Les sociétés de gestion, hedge funds et sociétés de capital investissement américains tentent de faire dérailler le programme du président de la Securities and Exchange Commission, Gary Gensler, en remettant en question les hypothèses économiques qui sous-tendent plusieurs de ses propositions, rapporte le Wall Street Journal. Pour chaque règle qu’elle propose, la SEC est tenue de produire des études sur les impacts économiques probables. Par exemple, le régulateur américain veut renforcer les règles relatives aux fonds communs de placement dont le nom suggère une prise en compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise, ou ESG. Cela garantirait que les noms des fonds reflètent plus précisément leurs objectifs d’investissement. La SEC a estimé que les coûts de conformité seraient compris entre 50 000 et 500 000 dollars par fonds. Dans une lettre datée du 16 août, le groupe de lobbying du secteur des fonds communs de placement, l’Investment Company Institute (ICI), a déclaré que l’analyse économique de la SEC pour la règle présente des «lacunes importantes» et est «considérablement sous-estimée».
Richard Klijnstra va quitter son poste d’investment lead de l’équipe actions durables de Kempen Capital Management, la société de gestion du groupe financier néerlandais Van Lanschot Kempen. Il va rejoindre un programme d’éducation sur la santé. Mais il restera actif au sein de l’équipe actions durables en tant que gérant et analyste. Kempen Capital Management a recruté Herman Kleeven pour reprendre le poste d’investment lead à compter du 1er octobre. L’intéressé vient d’APG où il a dirigé l’équipe Focus Equities pendant neuf ans. Avant cela, il était chez ING IM. Ivo Kuiper, actuel coresponsable et gérant senior de l’équipe, deviendra responsable de l’équipe.
Jing Ning, gérante principale du fonds Fidelity China Focus de 2,4 milliards de livres, va prendre un poste de dirigeant pour la nouvelle activité de la société en Chine, rapporte Investment Week. Dans ce cadre, Jing Ning va se transférer à Shanghai. Elle deviendra responsable des actions au sein de la société de gestion chinoise de Fidelity International. Nitin Bajaj, actuel gérant du Fidelity Asian Values trust, remplacera Jing Ning sur la gestion du fonds, avec effet au 30 septembre.
La société de capital investissement KKR a lancé en Inde, Highways Infrastructure Trust («HIT»), un fonds d’investissement en infrastructures routières («InvIT»). Ce véhicule est le troisième de ce type mis en place par KKR en Inde, après Virescent Renewable Energy Trust, le premier InvIT d'énergie renouvelable de l’Inde, et India Grid Trust, un InvIT de lignes électriques Ces plateformes exploitent et gèrent 33 actifs évalués à plus de 3,8 milliards de dollars dans 22 États ou territoires de l’Union en Inde. Le portefeuille initial du nouveau fonds comprend six actifs routiers d’une longueur totale de plus de 450 kilomètres dans six États indiens. KKR a ouvert un bureau en Inde en 2009 à Mumbai. Il y a réalisé une vingtaine d’investissements et compte aujourd’hui plus d’une dizaine de sociétés actives dans son portefeuille.
L’enquête sur les investissements responsables publiée par l’Association française de la gestion (AFG) fin juillet faisait mention pour la première fois de l’investissement à impact en France. On y apprenait ainsi que l’encours de ces fonds s’élevait à 60 milliards d’euros à fin 2021, soit près de 3 % de l’encours responsable en France. Un an auparavant, cet encours déclaré n'était que de 13 milliards d’euros, témoignant d’un succès grandissant auprès des clients. En 2021, 46 % des sociétés de gestion déclaraient gérer des fonds à impact. Autre élément intéressant, l’investissement de ces fonds était principalement dirigé vers des sociétés cotées (87 %). Surtout, les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies sont devenus le référentiel incontournable. Elles sont ainsi 88% à déclarer que les ODD sont leur cadre de référence, tandis que 42% s’appuient sur l’Accord de Paris, issu de la Cop 21 de 2015. Ce dernier est évidemment beaucoup plus tourné vers le climat que les premiers. Mais l’enquête de l’AFG révèle que les fonds à impact sont principalement orientés vers trois ODD alors qu’ils sont 17 au total: «Villes et communautés», «Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique» et "“Bonne santé et bien-être». Au contraire, les ODD les moins ciblés sont : «Partenariats pour la réalisation des objectifs» et bizarrement «Faim zéro» et «Paix, justice et institutions efficaces».
La concentration du secteur de la gestion d’actifs touche aussi l’Australie. La société de gestion australienne Perpetual va acquérir sa concurrente Pendal et ses 111 milliards de dollars australiens d’actifs pour un montant de 2,5 milliards de dollars australiens (1,7 milliard d’euros). Cela donnera naissance à un acteur d’un encours de 201 milliards de dollars australiens, soit 140 milliards d’euros. Il s’agira du deuxième acteur de la gestion d’actifs en Australie. Pendal est la maison mère de JO Hambro Capital Management, une société de gestion britannique connue en Europe et qui vient de recruter Frédéric Lejeune en France. Les deux gestionnaires australiens, dont les encours étaient à peu près équivalents, ont en commun une approche multi-boutiques. Leur fusion va permettre au nouveau groupe de disposer d’une offre de sept boutiques: Perpetual, Pendal, Barrow Hanley Global Investors, JO Hambro Capital Management, Regnan, Trillium Asset Management et TSW. Cela lui permet de couvrir de nombreuses stratégies d’investissement et géographies. Ambitions internationales Bien que toujours australienne, la nouvelle entité serait en effet déjà très internationale. 54 % de ses encours seraient gérés pour le compte de clients aux Etats-Unis et 15 % pour des investisseurs en Europe, au Royaume-Uni et en Afrique. L’Australie représente 31 % de ses encours. L’acquisition est censée permettre à Perpetual d’accélérer sa croissance à l’international. Perpetual a amélioré son offre pour Pendal par rapport à une première approche en avril dernier. L’offre révisée, qui prévoit une part en numéraire plus importante tout en conservant la part en actions, valorise chaque action Pendal à 6,54 dollars australiens, soit 31 cents de plus que l’offre qui avait été rejetée par le conseil d’administration de Pendal. Ce dernier conseille à ses actionnaires d’approuver l’offre, si aucune autre n’est présentée dans les délais impartis. Les actionnaires recevraient alors une action Perpetual pour 7,50 actions Pendal ainsi que 1,976 dollars en espèces par action Pendal. L’opération devrait être bouclée entre fin 2022 et début 2023, prévoit le communiqué. Les actionnaires de Perpetual et de Pendal devraient détenir respectivement environ 53 % et 47 % des actions du groupe combiné. Tony D’Aloisio, président de Perpetual sera président de la future entité.
Les caisses de retraite devraient piocher dans leurs réserves ou solliciter cotisants et retraités, mais elles préfèrent privilégier l’adaptation de leurs portefeuilles.
La société de gestion Perpetual va acquérir sa concurrente Pendal et ses 111 milliards de dollars australiens d’actifs pour un montant de 2,5 milliards de dollars australiens (1,7 milliard d’euros). L’opération dont la clôture est attendue au plus tard début 2023 donnera naissance à un acteur d’un encours de 201 milliards de dollars australiens, soit 140 milliards d’euros, et nouveau numéro deux dans le pays. Pendal est la maison mère de JO Hambro Capital Management, une société de gestion britannique connue en Europe et qui vient de recruter Frédéric Lejeune en France. Les deux gestionnaires australiens, dont les encours étaient à peu près équivalents, ont en commun une approche multi-boutiques. Leur fusion va permettre au nouveau groupe de disposer d’une offre de sept boutiques : Perpetual, Pendal, Barrow Hanley Global Investors, JO Hambro Capital Management, Regnan, Trillium Asset Management et TSW. Cela lui permet de couvrir de nombreuses stratégies d’investissement et géographies. A la clé, un profil très international. Si, l’Australie représente 31 % des encours de la nouvelle entité, 54 % seront gérés pour le compte de clients aux Etats-Unis et 15 % pour des investisseurs en Europe, au Royaume-Uni et en Afrique.
Prises dans leur globalité, pas une seule classe d’actifs n’a pu enregistrer une collecte nette positive la semaine dernière au niveau mondial, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Sur les sept jours se terminant au mercredi 24 août 2022, les investisseurs ont sorti plus d’argent des fonds actions qu’ils n’en ont placé (-5,1 milliards de dollars en net). Même constat pour les fonds monétaires (-4,3 milliards), obligataires (- 800 millions) et les fonds sur l’or (-600 millions). La décollecte sur les fonds actions est toutefois à relativiser car les fonds indiciels cotés (ETF) attirent toujours autant (+3,8 milliards) au détriment des fonds mutuels classiques qui décollectent 9 milliards de dollars. D’un point de vue géographique, la classe d’actifs souffre particulièrement dans les fonds européens qui décollectent 2,6 milliards de dollars, soit leur 28ème semaine de sorties nettes. Selon BofA Global Research, c’est la plus longue période de rachats que la zone a enregistré depuis 2016.
Une nouvelle étape est franchie pour Inter Invest. Le groupe spécialisé dans la conception, la gestion et la distribution de solutions d’investissement annonce avoir obtenu des agréments pour la gestion de portefeuille pour compte de tiers, la gestion de plans d’épargne retraite (PER) sous forme de compte-titres ainsi que pour l’activité de tenue de compte conservation. Ces agréments, délivrés lors de la séance du 13 juillet du Collège de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), doivent permettre à Inter Invest de commercialiser des solutions de gestion d’actifs et de développer une nouvelle plateforme titres à destination des distributeurs - banques privées, conseillers en investissements financiers. Un premier produit, appelé “Mon PER”, portera sur un PER compte-titres sur-mesure. Inter Invest compte aussi vendre des offres en marque blanche à ses partenaires distributeurs. Le groupe proposera trois niveaux de services personnalisables pour ses partenaires: la tenue de compte conservation, la gestion du PER et la gestion de portefeuille. Inter Invest gère déjà 3,5 milliards d’euros d’actifs financés en Loi Girardin et 250 millions d’euros en capital investissement. Son offre est distribuée à un réseau d’environ 925 partenaires, représentant 43.000 investisseurs.
Lombard Odier a publié des actifs sous gestion en recul de 13% sur le premier semestre à 310 milliards de francs suisses. Le groupe rappelle dans un communiqué que l’environnement sur la période a été «difficile» et les marchés volatils , ce qui a provoqué d’importantes corrections des valorisations des actifs. Il assure cependant avoir enregistré des apports nets de fonds au sein de Clientèle Privée et de LOIM «importants» au premier semestre 2022. « En période de marchés turbulents, la solidité de notre modèle d’affaires et l’attention particulière portée à la gestion prudente des actifs de notre clientèle ont été essentielles, nous permettant ainsi d’attirer de nouveaux apports nets », a déclaré Patrick Odier, associé-gérant senior. Les revenus opérationnels enregistrés au premier semestre 2022 se sont établis à 689 millions de francs suisses, en baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le bénéfice net consolidé s’est établi à 136 millions de francs suisses, en recul de 5 % par rapport au «vigoureux» premier semestre 2021. Lombard Odier indique par ailleurs que ses actifs de bilan s'élèvent à 24,7 milliards à fin juin 2022, qu’il n’a pas de dette extérieure et «est fortement capitalisé». À fin juin, le ratio CET1 était de 29,5 % et le ratio de liquidité de 217 %. Il rappelle que ses axes stratégiques prioritaires concernent la soutenabilité et les actifs privés. Le groupe prévoit par ailleurs «une plus grande volatilité des marchés» au second semestre. «Nous conservons un point de vue mesuré et un positionnement de portefeuille prudent», indique le communiqué.
BlackRock est monté au créneau contre la décision du Texas de le placer sur sa liste noire d’entreprises hostiles aux énergies fossiles, estimant que cela est «opportuniste», «anti-concurrentiel» et «mauvais pour les affaires», selon le Financial Times. La société de gestion est la seule entreprise américaine inclue par Glenn Hegar, le contrôleur financier du Texas, dans sa liste de dix établissements financiers qui «boycottent» les énergies fossiles. «Essayer de stopper une entreprise américaine de faire des affaires dans son propre terrain de jeu est mauvais pour les affaires», s’est insurgé Mark McCombe, responsable de l’activité américaine de BlackRock. «Nous ne nous sommes jamais détournés des compagnies pétrolière et gazières du Texas», affirme Mark McCombe, notant que BlackRock est le plus gros investisseur dans l’industrie du gaz et du pétrole et qu’il détient 290 milliards de dollars d’actifs basés au Texas. Les groupes financiers sur la liste ont 90 jours pour convaincre le Texas de changer d’avis.
Van Lanschot Kempen a enregistré des souscriptions nettes de 4,9 milliards d’euros au premier semestre 2022. Cette collecte est venue de clients privés à hauteur de 1,4 milliard d’euros et de clients wholesale et institutionnels à hauteur de 3,5 milliards d’euros. Ses encours sous gestion sont ressortis à 99,6 milliards d’euros, en repli par rapport aux 112,1 milliards d’euros de 2021, en raison d’un effet marché négatif. Le bénéfice net s’est élevé à 48,2 millions d’euros, contre 58,3 millions au premier semestre 2021.
Capital Group est le plus gros gestionnaire de fonds actifs au monde, avec 2.100 milliards de dollars sous gestion à fin juin. La société, qui cultive la discrétion, valorise les approches d’investissement individuelles, même au sein d’un même fonds. Les résultats sur le long terme sont excellents depuis des dizaines d’années. A l’aube de son deuxième siècle, le groupe fait face à un défi de taille, estime le Financial Times. Ses clients retraités reprennent leur argent et ses produits phare (des fonds actions) sont tombés en disgrâce. La collecte nette en actions est négative chaque année depuis 2016, sauf en 2018 où elle était nulle. En 2022, ses encours ont chuté de 22 % et plusieurs fonds importants souffrent. Pour tenter de s’adapter et ne pas se laisser distancer par ses nombreux concurrents, Capital a lancé ses premiers ETF en février dernier. La société a aussi recruté pour soutenir le lancement de ses nouveaux produits et s’est tournée sérieusement vers l’Europe et l’Asie. Plus de 20 % de la collecte nette de 38 milliards de dollars de l’an dernier est venue de l’étranger.
BlueBay Asset Management vient de recruter Pieter Krom en tant que directeur du développement pour la région Benelux. L’intéressé, qui sera basé à Amsterdam, vient de FinFiles, une société néerlandaise qui collecte des données sur la distribution de fonds. Précédemment, Pieter Krom dirigeait l’équipe de distribution wholesale aux Pays-Bas de Robeco. BlueBay a ouvert un bureau pour les ventes au Benelux et en Europe du Nord en mars de cette année. Pieter Krom sera rattaché à Kornelis Buursma, directeur du développement.
Les milliers d’épargnants éclaboussés par le scandale financier H2O Asset Management (H2O AM) pourront peut-être prochainement récupérer une partie de leurs économies. Dans le cadre d’un entretien fraîchement accordé au Financial Times, Lars Windhorst s’est engagé à ce que sa holding Tennor rembourse 550 millions d’euros en cash à la société de gestion de Bruno Crastes. Celle-ci avait obtenu de ses créanciers un délai de grâce de six mois mi-janvier. Pour y parvenir, le financier allemand de 45 ans compte sur les performances financières de son portefeuille d’entreprises. «Notre ensemble diversifié d’activités dans tous les secteurs et zones géographiques a enregistré de solides performances au premier semestre 2022. Grâce à cela, nous avons réussi à augmenter les liquidités à plus de 500 millions d’euros dans les différentes entités du groupe», a-t-il expliqué au journal britannique. Si un tel remboursement venait à être effectué, H2O AM pourrait donc procéder à une première distribution auprès des épargnants dont les économies sont gelées dans les fonds de cantonnement. Le mois dernier, H20 AM avait annoncé à ses investisseurs que Tennor n’avait pas été en mesure d’honorer l’échéance de janvier, devant permettre de récupérer 1,1 milliard d’euros. Au lieu de ça, les «side pockets» ont reçu du débiteur des obligations de la société Dooboo, convertibles en actions de la société de VTC Gett si cette dernière est introduite en Bourse, le tout pour une valeur de 106 millions de dollars. Soit environ 12,6% de la dernière valorisation des obligations Tennor en portefeuille, estimée à 838 millions de dollars (822 millions d’euros) au 31 décembre 2021. Mais l’obtention d’actions Gett est plus longue que prévu. Ce concurrent d’Uber devait entrer en Bourse via le Spac Rosecliff Acquisition Corp 1, pour une valeur proche du milliard de dollars. L’opération n’a cependant pas eu lieu et Gett n’était plus valorisée qu'à hauteur de 265 millions de dollars en mai, selon l’un de ses actionnaires, le suédois VNV Global. La crédibilité de Lars Windhorst est écornée. Il y a un an déjà, le financier avait déclaré qu’il allait rembourser une grande partie de la dette d’ici à la fin 2021. Entre temps, un tribunal néerlandais avait estimé qu’une partie de Tennor était insolvable (avant de revenir dessus) et l’autorité fédérale de supervision financière allemande avait déposé une plainte pour activité bancaire illégale contre Lars Windhorst.
Michael Maldener annonce sur son compte Linked-In qu’il retourne chez Nordea Asset Management en tant que responsable des relations investisseurs pour les actifs non cotés au Luxembourg. Il avait quitté la société de gestion il y a un an seulement après y avoir passé près de 12 ans. Dernièrement, il y était managing director et conducting officer. Pendant son année en dehors de Nordea, Michael Maldener a travaillé chez LuxFlag, enseigné et fondé une société appelée Sustaide.
Les investisseurs ont retiré un montant net de 7,8 milliards de dollars des hedge funds au cours du deuxième trimestre 2022, selon des données publiées mercredi par Citco, une entreprise qui fournit des services administratifs au secteur, et reprises par l’agence Reuters. Cela met fin à une collecte positive de 18 mois. Les hedge funds exposés aux marchés d’actions ont subi les rachats les plus importants, perdant 6,4 milliards de dollars net d’actifs, selon Citco. Les fonds spéculatifs basés aux États-Unis ont été les grands perdants, suivis par ceux d’Asie et d’Europe.
Blackstone est en compétition pour acquérir le catalogue de musiques de Pink Floyd, ce qui pourrait valoriser les chansons du groupe à près d’un demi milliard de dollars, rapporte le Financial Times. L’opération serait nouée via Hipgnosis Song Management, la société fondée par Merck Mercuriadis, l’ancien manager d’Elton John, et dans laquelle Blackstone détient une participation majoritaire. L’acquisition des droits musicaux de Pink Floyd ferait de Blackstone l’un des principaux acteurs du secteur.
Barings a levé 630 millions de dollars pour son premier fonds de dette d’infrastructures, le Target Yield Infrastructure Debt Fund, et ses véhicules associés. La société de gestion a ainsi dépassé l’objectif qu’elle s’était fixée de 500 millions de dollars grâce à l’intérêt de fonds de pension publics et privés et de compagnies d’assurances. La stratégie est centrée sur les pays de l’OCDE, principalement l’Amérique du Nord et l’Europe. Elle sera investie dans des dettes de qualité inférieure à l’investment grade dans les infrastructures sociales et réglementées, les énergies renouvelables, les transports et les infrastructures numériques. Barings dit investir dans la dette d’infrastructures depuis plus de 30 ans pour le compte de sa maison mère et a établi une entité spécialisée sur la classe d’actifs en 2013. Depuis, le groupe a investi plus de 18 milliards de dollars.
La banque suisse UBS a vendu UBS Fund Advisor, son gestionnaire d’investissements alternatifs et sa plateforme de fonds nourriciers, à la fintech américaine iCapital, pour un montant resté confidentiel. Cette plate-forme, plus connue sous la marque AlphaKeys Fund, représente plus de 7 milliards de dollars d’actifs. La transaction doit être bouclée au second semestre. Dans le cadre de cet accord, iCapital va assumer la gestion et les opérations de la plate-forme, qui regroupe des fonds nourriciers de private equity, de hedge funds et d’immobilier. UBS Financial Advisors doit continuer à servir ses clients fortunés et ultra fortunés qui détiennent des fonds nourriciers comme elle le faisait jusqu’à présent. UBS et iCapital se connaissent de longue date. En 2017, la banque suisse est devenue actionnaire d’iCapital et a noué un partenariat stratégique pour structurer ses nouveaux fonds nourriciers. Elle a aussi à ce moment-là intégré la technologie propriétaire d’iCapital dans ses activités de fonds d’actifs non cotés. En 2021, le partenariat entre les deux acteurs a été élargi, afin de digitaliser l’expérience d’UBS Advisor. Plusieurs partenaires dans la gestion Fondée en 2013, iCapital est une fintech basée à New York qui propose des solutions pour faciliter l’accès des investisseurs fortunés aux placements alternatifs. Au 31 juillet, la société offrait des service pour des encours représentant plus de 136 milliards de dollars, dont 32 milliards de dollars en dehors des Etats-Unis, sur plus de 1.080 fonds. Ce n’est pas la première fois qu’iCapital acquiert une plate-forme de fonds nourriciers. La société s’était emparée mi-2020 de celle de Wells Fargo, Global Alternative Investments. A cette occasion, la banque avait pris une participation dans la fintech. A noter que BlackRock est aussi actionnaire (et client) d’iCapital. Ces derniers mois, iCapital a surtout fait parler d’elle pour ses accords avec de grands noms de la gestion tels que Axa Investment Managers et Carlyle dans le domaine de la distribution des fonds alternatifs. Ces opérations bénéficient d’un partenariat noué entre la fintech et Allfunds en février 2022.
Federated Hermes, un champion des stratégies d’investissement environnementales, fait l’objet de pressions de plus en plus fortes pour expliquer son soutien à une coalition de dirigeants américains qui s’opposent à des actions sur le changement climatique, rapporte le Financial Times. Trois fonds de pension danois clients de la société de gestion veulent savoir pourquoi elle a accepté d’être «gold sponsor» de la State Financial Officers Foundation, un groupe républicain qui menace les sociétés financières qui ne soutiennent pas les industries fossiles de leur retirer la gestion des actifs des fonds de pension publics. La fondation a exercé un lobbying agressif contre les politiques de l’administration Biden visant à ralentir le réchauffement climatique. Federated Hermes a déclaré la semaine dernière que la relation n’équivaut pas à la validation de quelle que vision que ce soit d’une organisation. La société prône la diversité des points de vue.
Changement de braquet pour le groupe d’assurance-vie Lombard International, détenu par Blackstone. Il en effet annoncé la conclusion d’un accord pour la vente de ses activités américaines et bermudiennes à la société de gestion alternative BroadRiver Asset Management, en vue de se concentrer sur l’Europe. Les termes financiers de l’accord, dont la conclusion est prévue pour mi-2023, n’ont pas été dévoilés. «BroadRiver prend en charge un excellent actif avec un potentiel futur important», assure Stuart Parkinson, le directeur général de Lombard International. Le groupe est issu de la fusion en 2015 du luxembourgeois Lombard International Assurance (spécialisé en assurances vie et créé il y a 35 ans) et de l’américain Philadelphia Financial aux Etats-Unis. Cette fusion faisait suite au rachat des deux entités, à quelques mois d’intervalle, par le fonds d’investissement BlackStone. Aux Etats-Unis, le groupe sert trois principaux segments de clientèle à travers sept filiales différentes et un peu plus de 120 salariés : les particuliers fortunés, les institutionnels et le marché des entreprises. Lombard International indique qu’il va concentrer ses efforts sur la croissance de ses activités en Europe, incluant les «hubs» qui servent ses clients d’Asie et d’Amérique latine. Lombard international se revendique comme «le plus grand fournisseur en Europe de solutions de planification patrimoniale et successorale basées sur l’assurance», en servant plus de 20 marchés. «Grâce à des investissements continus dans la numérisation et la connectivité avec nos partenaires, l’entreprise est bien placée pour saisir les opportunités de marché à venir» assure un communiqué. En dehors des Etats-Unis et des Bermudes, le groupe a des implantations au Luxembourg, Londres, Bruxelles, Paris, Milan, Rome, en Suisse et à Singapour. L’Europe représente à elle-seule environ 80% des 60 milliards d’euros d’encours sous administration du groupe. Quant à BroadRiver AM, il s’agit d’un petit acteur américain de la gestion avec 1,4 milliard de dollars d’actifs. La société se dit spécialisée en solutions alternatives fixed income qui recherche des investissements non-corrélés entre eux. Elle a été fondée en 2009 à New York par des anciens de Goldman Sachs.
A Plus Finance a levé 40 millions d’euros pour le premier closing de l’OPPCI Génération Education. Le fonds bénéficie donc déjà d’une capacité d’investissement de 65 millions d’euros environ compte tenu d’un levier de 40 %. Ce véhicule d’investissement vise à accompagner le développement de l’enseignement inclusif en France ainsi que les écoles preneurs à bail dans la prise en compte des critères ESG. Ce premier closing est soutenu par plusieurs grands institutionnels, dont la Banque des Territoires, premier investisseur du Fonds.
La banque suisse UBS a vendu UBS Fund Advisor, son gestionnaire d’investissements alternatifs et sa plateforme de fonds nourriciers, AlphaKeys Fund (7 milliards de dollars d’actifs), à la fintech américaine iCapital, pour un montant non dévoilé. La transaction doit être bouclée au second semestre. iCapital va assumer la gestion et les opérations de la plate-forme, qui regroupe des fonds nourriciers de private equity, de hedge funds et d’immobilier. Les deux groupes se connaissent bien. En 2017, la banque suisse était devenue actionnaire d’iCapital tout en nouant un partenariat stratégique pour structurer ses nouveaux fonds nourriciers. Elle a aussi à ce moment-là intégré la technologie propriétaire d’iCapital dans ses activités de fonds d’actifs non cotés. En 2021, le partenariat a été élargi, afin de digitaliser l’expérience d’UBS Advisor.