Le rapprochement annoncé en juin 2021 entre les sociétés de gestionFlornoy et Ferri a donné naissance à une nouvelle entité nommée Flornoy Ferri. La société du groupe Premium, lui-même contrôlé par Eurazeo, gère aujourd’hui 2,2 milliards d’euros d’actifs pour le compte d’une clientèle de particuliers, de conseillers en gestion de patrimoine, d’associations et d’institutionnels. Le nouvel ensemble ambitionne de passer le cap des 3 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans les 12 mois. Il réunit 42 collaborateurs dont une équipe parisienne qui s’installera prochainement dans de nouveaux locaux et des équipes réparties sur cinq sites en région (Bordeaux, Aix en Provence, Lyon, Le Mans, Tours), ainsi qu’en Belgique et en Suisse. Sylvain et Nicolas Ferri, co-fondateurs de FerriGestion, ont pris respectivement les fonctions de directeur général délégué et directeur des risques de Flornoy Ferri. C’est le président de Flornoy, Benoît Jauvert, qui préside le nouvel ensemble. La société, qui gère actuellement 18 fonds prévoit d’étoffer sa gamme avec la création dans les prochaines semaines d’un fonds diversifié multithématiques et d’un fonds obligataire 100% green bonds et social bonds. En gestion privée, Flornoy Ferri poursuivra sa stratégie de croissance externe «avec actuellement plusieurs projets d’acquisition», précise la société dans un communiqué. Ce pôle d’activité accueillera par ailleurs prochainement un nouveau responsable.
Vincent Mortier, le responsable de la stratégie d’investissement d’Amundi, a amendé jeudi les propos qu’il avait tenus la veille sur les phénomènes de bulle dans leprivate equity. Il avait alorscomparé certains excès à ceux d’une «pyramide de Ponzi»lors d’une conférence de presse.Une image qui a fait grincer des dents dans le microcosme français du capital investissement, et notamment en interne, puisque Amundi développe aussi des expertises en private equity. «L’image que j’ai utilisée de la pyramide de Ponzi pour décrire certains segments ciblés de ce marché était inappropriée car elle sous-entendrait un caractère frauduleux de certains acteurs, ce qui n’est évidemment pas le cas», précise Vincent Mortier dans un message électronique envoyé par Amundi à L’Agefi. «Lors d’une conférence de presse sur les vues de marchéde la gestion d’Amundi, j’ai répondu à une question sur l’état des valorisations du secteur mondial du private equity. J’ai exprimé le fait que comme tout marché, le private equitypouvait être soumis à des effets localisés de bulles, qui peuvent être accentuées par les spécificités de ce secteur», rappelle le responsable dans ce message. Vincent Mortier avait pointé du doigt mercredi un problème réel : l’expansion des valorisations au gré des reventes de participations d’un fonds à l’autre. Un phénomène qui pourrait arriver à son terme si les fonds deprivate equitydevaientréévaluer à la baisse la valeur de leurs portefeuilles au 30 juin pour tenir compte de la correction en cours sur les marchéscotés.
A l’occasion de sa réponse à la consultation publique de la Commission européenne sur la notation ESG, l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle la nécessité de définir un encadrement réglementaire européen des fournisseurs de données, notations et services ESG. L’AMF considère que cette future réglementation doit couvrir toute l’offre de données, notations et services extra-financiers et ne pas se limiter aux seules notations ESG.
La Commission européenne a approuvé jeudi sans conditions l’acquisition de Cerner, spécialiste des données médicales, par le géant américain des logiciels professionnels Oracle pour un montant de 28,3 milliards de dollars (25 milliards d’euros), ont annoncé les autorités de la concurrence de l’Union européenne.
Le rapprochement annoncé en juin 2021 entre les sociétés de gestion Flornoy et Ferri a donné naissance à une nouvelle entité nommée Flornoy Ferri. La société du groupe Premium, lui-même contrôlé par Eurazeo, gère aujourd’hui 2,2 milliards d’euros d’actifs pour le compte d’une clientèle de particuliers, de conseillers en gestion de patrimoine, d’associations et d’institutionnels.
Les sociétés de gestion dans le monde ont jusqu'à présent engagé 16.000 milliards de dollars d’actifs pour atteindre des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles d’ici 2050 ou plus tôt, soit 39% de leurs actifs totaux, selon le dernier rapport de la Net Zero Asset Managers Initiative. L’association indique que ses membres gèrent un total de 61.000 milliards de dollars. Sur ce total, 83 investisseurs gérant 42.000 milliards de dollars se sont fixé des objectifs, visant à ce qu’un total de 39 % de leurs actifs atteignent le niveau «net zéro» d’ici 2050. Ce chiffre est en hausse de 4 % par rapport à novembre, date à laquelle les premiers objectifs initiaux ont été publiés avant la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow. Le groupe, lancé fin 2020 pour encourager les gestionnaires d’actifs à atteindre le net zéro d’ici 2050 et à contribuer à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, compte désormais 273 signataires.
Evli et Elite Alfred Berg Group vont bel et bien fusionner. L’objectif est de «créer une société qui sera l’une des principales à la Bourse d’Helsinki à proposer des services d’investissement et de gestion de fortune avec une large éventail d’expertises et une clientèle couvrant institutions, entreprises et personnes privées», indique un communiqué. Les encours de ce nouveau groupe s’élèveront à 20 milliards d’euros en se basant sur les chiffres de décembre 2021. Les deux entreprises avaient annoncé le 22 avril 2022 qu’elles avaient signé une lettre d’intention pour étudier un rapprochement de leurs activités. A l’issue de la fusion, les actionnaires d’Evli contrôleront environ 91 % des actions et 99 % des droits de vote, tandis que le solde sera aux mains des actionnaires d’EAB. La fusion devrait être bouclée au second semestre 2022.
Face à l’invasion de la Russie, déclenchée le 24 février dernier, la population ukrainienne résiste comme elle peut. «Depuis le début de l’invasion russe, les Ukrainiens ont deux postes. Le jour, ils font la guerre pour défendre le pays. La nuit, ils travaillent, surtout dans le domaine de l’informatique. C’est un but. Ils se battent non seulement pour leur liberté mais aussi pour leur vie», témoigne Andrey Kolodyuk, co-fondateur et président du conseil de surveillance de l’association du capital investissement et du private equity en Ukraine (UVCA), avec qui NewsManagers a pu longuement échanger en marge du Fund Forum de Monaco mi-mai. Le quadragénaire est un pionnier du non-coté dans son pays. Après s'être formé à l’entrepreneuriat aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley, à la fin des années 1990, Andrey Kolodyuk est lui-même devenu un business angel. Il a fondé et développé une dizaine d’entreprises ukrainiennes dans les domaines de la technologie, des télécoms et de l’électronique via son fonds AVentures lancé en 1999. En ces temps de conflit, celui qui a aussi co-fondé la fondation Free Ukraine monte au créneau pour délivrer un message: l’économie ukrainienne résiste, elle aussi, et elle peut se reconstruire très vite. «Le coût des dommages pour l’ensemble des infrastructures détruites depuis le début de l’invasion russe a été évalué à plus de 500 milliards de dollars. Cela étant, les opportunités découlant des projets de redressement, de redéveloppement et de reconstruction sont estimées à plus de 1.000 milliards de dollars. La question est maintenant de savoir si nous allons calculer et attendre la fin de la guerre pour commencer à reconstruire l’Ukraine, si nous allons attendre le plan Marshall ou si nous allons commencer aujourd’hui en utilisant des moyens innovants pour reconstruire le pays. Le cas de l’Ukraine regroupe à peu près tous les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies en même temps. La question est de savoir comment répondre aux besoins essentiels en passant d’un énorme programme d’aide ponctuel à des projets d’investissement durables», expose Andrey Kolodyuk selon qui l’Ukraine, à la différence de l’Irak, de la Syrie ou de l’Afghanistan peut s’appuyer sur sa communauté du private equity et du capital investissement pour rebâtir le pays. Andrey Kolodyuk, président du conseil de surveillance de l’association du capital investissement et private equity en Ukraine (crédit UVCA)Une nation émergente pour les investisseurs privés L’UVCA a d’ailleurs été établie juste après le commencement de la guerre du Donbass dans l’est de l’Ukraine en juillet 2014 dans l’objectif de garder les investisseurs dans le pays. Le président du conseil de surveillance estime que le capital investissement demeure sous-capitalisé localement. Néanmoins, quelque 2,8 milliards de dollars de flux privés ont été investis ces huit dernières années dans plus d’un millier de sociétés ukrainiennes. En conséquence, l’Ukraine recense sept licornes et cinquante autres sociétés seraient proches d’obtenir ce statut. «Ce sont majoritairement des fonds de capital-investissement américains qui ont investi leur argent dans les sociétés ukrainiennes, aux côtés des 25 fonds qui opèrent dans le pays. Nous sommes les premiers investisseurs puis nous invitons les autres à entrer dans leur capital au fur et à mesure. Tous les general partners, gérants de fonds de capital investissement ukrainiens sont des entrepreneurs ». L’année 2021 a constitué un cru record pour les sociétés privées ukrainiennes qui ont levé 860 millions de dollars. En 2014, les flux n’étaient que de l’ordre de 45 millions de dollars en raison de la guerre du Donbass. «L’an dernier, le chiffre a été multiplié par 20. Plus important encore, nous avons observé 28 sorties. Les fonds de premier plan de la Silicon Valley ont investi en Ukraine et soudainement, l’Ukraine a émergé sur la carte de l’investisseur privé» , ajoute Andrey Kolodyuk. Un secteur dans lequel l’Ukraine montre un fort potentiel est celui des technologies de l’information (IT). Dans ce domaine, le pays demeure l’ancienne base de l’Union soviétique et, selon le président de l’UCVA, est un des pays au monde les plus avancés. Le secteur de l’IT local est indépendant, il ne fait l’objet d’aucune supervision par le gouvernement et les oligarques ne peuvent en prendre le contrôle, dit Andrey Kolodyuk qui recense quelque 300.000 Ukrainiens ayant entre autres la capacité de répondre aux menaces cybernétiques. Les promesses de la nouvelle Ukraine Seulement, avec huit millions d’Ukrainiens déplacés et quatre millions qui ont quitté le pays depuis le début de l’invasion russe, sans compter les civils au combat, la question du chômage se pose selon le président de l’UVCA. L’Organisation internationale du travail estimait courant mai que 4,8 millions d’emplois avaient été perdus en Ukraine depuis le début de l’invasion russe. La pandémie de Covid-19 a montré que le télétravail était une alternative, la communauté ukrainienne cherche donc des alternatives informatiques pour continuer à vivre, glisse Andrey Kolodyuk. «Le principal obstacle à la croissance de 20 % par an du secteur des technologies de l’information que nous avons connue ces dernières années était le manque de capital humain. Aujourd’hui, la main-d'œuvre est massive en termes de capacités, tout comme en 2014. Auparavant, les jeunes pensaient à créer des entreprises mondiales hors d’Ukraine. La «nouvelle Ukraine» change la donne», poursuit-il. Le président du conseil de surveillance de l’UVCA considère l’Ukraine elle-même comme un projet pour les entrepreneurs internationaux et les capital investisseurs avec plusieurs couches. L’Ukraine pourrait devenir le pays dans lequel on pourrait par exemple présenter les meilleures pratiques en termes de chaîne de blocs (blockchain) et de décentralisation, dit-il. Plan Marshall Hors du pays, plusieurs voix s’élèvent pour la conception d’un plan Marshall visant à son redressement. Mais si plan Marshall il y a, il devrait, selon Andrey Kolodyuk,être exécuté par le secteur du private equity et du capital investissement, soutenu par les sociétés que les fonds détiennent en portefeuille. «Le gouvernement n’est pas capable de gérer de l’argent, exception faite du domaine militaire. De plus, l’Ukraine a passé une loi de décentralisation qui permet aux provinces du pays de se gouverner elles-mêmes donc il y a une concurrence qui s’est installée entre provinces pour attirer les entreprises. Cela dit, les partenariats public-privé doivent encore être établis et le secteur privé doit tenir son rang.» Et le rôle de l’Europe dans cette reconstruction? Au cours d’une conférence de donateurs européens en mai plus de six milliards de dollars de promesses de dons pour l’Ukraine ont été annoncés. Contrairement à la volonté du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui demande depuis mars l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, Andrey Kolodyuk voit des avantages à rester hors de l’Union européenne. Par exemple, l’Ukraine a adopté en deux mois une proposition de loi sur les actifs digitaux avec toujours l’idée sous-jacente de faire de la nation un hub pour entrepreneurs. Ce qui pour Andrey Kolodyuk n’aurait pas été possible si l’Ukraine avait été membre de l’UE. «Cependant, l’argent institutionnel en provenance de l’UE peut tout à fait participer à l’opportunité de reconstruction de l’Ukraine de 1.000 milliards de dollars», dit-il. Reste que sur le terrain, l’Ukraine est devenue d’après lui «la clôture de l’Europe» et que «pour le bien de l’Europe, l’Ukraine doit devenir le principal cluster de développement économique dans la région».
Amundi a fusionné les sociétés Lyxor Asset Management et Lyxor International Asset Management dans Amundi Asset Management à compter du 1er juin 2022. A cette occasion, Lionel Paquin, ancien directeur général de Lyxor Asset Management et membre du comité exécutif d’Amundi, est nommé directeur adjoint du métier Actifs Réels, aux côtés de Dominique Carrel-Billiard, le directeur du métier Actifs Réels. Edouard Auché, qui était secrétaire général en charge des fonctions corporate et de support chez Lyxor, est nommé responsable des fonctions transverses et support du pôle opérations, services et technologie. Pour rappel, lors de l’annonce du closing de l’acquisition de Lyxor le 4 janvier dernier, Arnaud Llinas a été nommé responsable de la ligne métier ETF, Indiciel et Smart Beta et Nathanaël Benzaken responsable d’Amundi Alternatives.
L’association de la gestion d’actifs suisse, Asset Management Association Switzerland (Amas), a publié une circulaire, ce mardi, sur la prochaine entrée en vigueur d’indices environnementaux qui seront appliqués aux fonds immobiliers de droit suisse. Ces indices seront appliqués dès le 1er juillet 2022 avec un délai de mise en œuvre de 18 mois. Les indices environnementaux de portefeuilles immobiliers devront être publiés pour la première fois dans l’ensemble des rapports annuels avec date de clôture au 31 décembre 2023 ou postérieure. La circulaire précise que la publication de ces indices fournira des informations concernant le taux de couverture, le mix énergétique, la consommation d’énergie, l’intensité énergétique, les émissions de gaz à effet de serre et l’intensité des émissions de gaz à effet de serre des biens immobiliers composant le portefeuille des fonds immobiliers suisses. «Les indices constituent en outre la base pour des travaux plus poussés des établissements de fonds dans le domaine de la durabilité, comme par exemple, pour définir des objectifs climatiques ou évaluer les risques climatiques», indique l’Amas. L’objectif de ces indices est de répondre à la demande croissante de publication d’informations à caractère environnemental des investisseurs et de permettre une comparabilité de l’ensemble des fonds immobiliers. Les indices ne constituent pas un label de durabilité et les établissements ne doivent pas être contraints de prendre certaines mesures dans le domaine de la durabilité, nuance cependant l’Amas. La mise en œuvre de cette «norme de transparence» se déclinera en trois étapes. A savoir la collecte des données qui constituent la base des indices environnementaux au niveau des différents biens immobiliers du portefeuille; le calcul des indices au niveau du portefeuille et la publication des indices au niveau du portefeuille dans le rapport annuel voire semestriel. L’Amas souligne que ces indices s’appliqueront à tous les fonds immobiliers de droit suisse, y compris lorsque ceux-ci ne suivent aucune stratégie de durabilité explicite et les portefeuilles immobiliers composés de biens immobiliers situés à l’étranger. En 2020, quelque 179 institutions financières suisses, représentant 80% du secteur financier local, avaient pris part à un test de compatibilité climat – Paris Agreement Capital Transition Assessment –pour mesurer leurs progrès dans l’alignement de leurs flux financiers sur l’Accord de Paris sur le climat (qui vise à limiter la hausse de température moyenne dans le monde à moins de 2 degréspar rapport à l’ère préindustrielle d’ici 2100, ndlr). Ce test avait déterminé que 70% des 23.000 bâtiments détenus alors par les institutionnels suisses sondés utilisaient encore le mazout et le gaz pour se chauffer mais qu’une majorité d’entre eux se trouvaient sous la barre des 20 kgd'émissions de gaz à effet de serrepar mètre carré de surface habitable par an. Un seuilque le Parlement suisse veut mettre en œuvre dès 2023 et qui sera réduit de 5 kg de CO2 tous les 5 ans.
Le marché des fonds d’investissement étrangers distribués en France compte un nouvel arrivant depuis la mi-mai. L’Autorité des marchés financiers a autorisé la société de gestion américaine GMO Investments, basée à Boston, à distribuer son premier fonds auprès des investisseurs français, a appris NewsManagers. Domicilié en Irlande, ce fonds actions internationales, dénommé GMO Climate Change Select Investment et lancé en février dernier, investit dans des sociétés qui vont bénéficier des efforts d’adaptation ou de mitigation vis-à-vis du changement climatique. Le fonds, catégorisé article 9 au sens du règlement européen Sustainable Financial Disclosure Regulation (SFDR), était majoritairement investi dans des sociétés du secteur des énergies «propres» à fin avril. Il est géré par Lucas White et Tom Hancock. GMO Investments dispose de bureaux en Europe à Londres et à Amsterdam.
Agami Family Office vient d’annoncer sur LinkedIn la nomination de Prisca Mersanne au rang de directrice des opérations ainsi que membre du comité de la direction. Elle sera chargée de la déclinaison opérationnelle du plan stratégique. Elle sera également responsable pour la direction commerciale, marketing et de la communication. Prisca Mersanne arrive de la Banque Palatine, où elle était directrice du marketing depuis 2015. Elle est entrée dans la banque en 2011 comme directrice de succursale, avant d’être promue directrice des méthodes commerciales et responsable de marché clientèle privée italienne en 2014. Elle a précédemment travaillé chez Société Générale pendant 10 ans, d’abord comme conseillère en gestion de patrimoine, avant d’être nommée directrice d’agence à 2006. Au début de sa carrière, elle a été conseillère en gestion de patrimoine pour La Banque Postale pendant près de sept ans.
Pictet Wealth Management vient de recruter Tina Yu en tant que directrice de la gestion des portefeuilles obligataires discrétionnaire en Asie, selon Finews.Asia. Basée à Singapour, elle sera rattachée à Alexandre Tavazzi, qui rejoindra la société à partir du 8 novembre en tant que directeur des investissements pour l’Asie. Tina Yu arrive de Julius Baer, où elle était directrice des obligations asiatiques, chargée de l’équipe des gérants dans cette région. Auparavant, elle a travaillé comme co-directrice de l’allocation d’actifs au sein d’un family office singapourien dénommé Wah Hin and Co. Elle a également été gérante principale crédit chez Alphadyne Asset Management ainsi que gérante obligataire chez Investment Company of People’s Republic of China (ICPRC), une filiale de l’entité gouvermentale chinoise State Administration of Foreign Exchange (SAFE).
En Amérique du Nord, la transformation de fonds commun de placement en trackers cotés prend de l’ampleur. De grands noms de la gestion rejoignent le mouvement.
Encore une manifestation contre BlackRock ? Oui, mais pas n’importe laquelle : ces jeunes militants ont été enrôlés par leurs mamans, et surtout, ils brandissent leurs pancartes face à la maison de Larry Fink, le PDG du premier gestionnaire d’actifs au monde. Leur objectif, pousser BlackRock à désinvestir immédiatement du charbon, ce que l’asset manager se refuse à faire au nom du financement d’une transition énergétique ordonnée. C’est la deuxième fois en six mois que Sunrise Kids, une organisation activiste fondée par de jeunes parents, organise un sit-in devant la verte pelouse de Larry. Le dirigeant n’était pas là, mais son épouse, Lori, a modérément apprécié, rapporte le site gothamist.com.
Vincent Mortier, le patron de la stratégie d’investissement d’Amundi, met les pieds dans le plat. Il a comparé mercredi les excès du private equity à une «pyramide de Ponzi», lors de la présentation de ses perspectives d’investissement. En cause, l’absence de mise en valeur de marché des portefeuilles et la capacité des fonds à se revendre mutuellement leurs participations à des multiples très élevés. «Il est évident que vous n’allez pas dévaloriser votre portefeuille. C’est pour cela qu’on peut parler de Ponzi, car c’est un système circulaire», a-t-il ajouté. Le responsable a aussi évoqué «une grosse bulle sur les marchés privés», qui n’ont pas encore pris la mesure de la correction sur les marchés boursiers. Ironie de l’histoire, Amundi cherche depuis plusieurs années à pousser ses expertises dans le private equity et les infrastructures, qui représentent encore une part minime de ses 2.000 milliards d’euros d’encours.
Amundi a annoncé la fusion des sociétés Lyxor Asset Management et Lyxor International Asset Management dans Amundi Asset Management à compter du 1er juin 2022. A cette occasion, Lionel Paquin, membre du Comité Exécutif d’Amundi, est nommé directeur adjoint du métier Actifs Réels. Edouard Auché est nommé responsable des fonctions transverses et support du pôle opérations, services et technologie. Pour rappel, lors de l’annonce du closing de l’acquisition de Lyxor le 4 janvier dernier, Arnaud Llinas a été nommé responsable de la ligne métier ETF, indiciel et smart beta et Nathanaël Benzaken responsable d’Amundi Alternatives.
Capza n’a pas souffert des départs de Laurent Benard et de Dominique Gaillard. La société de gestion vient de boucler le premier closing de son sixième fonds unitranche à 1,2 milliard d’euros. Ce montant dépasse l’objectif initialement fixé et témoigne de l’appétit toujours significatif des investisseurs institutionnels pour la dette privée. Qui plus est, Capza précise avoir une forte visibilité sur un engagement supplémentaire de 200 millions d’euros. Avec ce sixième millésime, le gérant prévoit de financer en unitranche et en mezzanine des PME et des ETI affichant un Ebitda supérieur à 12 millions d’euros, en France, en Allemagne, en Espagne et au Benelux. Trois transactions ont été réalisées à ce jour: IC Consult (leader dans la gestion des identités et des accès) en Allemagne, Intescia (éditeur de logiciels de business intelligence) et Alixio (conseil stratégique en ressources humaines) en France. La filiale d’Axa gère désormais 6,5 milliards d’euros d’encours.
Pharus Management Lux vient d’ouvrir une succursale à Milan, rapporte Bluerating. La nouvelle entité sera dirigée par Luigi Maria Vitelli, directeur général de la société luxembourgeoise depuis 2017 et administrateur délégué depuis 2019. Il sera accompagné d’Andrea Guitta, branch manager et gérant patrimonial, de William Trevisan et de Tiziano Morretta, gérants patrimoniaux, et de Francesca Lodigiani, responsable des relations avec les clients. La succursale milanaise de Pharus vendra des services de gestion de patrimoine, de conseil et de distribution de fonds en Italie.
HSBC Asset Management vient de promouvoir Yiğit Onat, jusqu’ici directeur des investissements de son activité en Turquie, en tant que directeur de l’équipe multi-actifs en Asie. Il remplacera Denis Gould, qui partira le 31 août pour faire valoir ses droits à la retraite. Au sein de ce nouveau poste, Yiğit Onat sera chargé de diriger l’équipe multi-actifs hongkongaise. Basé à Hong Kong, il sera rattaché à Jean-Charles Bertrand, directeur des investissements multi-actifs mondiaux ainsi que Cecilia Chan, directeur des investissements pour l’Asie-Pacifique. Yiğit Onat est entré chez HSBC AM en Turquie en 2014 en tant que responsable du desk actions et gérant principal du fonds dénommé HSBC GIF Turkey Equity Fund. Il a été promu au rang de directeur des investissements dans cette région en 2015. Auparavant, il a travaillé à New York comme gérant chez Mariner Investment Group et Multilateral Funding International (MFI) Advisory and Asset Management.
Schroders Capital vient de recruter Stephen Miles en tant que responsable des partenariats stratégiques pour l’Europe au sein de son équipe immobilière (head of strategic capital partnerhips). A ce poste nouvellement créé, l’intéressé sera chargé de développer les relations stratégiques de Schroders Capital avec les clients dans l’immobilier en Europe. Basé à Londres, Stephen Miles vient de CBRE où il était directeur exécutif dans l’équipeCapital Markets d’Europe et Moyen orient.
OFI AM lance OFI Financial Investment - Energy Strategic Metals, une stratégie qui mise sur une inflation des cours des métaux dans un contexte d’accélération de la demande, tirée par les besoins de la transformation vers des activités durables. Le fonds de droit français offre une exposition aux marchés des métaux non pas en investissant directement dans les actifs réels mais via la réplication synthétique d’un indice, développé par l’équipe de gestion et coté par la société Solactive. Cet indice est censé refléter le cours des principaux métaux à usages industriel : le cuivre, l’argent, le nickel, le palladium, le platine, l’or, l’aluminium, le zinc, le plomb. Ce fonds Ucits V est proposé aux investisseurs institutionnels et particuliers, en France et en Europe, notamment en Allemagne, Autriche, Espagne, Italie et Portugal.
En dépit de conditions macroéconomiques plus tendues dans l’univers de la tech, Alven Capital poursuit son ascension. La société de gestion créée il y a vingt-trois ans par Guillaume Aubin et Charles Letourneur vient de lever 350 millions d’euros pour son sixième fonds dédié à l’amorçage et aux séries A. Le véhicule atteint ainsi son plafond (hard-cap) et dépasse l’objectif, initialement fixé à 300 millions d’euros. A ce jour, Alven Capital totalise 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion. «Avec ce fonds se situant dans la limite haute de notre stratégie d’investissement, nous avons voulu nous donner les moyens d’accompagner nos participations dans la durée», explique Guillaume Aubin. Dans les faits, le gérant prévoit d’investir les deux tiers de l’enveloppe totale du fonds dans des jeunes pousses déjà en portefeuille, afin d’y conserver des pourcentages de détention significatifs. Ce sixième fonds a obtenu le soutien de la quasi-totalité des investisseurs d’Alven Capital V – lequel avait collecté 250 millions d’euros en décembre 2016. Les quatre premiers véhicules avaient respectivement décroché 10 millions, 40 millions, 100 millions et 170 millions d’euros. «Pour la première fois, nous avons ici obtenu le soutien de plusieurs grands institutionnels internationaux, que ce soit des fonds de pension ou des fonds de fonds. Cela reflète la maturation de notre secteur et l’intérêt considérable pour la French Tech», analyse Charles Letourneur. Performance top décile L’attrait de ces géants de l’investissement pour le «Frenchy» s’explique aussi par ses performances. La plupart de ses fonds se situent parmi les 25% les plus performants du marché, tandis que certains, comme le quatrième, figurent dans le top décile. Captain Train, racheté par son concurrent britannique Trainline en 2016, Sézane, soutenu par General Atlantic en 2018, ou bien Dataiku, valorisé 4,6 milliards de dollars à l’occasion d’un tour de table mené l’an dernier, et encore Frichti, absorbé par son rival allemand Gorillas en début d’année… toutes ces jeunes pousses ont été accompagnées par ce véhicule hors norme. Mais aujourd’hui, la prudence est de mise. Directement importé des Etats-Unis, le retournement du marché de la tech frappe durement le segment du growth. Nombre de licornes peinent aujourd’hui à boucler leurs tours de table et les valorisations s’effritent. «Nous recommandons à nos sociétés en portefeuille d’éviter d’avoir à lever dans les six à neuf mois qui viennent, quitte à réduire un peu les recrutements», confie Guillaume Aubin. Même si, à ce stade, le segment de l’early stage – plus modéré en termes de valorisation – reste relativement épargné. Historiquement centrée sur la French Tech, l’équipe d’Alven Capital se met aussi à scruter le reste de l’Europe depuis un peu plus d’un an. Un chantier qui l’a amenée à ouvrir un bureau à Londres il y a deux ans et à recruter Thomas Cuvelier comme associé. Dans un premier temps, cette diversification géographique ne portera que sur les secteurs phares de la société de gestion, à savoir les fintechs, les logiciels Software-as-a-service (SaaS) et les places de marché (marketplaces). L’univers des crypto, récemment investi par le gérant (avec le fournisseur de données Kaiko), pourrait être couvert à l’international dans un deuxième temps.