La guerre en Ukraine et les sanctions financières prises par les pays occidentaux contre la Russie ont mis fin à deux mois consécutifs de collecte des fonds actions, au profit de stratégies sécurisées. Entre le 24 février et le 2 mars, les investisseurs ont retiré 5 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros) des fonds actions, une baisse presque uniquement nourrie par la défiance envers les marchés européens, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les investisseurs se sont rués dans le même temps sur les véhicules considérés comme les plus sûrs, à savoir les fonds monétaires (+ 46 milliards), la dette souveraine (+6 milliards) et les fonds or (+1,9 milliard). Les fonds obligataires ont, dans leur ensemble, vécu une huitième semaine de décollecte consécutive. La décollecte historique des fonds actions européennes s’élève à 6,7 milliards de dollars de sorties en une semaine. La région concentre la grande majorité des craintes des investisseurs, puisque les fonds actions américaines n’ont rendu que 0,3 milliard de dollars, quand les fonds actions japonaises et émergentes ont chacun collecté 1,3 milliard de dollars. Sur le marché américain, la crainte d’une accélération de l’inflation a profité aux fonds sectoriels sur les matériaux, qui ont reçu un montant lui aussi historique, mais à la hausse (+4,1 milliards de dollars), et l’énergie (+2,4 milliards). La décollecte s’est, elle, répartie entre les fonds de financières (-3,5 milliards de dollars), d’immobilier (-1,1 milliard), et de style croissance (-2,2 milliards). Dans l’univers obligataire, seuls les fonds de dettes souveraines ont trouvé grâce aux yeux des investisseurs, avec 6 milliards de dollars de collecte, dont 0,8 milliard sur les stratégies indexées à l’inflation. Les fonds de dettes d’entreprises investment grade, high yield et émergentes ont eux enregistré de nouvelles sorties pour la huitième semaine d’affilée, avec -7,8 milliards de dollars pour les premiers, - 2,2 milliards pour les deuxièmes et - 3,1 milliards pour les troisièmes.
Lyxor aura maintenu la cotation de ses deux ETF actions Russie jusqu'à ce jeudi 3 mars. Les fonds Lyxor PEA Russie (MSCI Russia IMI Select GDR) UCITS ETF et Lyxor MSCI Russia UCITS ETF, qui continuaient à s'échanger sur de nombreuses places européennes malgré la fermeture de la Bourse de Moscou, viennent d'être suspendus, a appris NewsManagers. «Compte tenu de la suspension de cotation par Euronext, Borsa Italiana et Deutsche Borse de tous les ETF sur la Russie, ainsi que de la suspension des titres sous-jacents de leurs indices, il a été décidé dans l’intérêt de la protection des porteurs de suspendre les souscriptions et rachats ainsi que la valeur liquidative à compter du 4 mars et pour une durée indéterminée», nous a précisé la société. Les deux véhicules affichaient tous les deux ce vendredi une performance de -96,33% depuis le premier janvier. Les encours sous gestion du premier ont quasiment disparu, passant de 32,8 millions d’euros à fin janvier à un microscopique un million le 2 mars. Le second compte encore quelques supporters, puisqu’il affichait 16 millions d’encours au 3 mars, en hausse de deux millions par rapport à la veille, malgré une valeur liquidative quasi-inchangée. A fin janvier, ce fonds indiciel coté comptait 292,9 millions d’euros d’encours. Ces deux ETF pouvaient encore coter cette semaine malgré la fermeture de la Bourse moscovite car ils répliquaient la performance d’un indice composé principalement de certificats de dépôt global (GDR, global depositary receipts) cotés à Londres. Cette réplication était par ailleurs réalisée de manière synthétique, via des swaps. L’accès à des titres cotés à Moscou n'était donc pas nécessaire pour maintenir le calcul de la valorisation. Interrogé sur une éventuelle liquidation de l’un des fonds, Lyxor n’a pas fait de commentaire.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi un communiqué appelant à la vigilance des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) à la suite des développements du conflit russo-ukrainien et notamment les sanctions prononcées par l’Union européenne à l’encontre de personnes ou d’entités russes.
Le Britannique M&G, qui doit annoncer mardi ses résultats annuels pour l’année 2021, a déclaré hier cesser tout nouvel investissement en Russie. La société indique n’avoir qu’une minuscule exposition à la Russie de 0,1% de ses 370 milliards de livres d’encours, et qu’elle travaillait à vendre ces titres lorsque cela serait possible et approprié.
Le régulateur britannique des marchés financiers Financial Conduct Authority a lancé plus de 300 enquêtes dans des firmes non autorisées opérant dans le secteur des crypto-actifs en 2021, rapporte le Financial Times. La FCA a indiqué que les plaintes concernant des fraudes liées aux actifs digitaux ont bondi de 50% sur son site anti-anarques.
La société de gestion américaine Fidelity International a indiqué dans un billet sur le réseau social LinkedIn qu’elle allait cesser d’investir en Russie et en Biélorussie «dans l’immédiat». Elle explique qu’elle évalue son actuelle exposition à ces deux pays et «quand cela est possible et approprié», envisagera de la réduire de manière à protéger les intérêts de ses clients et limiter des conséquences indésirables. Abrdn avait pris une décision similaire plus tôt dans la semaine en annonçant stopper ses investissements russes et biélorusses pour des considérations ESG. Le gestionnaire britannique avait précisé que moins de 0,5% de ses encours seraient affectés par le fait de désinvestir de Russie et de Biélorussie. De son côté, BlackRock a annoncé ce jeudi qu’il avait cessé tout achat de titres russes dans ses fonds actifs et fonds indiciels cotés (ETF) depuis lundi 28 février. La firme a assuré avoir jouer un rôle pro-actif dans la décision des fournisseurs d’indices de retirer les titres russes des indices mondiaux et émergents. Selon BlackRock, les titres russes dans lesquels la société est investie représentent moins de 0,01% des encours de ses clients.
Fidelity vient de remplacer Harley Lank à la gestion du fonds Fidelity US High Yield par Peter Khan, a appris Citywire. Avec ce nouveau gérant basé à Toronto, la société espère attirer davantage de clients canadiens pour ce véhicule doté de 3,5 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) d’encours. Le fonds, domicilié au Luxembourg et qui était chapeauté par Fidelity Investments, va être transféré à Fidelity Investments Canada. Par ailleurs, Olivier Simon-Vermot, le directeur de la recherche à Toronto, est nommé co-gérant du fonds.
Des gestionnaires d’actifs américains, coincés avec des titres russes dans des fonds investis en actions émergentes, ont eu des discussions informelles avec le régulateur américain Securities and Exchange Commission (SEC) au sujet de la difficulté de vendre leurs positions russes, rapporte le Wall Street Journal. Ces gérants pensent que les investisseurs, inquiets au sujet des expositions russes, pourraient retirer en masse leurs actifs des fonds concernés. Or, s’ils ne peuvent vendre leurs titres russes pour faire face aux demandes de remboursement de leurs investisseurs, ces fonds seront obligés de vendre d’autres titres ou de réduire leur réserve de cash. Cela ferait mécaniquement monter le poids des titres russes et diminuer le niveau d’actifs liquides dans leurs fonds. Selon le Wall Street Journal, certains gestionnaires envisagent de demander à la SEC d’assouplir la proportion de titres illiquides que les fonds peuvent détenir (actuellement 15%) et les règles concernant les rachats. BlackRock ferait notamment partie de ces gestionnaires.
La société de gestion italienne Azimut a lancé un fonds alternatif dédié aux investisseurs professionnels et destiné à acquérir des parts minoritaires dans des gestionnaires d’actifs alternatifs et leurs fonds, rapporte Citywire. La firme envisage de lever 500 millions de dollars pour son fonds Azimut Global Private Markets Next Gen à travers trois véhicules domiciliés au Luxembourg, aux Etats-Unis et aux îles Caïman. Le ticket d’entrée s'élève à 125.000 euros pour le véhicule luxembourgois, a indiqué le co-directeur général d’Azimut, Giorgio Medda, à Citywire. La stratégie du gérant consistera à investir 20 à 25 millions d’euros dans chaque gérant alternatif ciblé avec une composante de levier. Giorgio Medda a signifié que le fonds pourrait réaliser six à huit investissements voir 10 en fonction des opportunités.
La société de gestion d’actifs et de fortune britannique Schroders a enregistré une collecte nette de 35,3 milliards de livres (42,6 milliards d’euros) sur l’année 2021 selon ses résultats annuels publiés ce jeudi tandis que ses encours sous gestion ont atteint un nouveau record à 731,6 milliards de livres à fin décembre 2021 (+10% par rapport à 2020). Cela correspond à une croissance annualisée de 10% des encours du gestionnaire sur cinq ans. Les joint ventures et affiliés de Schroders ont contribué à hauteur de 20,2 milliards de livres pour la collecte nette du groupe, leurs encours s’élevant à 116,4 milliards de livres fin 2021. Le groupe a enregistré un revenu net de 2,5 milliards de livres et 764,1 millions de livres de bénéfices nets après impôts fin 2021. Le revenu net de la gestion d’actifs de Schroders atteignait 2,1 milliards de livres (1,8 milliard en 2020). «Notre stratégie est axée sur trois priorités clairement définies pour conduire la future croissance de nos revenus. Premièrement, nous nous rapprochons du consommateur pour éviter la désintermédiation et nous faisons croître activement notre activité de gestion de fortune. Deuxièmement, nous orientons notre activité de gestion d’actifs vers les ‘courants rapides’ de notre secteur et troisièmement, nous élargissons nos capacités en matières d’actifs privés et alternatifs», indique Schroders dans un communiqué. La firme a procédé à plusieurs acquisitions ces derniers mois dont celles de Cairn Real Estate, le pôle solutions de River and Mercantile, Greencoat Capital (dont la clôture devrait intervenir au T2 2022). Elle a également obtenu l’autorisation d’étendre ses activités de gestion de fonds et de fortune en Chine courant janvier. Sur le segment des actifs privés et alternatifs, la société de gestion britannique affiche des encours de 53,7 milliards de livres fin 2021 (+16% par rapport à 2020). Sa division Schroders Capital a collecté 7,4 milliards de livres mais son activité d’alternatives liquides a décollecté de 500 millions de livres. Les activités de solutions et dédiées aux investisseurs institutionnels de Schroders ont, elles aussi, subi des sorties nettes respectives d’1 et 2,5 milliards de livres. Schroders indique par ailleurs que la majorité de ses fonds distribués en Europe continentale sont classifiés article 8 ou 9 selon le règlement européen SFDR. Ceux-ci ont attiré 5,7 milliards de livres de flux pour des encours de 60,5 milliards de livres en 2021. La firme a lancé 14 fonds classés article 8 ou 9 en Europe l’an dernier et prévoit d’autres lancements en 2022.
La société de gestion d’actifs et de fortune suisse Union Bancaire Privée (UBP) a noué un partenariat stratégique avec la boutique de gestion londonienne Crux Asset Management dans le but de renforcer l’offre d’investissements d’UBP sur les actions asiatiques. Crux, qui gère 1,7 milliard de livres sterling d’encours, conseillera le groupe helvétique sur les mandats et fonds investis en actions asiatiques. Les investisseurs basés en Asie d’UBP auront un accès exclusif à la gamme de fonds de Crux AM. La société de gestion britannique, fondée en 2014, avait recruté les gérants de portefeuilles Ewan Markson-Brown et Damian Taylor en septembre 2021 pour bâtir son expertise sur les actions asiatiques.
Sur le site internet du gestionnaire d’actifs russe Trinfico, la tribune semble à la fois anachronique et figée dans le temps. Le 24 février 2022, tandis que la Russie lançait son assaut sur l’Ukraine, le directeur général de Trinfico Egor Krotkov publiait un billet intitulé «Investir en temps de forte volatilité». Il écrivait alors que de nombreux émetteurs russes offraient des dividendes à double chiffre attractifs pour les investisseurs de long terme, que les tensions d’ordre géopolitique et actions du régulateur sur le pricing des instruments financiers russes étaient l’opportunité d’enregistrer un rendement à double chiffre sur les obligations de qualité et d’acheter des actions dont le prix avait dégringolé depuis le début de l’année. Aussi Egor Krotkov se montrait-il confiant quant à l’afflux d’argent frais dans les marchés russes en 2022, en provenance notamment d’investisseurs privés, et à la montée de l’investissement responsable en Russie. Huit jours après la publication de cette tribune, les émetteurs russes n’offrent plus aucun rendement, la dette russe flambe, les investisseurs n’investissent plus. Les marchés actions et dérivés de la Bourse de Moscou sont suspendus tout comme les opérations des fonds actions russes et d’une partie des fonds obligataires russes gérés par les gestionnaires locaux. Mais pour les sociétés de gestion russes, les suspensions ne s’arrêtent pas seulement aux fonds et fonds indiciels cotés (ETF) sur les actions russes et Europe émergente comme c’est le cas dans le reste des sociétés de gestion notamment en Europe. Les diverses sanctions imposées par l’étranger à des institutions financières russes cumulées au décret des autorités locales limitant le trading des actions non-russes laissent entrevoir un impact plus large. Trinfico a par exemple suspendu depuis ce mardi les opérations de tous ses fonds ouverts investis en actions, dont certains détenaient une majorité de titres hors Russie. Ingosstrakh AM, qui dépend de l’assureur Ingosstrakh, a carrément suspendu l’ensemble de sa gamme de fonds ouverts et d’ETF depuis mardi. Vocabulaire étatique Entre le 26 février et le 2 mars 2022, VTB Capital Investment Management, branche de gestion d’actifs de VTB qui figure parmi les groupes financiers sanctionnés par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’UE, a, elle, suspendu les opérations de 25 fonds et 10 ETF. Parmi les fonds suspendus figurent des fonds thématiques sur les futures technologies (dont les cinq premières positions étaient américaines au 31 janvier 2022), sur l’or ou encore sur le pétrole et des ETF sur les actions européennes et américaines mais aussi sur la dette européenne et le crédit américain. VTB Capital IM évoque des conditions de marché «rendant impossibles ou inopportunes l’exécution de ses obligationsen tant que société de gestion », pointant comme responsables les «restrictions introduites par des états étrangers à l’égard d’un certain nombre d’institutions financières russes». Le message est copié-collé sur la quinzaine de sites de sociétés de gestion russes que NewsManagers a pu consulter. Aucune de ces sociétés de gestion ne fait d’ailleurs ouvertement mention de l’invasion militaire russe en Ukraine, préférant le terme de «tensions» ou de «problèmes géopolitiques». Gazprom Asset Management, affilié au groupe gazier Gazprom lui aussi visé par les sanctions, a suspendu les opérations de 23 fonds ouverts – soit la quasi-totalité de sa gamme de fonds ouverts – à compter du 2 mars. Dans la liste figurent des fonds investis en actions indiennes, internationales, mais aussi en obligations libellées en euro ainsi qu’un ETF sur les actions chinoises. Egor Krotkov, le directeur général de Trinfico, concluait sa tribune du 24 février en avertissant que pour réaliser des investissements fructueux dans les années à venir, les acteurs des marchés auraient besoin d’une forte dose de flexibilité dans le processus de décision et la volonté de s’adapter rapidement aux nouvelles réalités. «Un bon test pour les vrais capitaines!» disait-il. A raison puisque les marchés, bousculés par la guerre, n’ont pas fini de tanguer.
L’agence de notation financière S&P Global Ratings a abaissé jeudi la note accordée à la la Russie à «CCC-» et prévenu qu’elle pourrait la dégrader encore dans la mesure où les sanctions imposées au pays accroissent le risque de non-remboursement de sa dette. «Le conflit militaire entre la Russie et l’Ukraine a déclenché une nouvelle série de sanctions gouvernementales de la part des pays du G7, notamment celles visant les réserves de change de la Banque centrale de Russie», qui étaient jusqu'à présent un atout dans la solidité financière du pays, a justifié l’agence dans un communiqué.
Emmanuel Macron a officialisé jeudi sa candidature à un second mandat à la présidence de la République, dans une Lettre aux Français publiée sur les sites de la presse quotidienne régionale. Sa lettre contient une ébauche de programme qui indique d’emblée au chapitre économique «qu’il nous faudra travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production.» Depuis des mois, ministres et élus de la majorité préparaient le terrain en disant leur souhait de le voir rester cinq ans de plus à l’Élysée, tandis qu’Emmanuel Macron évoquait sa vision de «la France de 2030» lors de déplacements en région. Il y a une semaine, la guerre en Ukraine déclenchée par Vladimir Poutine a immobilisé la campagne entamée sur fond de pandémie. Le Conseil constitutionnel officialisera lundi la liste des candidats à l'élection programmée les 10 et 24 avril.
La décision est tombée. Alors qu’il consultait les intervenants de marché depuis le 28 février, quelques jours après l’entrée en guerre de la Russie contre l’Ukraine, MSCI vient d’annoncer le déclassement des indices MSCI Russie, de marchés émergents au statut de marchés autonomes. «Ce reclassement sera appliqué en une seule étape à tous les indices MSCI, y compris les indices standard, personnalisés et dérivés, à un prix effectivement nul et à la clôture du 9 mars 2022», indique le premier fournisseur mondial d’indices. Selon lui, la consultation a «reçu des commentaires d’un grand nombre d’acteurs du marché mondial, (...) avec une majorité écrasante confirmant que le marché des actions russes est actuellement non investissable et que les titres russes devraient être retirés des indices MSCI Emerging Markets».
Le gouvernement suspendra à partir du lundi 14 mars le pass vaccinal instauré pour lutter contre l'épidémie de Covid 19 et mettra fin à l’obligation du port du masque en intérieur, a annoncé le Premier ministre Jean Castex, jeudi midi sur TF1. «Le port du masque restera obligatoire dans les transports collectifs de voyageurs, et le pass sanitaire restera en vigueur dans les établissements de santé, les maisons de retraite, les établissements accueillant des personnes en situation de handicap, de même que l’obligation vaccinale qui s’applique aux soignants», a-t-il précisé.
La présidente moldave Maia Sandu a annoncé jeudi avoir signé une demande formelle d’adhésion de la Moldavie à l’Union européenne, accélérant un virage pro-occidental de l’ancienne république soviétique huit jours après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Moscou s’oppose fermement à l’expansion de l’Union européenne et de l’Otan en Europe de l’Est, la Russie y voyant une menace directe pour sa propre sécurité nationale. Maia Sandu, la Premier ministre moldave et le président du Parlement ont tous trois signé la demande d’adhésion de la Moldavie, où pro-Russes et pro-Union européenne se disputent le pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1991. La candidature formelle d’adhésion sera envoyée à Bruxelles dans les prochains jours, a fait savoir Maia Sandu.
L’administration du président américain Joe Biden va demander au Congrès de débloquer 32,5 milliards de dollars (29,42 milliards d’euros) de fonds supplémentaires pour lutter contre la crise sanitaire et aider l’Ukraine, a déclaré jeudi la Maison Blanche. Des fonds de 22,5 milliards de dollars destinés à la lutte contre la pandémie et de plus 10 milliards d’aide militaire et humanitaire d’urgence pour l’Ukraine devraient être inclus dans le projet de loi de financement du gouvernement fédéral, dont la présentation est prévue le 11 mars prochain, a dit Shalanda Young, la directrice par intérim du Bureau de la gestion et du budget. Les précédents fonds destinés à l'épidémie de coronavirus ont permis aux Américains de se faire vacciner et tester, ainsi que de faire des dons au monde, mais la quasi-totalité de ce budget a été utilisé, a-t-elle précisé.
BlackRock vient de recruterAnn-Katrin Petersen comme stratégiste d’investissement senior. Elle arrive d’AllianzGI, où elle a occupé plusieurs postes de stratégiste ces sept dernières années. Auparavant, elle a été économiste Europe pendant 4 ans pour Allianz.
La décision est tombée. Alors qu’il consultait les intervenants de marché depuis le 28 février, quelques jours après l’entrée en guerre de la Russie contre l’Ukraine, MSCI vient d’annoncer le déclassement des indices MSCI Russie, de marchés émergents au statut de marchés autonomes. « Ce reclassement sera appliqué en une seule étape à tous les indices MSCI, y compris les indices standard, personnalisés et dérivés, à un prix effectivement nul et à la clôture du 9 mars 2022 », indique le premier fournisseur mondial d’indices.
Le gouvernement suspendra à partir du lundi 14 mars le pass vaccinal instauré pour lutter contre l'épidémie de Covid 19 et mettra fin à l’obligation du port du masque en intérieur, a annoncé le Premier ministre Jean Castex, jeudi midi sur TF1.
La société de gestion française Revel Asset Management a été dissoute et placée en liquidation amiable le 8 février dernier à l’issue d’une assemblée générale de la firme, a appris NewsManagers. Revel AM avait été fondé en 2018 parYoussef Benhaddouch, ancien gérant de portefeuille actions européennes au sein de Verrazzano Capital. La société de gestion gérait deux fonds, un long-only sur les actions européennes et un autre de performance absolue. En août 2021, la société de gestion avait décidé de poursuivre son activité alors même que ses capitaux propres étaient devenus inférieurs à la moitié de son capital.Hervé Ragagnon, associé-directeur général et gérant de fonds de la firme depuis sa création, avait démissionnédans la foulée début septembre et avait été remplacé au poste de directeur général par Jean Biscarrat, arrivé quelques mois plus tôt de La Financière de l’Echiquier où il avait passé plus de 19 ans.
Le populaire hedge fund britannique spécialisé sur les marchés émergents, Pharo Management, fait lui aussi partie des fonds qui ont été pris au dépourvu par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rapporte le Financial Times. Selon plusieurs sources du journal, Pharo, basé à Londres et qui gère 11 milliards de dollars, détenait la dette de la Russie et de l’Ukraine lorsque le conflit a éclaté la semaine dernière. Son fonds Gaia de 5,2 milliards de dollars a perdu 10,7 % le mois dernier, tandis que son fonds Macro de 4,3 milliards de dollars a perdu 2,9 %, selon ces sources. Gaia n’a connu qu’une seule année de performance négative depuis son lancement en 2008 et affiche des rendements annualisés de près de 11 %. Macro n’a connu que deux baisses depuis 2005 et affiche des rendements annualisés de 9,2 %.
Mikhaïl Fridman et Petr Aven, les deux fondateurs russes du fonds LetterOne, ont gelé leur participation et ne vont plus s’impliquer dans l’entreprise, a appris le Financial Times. Sous le coup des sanctions de l’Union européenne, ils démissionnent également du conseil d’administration. La direction du fonds, qui comptait 22,3 milliards de dollars d’actifs nets à fin 2020, revient à l’ancien Ministre britannique Mervyn Davie, qui en est déjà président non-exécutif. LetterOne, dont le siège est au Luxembourg, est présent dans les secteurs de l’énergie, de la technologie, de la santé et le commerce de détail. Les deux hommes ont indiqué mardi dans un communiqué «n’avoir aucune relation financière ou politique avec le président Poutine ou le Kremlin» et ont dénoncé des «mensonges malintentionnés et délibérés» ayant engendré l’inscription de leurs noms sur la liste noire de l’Union européenne. Ils ont précisé vouloir porter l’affaire en justice pour défendre «les dizaines de milliers d’employés» des sociétés qu’ils contrôlent au Royaume-Uni et en Europe.
BNP Paribas Wealth Management vient de nommer Florent Zaffaroni comme directeur de l’allocation et de la sélection pour les équipes de gestion sous mandat déléguée. L’intéressé, qui évolue au sein du groupe BNP Paribas depuis 1998, va couvrir un département qui compte environ 16 milliards d’euros d’encours sous gestion. Florent Zaffaroni était gérant de mandat depuis trois ans. Auparavant, il fut sélectionneur de fonds et gérant multi classes d’actifs au sein de la filiale CamGestion pendant près de quinze ans. Il a débuté sa carrière dans la gestion de trésorerie chez Fina France, avant de rejoindre le back office de Cardif AM, devenu CamGestion, en 1998. Le batteur du groupe de rock Mythoprane s'était dévoilé dans un portrait dans les colonnes de Distrib Invest (aujourd’hui Newsmanagers) il y a six ans.
BNP Paribas Wealth Management vient d’embaucher Eleonore Dachicourt comme directrice de durabilité et de l’investissement responsable en Asie. Basée à Singapour, elle sera chargée de l’expansion de la gamme de produits financiers durables. Eleonore Dachicourt arrive de Credit Suisse, où elle était managing director pour les solutions clients durables depuis 2020. Elle est rentrée chez Credit Suisse en 2014 comme directrice des spécialistes produits en Asie, avant d’être promue au rang de directrice des solutions intégrées dont le marketing et la distribution dans la région en 2019. Elle a aussi occupé le poste de directrice des mandats privés au sein des hedge funds chez la banque suisse. Auparavant, elle a travaillé comme directrice de conseil de portefeuille chez Deutsche Bank. Au début de sa carrière, elle a occupé plusieurs postes au sein de l’investissement alternatif chez Barclays Wealth Management et UBS.
La société de gestion française Ofi Asset Management a enregistré deux nouveaux fonds, classés article 9 au sens du règlement européen SFDR, sur le marché italien, rapporte le média Bluerating. Il s’agit des fonds Ofi Financial Investment-RS Euro Investment Grade Climate Change et Ofi RS Euro High Yield.Ofi AM commercialise ses fonds en Italie avec le tierce-partie marketeur Selinca AV.
Outre son ETF sur la Russie, iShares MSCI Russia ADR/GDR Ucits, le gestionnaire d’actifs américain a également suspendu, ce mercredi, son fonds indiciel coté iShares MSCI Eastern Europe Capped Ucits en raison du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine. «En raison de l’escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les conditions normales de négociation sur le marché ont été considérablement perturbées, et une partie importante du portefeuille du fonds n’est actuellement pas négociable. Par conséquent, la cession et l'évaluation d’un portefeuille important d’investissements du fonds sont devenues impossibles», justifie BlackRock auprès des investisseurs des deux ETF. Si pour son ETF Europe de l’Est, toute opération, y compris les rachats, est suspendue, ce n’est pas le cas pour son ETF Russie qui demeure toujours ouvert aux demandes de rachats des investisseurs.
Les fonds d’investissement espagnols ont collecté 1,15 milliard d’euros durant le mois de février 2022 selon les données préliminaires de l’association espagnole de la gestion d’actifs Inverco. Les entrées nettes ont été observées en très grande majorité sur les fonds obligataires (1,4 milliard d’euros). Viennent ensuite les fonds obligataires mixtes et actions mixtes, qui ont enregistré des collectes nettes respectives de 244,2 et 199,2 millions d’euros. Trois segments ont subi des rachats nets, à savoir les fonds garantis (-432,5 millions d’euros), la gestion passive (-285,3 millions d’euros) et les fonds actions internationales (-238 millions d’euros). Selon Inverco, l’actif des fonds espagnols a baissé de 5,2 milliards d’euros le mois dernier (-1,7%) à 306,5 milliards d’euros.