AXA Climate a annoncé ce 19 septembre le lancement d’Altitude, un outil d’analyse de risques climatiques et naturels dédié aux fonds d’infrastructure et de private equity. Déjà utilisé par une dizaine de fonds d’investissement, ce programme couvre à la fois les risques physiques du changement climatique, les émissions carbones ainsi que la perte de biodiversité. Basé sur un questionnaire, cet outil détecte des risques liés à la double matérialité pour chaque projet d’investissement. Il s’agit des risques environnementaux qui pèsent sur l’entreprise cible, comme par exemple la submersion marine ainsi que l’impact de cette entreprise sur l’environnement à travers la pollution. Cet outil propose également des recommandations à court terme, des mesures d’adaptation possibles et des actions à planifier avec l’entreprise cible afin d’atténuer ces risques. L’évaluation de ces risques couvre plus de 150 secteurs d’activités et une cinquantaine de types d’actifs physiques dont les bâtiments ou les infrastructures. Les risques sont projetés pour les horizons 2030 et 2050. Pour cette projection, l’outil suit plusieurs scénarios du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) et les recommandations de la Task Force on Climate-Related Financial Disclosures (TCFD) en matière d’évaluation des risques climatiques. Pour pouvoir obtenir un premier niveau d’analyse des risques, cet outil s’appuie sur une base de données extensive comme des sources officielles d’AXA, de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), du GIEC, de l’outil Global Biodiversity Score du Caisse des Dépôts, d’Exiobase et d’ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure). Concernant les exigences règlementaires européennes, cet outil permet aux fonds d’investissement de s’aligner sur les critères génériques du principe « do no significant harm » tel que défini par la Taxonomie Verte Européenne. Il permet aussi aux fonds d’être en conformité avec les exigences de reporting extra-financier de l’Article 29 de la loi Energie Climat.
Un peu plus d’un an après son rachat par Dôm Finance et, par voie de conséquence, son entrée dans le groupe Burrus, Delta Alternative Management tente de capitaliser sur l’influence de ses nouveaux actionnaires. L’ancienne filiale de La Banque Postale AM (qui l’avait incubée à sa création en 2008 avec OFI via sa plateforme aujourd’hui disparue amLab), a bouclé cet été le deuxième closing de son fonds de prêts, France Economie Réelle, qui cible le financement des PME et petites ETI françaises avec un montant de 100 millions d’euros. Dès le rachat, le groupe Burrus a sponsorisé le fonds à hauteur de 20%, via sa filiale d’assurance strasbourgeoise Esca, tout comme Dôm Finance via ses fonds propres. De quoi attirer aussi le Fonds Européen d’Investissement qui s’est lui aussi engagé à rester à hauteur de 20% des sommes levées. «Nous visons 300 millions d’euros pour le closing final qui devrait intervenir mi-2023», rappelle à NewsManagers Thibaut Sciard, président et cofondateur de Delta AM. Le fonds agit sur un secteur encore de niche mais en développement. Il vise les PME de 10 à 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, ayant au moins trois bilans publiés dont au moins un positif pour tenir compte de la situation particulière du Covid. Il leur permet d’emprunter sur 5 ou 6 ans via un prêt remboursé in fine, à taux fixe, sans covenant financier mais avec des obligations de reporting qui se veulent très serrées. «C’est un segment d’entreprises moins normé que pour les plus grandes entreprises, il nous fallait donc apporter des garanties pour les souscripteurs», explique Thibaut Sciard. Fiducie en garantie Cette garantie passe par de la fiducie, un mécanisme d’inspiration anglo-saxonne appelé trust. «Il permet dès qu’un ou des actifs ont été identifiés, de les sortir du patrimoine de l’emprunteur (le constituant) - la société -, au seul bénéfice du fonds (le bénéficiaire), en le sanctuarisant dans le patrimoine fiduciaire géré par la société de gestion (le fiduciaire), Delta AM en l’occurrence», explique Thibaut Sciard. L’intérêt de ce mécanisme est que si jamais l’entreprise est en difficulté et entre dans une procédure collective, le fonds peut disposer de l’actif remis en garantie, sans attendre une décision de justice. Le fonds est catégorisé article 9 selon le règlement européen de publication extra-financière SFDR. «La nature d’activité des entreprises qu’on finance et les exigences que nous avons nous-mêmes fait que l’on peut se dire article 9», affirme le dirigeant. Commercialisé par Dôm Finance le fonds a déjà investi 40% des sommes levées dans 11 entreprises. Il se veut particulièrement adapté au contexte économique actuel avec une promesse de rendement certes moins élevée que dans un fonds de dette subordonnée (entre 4% et 5% soit contre 8% environ pour la dette subordonnée), mais une sécurisation par la fiducie plus importante. «Quand l’environnement devient plus risqué pour les PME vaut mieux avoir une approche sécurisée», conclut Thibaut Sciard. La société de gestion s’oriente résolument vers le non coté et a fermé en «extinction longue «son fonds Delta Prime spécialisé dans les situations spéciales des dettes d’entreprises.
Alors que s’ouvre l’Ipem, le rendez-vous annuel du private equity qui se tient à Cannes du 20 au 22 septembre, Mirova profite de cette occasion pour annoncer le bouclage de son dernier fonds d’infrastructures de transition énergétique, d’un montant significatif.«Nous visions 1 milliard d’euros. Face à la forte demande de nos investisseurs et à l’importance des opportunités d’investissement, le véhicule atteint finalement 1,6 milliard d’euros», se réjouit Raphaël Lance, responsable de cette stratégie chez Mirova. Bouclé en 18 mois, le véhicule, de cinquième génération, se révèle presque deux fois supérieur au fonds précédent, bouclé en 2018 à 859 millions d’euros, lui-même bien au-dessus du fonds 3 (354 millions d’euros en 2014). Dans un contexte de crise énergétique et de choc climatique,«cette tendance ascendante témoigne d’une prise de conscience accrue des investisseurs face à l’urgence d’accélérer la transition et d’une reconnaissance de notre légitimité en la matière», perçoit Raphaël Lance. Sur les 1,6 milliard d’euros levés, 500 millions d’euros proviennent ainsi d’investisseurs ayant investi dans les millésimes précédents. Comme à chaque levée de véhicule, la filiale de Natixis Investment Managers élargit son spectre. En termes de segment d’activité,«nous allons accentuer nos engagements dans la mobilité, qui représentait 10% du précédent fonds, en mettant l’accent plus particulièrement sur les infrastructures de rechargeset l’hydrogène vert», explique le gérant, ajoutant avoir également décidé de remonter dans la chaine de valeur des projets en prenant des participations dans les développeurs.Alors que le fonds 5 est d’ores et déjà investi à hauteur de 600 millions d’euros, Mirova a ainsi pris une participation en février dans Hy2gen, société pionnière dans ce domaine. Sur le plan géographique également, le fonds, dont la stratégie était auparavant paneuropéenne, pourra investir à hauteur de 10% des encours dans des projets de pays membres de l’OCDE.«Nous mettrons notamment l’accent sur la région Asie Pacifique. Nous avons réalisé un premier investissement enAustralieen prenant une participation dans TAG Energy en avril 2022»,informe Raphaël Lance. Cette diversification géographique se reflète d’ailleurs dans la nationalité des investisseurs du dernier fonds, 75% d’entre eux se situant en dehors de l’Hexagone (Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie, Amérique du Nord et Asie).
Antin Infrastructure Partners, nouvelle recrue de l’indice SBF 120 depuis lundi 19 septembre, souffle le chaud et le froid pour son premier anniversaire boursier. En septembre 2021, le gestionnaire de fonds de capitalinvestissementfondé et piloté par Alain Rauscher faisait ses premiers pas en Bourse sous les regards d’investisseurs séduits. Le fonds français s’y était introduit sur la base d’un cours de 24 euros par action, soit le point haut de la fourchette proposée. Le cap des 35 euros par action avait même été franchi en fin d’année. Mais un an plus tard, l’action évolue légèrement sous son cours d’introduction. En cause, la dégradation de l’environnement économique et un fléchissement de la rentabilité constaté au premier semestre. Le gérant de fonds d’infrastructure a vu son Ebitda reculer de 6,4% sur un an, à 48 millions d’euros, au moment même où son chiffre d’affaires a enregistré une augmentation de 14,2%, à 96 millions d’euros. Morgan Stanley a souligné que l’Ebitda était environ 10% inférieur au consensus, en raison de l’échelonnement de la collecte du fonds porte-étendard, dont la taille maximale a été fixée à 12 milliards d’euros. Plus encore, les efforts d’investissement consentis en matière de ressources humaines pour le lancement de ce véhicule de cinquième génération ont pesé sur la rentabilité. Un rebond de l’action attendu La confiance reste toutefois de mise. Selon une étude de Bank of America, le fonds 5devrait atteindre 11 milliards d’euros. Ses frais de gestion devraient donc mécaniquement améliorer les résultats futurs d’Antin, dont les analystes appellent à surpondérer la valeur. Le consensus vise actuellement un cours de 30,4 euros pour 2022. Avec cependant un bémol. Bank of America reste prudente pour des questions de valorisation. «Le titre se traite dans la borne haute des multiples de son secteur, ce qui lui confère un potentiel de hausse limité», peut-on lire dans la note de la banque. La plupart des autres acteurs du private equity ont en effet souffert en Bourse au cours des derniers mois. Introduit pendant l’été 2021, au prix de 350 pence l’action, Bridgepoint voit aujourd’hui son cours évoluer à 266 pence. Depuis le début de l’année, le gérant suédois EQT a aussi enregistré une fonte de son cours de plus de 50%. Antin a donc surperformé par rapport à ses pairs. La principale raison tient au profil même du gérant, axé sur l’infrastructure. Contrairement aux fonds généralistes, il n’a pas connu d’assèchement brutal de ses sources de financement, car la dette infrastructure reste encore largement disponible. Sa capacité à réaliser des opérations avec effet de levier n’a donc pas été impactée. Antin reste toutefois un gérant à mi-chemin entre l’infrastructure et le LBO, avec un profil de risque se situant donc entre les deux univers. A ce titre, la réduction des valorisations dans le non-coté pourrait venir égratigner ses performances absolues… mais pas nécessairement relatives. Un point qui sera scruté de près par les investisseurs. Le modèle d’Antin étant essentiellement basé sur les frais de gestion de ses fonds, ceux-ci doivent se maintenir à un niveau élevé. Or en cas de contre-performance, les investisseurs pourraient être moins enclins à abonder les fonds, avec le risque de devoir abaisser les frais de gestion pour continuer à attirer les investisseurs. Un scénario du pire que les investisseurs et la société de gestion présidée par Alain Rauscher ne privilégient pas.
Amundi vient de nommer Simone Ori responsable des clients institutionnels de la société de gestion italienne Amundi SGR. L’intéressé était commercial institutionnel senior d’Amundi SGR depuis 2018, après la fusion avec Pioneer SGR. Il avait rejoint Pioneer en 2005 en tant que risk manaer des portefeuilles luxembourgeois.
Intech Investment Management, l’ancienne filiale de gestion quantitative de Janus Henderson qui a quitté le groupe en février, a annoncé, lundi, l’arrivée de Ryan Stever en qualité de directeur adjoint des investissements.L’intéressé a travaillé précédemment dans la recherche actions chezBlackRock, Citadel et Acadian Asset Management. Ryan Stever sera codirecteur adjoint des investissements avec Vassilios Papathanakos.
Mandarine Gestion vient de recruter Rebecca Kaddoum, une ancienne de Comgest, en tant que responsable de la gestion croissance large cap européennes, un poste nouvellement créé. Elle pilotera Mandarine Opportunités, fonds d’actions françaises de 302 millions d’euros au 31 aout 2022. De plus, elle cogérera Mandarine Active, fonds actions zone euro centré sur la thématique sociale de 283 millions d’euros au 31 août 2022. Les deux produits sont labellisés ISR. Rebecca Kaddoum, 43 ans, travaillait chez Comgest entre 2010 et 2019. Elle y a cogéré plusieurs fonds de grandes et moyennes capitalisations européennes. Elle a ensuite mené des activités de business angel et de consultante. « Dans un contexte difficile pour les marchés financiers, l’arrivée d’une gérante senior est un témoignage supplémentaire de l’attractivité de Mandarine Gestion, qui est l’une des rares sociétés de gestion actions de la place de Paris à afficher une collecte nette positive cette année », a commenté Marc Renaud, président de Mandarine Gestion. Mandarine Gestion gère 3,5 milliards d’euros et compte 42 collaborateurs.
Les fonds non monétaires français se sont repris en juillet, enregistrant un rendement moyen net de frais de 3,3%, après un mois de juin négatif (-3,5%) selon les statistiques de la Banque de France. Sur l’année, les fonds non monétaires français continuent sur une tendance négative (-3% de rendement contre -5,4% en juin). En juillet, les fonds actions, mixtes et obligataires ont respectivement connu des performances moyennes nettes de frais de +7,7%, +3,5% et +2,1%. Sur l’année, leurs performances moyennes respectives sont de -5,6%, -7,3% et -7,7%. Les fonds non monétaires français géraient 1.467 milliards d’euros fin juin selon la Banque de France.
Le gestionnaire d’actifs français Amundi a ajouté un membre à son équipe commerciale évoluant dans la péninsule ibérique (Espagne, Portugal, Andorre). Il s’agit de Loreto Benito, qui évoluait précédemment au sein du département des marchés de dettes chez Natixis Corporate & Investment Banking. Elle est également passée par S&P Global Ratings et BNP Paribas CIB.
La filiale britannique de la société de gestion quantitative américaine Acadian Asset Management, Acadian AM (UK), a scellé, ce lundi, un partenariat avec le consultant Shari’ah Review Bureau (SRB), basé à Bahreïn. SRB fournira des services de supervision pour deux portefeuilles actions internationales appliquant les préceptes de la charia gérés par Acadian pour le compte d’un investisseur institutionnel islamique. Acadian gérait 110 milliards de dollars à fin mars 2022.
La sociétéde gestion Aviva Investors a perdu Tom Clapham, son directeur de la clientèle asiatique (Head of Asia Client Group) parti chez American Century Investments. Basé à Sydney, Tom Clapham remplacera Tony Archer au poste de directeur de l’Asie Pacifique, qui fera valoir ses droits à la retraite. Tom Clapham travaillait chez Aviva Investors depuis 2018 à Singapour où il gérait l’activité commerciale en Asie. Auparavant, il a été directeur de l’activité institutionnelle en Asie chez Axa Investment Managers. Il a également occupé le poste de directeur des solutions de portefeuille en Asie au sein de la banque d’investissement chez Macquarie Group entre 2013 et 2015 ainsi que directeur des dérivés actions chez Deutsche Bank entre 2006 et 2012. Au début de sa carrière, il a été analyste chargé du conseil en investissement des fonds de pensions australiens et britanniques chez Willis Towers Watson entre 1997 et 2000 avant de rejoindre Mercer, où il a travaillé comme consultant senior pendant six ans avec des responsabilités similaires. American Century Investments réorganise l’équipe Asie American Century Investments a également réorganisé son équipe asiatique. Elizabeth Trinh, jusqu’ici directrice de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, a été promue au rang de directrice de l’Asie de Sud-Est et Hong Kong. Elle est entrée chez American Century Investments en 2009 comme directrice pour l’Australie chargée de la création de l’activité institutionnelle et wholesale. Auparavant, elle a été associate manager chargée de la distribution chez Macquarie à Melbourne. Michelle Kidd a été nommé directrice de l’activité institutionnelle en Australie et Nouvelle-Zélande tandis que Alastair McKibbin a été promu au poste nouvellement créé de directeur de l’activité wholesale australienne. Michelle Kidd a rejoint American Century Investments en 2018 comme vice-présidente pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Auparavant, elle a été directrice de la distribution en Australie chez Affiliated Managers Group. Alastair McKibbin, pour sa part, est arrivé en 2019 comme Global Strategic Relationship Manager. Auparavant, il a travaillé chez State Street Global Advisors, où il a occupé plusieurs postes seniors dont managing director du Strategic Relationship Group et directeur des ETF managed portfolio solutions au sein de l’activité américaine de SPDR. Il a également été directeur chargé du développement commercial chez AllianceBernstein et manager pour des ventes d’investissement chez ING Australia.
Le gestionnaire d’actifs américain Lord Abbett s’attaque au marché brésilien avec le lancement d’un fonds nourricier de sa stratégie obligataire internationale Lord Abbett Multi-Asset Income, indique Citywire Brasil. Le fonds a été lancé en partenariat avec Bradesco, pour l’aspect distribution, et Gama Investimentos, pour l’aspect domiciliation du fonds.
Alain Godard est nommé président et directeur général du Fonds européen pour la souveraineté digitale. Il prendra ses fonctions à partir du 1er janvier 2023. La création de ce fonds a été décidée à la suite de la déclaration commune des Etats membres du 8 février 2022 sur «Scale-Up Europe» sous la présidence française de l’Union européenne. Cette initiative a pour but de soutenir les entreprises innovantes et les start-up de l’économie digitale et numérique et de leur permettre de se développer à partir de l’Europe. Alain Godard est actuellement directeur général du Fonds européen d’investissement (FEI), à qui la gestion du fonds européen pour la souveraineté digitale a été confiée, et a été précédemment directeur général et «chief risk officer» de la Banque européenne d’investissement (BEI), dont le FEI est une filiale.
La Banque Palatine a promu Julien Frascogna à la direction de la gestion de fortune pour les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Il travaille pour la société depuis un peu plus de quatorze ans. Il y fut initialement banquier privé, et était dernièrement responsable régional banque privée et gestion de fortune pour la zone Provence-Alpes-Côte d’Azur / Auvergne-Rhône Alpes / Languedoc-Roussillon. Par le passé, il a notamment travaillé pour Natixis Wealth Management, Banque Sanpaolo, et a été gérant de portefeuille à la Banque populaire.
La branche suisse de Stanhope Capital vient de nommer Laurent Mazens au poste de directeur général. Il arrive de la société de gestion indépendante helvétique JAR Geneva, qu’il dirigeait depuis deux ans. Auparavant, il a occupé des postes de direction à la Société Générale Private Bank, chez UBS et au Crédit Suisse. Le groupe supervise désormais plus de 27 milliards de dollars d’actifs.
Le président de l’UkraineVolodymyr Zelensky et le président et directeur général du gestionnaire américain BlackRock, Larry Fink, ont échangé par vidéo-conférence, a indiqué la présidence ukrainienne dans un communiqué ce lundi. Les deux hommes ont évoqué la possibilité d’une mission de conseil de BlackRock Financial Markets Advisory, l’activité de conseil de la société de gestion, qui pourrait fournir du conseil pro-bono (gratuit) au gouvernement ukrainien dans le cadre de l'établissement d’un fonds de reconstruction pour soutenir la reprise de l'économie locale. Cette mission pourrait inclure des conseils sur la structuration du fonds, le processus d’investissement, la gouvernance et l’utilisation de l’argent levé pour le fonds. Ce fonds vise à attirer investisseurs publics et privés pour les faire participer à la reconstruction de l'économie de marché en Ukraine.
Alain Godard est nommé président et directeur général du Fonds européen pour la souveraineté digitale. Il prendra ses fonctions à partir du 1er janvier 2023. La création de ce fonds a été décidé à la suite de la déclaration commune des Etats membres du 8 février 2022 sur « Scale-Up Europe » sous la présidence française de l’Union européenne. Cette initiative a pour but de soutenir les entreprises innovantes et les start-ups de l’économie digitale et numérique et de leur permettre de se développer à partir de l’Europe.
Argos Wityu s’atèle à sa diversification. La société de gestion présidée par Louis Godron a décidé de lancer très prochainement un fonds répondant aux critères de l’article 9 de la réglementation SFDR, consacré à la transformation environnementale des PME et des ETI du Vieux Continent. «La transformation des entreprises fait partie de l’ADN d’Argos Wityu. Nous avons donc souhaité transposer ce savoir-faire au profit d’une nouvelle stratégie d’investissement à impact dédiée au climat», explique Louis Godron. La réflexion autour de ce projet a fleuri il y a un peu plus d’un an au sein de l’équipe de gestion. Depuis, le cercle des associés s’est agrandi pour donner corps à cette volonté. Sandra Lagumina et Jack Azoulay Deux recrutements de poids ont été réalisés par Argos Wityu, avec les arrivées de Sandra Lagumina et Jack Azoulay. La première n’est autre que l’ancienne directrice générale adjointe de Meridiam et directrice générale de GRDF (où elle fut à l’origine du lancement de la stratégie climat). Le second fut le directeur des participations industrielles au sein de l’Agence des participations de l’Etat, avant de passer les quatre années suivantes au poste de directeur du cabinet au ministère de la transition écologique. «Il y a un enjeu majeur de réorientation de l’épargne vers la transformation environnementale de notre économie, qui exigera que plusieurs centaines de milliards d’euros soient investis chaque année, note Jack Azoulay. Cela passera par un soutien aux greentechs et aux énergies renouvelables, mais aussi par une transformation des entreprises existantes. Or ce dernier axe n’est pas suffisamment pris en compte par les investisseurs privéset nous comptons en faire le pilier de notre stratégie. » L’objectif: réduire d’au moins 7,5% par an l’intensité des émissions de gaz à effet de serre des sociétés qui composeront le portefeuille du fonds. En parallèle, le véhicule alignera les incitations de l’équipe de gestion en liant un quart de ses produits de co-investissement à l’atteinte de cet objectif. Argos Wityu entend donc aller au-delà du seuil de 7% par an requis par les indices de référence«transition climatique» et «accord de Paris» définis au niveau européen. Un challenge à l’heure où nombre de fonds Article 9 sont sur la sellette en raison de l’absence d’objectif clair en matière d’investissements durables. Selon FE fundinfo, plus de 1.500 fonds pourraient ainsi perdre leur classification Article 9.
Discrète par essence, Abénex n’en est pas moins l’une des principales sociétés de gestion mid cap françaises. Pour continuer à imprimer sa marque dans l’univers du private equity, elle vient de boucler la levée de son nouveau véhicule porte-étendard à 600 millions d’euros. En 2017, son prédécesseur s’était vu confier 425 millions, auxquels s’étaient ajoutés près de 100 millions de co-investissement pour investir dans une quinzaine d’opérations. L’équipe d’Abénex, dirigée par Patrice Verrier et Olivier Moatti, a ici bénéficié d’un soutien massif de ses investisseurs historiques. Parmi eux figurent la Caisse des dépôts, Bpifrance, le Fonds européen d’investissement, CNP Assurances ou bien encore AG2R La Mondiale. La moitié des engagements provient d’investisseurs étrangers, tandis que de nombreux dirigeants d’entreprises ont mis la main à la poche, à hauteur de 80 millions d’euros. La levée de fonds était accompagnée par l’agent de placement PJT Park Hill. Sa stratégie d’investissement restera peu ou prou identique, avec des prises de participation majoritaires ou minoritaires dans des PME et ETI valorisées entre 75 et 300 millions d’euros. Cela en ciblant les secteurs de la santé et du bien-être, de la sécurité et de la réglementation, ainsi que des services. Développement de la franchise Abénex Croissance Rassemblant aujourd’hui une quarantaine de professionnels, la plateforme d’Abénex a multipliéles offres au cours des dernières années. Tout d’abord en 2014, en lançant une nouvelle gamme de fonds immobiliers. Puis quatre ans plus tard, en recréant une offre small cap. Pour ce faire, le gérant avait repris deux professionnels évoluant chez TCR Capital, puis avait levé dès 2019 un fonds de 125 millions d’euros. Aujourd’hui, l’heure est au développement de cette franchise baptisée Abénex Croissance, destinée à investir des tickets inférieurs à 20 millions d’euros. La société de gestion prévoit en effet de partir sur la route d’ici à l’année prochaine pour lancer un fonds de deuxième génération. Le gérant est notamment connu pour avoir investi dans le groupe d’enseignement privé Eureka Education, les centres ophtalmologiques Point Vision, l’enseigne de supermarchés Grand Frais, les mayonnaises Bénéficta ou bien encore la chaîne de steak-house Buffalo Grill.
Turenne Groupe élargit une nouvelle fois son offre dans la santé. La société de gestion lance la commercialisation d’un nouveau fonds dédié aux sociétés médicales innovantes. Baptisé Next Health Capital, ce véhicule espère réunir 150 millions d’euros pour investir dans dix à quinze entreprises. «Nous souhaitons ici apporter la brique manquante à nos fonds de capital-risque et de LBO», explique Mounia Chaoui, managing partner chez Turenne. «Les entreprises présentant déjà un chiffre d’affaires mais pas encore rentables en raison de leurs investissements seront ici ciblées», ajoute-t-elle. Le fonds investira plus particulièrement dans des sociétés médicales françaises et européennes évoluant dans les domaines du diagnostic, de la e-santé, des dispositifs médicaux et des plateformes de services et de production. A ce jour, Turenne Santé dispose de 300 millions d’euros sous gestion et compte 18 sorties, pour un multiple moyen d’environ 3 fois la mise. L’équipe innovation de Turenne Santé s’appuie sur six collaborateurs, depuis le recrutement de la directrice d’investissement Claire Poulard (ex-Omnes) et du venture partner Vincent Fert (ancien PDGd’Ipsogen).
Il a fallu tout juste trois mois à Wendel pour trouver un successeur à André François-Poncet. La société d’investissement,dont l’actif net réévalué s’élevait à 7,35 milliards d’euros au 30 juin 2022, a annoncé samedi dans un communiqué que son conseil de surveillance, réuni la veille, avait nommé Laurent Mignon en qualité de membre et président de son directoire. Il occupait depuis plus de quatre ans cette même fonction au sein de BPCE. Son arrivée effective chez Wendel est attendue au plus tard le 1er janvier prochain, André François-Poncet assurant la transition dans l’intervalle. Laurent Mignon a déclaré être prêt à s’engager «au service du développement de Wendel dans le respect de son histoire et de ses valeurs et dans l’intérêt de l’ensemble de ses actionnaires». Tout en en saluant «le travail remarquable» effectué parAndré François-Poncet depuis début 2018, Nicolas ver Hulst, président du conseil de surveillance de Wendel, a estimé que Laurent Mignon partageait des valeurs «en parfaite résonance avec celles de Wendel» et qu’il avait «toutes les qualités personnelles et professionnelles pour ouvrir une nouvelle page de notre longue histoire». Dans un communiqué séparé, le groupe BPCE a fait savoir que Laurent Mignon avait décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat en vue «de s’engager dans un nouveau projet professionnel». Le dirigeant, qui conservera ses fonctions actuelles jusqu’à son arrivée chez Wendel, «laissera un groupe très solide qui a les moyens de ses ambitions», a souligné Thierry Cahn, président du conseil de surveillance de la banque mutualiste. Cette instance a en conséquencelancé un processus de succession pour trouver un nouveau dirigeant, en application de ses règles internes de gouvernance. Laurent Mignon a commencé sa carrière chez Indosuez, puis a rejoint AGF, Schroders ou encore Oddo & Cie. Ilétait dans le groupe BPCE depuis 14 ans. Il a tout d’abord été directeur général de Natixis avant le prendre la présidence du directoire de BPCE après le départ de François Pérol pour Rothschild en 2018. Il a notamment conduit la sortie de la cote de Natixis en 2021. En moins de six mois, c’est le deuxième patron d’une grande banque française qui décide de ne pas renouveler son mandat. En mai dernier Frédéric Oudéa avait annoncé qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat de directeur à la Société Générale.
Le hedge fund macro Autonomy Capital propose aux investisseurs de retirer leur argent et d’être remboursé après avoir subi des pertes de près de 30 % depuis le début de cette année, rapporte le Financial Times. Fondé en 2003 par Robert Gibbins, un ancien de Lehman, Autonomy est un hedge fund macro qui parie sur des marchés développés et émergents. Dans une lettre envoyée aux investisseurs en juillet, Robert Gibbins indique qu’après des années à profiter de thèmes comme la convergence des taux, il allait maintenant se concentrer sur les changements de systèmes d’énergie et de production, notamment dans les transport et la technologie moléculaire. En conséquence, Autonomy donne la possibilité aux investisseurs qui ne veulent pas rester dans le fonds l’occasion de sortir à une valeur liquidative en ligne avec celle de mai (soit plus forte que l’actuelle).
Amundi vient de nommer Alice de Bazin, jusqu’ici directrice des offres et des solutions institutionnelles, au rang de directrice mondiale du support au développement commercial de l’activité institutionnelle. Au sein de ce nouveau poste, elle sera chargée de travailler avec les directeurs mondiaux des ventes institutionnelles afin de développer l’activité institutionnelle. Alice de Bazin est arrivée chez Amundi en 2015 comme responsable des solutions d’investissement avant d’être promue au rang de directrice des solutions business et d’innovation en 2018. Elle a ensuite été nommée au poste de directrice des offres et des solutions institutionnelles en 2020.
Nordea Asset Management a recruté Jamie Hayes en tant que responsable de la distribution wholesale au Royaume-Uni, rapporte Investment Week. Il remplace Paul Malpas, qui va travailler sur le marché canadien et sur l’ESG. Jamie Hayes vient de RBC Global Asset Management à Londres où il travaillait dans l’équipe de distribution en Europe.
Cinq sociétés de gestion se partagent 40 % du marché des investisseurs institutionnels italiens, montre le neuvième rapport d’Itinerari Previdenziali, cité par Funds People Italia. Le premier acteur du secteur est l’italien Eurizon Capital (filiale d’Intesa Sanpaolo) avec 63 mandats et près de 13 milliards d’euros d’encours, soit une part de marché de 11,32 %. BlackRock arrive juste derrière, avec seulement 15 mandats, mais un encours de 10,6 milliards d’euros (9,23 %). Amundi est troisième avec 52 mandats et 9 milliards d’euros (7,86 %). State Street et Credit Suisse sont les deux autres, avec chacun plus de 6,5 milliards d’euros.
La banque privée JP Morgan Private Bank vient de promouvoir Antoine des Noyers, jusqu’ici codirecteur des investissements alternatifs en Europe et au Moyen-Orient, au rang de directeur des investissements alternatifs en Asie du Sud-Est, selon CitywireAsia. Il sera rattaché à Albert Yang, directeur des investissements alternatifs pour l’Asie. Il remplacera Sueann Yeo qui a rejoint EQT en tant que directrice chargée de l’équipe de distribution au sein de la gestion de fortune privée en Asie-Pacifique. Antoine des Noyers a rejoint JP Morgan en 2010 comme analyste des marchés émergents avant d’occuper plusieurs postes au sein de l’équipe des investissements alternatifs. Auparavant, il a travaillé comme analyste chez Aberdeen Asset Management et gérant chez DNCA Finance et Credit Suisse Asset Management.
Le nouveau directeur général de Jupiter Asset Management, Matthew Beesley, s’apprête à réorganiser la société afin de réduire les coûts et raviver la croissance après des années de décollecte, écrit le Financial Times. Le dirigeant, qui prendra ses fonction début octobre, a annoncé dans une note interne que le groupe avait réalisé un audit opérationnel détaillé de l’activité, selon deux sources proches du dossier. D’autres annonces doivent être faites prochainement. La note indique que certains changements ont déjà eu lieu. Veronica Lazenby, directrice des risques, quitte la société. Son rôle sera scindé en deux, avec une personne pour les risques et une autre pour la conformité.
Les hedge funds investis sur la Grande Chine (terme regroupant la Chine continentale, Hong Kong, Macao et Taïwan) enregistrent leurs plus grosses sorties depuis au moins 15 ans selon les données d’Eurekahedge, relève Reuters. Sur les sept premiers mois de 2022, ces hedge funds ont décollecté à hauteur de 3,6 milliards de dollars au total (décollecte de 5,6 milliards, collecte de 2 milliards) après avoir attiré 1,8 milliards et 8,7 milliards de dollars respectivement en 2021 et 2020.
Silex vient de recruter Grégoire Glotin pour diriger le développement commercial de son pôle de gestion d’actifs. Il arrive de Ram Active Investments SA, où il a travaillé ces 15 dernières années, et dont il était jusqu’ici managing director pour les ventes et le marketing. Auparavant, il a travaillé huit ans dans la vente de dérivés pour Exane, et trois comme trader de swaps taux et changes pour la Société Générale.
ClubFunding AM, la société de gestion de ClubFunding Group, a annoncé ce 16 septembre le lancement d’Insight #2, un fonds exposé au capital-investissement immobilier. Le ticket d’entré s'élève à 10 000 €. Son objectif de rendement net de frais est de 7 % avec un horizon cible d’investissement de 6 ans. Les souscripteurs ont la possibilité de loger des unités de compte dans l’un des contrats d’assurance-vie partenaires, précise la société. Le fonds a pour objectif de répondre aux besoins de financement croissant des opérateurs immobiliers. Les projets financés, majoritairement des opérations de marchands de biens, consistant en l’achat et la revente de biens immobiliers en plusieurs lots distincts, ou de promotion immobilière, pourront s’étendre sur l’ensemble du territoire national mais aussi bientôt à travers l’Europe.