Joe Biden a signé lundi un décret imposant à la plupart des voyageurs étrangers voulant se rendre aux Etats-Unis d'être vaccinés tout en levant à partir du 8 novembre les restrictions imposées aux personnes en provenance de la plupart des pays européens, de Chine et d’Inde, a annoncé la Maison-Blanche. La fermeture des frontières aux ressortissants de nombreux pays était en vigueur depuis début 2020 pour lutter contre la pandémie. Les voyageurs devront par ailleurs présenter un test PCR négatif réalisé à moins de 72 heures de leur départ pour les Etats-Unis.
La Pologne va porter à 10.000 le nombre de soldats à sa frontière avec la Biélorussie pour empêcher des migrants clandestins, qu’elle soupçonne d'être envoyés par Minsk, d’entrer sur son territoire, a déclaré lundi le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak. La Pologne a déclaré l'état d’urgence dans la région proche de la Biélorussie et prévoit de construire un mur à la frontière. Le Parlement polonais a également adopté une loi qui, selon les défenseurs des droits de l’homme, légalise les refoulements de migrants aux frontières, en violation des engagements internationaux pris par Varsovie.
La société de gestion indépendante suisse Athénée Investment a annoncé ce 25 octobre avoir transféré la gestion de son fonds Allocation Tracker Classique à Delubac AM. Le véhicule, jusqu’ici géré par Futur Investment Managers, est également renommé en «Athénée Gemini». Athénée Investment conseillera Delubac AM en matière d’allocation d’actifs et sélection de titres, a précisé son directeur général et des investissements Jérôme Cavard. Le fonds comptait 7,3 millions d’euros d’encours au 21 octobre 2021.
Le gestionnaire d’actifs américain Federated Hermes, qui dispose d’un bureau en Espagne depuis juillet 2020, a ajouté Melanie Lange à son équipe de distribution pour la péninsule ibérique. Elle est rattachée à Carlos Capela, directeur de la distribution pour l’Espagne, le Portugal et Andorre. L’intéressée est notamment passée par Deutsche Bank, Morgan Stanley et Caixabank.
Katko Capital, la société de gestion fondée par Guillaume Dalibot un ancien gérant de La Financière de l’Echiquier, a lancé le fonds Katko Fund en septembre 2021 avec environ 60 millions d’euros d’actifs sous gestion, annonce un communiqué. Katko Fund sera investi dans un portefeuille concentré de sociétés cotées de qualité au sein d’un univers principalement européen. Les gérants, Guillaume Dalibot et Pierre Laccourreye, ont vocation à détenir les positions le plus longtemps possible, et à peu faire tourner le portefeuille. Le fonds est au format Ucits. La totalité de l’équipe de Katko Capital investit « une partie importante de sa fortune personnelle» aux côtés des investisseurs. Cela concerne le duo de gérants et Alban Stiévenart, le directeur des opérations et responsable du développement. Denis Dalibot, le père de Guillaume Dalibot, ancien président du conseil de surveillance d’Agache, a aussi placé de l’argent dans le fonds. Ce dernier est membre d’un research advisory board composé de trois personnes. «Nous pensons qu’investir dans le fonds, de même que l’absence de commissions de performance, nous permet d’avoir le meilleur alignement d’intérêts possible avec les investisseurs», indique un communiqué. Les décisions d’investissement dépendent uniquement de la recherche financière et stratégie maison de Katko Capital. De plus, la société a mis au point un outil de notation de la gouvernance en interne pour refléter l’importance de ce sujet. Le fonds détiendra seulement des sociétés ayant de bonnes notes dans ce domaine. Agréée enavril dernierpar l’Autorité des marchés financiers, Katko Capital a été fondée en 2019par Guillaume Dalibot, un ancien gérant de La Financière de l’Echiquier, qui a aussi travaillé pour Alken Asset Management. La société de gestion est détenue à 100 % par Guillaume Dalibot. L’équipe se compose aussi de Pierre Laccourreye, un ancien analyste de Gestion 21, et d’Alban Stiévenart, un ancien de Longane Capital. Avec son fonds, la nouvelle société cible une clientèle de personnes privées, family offices et investisseurs institutionnels, précise Guillaume Dalibot à NewsManagers.
Le groupe suisse Eric Sturdza va prendre une participation minoritaire au capital de la société de gestion française Phileas AM. Créée en 2010, cette dernière gère deux fonds, Phileas L/S Europe et Phileas Equity Europe, représentant un total de moins de 100 millions d’euros d’encours. Parallèlement, le groupe Eric Sturdza confie à Phileas Asset Management la gestion de son fonds Ucits Strategic Europe Quality Fund, sont les encours s’élèvent à 472 millions d’euros au 30 septembre. Cet accord prendra effet le 1er novembre. Cyril Bertrand et Ludovic Labal, les deux co-fondateurs et dirigeants de la société, seront les deux cogérants du fonds. La stratégie est centrée sur les grandes capitalisations avec un axe qualité et intègre des critères ESG. Le portefeuille est structuré autour de 30 à 40 positions. Dans le cadre de ce partenariat, le fonds actions européennes de Phileas sera fermé aux nouveaux investisseurs. Auparavant, le fonds Ucits Strategic Europea Quality Fund était géré par Willem Vinke chez Lofoten Asset Management. Suite à la décision du gérant de quitter la gestion d’actions européennes pour se consacrer à des projets personnel, Eric Sturdza Group a lancé un processus de succession, qui a abouti au choix de Phileas AM. «Le partenariat avec le groupe Eric Sturdza est une excellente nouvelle pour Phileas AM. Notre société s’en trouve renforcée à tous points de vue. Les actifs gérés nous permettrons d’étoffer l’équipe de gestion et d’accélérer notre développement», a commenté Cyril Bertrand, président de Phileas AM. A lui seul, le fonds Phileas L/S Europe pesait quelque 282 millions d’euros d’encours quand la société avait décidé de le faire enregistrer en Allemagne en 2019.
La société de gestion australienne Macquarie Asset Management a annoncé, jeudi 21 octobre, l’acquisition de Central Park Group, une société de conseil en investissement indépendante pour institutionnels et clients fortunés. La firme estbasée à New York et se focalisesur l’investissement alternatif(hedge funds, private equity, immobilier et fonds de fonds). Central Park Group revendique plus de 3,5 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Santander Asset Management, division de gestion d’actifs de la banque espagnole Santander, a procédé à un remaniement de ses effectifs chargés de l’analyse, de construction de portefeuille et des investissements, rapporte le média Funds People. Le gestionnaire hispanique souhaite davantage de collaboration entre ses équipes et s’appuie sur le modèle de l’équipe Global Multi-Asset Solutions (GMAS) qu’il avait mis en place en 2019. Santander AM a ainsi décidé d’intégrer toute la chaîne de l’investissement, de l’analyse à la réalisation des opérations en passant par la construction de portefeuille, en un seul modèle baptisé One Investments avec, à sa tête, José Mazoy, responsable mondial des investissements, explique Funds People. Les différentes équipes de Santander AM seront donc désormais spécialisées par fonction. Selon le nouvel organigramme de Santander AM, révélé par Funds People, l’analyse top down verra donc collaborer l’équipe macro-économique, d’allocation tactique et de recherche d’alpha avec celle des solutions d’investissement quantitatives. Kent Peterson supervisera l’analyse top down et s’appuiera sur Haydn Davi, responsable de la première équipe, ainsi que surRuy Ribero, responsable de l’équipe quantitative. L’analyse bottom-up sera dirigée par Nieves Benito, qui a récemment rejoint Santander AM en tant que responsable de l’équipe d’analyse fondamentale européenne. Concernant la construction de portefeuille et la sélection des actifs, Jacobo Ortega Vich cumulera les fonctions de responsable des investissements en Europe et de responsable de la stratégie en portefeuille et de sa mise en œuvre. Trois équipes sont rattachées à lui. D’abord l’équipe GMAS, dirigée par Cristina Rodriguez Iza, directrice des solutions de portefeuilles. Celle-ci continue par ailleurs de superviser une unité chargée des mandats de gestion institutionnels que l’ex-responsable, Philippe Muñoz, a quitté en juillet. Deuxième équipe rattachée à Jacobo Ortega Vich, celle des investissements directs, menée côté actions par José Antonio Montero de Espinosa et côté obligations par Armando Lopez. L’équipe de trading dirigée par José Cañetesera également rattachée à Jacobo Ortega VIch. Enfin, les fonctions d’Ana Rivero, responsable de l’équipe ESG, seront transversales dans le modèle One Investments de Santander AM.
La société de gestion Ossiam, affilié de Natixis IM, a annoncé ce 22 octobre avoir obtenu le Label ISR (investissement socialement responsable) pour deux fonds supplémentaires. Il s’agit des fonds Food for Biodiversity et Europe ESG Machine Learning. L’audit pour l’obtention de ce label public a été réalisé par Deloitte.
La société de gestion Amundi va procéder à la fusion de deux fonds obligataires le 14 janvier 2022, a appris NewsManagers. La Sicav Amundi Oblig 5-7 Euro (55 millions d’euros d’encours au 20 octobre 2021) va être absorbée par le fonds commun de placement Amundi Social Bonds, lancé en février dernier et cumulant 224,7 millions d’euros d’encours au 20 octobre 2021. Les deux fonds sont gérés par Isabelle Vic-Philippe, responsable de la gestion obligataire euro aggregate chez Amundi. La Sicav Amundi Oblig 5-7 Euro vise à surperformer un indice de JP Morgan via une exposition d’obligations souveraines européennes investment grade dont lamaturité est comprise entre5 et7 ans. Le FCP Amundi Social Bonds investit, lui, dans des obligations internationales ayant pour but de financer des projets à dimension sociale et intègrent des caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernancedans sa construction de portefeuille.
Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) a occupé une grande partie des échanges du Fund Forum International qui se tenait à Monaco la semaine dernière.
Christian Preben Bang, qui était jusqu’ici senior analyste au sein de Norges Bank Investment Management, gestionnaire dufonds souverain norvégien, vient de rejoindre le gérant de fortune local Fondsfinans Kapitalforvaltning. il va gérer le fonds Fondsfinans Global Helse, qui investit enactions internationales spécialiséessur le secteur médical. Le véhicule compte actuellement 622 millions de couronnes norvégiennes (64 millions d’euros) d’encours. L’intéressé travaillait au sein de NBIM depuis sept ans. Il était chargé de la gestion des risques, de l’analyse quantitative et des stratégies systématiques. Il a commencé sa carrière comme data scientist pendant deux ans avant de rejoindre le fonds souverain.
Pimco a recruté Ayman Hindy en tant que managing director, en charge de la réingénierie et de l’infrastructure de la gestion de portefeuilles, un poste nouvelle créé. Il sera basé à Newport Beach et sera rattaché à Dan Ivascyn, managing director et directeur des investissements de Pimco. Ayman Hindy travaillera également en étroite collaboration avec Manny Roman, managing director et directeur général de Pimco sur certaines initiatives commerciales ayant un impact sur la gestion de portefeuille. Le rôle d’Ayman Hindy sera axé sur la supervision opérationnelle des processus de gestion de portefeuille, de la technologie et de l’exécution, en assurant l’intégration transparente de l’analyse, de la technologie, de la gestion des risques et de la gestion de portefeuille. Il supervisera les risques liés aux produits complexes, développera des stratégies pour améliorer l’efficacité de la salle des marchés et mettra en œuvre les meilleures pratiques dans l’ensemble du complexe alternatif de Pimco. Avant de rejoindre Pimco, Ayman Hindy était partenaire opérationnel chez Safar Partners. Il a travaillé aussi par le passé pour Advanced Liquidity Concepts (racheté par Point72 AM) et Capula Investment Management.
La filiale de gestion d’actifs de Goldman Sachs, Goldman Sachs Asset Management, a récemment recruté Marit van Rheenen au poste nouvellement créé de responsable de l’ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans le domaine de l’immobilier en Europe et en Asie-Pacifique. Basée à Londres, elle travaillait précédemment chez Jones Lang LaSalle (JLL) dans la division Upstream, dédiée aux solutions de durabilité pour les développeurs, détenteurs et occupants de biens immobiliers. Elle a également travaillé chez OVG Real Estate.
East Capital a recruté Jessica Scott en tant que directrice marketing et communication. L’intéressée vient de Santander Consumer Bank, où elle s’occupait de marketing stratégique en Europe du Nord. Son recrutement va permettre à Karin Hirn, associée et directrice du développement durable, de se concentrer entièrement à la gouvernance, à l’impact et à l’ESG. Cette dernière dirigeait la communication d’East Capital jusqu’à présent.
Les fonds actions ont maintenu une forte attractivité auprès des investisseurs internationaux, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Entre le 14 et le 20 octobre, ils ont reçu 24,5 milliards de dollars (21 milliards d’euros) de flux nets, principalement vers les fonds US (+15,7 milliards). Les investisseurs ont privilégié les fonds de grandes capitalisations américaines, qui ont attiré 11,7 milliards de dollars. Peu d’autres catégoriesont enregistré de collecte significative en Amérique du Nord. On peut toutefois noter le succès des fonds sur les financières (+2,8 milliards de dollars), des fonds tech (+1,6 milliard de dollars) et des fonds sur le secteur des matériaux (+1,2 milliard de dollars). Dans le reste du monde, les fonds actions émergentes ont collecté 1,2 milliard de dollars, tandis que ceux positionnés sur le Japon ont rendu 1,1 milliard. Les fonds actions européennes ont décollecté de 0,2 milliard de dollars. Les fonds obligataires, qui ont enregistré une collecte famélique la semaine dernière, ont retrouvé des couleurs, avec +5,7 milliards de dollars. Cette bonne santé cache toutefois une intensification de la décollecte des fonds d’obligations investment grade, la locomotive des flux sur ce segment en temps normal. Ceux-ci ont rendu deux milliards de dollars, soit la pire décollecte depuis mars dernier. Les investisseurs internationaux leur ont préféré les fonds d’obligations à haut rendement (+2,4 milliards de dollars), les fonds d’obligations souveraines (+3,1 milliards de dollars dont 1,8 pour les titres indexés à l’inflation), et la dette bancaire (+1,1 milliard de dollars). Les fonds monétaires ont, eux, rendu 4,2 milliards de dollars.
Algebris, la société fondée par Davide Serra, s’apprête à lancer un fonds de private equity qui sera investi dans des entreprises impliquées dans la transition écologique, rapporte Bluerating. Le fonds aura un univers paneuropéen, avec un biais italien. «Nous voulons appliquer notre style aussi aux investissements durables, en adoptant une approche non seulement financière mais aussi industrielle», selon un porte-parole de la société. Ces derniers mois, Algebris a créé un département dédié à la transition énergétique et environnementale confié à Valerio Camerano.
Credit Suisse a annoncé ce 21 octobre avoir reçu une tranche de 129 millions de dollars australiens (83 millions d’euros) de GFG Alliance, dans le cadre de l’affaire Greensill. Cette somme provient de la restructuration de la dette des activités du conglomérat indien Gupta en Australie. Elle permettra de rembourser ensuite les investisseurs des fonds Supply chain finance. Le reste des 240 millions de dollars australiens devrait être échelonné mensuellement jusqu'à mi-2023, a précisé la banque.
State Street n’a aucune intention de céder son activité de gestion d’actifs, ont déclaré ses dirigeants à l’occasion de la présentation des résultats trimestriels du groupe. Les dirigeants n’ont pas voulu commenter les articles selon lesquels le groupe discute avec ses concurrents au sujet de l’activité de gestion, rapporte le Financial Times. Mais ils ont souligné l’importance de l’activité pour l’entreprise. «C’est une activité qui nous aide stratégiquement du point de vue du portefeuille et qui, depuis de nombreuses années, est un peu notre laboratoire pour tester différentes choses qui nous donnent un aperçu du reste du marché», a déclaré Eric Aboaf, directeur financier de la société. «Notre objectif primordial serait de continuer à participer à l’activité, en supposant que nous puissions continuer à améliorer les performances», poursuit-il. «Nous aimons cette activité et nous aimons plus particulièrement notre activité», a-t-il ajouté.
Le groupe financier belge Degroof Petercam a nommé, ce jeudi, Hugo Lasat au poste de président du comité de direction (CEO)et membre exécutif du conseil d’administration. Hugo Lasat, qui évolue dans le secteur financier en Belgique depuis plus de trente ans,occupaitdepuis 2016 les fonctions de directeur général de Degroof Petercam Asset Management (DPAM) suite à la fusion entre Degroof et Petercam. Il avait été précédemment directeur de la gestion d’actifs institutionnelle de Petercam.Hugo Lasat remplace Bruno Colmant, qui s'était retiré de la direction généralede Degroof Petercam en juinpour se reconcentrer sur son poste de responsable de la banque privée du groupe. Hugo Lasat est lui-même remplacé par Peter De Coensel, actuel responsable des investissements obligataires et membre du conseil d’administration,au poste de directeur général de DPAM. Peter De Coensel avait rejoint Petercam en 2009 en tant que gérant de fonds. Ila commencé sa carrière en 1991 chez ING Belgique (anciennement BBL), où il était teneur de marché pour les obligations d'État belges avant de se spécialiser à partir de 1994 en trading en obligations d'État européennes pour ABN Amro et CDC Paris. Le nouveau directeur général de DPAM a également été gérant de hedge funds chez Commodities Corporation, acquis par Goldman Sachs AM mais aussiconsultant en stratégie des marchés financiers pour IBM et Capco. Il a en outre géré des fondscrédit et de mandats ségrégés chez Capital@Work entre 2005 et 2009.
L’ambitieux projet de la Commission européenne d’Union des marches capitaux (CMU, Capital Markets Union), lancé il y a un peu plus d’un an, devrait être finalisé en temps et en heure. «Nous sommes dans la phase finale pour délivrer un premier paquet de mesures du plan de CMU, qui devrait être adopté par la Commission européenne d’ici la fin de l’année, si tout va bien», a déclaré Alexandra Jour-Schröder, la directrice générale adjointe de la Direction générale pour la stabilité financière, les services financiers et de l’union des marchés de capitaux de la Commission, lors d’une conférence organisée ce 21 octobre par l’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME). Le financement via les marchés primaires en Europe a continué de progresser au cours du premier semestre 2021. Il représentait 16,8% du financement total des entreprises sur la période, contre 11,8% sur 2020, selon le quatrième rapport sur les Indicateurs clés de performance de l’Union des marchés de capitaux de l’AFME. Cela reste toutefois encore bien en-deçà d’autres pays, tels que les Etats-Unis, dont la part du marché primaire dans le financement d’entreprise est 2,6 fois plus important que dans l’Union. En France, les émissions sur les marchés de capitaux se sont élevées à 38 milliards d’euros au premier semestre 2021, soit un recul de 37 % (annualisé) par rapport à 2020. «Cette baisse s’explique par la diminution des émissions d’obligations, partiellement compensée par une augmentation des financements en fonds propres», selon le rapport. Un besoin urgent d’attirer les ménages européens vers les marchés de capitaux Le rapport de l’AFME a également souligné que le taux d'épargne des ménages de l’Union a progressé de 7 points entre 2019 et 2021, passant de 12 % à 19 % des revenus disponibles. Toutefois, les dépôts bancaires demeurent le choix par défaut de nombreux ménages pour placer leur épargne nouvellement créée. Une situation que regrette Tanguy Van de Werve, le directeur général de l’association européenne du secteur de la gestion d’actifs (EFAMA). «Il faut une stratégie ambitieuse en direction des investisseurs particuliers. Elle doit se baser sur une documentation simple, un accès à un conseil financier abordable et de haute qualité, et une amélioration de la connaissance financière en général. Il faudrait également penser à réduire le montant du ticket d’entrée minimum [dans les fonds] pour les investisseurs retail, qui me semble très élevé aujourd’hui», a-t-il déclaré. Des règles de cotation plus simples pour les PME Pour favoriser encore davantage le financement via les marchés de capitaux sur le continent, l’AFME recommande la prise de mesures qui inciteraient plus fortement les entreprises à choisir la cotation en Bourse. Alexandra Jour-Schröder a ajouté, dans la conversation, que sa direction travaillait actuellement à une simplification des règles de cotation, notamment pour les petites et moyennes entreprises via les marchés « growth »,ces nouvelles places d’échanges instituées par la réglementation européenneMifid 2. Cette réforme des règles de cotation doit notamment réduire les lourdeurs bureaucratiques auxquelles font face les PME désireuses d’entrer en Bourse. «Les cotations en Bourse coûtent très chères et le processus est lourd, notamment pour des PME.Nous sommes en train d’évaluer l’efficacité des règles de cotation, afin de voir s’il y aura besoin de changements législatifs. Ce procès sera mené l’année prochaine», a-t-elle précisé à l’auditoire. Ce changement de réglementation va au-delà d’une simple question de fluidité, et charrie des problématiques de compétitivité mondiale, selon RainerRiess, le directeur général de la Fédération des Bourses européennes (FESE). «Il y a une forte corrélation entre le niveau de développement des marchés de capitaux et la performance économique d’un pays. Le fait que certaines entreprises préfèrent se coter ailleurs qu’en Europe, et surtout aux Etats-Unis, affaiblit notre base d’investisseurs et nos marchés de capitaux au fil du temps. La réflexion autour de ces règles doit aussi se concentrer sur la structure des droits de vote multiples pour des PME et les mesures d’incitations fiscales. Ces dernières sont aujourd’hui biaisées au profit du financement par l’emprunt pour les entreprises», a-t-il analysé.
Le bitcoin a baissé de 3,02% à 64.000 dollars jeudi, pour clôturer à -4,70%, à 62.657 dollars jeudi soir, après avoir atteint un record de 67.016 dollars mercredi, au lendemain du lancement du premier fonds indiciel lié au bitcoin, l’ETF ProShares Bitcoin Strategy. Les analystes s’interrogent sur son impact sur les flux d’investissements dans les cryptomonnaies. D’autres ETF bitcoins basés sur des contrats à terme sont sur le point d'être lancés: l’ETF Valkyrie Bitcoin Strategy devrait commencer à se négocier vendredi sur le Nasdaq sous le ticker BTF, ont confirmé le Nasdaq et Valkyrie. L’ETF VanEck Bitcoin Strategy devrait débuter la semaine prochaine sur Chicago Board Options Exchange (Cboe) sous le ticker XBTF, a déclaré Cboe.
Les trois partis sociaux-démocrates, écologistes et libéraux allemands qui négocient actuellement la formation d’une coalition ont indiqué jeudi vouloir parvenir d’ici fin novembre à un accord final pour former le nouveau gouvernement. Olaf Scholz en deviendrait le chancelier dans «la semaine du 6 décembre». Les trois partis avaient jusqu’ici promis de former le prochain exécutif d’ici Noël. Les trois formations, aux programmes très différents, mènent depuis début octobre des discussions pour tenter de former une coalition inédite, sans les conservateurs d’Angela Merkel qui ont enregistré le pire score de leur histoire lors des législatives du 26 septembre. Parmi les compromis trouvés : pas de hausse d’impôts, le respect des limitations d’endettement, un objectif de sortie du charbon avancé à 2030, l’augmentation du salaire minimum horaire à 12 euros.
Les Etats-Unis ont accepté jeudi de supprimer des mesures de sanctions commerciales, brandies contre plusieurs pays ayant décidé d’imposer des taxes sur les services numériques, visant notamment les géants américains du secteur, ont annoncé les parties prenantes à l’accord. Ces mesures de rétorsion avaient été suspendues par l’administration Biden pour laisser une chance aux négociations sur une réforme mondiale de la fiscalité, qui ont abouti à un accord.
La multiplication des émissions, avec l’arrivée de l’Union européenne sur ce marché, peut provoquer un engorgement. Mais tout est question de rendement.
Le fournisseur de recherche et d’indices thématiques Robo Global a recruté Axel Belorde en qualité de responsable du développement de l’activité pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique ainsi que pour l’Asie. Basé à Zug en Suisse, il sera rattaché à Richard Lightbound,directeur général de Robo Global pour ces régions. Axel Belorde travaillait précédemment au sein de l'équipe européenne de développement de l’activité dePalantir Technologies, société américaine de services et d'édition logicielle spécialisée dans l’analyse et la science des données. Auparavant, il a occupé diverses responsabilitéschez Legal & General Investment Management et BlackRock après avoir débuté sa carrière chez Liongate Capital Management en tant qu’analyste.