à l’occasion du lancement de son IPO sur le marché réglementé d’Euronext Paris, ce 15 septembre 2021. La fourchette indicative du prix de l’offre à prix ouvert et du placement global a été évaluée entre 20 et 24 euros par action, laissant présager une valorisation post-opération comprise entre 3,5 et 4,13 milliards d’euros (incluant l’émission d’actions ordinaires nouvelles pour un montant d’environ 350 millions d’euros). La valeur d’Antin IP, qui affichait 19,9 milliards d’euros sous gestion au 30 juin 2021, se trouverait alors légèrement supérieure à celle de Bridgepoint, lors de ses premiers pas à la Bourse de Londres. Fin juillet, la société de capital-investissement d’origine britannique à la tête de 27 milliards d’euros d’actifs avait en effet été valorisée 2,9 milliards de livres (3,4 milliards d’euros). Mais la relative rareté de ce type d’actifs, cumulée à des business modelsde plus en plus orientés vers les seules commissions de gestion, attirent toujours davantage d’investisseurs. Le cours de Bourse de Bridgepoint a d’ailleurs augmenté de près de 15% depuis l’IPO. Plus encore, l’investisseur EQT a vu la valeur de ses actions bondir de 366% depuis son introduction en septembre 2019. Avec 40 milliards sous gestion, il avait été initialement valorisé un peu moins de 6 milliards d’euros. Le bond des valorisations doit notamment son explication à l’appétit des investisseurs pour la récurrence et la visibilité des commissions de gestion des fonds. Antin IP surfe sur cette tendance et compte sur cette IPO pour accélérer la croissance de ses encours sous gestion. Deux tiers du produit brut de l’émission des actions nouvelles – qui pourait s’élever à plus de 400 millions en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation – servira à «financer des plans de croissance».Le dernier tiers doit servir à attirer et retenir les meilleurs gérants, mais aussi à procéder à d’éventuelles opérations de croissance externe. En matière de croissance organique, Antin IP espère compter sur les levées des fonds NextGen et de son véhicule de cinquième génération, attendus entre 2022 et 2023.
Le gestionnaire d’actifs britannique Millennium Global, spécialisé sur la gestion des expositions de change pour les institutionnels, a lancé, mercredi, une version Ucits de sa stratégie Systematic Currency Alpha. Il s’agit du premier fonds Ucits lancé par la firme. Le fonds, domicilié au Luxembourg, s’appuie sur une stratégie gérée depuis plusieurs années, notamment dans le cadre de mandats par Millennium Global. Les gérants prennent des positions courtes et longues sur les devises des neuf principaux marchés développés contre le dollar américain. Le fonds, qui offre une liquidité quotidienne, s’appuie sur un modèle d’investissement systématique basé sur des signaux d’anticipation de tendances tandis que les primes de risque liées aux devises sont analysées via un procédé de sparse-learning, une technique de machine learning. «Les marchés de devises sont un élément central de différentiation économique, financier et géopolitique. Les rendements générés sur les devises sont décorrélés des autres classes d’actifs et permettent une diversification dans les modèles d’allocation des investisseurs. Les valorisations de plusieurs classes d’actifs traditionnelles sont actuellement très hautes, notamment les actions américaines et l’obligataire. Les investisseurs regardent ailleurs pour des rendements attractifs et c’est donc le moment idéal de lancer notre fonds Ucits», explique Mark Astley, co-directeur général de Millennium Global dans un communiqué. Le fonds a levé quelque 100 millions de dollars avant son lancement. Millennium Global gère au total plus de 20 milliards de dollars d’encours pour le compte d’investisseurs institutionnels.
Dans son rapport 2021 sur les actifs alternatifs et réels co-publié avec Amundi, le consultant Preqin a défini les 10 plus gros gestionnaires de fonds pour chaque segment alternatif. Côté hedge funds, au 31 décembre 2020, le fonds alternatif long only britannique The Children’s Investment Master Fund dominait le classement avec 29,2 milliards d’euros d’encours sous gestion. Il devançait le fonds long/short actions Eureka de Marshall Wace (17,8 milliards d’euros d’encours) et le fonds event-driven suédois Cevian Capital II Master Fund (12 milliards d’euros). Le top 10 des hedge funds européen inclut aussi des stratégies de Pictet AM, Polar Capital, TwentyFour AM, Schroders, Aviva Investors ou encore Pharo Management. Le fonds de managed futures Stratus Master du gestionnaire français Capital Fund Management (CFM) se trouve en 8ème position avec 5,3 milliards d’euros d’encours sous gestion fin décembre 2020. Le top 10 des plus gros gestionnaires européens du private equity est, lui, mené par deux anglais SB Investment Advisers (133,3 milliards d’euros d’encours au 31 mars 2021) et CVC (73,4 milliards d’euros au 31 mars 2021). Le français Ardian se classe au troisième rang avec 71,2 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 25 juin 2021. Les Britanniques recensent trois autres représentants (Permira, HG, Cinven) tandis que les Suisses en ont deux (Partners Group, LGT Capital Partners). Le Néerlandais Alpinvest Partners et le Suédois EQT figurent aussi dans ce top 10. Les Britanniques premierssur la dette privée, les Français sur l’immobilier Selon Preqin, sept des dix plus gros acteurs de la dette privée sont londoniens, les trois plus gros d’entre eux étant CVC, M&G Investments et ICG, avec des encours évalués entre 23 et 24 milliards d’euros sur la classe d’actifs. Amundi Real Assets se classe dixième avec 9,5 milliards d’euros d’encours recensés dans ses stratégies dedette privée à fin juin 2021. Sur l’infrastructure, le Britannique M&G Investments (39,5 milliards d’euros d’encours sur la classe d’actifs fin 2020) se classe encore en tête et devance légèrement Allianz Global Investors (38,4 milliards d’euros au 20 avril 2021). Le Suédois EQT complète le podium avec 25,8 milliards d’euros d’encours dans ses fonds infrastructure au 30 juin 2021. A noter les présences d’Antin Infrastructure Partners et Ardian en 5ème et 6ème position. Enfin, sur l’immobilier, deux acteurs français dominent le top 10 des plus gros acteurs européens d’après Preqin. Axa IM Alts se classe premier avec 102 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin septembre 2020. Suivent AEW avec 72,8 milliards d’euros d’encours au 12 juillet 2021 et DWS avec 67,4 milliards d’euros d’encours à fin mars 2021. Amundi Real Assets se situe au cinquième rang (40,5 milliards d’euros à fin juin 2021), devancé par l’allemand Patrizia (47 milliards d’euros d’encours à fin juin 2021).