La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a infligé, mercredi, une amende de 9,1 millions de livres (10,7 millions d’euros) au gestionnaire d’actifs suisse GAM International Management. L’ancien gérant star et directeur des investissements de la société, Tim Haywood, a écopé pour sa part d’une amende supérieure à 230.000 livres. Le gendarme financier leur reproche un manque de vigilance ainsi que des conflits d’intérêts dans la gestion de leurs investissements dans Greensill. Ce spécialiste du financement des chaînes d’approvisionnement (supply chain), qui investissait dans des créances titrisées, a fait faillite début 2021 du fait de diverses fraudes. Ce scandale avait contraint GAM à geler plusieurs fonds liés à Greensill puis à les liquider. Le gérant zurichois a procédé, fin janvier, aux derniers remboursements à ses clients des sommes investies dans son fonds dit Supply Chain Finance.
BlackRock et Schroders complètent le podium, selon l’étude annuelle de PwC. En Europe, si le Danemark connaît la plus forte hausse, le Royaume-Uni pâtit du Brexit, privé du droit de «passeporter».
La BCE et la Banque d’Angleterre annoncent des contrôles accrus sur les banques d’investissement qui financent les ‘hedge funds’, pour éviter une nouvelle affaire Archegos.
Amundi a nommé Nicolas Calcoen directeur général délégué d’Amundi, un poste nouvellement créé. Sa nomination a été proposée par Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi. Nicolas Calcoen devient aussi directeur du pôle stratégie, finance et contrôle. Nicolas Calcoen avait rejoint Amundi en 2010 en tant que directeur de la stratégie, après avoir occupé plusieurs postes au sein du ministère de l’Economie et des finances et du Fonds Monétaire International. En 2012, il est promu directeur finances, stratégie et affaires publiques et intègre le comité de direction générale. Bernard de Wit est nommé directeur du pôle gouvernance et secrétariat général, en plus d’être confirmé dans ses fonctions de dirigeant effectif. L’intéressé avait rejoint Amundi en 2009 pour y prendre la responsabilité de la direction des risques avant d’être nommé, en 2013, directeur du pôle support et développement, puis, en 2017, directeur du pôle business support & contrôle. Cinzia Tagliabue, directrice générale d’Amundi en Italie, est nommée directrice du pôle réseaux partenaires international, un poste créé à la faveur de la séparation du réseau partenaires entre l’international et la France. Cinizia Tagliabue était auparavant directrice générale de l’Italie de Pioneer Investments, société acquise par Amundi en 2016. En 2017, Cinzia Tagliabue est nommée directrice adjointe de la division clients retail et directrice générale d’Amundi en Italie. Elle intègre le comité de direction générale en 2019. Enfin, Benoît Tassou revient chez Amundi en tant que directeur du pôle réseaux partenaires France. A cette occasion il entre au comité de direction générale. Il avait déjà travaillé au sein de la société entre 2017 et 2020, en tant que responsable commercial des réseaux du groupe Crédit Agricole. En 2020 il était devenu directeur général adjoint de la Caisse régionale de Crédit Agricole Grand Est. Ces nominations prendront effet le 1er avril 2022. Liste des membres du comité de direction générale – au 01/04/2022 Valérie Baudson, Directrice Générale Nicolas Calcoen, Directeur Général Délégué et Directeur du pôle Stratégie, Finance et Contrôle Bernard de Wit, Dirigeant effectif et Directeur du pôle Gouvernance et Secrétariat Général Jean-Jacques Barbéris, Directeur du pôle Clients Institutionnels et Corporate et ESG Pascal Blanqué, Chairman d’Amundi Institute Dominique Carrel-Billiard, Directeur du Métier Actifs Réels Matteo Germano, Directeur Adjoint des Gestions Fathi Jerfel, Directeur du pôle Réseaux Partenaires Guillaume Lesage, Chief Operating Officer Vincent Mortier, Directeur des Gestions Isabelle Senéterre, Directrice des Ressources Humaines Cinzia Tagliabue, Directrice du pôle Réseaux Partenaires International et Directrice de l’Italie Benoît Tassou, Directeur du pôle Réseaux Partenaires France Eric Vandamme, Directeur des Risques Fannie Wurtz, Directrice du pôle Distribution & Banques Privées, des métiers Gestion Passive & Alternative
Hang Seng Investment Management, la filiale de Hang Seng Bank, vient de se voir confier le mandat de gestion du fonds indiciel du gouvernement hongkongais TraHK, sur lequel investissent plusieurs fonds de retraites locaux. La société de gestion hongkongaise remplacera State Street, qui gérait ce fonds depuis son lancement en 1999. Cette transition s’achèvera au troisième trimestre de 2022. TraHK a été créé initialement par le gouvernement hongkongais, afin de vendre des actions achetées lors de la crise financière asiatique. Avec 112 milliards de dollars hongkongais d’encours (12 milliards d’euros), ce fonds est aujourd’hui devenu l’un de plus grands ETF actions en Asie (ex-Japon). Les investisseurs de ce fonds sont notamment les fonds de la retraite hongkongais. Les investissements de Mandatory Provident Fund (MPF) représentent notamment 17,5% des actifs de TraHK. Le changement du gérant fait suite à une revue stratégique de la part du comité de la supervision de ce fonds. L’ancien gérant du fonds SSGA s’est trouvé au centre d’une polémique en janvier 2021, à la suite des sanctions américains prises par le président Donald Trump. Après avoir annoncé qu’il n’achèterait plus d’actions de China Mobile et China Unicom, deux grandes entreprises cotées sur l’indice Hang Seng, SSGA est revenu sur cette décision trois jours plus tard. Cette volte-face a perturbé les investisseurs du TraHK, qui ont demandé la nomination d’un gérant local pour gérer ce fonds. Le nouveau gérant va, par ailleurs, proposer des frais de gestion annuel de 0,022% pour les trois premières années, contre 0,05% pour State Street. A l’issue de cette période, les frais s’abaisseront à 0,019% par an.
La société de gestion Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé ce 30 mars le closing final de son fonds European Private Credit II (EPC II), après avoir levé 494 millions d’euros. Ce véhicule va investir dans des dettes seniors de sociétés de taille moyenne en Europe, notamment en France et en Allemagne. Le fonds EPC II est géré par l’équipe d’investissement European Private Crédit basée à Paris et à Munich, dirigée par Damien Guichard. Ce véhicule a déjà engagé plus de 50% des encours du fonds en réalisant près de 20 investissements dans ces deux pays. AllianzGI comptait plus de 598 milliards d’euros d’encours sous gestion dont 93 milliards d’euros d’actifs alternatifs pour le compte de clients institutionnels et wholesale au niveau mondial.
Après l’affaire Archegos, les activités de financement des hegde funds (prime brokerage) sont dans le viseur de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre (BoE). Dans une lettre commune, Andrea Enria et Sam Woods, les patrons respectifs de la supervision bancaire à la BCE et à la BoE, ont promis mercredi aux banques qui exercent ces activités des contrôles accrus.
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a infligé mercredi une amende de 9,1 millions de livres (10,7 millions d’euros) au gestionnaire d’actifs suisse GAM International Management. L’ancien gérant star et directeur des investissements de la société, Tim Haywood, a écopé pour sa part d’une amende supérieur à 230.000 livres.
Fidelity International va temporairement fermer son fonds Emerging Europe, Middle East and Africa aux nouveaux investisseurs après que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait plonger les prix des actifs russes, indique l’agence Reuters. «La guerre en Ukraine a eu un impact significatif sur les conditions de négociation et de liquidité du marché pour les titres russes dans certains de nos portefeuilles», a déclaré Fidelity après que la nouvelle de la fermeture temporaire ait été dévoilée par Citywire. La taille du fonds est actuellement estimée à un peu moins de 70 millions de livres. Les investisseurs existants sont toujours en mesure de sortir du fonds.
Goldman Sachs Asset Management va acquérir NextCapital Group, un robo adviser basé à Chicago. L’opération doit accélérer le développement des services de la société de gestion américaine sur le marché des prestations à cotisations définies aux Etats-Unis. NextCapital propose aux entreprises des services de conseil numérique pour la retraite de leurs salariés. Sa plateforme fonctionne en architecture ouverte et commercialise des solutions personnalisées. Chez Goldman Sachs AM, l’activité liée au marché de la retraite pour les salariés représente 350 milliards de dollars. «Les employeurs cherchent à fournir à leurs employés des solutions sur mesure et des conseils personnalisables qui peuvent mieux répondre aux besoins individuels en matière d'épargne et d’investissement afin d’améliorer les résultats de l'épargne-retraite. Nous pensons que la personnalisation représente l’avenir de l'épargne-retraite et qu’elle sera le moteur de la prochaine vague de solutions de retraite innovantes», a commenté Luke Sarsfield, coresponsable mondial de Goldman Sachs Asset Management. Lors du bouclage de la transaction, prévue au second semestre, la plateforme de NextCapital devrait intégrer l’activité Multi-Asset Solutions (MAS) de Goldman Sachs Asset Management, qui vend des portefeuilles multi-actifs personnalisés de Goldman Sachs et de gestionnaires d’actifs tiers. Dirigé par Greg Calnon, le groupe supervise aujourd’hui environ 220 milliards de dollars d’actifs.
C’était une journée qui devait marquer le secteur de la gestion immobilière d’une pierre blanche. Le 2 mars 2022, le promoteur Altarea devait boucler le rachat de 60% du capital du gestionnaire d’actifs Primonial, la cession des 40% restants devant avoir lieu en 2024, assortie d’un éventuel complément du prix. Mais, quelques jours avant cette signature (le closing), Altarea a mis fin unilatéralement aux discussions, qui avaient démarré sept mois plus tôt. Les principaux actionnaires de Primonial, représentant 85,7% du capital et comprenant notamment Bridgepoint, Latour Capital, et Sogecap, conseillés par le cabinet Versini-Campinchi, Merveille & Colin, ont décidé de riposter en justice. Ils ont assigné Altarea devant le tribunal de commerce de Paris le 22 mars et réclament au groupe immobilier 110 millions d’euros au titre des préjudices subis du fait de cette annulation, selon les informations de L’Agefi. L’opération devait porter sur un montant de 736 millions d’euros, correspondant à la quote-part du prix que ces vendeurs devaient toucher, et déterminée sur une valeur d’entreprise totale (dette incluse) du groupe Primonial de près de 2 milliards d’euros. Altarea et les vendeurs feront chacun valoir leurs arguments lors de l’audience, qui doit se tenir à la fin du mois d’avril. Contacté par L’Agefi, le groupe Altarea ne souhaite faire aucun commentaire sur cette assignation à comparaître. Retards Pour justifier son refus de conclure l’affaire, Altarea a notamment assuré que les opérations préalables à la cession n’avaient pas été menées en temps et en heure par les cédants et que ceux-ci avaient été en incapacité de leur délivrer la chose vendue. L’opération demandait notamment d’isoler La Financière de l’Echiquier (LFDE), qui fait partie du groupe Primonial mais devait rester en dehors du périmètre de la cession. Comme à l’accoutumée pour ce type d’opération, les allers-retours entre les parties ont été nombreux, jusqu’à quelques jours avant la date butoir. Mais les cédants estimaient qu’ils avaient apporté les réponses aux questions de l’acquéreur. Dans l’assignation à comparaître, que L’Agefi a pu consulter, les vendeurs déclarent que c’est «avec stupeur et consternation qu’ils ont subi le brutal changement d’attitude de l’acquéreur». En effet, celui-ci, le 25 février 2022, à moins de deux jours ouvrés du closing, a déclaré ne pas être en mesure de «signer, le 2 mars, dans des conditions assurant une sécurité juridique satisfaisante». «Nous sommes surpris de recevoir un tel courrier alors que nous avons, certes dans quelques cas avec un retard, inhérent toutefois à une transaction d’une telle complexité, réalisé et satisfait à l’ensemble de nos obligations au titre du protocole de cession», ont réagi les vendeurs. Changement de protocole A leurs yeux, l’argument d’insécurité juridique n’est pas justifié. Ils déclarent d’ailleurs dans l’assignation qu’Alain Taravella, le dirigeant d’Altarea, aurait proposé aux dirigeants de Primonial, le 27 février soit deux jours après avoir refusé de continuer les discussions, de négocier un nouvel accord consistant à acquérir immédiatement 100% du Groupe Primonial, plutôt que de diviser cette opération en deux phases. Et cela en supprimant le complément de prix offert à tous les vendeurs, pour lui substituer un mécanisme de compensation au bénéfice des seuls managers. Les cédants estiment que l’acheteur a manqué à «son obligation contractuelle de bonne foi» en résiliant «unilatéralement et fautivement le protocole». Ils auraient pu demander son exécution forcée, mais ont préféré, pour éviter de demeurer associés deux ans avec Altarea, réclamer les 110 millions de dommages et intérêts. Ceux-ci se décomposent en trois parties : 50 millions d’euros pour le manque de chances de réaliser des investissements grâce au produit de la cession, 50 millions d’euros pour atteinte à l’image de Primonial, et 10 millions d’euros pour les frais de conseil et la mobilisation interne des équipes. Des sommes impressionnantes, sur lesquelles la justice devra statuer.
Le gérant de hedge funds Bill Ackman va abandonner les campagnes activistes agressives, a-t-il annoncé dans un rapport annuel cité par le FT. Le fondateur de Pershing Square Capital Management a déclaré mardi qu’il prévoyait d’être un actionnaire plus discret, qui achètera de gros blocs de sociétés cotées et qui travaillera en coulisse lorsqu’il y a des problèmes. «Toutes nos interactions avec les entreprises sur les cinq dernières années ont été cordiales, constructives et productives», a indiqué Bill Ackman dans le rapport. «Nous avons l’intention de continuer dans cette voie, car cela rend notre travail plus facile et plus agréable, et améliore notre qualité de vie».
Carine Beucher – Helard rejoint Fastea Capital, société de gestion basée à Nantes, pour être directrice du développement externe. L’intéressée était jusqu’à présent responsable des relations partenaires de Portzamparc Gestion (groupe BNP Paribas). Avant cela, elle a été directrice marketing de Vega Investment Managers et de 1818 Gestion. Elle a aussi travaillé pour Allianz et Rothschild & Co.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré une collecte nette de 3,9 milliards d’euros en février, selon les dernières statistiques d’Assogestioni. Depuis le début de l’année, ces fonds engrangent 9,2 milliards d’euros. La collecte de février a principalement concerné les fonds actions (2,2 milliards d’euros) et les fonds diversifiés (1,5 milliard d’euros). Les fonds obligataires voient en revanche sortir 738 millions d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, la collecte de février s’est élevée à 6,3 milliards d’euros. Le groupe Intesa Sanpaolo est celui qui a le plus profité de la vivacité du secteur en février, ayant attiré 2,8 milliards d’euros. Viennent ensuite Generali (1,2 milliard d’euros) et Amundi (689 millions d’euros).Ce trio de tête est aussi celui qui domine le secteur italien de la gestion. En revanche, Poste Italiane a vu sortir 944 millions d’euros et Schroders, 237 millions d’euros. Les encours du secteur ont atteint 2.508 milliards d’euros, dont 1.233 milliards d’euros pour les fonds ouverts.
Le superviseur européen des marchés financiers Esma a comparé la performance de 3,155 fonds Ucits européens – dont 90% de fonds actifs – à celle de leurs indices de référence sur la période du 19 février au 30 juin 2020. Une période durant laquelle les marchés ont été mis à rude épreuve avec un épisode de crise boursière lié à la pandémie de Covid-19. Dans son étude, publiée ce lundi, l’Esma divise cet épisode en trois séquences: le stress (19 février – 31 mars 2020), le retournement (1er avril –19 mai) et la stabilisation (19 mai – 30 juin). Durant la phase de stress, l’Esma note que les fonds analysés ont perdu jusqu’à plus de 30% en ligne avec la chute des indices. Cependant, plus de la moitié des fonds analysés ont sous-performé, net de frais, leurs benchmarks sur cet épisode de stress. Puis, durant la phase de retournement, les rendements ont progressé de 11% en moyenne, plus que les indices Eurostoxx 50 et Eurostoxx 600 (+7% et +8% respectivement). Enfin, lors de la phase de stabilisation, les rendements sont restés positifs autour de 5% en moyenne tant pour les fonds actifs que pour les indices de référence inscrits dans leurs prospectus. Seuls 32% des fonds actifs ont fait moins bien que leur indice de référence. L’Esma en conclut qu’elle a été «incapable d’identifier une surperformance nette claire des fonds actifs comparé à leurs indices dans leurs prospectus dans la période du 19 février au 30 juin 2020». Aussi l’Esma remet en cause l’hypothèse selon laquelle les fonds actifs battent de façon constante les fonds passifs lors des périodes de stress de marché. Celle-ci ne tient pas en considérant son échantillon de fonds. En moyenne, durant les pires jours de la crise du Covid – soit la dernière semaine de mars - les fonds gérés activement ont sous-performé de 0,8% net leurs indices de référence lorsque les fonds passifs les sous-performaient de 0,01% net en moyenne, calcule le superviseur. L’Esma note par ailleurs que les fonds actifs présentant les meilleures performances nettes et battant constamment leur indice de référence sur la période concernée étaient les mieux notés par l’agence de notation de fonds Morningstar. «Pour le reste des fonds analysés, la performance ajustée au benchmark était autour de zéro ou clairement négative», résume le superviseur.
Le gestionnaire d’actifs vietnamien Dragon Capital vient d’obtenir le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour la distribution de son fonds Vietnam Equity (Ucits) sur le marché français. Ce fonds, domicilié en Irlande et lancé en 2013, investit à moyen-long terme sur les sociétés vietnamiennes cotées à la Bourse de Ho Chi Minh, de Hanoi ou toute autre place boursière et peut disposer d’une petite poche obligataire sur les souverains et la dette d’entreprise vietnamienne. Géré par Le Yen Quynh, le fonds peut aussi investir jusqu'à 10% de son actif net sur des titres non cotés. Ses encours s'élevaient à environ 336 millions d’euros à fin février 2022.
Cinq ans après le déclenchement par le Royaume-Uni de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, qui lui a permis sa sortie de l’Union européenne (UE), les annonces de mouvements des institutions financières liées au Brexit se sont stabilisées selon EY. Le consultant traque les mouvements de 222 firmes de services financiers via son EY Financial Services Brexit Tracker. EY n’a observé aucun changement durant le premier trimestre 2022. Selon le décompte du consultant, 44% des sociétés qu’il suit (97 sociétés) ont relocalisé ou ont des projets de relocalisation de certaines activités basées au Royaume-Uni dans l’Union Européenne depuis le référendum sur le Brexit. Le nombre total d’emplois relocalisés du Royaume-Uni en Europe à cause du Brexit a diminué à un peu plus de 7.000 contre 7.400 en décembre dernier et 7.600 en mars 2021. EY rappelle que dans la foulée du référendum de 2016 sur le Brexit, quelque 12.500 relocalisations d’emplois étaient envisagées par les institutions financières britanniques qui se préparaient alors à un Brexit dur. En revanche, le nombre d’embauches liées au Brexit depuis le référendum a augmenté d’environ 5.000 à 5.400 durant le premier trimestre 2022. Cette tendance est principalement soutenue par une légère hausse du nombre de salariés embauchés à Londres. La majorité des mouvements déjà finalisés Pour Omar Ali, responsable de l’équipe services financiers pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Afrique chez EY, la plupart des sociétés ont finalisé la majorité de leurs mouvements opérationnels essentiels bien avant la date limite de fin 2020 pour le Brexit et n’ont pas vécu de perturbations dans le service de leurs clients européens et britanniques. «Bien que les chiffres se soient maintenant stabilisés, un certain degré de fluidité persistera pendant quelques années, et les mouvements de personnel et d’opérations sur les marchés financiers européens se poursuivront, car les entreprises doivent faire face à l’incertitude géopolitique actuelle, à la dynamique post-pandémique et aux exigences réglementaires, y compris la prochaine révision du «desk-mapping» de la BCE (l’examen par la BCE des activités des banques britanniques en Europe pour traquer les bureaux «fantômes», ndlr)», dit Omar Ali. L’accès transfrontalier reste une priorité pour les entreprises du Royaume-Uni et de l’UE, qui cherchent à établir les marchés les plus efficaces et les plus liquides, offrant aux clients finaux le meilleur choix et les meilleurs prix, poursuit-il. Mais dans l’ensemble, les décisions liées au Brexit sont de plus en plus intégrées dans des considérations opérationnelles plus larges des entreprises dans leurs stratégies de croissance et de transformation. Hors Europe, EY estime que l’accord de reconnaissance mutuelle des services financiers entre le Royaume-Uni et la Suisse a le potentiel pour devenir un modèle de référence que d’autres juridictions pourront reproduire.
Le spécialiste des produits structurés Lynceus Partners a annoncé mardi 29 mars la nomination de Melchior de Villeneuve en tant que responsable du développement du bureau de Zurich. Ses principales responsabilités seront d’étendre les canaux de distribution, développer l’offre de produits et les fonctionnalités d’Argo, la plateforme technologique de Lynceus Partners. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur de CentraleSupélec, Melchior de Villeneuve a débuté sa carrière en 2008 à Londreschez Axa IM en tant qu’investisseur multi-actifs. Il a ensuite occupé les mêmes fonctions chez Friends Life (2012-2015) puis Architas (2015-2017). En 2018, il est devenu responsable de la clientèle institutionnelle d’Architas.
Schroders Solutions, qui gère 150 milliards de livres d’actifs pour des compagnies d’assurances, a été choisi comme partenaire de la nouvelle plate-forme d’investissement de l’assureur Lloyd’s. Cette plate-forme a vocation à proposer aux investisseurs un éventail de fonds sur diverses classes d’actifs, dont le non coté. Les investisseurs pourront les choisir et les assembler à leur guise. Chaque fonds sera géré par une société de gestion externe qui sera sélectionnée grâce aux conseils en architecture ouverte de Schroders Solutions. Le Central Fund de Lloyd’s co-investira dans les fonds afin de faciliter leur lancement. «Nous pouvons désormais cocréer une plateforme sur mesure, qui permettra à tous les investisseurs de réaliser des gains d’efficacité et des économies d'échelle. La plateforme donne accès à l’architecture ouverte de Schroders Solutions et à nos capacités en croissance rapide dans des classes d’actifs telles que l’immobilier, la dette d’infrastructure, le capital-investissement et la dette privée. Les investisseurs bénéficieront également de notre approche de la durabilité et de l’ESG basée sur les données, qui est fortement axée sur l’aide aux clients dans leur cheminement vers le net zéro», commente James Barham, président exécutif de Schroders Solutions. Schroders a créé le pôle Schroders Solutions début février après l’acquisition de la division UK Solutions de River and Mercantile Group.
Santander Asset Management, filiale de gestion d’actifs du groupe financier espagnol Santander, a nommé Augusto Caro en qualité de nouveau responsable mondial de la gestion répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’intéressé succède à Ana Rivero qui se voit confier la direction des investissements responsables de Santander Wealth Management. Laura Blanco est, elle, nommée responsable de la stratégie ESG de Santander Wealth Management. Augusto Caro, rattaché au directeur mondial des investissements de Santander AM, José Mazoy, a évolué précédemment au sein de Bankia Asset Management où il a occupé les fonctions de responsable des investissements pour les fonds actions, mixtes et fonds de pension. Il a également travaillé comme gérant chez Caja Madrid Pensiones et Gesmadrid. Santander AM s’est fixé un double objectif de réduire de moitié ses émissions de carbone d’ici 2030 et de devenir le premier gestionnaire d’actifs espagnol carbone neutre d’ici 2050. Santander Wealth Management vise la levée de 100 milliards d’euros dans des fonds durables d’ici 2025.
Euromobiliare Asset Management, la société de gestion du groupe italien Credem, a créé un fonds en partenariat avec Pictet Asset Management. Baptisé Pictet Action 4 Transition, ce fonds sera géré par la société suisse. Il est investi dans des actions de sociétés dont les perspectives de croissance à long terme dépendent d’une ou de plusieurs méga tendances sociales, économiques, politiques, environnementales ou technologiques. Les thèmes d’investissement seront la transition énergétique, la mobilité, les modèles de production et de distribution et les styles de vie.
Le label luxembourgeois LuxFlag, dédié au développement durable, a annoncé ce 29 mars la nomination d’Isabelle Delas comme directrice générale. Elle remplaceraSachin Vankalas, décédé en juillet dernier. Isabelle Delas prendra son poste le 16 mai prochain. La recrue dirige actuellement la branche financière luxembourgeoise de l’investisseur à impact Motion GmbH. Auparavant, elle a travaillé dans le droit à l’European Business Reliance Centre (2011-2016) et à l’International Development Law Organization (2001-2010). Elle a commencé sa carrière comme professeure assistante en droit à l’Universitié de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines.
Tim Pearey, le directeur général d’Odey Asset Management, a quitté ses fonctions après plus de 20 ans au sein de la société. Il était associé de la boutique britannique depuis 2009 et il a passé six ans en tant que co-directeur général, puis seul directeur général. Tim Pearey est devenu seul directeur général fin 2020 lorsque le fondateur Crispin Odey a pris du recul pour gérer un nouveau fonds et préparer sa défense au cours d’un procès pour agression, au cours duquel il a été reconnu non coupable.
UOB Asset Management et Mirae Asset Global Investments (Hong Kong) vient de signer un memorandum of understanding (MoU) afin de lancer une série de nouveaux ETF thématiques en Asie. Mirae Asset gère actuellement la gamme d’ETF dénommée Global X ETF distribués à Hong Kong, à Singapour, à Taïwan, en Thaïlande, au Viêtnam, en Indonésie et en Malaisie. Avec ce partenariat de trois ans, UOB AM recevra les services de conseil et de formation de la part de Mirae Asset. Pour sa part, UOB AM fournira les capacités de recherche dans les trois mégatendances en Asie: le changement de la démographie, la transition écologique et l’économie digitale. UOB AM va également distribuer ces ETF à travers ses réseaux de marketing. Ce MoU représente une deuxième collaboration entre UOB AM et Mirae Asset, après avoir lancé un ETF axé sur les jeux vidéo en Thaïlande en 2021.
La société de gestion Goldman Sachs Asset Management vient de conclure une joint-venture avec Sojitz Corporation, afin d’investir dans l’immobilier résidentiel au Japon. La nouvelle entité sera créée cet été, et dans laquelle Goldman Sachs AM aura une participation de 75%. A travers ce partenariat, Sojitz et Goldman Sachs AM comptent acquérir pour 300 millions de dollars d’actifs dans le secteur d’immobilier résidentiel en 2022. La joint-venture vise à lever 400 à 500 millions de dollars chaque année à partir de 2023. Sojitz New Urban Development, une filiale de Sojitz, utilisera son réseau dans le marché d’immobilier résidentiel, afin de restaurer les bâtiments anciens pour créer davantage de valeur pour les locataires et les investisseurs. Selon Sojitz, la stratégie de rénovation des logements anciens profitera davantage à l’environnement par rapport aux projets de reconstruction. Goldman Sachs AM gérait plus 400 milliards de dollars d’actifs, dont 5 milliards de dollars d’encours sous gestion au Japon. La société de gestion américaine a déjà investi 16 milliards de dollars dans 1800 projets d’immobiliers au pays de soleil levant.
La société de gestion Franklin Templeton vient d’annoncer la nomination de Sweta Dugar au rang de directrice des clients institutionnels en Asie du Sud-est (ex-Malaisie). Basée à Singapour, elle sera chargée de travailler avec les équipes régionales, afin de développer des services clients. Sweta Dugar arrive de BlackRock, où elle était vice-président pour le business institutionnel en Asie du Sud-est depuis12 ans. Auparavant, elle a travaillé chez Capital International comme responsable du marketing et des relations clients pour les investisseurs à Singapour, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Renforcement de l’équipe alternatives asiatiques Franklin Templeton a également promu Richard Surrency, directeur d’actifs alternatifs en Asie, au poste nouvellement créé de directeur de la gestion des relations et des services clients en Asie. Basé à Singapour, il sera responsable pour la gestion des relations clients ainsi que l’exécution des stratégies commerciales pour les clients institutionnels et particuliers. Il sera également chargé d’épauler Tariq Ahmad, directeur de la distribution en Asie, pour la stratégie de gestion alternative dans la région. Richard Surrency est entré chez Franklin Templeton en 2020. Auparavant, il a travaillé comme managing director pour la stratégie capital chez Algebris Investments. Il a également occupé le poste de directeur exécutif pour les actions institutionnelles en Asie chez Morgan Stanley ainsi que managing directeur et directeur commercial en Asie pour BNY Mellon. Sweta Dugar et Richard Surrency seront rattachés à Tariq Ahmad.
Lex Greensill a autrefois proposé à GAM une option pour acquérir des actions dans Greensill Capital, dans le cadre d’un accord qui lui permettait d’utiliser l’argent des clients pour financer sa société désormais défunte, a appris le Financial Times. Plusieurs années avant sa faillite retentissante, Greensill Capital était au centre d’un imbroglio au sein de GAM qui a conduit la société de gestion à licencier son gérant star Tim Haywood et geler des milliards de dollars de fonds qu’il gérait. En plus d’investir l’argent des clients dans des produits difficiles à vendre que lui soumettait Greensill, Tim Haywood était un intermédiaire dans les négociations de GAM avec Lex Greensill, raconte le FT. Greensill a proposé à GAM un warrant actions dans sa société en octobre 2016, selon des documents décrivant l’opération. Cela permettait à la société de gestion suisse d’acquérir 12,5 % de Greensill Capital pour 125 millions de dollars. Cet arrangement s’accompagnait d’un accord dans le cadre duquel les fonds de GAM prêtaient plus de 120 millions de dollars à Greensill Capital, via un véhicule spécial appelé Laufer.
La banque Rothschild & Co a annoncé, lundi, la nomination de Javed Khan en tant que managing partner de Rothschild & Co Gestion, son activité de gestion d’actifs. Javed Khan était jusqu’à présent responsable du Merchant Banking. Il travaillera aux côtés d’Alexandre de Rothschild, président exécutif, et de Robert Leitão et François Pérol, managing partners. Il remplace Marc-Olivier Laurent, qui a quitté ses fonctions, et rejoindra, en qualité de membre, le conseil de surveillance de Rothschild & Co, sous réserve de l’approbation des actionnaires lors de la prochaine assemblée générale annuelle, qui se tiendra le 19 mai 2022.
Des membres du Congrès américain ont demandé à Credit Suisse de leur remettre des informations sur le respect par la banque des sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rapporte le Wall Street Journal. Ils cherchent plus précisément des informations sur le financement de yachts et d’avions appartenant à des personnes potentiellement concernées par les sanctions après avoir lu en février un article du Financial Times indiquant que Credit Suisse avait demandé aux investisseurs la destruction de documents relatifs à des transactions de financement sur ces objets de luxe avec des Russes. Credit Suisse avait expliqué à l'époque de l’article qu’elle avait demandé aux investisseurs qui n’avaient pas participé à la transaction de détruire les documents, en vertu des pratiques du marché, et que cela n’avait rien à voir avec les récentes sanctions. Elle a précisé qu’aucune donnée n’avait été effacée au sein de la banque.