CQS, la société de hedge funds fondée par le milliardaire Sir Michael Hintze, ferme son fonds CQS Diversified Fund, un portefeuille investi dans différentes stratégies internes, suite à une chute des encours, rapporte le Financial Times. Le fonds a vu ses encours chuter à 388 millions de dollars. La moitié de ce montant est gérée pour le compte d’employés de CQS. CQS gère 20 milliards de dollars d’actifs et a subi d’importantes pertes au début de la pandémie.
Charlotte Virally directrice des investissements renouvelables depuis septembre 2018 à la Caisse des Dépôts et Consignations et notamment sa division de la Banque des Territoires, change de maison. Elle devient directrice des investissements pour la société de gestion Andera Infra. Elle sera chargée des investissements liés aux infrastructures de transition énergétique. Andera Partners indique que Charlotte Virally a réalisé plus de 50 transactions dans le secteur de la transition énergétique au sein de son précédent poste. Auparavant, elle a travaillé pour le groupe EDF comme analyste financière, avant d’être promue au rang de gérante au sein de la division internationale. Elle a commencé sa carrière chez EDF Energy en 2009 à Londres comme gérante de projets. Elle a négocié avec le gouvernement britannique un contrat clé pour la réalisation d’un projet d’infrastructure énergétique majeur.
La banque d’investissement suédoise Carnegie Holding va reprendre le contrôle de la société de gestion Carnegie Fonder qu’elle avait vendue il y a six ans à Carneo. Elle rachète aussi Holberg Fondsforvaltning, une société de gestion norvégienne, et CAAM Fund Services, une société de gestion alternative, qui font également partie du groupe Carneo. Avec cette opération, le groupe Carnegie revient dans le secteur de la gestion d’actifs, abandonné il y a six ans. Ce métier viendra s’ajouter aux trois autres qu’il exerce déjà: la banque d’investissement, les titres et la banque privée. L’activité de gestion d’actifs se composera de Carnegie Fonder et Holberg. Elle sera indépendante de Carnegie Investment Bank, ce qui signifie que Carnegie Fonder et Holberg continueront d’opérer de manière autonome sous leurs marques respectives. CAAM sera intégré dans Carnegie Fonder dans le cadre d’un processus qui a déjà été lancé.
Macquarie Asset Management vient d’annoncer ce 31 mai avoir levé 4,2 milliards de dollars lors de la clôture finale de son troisième fonds d’infrastructure régional en Asie-Pacifique, dénommé Macquarie Asia-Pacific Infrastructure Fund 3. Lancé initialement en 2020, ce véhicule a déjà dépassé la cible de 3 milliards de dollars à travers des engagements de la part d’ investisseurs institutionnels, dont des fonds de retraites, des assureurs et des fonds souverains. A la suite de cette levée de fonds, la série «Asia-Pacific Infrastructure Fund» gère désormais plus de 15 milliards de dollars. Le dernier fonds s’est déjà engagé à investir dans sept entreprises dans des secteurs de logistiques digitales et industrielles, de l’infrastructure numérique et renouvelable ainsi que des télécommunications. Il s’agit des entreprises Bohao Internet Data Services et Metcold Supply Networks en Chine, Summit Energy Alliance Limited en Corée du Sud, Bersama Digital Infrastructure en Indonésie, Vocus Group et Bingo Industries en Australie et 2degrees en Nouvelle Zélande. La division mondiale d’infrastructure de Macquarie AM comptait 197 milliards de dollars australiens (141 milliards de dollars) d’encours au 31 mars 2022. Ce département a levé 41 milliards de dollars au cours des trois dernières années.
Fidelity Digital Asset Services, une filiale de Fidelity Investments dédiée aux crypto-monnaies, prévoit de de recruter 110 spécialistes de la tech, dont des ingénieurs et développeurs ayant une expertise blockchain, selon son président, Tom Jessop, interrogé par The Wall Street Journal. Cela doublera ses effectifs. Les embauches contribueront à la mise en place d’une infrastructure pour soutenir les services de conservation et de négociation de l'éther, la monnaie du réseau Ethereum. La plateforme a été conçue pour gérer le stockage, la sécurisation et l'échange de bitcoin. L'équipe va également migrer les données et les applications de la plateforme vers le cloud afin de permettre des transactions plus rapides et un support de négociation 24 heures sur 24. Créé en 2018 pour permettre aux institutionnels de stocker et négocier des bitcoin, Fidelity Digital Assets compte environ 400 clients, dont des conseillers financiers agréés, des hedge funds et des gestionnaires d’actifs.
Amundi a noué un partenariat avec la nouvelle plate-forme de fonds suédoise Frejvid pour donner accès aux épargnants à une trentaine d’ETF sans frais de transactions, rapporte AMWatch. L’objectif est de permettre aux investisseurs particuliers suédois de bâtir un portefeuille d’ETF sur diverses classes d’actifs. Les fonds seront proposés par Lyxor.
Arthur David-Boyet vient de rejoindre ABN Amro Investment Solutions comme responsable clients sur la distribution et les institutionnels. Il arrive de LFIS Capital, dont il était directeur commercial retail depuis 2013. Auparavant, il a travaillé dans la vente de produits structurés chez Société Générale CIB et Kepler Chevreux.
iM Global Partner a retiré la gestion de son fonds IMGP Sustainable Europe à Zadig Asset Management deux ans seulement après la lui avoir confié. Le fonds de 175 millions d’euros sera repris par Wheb Asset Management, une société de gestion londonienne spécialisée dans l’investissement durable, à compter du 1er juillet. Ce changement de gestionnaire s’explique par le départ de Luc Pez et de Louis Larere, les deux gérants qui pilotaient le fonds (Luc Pez avait remplacé Adrian Vlad fin mai 2021) chez Zadig, suite à la décision de la société de gestion de regrouper son équipe de recherche en un seul lieu, Londres. «En accord avec Zadig, iM Global Partner a convenu que, plutôt que procéder au remplacement de ces deux gérants, Zadig concentrera ses ressources sur ses stratégies phares présentes au sein de la Sicav Memnon», détaille un porte-parole d’iM Global Partner, contacté par NewsManagers. Cela n’aurait donc rien à avoir avec la performance du fonds. «Les performances obtenues par Zadig sont tout à fait satisfaisantes depuis l’intégration dans la Sica IMGP en juin 2020: au 27 mai 2022, la part R surperforme son indice de référence le MSCI Europe Net de plus de 2% par an et se classe dans le premier décile de sa catégorie Morningstar», assure le porte-parole. Ce retrait ne remettrait pas en cause la participation de 20 % que iM Global Partner détient au capital de Zadig depuis janvier 2020. iM Global Partner assure qu’il continuera à commercialiser les fonds de la Sicav Memnon gérés par Zadig. Le fonds Sustainable Europe est l’ancien Oyster Europe Opportunities que iM Global Partner a récupéré à l’occasion du rachat de la gamme Oyster à Syz en février 2020. La société l’avait transformé en Oyster Sustainable Europe (avant qu’il ne soit renommé IMGP Sustainable Europe) en juin 2020, lui donnant une dimension responsable et durable. Pour le gérer, iM Global Partner avait choisi Zadig AM. «Un pionnier de l’investissement durable» Avec Wheb comme nouveau gestionnaire, iM Global Partner assure se tourner vers un «pionnier de l’investissement durable, avec un accent fort sur la création d’impact positif». La société se compose de l’ancienne équipe spécialisée dans l’investissement socialement responsable de Henderson Global Investors depuis 2012. Cette équipe gère une même stratégie depuis 2005. Son approche d’investissement se veut «bottom up» , « basée sur la recherche et ciblant des entreprises de taille moyenne et grande dont les produits et services constituent des solutions aux défis de la durabilité», indique un communique d’iMGP. iM Global Partner souligne dans un communiqué que Wheb est soutenue par un comité consultatif indépendant composé d’experts du secteur ESG, dont Martin Rich, co-fondateur et directeur exécutif de la Fondation Future-Fit, Ray Dhirani, précédemment responsable de la finance durable au WWF et désormais directeur de la finance climatique et durable chez Wallbrook, et Alica Chapple, fondatrice d’Impact Value et présidente d’Investor Watch. De plus, Wheb a obtenu la certification B-Corp en mai 2016.
Mirabaud Asset Management a obtenu le label ISR public pour quatre fonds supplémentaires : Mirabaud - Global Climate Bond Fund, Mirabaud - Discovery Europe, Mirabaud - Discovery Europe ex-UK et Mirabaud - Discovery Convertibles Global. Le gestionnaire suisse avait déjà fait labelliser en France les stratégies Mirabaud Asset Management Actions internationales et Obligations convertibles mondiales et européennes.
La police allemande a perquisitionné, mardi, les bureaux de Deutsche Bank et de sa filiale de gestion d’actifs DWS, dans le cadre de son enquête pour fraude sur des fonds ESG «vendus plus verts et durables qu’ils ne l’étaient en réalité», a annoncé le parquet de la ville. Les perquisitions «sont en lien avec les accusations de ‘greenwashing’ qui ont été portées contre DWS», deuxième gestionnaire d’actifs européen, qui «a indiqué par le passé collaborer avec les autorités», a précisé un porte-parole de Deutsche Bank. La perquisition a associé des représentants de la BaFin – le superviseur financier allemand. Ce dernier avait ouvert en 2021 une enquête contre DWS, en parallèle du gendarme boursier américain – la SEC – après les dénonciations d’une ex-responsable de l’investissement durable accusant son ex-employeur de greenwashing. Les superviseurs ont décidé de durcir la lutte contre les fausses promesses de l’investissement vert, comme en témoignent les nouvelles règles de commercialisation proposées fin mai par la SEC, et l’amende infligée à BNY Mellon.
Alcentra change d’actionnaire. Après être passé dans le giron de BNY Mellon en 2014, le gérant britannique de dette privée fondé en 2002 va tomber dans l’escarcelle de Franklin Resources. C’est ce qu’ont annoncé les deux géants américains de la gestion d’actifs dans le cadre d’un accord définitif. Basé à Londres, Alcentra gère environ 38 milliards de dollars notamment dans les prêts sécurisés, les obligations high yield, le crédit privé ou encore le crédit structuré. Ses 180 salariés devraient rejoindre ceux deBenefit Street Partners (BSP), la filiale de gestion de crédit alternatif de Franklin Templeton, la marque commerciale de Franklin Resources. Celui-ci verra ainsi ses encours en crédit alternatif doubler à 77 milliards de dollars et accroitra sa présence en Europe. Au total, les stratégies alternatives de Franklin Templeton s'établiront à 257 milliards de dollars. Depuis le rachat de Legg Mason en 2020, le groupe gère un total avoisinant 1.500 milliards de dollars. Alcentra semble avoir échappé à plusieurs autres candidats potentiellement intéressés. L’agence Bloomberg a évoqué récemment le nom de KRR mais aussi de PGIM, l’unité de gestion d’actifs de Prudential Financial. «Ces dernières années, nous avons délibérément développé nos capacités de gestion en actifs alternatifs et l’acquisition d’Alcentra est un aspect important de cette stratégie», explique dans un communiqué Jenny Johnson, présidente et directrice générale de Franklin Templeton. Le groupe a bouclé récemment l’acquisition de Lexington Partners, une société de private equity secondaire et de fonds de co-investissements. Jenny Johnson évoque aussi un «élargissement des relations de longue date avec BNY Mellon», les deux groupes étant parvenu à s’entendre «sur la structure de la transaction (...) dans les conditions de marchés actuelles». Le groupe de gestion californien paiera 350 millions de dollars en espèces à la clôture de l’opération et jusqu'à 350 millions de dollars supplémentaires sous certaines conditions, liées à l’atteinte de seuils de performance au cours des quatre prochaines années. En outre, Franklin Templeton s’est engagé à racheter à BNY Mellon tous les investissements en capital de départ liés à Alcentra qui, au 31 mars 2022, étaient évalués à environ 305 millions de dollars. Les investissements en capital d’amorçage seront évalués au moment de la clôture pour déterminer le montant final de l’achat. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2023, une fois toutes les autorisations réglementaires obtenues. Le communiqué précise qu'à la clôture de la transaction, BNY Mellon Investment Management continuera à offrir les solutions d’Alcentra dans les fonds sous-conseillés de BNY Mellon et dans certaines régions via sa plate-forme de distribution mondiale. De son côté, la banque BNY Mellon fournira à Alcentra «un soutien continu» en matière de services pour ses actifs. L’opération doit permettre à BNY Mellon d’augmenter ses fonds propres de catégorie 1 d’environ 500 millions de dollars.
La police allemande a perquisitionné mardi les bureaux de la Deutsche Bank et de DWS dans le cadre de son enquête pour fraude sur des fonds ESG « vendus plus verts et durables qu’ils ne l’étaient en réalité », a annoncé le parquet de la ville. Les perquisitions « sont en lien avec les accusations de greenwashingqui ont été portées contre DWS », deuxième gestionnaire d’actifs européen, qui « a indiqué par le passé collaborer avec les autorités », a indiqué un porte-parole de Deutsche Bank à l’AFP.
Guillaume de Pallières a rejoint Rothschild & Co en tant que gérant de portefeuilles senior, a-t-il annoncé sur Linked-In. Il était précédemment gérant de portefeuilles au sein de Banque Neuflize OBC, depuis janvier 2016. Avant cela, il était gérant de portefeuilles chez Neuflize OBC Investissement et encore avant gérant chez Asset Allocation Advisors.
Ostrum Asset Management, affilié de Natixis Investment Managers, a annoncé la création d’une direction de la transformation qui sera dirigée par Christoph Thywissen. L’équipe se compose de quatre personnes avec des domaines d’expertise jugés complémentaires tels que la gestion de projet, le digital, la règlementation et l’ESG. Elle est aidée également par des consultants. «Ostrum AM doit poursuivre et accélérer sa transformation», indique dans un communiqué Mathieu Cheula, directeur général délégué de la société de gestion. L’objectif sera de piloter des projets de transformation tels que le développement de nouvelles prestations digitales pour les clients,l’optimisation de la gouvernance de la donnée, ou encore le déploiement du programme «ESG Ostrum New Ecosystem» (ESG ONE). Le programme ESG ONE vise à «décliner la stratégie ESG d’Ostrum AM de manière transversale au sein de l’entreprise et à associer chaque collaborateur dans sa mise en œuvre», explique un communiqué. Christoph Thywissen est rattaché à Mathieu Cheula. L’intéressé a rejoint Natixis Asset Management, devenu Ostrum Asset Management, en septembre 2017. Il était directeur des risques en charge de la gestion des risques d’investissement, de marché et de crédit, du contrôle de la conformité aux contraintes d’investissement et de l’analyse de performance des fonds de la société, jusqu’en janvier 2022. Christoph Thywissen a débuté sa carrière en 2001 comme consultant au sein de PricewaterhouseCoopers Consulting, puis de BearingPoint. En 2007, il rejoint Crédit Agricole Asset Management (Amundi) où il occupe successivement les fonctions de responsable de projets stratégiques et d’organisation puis de Risk manager en charge des portefeuilles diversifiés. Il devient directeur des risques et RCCI de la filiale de gestion de hedge fund Amundi Alternative Investment en 2012, puis directeur de la mesure et attribution de performance du groupe Amundi.
Fullerton Fund Management vient de lever 100 millions de dollars lors de la clôture initiale d’un fonds capital-investissement thaïlandais dénommé Fullerton Thai Private Equity. La société de gestion singapourienne a conclu un partenariat avec KBank Private Banking, Hatton Equity Partners et Land and House Asset Management afin de lancer ce premier véhicule de capital-investissement en Thaïlande. Ce fonds vise à investir dans une douzaine d’entreprises de taille moyenne en Thaïlande. Il favorisera des entreprises familiales, des entreprises issues de conglomérats et des sociétés qui jouent un rôle clé dans la relance post-Covid-19. Ce véhicule ciblera les secteurs de la consommation, des industries alimentaires, de la fabrication industrielle, de l’éducation, de l’information et des technologies ainsi que des services de soins de santé et médicaux et des services financiers et commerciaux. Destiné aux investisseurs thaïlandais sous la forme d’OPCVM, ce fonds vise à dégager des rendements de deux fois le multiple du capital investi. Il ciblera également un taux de rendement interne (TRI) brut de 20% sur la durée de vie de la stratégie, soit sept ans.
M&G Real Estate, la division d’immobilier de la société de gestion britannique, vient de promouvoir Seiko Ikeda, directrice des acquisitions au Japon, au rang de directrice de l’activité dans le pays du Soleil-levant. Elle remplacera Jing Dong Lai, qui a été nommé directeur général et directeur des investissements en Asie l’année dernière. Elle continuera d’être rattachée à Jing Dong Lai. Seiko Ikeda est arrivée chez M&G Real Estate en 2016 au sein de l’équipe des acquisitions à Singapour. En 2018, elle a été promue au rang de directrice des acquisitions immobilières au Japon. Selon M&G, elle aurait joué un rôle clé lors de transactions phares du groupe britannique au Japon, dont l’acquisition de 30 biens résidentiels pour 424 millions de dollars en mars dernier. M&G Real Estate gère 33,5 milliards de livres sterling (39,35 milliards d’euros) d’actifs.
Nuveen Real Estate a réuni 150 millions d’euros d’engagements initiaux au cours de la première levée de sa quatrième stratégie de dette en immobilier tertiaire européen. L’objectif est de lever 500 millions d’euros de capital au total. Plusieurs investisseurs institutionnels allemands se sont engagés dans le premier tour de table, suivis par TIAA, la société mère de Nuveen. Ce lancement représente la première stratégie de dette de Nuveen à l’échelle européenne. Il s’appuie sur la mise en place réussie de stratégies de dette en immobilier tertiaire régional centrées sur le Royaume-Uni lors des trois précédentes versions de la série. La plateforme de dette mondiale de l’entreprise, créée en 1934, a crû de manière importante ces dernières années et est active aux États-Unis, en France et en Asie Pacifique avec plus de 38 milliards d’euros de capital investi dans le monde pour le compte d’une série de fonds et de mandats individuels provenant de clients du monde entier. L'équipe européenne a mis en place plus de 6,5 milliards d’euros de nouveaux prêts.
La boutique de gestion allemande Pyfore fait ses premiers pas en France. Elle s’est associée avec le tierce partie marketeur Blue Associates, fondé par Denis Chasteauneuf et Christian de Bausset, pour commercialiser son fonds phare, le Digital Leaders Fund, auprès d’une clientèle de professionnels français. Jusqu’à maintenant, la société allemande, qui gère un peu plus de 100 millions d’euros, ne s’était aventurée qu’en Autriche. Fondée en mars 2018 par Baki Irmak, l’ancien responsable du digital Deutsche Bank Asset & Wealth Management, Pyfore se consacre uniquement au thème de la digitalisation. Son premier et principal fonds, le Digital Leaders Fund, est un portefeuille concentré regroupant des gagnants de la transformation digitale, autrement dit les entreprises qui sont le mieux positionnées dans cette évolution. Son encours est d’environ 85 millions d’euros. Baki distingue trois catégories de sociétés: les «Digital Transformation Leaders», des entreprises traditionnelles qui affichent un degré élevé de digitalisation et qui se distinguent ainsi de leurs concurrents, les «Digital Business Leaders», des entreprises plutôt jeunes qui transforment leur secteur avec de nouveaux modèles d’affaires digitaux et les «Digital Enablers», des entreprises, qui offrent les technologies et les services nécessaires à la transformation digitale. Cette approche fait que le gérant n’est pas uniquement investi dans des entreprises du secteur de la tech, bien au contraire. Sa principale position est d’ailleurs la banque espagnole BBVA, qui représente près de 9 % et que Baki Irmak qualifie de «leader de la transformation numérique». «Au premier trimestre de cette année, BBVA a gagné 2,4 millions de nouveaux clients et 81 % l’ont été par le biais de canaux digitaux», illustre le gérant. «Aujourd’hui, la valeur réelle des entreprises est déterminée à 90 % par leurs actifs intangibles», argumente Baki Irmak. «Pour mesurer ces actifs intangibles, nous nous appuyons sur des KPIs numériques, comme la loyauté clients, les chiffres de trafic, le nombre de téléchargement, l’effet réseau, etc. Les KPIs digitaux ne mentent pas». C’est d’ailleurs grâce à cette analyse que la société a soigneusement évité d’investir dans Wirecard, qui s’est avéré être une énorme fraude. Une attention particulière au bien-être animal Baki Irmak indique aussi prendre en compte des critères ESG dans le cadre de ses investissements et le fonds est classé article 8. Il s’intéresse plus particulièrement au climat. De plus, il a choisi d’exclure les entreprises qui réalisent des tests sur les animaux, «par conviction personnelle». Le gérant est en effet pescétarien (il ne mange pas de viande, mais des produits de la mer) et plusieurs de ses collègues sont végan - la société compte 12 collaborateurs. Il n’investit donc pas dans la pharmacie, ni dans les biotechnologies. Cette approche d’investissement a été déclinée sur d’autres univers, que sont les marchés émergents et la Chine. Ces fonds, ont vu le jour en 2021 et 2022 respectivement et sont gérés par deux autres gérants. Le premier produit affiche un encours de 13 millions d’euros et le second de 3,5 millions. Depuis le début de l’année, la performance du Digital Leaders Fund a bien évidemment pâti de la déroute des acteurs du monde digital. Le fonds a perdu 22,9 % au 30 avril. «Il n’y a aucun endroit où se cacher dans le digital. Si vous êtes long only, ce n’est pas possible», admet Baki. Mais il continue de croire que la digitalisation est une tendance de très long terme. Depuis son lancement, le fonds affiche une performance de 14,2 % en annualisé.
La société ainsi que 13 prévenus sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille pour «escroquerie en bande organisée», «faux» et «blanchiment».
Bonne nouvelle en vue pour les banques d’importance systémique mondiale en zone euro. Les régulateurs mondiaux, réunis au sein du comité de Bâle, seraient tombés d’accord pour changer le traitement des expositions intra-zone euro de ces établissements, a révélé Bloomberg lundi en citant un document de travail. La zone euro serait traitée comme une seule entité domestique, et non plus comme une somme d’expositions transfrontières, ce qui permettrait d’alléger la surcharge en capital des banques présentes dans plusieurs pays. En considérant la zone euro comme un marché bancaire unique, le comité de Bâle pourrait aussi faciliter les consolidations transfrontières puisque celles-ci n’accroîtraient plus mécaniquement les exigences en capital. BNP Paribas, très implantée en Belgique et en Italie, pourrait être la principale bénéficiaire de cette réforme et voir sa surcharge systémique diminuer de 0,5 point de ratio de solvabilité. Les changements pourraient être officialisés dès ce mardi, selon l’agence de presse.
HSBC vient d’annoncer ce 30 mai la nomination de Mathieu Forcioli au rang de directeur des investissements alternatifs à l’échelle mondiale, à partir du 1er septembre. Il rejoindra la division dénommée Investments and Wealth Solutions (IWS) au sein de l’activité bancaire «Personal et Wealth». Il a également été nommé directeur des gestions alternatives en Asie-Pacifique. Basé à Hong Kong, il sera chargé du développement de la division des alternatifs tout en travaillant avec HSBC Alternative Investments Limited. Il sera rattaché à Jan-Marc Fergg, directeur mondial des solutions ESG et managed solutions et Stefan Lecher, directeur régional d’IWS en Asie-Pacifique. Mathieu Forcioli arrive d’Antartica Asset Management à Hong Kong, où il était directeur d’Antartica Private, la division de la gestion privée. Il était responsable de l’offre au sein des marchés privés au niveau mondial. Auparavant, il a travaillé chez Moonfare, une plateforme d’investissement dédiée aux produits financiers dans les marchés privés, en tant que directeur de l’Asie-Pacifique. Auparavant, il a occupé plusieurs postes seniors chez UBS, dont directeur des marchés privés en Asie-Pacifique, chargé de la distribution au sein du wealth management ainsi que directeur des investissements institutionnels dans la région. Au début de sa carrière, il a occupé plusieurs postes dans les marchés de capitaux en actions, de la structuration et des dérivés au sein des banques d’investissement d’UBS, Merrill Lynch et Calyon. La division alternatifs constitue une des priorités pour la banque privée mondiale de HSBC, après avoir levé 3,25 milliards de dollars auprès de ses clients en 2021, dont 1,9 milliard de dollars en Asie et 1,3 milliard de dollars dans la région EMEA. Cette division travaille avec HSBC Alternatives afin d’offrir des produits d’investissements alternatifs dont des hedge funds, des solutions de marchés privés et de l’immobilier, aux clients mondiaux. HSBC Alternatives compte 47 milliards de dollars d’encours sous gestion et sous conseil.
Mirabaud Asset Management a confié à Liisa Juntunen la responsabilité des activités de distribution sur l’ensemble de ses marchés, un poste nouvellement créé. Liisa Juntunen sera chargée des relations avec la clientèle, du développement commercial, du marketing et de la stratégie produit sur le continent européen. Basée à Londres, Lisa Juntunen sera directement placée sous l’autorité de Lionel Aeschlimann, directeur général de Mirabaud Asset Management et associé gérant du groupe Mirabaud. Avant de rejoindre Mirabaud Asset Management, Liisa Juntunen pilotait le développement commercial auprès de la clientèle institutionnelle de la région Europe-Moyen Orient et Asie pour PGIM Quantitative Solutions. Elle totalise trente années d’expérience dans le secteur des services financiers, acquise aussi chez LGIM et AllianceBernstein. «L’arrivée de Liisa à la tête de la direction de la distribution nous aidera à développer notre activité en élargissant notre base de clientèle sur nos principaux marchés, sur le segment institutionnel comme auprès des réseaux de distribution», commente Lionel Aeschlimann.
La société de gestion américaine Blackstone vient d’annoncer la nomination de Mark Glengarry au rang de directeur de l’origination en Asie-Pacifique au sein de Blackstone Credit. Basé à Sydney, il sera rattaché Paulo Eapen, directeur de l’activité de crédit privé européen, qui vient d’assumer la responsabilité additionnelle de l’activité en Asie-Pacifique. A travers cette nomination, Blackstone souhaite renforcer son équipe de crédit privé en Asie. Elle y investit depuis l’an dernier, la zone connaissant une demande croissante de capitaux privés en général. Le groupe souhaite y atteindre rapidement les 5 milliards de dollars d’actifs en crédit privé. Mark Glengarry arrive d’Anchorage Capital Group, où il était managing director au sein des bureaux de Londres et Sydney. Il était chargé de la gestion des investissement dans le crédit, les situations spéciales et les actifs illiquides en Europe et en Asie-Pacifique. Auparavant, il a travaillé chez Morgan Stanley au sein de la division de banque d’investissement. Il a été partner de la pratique bancaire et financière chez White & Case. Au début de sa carrière, il a travaillé comme avocat chez Cameron McKenna. Blackstone Credit gère 230 milliards de dollars d’encours. L’Europe en représente environ 16% et les Etats-Unis plus de 80%.
La société ainsi que 13 prévenus sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille pour «escroquerie en bande organisée», «faux» et «blanchiment».
Vanguard, le deuxième plus grand gestionnaire d’actifs au monde, a déclaré qu’il s’attendait à ce que neuf de ses fonds gérant 290 milliards de dollars atteignent l’objectif climatique mondial d’ici 2050 et soient au moins à mi-chemin d’ici 2030, écrit l’agence Reuters. Vanguard s’est alors attiré les critiques des militants climat pour son manque d’ambition. La société privée américaine est l’un des plus de 230 signataires de l’initiative Net Zero Asset Managers (NZAM), un groupe d’investisseurs qui s’engagent à soutenir l’objectif d’atteindre des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles d’ici le milieu du siècle. En adhérant à cette initiative, tous les signataires s’engagent à fixer des objectifs à plus court terme pour les émissions liées à leurs investissements. Cependant, la société a refusé de fixer un objectif ou une attente formelle pour la majeure partie de ses actifs - plus de 5 000 milliards de dollars - qui sont investis dans des fonds qui suivent des indices, dont beaucoup contiennent des sociétés à fortes émissions dont les objectifs climatiques sont faibles.
Aqua Asset Management a annoncé l’obtention du label Greenfin pour son fonds Transition Evergreen. Le fonds comptait 104 millions d’euros d’encours en début de semaine. Ce label, créé fin 2015, a la particularité d’exclure les fonds qui investissent dans des entreprises opérant dans le secteur nucléaire et les énergies fossiles.
BlackRock cherche à fournir une «transparence absolue» sur les frais des marchés non cotés alors que le gouvernement britannique pousse les fonds de pension à investir des capitaux dans le non coté, rapporte le Financial Times. «Le sentiment est que nous avons besoin d’une transparence absolue et nous devons tendre vers cela», a déclaré Armit Bhambra, responsable des retraites d’entreprises au Royaume-Uni chez BlackRock lors d’une conférence sur les retraites à Edimbourg. BlackRock indique utiliser le modèle de frais conçu par le secteur britannique pour fournir des données aux clients «qui le demandent», mais la société indique au FT qu’elle «cherche activement une façon améliorée de dévoiler ces frais aux investisseurs des fonds de pension».