L’association française de la gestion d’actifs (AFG) a indiqué dans son magazine trimestriel Gestion Info qu’elle présenterale 10 novembre un troisième livre blanc sur les innovations technologiques. Ce livre blanc aura pour objectif d’aider les sociétés de gestion sur le plan opérationnel à releverles défis liés à la digitalisation de leurs métiers, à l’ESG/RSE, à l’amélioration de l’expérience client et à la gestion en crypto actifs. Il contiendra une quinzaine de recommandations sur divers thèmes parmi lesquels les stratégies organisationnelles adoptées par les sociétés de gestion au service des transformations technologiques; l’adaptation du capital humain et la gestion du changement, la donnée ou encore la protection contre les attaques numériques. Le livre blanc comportera aussi un chapitre consacré aux crypto actifs et à la blockchain (DLT), qui couvrira notamment la blockchain à l’actif et au passif des fonds et l’offre de gestion en crypto actifs. L’association donnera également une vision de 5 à 10 ans de l’industrie de la gestion d’actifs. Elle avait précédemment publié deux livres blancs, l’un en 2017 sur les sociétés de gestion 3.0 et l’autre sur l’innovation au service de l'épargnant.
Le gestionnaire d’actifs américain Thornburg Investment Management, qui gère quelque 40 milliards de dollars, a renforcé sa distribution de fonds en Amérique latine via la signature d’un partenariat avec Rio Capital, selon un communiqué de la firme. Rio Capital a été créé par un ancien de la banque privée de Julius Baer dans le Cône Sud et distribuera les fonds de Thornburg IM auprès des intermédiaires basés au Chili, en Uruguay et en Argentine. Ce partenariat sera complémentaire des accords de distribution existants pour le gestionnaire en Amérique latine, supervisés par Vince Leon, directeur du conseil offshore de Thornburg IM.
Clearwater Analytics, fournisseur de solutions SaaS de comptabilité, de reporting et d’analyse des investissements, a annoncé jeudi un accord qui conduira à l’acquisition de Jump Technology pour 75 millions d’euros. Jump est une société française qui a développé une plateforme de «front to back» à destination des gérants d’actifs. Elle compte parmi ses clients Rothschild & Co. Asset Management, Groupama, Groupe Vyv, Apicil ou Moneta Asset Management. Son chiffre d’affaires a atteint 12,1 millions d’euros en 2021. La transaction devrait être conclue dans les deux prochains mois. «Cette acquisition permet à Clearwater de suivre sa voie pour devenir une société multi-produits, nous donne une envergure immédiate en Europe et élargit notre offre pour couvrir l’ensemble du cycle de vie des investissements», a déclaré Sandeep Sahai, PDG de Clearwater Analytics.
Ekonoo, une nouvelle plateforme digitale qui commercialise des offres d’épargne salariale et retraite pour les institutionnels et les distributeurs, lancée en juin dernier en France, va utiliser les services de Active Asset Allocation (AAA) pour proposer des solutions d’allocation d’actifs. Elle se matérialisera par la mise à disposition de fonctionnalités de type API développées par les équipes d’AAA et de la constitution de trois fonds profilés en gestion sous mandat dont les supports d’investissement sont 100 % ETF ou fonds indiciels. Cette offre vient compléter les solutions de gestion pilotée ou libre déjà proposées par ekonoo. Ekonoo compte à son capital les assureurs Apicil et Generali. Elle a été créée en 2019 au Luxembourg et revendique plus de 45 collaborateurs.
Pictet Wealth Management vient d’annoncer plusieurs changements au sein de son leadership. Victor Aerni, jusqu’ici directeur de l’activité de gestion de fortune en Suisse germanophone, a été promu au rang de directeur de Pictet Wealth Management en Asie, à partir du 1er juillet 2023. Il sera basé à Singapour. Victor Aerni estequity partner au sein du groupe Pictet et il était responsable de la Suisse germanophone depuis 2009. Auparavant, il a travaillé chez Boston Consulting Group pendant 16 ans. Victor Aerni remplacera Tee Fong Seng, qui a été nommé en tant que vice-président au sein du conseil d’administration de Bank Pictet & Cie (Asia) Ltd (BPCAL), l’entité bancaire singapourienne du groupe Pictet. Tee Fong Seng sera rattaché à François Pictet, associé-directeur du groupe Pictet et président du conseil d’administration. A ce poste, il sera chargé de fournir des perspectives sur le marché de la gestion de fortune en Asie. Pictet WM cherche toujours un remplaçant deVictor Aerni en suisse germanophone. Tee Fong Seng gère l’activité de gestion de fortune de Pictet en Asie depuis 2019. Auparavant, il a été président du comité du conseil pour l’Asie chez EFG Bank. Il a également travaillé chez Credit Suisse pendant plusieurs années, où il a été vice-président pour l’Asie, directeur général de la branche hongkongaise et directeur de la banque privée à Singapour. Il a aussi occupé le poste de directeur de la gestion de fortune pour l’Asie de Sud-Est chez UBS ainsi que directeur général adjoint d’UBS Singapour. A travers cette réorganisation, Evelyn Yeo, actuellement directrice des investissements asiatiques, sera promue au rang de directrice générale adjointe chez BPCAL. Au sein de son mandat élargi, elle sera chargée d’épauler Sharon Chou, directrice de l’Asie du Sud et directrice générale chez BPCAL. Basée à Singapour, elle gardera son poste actuel en plus de ses nouvelles responsabilités. Evelyn Yeo est arrivée chez Pictet en 2019. Précédemment, elle a été directrice du contenu d’investissement et de la gestion des ventes pour l’Asie Pacifique chez UBS. Elle a par ailleurs été directrice du bureau d’investissement pour l’Asie de Sud-Est chez Julius Baer.
Les ETF suivant des indices ESG (environnement, social et gouvernance) ont enregistré une collecte de 2,74 milliards de dollars au mois d’août 2022 indiquent des chiffres compilés par le cabinet de recherche ETFGI. Depuis le début de l’année, la collecte s'établit à 54,15 milliards de dollars, soit presque deux fois moins que les 100 milliards enregistrés pour la même période de l’an dernier. Les encours ont reculé en un mois de 3,1% à 463,95 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, la diminution des encours avoisine 6%.
CPR Asset Management, affilié d’Amundi spécialisé sur la gestion thématique, s’est joint au fournisseur de données sur les fonds Quantalys Harvest Group pour le lancement d’un fonds de fonds actions thématiques, qui vise principalement les conseillers de gestion en patrimoine. Le fonds CPR Quantalys Sélection Thématique va piocher dans un univers de 600 fonds actifs et fonds indiciels cotés (ETF) répartis sur 15 thématiques d’investissement dont le vieillissement de la population, les énergies renouvelables ou encore la robotique. A partir de ces 15 thématiques, Quantalys Harvest Group calcule des moyennes de performance sur chaque thématique et attribue à chacun des fonds un score thématique (indicateur issu d’un classement mensuel quantitatifpermettant de les comparer entre eux et de sélectionner les meilleurs scores par thématique, précise un communiqué. CPR AM procède à l’allocation de fonds en combinant des vues stratégiques, qui reflètent les thématiques les mieux positionnées à horizon 3-5 ans selon son analyse, et des ajustements tactiques pour adapter le portefeuille à l’environnement de marché. L’exposition actions du fonds de fonds, géré par Julien Levy-Kern, est comprise entre 75% et 120%. Il peut investir jusqu'à 30% de son actif dans les fonds d’une même société de gestion. Il peut allouer 20% maximum de ses encours à des fonds ayant moins d’un an d’existenceafin de pouvoir intégrer des fonds ou thématiques nouvellement créés. Enfin, une allocation maximale de 20% des encours sous gestion pourra être réalisée au travers de fonds (y compris ETF) intégrant les vues tactiques du gérant sur les secteurs, les styles, la géographie. Julien Levy-Kern, gérant de portefeuille au sein de l’équipe de gestion flexible et d’allocation d’actifs chez CPR AM, s’occupera de ce nouveau produit.
La société de gestion Crédit Mutuel Asset Management vient de lancer un fonds thématique actions, CM-AM Global City Zen. Ce véhicule investira dans des actions internationales qui participent à la transformation positive des villes. Géré par Hajar Yousfi, il est classé «Article 9» au sens du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). L’objectif du fonds est d’investir dans des entreprises porteuses de solutions nouvelles pour accompagner les enjeux démographiques, environnementaux, économiques et sociaux des villes. Le portefeuille est construit au sein de quatre grandes tendances du développement urbain: l’évolution démographique, la digitalisation, la sécurité et le changement climatique. Crédit Mutuel AM gère 74 milliards d’euros d’actifs.
BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) vient de lancer un fonds indiciel coté dénommé BNP Paribas Easy ESG Eurozone Biodiversity Leaders PAB. Cet ETF investira dans des entreprises ayant un impact potentielsur la biodiversité plus faible que leurs pairs. Il sera coté sur Euronext Paris et la Bourse allemande Xetra à partir du 29 septembre 2022. Le produit est aligné avec leParis-Aligned Benchmark (PAB) et dispose de la classification Article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ce fonds indiciel réplique l’indice Euronext ESG Eurozone Biodiversity Leaders PAB. Celui-ci comprend une soixantaine de valeurs européennes, sélectionnées en fonction de leur impact potentiel sur la biodiversité. Ce dernier est calculé par Iceberg Data Lab à travers la métrique «Corporate Biodiversity Footprint score». Les entreprises du portefeuille sont issues de l’indice Euronext Eurozone 300. Elles sont sélectionnées selon l’approche «Best-in-class», qui en retient 30% de chaque secteur d’activité. BNP Paribas AM gérait 500 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
Clearwater Analytics un fournisseur de solutions SaaS de comptabilité, de reporting et d’analyse des investissements, a annoncé jeudi avoir conclu un accord qui conduira à l’acquisition de Jump Technology pour 75 millions d’euros. Jump est une société française qui a développé une plate-forme de «front to back» à destination des gérants d’actifs. Elle compte parmi ses clients Rothschild & Co. Asset Management, Groupama, Groupe Vyv, Apicil ou encore Moneta Asset Management. Son chiffre d’affaires a atteint 12,1 millions d’euros en 2021. La transaction devrait être conclue dans les deux prochains mois. «Cette acquisition permet à Clearwater de suivre sa voie pour devenir une société multi-produits, nous donne une envergure immédiate en Europe et élargit notre offre pour couvrir l’ensemble du cycle de vie des investissements», a déclaré Sandeep Sahai, PDG de Clearwater Analytics.
Le gérant britannique M&G a annoncé ce 29 septembre la nomination d’Andrea Rossi, ancien directeur général d’Axa IM, comme prochain Chief Executive et Executive Director. Il prendra ses fonctions le 10 octobre 2022, succédant à John Foley qui, en avril 2022, avait dévoilé son intention de prendre sa retraite après sept ans dans ses fonctions. Ce dernier restera chez M&G à titre consultatif jusqu’au 31 décembre 2022 afin d’assurer une transition ordonnée, explique un communiqué. M&G gérait environ 370 milliards de livres fin 2021. Lors d’une conférence presse, Edward Braham, président de M&G a précisé que la nomination d’Andrea Rossi a été soutenue à l’unanimité par le conseil d’administration. Il a mis en avant le fait que sous sa direction, les actifs sous gestion d’Axa Investment Managers ont augmenté de 55 % pour atteindre 800 milliards d’euros et les actifs sous gestion des clients externes ont plus que doublé. «Andrea apporte de l’énergie, de la concentration, de l’ambition et, surtout, il a beaucoup d’expérience dans la croissance d’entreprises et l’obtention de résultats. Ce sont des qualités importantes pour la prochaine phase de croissance de M&G », a expliqué Edward Braham. Pour sa part, Andrea Rossi a constaté qu’il n’y avait pas de découpage de M&G. Le regroupement sous un même toit d’un asset owner et un gérant d’actifs présente des avantages pour les deux parties. « Cette combinaison puissante permet à M&G d’innover avec son client interne pour lancer des produits qui sont à la pointe du marché et accessible à tous. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles j’étais initialement intéressé par ce poste », a-t-il souligné lors de cette conférence. La division de gestion de fortune, créée il y a près d’un an, est également importante pour M&G, selon Andrea Rossi. « Cette division a rassemblé tous les éléments de base pour répondre aux besoins des clients et des conseillers, ainsi qu’atteindre une position privilégiée sur le marché britannique », a-t-il ajouté. Edward Braham a également remercié John Foley pour le travail accompli pendant toute la période de scission de M&G de Prudential, ainsi que l’introduction à la Bourse de Londres. «Andrea Rossi semble être un excellent candidat pour M&G, mais il sera difficile de réitérer le succès qu’il a connu chez Axa dans l’environnement actuel, a commenté dans la journéeDerren Nathan, responsable de la recherche action chez Hargreaves Lansdown. M&G a été l’une des victimes du chaos qui a régné cette semaine sur les marchés obligataires, alors que son portefeuille fermé Heritage (130 milliards de livres d’encours, ndlr) de rentes patrimoniales est l’un des principaux moteurs de la rentabilité du groupe. Les actions ont chuté de plus de 15% cette semaine et le nouveau capitaine aura fort à faire pour stabiliser le navire et les nerfs des investisseurs.» Andrea Rossi a été directeur général d’Axa Investment Managers et membre du comité exécutif du groupe Axa pendant six ans jusqu’en 2019. Il a également occupé des postes à responsabilité dans les activités d’assurance d’Axa en Europe et dans le monde. Andrea Rossi était jusqu'à présent conseiller principal auprès du Boston Consulting Group. Il quittera ce poste après sa nomination chez M&G. Il est également le cofondateur de REsustain, une société axée sur la réduction de l’intensité carbonique de l’immobilier commercial, où il restera en tant que directeur non exécutif.
Perial Asset Management gérait 6,3 milliards d’euros d’actifs à fin août 2022 dont plus d’un milliard correspond à des actifs localisés hors de France, dans la zone euro, annonce la société dans un communiqué. «Le passage de ce cap symbolique illustre la volonté de la société de renforcer sa présence européenne, initiée en 2017 avec l’acquisition d’un premier portefeuille de bureaux en Allemagne», commente-t-elle. A fin 2021, Perial AM gérait 5,3 milliards d’euros, dont 4,7 milliards d’euros étaient détenus au travers de ses SCPI (société civile de placement immobilier). « Notre politique d’investissement est désormais résolument tournée vers l’Europe, où les opportunités d’acquisitions sont plus nombreuses que sur le marché français, tendu et compétitif. Les pays de la zone euro sont des marchés solides, profonds et sans risque de change » précise Loic Hervé, directeur général délégué de Perial AM. Une équipe dédiée à l’Europe, composée d’une dizaine de personnes, gère depuis Paris plus de 60 immeubles situés hors de France, en Europe de l’ouest. Pour assurer un relai de terrain, un partenariat a été tissé avec des partenaires locaux. « Si notre coeur de métier reste le bureau, nous diversifions nos acquisitions à d’autres secteurs comme la santé, où l’hospitalité au sens large », ajoute Eric Cosserat, président directeur général de Perial AM.
Les fluctuations brutales observées sur les marchés britanniques ont fourni une «occasion unique» de négocier des devises et des obligations, ont déclaré mercredi à Reuters des fonds spéculatifs et des traders.La livre sterling et les gilts britanniques ont été secoués après que la Banque d’Angleterre soit intervenue pour endiguer la déroute des marchés obligataires déclenchée par le mini-budget de vendredi. La BoE a déclaré qu’elle achèterait 65 milliards de livres (71 milliards de dollars) d’obligations britanniques si nécessaire d’ici le 14 octobre pour stabiliser les marchés. Les investisseurs qui utilisent les signaux économiques pour négocier des obligations d'État et des devises affirment que mercredi était un jour où il fallait miser gros ou rentrer chez soi. John Floyd, cambiste depuis 30 ans et gérant de son propre fonds spéculatif, Floyd Capital Management, a déclaré qu’une politique du gouvernement britannique visant à accroître la dette du pays et une banque centrale désireuse de relever les taux mais qui finit par acheter des obligations ont créé une tempête parfaite. Floyd a refusé de dévoiler les montants des fonds qu’il gère. «L’environnement macroéconomique et géopolitique offre certaines des plus grandes opportunités de profit dans l’espace des devises depuis la fin de Bretton Woods au début des années 1970", a déclaré Floyd, en référence à la conférence mondiale des États-Unis qui a établi une série de directives pour le système financier international.
Le grand jour approche pour BNP Paribas Securities Services. Le 1er octobre, la filiale de la banque française spécialisée dans les métiers du post-marché sera absorbée par sa maison mère, BNP Paribas SA, et cessera donc d’exister en tant qu’entité juridique distincte. Elle continuera à former l’un des trois piliers de la banque de financement et d’investissement (CIB), au même titre que les activités de financement (global banking) et de marchés (global markets). «Cela va nous permettre de faire pleinement bénéficier nos clients de notre modèle de banque intégrée en leur proposant une expérience optimisée, avec des solutions plus simples et plus fluides», explique Patrick Colle, responsable du métier Securities Services, dans un entretien à L’Agefi Hebdo (à lire en intégralité ici). «Par exemple, l’offre en exécution pourra s’enchaîner avec nos offres post-marché, d’autant plus que la banque a achevé le rachat des activités prime brokerage et exécution électronique des actions de Deutsche Bank et le rachat d’Exane à 100% l’an dernier», poursuit le dirigeant. Les grands clients n’auront plus qu’à signer un seul contrat juridique, contre plusieurs aujourd’hui. Cinquième rang mondial du secteur Cette évolution s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2025 du groupe BNP Paribas. «Nous visons une croissance régulière, raisonnableet surtout disciplinée, sans donner d’objectifs chiffrés», se borne à indiquer Patrick Colle. Le métier titres, qui revendique le cinquième rang mondial du secteur derrière les grands américains avec 11.200 milliards d’euros d’actifs sous conservation au 30 juin et 2.300 milliards d’actifs administrés, trouve du positif et du négatif dans l’environnement de marché actuel. D’un côté, la correction des prix des actifsampute les encours; de l’autre, «la hausse des taux représente un facteur favorable pour nos métiers», reconnaît le dirigeant. Sa clientèle diversifiée joue aussi en sa faveur cette année, le poids des intermédiaires financiers dans les revenus (35%) étant historiquement plus élevé chez BNP Paribas Securities Services que chez ses concurrents, davantage tournés vers les gérants et investisseurs. La hausse des transactions, dont la banque assure le règlement-livraison, a contribué à la progression de 16% sur un an des revenus de la division au deuxième trimestre, à 664 millions d’euros.
La société de gestion immobilière Foncière Magellan lance Immofim 2022, son nouvel OPPCI (Organisme Professionnel de Placement Collectif Immobilier). «Immofim 2022 a vocation à accompagner les entreprises dans leurs implantations immobilières en région. Plus largement, il portera des projets immobiliers à la fois innovants et durables, qui s’inscrivent au service du développement économique des territoires», explique dans un communiqué Régis Négrail, directeur des réseaux grands comptes chez Foncière Magellan. L’OPPCI investira dans des actifs core et core +/value-added (parcs d’activités et immeubles de bureaux en VEFA ou existants) en régions. Il est destiné aux investisseurs professionnels à partir de 100.000 euros et vise un TRI de 6% par an (net de frais de gestion). S’appuyant sur une stratégie mixte qui combine distribution de revenus et création de valeur, il est ouvert à la souscription jusqu’au 30 juin 2024, avec possibilité d’être clôturé par anticipation en cas d’atteinte de l’objectif cible, à savoir une taille cible du fonds de 200 millions d’euros.
Hilbert Investment Solutions annonce le lancement de son premier Plan d’épargne retraite (PER) bancaire. Baptisé «Hilbert PER Protect 90», la société spécialisée dans les produits structurées compte reposer ses investissements principalement sur des ETF. Le produit se démarque notamment par son niveau de garantie en capital établi à 90% des contributions et rendu notamment possible viala souscription d’un contrat d’assurance auprès de Gret Lakes Insurance SE, une société du groupe Munich Re. Entrée imposée, sortie flexible Accessible à partir d’un versement initial de 10.000 euros, la solution propose aux épargnants quatre voies de sortie distinctes. Naturellement, le propriétaire du contrat a le choix de récupérer totalement ou partiellement la somme de son épargne sous forme de capital. Il peut également choisir une sortie en rente ou jongler entre rente et capital. En revanche, il peut aussi demander la prorogation de la souscription. «Nous avons par ailleurs choisi de ne pas fixer de durée de prorogation, en partant du principe d’une part que le PER n’implique pas forcément une sortie à l’âge de la retraite, et d’autre part que certains souscripteurs optent pour cette solution parfois quelques années seulement avant de quitter la vie active», précise Steve Lamarque, directeur général de Hilbert Investment Solutions. Flirter avec les CGP La société a également l’ambition derenforcer ses liens avec ses intermédiaires, notamment les conseillers en gestion de patrimoine. Créateur de la plateforme Infinity, Hilbert IS annonce pour l’occasion une nouvelle version de l’outil. «Elle offre aux conseillers en gestion de patrimoine la possibilité de placer et de piloter leur épargne à travers une gestion de portefeuille entièrement digitalisée, de la conception au suivi en passant par le passage d’ordre», argumente le groupe dans un communiqué.
NextStage AM a annoncé ce 28 septembre le lancement d’un nouveau fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI). DénomméFCPI NextStage Découvertes 2022-2023, le véhicule va accompagner la croissance de PME innovantes cotées et non cotées tout en permettant de bénéficier d’une réduction d’impôts sur le revenu à hauteur de 22,5% du montant souscrit via le dispositif « réduction sur le revenu loi Madelin ». Ce véhicule constituera un portefeuille diversifié d’au moins 20 PME cotées et non cotées françaises en forte croissance, jugées au business model éprouvé et générant entre 5 et 30 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le FCPI investira principalement sur les trois grandes disruptions économiques identifiées par NextStage AM : le digital, la santé intelligente, et l’innovation environnementale. La solution d’investissement aura une durée de vie de huit ans prorogeable deux fois un an. La gestion a été confiée à Florent Saint Léger et son équipe de trois personnes. La souscription est ouverte jusqu’au 31 décembre 2023.
Le ciel s’obscurcit pour Jupiter, alors que son futur nouveau directeur général, Matthew Beesley, doit prendre ses fonctions le 3 octobre. Fitch a annoncé mercredi avoir dégradé ses perspectives sur la note de défaut d’émetteur à long terme de la société de gestion de stable à négative. Sa note de défaut a été fixée à BBB et sa dette subordonnée à BBB-. L’agence de notation estime que le modèle de Jupiter est de plus en plus sensible aux rachats subis par ses fonds et aux ajustements de sa valorisation par le marché. Elle juge que la situation va rester sous pression dans l’environnement de marché actuel difficile, ce qui pourrait «affaiblir ses métriques financières». Jupiter a connu des sorties nettes ces quatre dernières années, et le premier semestre 2022 n’a pas dérogé à cette tradition. Sur les six premiers mois de cette année, la décollecte nette atteint 3,6 milliards de livres et les encours de Jupiter AM ont diminué de 19,3% à 48,8 milliards de livres à fin juin 2022. «Son orientation vers la clientèle de particuliers et sa petite taille augmentent sa vulnérabilité aux sorties nettes par rapport à ses concurrents», s’inquiète Fitch. «Cependant, l’endettement relativement faible de Jupiter est un atout pour la notation». La société est en effet endettée à hauteur de seulement 50 millions de livres. Autre note positive, les nouvelles stratégies lancées par Jupiter ont enregistré des entrées nettes au cours des quatre dernières années. Dégradation de la rentabilité La rentabilité de Jupiter reste solide mais elle se dégrade depuis quelques années, avec une marge d’Ebitda moyenne sur quatre ans d’environ 39 %, selon Fitch. Ce déclin est en partie dû à l’activité à faible marge de Merian, société acquise par Jupiter en2020, ainsi qu'à la pression générale sur les frais observée dans l’ensemble du secteur. En outre, l’attrition de la marge est probablement liée à la proportion croissante de mandats institutionnels dans le mix d’actifs sous gestion. Au premier semestre 2022, la marge d’Ebitda de Jupiter s’est contractée à 22 % (contre 33 % en 2021) en raison de la baisse significative des frais de gestion liée à la diminution des actifs sous gestion. «Jupiter a une part importante de coûts variables, ce qui peut protéger les marges et la direction a annoncé une restructuration qui réduira considérablement la base de coûts afin de soutenir la rentabilité. Cependant, le maintien d’un niveau de rentabilité sain dépendra également de la croissance des actifs sous gestion qui alimentera les frais de gestion», résume Fitch. Selon la presse britannique, le nouveau patron de Jupiter pourrait supprimer 80 emplois au sein de la société. La capacité de Jupiter et de son nouveau directeur général à renouer avec la collecte nette dans les douze mois qui viennent est clé pour la société de gestion.
Thorsten Meyer Larsen, le directeur de l’ESG chez BankInvest, vient d’être remplacé seulement cinq moins après sa nomination, selon AMWatch. Jakob Møller Petersen a été nommé à ce poste. Thorsten Meyer Larsen arrivait de la banque centrale danoise Danmarks Nationalbank, où il a travaillé pendant plus de 10 ans, dernièrement comme directeur de la gestion des réserves. Il est entré en 2012 comme conseiller avant d’être nommé au rang de directeur des relations investisseur et du risque en 2016. Il a ensuite été promu au poste de directeur des opérations de la politique monétaire et de la dette gouvernementale en 2019. Jakob Møller Petersen est actuellement directeur du risque d’investissement et de la sélection chez BankInvest, un poste qu’il a occupé depuis 2013. Il est arrivé en 2011 comme directeur du risque. Auparavant, il était gérant chez Uttrup Financial Advisors ainsi que Danske Capital. Il a étalement été assistant gérant chez Gregersen & Partners Asset Management. BankInvest gère 133 milliards de couronnes danois (17,9 milliards d’euros) d’encours.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Index vient d’annoncer ce 28 septembre le lancement d’un nouvel indice dénommé iBoxx EUR Corporates Net Zero 2050 Paris-Aligned ESG index. Ce benchmark obligataire choisit des obligations d’entreprises «Investment Grade» de l’indice parent iBoxx EUR Corporates Index, avec pour contrainte qu’elles soient alignées sur le scénario de réchauffement climatique de 1,5°C selon l’Accord de Paris. L’indice intégré aussi des éléments d’ESG tout en prenant en compte des risques de transition ainsi que des opportunités apportées par le changement climatique, en suivant les recommandations de la Task Force on Climate related Financial Disclosures (TCFD).
Le tierce partie marketeur Alfi Partners et son client, la société de gestion britannique Jupiter, ont annoncé ce 28 septembre le recrutement de Louis Desforges au poste de directeur du développement retail pour la France. Basé à Paris, au sein d’Alfi Partners, et sous la responsabilité de Warren Tonkinson, le directeur de la distribution chez Jupiter, Louis Desforges sera chargé de développer les activités de Jupiter AM dédiées aux CGP, courtiers et agents généraux d’assurances et à leurs clients. Il arrive de la Financière de l’Arc, dont il dirigeait le développement depuis trois ans. Par le passé, il a occupé des postes commerciaux chez Franklin Templeton, Axa IM, et Mandarine Gestion. Alfi Partners promeut les fonds de Jupiter auprès des investisseurs institutionnels, gérant de fortunes et multigérants en France depuis 2009. Les deux entités ont noué un partenariat sur le segment retail en 2019.
Goldman Sachs AM vient de lever quelques 9,7 milliards de dollars pour un fonds de capital-investissement, son plus gros depuis 2007. Dénommé West Street Capital Partners VIII, le fonds va investir des tickets moyens de 300 millions de dollars pour prendre le contrôle de sociétés dont la capitalisation est comprise entre 750 millions et 2 milliards de dollars, dans les secteurs des services financiers et des services aux entreprises, de la santé, des technologies, de la transition climatique et des biens de consommation. Il a déjà investi dans l’entreprise pharmaceutique européenne Norgine, le producteur de pavés japonais Nippo Corp, et l’entreprise de recherche clinique Parexel.
Credit Suisse a lancé cette semaine son premier indice de performance des single family offices. Dénommé Credit Suisse Single Family Office Index, ce nouveau benchmark va suivre la performance financière de plus de 300 structures basées en Asie, en Europe et au Moyen-Orient. Elles seront réparties en trois catégories : petite taille (moins de 100 millions de dollars d’actifs gérés), taille moyenne (entre 100 et 500 millions) et grande taille (plus de 500 millions). L’indice va progressivement incorporer des single family offices d’autres régions dans les années à venir. Parmi les principales données de cet indice, Credit Suisse remarque que les grands single family offices ont surperformé leurs pairs entre 2020 et fin juillet 2022, avec une croissance des encours de 15,8%, contre 8,4% pour les structures de taille moyenne, et 1,7% pour les petites. Côté allocation d’actifs, le portefeuille agrégé est composé de 47% d’actions, de 29% d’obligations, de 17% d’alternatif et 7% de solutions multi-actifs. Les grandes maisons sont toutefois davantage investies en actions (62%).
Le gérant de fortune indépendant genevois The Forum Finance Group SA a annoncé ce 28 septembre la nomination d’Hippolyte de Weck au poste de directeur général. Il remplace Etienne Gounod, qui devient président du conseil d’administration. Hippolyte de Weck a rejoint Forum Finance en tant qu’associé-gérant en 2011. Avant cela, il a travaillé pendant 17 ans au sein du groupe UBS, occupant différents postes dans les domaines des émissions obligataires, de la gestion du risque et de la gestion de fortune privée à Francfort, Zurich et Genève.
Le nouvel Alpha Female Report de Citywire révèle que sur les 562 fonds lancés entre mai 2021 et mai 2022, seulement 10 % ont été confiés à... une femme. La photographie globale montre que le nombre de gérantes de portefeuille est passé de 11,8 % à 12 % au cours des douze derniers mois. Depuis 2016, la hausse n’a été que de 1,7 point de pourcentage. L’Espagne et l’Italie sont les deux seuls pays européens à compter plus de 20 % de gérantes. Le Royaume-Uni se situe dans la moyenne (12 %), suivi de près par les Etats-Unis (11 %), tandis que l’Allemagne reste à la traîne avec 6 %.
La banque publique poursuit le déploiement de son fonds « Lac d’Argent » et vise deux prises de participation d’ici à la fin de l’année 2022. Les noms devraient émerger avant la fin de 2022. Bpifrance, avec son fonds «patriotique» Lac1, a commencé à acheter des titres sur le marché pour bâtir deux nouvelles participations minoritaires significatives dans de grandes entreprises françaises cotées, selon son directeur général Nicolas Dufourcq. La banque avance pour l’instant en toute discrétion et n’a pas encore franchi de seuil, mais espère y parvenir d’ici la fin de l’année. Le fonds, également connu sous le nom de «Lac d’Argent», dispose d’une capacité de 5,2 milliards d’euros, constituée des apports de grands investisseurs institutionnels tels le fonds souverain émirati Mubadala accompagné d’une grande partie des assureurs français et d’une ligne de crédit. Il a déjà investi 2,3 milliards d’euros dans cinq grandes sociétés, ce qui le place presque à mi-chemin de son déploiement. Lac1 a pour but d’offrir un ancrage français à ces entreprises à portée internationale en tant qu’investisseur de long terme. Depuis 2020, il a investi 900 millions d’euros chez le fabricant de verres de vue EssilorLuxottica, 700 millions au capital du chimiste Arkema, 300 millions pour le spécialiste de l’ingénierie Spie, Bpifrance entre au capital de Seb et aura un siège au conseil et 150 millions dans Exclusive Networks, actif dans les logiciels de cybersécurité.