La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a infligé une amende de 250.000 euros à la société Infogreffe pour avoir conservé trop longtemps et de manière non sécurisée les données personnelles des utilisateurs de son site Internet, selon une délibération rendue publique mardi. Elle avait été saisie d’une plainte d’un utilisateur d’Infogreffe dénonçant la facilité d’accès des tiers à son mot de passe. Elle a constaté «plusieurs manquements concernant le traitement des données personnelles des utilisateurs du service», qui permet de consulter de manière payante des informations légales sur les entreprises et de commander des documents certifiés par les greffes des tribunaux de commerce. En cause, la conservation d’informations bancaires et personnelles au-delà des 36 mois prévus par le site pour les comptes inactifs, qui concernait un quart des utilisateurs, et l’absence de procédure d’anonymisation automatique.
La société de gestion allemande DWS a annoncé mardi l’arrivée d’Eve-Marie Bussière et de Nicolas Paillé de Rivière qui rejoignent respectivement les équipes de vente Passive et Active de DWS en France. Eve-Marie Bussière participera à la croissance de la couverture institutionnelle et au développement du secteur en pleine expansion de la gestion de patrimoine et de la distribution, tandis que Nicolas Paillé de Rivière sera plus particulièrement chargé de développer les produits alternatifs et les actifs réels pour la clientèle institutionnelle française.
Delphine Wykes, la directrice de la construction de portefeuille de la banque privée de Degroof Petercam, vient d’annoncer avoir rejoint BNP Paribas Fortis, filiale belge de banque de détail du groupe éponyme, comme directrice de l’allocation d’actifs. Elle travaillait chez Degroof Petercam depuis une quinzaine d’années. Elle fut d’abord gérante, avant de prendre en charge la construction de portefeuille en 2016.
Lorenzo Alfieri a décidé de quitter la direction du marché italien de J.P. Morgan AM après 23 ans passés au sein de la société de gestion, rapporte Funds People Italia. Il sera remplacé par Andrea Aurilia, qui travaille chez J.P. Morgan AM depuis onze ans. La passation de poste aura lieu en février 2023.
UBS La Maison de Gestion vient d’annoncer ce 13 septembre le recrutement d’un gérant discrétionnaire et d’un contrôleur des risques. Le premier poste a été attribué à Martin Baguet. Il accompagnera Julien Vincenti, directeur général adjoint et directeur de la gestion discrétionnaire, sur le segment des fonds réservés. Matthieu Brusseaux aura quant à lui la charge du pilotage des risques. Il sera rattaché à la fois à Aimée Camilli, responsable des risques au groupe UBS et à Johann Rivalland, président d’UBS La Maison de Gestion. Il rejoint par ailleurs le comité de direction. Avant de rejoindre UBS La Maison de Gestion, Martin Baguet occupait le poste d’analyste chez UBS Wealth Management depuis 2020. Matthieu Brussaux a lui commencé sa carrière au sein d’AFP Group BV en tant que courtier sur les dérivés d’actions «exotiques» et hybrides en 2016. Il a ensuite connu plusieurs expériences dans la gestion d’actifs, la banque d’investissement et l’entreprenariat avant d’occuper le poste de contrôleur des risques chez Pro BTP Finance.
La société de gestion nordique Nordea Asset Management vient de lancer un fonds durable axé sur des actifs réels cotés dénommé Nordea 1 - Global Sustainable Listed Real Assets. Ce véhicule investira dans des sociétés immobilières et d’infrastructure cotées reconnues en matière de durabilité environnementale et sociale ainsi que d’innovation technologique. Il sera catégorisé sous l’Article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Nordea AM a confié la gestion de ce fonds à CBRE Investment Management. Jeremy Anagnos, gérant du fonds existant dénommé Nordea 1 - Global Listed Infrastructure Fund, pilotera ce nouveau véhicule. Nordea AM gérait 292 milliards d’euros au 31 décembre 2021.
Sienna Investment Managers (Sienna IM), plateforme pour les investissements alternatifs et les actifs réels de GBL (Groupe Bruxelles Lambert), a nommé Paul de Leusse directeur général de Sienna Investment Managers. Il remplace Pedro-Antonio Arias, dont NewsManagers avait annoncé le départ en juillet. Ancien du Crédit Agricole - tout comme Pedro-Antonio Arias - Paul de Leusse vient tout juste de quitter la direction générale d’Orange Bank, où Stéphane Vallois, jusqu’ici directeur général délégué, lui succédera début octobre. A 50 ans, cet ancien élève de l’Ecole Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées, était également, depuis 2018, directeur général adjoint du groupe Orange en charge des activités de banque digitale, en Europe et Afrique. Paul de Leusse affiche un riche parcours dans le conseil et dans la banque. Il a commencé sa carrière en 1997 chez Oliver Wyman comme consultant puis associé, avant d’intégrer Bain comme associé. En 2009, il avait rejoint le groupe Crédit Agricole en tant que directeur de la stratégie, avant de prendre en 2011 la direction financière de Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, le pôle de financement et d’investissement de la banque cotée, puis d’en devenir ensuite le directeur général délégué. En 2016, il avait été nommé directeur général de CA Indosuez, la banque de gestion de fortune du Crédit Agricole, gérant 120 milliards d’euros d’actifs. De multiples acquisitions Ce parcours qui marie expertises dans le conseil, la banque et la gestion de fortune, a convaincu GBL pour la prochaine étape du développement de Sienna IM. La société, pilotée pendant un peu plus d’un an et demipar Pedro-Antonio Arias, un ancien d’Amundi (filiale du Crédit Agricole), a multiplié les acquisitions au cours des douze derniers mois. Parmi elles figurent notammentle rachat du gestionnaire immobilier L’Etoile Properties (3milliards d’euros d’encours), une prise de contrôle majoritaire dans MH GA, la société de gestion de Malakoff Humanis, dotée de près de 20 milliards d’euros d’actifs sous gestion et, enfin la reprise d’Acofi Gestion. Au 30 juin 2022, Sienna IM revendique une présence dans sept pays pour 32,9 milliards d’euros d’encours gérés.
UBS, qui vient de renoncer à son opération de rachat du groupe américain Wealthfront, compte augmenter son dividende ordinaire 2022 de 0,51 dollar à 0,55 dollar par action, soit une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente, a annoncé la banque ce mardi matin. Le conseil d’administration a l’intention de proposer le dividende à l’approbation des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle qui se tiendra en 2023. En outre, UBS prévoit que les rachats d’actions dépasseront l’objectif de 5 milliards de dollars pour l’année 2022. Au 9 septembre 2022, UBS a racheté pour 4,1 milliards de dollars d’actions.
Fidelity Investments envisage de permettre aux investisseurs individuels de négocier des bitcoin sur sa plateforme de courtage, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. La société de gestion a lancé une activité de négociation de bitcoin pour les hedge funds et autres investisseurs institutionnels en 2018. En début d’année, elle a autorisé les entreprises clientes à ajouter l’actif numérique aux plans de retraite 401(k) qu’elle gère pour eux. Désormais, elle cherche à proposer les crypto à ses plus de 34,3 millions de comptes de courtage.
L’indice HFRI 500 Fund Weighted Composite a progressé de 0,5% durant le mois d’août selon le fournisseur de données et d’indices sur les hedge funds HFR. Cet indicecouvre les performances des plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event-driven, macro, relative value, risk premia). Sur l’année en cours, la performance de l’indice est négative (-2,5%). Environ 45% des hedge funds ont terminé le mois d’août en territoire positif selon HFR, les hedge funds macro et event-driven affichant les meilleures performances moyennes.Le fournisseur de recherche américain constate que la dispersion des performances des hedge funds s’est réduite le mois dernier. Le décile supérieur des hedge funds de l’indice HFRI 500 Fund Weighted Composite a enregistré une performance moyenne de +6,5% et le décile inférieur une performance moyenne de -12,3%. L’écart de dispersion s’est élevé à 18,8% contre 22,8% en juillet et 22,5% en juin. Sur l’année en cours, la dispersion de performance est bien plus large (66,4%) selon HFR entre le décile des hedge funds les plus performants (+36,7% de performance en moyenne) et le décile des moins performants (-29,7% de performance en moyenne).
C’est mieux en le disant. Si depuis ses débuts Generali Global Infrastructure affiche une indépendance de gestion complète, son changement de nom annoncé ce mardi appuie encore davantage sur l’autonomie de cette entitéfaisant partie de l’écosystème de gestionnaires multi-spécialistes de Generali. Dorénavant, la société s’appellera Infranity. «Ce nom apporte plus de clarté pour les clients et reflète précisément les deux priorités de la société : ‘infrastructure’ et ‘humanité’», explique la société de gestion dans un communiqué. Cette évolution n’implique aucun changement dans la structure actionnariale. Generali reste majoritaire danscette structure créée en 2018 par Philippe Benaroya, Alban de La Selle et Gilles Lengaigne. Avec 7 milliards d‘euros sous gestion, Infranity, qui investit dans la dette et les actions d’infrastructure, a atteint sa taille critique. «Notre taille nous permet d’être un des plus gros investisseurs dans la plupart de nos opérations et de bénéficier de très bonnes opportunités d’investissement (le deal flow). Cela nous permet aussi de participer en amont à la structuration des opérations», précise Philippe Benaroya. Une clientèle de plus en plus externe Une partie importante de ses encours proviennent de Generali, mais sa collecte s’est ouverte aux clients externes et est aujourd’hui répartie de manière équilibrée entre l‘assureur et les clients tiers. Et si les fonds de la société de gestion restent avant tout destinés aux institutionnels, certains produits élaborés pour une clientèle de particuliers ont pris un poids non négligeable. Infranity a en effet distribué pour près de 800 millions d’euros sous la forme d’unités de compte pour les contrats d’assurance vie du groupe. Pour les prochains mois, le gestionnaire reste confiant sur son potentiel de collecte et espère bien continuer sur la même tendance que ces dernières années, avec entre 2 et 3 milliards de levées par an. Le gérant ne craint ni l’inflation, ni la hausse des taux. «Nos stratégies et nos investissements sont bien protégés face à l’inflation. Par ailleurs, la hausse des taux nous permet de générer des rendements plus attractifs sur la dette sans affecter les qualités de crédit de nos emprunteurs. Nos investissements en taux variables permettent également de bénéficier des éventuelles hausses de taux dans le futur. Nos emprunteurs restent généralement bien couverts face au mouvement de hausse des taux», assure Philippe Benaroya.
Le hedge fund new-yorkais Mudrick Capital Management a nommé, ce lundi, Tom Bachner en qualité de président en charge des fonctions non relatives aux investissements. Tom Bachner a auparavant travaillé environ vingt ans au sein du plus gros hedge fund du monde Bridgewater Associates, où il occupait jusqu'à récemment la fonction de directeur mondial des partenariats institutionnels. Tom Bachner a aussi travaillé pendant dix ans au sein du gouvernement américain. Mudrick Capital Management gérait 3,4 milliards de dollars à fin août.
En janvier dernier, l’IDI et Omnes avaient annoncé des discussions exclusives en vue d’une prise de participation minoritaire de l’IDI au capital d’Omnes. Les discussions sont désormais bouclées même si elles ont pris davantage de temps que les six semaines annoncées à l'époque pour arrêter les termes définitifs de l’accord. «Nous avons pris le temps de bâtir le projet qui nous paraissait le plus pertinent et adapté », explique Julien Bentz, Managing Partner de l’équipe d’investissement de l’IDI. Concrètement, Omnes (issu d’un spin off de Crédit Agricole Private Equity en 2012) va être scindé en deux activités, dans lesquelles l’IDI prendra une participation. L’une regroupera les activités d’infrastructure, de capital-risque et de co-investissement qui reste sous le nom d’Omnes et l’autre, celle de capital-investissement, rebaptisée IdiCo. Le nouvel Omnes, qui contiendra donc son point fort qui est l’énergie renouvelable, sera détenu majoritairement par ses associés et l’IDI en sera minoritaire. Il représentera un peu plus de 4 milliards d’euros d’actifs gérés. L’IDI sera à l’inverse majoritaire dans le futur IdiCo qui gèrera près de 900 millions d’euros à l’issue de l’opération et sera co-dirigé par Julien Bentz (président) et Benjamin Arm (directeur général). L’IDI deviendra investisseur de référence (appelé aussi anchor investor) des futurs fonds levés. « Cette nouvelle organisation entend mettre à profit l’esprit entrepreneurial des deux sociétés pour créer le cadre le mieux adapté au développement de chaque activité », explique un communiqué. Elle doit aussi favoriser« la transition managériale préparée depuis quelques années au sein d’Omnes ». Ainsi, Serge Savasta prend la présidence d’Omnes à la place de Fabien Prévost, 63 ans et fondateur de la société. Celui-ci reste toutefois très proche puisqu’il devient président du conseil de surveillance et directeur des investissements. Rester minoritaire dans Omnes Pour l’IDI, les tumultes des marchés depuis février et les problématiques de récession n’ont pas affecté de manière négative les négociations, au contraire. « Avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, investir dans les énergies renouvelables était considéré par certains comme étant un bon complément. Mais depuis février, on constate que le déploiement de capacité de production d’énergies renouvelables devient une impérieuse nécessité en Europe. Chaque mois qui passe nous amène à considérer que la demande future pour les fonds d’infrastructure d’Omnes va augmenter», explique Julien Bentz. Ce dernier assure vouloir « accompagner Omnes dans son développement pour en faire une référence en Europe dans tout ce qui est financement des infrastructures de transition énergétique». L’IDI n’a cependant pas vocation à devenir majoritaire au capital d’Omnes qui accueillera une dizaine de managers à l’issue de l’opération. Un autre intérêt pour la holding cotée qui avait vendu sa filiale de capital investissement Idinvest à Eurazeo en 2020, est d'élargir à nouveau ses activités sur le private equity. Cela passera donc par des investissements à la fois via ses fonds propres (612 millions d’euros d’actif net réévalué), et à travers une activité pour compte de tiers. Cette dernière sera constituée de deux sociétés de gestion : IdiCo, avec une forte ambition autour de l’investissement responsable et intervenant sur les activités small & lower mid cap equity, dette privée et transformation, ainsi qu’Idi em Partners, spécialisée en capital-développement dans les grandes zones émergentes.
M&G annonce, ce lundi, son intention de renforcer les caractéristiques ESG (environnement, social, gouvernance) de dix fonds de sa gamme actions dans le cadre de son engagement à faire évoluer ses stratégies vers des résultats ESG, durables ou à impact. Une fois ces changements appliqués, neuf des stratégies seront désormais classées Article 8 du règlement SFDR, assure le communiqué. Les neuf fonds en cours de transition vers l’Article 8 adopteront une approche à biais ESG positif c’est-à-dire avec une notation ESG moyenne pondérée supérieure à celle de leurs indices de référence ou au moins équivalente à une notation A de MSCI ESG Research. Les changements vont également se traduire par l’instauration d’une série d’exclusions ESG fondées sur des normes, des secteurs et/ou des valeurs spécifiques. Ces exclusions limiteront la capacité des fonds à investir dans des sociétés ayant des activités dans les domaines du tabac, des divertissements pour adultes, des jeux d’argent, des armes controversées, des forages dans l’Arctique et de l’extraction de sables bitumineux, en plus des restrictions déjà existantes concernant le charbon thermique. Ces restrictions incluront également les sociétés qui ne respectent pas les principes du Pacte mondial des Nations Unies. Les objectifs financiers des fonds resteront inchangés, tout comme leurs indices de référence. Par ailleurs, les caractéristiques ESG du fonds M&G (Lux) Global Themes Fund, lequel relève déjà de l’article 8 du règlement SFDR, vont être renforcées à partir du 10 novembre 2022. Le fonds adoptera également un biais ESG positif et modifiera ses critères d’exclusion, conclut M&G.
Meanings Capital Partners, anciennement Meeschaert Capital Partners, a obtenu le label «ISR Immobilier» pour son fonds géré selon une stratégie value add, le «Meanings Real Estate Fund». Ce type de stratégie vise une amélioration rapide et significative de la performance des bâtiments grâce à des rénovations. Le fonds investit dans des biens immobiliers valorisés entre 15 et 100 millions d’euros principalement à Paris et en Ile-de-France, dans le tertiaire et le résidentiel, avec une capacité d’investissement total d’environ 750 millions.
NextStage AM a annoncé le recrutement de deux nouveaux analystes ainsi que la promotion de deux chargés d’affaires, d’un chargé d’affaires senior et d’un responsable marketing, digital et communication. La société de capital investissement a ainsi recruté Marie-Pauline Noël et Gaëtan Leenhardt en tant qu’analystes. En interne, la société a promu Léa Boux et Emilio Johnston en tant que chargés d’affaires, Bastien Aversa en tant que chargé d’affaires senior et Jonathan Boudin en tant que responsable marketing, digital et communication. Ce dernier était jusqu'à présent dans les équipes de développement. Marie-Pauline Noël, a rejoint l’équipe d’investissement de NextStage AM en février 2022. Diplômée de l’emlyon business school et de Science Po Lyon, elle a précédemment travaillé comme consultante de 2019 à 2020 chez Carving, cabinet de conseil en stratégie et organisation auprès de PME et ETI, puis comme analyste au sein de l’équipe d’investissement du family office Evolem de 2021 à 2022. Gaëtan Leenhardt a rejoint l’équipe d’investissement de NextStage AM en février 2022. Diplômé du Master de Management de l’ESSEC Business School, Gaëtan a auparavant travaillé comme analyste financier chez IK Partners de 2016 à 2017, dans l’équipe M&A du Crédit Agricole CIB à New-York en 2019 puis pour le fonds d’investissement franco-américain OpenGate Capital de 2020 à 2022.
Le hedge fund britannique Algebris a annoncé l’ouverture d’un bureau à Zurich pour se rapprocher de ses clients locaux et couvrir la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne. Algebris organise à cette occasion une conférence qui réunira le président d’UBS Colm Kelleher ainsi que le fondateur et directeur général d’Algebris, Davide Serra. Johannes Wettstein prend la direction de ce bureau en parallèle de ses fonctions de responsable des marchés germanophones. Algebris avait déjà annoncé son projet stratégique l’an dernier et son souhait de faire des pays germanophones un relais de croissance pour son activité. L'équipe suisse se focalisera sur la vente des stratégies d’investissement dans le secteur financier sur lequel Algebris s’est spécialisé avant de s’ouvrir à la gestion global macro en 2016. .
L'Espagne pourrait mettre en œuvre une taxe exceptionnelle sur les banques et les grandes entreprises de l'énergie. Le gouvernement espère en récolter 7 milliards d'euros en deux ans.
Après le départ surprise de René Kassis, La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a, ce lundi, annoncé quatre arrivées au sein de son pôle actifs réels et privés, qui compte désormais 18 professionnels et un nouveau directeur en la personne de Vincent Cornet, directeur des gestions de LBPAM. Vincent Cornet sera épaulé par Pierre Bonnet, directeur des opérations du pôle. Le gestionnaire français a recruté Jean-Marie Tassel et Nicolo Tito pour son équipe d’investissement européenne en dette d’infrastructure, dirigée par Bérénice Arbona. Le premier, spécialisé sur l'énergie et les infrastructures est passé par HSBC, Mizuho et MUFG avant de travaillerrécemment sur le conseil et le financement de divers projets d’énergie en Europe et au Moyen-Orient. Le second a entre autres évolué chez Intesa Sanpaolo, dans la division de la banque d’investissement et celle des financements structurés. LBPAM a renforcé son équipe de dette d’entreprise privée avec l’arrivée de Frédéric Homs, qui sera rattaché à Isabelle Luy-Landès. Frédéric Homs est passé parLandwell & Associés (filiale du groupe PwC), Ardian, Dexia Crédit Local. Il a également travaillé au CIC,en tant que spécialiste financement d’acquisition SMID & Large Caps, puis en tant que chargé d’affaires financement d’acquisition SMID Cap. Plus récemment, il évoluait au sein d’Arkea Banque Entreprises & Institutionnels en tant que responsable financements spécialisés Quart Sud-Est. Enfin, LBPAM a annoncé l’arrivée de Bruno Rodrigues Saco au sein de son équipe de dette immobilière, dirigée par Pierre Saeli. Avant de rejoindre la firme, Bruno Rodrigues Saco officiait au poste de gérant de dette immobilière chez BNP Paribas Asset Management. Avant cela, il a travaillé comme analyste immobilier chez Helical et dans les équipes de gestion de fonds immobiliers paneuropéens d’Axa IM Real Estate. Il est également passé par Santander et RCI Banque.
Le gestionnaire britannique Jupiter AM a nomméHelena Nieckels en qualité de responsable des marchés nordiques, a indiqué l’intéressée sur son profil LinkedIn. Helena Nieckels, établie à Stockholm, travaillait précédemment dans l’unité de gestion d’actifs du groupe suédois Erik Penser Bank. Elle est également passée par Nordic Investment Opportunities, gérant de private equity danois, et le consultant pour gestionnaires d’actifs alternatifs House of Reach. Auparavant, Helena Nieckels a développé l’activité du bureau de représentation nordique d’Allianz Global Investors pendant plus de huit ans.
Le gestionnaire américain Invesco a dévoilé deux nouveaux fonds indiciels cotés (ETF) sur des thématiques d’énergie propre. Ces deux ETF suivent des indices développés par le fournisseur WilderHill. L’ETF Invesco Wind Energy Ucits vise à répliquer entièrement l’indice WilderHill Wind Energy composé de sociétés dont le travail se concentre sur l’amélioration des éoliennes et des pales, la fourniture de matériaux utilisés dans l'énergie éolienne, la modernisation du réseau, la facilitation d’un plus grand déploiement de l'énergie éolienne ou l’expansion de son utilisation. L’indice comprend ainsi une cinquantaine de valeurs, de toutes tailles et de pondération égale, impliquées dans l'énergie éolienne terrestre et offshore. L’ETF Invesco Hydrogen Economy suit, lui, l’indice WilderHill Hydrogen Economy, également composé d’une cinquantaine de valeurs pondérées de manière égale. Il comporte des sociétés impliquées dans les activités liées à l’hydrogène, notamment l’amélioration de la production, du stockage et de la conversion de l’hydrogène, son utilisation dans les transports, ainsi que l’innovation et le développement des piles à combustible, avec pour objectif de maximiser l’exposition à l’hydrogène vert. Les entreprises sont exclues si elles sont fortement exposées aux combustibles fossiles ou si elles sont impliquées dans des activités qui ont un impact négatif sur les sociétés et les écosystèmes d’un point de vue ESG, précise Invesco dans un communiqué.
La société de gestion américaine Neuberger Berman vient de recruter Niall O’Sullivan au poste nouvellement créé de directeur des investissements en charge des stratégies multi-actifs pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Il pilotera la construction des portefeuilles et le développement des perspectives pour les portefeuilles des clients du secteur. Niall O’Sullivan rejoindra le comité d’allocation d’actifs de la société et sera chargé d’élaborer, de rédiger et diffuser des perspectives de marché, commentaires et autres contenus à destination des investisseurs. Basé à Londres et à Dublin, Niall O’Sullivan sera rattaché à Erik Knutzen, responsable des investissements multi-actifs de Neuberger Berman, ainsi qu’à Doug Kramer, responsable des actions institutionnelles et de la classe multi-actifs. Il sera par ailleurs localement rattaché à Dik van Lomwel, responsable de la région EMEA et de l’Amérique latine. Niall O’Sullivan officiait précédemment chez Mercer Investmentsen tant que directeur des investissements de son activité Outsourced CIO (OCIO) pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie. Il a également travaillé au sein de QED à Dublin, où il se concentrait sur les opportunités d’investissement axées sur des solutions pour les banques et les compagnies d’assurance, et chez Bank of Ireland Global Markets, où son travail était axé sur la clientèle et le développement de la gamme de produits LDI de la banque et des solutions liées à l’inflation. Neuberger Berman gérait 418 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2022.
L'Espagne pourrait mettre en œuvre une taxe exceptionnelle sur les banques et les grandes entreprises de l'énergie. Le gouvernement espère en récolter 7 milliards d'euros en deux ans.
Josh Harris, le dirigeant milliardaire qui a quitté le fonds Apollo l’année dernière, revient dans le secteur de l’investissement avec une société qui vise à devenir un concurrent sérieux sur les marchés financiers, notamment le capital-investissement, le crédit et l’assurance, rapporte le Financial Times. L’entreprise, baptisée 26North, est lancée avec 5 milliards de dollars d’actifs sous gestion et une équipe de 40 cadres. Parmi les nouvelles recrues annoncées figure Mark Weinberg, un vétéran de Brookfield Asset Management et de Lehman Brothers, qui prendra les rênes de la division private equity de la société.
Plus de 1.500 fonds d’investissement pourraient perdre leur classification Article 9 au sens du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR), selon une analyse de FE fundinfo. Le fournisseur de données et de technologies pour fonds d’investissement a étudié les fichiers EET (European ESG Templates) de 6.000 produits classés Article 9 collectés auprès de sociétés de gestion et distributeurs de fonds. Ces fichiers EET, créés par le groupede travail européen du secteur financier (FinDatEx),regroupent et harmonisent, en un modèle de fichier unique, toutes les informations extra-financières des fonds concernés. Les fonds Article 9 de SFDR sont censés poursuivre un objectif clair de développement durable et donc ne réaliser presque exclusivement que des investissements durables. Or, l’analyse de FE fundinfo suggère que seulement 79 des 6.000 fonds Article 9 observés ont indiqué un niveau minimum d’investissement durable de 100% dans leur fichier EET et 168 autres ont indiqué un niveau de 90%. Le fournisseur de données précise que la grande majorité des fonds Article 9 ne publient aucun niveau minimum d’investissement durable dans leur fichier EET. Il observe que 663 fonds ont indiqué un niveau minimum de 0% tandis que 780 autres ont renseigné une proportion minimum d’investissement durable comprise entre 0,1% et 85%. Pour FE fundinfo, cela pose la question de savoir si les fonds Article 9, qui n’affichent pas 100% ou presque d’investissements durables, vont resserrer leurs critères d’investissement ou si les gestionnaires d’actifs vont commencer à les reclasser en fonds Article 8, pour lesquels aucun niveau minimum n’est requis.
Revirement pour Ashley Wilson. Le responsable mondial des services aux institutionnels (prime services) de BNP Paribas a changé d’avis et ne quittera finalement pas ses fonctions. Intervenue en juillet, l’annonce de sa démission avait pourtant été confirmée par BNP Paribas. Il devait rejoindre UBS. Basé à Londres, Ashley Wilson avait rejoint BNP Paribas en juin 2021 à la faveur de la reprise des activités de «prime brokerage»de Deutsche Bank dont la banque allemande avait souhaité se séparer en 2019. En dépit de ses efforts, BNP Paribas avait alors du mal à rivaliser avec ses homologues américaines sur la clientèle des fonds spéculatifs. La reprise de la plateforme de Deutsche Bank vise à lui permettre de combler ce retard.
La société de gestion alternative britannique Cheyne Capital a établi une succursale en principauté de Monaco, a appris NewsManagers. La firme, fondée en 2000 par deux anciens de Morgan Stanley Jonathan Lourie (directeur général et des investissements) et Stuart Fiertz (président), avait déjà disposé d’un bureau enregistré en principauté sous la forme d’une société anonyme monégasque dans les années 2000 avant que l’entité ne soit dissoute en 2009. La nouvelle succursale prend la forme d’une société à responsabilité limitée (SARL). Gerard Bromley, responsable en Europe et au Moyen-Orient des ventes des stratégies de hedge funds et de dette privée, est désigné comme le gérant de la nouvelle succursale de Cheyne Capital à Monaco. Cheyne Capital investit dans les actifs immobiliers, le crédit alternatif, les convertibles et gère également des stratégies long/short actions et event-driven. Le hedge fund gère 10 milliards de dollars et dispose de bureaux à Londres, Dublin, Dubaï, New York, Zurich, Berlin, Paris, Madrid, Sydney ainsi que dans les Bermudes.
FTX Ventures, la division de capital-risque de l’opérateur boursier de cryptomonnaies FTX, s’apprête à acquérir 30% du capital du hedge fund SkyBridge Capital, rapportent Reuters et la chaîne américaine CNBC. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué. SkyBridge Capital est dirigé par Anthony Scaramucci, l’ancien directeur de la communication de la Maison Blanche sous la présidence de Donald Trump. La firme utilisera une partie de l’argent de la transaction pour déployer 40 millions de dollars dans des investissements en cryptomonnaies qui seront considérés comme des investissements de long-terme dans son bilan.