La boutique de gestion suédoise Cliens Kapitalförvaltning vient de recruter Martin Öqvist pour remplacer Erik Andersson au poste de directeur général, a appris AMWatch. L’intéressé arrive du concurrent Lannebo Fonder, où il a travaillé pendant onze ans et dont il était dernièrement le directeur général adjoint. Ce recrutement met fin à cinq mois sans directeur pour Cliens, qui a subi le départ d’Erik Andersson seulement six mois après son recrutement.
Le fonds public d’investissement (PIF) d’Arabie saoudite a acquis des actions de plusieurs entreprises américaines selon des documents publiés par l’autorité des marchés, la Securities and Exchange Commission (SEC). Le PIF a notamment acheté 213.000 titres Alphabet (Google), 4,7 millions d’actions Zoom et 1,8 million de titres Microsoft. Il a également mis la main sur 3,9 millions d’actions JPMorgan et plus de 740.000 titres BlackRock. Le fonds a par ailleurs acquis des titres Starbucks, Adobe Systems, AMD et Salesforce. A la fin du deuxième trimestre 2022, la valeur de son portefeuille d’investissement s’élevait à 40,8 milliards de dollars (40 milliards d’euros).
Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, a acheté 3,9 millions d’actions Apple supplémentaires et renforcé ses investissements dans le secteur énergétique au deuxième trimestre, rapporte le Wall Street Journal. Sa participation dans Apple valait 125 milliards de dollars à la fin du mois de juin, d’après une déclaration obligatoire publiée lundi après la clôture de la Bourse américaine. Apple représente environ 40% du portefeuille de titres de Berkshire Hathaway. Le fonds d’investissement a également acquis 22 millions d’actions Occidental Petroleum et 2,3 millions d’actions Chevron, renforçant son grand pari cette année sur l’or noir américain. Il a par ailleurs renforcé, entre autres, sa participation dans le groupe de prêts immobiliers et automobile Ally Financial ainsi que dans Paramount Global.
La société de gestion fait l'objet d'une enquête de la Financial Conduct Authority (FCA) qui s'intéresse notamment à la revente d'obligations illiquides à l'homme d'affaires allemand Lars Windhorst.
Allspring Global Investments vient d’annoncer l’ouverture de son premier bureau japonais à Tokyo, avec la nomination d’Akira Hosoda comme responsable pays. Il sera épaulé par une équipe américaine gérée par Ludger Peters, managing director chargé des ventes institutionnelles. Cette équipe comprendra également Satomi Matsumoto et Chihiro Seko. Akira Hosoda arrive de Nissay Asset Management, où il était directeur exécutif chargé du développement produit. Auparavant, il a été président et directeur général de Nippon Life America, après l’avoir rejoint comme vice-président senior. Allspring Global Investments gérait 476 milliards de dollars d’encours au 30 juin 2022.
Les fonds d’investissement danois ont observé un rendement moyen, toutes classes d’actifs confondues, de 6,5% en juillet 2022 selon les données de FinansDanmark, l’association de l’industrie financière au Danemark. Il faut remonter à avril 2009 pour retrouver un rendement mensuel similaire des fonds danois et à 1991 pour trouver un rendement dépassant celui de juillet 2022. Les fonds danois investis dans les actions nord-américaines, danoises et des pays nordiques ont généré des rendements de 11 à plus de 12% le mois dernier, relève FinansDanmark. Les fonds obligataires dans leur ensemble ont enregistré des rendements négatifs. La décollecte nette totale depuis le début de l’année dans les fonds danois atteint 16 milliards de couronnes danoises.
Insight Investment, filiale de gestion obligataire de BNY Mellon Investment Management, a nommé David McNeil en qualité de directeur de la recherche sur l’investissement responsable. L’intéressé, basé à Londres, a pris ses fonctions le 8 août. Il officiait précédemment comme responsable du risque climatique au sein de l’agence de notation crédit Fitch. David McNeil est rattaché à Robert Sawbridge, qui dirige l'équipe d’investissement responsable d’Insight Investment. Il a aussi travaillé chez S&P Trucost et ICF International sur les sujets de durabilité. Insight Investment gérait plus de 842 milliards d’euros à fin juin 2022.
Le directeur de la sélection de fonds de Pictet, Mussie Kidane, va prendre la direction des investissements de Pictet North American Advisors, a appris Citywire Selector. Il s’agit d’une filiale dédiée au conseil pour les clients américains et canadiens. L’intéressé, qui dirigeait la sélection de fonds depuis 2007, restera à Genève. La recherche de son remplaçant est en cours, a précisé la société à Citywire.
L’investisseur activiste ValueAct, basé à San Francisco, a déclaré jeudi dans une lettre aux investisseurs qu’il détenait désormais une participation de 7% dans la société éditrice du quotidien ‘New York Times’. Il juge que la valorisation actuelle du groupe de presse ne reflète pas les perspectives de croissance à long terme de l’entreprise et que l’équipe dirigeante a plusieurs pistes pour faire face aux vents contraires auxquels le secteur est confronté. ValueAct estime que l’entreprise pourrait enregistrer une croissance à deux chiffres de ses revenus numériques et tripler sa rentabilité opérationnelle à long terme. Le fonds activiste souhaiterait que le groupe de presse pousse davantage son offre exclusive réservée aux abonnés.
Barings BDC (ex Triangle Capital Corporate), la branche dédiée au crédit privé de la banque éponyme, vient de promouvoir Jonathan Bock au poste de directeur général, a appris Citywire. Il remplace Eric Lloyd, qui devient président. Jonathan Bock était jusqu’ici directeur financier, rôle désormais dévolu à Jonathan Landsberg, qui était trésorier et responsable des relations investisseurs. Dans le même temps, la directrice de la comptabilité Elizabeth Murray prend parallèlement la direction des opérations.
S’il est attendu que les rendements du private equity vont diminuer au fil du temps, ils resteront supérieurs à ceux des actions cotées sur les dix prochaines années. C’est le pari que formule et soutient Pictet Wealth Management, filiale de gestion de fortune du groupe suisse Pictet, dans une note publiée la semaine dernière par Jacques Henry et Djaafar Aballeche, de l’équipe de recherche multi-actifs. Pictet WM s’attend à un rendement moyen de 9,2% en dollars sur les dix prochaines années pour le private equity et le capital-risque. Ses stratégistes concèdent que c’est un rendement moindre par rapport à celui de 15% par an qui pouvait être attendu sur ces actifs il y a 10 ans mais que cela constituera toujours une prime de rendement de 3% par rapport à l’indice MSCI AC World si leurs estimations se réalisent. Sur le début d’année 2022, Pictet WM observe que les rendements du private equity sont restés globalement stables au premier trimestre 2022 et qu’ils devraient être faibles pour le deuxième trimestre. «Le scénario le plus réaliste et en prenant en compte la chute des marchés financiers durant la première moitié de 2022, les valorisations du private equity pourraient avoir baissé de 5 à 10% sur la période». Voire de 12% dans le scénario le plus extrême selon le gérant de fortune, qui rappelle que le private equity a tendance à moins baisser que les actions cotées en bourse. En revanche, Pictet WM se montre davantage inquiet sur le capital-risque. Selon les calculs de ses stratégistes multi-actifs, les rendements du capital-risque au deuxième trimestre seront négatifs de l’ordre de -12 à -15%. «Le principal intérêt du capital-risque est son lien avec l’innovation. Or, la vague d’innovation actuelle s’estompe, ce qui met la pression sur les rendements du capital-risque», constatent les stratégistes. Leur analyse soutient également que les leveraged buyouts (LBO) devraient connaître des rendements négatifs de 10% sur le deuxième trimestre 2022.
La société de gestion américaine Polaris Capital Management, basée à Boston, a obtenu, fin juillet, le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour commercialiser son seul fonds Ucits, a appris NewsManagers. Le fonds Polaris Global Value Ucits, domicilié en Irlande, investit en actions internationales et applique un style de gestion value. Il détient entre 65 et 100 titres. Les actions américaines représentaient 40% du portefeuille à fin juillet. Les encours sous gestion du fonds s'élevaient à 248,7 millions de dollars (242 millions d’euros).
Barings vient d’annoncer l’acquisition entière d’Altis Property Partners, une société de gestion immobilière et de capital investissement australienne fondée en 2008. Les deux entités ont déjà signé le contrat de vente et la transaction sera achevée d’ici 1er septembre 2022. Les détails financiers n’ont pas été dévoilés. A la suite de cette acquisition, Barings ajoutera 44 professionnels spécialisés dans les actions immobilières ainsi que des encours sous gestion de 6 milliards de dollars australiens. Les directeurs exécutifs et d’autres salariés d’Altis resteront à leurs postes. L’activité en Asie-Pacifique compte pour un tiers des encours sous gestion tiers de Barings. «Cette acquisition nous permettra de construire la plateforme des actifs réels en Asie-Pacifique, avec un accent sur l’Australie, avant d’élargir aux autres marchés comme le Japon et la Corée du Sud» a expliqué Charles Weeks, directeur pour l’activité immobilière en Europe et en Asie-Pacifique. Barings comptait plus de 349 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
Le couple franco-allemand n’existe pas en matière de délégation de gestion. Selon les statistiques de la BVI, l’association des gérants d’actifs allemands, seulement 1% des encours gérés par des asset managers locaux sont confiés à des partenaires français*. Les gérants allemands, qui gèrent eux-mêmes la moitié des encours du pays, préfèrent de loin l’expertise financière de leurs concitoyens, avec 28% des encours délégués à une autre société de gestion allemande. Le podium est complété par les sociétés de gestion britanniques (10% des encours) et américaines (4%). La délégation de gestion est prépondérante pour les Spezialfonds, les véhicules dédiés aux institutionnels allemands, note la BVI. Elle l’explique par la domination de fonds multi-classes d’actifs, facilitant la taxation des clients, dont les différentes stratégies sont gérées par des entités externes. *Chiffres au 31 décembre 2021 sur la base de 62% des encours totaux, recouvrant les fonds retails et institutionnels.
BNP Paribas Asset Management a pris la décision de liquider, en date du 10 novembre prochain, son fonds Frontiers Equity, investi en actions des marchés frontières. Les actifs du compartiment ont atteint un niveau d’actifs sous gestion - moins d’un million d’euros - ne permettant pas une gestion efficiente dans l’intérêt des actionnaires, selon une communication aux porteurs de parts lue par NewsManagers. Le fonds, géré par le responsable des actions asiatiques de BNP PAM (Asia), Zhikai Chen, depuis fin 2021, affiche une performance négative de -31% entre son lancement fin 2017 et le 9 août 2022.
La société d’investissement saoudienne Kingdom Holding, contrôlée par le prince Al Walid ben Talal, a discrètement investi plus de 500 millions de dollars (490 millions d’euros) dans trois grandes sociétés énergétiques russes entre février et mars, selon des documents réglementaires déposés dimanche. En février, Kingdom Holding, qui est détenu à 16,9% par le fonds souverain d’Arabie saoudite, a investi dans les certificats de dépôt internationaux de Gazprom et de Rosneft pour une valeur de 1,37 milliard de riyals (358 millions d’euros) et 196 millions de riyals, respectivement. La société a également investi 410 millions de riyals dans les certificats de dépôt américains de Lukoil entre février et mars.
Les investisseurs internationaux sont revenus sur les fonds d’investissements en actions et obligations. Entre le 4 et le 10 août, les premiers ont reçu 7,1 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) de souscriptions nettes, et les seconds 11,7 milliards, selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont, quant à eux, rendu 4,3 milliards de dollars, et les fonds or 0,4 milliard. Dans l’obligataire, les investisseurs ont privilégié les stratégies sans risque, en plaçant 4,7 milliards dans les fonds d’obligations souveraines, et 7 milliards dans ceux d’obligations d’entreprises investment grade. Les segments plus risqués ont collecté de plus petits montants, comme le high yield (+1 milliard) et l’obligataire émergent (+0,2 milliard). Sur les actions, la collecte a été uniquement nourrie par les fonds de titres américains, qui ont reçu 11 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes ont rendu 4,8 milliards de dollars, les fonds d’actions émergentes 0,9 milliard et les fonds d’actions japonaises 0,2 milliard. La répartition de la collecte au sein des fonds d’actions américaines est particulièrement déséquilibrée, avec +9,9 milliards pour les grandes capitalisations et +2,5 milliards pour les stratégies croissance, quand les autres catégories ne dépassent pas le milliard. La décollecte se limite à quelques fonds sectoriels, comme les matériaux (-0,7 milliard) et l’immobilier coté (-0,2 milliard).
Stefan Hoops, le nouveau directeur général de la société de gestion allemande DWS (filiale de Deutsche Bank), a donné son regard sur la couverture médiatique des résultats du deuxième trimestre 2022 de la firme. S’exprimant sur le réseau social LinkedIn, Stefan Hoops a manifestement peu goûté les articles mettant en avant la décollecte de la société de gestion de 25 milliards d’euros et a appelé à s’en tenir aux faits. «Sur nos résultats du T2-2022, nous avons vu le titre«Sorties massives au T2». Tentant, je sais, mais les analystes ont couvert la vérité : nos actifs générant des commissions étaient remarquablement stables. Nos encours ont augmenté de 50 milliards d’euros au T3 grâce à une combinaison de collecte nette et d’un environnement de marché plus amical», a-t-il déclaré. Le patron de DWS assure également qu’il n’y a pas eu de démission «parmi les 200 meilleurs talents de la société» au cours de ces deux derniers mois et évoque une division d’investissement «stable».
La société de gestion américaine BlackRock poursuit son offensive éclair sur le marché des crypto-actifs. Après la récente annonce de son partenariat avec Coinbasedestiné aux clients de sa plateforme de gestion Aladdin, la firme, qui gérait 8.487 milliards de dollars d’encours à fin juin, a lancé, ce jeudi, son premier trust offrant une exposition au bitcoin. La cryptomonnaie avoisinait les 24.000 dollars (23.000 euros) après être montée jusqu'à 68.000 dollars en novembre 2021. Le trust de BlackRock est disponible pour les clients institutionnels américains et suit la performance du bitcoin. «Malgré la forte baisse du marché des actifs numériques, nous constatons toujours un intérêt substantiel de la part de certains clients institutionnels sur la façon d’accéder efficacement et à moindre coût à ces actifs en utilisant notre technologie et les capacités de nos produits. Le bitcoin est le crypto-actif le plus ancien, le plus important et le plus liquide, et constitue actuellement le principal sujet d’intérêt de nos clients dans le domaine des crypto-actifs. Si l’on exclut les monnaies stables, le bitcoin conserve près de 50 % de la capitalisation boursière du secteur», se justifie BlackRock, dont le directeur général Larry Fink a longtemps honni le bitcoin, allant même jusqu'à le considérer en 2017 comme un «indice de référence du blanchiment d’argent». BlackRock indique dans un post de blog qu’il est notamment motivé par le fait que des organisations telles que RMI et Energy Web développent des programmes visant à améliorer la transparence sur le sujet de l’utilisation d'énergie durable pour le minage de bitcoin et «continuera de suivre les progrès de ces initiatives». La plus grosse société de gestion au monde précise aussi qu’elle a planché sur quatre domaines des actifs digitaux et leurs écosystèmes propres dans lesquels elle voit du potentiel pour ses clients et les marchés de capitaux : blockchain, stablecoins, crypto-actifs et tokenisation (digitalisation des actifs, ndlr). Effets potentiels BlackRock pénètre le marché du bitcoin sur l’un de ses points d’entrée les plus bas de ces deux à trois dernières années et dans une phase de développement intense du marché des cryptos tant aux Etats-Unis qu’ailleurs dans le monde. Notamment en Europe avec la prochaine mise en application de la réglementation sur les crypto-actifs Mica. Son arrivée laisse transparaître clairement la volonté du gestionnaire de participer à une éventuelle remontée rapide du cours du crypto-actif - qui n’a réagi que par une très modeste hausse à l’annonce de BlackRock - mais surtout à sa stabilisation ainsi qu'à celle de l'éco-système crypto-actifs en général. De par son réseau et sa marque, BlackRock devrait rapidement détrôner Grayscale Investments du titre de gérant du plus gros trust investi en bitcoin au monde (15,4 milliards de dollars d’encours au 11 août 2022 pour le trust de Grayscale). Son entrée pourrait constituer un signal pour d’autres gérants de taille même si certains ne l’ont pas attendu pour proposer du bitcoin à leurs clients, à l’instar de Fidelity Investments qui permet d’y être exposé dans ses plans d'épargne-retraite 401(K). L’arrivée de BlackRock sur le marché du bitcoin via un trust privé pour clients institutionnels présente d’ailleurs le potentiel pour faire basculer à terme une situation de blocage sur les fonds indiciels cotés (ETF) exposés au bitcoin que le régulateur américain Securities & Exchange Commission (SEC) s’est toujours refusé à agréer. La SEC s’est toujours justifiée par l’impossibilité de prévenir des fraudes liées au bitcoin et l’absence de protection adéquate pour les investisseurs vis-à-vis du crypto-actif. Un certain nombre de gestionnaires s’y sont cassés les dents. Grayscale en a notamment fait les frais car il voulait convertir, de longue date, son trust en ETF, ce que la SEC a refusé. La firme, ayant mal digéré la nouvelle, a porté l’affaire devant la justice américaine.
L’épargne investie en produits de taux a augmenté au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par la Banque de France, passant de 17,1 milliards d’euros à 24,4 milliards d’euros. Cette hausse s’explique par le «rebond des flux en numéraire et dépôts à vue, et une collecte qui redevient positive sur les livrets d’épargne réglementée (8,3 milliards après -0,2 milliard au T4) – en lien avec la première revalorisation des taux de livrets d’épargne réglementée au 1er février». Le taux du Livret A et du Livret développement durable et solidaire (LDDS) est passé de 0,5% à 1% au 1er février 2022 et a été augmenté à 2% le 1er août. Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) était lui passé de 1% à 2,2% en février et atteint depuis le 1 août 4,6%.
La banque allemande Deutsche Bank vient de recruter Rod Colburn en tant que managing director de la division de gestion de fortune pour les Amériques. Il sera également senior relationship manager. Il sera rattaché à Anthony Valvo, directeur de marché pour New York et l’Asie du Sud-est. Au sein de ce poste, il sera responsable des solutions de prêts pour les clients ultra-high-net-worth. Rod Colburn arrive de Goldman Sachs, où il était managing director pour cette division depuis 2008. Auparavant, il a occupé les postes similaires chez Citi Private Bank et US Trust.
La société de gestion française Carmignac a décidé de donner un nouveau nom à son fonds Carmignac Portfolio Green Gold à compter du 25 août, a-t-elle indiqué dans un avis aux porteurs de parts publié jeudi. «Le conseil d’administration a décidé de renommerCarmignac Portfolio Green Goldcar sa dénomination était jugée ambiguë par certains de nos investisseurs et partenaires commerciaux», indique la lettre. Green Gold (or vert en français) fait donc place à Climate Transition (transition climatique) qui traduit mieux, selon la firme,«la référence au défi mondial que représentent l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci». Le fonds, classé Article 9 au sens du règlement SFDR et géré par Michel Wiskirski, investit dans des secteurs et des fournisseurs de produits et services qui proposentdes solutions à faible intensité de carbone ou transforment leurs modèles d’affaires afin de favoriser l’avènement d’une économie faiblement carbonée. C’est le deuxième changement de nom en près de deux ans et demi puisque avant de s’appeler Green Gold et d'être recyclée en une stratégie orientée investissement responsable, ce fonds n'était autre que le fonds Carmignac Portfolio Commodities. Son objectif initial, lors de son lancement en 2003, était d’investir dans les entreprises du secteur de l'énergie et des ressources naturelles. Lorsque Carmignac a modifié la dénomination du fonds en avril 2020, il précisait que Green Gold était une référence à la transition énergétique et aux produits d’efficience énergétique par opposition à Black Gold, pour désigner les énergies fossiles. Pour l’emploi du mot Gold, la société de gestion précisait dans ses prospectus qu’il ne constituait pas une référence au métal précieux - l’or - mais à la notion d’or vert «sujet clé de la transition énergétique pour notre planète». Ce qui n’a visiblement pas empêché la confusion dans l’esprit des investisseurs...
Nuveen, filiale de gestion d’actifs du groupe financier américain TIAA, a recruté Kelly Hagg pour le poste nouvellement créé de directeur de l’investissement responsable pour les stratégies et solutions de la firme. Il occupe également les fonctions desenior managing director. Kelly Hagg travaillait précédemment chez Janus Henderson dont il supervisait la stratégie produit et les sujets liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) au niveau mondial au sein de l'équipe de distribution.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Brookfield Asset Management a confirmé, ce jeudi par un commentaire de son responsable des opérations Nick Goodman, sa volonté de coter 25% de son activité de gestion d’actifs d’ici la fin de l’année 2022. L’opération doit se dérouler à la fois à la Bourse de New York et à la Bourse de Toronto. Le reste de la société sera renommé Brookfield Corporation et se concentrera sur l’investissement de son propre capital dans des activités allant de l’immobilier aux projets d'énergies renouvelables. L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Canada et de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, deviendra le nouveau président du conseil d’administration de Brookfield AM après sa cotation partielle. Il avait rejoint en août 2020 comme vice-président chargé des investissements ESG et de transition. Bruce Flatt conservera son poste de directeur général de Brookfield AM tandis que Connor Teskey occupera la fonction de président de Brookfield AM qui s’ajoutera à son poste actuel de directeur général énergies renouvelables et transition du groupe. En outre, Anuj Ranjan deviendra président du pôle private equityen plus de ses fonctions actuelles de responsable mondial du développement de l’activité, responsable Europe et Asie-Pacifique du private equity, directeur général Asie du Sud et Moyen-Orient de Brookfield AM. Bahir Manios deviendra, lui, responsable financier. Collecte record de 56 milliards de dollars Brookfield a publié, ce jeudi, ses résultats pour le deuxième trimestre. La firme a enregistré une levée de fonds record de 56 milliards de dollars (54,3 milliards d’euros) sur la période et dispose de 111 milliards de dollars pour investir. Son résultat net au deuxième trimestre s'élève à 1,5 milliard de dollars, en repli de 40% sur un an glissant. «En excluant l’impact des réalisations et des gains de cession enregistrés au cours de l’année précédente, le bénéfice distribuable et le bénéfice net ont augmenté d’environ 25 % par rapport au trimestre de l’année précédente», précise néanmoins le gestionnaire. La firme a vendu pour 21 milliards de dollars d’actifs et déployé 20 milliards de dollars en capital dans de nouveaux investissements entre fin mars et fin juin 2022. Au cours du deuxième trimestre, Brookfield a entre autres procédéà la clôture finale de notre fonds de transition de 15 milliards de dollars. Le gestionnaire canadien est en train de finaliser les premières clôtures de son sixième fonds de capital-investissement de 8 milliards de dollars et de son cinquième fonds d’infrastructure de 20 milliards de dollars. Sa levée de fonds pour son fonds immobilier s'élève à environ 14,5 milliards de dollars. Sa clôture finale est prévue au cours du troisième trimestre. «L’environnement de crédit actuel conduit à un certain nombre d’opportunités d’investissement attrayantes au sein de notre fonds de crédit opportuniste de 16 milliards de dollars. Le fonds est actuellement investi et/ou engagé à 80% et nous prévoyons de commencer la collecte de fonds pour le prochain millésime dans les mois à venir», précise également la société de gestion. Brookfield compte plus de 750 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Samsung AM vient de recruter Jimi Kim comme responsable des ETF. L’intéressé arrive de Lyxor, dont il a dirigé les ventes d’ETF et de hedge funds pour la Corée du Sud pendant dix ans. Auparavant, il a travaillé cinq ans comme responsable des actions mondiales chez Woori Credit Suisse AM, ainsi que comme gérant du fonds général de Hyundai Marine & Fire Insurance.
La firme américaine Ares Wealth Management Solutions vient de recruter Neil Hoyne comme directeur du service client international. Il arrive de Neuberger Berman, où il occupait depuis cinq ans un poste similaire pour les fonds. Auparavant, il a géré les opérations quotidiennes des fonds irlandais de GlobalReach, devenu CrossBorder Capital. Il a aussi administrer des fonds pour HSBC Securities.
Le gestionnaire d’actifs britannique M&G poursuit son rétablissement commercial. Sa collecte nette affiche 1,2 milliard de livres sterling (1,4 milliard d’euros) pour les six premiers mois de l’année, hors impact de son activité «Heritage», dont les clients ne sont autorisés qu'à retirer leurs placements retraite. M&G double déjà sa collecte de 2021 (0,6 milliard de livres) dans un environnement économique pourtant négatif pour l’asset management. Les années précédentes, le gérant avait vécu plusieurs déconvenues. En 2019, la fermeture temporaire d’un fonds immobilier devenu illiquide, avec en arrière plan le Brexit, avait entaché la réputation du groupe. La séparation d’avec Prudential la même année n’avait pas non plus aidé à attirer davantage d’investisseurs, puisqu’il avait enregistré 6,8 milliards de livres de décollecte sur 2020. Au premier semestre 2022, M&G a notamment renoué avec des rentrées d’argent sur le segment wholesale (+0,8 milliard), une première depuis quatre ans. L’année dernière, la société avait rendu 3,4 milliards au premier semestre et 0,4 milliard au second. La collecte auprès des investisseurs institutionnels reste, elle, positive, mais en fort recul. Après des flux nets de +2,2 milliards au premier semestre 2021, puis de +3,6 milliards au second, le début de l’année 2022 se conclut avec seulement +0,3 milliard de collecte nette. Au total, les encours gérés ont tout de même décru de 21 milliards de livres sous l’effet de la baisse des marchés, pour s'établir à 348,9 milliards de livres.
L’épargne investie en produits de taux a augmenté au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par la Banque de France, passant de 17,1 milliards d’euros à 24,4 milliards d’euros. Cette hausse s’explique par le «rebond des flux en numéraire et dépôts à vue, et une collecte qui redevient positive sur les livrets d’épargne réglementée (8,3 milliards après -0,2 milliard au T4) – en lien avec la première revalorisation des taux de livrets d’épargne réglementée au 1er février». Le taux du Livret A et du Livret développement durable et solidaire (LDDS) est passé de 0,5% à 1% au 1er février 2022 et a été augmenté à 2% le 1er août. Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) était lui passé de 1% à 2,2% en février et atteint depuis le 1 août 4,6%.