Dans un entretien accordé au quotidien avec Benjamin de Rothschild, Michel Cicurel dresse un bilan de son action à la tête de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, après que le président du directoire de la banque a présenté hier au conseil son souhait de mettre un terme à ses fonctions. Ce départ est programmé pour septembre. Michel Cicurel, partant «l’âme en paix», estime «qu’il est temps de passer le relais à la prochaine génération». Benjamin de Rothschild avance que la succession de Michel Cicurel, qui rejoindra le conseil de surveillance, sera assuré «en coordination» avec lui.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le quotidien américain relève ainsi que le fonds familial de George Soros a acquis environ 2 milliards de dollars de dette européenne précédemment détenue par MF Global, par l’intermédiaire de l’offre présentée par l’administrateur de la faillite à Londres, KPMG. Cette dette précisément a précipité la mise en faillite de MF Global le 31 octobre dernier.
Le gouvernement devrait annoncer une augmentation des tarifs réglementés du gaz limitée à 4,3% applicable au 1er janvier prochain, selon le quotidien qui ne cite pas ses sources. Après la suspension de la décision de gel des prix du gaz par le Conseil constitutionnel, le premier ministre, François Fillon, s’était engagé sur une hausse qui n’excède pas 5%.
Le PIB japonais a finalement progressé de 5,6% en rythme annuel au troisième trimestre, contre 6% initialement estimés, selon le gouvernement. Ce chiffre est néanmoins plus élevé que les 5,2% du consensus Bloomberg. Les investissements des entreprises expliquent cette différence. Ils ont augmenté à un rythme de 0,4%, contre 1,1% initialement estimé.
A l’issue de la séance du 5 décembre, Marie-Pierre Peillon a été élue présidente du Conseil d’administration de la Société française des analystes financiers. Elle succède à Ibra Wane, qui ne souhaitait pas se représenter, et qui demeure administrateur de l’association.
La caisse de retraite de l’Etat du New Jersey a proposé hier lors d’une réunion publique d’investir 1,5 milliard de dollars dans quatre comptes distincts gérés par Blackstone et 300 millions de dollars dans trois fonds traditionnels.
Natixis Global Asset Management étend sa présence en Asie avec la finalisation de l’acquisition de 25% du capital de la filiale de gestion d’actifs du groupe indien de services financiers IDFC. Celle division disposait au 30 septembre dernier de 5,6 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
L’autorité grecque de régulation des instruments financiers a décidé hier de prolonger jusqu’au 27 janvier l’interdiction des ventes à découvert à la Bourse d’Athènes. Cette mesure venait à expiration aujourd’hui même. L’Italie a pris une mesure similaire le mois dernier portant sur les ventes à découvert à nu.
La Banque centrale du Danemark a réduit hier son taux d’intervention de 40 points de base à 0,8%. Cette réduction est supérieure à celle d’un quart de point annoncée en parallèle par la BCE. La Nationalbank a en outre réduit le couloir entre le taux d’intervention et le taux des certificats de dépôt «afin de réduire la possibilité de fluctuations sur le marché monétaire».
Le Conseil des gouverneurs de la BCE a indiqué n’avoir aucune objection à la candidature du Français Benoît Coeuré en remplacement de l’italien Lorenzo Bini Smaghi. Si cette désignation se confirme au terme des procédures prévues par les textes européens, Benoît Coeuré entrera en fonctions début 2012.
La société vient de lancer Oddo European Banks, un fonds investi dans les actions de banques européennes avec un horizon de placement de 5 ans. Oddo AM, qui juge certaines valeurs sous-valorisées, a en revanche repoussé à 2012 l’idée de lancer un fonds sur la dette financière.
CBRE Global Investors, spécialiste de la gestion d’actifs et d’investissements immobiliers, a nommé John Ozinga à la présidence de sa plate-forme française. Il sera responsable de l’orientation stratégique, de la gestion opérationnelle et administrative, du développement et des résultats financiers de la plateforme française de CBRE Global Investors.
L’augmentation des prix à la consommation en Chine a ralenti à un rythme de 4,2% en novembre, selon les chiffres publiés aujourd’hui par le bureau des statistiques. Le ralentissement de l’inflation, à son plus faible niveau depuis 14 mois est plus marqué qu’attendu. Le consensus Bloomberg tablait sur un chiffre de 4,5%. Après la baisse du ratio des réserves obligatoires la semaine dernière et sur fond d’inquiétudes sur l’ampleur du ralentissement de l’activité, les économistes anticipent une poursuite de l’assouplissement monétaire, notamment par un geste sur les taux. «La baisse de l’inflation donne des marges de manœuvre aux autorités pour assouplir plus rapidement leur politique monétaire» estime ainsi Stephen Green, économiste chez Standard Chartered. Le taux de swap à un an baissait de 6 bp à 2,75% suite à cette annonce, et le taux de refinancement à 7 jours est en baisse de 15 bp sur la semaine à 3,54%.
L’emploi salarié marchand a stagné au troisième trimestre en France, après une hausse au deuxième, selon les statistiques publiées jeudi par l’Insee. Les secteurs principalement marchands ont créé 3.600 postes sur la période juillet-septembre, après 53.600 au deuxième trimestre (révisé), soit 0% après +0,3% au deuxième, précise l’Institut national de la statistique.
La dégradation de l’activité se confirme en France. L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie a baissé d’un point en novembre à 95 points et celui des services est resté inchangé à 95 également, selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée jeudi par la Banque de France. La Banque de France a confirmé prévoir une croissance nulle au quatrième trimestre 2011 alors que la plupart des économistes s’attendent à une contraction de l’activité de la deuxième économie de la zone euro.
La Banque Centrale Européenne a annoncé sa décision de réduire d’un quart de point ses taux directeurs. Conformément à ce qu’avaient anticipé près des deux tiers des analystes interrogés par Reuters, le taux de refinancement, principal taux directeur de la BCE, a été ramené d’un quart de point, à 1,00%. Le taux de facilité de dépôt est abaissé à 0,25% et le taux de prêt marginal revient à 1,75%, réduits eux aussi de 0,25 point. Le gouverneur Mario Draghi tiendra à 14h30 la conférence de présentation de la décision. De son côté, la Banque d’Angleterre (BoE) a laissé inchangé jeudi l’objectif de ses rachats d’actifs sur les marchés financiers en dépit des tensions liées à la crise de la dette dans la zone euro. En outre, la banque centrale britannique a comme attendu maintenu son taux directeur à 0,5%, soit au même niveau depuis mars 2009.
L’agence de notation chinoise Dagong a dégradé la note souveraine de la France de AA- à A+ avec perspective négative en raison de perspectives de croissance faibles, d’une hausse de l’endettement public et d’un risque croissant sur le système bancaire lié à la crise de la dette en zone euro.
«Nous sommes prêts à négocier sur des sanctions sur l’irresponsabilité budgétaire. Il est inacceptable pour nous d’envoyer nos projets de budget à Bruxelles à chaque fois, avant même leur approbation par le parlement», a déclaré le Premier ministre tchèque Petr Necas, cité par le journal Lidove Noviny.
Patrick Evershed et New Star ont passé un accord confidentiel hors des tribunaux pour mettre fin au procès intenté par le gérant pour licenciement abusif, rapporte Investment Week. Patrick Evershed réclamait 1 milliard de livres à son ancien employeur, New Star, maintenant détenu par Henderson, affirmant qu’il avait été brimé par le fondateur, John Duffield.
Philippe Picagne, responsable de la recherche assurance chez CreditSights, analyse dans un entretien à l’Agefi Hebdo l’exposition des assureurs aux dettes souveraines. «En absolu, leurs actifs reflètent leurs passifs. En d’autres termes, quand ils ont une filiale dans un pays, ils investissent dans les obligations de ce pays, notamment pour servir de bons rendements aux détenteurs d’assurance-vie. A cet égard, plusieurs acteurs sont manifestement exposés aux pays à risque de la zone euro, ce qui explique qu’ils souffrent. Toutefois, pour nuancer la situation, les assureurs résistent plutôt bien car ils n’ont pas d’exposition directe à l’activité économique de ces pays», souligne-t-il. L’assurance-vie en Europe connaît selon Philippe Picagne une situation très difficile (baisse de la demande pour les produits d’épargne, baisse de leurs fonds propres...). «On peut donc s’attendre à une dégradation des fonds propres et donc de la solvabilité. Seule bonne nouvelle, en assurance-dommages, on constate une nette amélioration du ratio combiné, portée par les hausses tarifaires et une moindre sinistralité sur le front des catastrophes naturelles. Cependant, les marges restent globalement faibles», ajoute-t-il.
Lars Machenil est nommé directeur financier du groupe BNP Paribas à compter du 1er mars 2012, a annoncé le groupe le 8 décembre. L’impétrant succède à Philippe Bordenave, devenu directeur général délégué du groupe le 2 décembre 2011.Lars Machenil, 42 ans, était directeur financier de BNP Paribas Fortis depuis mai 2009. Il a rejoint Fortis en 2000 et a occupé plusieurs postes au sein de la direction financière au Benelux, en Turquie et en Pologne. Ces postes couvraient des fonctions relatives à la comptabilité, au contrôle de gestion, aux fusions-acquisitions et à la structuration.Avant de rejoindre Fortis, Lars Machenil a travaillé pendant 3 ans chez McKinsey au Venezuela, en Italie et à Bruxelles. Lars Machenil est titulaire d’un doctorat en science nucléaire et d’un diplôme d’ingénieur en électrotechnique.
Selon nos informations, la société de gestion Ossiam a déposé une demande d’agrément auprès d’un régulateur étranger afin de lancer un ETF à réplication physique, alors que l’ensemble de sa gamme est composé jusqu’ici d’ETF à réplication synthétique.
La collecte des contrats d’assurance vie en unités de compte (UC) s’est élevé au mois d’octobre à 1,3 milliard d’euros, en légère progression par rapport au mois précédent (1,2 milliard d’euros, selon les statistiques communiquées par la FFSA (Fédération française des sociétés d’assurances) et le GEMA (Groupement des entreprises mutuelles d’assurances).Sur les dix premiers mois de l’année, la collecte cumulée en UC atteint 15,9 milliards d’euros, en recul de 5% sur un an. La performance des contrats UC redevient positive en octobre (+ 3,2 %), mais reste négative sur les dix premiers mois de l’année (- 5 %). Dans le même temps, le Cac 40 affiche respectivement une performance de + 8,7 % et - 14,8 %. La part des supports UC dans l’ensemble des cotisations d’assurance vie s’établit à 15 % sur les dix premiers mois de l’année 2011, soit un point de plus qu’en 2010.
Au cours d’une manifestation organisée par le Club Tocqueville, en partenariat avec Ossiam, traitant des ETF (1), Pierre Bollon, délégué général de l’Association Française de la gestion financière (AFG) a voulu voir dans le sujet du «différend» entre ETF à réplication synthétique et physique, un débat emblématique appelant une réflexion plus globale. Dans ce cadre, le responsable a identifié quatre risques. «Le premier risque serait celui de l’immobilisme», a-t-il indiqué, «le deuxième risque celui du passéisme que le responsable voit poindre de façon assez nette, reposant sur l’idée selon laquelle il y a trop d’innovation et qu’il serait bon de revenir en arrière. «L’industrie de la gestion française est très innovante et une telle attitude serait menaçante» a-t-il martelé.Le troisième risque, serait celui du «confusionnisme» issu du mélange souvent réalisé entre ETP, ETF ou ETN. «Il faut de la transparence a-t-il martelé mais également de la clarté. Or, aditionner les infos n’apporte pas toujours la clarté nécessaire.». En matière de transparence, le responsable a aussi noté que plus la tracking error d’un ETF était faible, mieux cela était. A ce jeu, les ETF synthétiques sont encore les mieux placés, a-t-il rappelé. Enfin, pour le responsable de l’AFG, le quatrième risque serait celui de l’angélisme. Et de fustiger le rôle des différents régulateurs dans le monde soucieux de défendre avant tout le système financier de leur pays... Cette dernière idée a été confortée par Patrick Artus, membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier ministre, qui a rappelé que Bâle III, par exemple, était une règle qui n’allait pas concerner les établissements bancaires américains et asiatiques par exemple. Sur l’intérêt des ETF, Patrick Artus a également insisté sur le fait que 50 % de l'épargne en Europe était investi dans des actifs liquides alors que 80 % des besoins de financement européen étaient dits de long terme, donc illiquides. «Dans ce contexte, qui peut faire de la transformation d'épargne» s’est interrogé l'économiste. Après avoir relevé que les OPCVM étaient en décollecte, que les hedge funds étaient de moins en moins des pourvoyeurs de liquidité, et que compte tenu de la désintermédiation, des petites et moyennes entreprises étaient désormais tentées de recourir aux émissions d’obligations «high yield»..."il reste les ETF» a conclu Patrick Artus qui s’est dit inquiet si une réglementation entendait brider ces produits. Egalement présent à la conférence, Bruno Poulin, le président d’Ossiam est revenu, pour sa part, sur le «conflit» entre pourvoyeurs d’ETF, adepte de la réplication synthétique ou de la réplication physique. «Certes le débat est positif; mais le mal est fait», a-t-il relevé en s’amusant de ce que l’on semble découvrir la présence de swaps dans d’autres produits que les ETF à réplication synthétique. Après avoir rappelé que sa maison avait épousé cette technique mais qu’elle utilisera également celle de la réplication – lire par ailleurs - le dirigeant de la société de gestion a aussi noté qu’il y avait déjà eu des problèmes de «recall» de titres prêtés aux USA et que ceux-ci n’avaient pas été mentionnés.Interrogé à son tour, Thierry Francq, le secrétaire général de l’AMF a enfoncé le clou en indiquant que sur le prêt/emprunt de titres, les règles en vigueur étaient très différentes d’un pays à l’autre, mais que ce problème n'était pas propre à ce procédé. «D’autres exemples existent, a-t-il indiqué. En France, le dépositaire est soumis à des règles dures, ce qui n’est pas le cas dans d’autres. Dans le monde anglo-saxon, la réglementation est plus favorable à l’intermdédiaire qu’en France, qui elle se soucie plus fortement de l’investisseur. "(1) " Les OPCVM coordonnés présentent-ils un risque pour le système financier et pour les épargnants ?»
Primonial REIM a acquis auprès d’un fonds géré par la société Acofi Gestion un immeuble de bureaux situé à Champagne-au-Mont-D’or (69) pour le compte d’une des structures qu’elle gère (SCPI). Il s’agit de la cinquième acquisition menée par Primonial REIM depuis cet été. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. La société Acofi Gestion est spécialisée dans la gestion de fonds immobiliers dans la zone euro et en immobilier direct - via des OPCI et des FCPR Immobiliers.
La DFCG - Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion - a élu, mercredi 6 décembre, Thierry Luthi au poste de président. Il prendra ses fonctions au 1er janvier 2012. Il succède à Daniel Bacqueroët.Agé de 49 ans, Thierry Luthi est membre de la DFCG depuis 2002. Il en était le président de la région Rhône Alpes Auvergne depuis 2007, puis vice-président chargé des régions depuis 2010. La DFCG est l’association française des dirigeants finances gestion. Implantée dans toutes les régions de France, elle regroupe 3 200 membres de tous les secteurs économiques du pays. Toutes les tailles d’entreprise sont représentées, de la PME aux groupes internationaux, précise un communiqué.