Les prix de l’immobilier résidentiel français pourraient chuter de 15 % d’ici fin 2013 selon S&P. L’agence relève que le marché immobilier français a poursuivi sa hausse pendant près de 5 ans, malgré une brève correction suite à la crise financière de 2007-2008, un «phénomène unique en Europe». D’ici 18 mois, S&P attend une baisse de la capacité d’emprunt des ménages d’une ampleur comparable à celle de 2007-2009 (-7%), voire plus importante si les taux d’intérêt augmentent. La baisse des prix avait atteint 10% entre mars 2008 et juin 2009. La contraction de l’octroi de nouveaux crédits pourrait par ailleurs atteindre 20 % en 2012.
L’Investissement socialement responsable (ISR) représente 115 milliards d’euros d’encours en France et affiche une croissance de 69% entre 2010 et 2011, selon l’enquête annuelle de Novethic. Le centre de recherche note par ailleurs que si, en 2010, seul un acteur ISR pratiquait des exclusions normatives sur 136 milliards d’euros d’actifs, un an après, le montant concerné s’élève à 1.800 milliards d’euros et ces pratiques ont été déployées par une dizaine d’acteurs.
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% en mars après 0,4% en février, en raison de la fin des soldes et des fortes augmentations de prix des produits pétroliers et alimentaires, selon l’Insee. Sur un an, l’inflation ressort à 2,3% en mars.
Bloomberg croit savoir que Deutsche Bank, Barclays, Credit Suisse et Goldman Sachs préparent des offres pour le rachat auprès de la Réserve fédérale de ce portefeuille de dettes d’une valeur faciale de 7,5 milliards de dollars hérité du sauvetage d’AIG en 2008.
Le fonds Hellman & Friedman a mandaté Goldman Sachs et BoA Merrill pour la vente de la société de conseil en restructuration. Le processus serait à un stade avancé, selon Reuters, qui évoque une valorisation d’un milliard de dollars pour AlixPartners.
Le lancement par Eurex d’un contrat future sur la dette française le 16 avril alimente la polémique dans le monde politique français. Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, a regretté le timing inopportun choisi par la Bourse de dérivés allemande. «Il est vrai que ce produit risque d'être considéré comme spéculatif et que, dans le contexte actuel, ce n’est pas un bon signal qui est donné», a-t-il estimé. Le produit a pourtant existé sur le Matif dans les années 90 en France.
La banque américaine a consenti à verser 22 millions de dollars pour mettre un terme à des poursuites engagées par la SEC et la FINRA. Les régulateurs avaient en ligne de mire des procédures internes à Goldman Sachs établissant une hiérarchie parmi ses clients dans le cadre de la distribution d’informations sensibles comme les changements de recommandation sur les valeurs.
Le titre du gestionnaire américain a clôturé en repli de 1,4% hier pour sa toute première séance de cotation sur la Bourse de New York. Oaktree avait déjà revu à la baisse le nombre de titres écoulé et le prix unitaire avait été fixé au point bas de la fourchette indicative. Pas de quoi rassurer les organisateurs de l’IPO de Carlyle prévue le mois prochain.
La compagnie financière a annoncé la cession pour 23,6 millions d’euros à Thierry Leyne de ses activités d’assurance, gestion privée et capital investissement à l’international, soit 7% de ses revenus. La société a aussi vendu la marque Assya et se rebaptisera Global Equities Compagnie Financière.
L’Agence internationale de l’Energie (AIE) et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont réaffirmé leurs prévisions de croissance de la demande mondiale de brut pour l’année, 800.000 barils par jour (bpj) pour l’AIE et 860.000 pour l’Opep. L’AIE signale toutefois qu’une hausse de la production combinée à une demande atone pourrait modifier les fondamentaux du marché pétrolier. Ces deux facteurs ont déjà eu pour conséquence une augmentation des stocks mondiaux susceptible d’atteindre un million de barils au cours du dernier trimestre, relève l’AIE dans son rapport mensuel. En raison de la reprise de l’industrie pétrolière libyenne, l’Opep a fait état d’une hausse plus forte qu’attendu de la production de ses membres, à 31,31 millions de bpj en mars.
La croissance du commerce international va décélérer en 2012 pour la deuxième année consécutive et sera ramenée à un taux de 3,7%, mais de «graves» risques pourraient la faire baisser encore plus, sous sa moyenne de 5,4% observée sur 20 ans, estime jeudi l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Parmi ces risques, l’OMC cite la crise de la dette souveraine en zone euro, les prix pétroliers et les tensions géopolitiques.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 avril, à 380.000 contre 367.000 (révisé) la semaine précédente. Les économistes attendaient en moyenne 355.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 31 mars ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 357.000.
Le déficit commercial américain s’est réduit contre toute attente en février, en raison à la fois d’exportations à un niveau record et d’une baisse des importations en provenance de Chine et d’autres fournisseurs clef des Etats-Unis, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Commerce. En février, le déficit a baissé de 12,4%, à 46 milliards de dollars, par rapport à celui de janvier. Il s’agit du recul d’un mois sur l’autre le plus marqué depuis mai 2009.
Les prix à la production aux Etats-Unis sont restés stables au mois de mars, montrent les chiffres publiés jeudi par le département du Travail. En février, ils avaient augmenté de 0,4%. Hors éléments volatils (prix de l’alimentaire et de l'énergie par exemple), les prix ont augmenté de 0,3% après une hausse de 0,2% en février. Au cours des douze mois à mars, les prix de gros ont progressé de 2,8%, la hausse annuelle la plus faible enregistrée depuis juin 2010.
Les prix de l’immobilier résidentiel français pourraient chuter de 15 % d’ici à la fin 2013, et revenir à leur niveau de début 2009, estime jeudi l’agence de notation S&P. Celle-ci relève que le marché immobilier français a poursuivi sa hausse pendant près de 5 ans, malgré une brève correction suite à la crise financière de 2007-2008, un «phénomène unique en Europe». Au cours des 18 mois à venir, S&P attend une baisse de la capacité d’emprunt des ménages d’une ampleur comparable à celle de 2007-2009 (-7%), voire plus importante si les taux d’intérêt augmentent. Cette baisse s'était l'époque accompagnée d’une baisse de 10% des prix entre mars 2008 et juin 2009. La contraction de l’octroi de nouveaux crédits à l’immobilier pourrait par ailleurs atteindre 20 % en 2012 comparé à 2011.
L’OCDE recommande aux pays développés de couper leur ratio de dette sur PIB à 50% au cours des prochaines décennies pour faire face à d'éventuels chocs, dans une étude publiée jeudi. La plupart de ces pays ont des ratios très supérieurs, nettement aggravés par les récentes crises, la moyenne OCDE dépassant 100% et le Japon 200%. A titre de comparaison, la dette publique française s'élevait à 1.717 milliards d’euros fin 2011, soit près de 86% du PIB.
Le taux de chômage en Grèce a atteint en janvier un nouveau record à 21,8% contre 21,2% en décembre, a annoncé le service de la statistique Elstat, confirmant que les mesures d’austérité et la crise de la dette continuent de peser sur le marché du travail.
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% en mars, en raison de la fin des soldes et des fortes augmentations de prix des produits pétroliers et alimentaires, montrent les statistiques publiées jeudi par l’Insee. Sur un an, l’inflation ressort à 2,3% en mars. En février, l’indice des prix à la consommation avait augmenté de 0,4% sur un mois.
L’Investissement socialement responsable (ISR) représente 115 milliards d’euros d’encours en France et affiche une croissance de 69% entre 2010 et 2011, selon l’enquête annuelle de Novethic. Le centre de recherche note par ailleurs que si, en 2010, seul un acteur ISR pratiquait des exclusions normatives sur 136 milliards d’euros d’actifs, un an après, le montant concerné s’élève à 1.800 milliards d’euros et ces pratiques ont été déployées par une dizaine d’acteurs.
Le coût d’emprunt à trois ans de l’Italie a bondi de plus d’un point jeudi lors d’une émission obligataire qui a suscité une demande plus faible qu’escompté, illustrant les craintes persistantes des investisseurs face à la dette des pays les plus fragilisés de la zone euro. Le Trésor italien a placé pour 2,88 milliards d’euros d’obligations à trois ans - contre trois milliards d’euros espérés - au rendement moyen de 3,89%. C’est le rendement le plus élevé depuis la mi-janvier pour un papier de cette échéance, à comparer avec un taux de 2,76% lors d’une adjudication le mois dernier. Le ratio de couverture de l’adjudication ressort à 1,44 contre 1,56 précédemment. Le Trésor italien a par ailleurs adjugé pour 2 milliards d’euros - le maximum visé - d’obligations à moyen et long termes pour un ratio de couverture de 2,20. Le papier à échéance 2020 s’est écoulé au rendement moyen de 5,04% et le papier à échéance 2023 à 5,57%.
Le déficit des paiements courants de la France s’est creusé en février à 5 milliards d’euros après 4,4 milliards en janvier, montrent les chiffres publiés jeudi par la Banque de France. Le déficit des échanges de biens a augmenté à 6,6 milliards d’euros contre 5,8 milliards un mois plus tôt. Les échanges de services ont pour leur part dégagé un solde positif de 1,3 milliard d’euros après 0,7 milliard en janvier.
La production industrielle a augmenté contre toute attente en février mais celle de janvier a été revue à la baisse, a annoncé Eurostat jeudi. La production industrielle a augmenté de 0,5% mensuellement et diminué de 1,8% annuellement. En janvier, la production a stagné, alors qu’elle avait été annoncée en hausse de 0,2%. Elle a diminué de 1,7% annuellement contre -1,2% en première estimation.
Le déficit commercial britannique a augmenté plus que prévu en février, en raison d’un recul des exportations vers les pays extérieurs à l’Union européenne, a annoncé jeudi l’Office national de la statistique. Le déficit a atteint 8,772 milliards de livres contre 7,883 milliards en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en baisse à 7,70 milliards. Le déficit avec les pays hors UE a été de 5,017 milliards de sterling contre 3,717 milliards le mois précédent et 3,85 milliards prévus.
Des économistes d’UBS Global Asset Management considèrent la France, la Belgique et l’Italie comme appartenant à une nouvelle catégorie dans la zone euro, la «coreiphery», entre les pays les plus solides («core») et les plus fragiles («periphery»). La plupart des commentateurs considèrent la France et la Belgique comme des pays «core» mais ces économistes considèrent que seuls l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande et le Luxembourg doivent l'être.
Icade Santé a procédé à une augmentation de capital de 250 millions d’euros, réservée à des investisseurs institutionnels. La filiale dédiée à l’investissement dans l’immobilier de santé d’Icade, elle-même filiale de la Caisse des dépôts, indique dans un communiqué que les principaux souscripteurs à cette levée de fonds sont Crédit agricole Assurances et BNP Paribas Cardif. «A l’issue de cette opération, Icade détient 69% du capital de sa filiale», précise le groupe.
Filiale d’EFG International, EFG Financial Products vient d’inaugurer son bureau de Madrid dirigé par Michael Hartweg, responsable des marchés espagnol et portugais, rapporte Funds People. L’objectif est d’atteindre un volume de 250 millions d’euros en notes collatéralisées, comme en Allemagne.
Le gérant Peter Rutter a rejoint l'équipe actions mondiales de J O Hambro Investment Management (JOHIM). Il travaille désormais avec deux de ses anciens collègues de Deutsche Asset Management, Charles Martyn-Hemphill and Will Kenney. Peter Rutter sera notamment en charge des fonds JOHIM Global et Waverton Global Equities. L’intéressé occupait auparavant le poste de gérant chez IronBridge Capital Management, précise Investment Week.
Membre du comité d’investissement de Carmignac Gestion, Didier Saint-Georges revient dans l’Agefi Hebdo sur l’importance de la gestion du risque dans le fonds diversifié Carmignac Patrimoine, géré par Edouard Carmignac, Rose Ouahba et Frédéric Leroux et dont l’exposition aux actions peut varier entre 0 et 50 %. L'équipe de contrôle des risques analyse un certain nombre d’outils de mesure du risque, comme la VaR (Value-at-Risk). «Mais attention, ces outils ne sont qu’une information parmi d’autres fournies à l'équipe de gestion, et en aucun cas un outil de prise de décision. Il ne faut pas être dépendant de la VaR dans les décisions de gestion car cet outil, comme tout modèle statistique, ne fonctionne plus en cas d'événements hors normes», souligne Didier Saint-Georges.