L’agence de protection des consommateurs de l’Etatde Bade-Wurtemberg, en Allemagne, a annoncé, ce lundi, avoir porté plaintecontre DWS, filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank. La plainte, déposée le 26 septembre auprès d’un tribunal régional de Francfort, vise «la publicité trompeuse» de DWS pour des «investissements supposément durables». L’audience est attendue pour le 10 mars prochain. L’organisation fait référence à une publicité pour le fonds DWS Invest ESG Climate Tech datant du 31 mai 2022 et dans laquelle DWS affirme que le fonds n’investit pas dans des sociétés de secteurs controversés comme l’armement ou le charbon. Ce qui n’a pas convaincu l’agence. Dans un communiqué, l’organisation allemande indique que cette publicité «est trompeuse car elle n’explique pas de façon transparente comment DWS a obtenu cette information». Elle souligne également qu’il ne peut être exclu que les sociétés détenues en portefeuille génèrent une partie de leur revenus dans les secteurs controversés. «Les investisseurs du fonds sont amenés à croire qu’ils n’investissent pas dans le charbon alors que les sociétés détenues en portefeuille sont autorisées à générer jusqu’à 15% de leurs revenus dans l’industrie du charbon», pointe Niels Nauhauser, directeur du département pour les banques, prêts et retraites au sein de l’agence de protection des consommateurs de l’Etatde Bade-Wurtemberg. L’organisation s’en prend aussi aux critères environnementaux et liés à la durabilité utilisés dans cette publicité pour présenter les avantages de son fonds par rapport à un investissement basé sur un indice de référence. «Les titres du fonds sont censés générer 90% de CO2 en moins que les entreprises de l’indice de référence (MSCI AC World). Sur la base d’un investissement de 10.000 euros, cette différence devrait correspondre aux émissions de CO2 de 1,7 maison. L’agence de protection des consommateurs estime que cette publicité est trompeuse, notamment parce que DWS n’explique pas de manière compréhensible comment elle calcule l’effet des émissions de CO2, ni pour le fonds ni pour l’indice de référence», tance l’entité. Celle-ci tacle en outre la pertinence de l’indice de référence utilisé. DWS, qui fait l’objet d’investigations et d’allégations diverses sur des faits d’écoblanchiment au sein de ses fonds, a rejeté les accusations de l’organisation auprès de Reuters. La firme a assuré à Reuters que les publicités de DWS étaient «conformes aux obligations légales». La firme avait déclenché en juin dernier des investigations internes sur les allégations d'écoblanchiment. L’agence de protection des consommateurs de l’Etatde Bade-Wurtemberg n’en est pas à sa première plainte. En 2021, avait déjà poursuivi Commerz Real Fund pour une publicité «trompeuse» pour le fonds klimaVest. Elle avait également poursuivi en justice le groupe financier DekaBank, arguant que le calculateur d’impacts environnementaux et sociaux de l’un de ses fonds durables,Deka Sustainability Impact Aktien,était trompeur pour les clients du groupe.En conséquence, DekaBank avait retiré son calculateur.
Natixis Investment Managers va vendre 100 % du capital d’AlphaSimplex Group, sa société de gestion américaine spécialisée dans les alternatives liquides, à Virtus Investment Partners. Les encours concernés sont de 10,9 milliards de dollars (11 milliards d’euros). Basée à Boston, AlphaSimplex a été fondée en 1999 par Andrew Lo, un professeur de finance du Massachusetts Institute of Technology. Natixis IM avait racheté la société en septembre 2007. Elle gérait alors 550 millions de dollars. Le nouvel actionnaire d’AlphaSimplex, Virtus, est un groupe américain réunissant plusieurs sociétés de gestion. AlphaSimplex restera donc dans un univers multi-boutiques. Virtus va aussi chercher à reprendre les deux fonds de droit américain et un fonds domicilié à Luxembourg gérés par AlphaSimplex. L’opération devrait être bouclée au premier trimestre 2023.
Scor Investment Partners, société de gestion de portefeuilles du groupe SCOR, renforce ses équipes en annonçant l’arrivée de Pierre Saeli en qualité de Head of Real Estate Loans. Pierre Saeli est directement rattaché à Marie-Suzanne Mazelier, Chief Investment Officer et membre du Directoire de Scor IP.
Natixis Investment Managers va vendre 100 % du capital d’AlphaSimplex Group, sa société de gestion américaine spécialisée dans les alternatives liquides, à Virtus Investment Partners. Les encours concernés sont de 10,9 milliards de dollars. Basée à Boston, AlphaSimplex a été fondée en 1999 par Andrew Lo, un professeur de finance du Massachusetts Institute of Technology. Natixis IM avait racheté la société en septembre 2007. Elle gérait alors 550 millions de dollars. Le nouvel actionnaire d’AlphaSimplex, Virtus, est un groupe américain réunissant plusieurs sociétés de gestion. AlphaSimplex restera donc dans un univers multi-boutiques. Virtus va aussi chercher à reprendre les deux fonds de droit américain et un fonds domicilié à Luxembourg gérés par AlphaSimplex. L’opération devrait être bouclée au premier trimestre 2023.
Credit Suisse, dont l'état des liquidités inquiète les investisseurs, envisagerait une augmentation de capital d’environ 2 milliards de francs suisses et l'émission d’obligations convertibles pour financer ses projets de réorganisation, rapporte le journal suisse SonntagsZeitung. Vendredi, un teneur de livre a déclaré que la banque avaitvendu saparticipation de 8,6% dans le groupeAllfundsvia une offre accéléréeau prix de 6,195 euros par action, levant ainsi 334 millions d’euros (326,2 millions de dollars). Cet accord est intervenu alors que Credit Suisse cherche à vendre des actifsen vue de limiter son recours aux marchés pour financer sa restructuration.L’activité de produits titrisés de la banque suisse seraitégalement en vente et elle auraitlancé un processus qui pourrait inclure la vente de sa branche américaine de gestion d’actifs, selon Reuters.Le plan de restructuration de la banque doit être présenté le 27 octobre. D’ici là, les rumeurs de marché vont encore aller bon train.
Le métavers n’en finit pas de fasciner les gérants. Candriam va lancer ce lundi un fonds sur ce thème, le Candriam Equities L Meta Globe Fund. Ce nouveau produit, classé article 8, sera investi dans des sociétés actives dans le développement et l’amélioration du métavers. Le fonds est géré de façon active par une équipe composée de Johan Van Der Biest, responsable adjoint de la gestion actions thématiques globale, de Felix Demaeght, CFA et gérant de fonds, et de Nataniel Wejchert, analyste technologie, sous la supervision de Rudi Van den Eynde, responsable de la gestion actions thématiques globale. De plus, l’équipe bénéficiera du soutien de l’équipe ESG de Candriam, constituée de 21 analystes. Pour définir son univers, composé de 150 à 200 valeurs, l’équipe de gestion a recours à l’intelligence artificielle. «Comme le métavers est un concept relativement nouveau, et que de nombreuses entreprises commencent seulement à le découvrir, il est difficile de sélectionner les entreprises pertinentes sur la seule base des revenus», explique Johan Van Der Biest à NewsManagers. «C’est pourquoi nous avons cherché via AlphaSens, un moteur de recherche tiers piloté par l’IA, des entreprises ayant un lien clair avec le métavers, principalement en raison de leur pertinence technologique, de leurs intentions de dépenses ou de leur volonté manifeste d’adhérer au concept du métavers». Deux grands axes ont été identifiés pour la gestion de ce fonds : le backbone du métavers, c’est-à-dire toutes les sociétés qui sont actives dans des technologies qui sont indispensables à la création et au développement du métavers; et les applications du métavers, soit les secteurs qui l’utilisent comme l’industrie, la santé, l’éducation… Le portefeuille se compose de 40 à 70 valeurs, principalement basées aux Etats-Unis. «Le métavers est l’une des avancées les plus passionnantes de l’industrie technologique. Bien qu’il soit encore relativement nouveau, il est déjà clair que son développement entraînera l’ensemble de l’économie. Il va chambouler, et peut-être même révolutionner les secteurs de l’éducation, de la santé, des communications et du divertissement», souligne Johan Van Der Biest. Des enjeux ESG bien spécifiques Classé article 8, le fonds adoptera des critères ESG dans son analyse des titres. Ce qui peut sembler peu compatible avec la thématique du métavers. «Comme pour la plupart des technologies, il existe des possibilités d’applications durables, avec des impacts positifs, et des risques d’applications non durables ou nuisibles», répond Johan Van Der Biest. «Il est évident que pour les trois aspects ESG, il y des points qui méritent davantage d’attention», poursuit-il. « Dans le domaine de l’environnement, le défi est l’augmentation de la demande énergétique pour l’utilisation des applications numériques. Sur l’aspect social, la protection des données et la confidentialité, les jeux d’argent, la cybercriminalité, la protection des utilisateurs et la dépendance au jeu sont autant de sujets auxquels il faut être attentif » selon le responsable adjoint de la gestion. Enfin, sur le sujet de la gouvernance, «les entreprises technologiques ont souvent des actionnaires majoritaires avec des structures de propriété complexes, nécessité d’un conseil d’administration efficace et de comités indépendants pour assurer une gestion sûre de toutes les parties prenantes», observe Johan Van Der Biest. «Dans notre sélection de valeurs, nous tenons compte de tous ces aspects ESG. Dans l’analyse des parties prenantes (interaction avec les employés, les clients, les investisseurs, la société, les fournisseurs et l’environnement) et dans l’analyse de l’activité (ou on prend en compte le changement climatique, raréfaction des ressources, évolution démographique, évolution technologique et bien-être), ces aspects sont pris en considération», assure le responsable. En plus de cette analyse ESG, Candriam exclut les entreprises les moins bien classées compte tenu des controverses spécifique liées au métavers La gamme thématique de Candriam compte actuellement treize fonds représentant 9 milliards de dollars d’actifs. L’idée de cette gamme est d’exploiter le potentiel de croissance des mégatendances structurelles à long terme comme la santé, l’environnement, la technologie et la démographie.
Natixis Investment Managers va vendre 100 % du capital d’AlphaSimplex Group, sa société de gestion américaine spécialisée dans les alternatives liquides, à Virtus Investment Partners. Les encours concernés sont de 10,9 milliards de dollars. Basée à Boston, AlphaSimplex a été fondée en 1999 par Andrew Lo, un professeur de finance du Massachusetts Institute of Technology. Natixis IM avait racheté la société en septembre 2007. Elle gérait alors 550 millions de dollars. Le nouvel actionnaire d’AlphaSimplex, Virtus, est un groupe américain réunissant plusieurs sociétés de gestion. AlphaSimplex restera donc dans un univers multi-boutiques. Virtus va aussi chercher à reprendre les deux fonds de droit américain et un fonds domicilié à Luxembourg gérés par AlphaSimplex. L’opération devrait être bouclée au premier trimestre 2023.
M&G Investments vient d’annoncer la promotion de Rebecca Broadbent, jusqu’ici responsable relations clients depuis 2020, au rang de directrice commerciale au sein de l’équipe de distribution wholesale britannique. La société de gestion a également nommé Katie Hammond en tant que responsable relations clients au sein de l’équipe de partenariats. Rebecca Broadbent sera chargée du renforcement de la présence de M&G au sein du marché de la gestion de fortune à Londres, avec un focus sur des family offices. Avant de rejoindre M&G en 2020, elle a travaillé chez Legg Mason, qui a été acquise par Franklin Templeton en 2020, comme responsable relations clients. Au début de sa carrière, elle a été analyste d’information de la gestion chez Brown Shipley entre 2012 et 2016. Katie Hammond, pour sa part, sera responsable d’épauler Jasmine Miller et David Halfacre avec des partenariats stratégiques, dont l’élargissement de l’offre de M&G aux sociétés de notation, aux banques mondiales et aux conseilleurs financiers indépendants au Royaume-Uni. Elle arrive de Liontrust Asset Management, où elle était chargée de soutenir les ventes au Royaume-Uni pour des produits multi-actifs depuis 2019. Auparavant, elle a travaillé chez Brooks Macdonald comme gérante assistante. M&G Investments gérait 348 milliards de livres sterling au 30 juin 2022.
La barre symbolique des 500 milliards d’euros a été franchie! Le montant des encours sur le Livret A et sur son petit frère, le Livret développement durable et solidaire (LDDS), a atteint précisément le niveau record de 500,3 milliards d’euros au mois de septembre, selon les chiffres de la Caisse des dépôts. Dans le détail, les sommes déposées sur le seul Livret A s’élèvent à 369,7 milliards d’euros après une collecte nette de 2,67 milliards d’euros en septembre (et 4,49 milliards en août). Les encours du LDDS ont grimpé de 470 millions d’euros, à 130,6 milliards. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 30,6 milliards d’euros alors que le taux de ces deux livrets réglementés a été relevé à deux reprises, en février et en août dernier. Il s’élève actuellement à 2%. Lors de l’exceptionnel millésime 2020, la collecte nette s’était élevée à 35,21 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année.
A l’occasion du renouvellement de ses cinq commissions consultatives, l’Autorité des marchés financiers (AMF) recherche de nouveaux profils, de nouvelles expertises susceptibles d’éclairer les décisions du Collège sur l’évolution de la réglementation et les pratiques des professionnels, des sociétés cotées ou des épargnants. Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 14 novembre 2022. L’AMF compte 5 commissions consultatives, composées chacune d’une vingtaine d’experts nommés pour un mandat de 3 ans renouvelable. Le régulateur recherche certains types de profils. Pour sa commission Epargnants, il a besoin d’experts en matière de finance durable, d’innovation et de digitalisation, et recherche un représentant de jeunes investisseurs. Pour sa commission Opérations et information financières des émetteurs, l’AMF recherche des experts sur l’information financière ou extra-financière, les enjeux ESG, le gouvernement d’entreprise, et les opérations financières (prospectus, offres au public, etc.), et sur l’audit des informations des sociétés. Pour sa commission Organisation et fonctionnement du marché, des expertises sur le fonctionnement du marché secondaire des instruments financiers, sur la protection des investisseurs, et sur les sujets innovants sont attendues. Pour sa commission Activités de compensation, de conservation et de règlement livraison, l’AMF recherche des spécialistes du « post-marché », y compris les techniques bilatérales de réduction des risques et de collatéralisation, et des innovations dans ces domaines et/ou challenges techniques et juridiques liés à ces innovations. Enfin, pour sa commission Gestion et investisseurs institutionnels, l’AMF fait appel à des experts dans la gestion d’actifs, et plus spécifiquement sur le risque de liquidité, la distribution transfrontalière, l’information extra-financière et les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, les actifs numériques et les différentes stratégies d’investissement.
Ecofi a annoncé ce 21 octobre trois recrutements pour sa gestion et sa force commerciale. La société a recruté Alexis Robert comme gérant monétaire en mai dernier, sous la responsabilité de Maxime Deherly. Après une première expérience chez CBT Gestion en tant que gérant junior, il avait rejoint Hugau Gestion en février dernier. Florent Wabont est lui recruté comme économiste. Après une expérience d’assistant-gérant à la Banque de France, il a intégré Amadeis en tant que consultant, responsable de l’analyse macroéconomique et de la stratégie auprès des investisseurs institutionnels. Enfin, la société a recruté Julie Perraux au poste de commerciale. Elle est notamment en charge des conseillers en gestion de patrimoine, et de la clientèle des réseaux Crédit Coopératif et BTP Banque.Julie Perraux a démarré sa carrière chez Edmond de Rothschild IM au middle-office avant de rejoindre Primonial en 2011 en tant que conseiller en gestion de patrimoine. Banquier privé junior chez Crédit Agricole Private Banking, Luxembourg, puis consultante au Crédit Suisse Private Banking, Paris, elle effectue deux années de césure où elle a co-dirigé une école de plongée. Elle était depuis juin 2019 assistante commerciale chez Neuflize OBC. Par ailleurs,Alix Roy est, elle, titularisée commeanalyste ISR, après un stage de six mois.
Groupama AM vient de recruter Sofiane Atrou comme gérant multi classes d’actifs. Il sera chargé de la gestion des fonds Groupama Horizon Actions Monde, Groupama Horizon Actions Europe, Groupama Obligations Monde et Groupama Prudente. Il arrive de la maison-mère Groupama, où il était analyste de solutions d’investissements depuis cinq ans. Auparavant, il a travaillé trois ans comme analyste de performance puis d’investissement et d’allocation chez Axa.
Nouvelle évolution dans la gouvernance de Comgest. Arnaud Cosserat, l’actuel président-directeur général et directeur des investissements, va céder la direction des investissements (CIO) à Franz Weis. Le dirigeant se concentrera sur son rôle de PDG.
Les investisseurs internationaux ont une nouvelle fois orienté leurs flux majoritairement vers les actifs jugés les moins risqués. Entre le 13 et le 19 octobre 2022, la collecte nette des fonds monétaires a atteint 14,5 milliards de dollars, selon le Flow show, le bulletin d’analyse hebdomadaire des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré parBofA Global Research. Depuis le début du trimestre la classe d’actifs a attiré plus de 100 milliards de dollars alors qu’entre le premier et le troisième trimestre, le segment avait décollecté 213 milliards. Preuve d’une certaine recherche de sécurité, si les fonds obligataires ont, dans leur ensemble, enregistré une décollecte de 12,2 milliards de dollars, la dette souveraine, elle, a collecté 4,1 milliards. Les retraits ont été principalement effectués sur les fonds de dettes d’entreprise investment grade (-10,1 milliards de dollars), émergentes (-2,8 milliards) et d’obligations municipales (-1,4 milliard). Dans l’univers des actions, les fonds sur les titres américains ont reçu la grande majorité des flux (12 milliards de dollars). Outre le succès des grandes capitalisations (9,5 milliards), les fonds tech ont atteint le milliard de dollars d’argent frais. La décollecte dans la région se limite principalement aux fonds de matériaux (-2,1 milliards) et de petites capitalisations (-0,8 milliard). Dans le reste du monde, les fonds d’actions japonaises ont reçu 0,5 milliard de dollars, tandis que les fonds d’actions européennes ont rendu 2,5 milliards, et ceux sur les émergents 0,5 milliard.
Vontobel Asset Management a recruté Nicolò Olivieri en tant que relationship manager en Italie au sein de son équipe commerciale dédiée à la clientèle retail et wholesale dirigée par Dario Carfizzi. L’intéressé vient de Vanguard où il était commercial. Avant cela, il a travaillé pour M&G.
BlackRock a lancé le fonds BGF Sustainable Global Allocation Ucits en Europe afin de répondre à la demande des investisseurs qui souhaitaient intégrer des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) au BGF Global Allocation Fund1. Ce dernier compte à ce jour 15 milliards de dollars d’encours. Le nouveau fonds comprend un cadre ESG intégrant les critères durables tout au long de son processus d’investissement afin de répondre aux principales règles de finance durable en Europe. Le fonds sera géré selon la philosophie d’investissement du BGF Global Allocation Fund, offrant un portefeuille multi-actifs diversifié, flexible et sans contrainte. Les objectifs du fonds en matière de durabilité sont atteints grâce à l’utilisation d’un dispositif interne qui évalue et classe les investissements sous-jacents en fonction de leurs externalités positives et négatives. Le fonds investira au moins 50 % de ses actifs dans des titres classés comme ayant des externalités positives et exclura les titres ayant des externalités négatives. L’approche dynamique permet d’intégrer l’impact des risques tant financiers que sociétaux liés aux pratiques ESG. Le fonds sera géré par l'équipe Global Allocation Investment, composée de plus de 30 personnes, dirigée par Rick Rieder. La devise de base du fonds sera libellée en dollar américain.
Le contexte macroéconomique difficile, marqué par le conflit en Ukraine, l’inflation et la hausse des taux d’intérêt, ne doit pas être confondu avec le long terme. La société de gestion Tikehau Capital, spécialisées dans les actifs alternatifs, a ainsi affiché sa confiance dans ses perspectives de croissance lors de la publication de ses chiffres d’activité pour le troisième trimestre 2022. Au 30 septembre, la société compte 36,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion, en hausse de 10% comparés aux 33 milliards d ‘euros affichés au 31 décembre 2021. Dans les prochains mois, la société s’attend à ce que ces encours croissent encore pour atteindre 37 milliards d’euros, déclare le groupe dans un communiqué. Sur les 9 premiers mois de l’année, sa collecte nette a progressé de 14% sur un an, atteignant 4,3 milliards d’euros, dont 1,1 milliard pour le troisième trimestre. Les stratégies de marché privés, regroupant la dette privée, les actifs réels et le private equity, ont affiché une collecte de 1,4 milliard d’euros sur les trois derniers mois, en progression de 34% par rapport à la même période l’année précédente. Sur les 9 premiers mois de 2022, la collecte nette de ces stratégies atteint 4,8 milliards d’euros, contre 3 milliards en 2021, précise la société. En revanche, les fonds répondant à la réglementation Ucits (correspondant à la gamme Capital Market Strategies) ont subi une décollecte de 300 millions d’euros ce dernier trimestre, portant la décollecte sur les neufs premiers mois de l’année à 500 millions d’euros, soit environ 10% des actifs gérés avec cette stratégie. Business as usual Malgré l’environnement adverse, la société a réussi à déployer au troisième trimestre 1,6 milliard d’euros de capital. C’est un peu moins que la somme de 1,8 milliard déployée au deuxième trimestre, mais cela reste supérieur à la moyenne de moyen terme de la société, qui se situe aux alentours de 1,5 milliard. Tikehau dispose au 30 septembre de 5,8 milliards de «poudre sèche» (dry powder, c’est-à-dire des sommes sur lesquelles des investisseurs se sont engagées et disponibles immédiatement pour investir), un niveau équivalent à celui constaté à la fin du mois de juin. Côté désinvestissement, la société a effectué pour 800 millions de cessions au troisième trimestre, pour un total de 1,4 milliard d’euros depuis le début de l’année. Sur cette période, 60% des désinvestissements ont été réalisés au sein des stratégies de dette privée, 22% sur les actifs réels et 18% sur le private equity. Parmi les désinvestissements notables de la société cette année figurent le remboursement du financement mis en place pour le courtier d’assurance français Odealim en dette privée ainsi quela cession de son investissement dans le Groupe Rougnon ou encore celui de GreenYellow, dans le private equity. Dans les prochains mois, la société compte profiter de l’environnement complexe pour se démarquer par rapport à la concurrence. Alors que le non coté a longtemps été porté par le levier, la hausse des taux pourrait avantager des sociétés qui présentent structurellement un levier inférieur au marché, comme c’est le cas pour Tikehau. L’heure n’est cependant pas à la croissance externe, car si le marché peut encore se consolider, les vendeurs n’ont peut-être pas aujourd’hui revus la valorisation de leur société à la baisse. Contrairement aux acheteurs.
La société de gestion UOB Asset Management a annoncé le lancement d’un fonds ETF, dénommé UOBAM Ping An ChiNext Exchange-Traded Fund (ETF). Il s’agit d’un premier ETF lancé à la suite du Memorandum of Understanding (MoU) entre la Bourse singapourienne, la Singapore Stock Exchange (SGX), et Shenzhen Stock Exchange, conclu en 2021. Cet accord permet aux investisseurs singapouriens et chinois d’accéder des ETF nourrices cotés aux Bourses locales. Le nouvel ETF d’UOBAM et Ping An, coté à la Bourse SGX à partir du 7 novembre, permettra aux investisseurs particuliers d’accéder au marché chinois ChiNext. Ce dernier est normalement limité aux investisseurs institutionnels chinois et étrangers. Ce véhicule répliquera l’indice ChiNext, qui comprend une centaine d’actions chinoises A-shares de Shenzhen Stock Exchange. La répartition sectorielle inclut les industriels (41,1%), les soins de santé (22,4%), la technologie informatique (13,5%) et la finance (7,7%). Ce fonds ETF aura une période d’offre initiale (Initial Offering Period) à partir du 21 octobre jusqu’à sa cotation en Bourse.
Abrdn vient de réaliser la cotation en Bourse d’un fonds ETF à la Bourse australienne, l’Australian Stock Exchange. Dénommé abrdn Sustainable Asian Opportunites Fund, il s’agit d’un premier fonds ETF actif de la société de gestion écossaise à être coté en Australie. Abrdn compte également à lancer d’autres fonds indiciels actifs et durables dans le continent, «qui sera une partie intégrale de la stratégie de produit et la distribution dans cette région», a précisé Brett Jollie, managing director pour l’activité australienne. Cet ETF vise à investir dans une soixantaine d’actions asiatiques (hors Japon). Il suivra le benchmark MSCI AC Asia ex-Japan Index.
BlackRock dispose d’une équipe en son sein qui conseille les chefs d’Etats, les banques centrales et les institutions financières en temps de crise, écrit le Wall Street Journal. Cette équipe, simplement appelée financial markets advisory group, propose ses analyses de risque, ses stress tests et valorisation d’actifs à des clients comme la Banque centrale européenne, le gouvernement de la Grèce ou les grandes banques américaines. C’est cette équipe qui a discuté le mois dernier avec Volodymyr Zelensky, le président de l’Ukraine. Elle a aussi aidé la Federal Reserve à orchestrer le sauvetage de Bear Stearns en 2008 et à réaliser ses rachats d’obligations pendant la pandémie en 2020. Elle a travaillé avec le Vatican pour que son portefeuille soit conforme à la réglementation au début des années 2010, selon des sources proches du dossier. Parfois, Larry Fink, le patron de BlackRock, participe en personne aux discussions. L’équipe est relativement petite: 250 personnes dans une société qui en compte 18.400. Elle ne gagne que peu d’argent. Au troisième trimestre, la totalité des services de conseil de BlackRock a rapporté 35 millions de dollars, soit 0,8 % des revenus totaux. BlackRock n’a pas souhaité préciser la part qui venait de l’équipe financial markets advisory.
La société de gestion allemande DWS vient d’annoncer la promotion de Dirk Goergen, directeur mondial de la division clients depuis 2018, au rang de directeur général pour les Amériques, à partir du 1er janvier 2023. Il succédera à Mark Cullen, qui va se retirer de son poste à la fin d’année et partir le printemps prochain pour faire valoir à ses droits à la retraite. Dirk Goergen, actuellement membre du comité exécutif, assumera cette nouvelle responsabilité, toute en exerçant ses fonctions actuelles. Il va s’installer à New York, où il supervisera également l’Americas Leadership Council, qui gère les opérations de la société de gestion. Avant de rejoindre DWS, Dirk Goergen était directeur commercial pour des clients privés (head of private clients sales) chez Deutsche Bank, la maison mère, en Allemagne. Il était responsable du développement de la distribution digitale ainsi que des branches traditionnelles de la banque. Auparavant, il a travaillé chez Bain & Company, où il a été chargé de la stratégie du développement et des projets de transformation au sein des grandes institutions financières DWS souhaite renforcer sa présence aux Amériques, notamment aux Etats Unis. La société de gestion allemande augmentera ses investissements dans cette région, afin de renforcer sa plateforme US Xtrackers ainsi qu’accroitre ses capacités dans la gestion alternative, a précisé Stefan Hoops, directeur général de DWS dans un communiqué de presse. DWS gérait 833 milliards d’euros au 30 juin 2022.
Rothschild & Co vient d’embaucher Marie-Clémence Peuch en tant que gérante pour des actifs privés, selon un post sur LinkedIn. Elle arrive de la Banque Transatlantique, où elle était conseillère en private equity depuis 2020. Elle a démarré sa carrière chez BNP Paribas Wealth Management en 2008 au même poste, avant de travailler comme banquière privée depuis 2018.
Ostrum Asset Management (Ostrum AM), un affilié de Natixis Investment Managers, lance Ostrum Credit 6M, un fonds crédit très court terme. Répondant à des enjeux de gestion de la trésorerie à un horizon de six mois, le fonds est investi sur un univers plus large que le monétaire, principalement investment grade, ce qui lui permet de bénéficier de sources de valeur ajoutée additionnelles, sur un spectre plus important de maturités (du «jour le jour» à «2-3 ans») ou de typologie d’actifs. Le fonds intègre l’analyse de l’impact des facteurs ESG (Environnement, Social, Gouvernance) sur la qualité de crédit et les risques/opportunités et devrait être labellisé ISR d’ici au premier trimestre 2023. Ostrum Credit 6M est géré par Fairouz Yahiaoui et Thibault Michelangeli, tous deux gérants obligataires expérimentés, qui s’appuient sur l’une des équipes de recherche crédit interne les plus larges en Europe. Le nouveau fonds étoffe la gamme de solutions crédit court terme d’Ostrum AM composée désormais de cinq fonds aux expositions investment grade et high yield variées, avec des horizons d’investissement allant entre 6 mois et 3 ans. Ostrum gère 46 milliards d’euros d’encours en fonds monétaires et 9 milliards d’euros d’encours en fonds crédit court terme.