Selon les données de Copley Fund Research, quatre fonds d'actions émergentes sur cinq exposés à la Russie ne sont toujours pas parvenus à liquider leurs positions russes.
Generali Global Infrastructure (CGI), la société de gestion de Generali Investments spécialisée dans l’investissement dans l’infrastructure, vient d’annoncer la nomination de Jeanne Michon-Savarit, 43 ans, au rang de directrice du développement durable. Basée à Paris, elle sera rattachée à Gilles Lengaigne, associé fondateur de CGI. Elle sera chargée de structurer et de consolider l’expertise ESG au sein des équipes d’investissement chez CGI. Jeanne Michon-Savarit arrive du Groupe Aéroport de Paris, où elle était directrice des services énergétiques et environnementaux à l’aéroport Paris Charles de Gaulle depuis 2019. Elle était chargée de la production et de la distribution d’énergie, de la gestion des déchets, du cycle de l’eau, de l’entretien et du développement des infrastructures routières, de stationnement, de production distribution d’énergie et gestion de l’eau. Elle est entrée chez Groupe Aéroport de Paris en 2015 comme directrice du département de l’énergie et de développement durable. Elle était responsable pour la politique énergie et mobilité durable de l’entreprise, de la définition et du pilotage de la feuille de route neutralité carbone et du pilotage transversal du système de management de l’énergie. Auparavant, Jeanne Michon-Savarit a travaillé chez Solvay comme responsable de l’efficacité énergétique ainsi que gérante du projet au sein du développement durable et de l’énergie chez Capgemini Consulting à Paris. Elle a commencé sa carrière en 2003 en tant que responsable développements marchés chez Daydream. CGI gérait plus de 6 milliards d’euros d’encours sous gestion.
La société de gestion AllianzGI vient d’annoncer la clôture initiale d’un fonds de dette privée en Asie-Pacifique, dénommé Allianz Asia Pacific Secured Lending Fund (AAPSL). Ce véhicule, qui a levé 450 millions d’euros, investira dans des dettes senior secured et unsecured, second lien et subordonnées à des entreprises dans des secteurs divers en Asie-Pacifique (hors Chine). Il ciblera principalement des entreprises dans des domaines résilients comme la télécommunication, les produits pharmaceutiques, les centres de données ainsi que dans les secteurs de soins de santé, de l'éducation et des logiciels d’entreprise. Géré par Sumit Bhandari, gérant principal au sein du département du crédit privée asiatique, ce fonds vise une levée finale de 650 millions d’euros, prévue pour la fin de cette année. AllianzGI comptait plus de 673 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.
Artemis Investment Management vient d’annoncer son partenariat avec Capital Strategies Partners (CSP), un tierce-partie marketeur (TPM) basé à Madrid. Ce dernier sera chargée de la distribution de neuf fonds Sicav d’Artemis IM auprès des investisseurs institutionnels et wholesale en Espagne, en Italie et au Portugal. Les fonds distribués par CSP sont: Artemis Funds Global High Yield, Global Select, Short-Dated Global High Yield Bond, Global Equity Income, Positive Future Class, SmartGARP Global Emerging Markets, US Extended Alpha Class, US Select Class et US Smaller Companies Class. A travers ce partenariat, Artemis IM souhaite avoir une empreinte plus grande dans le Vieux Continent, selon Greg Jones, directeur de la distribution.
Le hedge fund américain Third Point, fondé et dirigé par Daniel Loeb, a enregistré une baisse de 11,5% du rendement de son fonds phare Offshore Fund sur le premier trimestre 2022, a indiqué la firme dans une lettre aux investisseurs. Le hedge fund a pris des positions dans des entreprises pétrolières et de gaz naturel au premier trimestre 2022. Pour Daniel Loeb, les sociétés pétrolières et gazières américaines sont particulièrement intéressantes. Dans sa lettre, il explique qu’en raison de politiques énergétiques mal conçues adoptées par les gouvernements de la plupart des pays développés (y compris les États-Unis), les deux matières premières seront en pénurie par rapport à la demande. «Les effets négatifs de ces politiques bâclées ont été aggravés par des initiatives ESG bien intentionnées mais désastreuses qui, ensemble, ont entraîné une pénurie de nouveaux investissements dans le secteur. Ces entreprises restitueront en grande partie leurs liquidités aux actionnaires par le biais de remboursements de dettes, de rachats d’actions et de dividendes en espèces», écrit le directeur général et des investissements de Third Point.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 9 mai le lancement de BNP Paribas Sustainable Asian Cities Bond, un fonds obligataire sur la thématique de l’urbanisation durable en Asie (hors Japon). Domicilié au Luxembourg, il est géré par Jean-Charles Sambor, responsable de l’équipe de gestion dette émergente. Le fonds investira à la fois dans des obligations vertes, sociales et durables qui contribuent à financer des projets naturellement alignés avec les villes durables (par exemple, les transports propres, les énergies renouvelables ou les infrastructures de santé), et dans des obligations conventionnelles d'émetteurs, dont au moins 20 % de leurs revenus proviennent d’activités contribuant aux réseaux électriques intelligents («smart grid») ou au développement des villes durables, tels que les promoteurs immobiliers, tout en intégrant des filtres ESG. Il se classe «article 9" selon la réglementation européenne SFDR, assure BNP Paribas AM.
Le gestionnaire d’actifs obligataire américain Pimco a annoncé, ce lundi, le recrutement de Samuel Watkins en tant que responsable de l’activité en Australie et Nouvelle-Zélande. Il sera basé à Sydney Samuel Watkins sera rattaché à Alec Kersman, responsable de Pimco pour l’Asie-Pacifique basé à Hong Kong. who is based in Hong Kong. Il travaillait précédemment chez Goldman Sachs en tant que managing director et responsable des produits equity finance pour la région Asie-Pacifique. Il a aussi évolué chezDeutsche Bank, Credit Suisse et Macquarie Bank en Australie.
La collecte nette des fonds d’investissement en Espagne en avril a été nettement tirée par les fonds obligataires. Selon les données préliminaires de l’association de la gestion d’actifs locale Inverco, les entrées nettes des fonds se sont élevées à un peu plus d’un milliard d’euros le mois dernier. Les fonds obligataires ont collecté plus de 1,2 milliard d’euros, les fonds actions internationales 228,4 millions d’euros et les fonds actions mixtes 152 millions d’euros. Les fonds de performance absolue et actions espagnoles ont également généré une collecte nette positive. Le mois d’avril des fonds espagnols a été marqué par de forts rachats en gestion passive, à hauteur de 509,5 millions d’euros, tandis que les fonds obligataires mixtes ont observé des sorties nettes de 103,3 millions d’euros. Les fonds globaux, monétaires et garantis ont terminé eux aussi le mois d’avril avec une collecte négative. Le patrimoine total des fonds espagnols a baissé d'1,2% à 306,1 milliards d’euros fin avril 2022. Il a diminué de 3,6% (-11,5 milliards d’euros) depuis le début de l’année.
Cédric Özazman, ex-responsable des investissements et de la gestion de portefeuillesdu groupe suisse Reyl Intesa Sanpaolo, a rebondi chez un autre groupe financier helvétique, Mirabaud, a-t-il indiqué sur son profil sur le réseau social LinkedIn. Il a démarré, début mai, en tant que responsable des solutions d’investissement de la gestion de fortune de Mirabaud. Il a également travaillé pourKBL Swiss Private Banking à Genève, de 2002 à 2010, en qualité de gérant de portefeuilles et de responsable de la gestion discrétionnaire. Chez Reyl Intesa Sanpaolo,Cédric Özazman a été remplacé par Nicolas Besson, directeur desinvestissements depuis début avril.
Les achats d’ETF ont chuté en avril à leur plus bas niveau depuis les profondeurs de la crise Covid, la guerre en Ukraine et l’inflation mondiale ayant sapé la demande, rapporte le Financial Times. La collecte nette dans les ETF et ETP dans le monde a représenté 27,4 milliards de dollars en avril, selon des données BlackRock, contre 117,4 milliards de dollars en mars. Il s’agit du plus faible montant depuis mars 2020. Les fonds actions ont été particulièrement touchés, avec des souscriptions ne représentant que 2,8 milliards de dollars, contre 76,2 milliards de dollars un mois plus tôt.
La société de gestion française Roce Capital a acté en avril la démission d’un de ses dirigeants, en l’occurrence celle de son directeur général délégué Timothée Malphettes, a appris NewsManagers. Passé par Delubac, Covéa Finance et la SPGP, Timothée Malphettes a participé au développement de la boutique de gestion en tant qu’associé aux côtés de Matthieu Bordeaux-Groult et de Michael Niedzielski. La firme est soutenu par lefonds de Place2i Sélectionquia investi en novembre dernier dans son fonds Roce Fund pour un montant resté confidentiel.
Le marché européen des fonds Eltif (European Long Term Investment Fund) commence à décoller, constate l’agence de notation Scope. Créé en 2015, le fonds Eltif est un fonds d’investissement alternatif (FIA) investissant au moins 70% de son capital dans des projets d’infrastructure, des sociétés non cotées ou à des PME cotées qui émettent des instruments de capitaux propres ou de dette. A travers une enquête menée auprès de 31 gérants d’actifs et sur 43 des 53 fonds Eltif enregistrés, Scope comptabilise plus de 7 milliards d’euros d’encours placés à fin 2020. La dernière estimation d’avril 2021 relevait 2,4 milliards d’euros placés. Ces volumes restent toutefois très faibles (0,11%) par rapport à la taille du marché des fonds alternatifs en Europe (6.800 milliards d’euros à fin 2020). Sur les 43 fonds Eltif, la dette privée représente 36% des volumes placés, suivie par l’infrastructure pour 31%, le private equity pour 26% et des fonds mixtes pour 7%. Les investisseurs particuliers représentent presque autant que les professionnels en volumes placés avec 54% des produits qui leur sont accessibles. Le marché français arrive en seconde position avec une taille de 1,6 milliard d’euros d’encours en étant surtout capté par les investisseurs professionnels. Amundi, BNP Paribas Asset Management, Meridiam, October et Turenne sont arrivés dès 2016 et 2017 pour le compte des investisseurs professionnels. Lendix (plateforme October) lance son premier Eltif de financement participatif destiné aux PME-TPE en 2016. Le fonds Meridiam Infrastructure Europe III (1,3 milliard d’euros), lancé en 2016, est le plus grand Eltif à ce jour. Pour Scope, le marché français a été soutenu par sa réglementation. Les investissements en private equity bénéficient d’une charge en capital connue pour les assureurs soumis à Solvabilité 2. La réglementation AMF est adaptée aux fonds Eltif en termes d’exigences de reporting. En outre, les investissements dans des prêts en direct sont souples. Révision en cours Le marché italien (1,8 milliard d’euros) se destine surtout aux investisseurs particuliers aisés, porté par des incitations fiscales. L’Allemagne est en troisième position avec 800 millions d’euros placés. En Europe, Amundi, Azimut, BlackRock, Commerz Real, Muzinich et Partners Group font partie des plus gros gestionnaires. L’Europe a souhaité donner aux investisseurs professionnels et aux particuliers un meilleur accès aux actifs illiquides pour des investissements de long terme (10 000 euros minimum d’investissement dans un fonds pour un particulier) afin de favoriser le financement de marché des infrastructures et des PME européennes. Les fonds Eltif doivent répondre à de nombreuses exigences, sur la transparence des coûts, des leviers limités, la désignation de dépositaire, et une exigence forte de diversification d’actifs. Après un départ difficile, les fonds Eltif pourraient profiter de la révision en cours de la réglementation grâce à une améliorant des conditions de distribution et une réduction des restrictions, estime Scope. L’Europe pourrait autoriser la création de fonds de fonds (jusqu’à 40% des encours), et clarifier les règles des investissements hors UE. «Pour les particuliers fortunés, l’illiquidité des produits est un frein important et l’apparition d’un marché secondaire serait bénéfique, ainsi que des incitations fiscales», ajoute Scope. Dans le cadre du GreenDeal et du financement des actifs et infrastructures vertes, l’Europe sortirait également gagnante de ces allègements.
Fait assez rare pour être souligné, Amiral Gestion vient de publier un communiqué de presse pour rappeler qu’il a participé avec quatre autres sociétés de gestion au dépôt d’une résolution visant la nomination d’un nouvel administrateur indépendant, Hubert Mathet, au conseil d’Ipsos, lors de l’assemblée générale du 17 mai prochain. Cette démarche «s’inscrit dans une volonté de renforcer la gouvernance de la société, et sera favorable à toutes les parties prenantes du groupe dans une perspective d’alignement d’intérêts», précise la société de gestion. Elle rappelle que «tous les actionnaires, y compris les petits minoritaires, ont le droit de déposer et soumettre au vote des actionnaires une résolution lors de l’assemblée générale d’une société, ce n’est pas une prérogative exclusive du conseil d’administration. C’est d’ailleurs une pratique saine et vertueuse et un droit fondamental des actionnaires». En l’espèce, Amiral Gestion estime que la nomination de Hubert Mathet «permettrait de renforcer l’indépendance du conseil d’administration avec un membre ne cumulant aucun autre mandat dans d’autres sociétés, lui permettant de consacrer le temps nécessaire à sa mission. Elle permettrait également de renforcer l’expertise du conseil d’administrationgrâce aux connaissances d’Hubert Mathet en matière financière et de gouvernance, comme il a pu le démontrer lors de missions auprès d’organismes de la place». Actionnaire depuis 2017, Amiral Gestion salue par ailleurs l’amélioration des performances économiques et extra-financières de la société de sondages et soutient la stratégie du groupe.
DNCA Invest a annoncé ce 6 mai l’absorption de son fonds Beyond Infrastructure & Transition par le véhicule DNCA Invest Euro Smart Cities, logé au Luxembourg. La fusion a été approuvée début mars par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), et les investisseurs du fonds Beyond Infrastructure & Transition ont été informés le 30 mars. Ces derniers sont, dès aujourd’hui, détenteurs de parts du fonds DNCA Invest Euro Smart Cities, et ils auront la possibilité de transférer leurs actions dans d’autres compartiments de la Sicav luxembourgeoise DNCA Invest ou de procéder au rachat de leurs actions sans aucun frais, précise la société. Le traitement des rachats et souscriptions est suspendu sur Beyond Infrastructure & Transition depuis le 29 avril.
Arkéa REIM a annoncé ce 6 mai le recrutement de 4 collaborateurs pour l'équipe de gestion de la SCI Silver Avenir. Cécile Bouzoulouk est nommée gérante de fonds, Benoît Fréret, gérant immobilier, Justine Bellet, analyste, et Ludovic Martin responsable des risques et modélisation, Cécile Bouzoulouk bénéficie de plus de 30 ans d’expérience dans le domaine des marchés financiers et l’immobilier, notamment au sein de Goldman Sachs et Virage Viager, société spécialisée dans le viager. Benoît Fréret bénéficie de plus de 7 ans d’expérience dans le contrôle et la gestion de fonds immobiliers, notamment au sein de Primonial et d’Atream, sociétés de gestion immobilière. Justine Bellet bénéficie de plus de 4 ans d’expérience dans la banque privée et l’analyse immobilière, notamment au sein de Richelieu Banque Privée et Federal Finance Gestion. Enfin, Ludovic Martin bénéficie de plus de 7 ans d’expérience dans les domaines de l’assurance et de la finance, notamment au sein de Suravenir et Federal Finance Gestion.
Sanso Investment Solutions a annoncé ce 5 mai avoir investi dans le fonds Asterion Infrastructures II pour le compte du fonds de fonds d’actifs réels Private Stars Selection II. Ce fonds professionnel de capital investissement est conseillé par Cedrus & Partners, et investit uniquement dans des fonds d’infrastructures et d’immobilier.
Les investisseurs internationaux poursuivent leur lent retrait des fonds d’investissements traditionnels. Aucune grande classe d’actifs n’est parvenue à collecter entre le 28 avril et le 4 mai, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions ont rendu 3,4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), les fonds obligataires 9,1 milliards et les fonds monétaires 14 milliards. Sur les actions, les fonds couvrant l’Europe ont rendu 4,1 milliards de dollars, suivis par les fonds sur les Etats-Unis, -2,1 milliards. A noter aussi la deuxième semaine d’affilée de décollecte sur les fonds dédiés à l’or, de 0,3 milliard de dollars.
La société de gestion Alpen Partners vient d’embaucher Clémence Rusek en tant que gérante. Elle arrive d’UBS Wealth Management, où elle était stratégiste d’investissement cross-asset au sein de la division d’allocation d’actifs mondiale depuis 2017. Elle est entrée chez UBS WM en 2015 à travers un graduate program dans le département de conseil d’investissement. Elle s’est chargée de la couverture des clients européens ainsi que de l’Amérique Latine.
Les investisseurs internationaux poursuivent leur lent retrait des fonds d’investissements traditionnels. Aucune grande classe d’actifs n’est parvenu à collecter entre le 28 avril et le 4 mai, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions ont rendu 3,4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), les fonds obligataires 9,1 milliards, et les fonds monétaires 14 milliards. La décollecte touche de nombreux recoins du marché. Dans l’obligataire, les fonds de dettes d’entreprises investment grade poursuivent leur dégringolade entamée en début d’année, avec cette fois-ci 7,3 milliards de dollars de retraits. Ils sont accompagnés dans ce mouvement par les fonds de dette émergente (-2,9 milliards), tandis que les fonds de dettes d’entreprises high yield ont atteint une quasi-neutralité (-0,1 milliard). Sur les actions, les fonds couvrant l’Europe ont rendu 4,1 milliards de dollars, suivis par les fonds sur les Etats-Unis, -2,1 milliards. Sur ce dernier marché, la décollecte touche un groupe hétérogène de stratégies, composé de fonds value (-2,4 milliards), d’immobilier (-2,2 milliards), de petites capitalisations (-1,8 milliard), de financières (-1,6 milliard), de tech et croissance (-0,9 milliard chacun). A noter également la deuxième semaine d’affilée de décollecte sur les fonds or, de 0,3 milliard de dollars. Les rares flux positifs se sont dirigés massivement sur les fonds de dettes souveraines non-indexées à l’inflation (+6 milliards de dollars), tandis que leurs équivalents de titres indexés ont rendu 3,2 milliards. Les autres catégories de fonds ayant servi de bouée de secours cette semaine sont les fonds de grandes capitalisations américaines (+2,1 milliards) et les actions japonaises (+1 milliard).
Les fonds actions, obligataires et monétaires ont subi une forte décollecte ces derniers jours. Les grandes capitalisations américaines tirent leur épingle du jeu.
Merk Investments, une société de gestion californienne, vient d’annoncer le lancement d’un ETF dénommé Merk Stagflation ETF. Cotée dans la Bourse newyorkaise New York Stock Exchange (NYSE) Arca, ce fonds investira dans des investissements qui vont profiter, directement ou indirectement, de l’inflation persistante et de la staglation, c’est-à-dire un environnement de croissance économique faible. Il s’agit d’un premier fonds indiciel axé sur cette thématique. Le fonds Merk Stagflation ETF répliquera l’indice Solactive Stagflation Index et aura un panier de couverture d’inflation, qui investit dans l’or, le pétrole, l’immobilier et des obligations protégées contre l’inflation dont les Treasury Inflation Protected Securities (TIPS). Cet ETF est conçu pour offrir un potentiel d’appréciation et un revenu sensible à l’inflation dans un environnement de stagflation comme celui des années 70, caractérisé par des taux d’inflation élevés, un marché haussier, des matières premières et une hausse des prix de l’immobilier, a expliqué Axel Merk, président et directeur des investissements de Merk Investments. Ce véhicule a été inspiré par le succès des stratégies de suivi des tendances des années 70.
Jon Little, ancien membre du conseil d’administration dela société de gestion britannique Jupiter Fund Management, a sévèrement critiqué la stratégie et l'équipe dirigeante du gestionnaire dans une lettre ouverte à sa présidente Nichola Pease ce jeudi. Selon l’ex-directeur non exécutif de novembre 2011 à octobre 2016, Jupiter s’est «égaré en chemin» et le recrutement d’Andrew Formica, ancien co-directeur général de Janus Henderson, comme directeur général en 2019 était une «erreur». Il reproche à Andrew Formica de n’avoir pas atteint les objectifs sur les métriques clés tels que la collecte nette, les rendements des actionnaires ou encore la rentabilité des capitaux propres. Jon Little, aujourd’hui associé-directeur d’Alderwood Capital et actionnaire individuel de Jupiter, a également tancé l’acquisition par la firme de Merian Global Investors début 2020. Une opération qu’il décrit comme mauvaise et que Jupiter n’aurait pas dû entreprendre.Dans sa lettre, Jon Little appelle le gestionnaire britannique à changer de stratégie pour préserver son indépendance. Autrement, d’autres gérants pourraient profiter de sa faiblesse. Jupiter est d’ailleurs souvent cité comme une cible pour une acquisition par d’autres gérants. Jupiter reste sur deux années de décollecte auxquelles se sont ajoutées des sorties nettes de 1,6 milliards de livres au premier trimestre 2022. Ses encours ressortaient à 55,3 milliards de livres à fin mars 2022 (contre 60,5 milliards fin décembre 2021).
Axa Investment Managers, branche de gestion d’actifs de l’assureur français Axa, présente une collecte nette de 9 milliards d’euros pour le premier trimestre 2022, selon ses résultats publiés jeudi. Le groupe précise que les flux ont été portés par la forte collecte auprès de clients tiers (+6 milliards d’euros), à la fois au sein de ses activités « Axa IM Alts », « Axa IM Core » et Architas, et de ses co-entreprises asiatiques (+4 milliards d’euros). Fin mars, les actifs sous gestion cumulés d’Axa IM ressortaient à 864 milliards d’euros (contre 887 milliards au 31 décembre 2021),affectés par un effet de marché défavorable de 35 milliards d’euros. Dans le détail, au 31 mars 2022, Axa IM gérait 752 milliards d’euros, ses co-entreprises en Asie 112 milliards et Architas 31 milliards. Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs d’Axa est stable à 392 millions d’euros au premier trimestre 2022. Le groupe explique indique que la croissance des commissions de gestion reflète un mix d’activités plus favorable, compensée par une baisse des commissions de performance par rapport aux niveaux élevés au T1 2021.
Le fonds indiciel coté (ETF) d’Ark Invest, Ark Innovation, a subi une baisse de 8,93% lors de la séance du jeudi 5 mai, impacté par les craintes de stagflation qui ont envoyé les marchés actions au tapis. Il s’agit selon Reuters de la quatrième pire performance de l’histoire de l’ETF technologique de Cathie Wood, qui avait surperformé l’ensemble des gérants et ETF actions en 2020. Depuis le début de l’année 2022, la performance de l’ETF s’est effondrée de 49,5%, touchée entre autres par la correction des cours des actions technologiques.
La société de gestion française Alphajet Fair Investors a annoncé, ce jeudi, l’arrivée deNathalie Renson au poste de directrice du développement. Nathalie Renson coordonnera le développement et la commercialisation de l’ensemble de l’offre du gestionnaire, lancé en 2021 par des anciens de Mandarine Gestion, en France et à l’étranger. Elle sera également responsable de la stratégie marketing, de la communication et des relations avec les investisseurs. Nathalie Renson travaillait précédemment comme responsable des ventes chez Finalpha. Par le passé, elle a également été directrice générale et directrice de la gestion de Primonial AM de 2013 à 2015, où elle a exercé le métier de multigérante. Elle a été auparavant analyste financiersell-sidepuisbuy-sidesur les actions et le crédit pendant plus de 15 ans.
Credit Suisse a révélé jeudi dans son rapport financier trimestriel avoir gelé 10,4 milliards de francs suisses (9,98milliards d’euros) d’actifs de clients fortunés au premier trimestre en raison des sanctions imposées dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le groupe bancaire helvétique a également déclaré que les clients russes détenaient désormais moins de 4% des actifs sous gestion au sein desa division de banque privée. La semaine dernière, ilavait annoncé une perte nette de 273 millions de francs suisses au premier trimestre, en raison de provisions pour litiges de 703 millions de francs ainsi qu’un impact de 206 millions de francs lié au conflit en Ukraine. Les encours de créances douteuses ont augmenté de 230 millions de francs par rapport à lafin de 2021 dans son activité de banque privée.Il s’attend en outreà ce que son litige aux Bermudes, qui concerne une ancienne filiale d’assurance-décès locale, lui coûte environ 600 millions de dollars (571 millions d’euros).