La croissance allemande a ralenti à 0,1% au deuxième trimestre. Le PIB de la zone euro n'a augmenté que de 0,2%. De quoi compliquer les plans d'austérité
L’Espagne a placé hier 5,7 milliards d’euros de dette dans de bonnes conditions, signe de la détente des marchés après les opérations de rachat de la BCE la semaine dernière. L'émission de titres à 12 mois a permis à Madrid de lever 4,155 milliards d’euros au rendement moyen de 3,335%, contre 3,702% lors de l’opération similaire précédente. Le taux de couverture a été de 2,1 contre 2,2 précédemment. Le Trésor espagnol a aussi levé 1,541 milliard d’euros à 18 mois, au rendement moyen de 3,592% (contre 3,912% précédemment). Le taux de couverture a été de 3,2 (contre 5,5).
La Grèce a levé 1,3 milliard d’euros mardi à la suite de l’adjudication de bons à trois mois. Le rendement a baissé de huit points de base par rapport à celui de la dernière opération, le 19 juillet, soit 4,50% contre 4,58% précédemment. Le taux de souscription a atteint 2,95 contre 3,08 en juillet. Les investisseurs étrangers ont acheté 23% des titres émis.
La Finlande, l’un des six membres de la zone euro à bénéficier d’une note «AAA», est parvenue à un accord avec la Grèce concernant le collatéral attaché aux prêts consentis par Helsinki à Athènes, condition sine qua non pour que la Finlande accepte de participer au plan d’aide à la Grèce. La ministre des Finances, Jutta Urpilainen, a précisé que la taille du collatéral n’avait pas encore été définie. «La Grèce ferait un dépôt en liquide en Finlande et celui-ci serait investi. Avec les intérêts, la somme serait comparable à la partie finlandaise des prêts que la Grèce recevra du FESF», a-t-elle déclaré. Cette dernière a réaffirmé l’opposition de la Finlande à la création d’euro-obligations. «Chaque pays est responsable de sa propre dette aujourd’hui et demain donc il n’y a pas de changement dans notre position à ce sujet. Nous resterons critiques à l'égard des eurobonds», a expliqué Jutta Urpilainen.
Les Français les plus riches doivent participer à la réduction du déficit sous la forme d’une contribution fiscale exceptionnelle, estime Maurice Lévy, le président de l’Association française des entreprises privées (Afep) dans une tribune publiée hier dans Le Monde. Maurice Lévy, qui préside le directoire de Publicis, prône «une réduction brutale, immédiate du déficit public» et se dit favorable à «une contribution exceptionnelle des plus riches, des plus favorisés, des nantis». Aux Etats-Unis, Warren Buffett avait déjà réclamé lundi une hausse des impôts pour les «mégariches».
La BCE a été sollicitée lundi à hauteur de 1,259 milliard d’euros, alors que les demandes ne représentaient que 6 millions vendredi. Les prêts à 24 heures avaient atteint 4,058 milliards d’euros mercredi dernier, journée noire pour les banques européennes. Dans la mesure où la BCE a assuré hier son allocation régulière de liquidités illimitées à une semaine, le recours onéreux à cette facilité devrait être de courte durée.
La production a progressé de 0,9% en juillet, soit son plus fort rythme de croissance depuis sept mois. Le consensus Reuters tablait sur une hausse plus modeste de 0,5%, après un gain de 0,4% en juin. Sur un an, la production industrielle est en hausse de 3,7%. Le taux d’utilisation des capacités est ressorti à 77,5% en juillet, au plus haut depuis août 2008, contre 76,9% en juin.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en septembre a terminé à 86,65 dollars, en recul de 1,23 dollar par rapport à la veille. A Londres, sur l’IntercontinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a cédé 44 cents à 109,47 dollars, dans un marché inquiet du fort ralentissement de la croissance en Europe et des indicateurs toujours mitigés aux Etats-Unis.
Un collectif de près de 1.000 américains victimes d’une attaque terroriste iranienne dans une base militaire américaine à Beyrouth en 1983 poursuivent Clearstream Banking SA of Luxembourg, une filiale de Deutsche Börse, pour avoir aidé Téhéran en lui donnant accès à 250 millions de dollars d’actifs gelés et en facilitant leur sortie du système financier américain, selon le Wall Street Journal qui cite des documents publiés récemment par la cour fédérale de New York.
La hausse des prix à la consommation s’est à nouveau accélérée au mois de juillet, pour atteindre 4,4% sur un an, contre une inflation de 4,2% en juin. L’inflation sous-jacente a progressé de 3,1%, après 2,8% au mois de juin. Ce sont notamment les prix des vêtements qui ont relancé l’inflation sur la période. Ces chiffres devraient accroître la pression sur la Banque d’Angleterre, qui doit arbitrer entre risque de récession et forte inflation.
En données corrigées des variations saisonnières (CVS), les mises en chantier ont reculé de 1,5% à 604.000, contre 600.000 prévus par le consensus Reuters. Quant aux permis de construire, ils ont affiché une baisse de 3,2% à 597.000 unités le mois dernier, contre un consensus qui anticipait 605.000 après 617.000 en juin.
Les prix à l’importation ont augmenté de 0,3%, contre une baisse de 0,1% attendue, après un recul de 0,6% en juin. Les prix à l’exportation ont baissé de 0,4%, alors que le consensus prévoyait une hausse de 0,1%, après une hausse similaire en juin. C’est leur première baisse en un an. Les prix à l’importation des produits pétroliers ont progressé de 0,6% en juillet après une baisse de 2,2% en juin. Hors pétrole, les prix à l’importation ont augmenté de 0,2% après un recul de 0,1% en juin.
HSBC Singapore vient de nommer Paul Arrowsmith en qualité de responsable de la banque de détail et de la gestion de fortune à Singapour, rapporte Wealthbriefing.Dans ses nouvelles fonctions, Paul Arrowsmith aura la responsabilité de toutes les activités liées notamment à la gestion de fortune, dont l’assurance et la gestion d’actifs. Il est rattaché à Alex Hungate, general groupe manager et chief executive pour Singapour.
En juillet, les fonds espagnols de valeurs mobilières ont subi leur cinquième mois consécutif de sorties nettes avec 570 millions d’euros, contre 1,19 milliard en juin, selon les statistiques de l’association Inverco des sociétés de gestion. L’encours au 31 juillet ressortait pour sa part à 132,15 milliards d’euros, soit 0,9 % ou 1,19 milliard de moins que fin juin. Il était de 138,08 milliards fin décembre 2010.Les sept plus grands gestionnaires du pays, par le volume des actifs, ont tous accusé le mois dernier des sorties nettes, les trois premiers subissant les hémorragies les plus fortes. Santander Asset Management (22,63 milliards d’euros d’encours) a vu sortir 262,55 millions d’euros tandis que BBVA Asset Management (20,54 milliards) a enregistré des sorties de 176,36 millions et qu’Invercaixa Gestión (16,18 milliards) faisait face à des sorties nettes de 105,61 millions. En revanche, le huitième du classement par les encours, Bansabadell Inversion (4,49 milliards d’euros), a bénéficié de souscriptions nettes de 76,millions d’euros.
Ten Cate vient de rejoindre BNY Mellon AM en qualité de managing director pour les Pays-Bas, rapporte le site IPE. Dans ses nouvelles fonctions, Ten Cate sera l’avocat des différents services proposés par le groupe américain aux fonds de pension néerlandais. BNY Mellon assure des services d’administration de fonds pour environ 30% des fonds de pension néerlandais et il traite la gestion d’actifs pour près d’une douzaine d’entre eux.Ten Cate travaillait précédemment chez le britannique Insights Investments (150 milliards d’euros d’actifs sous gestion) qui a été récemment racheté par BNY Mellon.
Citi a annoncé le 11 août le lancement d’une activité de services à destination du marché des ETF dans la région Asie-Pacifique.Citi ETF Services fournira aux émetteurs d’ETF dans la région des solutions intégrées comprenant notamment la tenue de marché, l’administration, la conservation et la comptabilité. L’activité dans la région sera co-dirigée par Bob Simon et Jeff McCarthy. Le premier est actuellement responsable du «programme trading» de Citi Global Markets à Hong Kong, le second étant basé à New York où il est responsable mondial des produits ETF pour la partie «securities and fund services».
Le fonds souverain norvégien, Government Pension Fund Global, a dégagé une performance de 0,3 %, soit 4 milliards de couronnes norvégiennes, au deuxième trimestre 2011, ce qui est inférieur de 0,1 point au rendement des indices de référence du fonds. Dans le détail, la poche actions du fonds, qui représente 60,5 % du total, a perdu 0,7 % sur les trois mois, tandis que les investissements obligataires, qui pèsent 39,4 % du portefeuille, ont gagné 1,8 % en devises internationales (0,1 % du fonds est investi en immobilier). Les encours du fonds ont augmenté de 9 milliards de couronnes norvégiennes à 3.111 milliards de couronnes, grâce à l’effet performance, et aux 53 milliards de couronnes injectés par le gouvernement. En revanche, l’affermissement de la couronne norvégienne face à de nombreuses devises dans lesquelles le fonds est investi a réduit les encours de 48 milliards.
Pour un montant non divulgué, nabInvest (51 milliards de de dollars australiens d’encours), la filiale de gestion d’actifs de National Australia Bank (NAB), acquiert Aviva Investors Australia (5,5 milliards de dollars australiens). Cette transaction exclut les activités immobilières directes d’Aviva Investors Australie ainsi que les ressources qui ne sont pas directement liées à l’activité du groupe en Australie.Aviva Investors a l’intention désormais de concentrer le développement de sa présence en Asie-Pacifique à Singapour.
En septembre 2010, la Commerzbank avait dû geler les remboursements du Premium Management Immobilien Anlagen (PMIA), qui investissait dans des fonds immobiliers offerts au public dont les remboursements avaient eux-mêmes été suspendus. A présent, rapporte le Handelsblatt, la banque propose pour les quatre prochaines semaines aux souscripteurs du PMIA un montant de 43,38 euros pour chaque part émise à 50 euros.Ce montant correspond d’après la Commerzbank à 92 % de la valeur liquidative alors qu’en Bourse les parts se traitent actuellement aux alentours de 33 euros l’unité.
Allianz Global Investors a indiqué dans un communiqué avoir fermé le fonds de fonds immobilier de droit allemand Premium Management Immobilien-Anlagen, dont les actifs étaient gelés depuis le 27 septembre 2010. Cette fermeture permettra aux porteurs de parts d’avoir accès à leur capital investi. Dès le mois d’octobre, une première tranche de 500 millions d’euros sera ainsi distribuée, précise le communiqué. La Commerzbank, qui avait l’exclusivité de la distribution de ce fonds, propose à ses 50.000 clients ayant des parts dans le fonds 43 euros par tranche de 50 euros de participation dans le produit, a indiqué fondsprofessionell. Les parts cotaient 33 euros dernièrement, précise Reuters.
Lundi 15 août HSBC Global Asset Management (Deutschland) a annoncé la commercialisation en Allemagne du compartiment Asian Currencies Bond (ISIN: LU0210635255) de sa sicav luxembourgeoise HSBC GIF (lire notre dépêche du 8 juin). Il s’agit comme son nom l’indique d’un fonds investissant en obligations asiatiques libellées en monnaies locales et donc susceptibles de bénéficier du potentiel d’appréciation de ces devises. La monnaie de référence pour ce nouveau produit est le dollar américain.Le fonds, dont le benchmark est le Markit iBoxx ABF Pan Asian ex China and HK Index, est géré par Cecilia Chan, qui est également Fixed Income CIO Asia Pacific de HSBC Global AM, ainsi que par Alfred Mui.
Selon un proche du dossier cité par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Credit Suisse Allemagne intensifie les préparatifs pour une réouverture des remboursements du fonds immobilier CS Euroreal (environ 6 milliards d’euros) : le gestionnaire aurait revendu deux immeubles commerciaux situés à Dresde et Leipzig à RREEF (Deutsche Bank), pour 140 millions d’euros. En début de mois, il avait déjà annoncé la cession de trois autres actifs pour augmenter sa liquidité.
Durant la seule semaine au 10 août, une période particulièrement agitée en raison de la perte de son triple A par les Etats-Unis, de rumeurs diverses et variées, de données macro-économiques décevantes et de la persistance de très fortes tensions sur le marché de la dette européenne, les transactions sur les fonds ont été marquées par une explosion des rachats dans la plupart des catégories, selon les estimations communiquées par EPFR Global.Les fonds actions ont ainsi subi une décollecte nette de 26,1 milliards de dollars, un niveau jamais vu depuis la fin du deuxième trimestre 2008. Et la théorie du découplage qui veut que les marchés émergents ne sont plus liés au destin des marchés développés, a été démentie par les chiffres. Les fonds actions dédiés aux marchés émergents ont subi des rachats nets de 7 milliards de dollars durant la semaine au 10 août, la plus importante jamais vue depuis début 2008. Même tendance du côté des fonds obligataires avec des sorties nettes de 10,4 milliards de dollars. Les seuls fonds obligataires à haut rendement ont représenté les deux tiers de cette décollecte malgré des taux de défaut encore relativement faible et l’engagement de la Réserve fédérale à maintenir les taux à un bas niveau pendant encore deux ans. Les fonds obligataires internationaux et européens ont enregistré des rachats nets de plus de 1 milliard de dollars. En revanche, les fonds monétaires, dont l’hémorragie s'était poursuivie la semaine précédente, ont attiré une collecte nette record de 49,8 milliards de dollars durant la semaine au 10 août.Autres bénéficiaires des turbulences estivales, les fonds de matières premières et tout particulièrement les fonds spécialisés sur l’or et les métaux précieux qui, depuis début juillet, ont enregistré des souscriptions nettes de plus de 9 milliards de dollars. Une évolution toutefois tempérée par des rachats sur les fonds de matières premières industrielles.
John Paulson a réduit de moitié sa participation dans Bank of America, selon le Financial Times. Paulson & Co détenait 60,5 millions d’actions de la banque fin juin, une participation qui ne représentait plus que 780 millions de dollars à la clôture lundi. Le hedge fund a aussi réduit sa participation dans Citigroup de 19 % à 33,5 millions de titres, une participation qui vaut maintenant 1,05 milliard de dollars, mais a augmenté sa position dans Wells Fargo de deux tiers à 33,6 millions de titres ou 840 millions de dollars. La plus grosse position connue du public reste sa participation dans l’ETF SPDR Gold Trust, de 4,6 milliards de dollars.
Les fonds américains ouverts au public (mutual funds) ont subi en juillet des rachats nets de 17,1 milliards de dollars, soit la plus forte décollecte depuis décembre 2008, provoqués une nouvelle fois par les rachats massifs réalisés dans les fonds actions, selon les dernières statistiques communiquées par Morningstar. Du coup, l’ensemble des fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, voient sortir un peu plus de 17 milliards en juillet mais sur les sept premiers mois de l’année, ils enregistrent une collecte nette de près de 118 milliards de dollars. Les fonds actions ont en effet soldé le mois de juillet sur une décollecte de 22,88 milliards de dollars, du jamais vu depuis octobre 2008, un mois qui, au plus fort de la crise financière, s'était terminé sur des rachats de 27,9 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, la décollecte nette s'établit à 14,2 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont de leur côté enregistré des souscriptions nettes de 8,87 milliards de dollars en juillet et de 102,1 milliards de dollars depuis le début de l’année, les fonds d’obligations municipales étant toujours boudés par les investisseurs pour le troisième mois consécutif. Les fonds monétaires ont encore fortement décollecté en juillet, pour un montant de 107,62 milliards de dollars si bien que depuis le début de l’année, les demandes de remboursement s’inscrivent à 222,99 milliards de dollars contre 476 milliards de dollars sur l’ensemble de 2010. Du côté des ETF, le mois de juillet s’est terminé par une collecte nette de 17,2 milliards de dollars après déjà près de 10 milliards le mois précédent. Depuis le début de l’année, les ETF ont drainé 74,49 milliards de dollars et sur douze mois glissants, les encours affichent une progression d’environ 25%. Les ETF sur les actions américaines ont enregistré des souscriptions nettes de 6,4 milliards de dollars en juillet et d’un peu plus de 30 milliards de dollars depuis le début de l’année. Les ETF dédiés aux actions internationales ont également tenu le haut du pavé avec une collecte de 3,75 milliards de dollars (15,15 milliards de collecte depuis le début de l’année). On observe également une nouvelle contribution positive des ETF obligataires, avec des souscriptions nettes de 3,28 milliards de dollars en juillet. Cette classe d’actifs n’a d’ailleurs pas subi de décollecte depuis fin 2010. Les ETF de matières premières ont retrouvé le mois dernier la faveur des investisseurs, avec une collecte nette de 3,74 milliards de dollars, après deux mois consécutifs de décollecte (3,7 milliards en mai et 892 millions en juin).
Polar Capital va lancer un fonds Amérique du Nord pour ses nouvelles recrues Andrew Holliman et Richard Wilson, qui ont rejoint la société en provenance de Threadneedle en début d’année, rapporte Citywire.
Lundi, Wells Fargo & Co a annoncé qu’elle recrute 25 banquiers d’investissement qui travaillent chez le gestionnaire de hedge funds Citadel, de Chicago, et qu’elle va reprendre aussi les transactions sur lesquelles ils travaillent, rapporte The Wall Street Journal. Ces embauches ne donneront lieu apparemment à aucune indemnité, mais Wells Fargo reversera une partie des commissions encaissées pour les opérations qu’elle reprend à son compte, y compris la participation au consortium pour l’introduction en Bourse de Groupon Inc.
Selon le portail d’information Ifaonline, Deborah Fuhr, qui a récemment quitté BlackRock, va rejoindre Bank of America Merrill Lynch à Londres en qualité de responsable de la stratégie Global Delta One, qui inclut les ETF, son cheval de bataille.Elle sera rattachée à Piers Butler, responsable du groupe «EMEA Global Equity, Macro and Events» et pourrait prendre ses fonctions en septembre.
En juin, les fonds européens ont accusé des rachats nets pour 25,2 milliards d’euros, alors qu’ils avaient enregistré des souscriptions nettes pour 24,1 milliards d’euros en mai, selon les dernières statistiques de Lipper. Hors fonds monétaires, le secteur affiche néanmoins un solde positif, de 640 millions d’euros, dopé par la collecte des ETF (à hauteur de 2 milliards d’euros). Sur le mois, les investisseurs sont sortis des fonds actions (-3,3 milliards d’euros hors ETF), explique Lipper. Dans le même temps, les fonds obligataires ont enregistré leur plus faible niveau de collecte depuis quatre mois (3,8 milliards d’euros). Les fonds obligataires à haut rendement, l’une des catégories qui avaient eu le plus de succès en 2011, sont passés dans le rouge (-3,6 milliards d’euros). Les fonds marchés émergents, en revanche, tirent leur épingle du jeu, tant du côté des fonds actions (2,1 milliards) que de celui des fonds obligataires (3 milliards). Dans ce contexte, Franklin Templeton et Allianz/Pimco ont été les deux sociétés ayant enregistré les plus fortes souscriptions nettes en juin, avec respectivement 3,2 miliards d’euros et 1,8 milliard. BlackRock a été pour sa part la société ayant vendu le plus de fonds actions (860 millions d’euros). Sur les six premiers mois de l’année, les souscriptions aux fonds actions vendus en Europe, de 30,5 milliards d’euros, ont été quasiment similaires à celles enregistrées sur la période correspondante de l’an dernier (28,5 milliards). Le vrai changement s’est opéré du côté des fonds obligataires et diversifiés, où les souscriptions ont chuté, revenant de 72,2 milliards d’euros à 26,4 milliards pour les premiers et de 39,4 milliards à 18,5 milliards pour les seconds. La collecte des fonds à rendement absolu a aussi fondu, de 17,4 milliards d’euros à 10,8 milliards. Au total, hors fonds monétaires, les souscriptions nettes ont baissé de 49 % sur un an à 90,7 milliards d’euros.