Efficacité opérationnelle et résilience de l’activité commerciale dans un contexte difficile. C’est ainsi que Valérie Baudson a résumé les résultats du troisième trimestre 2022 publiés ce 28 octobre par Amundi. La filiale cotée en gestion d’actifs du Crédit Agricole SA a fait état d’un résultat net ajusté en hausse de 5% sur le trimestre à 283 millions d’euros. Et ce alors même que le groupe a enregistré une décollecte sur ses actifs gérés de près de 13 milliards d’euros sur les trois mois se finissant en septembre. Les encours ont diminué de 2% pour s’afficher à 1.895 milliards d’euros. Sur le plan commercial, la directrice générale d’Amundi a mis en avant une décollecte limitée à 3,5 milliards d’euros si l’on ne retient que les actifs de moyen et long terme, c’est-à-dire hors monétaire. Le marché retail en France a collecté 900 millions d’euros tandis que l’international est aussi «bien orienté». Le retail enregistre une collecte positive en Allemagne, Italie et Espagne. Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi, a souligné la bonne résistance des revenus à 758 millions d’euros sur le trimestre, grâce à la légère progression des commissions nettes de gestion favorisée par la collecte sur le retail et en gestion active, qui figurent parmi les activités les mieux margées. L’ensemble des co-entreprises décollecte par contre 1,3 milliard d’euros sur trois mois «en raison de sorties en produits de trésorerie et en Channel Business en Chine(produits gérés en extinction depuis deux ans dans sa co-entreprise avec ABC en raison d’une évolution réglementaire, ndlr)». Mais en actifs moyen et long terme, les flux sont positifs de 3,8 milliards d’euros, notamment grâce à l’Inde et la Corée. Pour Valérie Baudson, la co-entreprise indienne SBI MF «conforte sa position de leader» dans le pays. Le groupe a par ailleurs indiqué que l’intégration opérationnelle de Lyxor était totalement achevée et qu’il en recueillait les premiers fruits. Le rachat avait été signé fin décembre 2021, les équipes ont été intégrées en mars, les entités juridiques fusionnées en juin et les migrations informatiques viennent de se terminer. Les premières synergies de coûts ont été enregistrées au troisième trimestre et devraient monter en puissance d’ici la fin de l’année. Valérie Baudson a confirmé les objectifs de synergies issues de la fusion, à savoir 60 millions d’euros en année pleine dès 2024 pour les synergies de coûts, et 30 millions en année pleine dès 2025 pour les synergies de revenus. La dirigeante a confirmé aussi l’ensemble des objectifs du plan 2025 annoncé en juin, «malgré les conditions de marché difficiles». Interrogée sur son appétit quant à une acquisition qui pourrait se présenter justement en raison des conditions de marché actuelles, la directrice générale a rappelé qu’Amundi était un « consolidateur naturel du marché». «L’intégration de Lyxor a montré que nous avions cette expertise, assez rare finalement dans l’industrie de la gestion (..), de savoir assembler des sociétés de gestion avec efficacité. Si des opportunités se présentent et que les conditions de marché le permettent, nous les regarderons avec attention à condition qu’elles répondent à notre stratégie (…)», a-t-elle commenté tout en ajoutant que la croissance organique était la priorité.
A l'occasion du Climate Finance Day, le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire a jugé que la Place de Paris n’était pas à la hauteur des engagements de l’Accord de Paris.
La part des fonds verts et durables augmente sur la place financière de Paris. Le constat s’appuie sur les statistiques publiées ce jeudi par l’Observatoire de la finance durable pour l’année 2021. Il avait déjà été tiré par d’autres associations plus tôt cette année. L’Observatoire de la finance durable est co-pilotépar les fédérations professionnelles de l’industrie financière française (AFG, FBF, France Assureurs, France Invest et l’ASF) et Finance For Tomorrow, branche de Paris Europlace récemment rebaptisée Institut de la finance durable. Selon les données de l’association française de la gestion (AFG), les encours des fonds verts de sociétés de gestion locales ont augmenté de 38% sur un an pour atteindre 71,3 milliards d’euros fin décembre 2021. Les fonds d’obligations durables, vertes ou solidaires distribués par des sociétés de gestion françaises affichaient 124,1 milliards d’euros fin décembre 2021, soit un bond de 91% par rapport à fin 2020. Quelque 96 milliards d’euros d’encours étaient comptabilisés dans les stratégies spécialisées sur les obligations vertes au 31 décembre 2021. De manière globale, les encours investis dans des fonds labellisés durables, verts et/ou solidaires en France ont plus que doublé passant de 326,1 à 656,7 milliards d’euros, soit 17% des encours gérés en 2021. Néanmoins, ces chiffres sont à placer dans le contexte de la refonte à venir du label ISR français, qui devrait bientôt exclure le charbon et d’autres énergies fossiles. Aussi un certain nombre de fonds durables ont été recalés des listes de fonds considérés comme tels par des entités comme l’agence de notation de fonds Morningstar. Autre statistique, l’Observatoire de la finance durable, via les données de l’AFG, recense quelque 2.108 milliards d’euros investis dans des produits Article 8 et 9 dans le sens du règlement européen sur la publication d’informations extra-financières Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ce montant équivaut à54,5% des encours gérés en 2021 et représente une hausse de 33% par rapport au montant observé en 2020. Un chiffre qu’il convient de manier avec prudence dans la mesure où la classification SFDR des fonds demeure du ressort des gestionnaires d’actifs. Enfin, selon les statistiques publiées ce jeudi, les encours investis dans des fonds à impact de sociétés de gestion françaises. Ceux-ci atteignaient 60 milliards d’euros fin 2021, soit 1,5% des encours gérés en France. Sur ces60 milliards, 28 milliards étaient investis dans des fonds visant l’objectif de développement durable numéro 13, à savoir les mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques.
Le gestionnaire d’actifs américain Nuveen, filiale du groupe TIAA, a entériné, ce jeudi, un accord définitif pour l’acquisition d’une part majoritaire du capital du gérant de dette privée britannique Arcmont Asset Management. Ce rachat, qui doit être finalisé au cours du premier semestre 2023, inclut l’acquisition de la part minoritaire détenue par le fonds Dyal Capital Partners IV dans Arcmont. Les détails concernant l’aspect financier de la transaction n’ont pas été rendus publics. Nuveen juge cette acquisition complémentaire avec ses activités de private equity et de dette privée en Amérique du Nord gérées par Churchill Asset Management. Arcmont a été établi en 2011, d’abord comme équipe de dette privée de Bluebay Asset Management avant de prendre son indépendance en novembre 2019. Elle compte une centaine d’employés répartis dans six bureaux européens dont un à Paris. La firme a levé plus de 26 milliards de dollars de capitaux et engagé 20 milliards de dollars à travers 270 transactions en Europe. Les deux sociétés, Churchill et Arcmont, seront réunies en une même structure dénommée Nuveen Private Capital, qui deviendra l’un des plus gros gérants de dette privée au monde avec 60 milliards de dollars de capitaux investis, plus de 240 employés et près de 600 clients institutionnels et family-offices. Chaque entité gardera cependant sa marque et restera dirigée par son management actuel. Aucun changement ne sera apporté aux équipes d’investissement respectives. Ken Kencel, président et directeur général de Churchill, et Anthony Fobel, directeur général d’Arcmont, seront nommés co-directeurs généraux de Nuveen Private Capital, rattachés à William Huffman, responsable des actions et obligations chez Nuveen et futur président de Nuveen Private Capital. Les encours gérés sur le crédit alternatif par Nuveen s’élèveront à 178 milliards de dollars à l’issue de l’opération.
Le fournisseur américain de fonds indiciels cotés (ETF) Global X ETFs, propriété de Mirae Asset Global Investments depuis 2018, vient de recruter Tristan Grossetete en qualité de directeur des ventes pour les régions francophones. Basé à Londres, l’intéressé a annoncé la nouvelle, ce jeudi, sur son profil LinkedIn. Il a évolué dans un poste similaire précédemment chez Neptune puis chez Liontrust Asset Management lorsque ce dernier a racheté Neptune.
L’écart entre Jair Bolsonaro, le président, et son concurrent, Luiz Inácio Lula da Silva, a fortement diminué. Le vainqueur sera confronté à d’importants défis économiques.
Le volume d'électricité à bas coût disponible pour les concurrents d’EDF via le mécanisme de l’Arenh sera ramené à 100 térawattheures (TWh) en 2023, contre 120 TWh en 2022, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Afin de limiter la hausse des tarifs de l'électricité pour les ménages en 2022, le gouvernement a demandé à EDF de vendre davantage d'électricité nucléaire à prix réduit à ses concurrents, dans le cadre du dispositif d’accès régulé à l'électricité nucléaire historique (Arenh). Un décret publié à la mi-mars a ainsi relevé le plafond de l’Arenh de 100 TWh à 120 TWh pour l’année en cours. «J’ai toujours dit que c'était une mesure exceptionnelle. Nous avons donc décidé de revenir à 100 térawattheures de volume pour 2023», a expliqué le ministre.
Les trimestres se suivent et se ressemblent pour Janus Henderson. La société de gestion a encore accusé des rachats nets au troisième trimestre 2022. Elle a vu sortir 5,8 milliards de dollars, en léger ralentissement par rapport aux 7,8 milliards de dollars de retraits au deuxième trimestre et aux 6,2 milliards de dollars au premier trimestre. Sur les neuf premiers mois de l’année, la décollecte se monte à 19,8 milliards de dollars, presque cinq fois celle observée sur l’ensemble de l’année 2021 (-4,2 milliards de dollars). La décollecte a concerné toutes les classes d’actifs, notamment les actions (-4,1 milliards de dollars) et l’obligataire (-1,2 milliard de dollars). «Les rachats nets dans tous les domaines sont alimentés par l’incertitude sur les marchés et la sous-performance de court terme dans des stratégies clés», commente la société de gestion. Les encours ont décliné de 8 % sur le trimestre à 274,6 milliards de dollars. Réductions de coûts Le bénéfice d’exploitation du troisième trimestre est ressorti à 120,7 millions de dollars, contre 143,9 millions au deuxième trimestre et 248,3 millions au premier trimestre. Ali Dibadj, le directeur général de Janus Henderson, a profité des résultats pour annoncer des réductions de coûts de 40 à 45 millions de dollars d’ici à fin 2023. Ces réductions de coûts seront contrebalancées par des investissements pour la croissance. Janus Henderson a parallèlement présenté une stratégie en trois volets. Le premier vise à protéger et faire croître les activités cœur de métier, notamment l’activité auprès des intermédiaires aux Etats-Unis. Ensuite, la société veut étendre sa gamme, notamment dans les solutions multi-asset, les alternatives liquides, l’ESG et les produits actions et obligations différenciants. Enfin, troisième volet de la stratégie, Janus Henderson veut continuer à se diversifier, notamment via des acquisitions. «Nous cherchons activement des opportunités dans des domaines ciblés pour combler notre gamme et nous étendre dans de nouveaux domaines dans lesquels les clients veulent travailler avec nous, comme le crédit privé et l’assurance», indique la société. Janus Henderson a récemment été cité parmi les prétendants au rachat de l’activité américaine de gestion d’actifs de Credit Suisse.
La société de gestion française Amundi figure dans la liste de présélection de la banque thaïlandaise Kasikornbank Pcl, afin de prendre une participation dans l’activité de gestion d’actifs de cette dernière, selon Bloomberg. Les deux autres candidats présélectionnés sont les entreprises de capital investissement CVC Capital Partners et TPG. Aucune décision n’a pas encore été prise. Depuis avril, Kasikornbank Pcl (plus connue sous le nom de KBank) cherche un partenariat stratégique afin de renforcer sa division de gestion d’actifs. La deuxième plus grande banque de Thaïlande travaille encore à la finalisation des conditions de ce partenariat, notamment sur l’ampleur de la part à prendre dans son activité de gestion d’actifs, majoritaire ou minoritaire. KBank s’attend à recevoir des offres fermes dès les prochaines semaines.
UBS Fund Distribution (Shenzhen) Company Limited, la filiale de distribution de la banque éponyme, vient d’annoncer le lancement d’une plateforme digitale de services de gestion de fortune en Chine. Dénommée WE.UBS, il s’agit d’une première plateforme numérique en Chine lancée par un gérant mondial. WE.UBS offre un service digital ainsi qu’une planification financière basée sur le big data et le point de vue du directeur des investissements d’UBS. Cette plateforme compte plusieurs partenariats avec des gérants externes afin d’offrir des solutions d’investissement locales et mondiales. A travers cette plateforme digitale, UBS souhaite renforcer sa présence en Chine, où le nombre d’individus fortunés va dépasser les 56 millions de personnes cette année. Une grande partie d’entre eux résident à Shenzhen et dans le Greater Bay Area.
Le hedge fund spécialisé sur les crypto-actifs Strix Leviathan vient de recruter Matthew McBrady en tant que responsable de la stratégie. Il conseillera la société sur sa stratégie d’investissement et supervisera ses projets de croissance. Matthew McBrady vient de BlackRock où il était dernièrement directeur de la gestion du hedge fund multi-stratégies de BlackRock, un fonds de 1,5 milliard de dollars qu’il avait lancé en 2014. Il a travaillé précédemment chez Silver Creek Capital Management et Bain Capital.
Fidelity International et sa filiale d’actifs numériques Fidelity Digital Assets viennent de coter un fonds indiciel coté (ETF) sur le Bitcoin à la Bourse de Hong Kong. Destiné aux investisseurs qualifiés, ce véhicule est investi directement dans le Bitcoin. Le gérant a lancé un fonds similaire pour les marchés européens au début de cette année. A travers ce lancement, Fidelity souhaite répondre à une demande croissante en Asie-Pacifique pour les actifs digitaux, a souligné Rajeev Mittal, managing director pour l’Asie-Pacifique (hors Japon) chez Fidelity International. «Ce n’est qu’une première étape, nous prévoyons d’apporter d’autres solutions d’actifs numériques à nos clients à l’avenir», a-t-il ajouté. Fidelity International est en train de renforcer sa division d’actifs numériques avec plusieurs recrutements à Boston, New York, London et Dublin. Depuis mai dernier, la société de gestion a embauché près de 100 salariés au sein des divisions de services clients, des opérations, de la technologie, du marketing et de la compliance, selon Bloomberg. A la suite de ce recrutement, la division d’actifs comptera près de 500 personnes au début d’année prochain.
Le groupe Raise, fondé en 2013 par Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, a annoncé la nomination de l’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation (de 2020 à 2022) en tant que senior advisor, un poste de conseil et de mise en relations non salarié. Les sociétés de gestion et de capital investissement sont très friandes de ce genre de personnalités pour les entourer et les conseiller. Raise, qui gère environ 1,5 milliard d’euros, précise ainsi que l’ancien ministre «apportera son expérience et son expertise». Ingénieur agronome, des Eaux et Forêts, Julien Denormandie a débuté sa carrière au ministère de l’Economie et des Finances, à Paris et à l’Ambassade de France en Egypte. En 2012, il est nommé au cabinet du ministre des Finances, Pierre Moscovici, et de la ministre du Commerce Extérieur, Nicole Bricq. Puis, en 2014, il devient directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Julien Denormandie rejoint ensuite le gouvernement: d’abord, sous le gouvernement d’Edouard Philippe, où il occupe la fonction de secrétaire d’Etat à la cohésion du territoire, puis de ministre délégué à la Ville et au Logement; ensuite sous le gouvernement de Jean Castex où il devient ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. En septembre 2022, à la suite de cet engagement politique, Julien Denormandie rejoint la cleantech Sweep, évoluant dans le secteur de la gestion du carbone pour les entreprises, en tant que chief impact officer.
Chris Cummings, actuel directeur général de l’association britannique de la gestion d’actifs Investment Association, a été élu, mercredi, président du board de l’association internationale des fonds d’investissement International Investment Funds Association (IIFA). Son mandat est d’une durée de deux ans. Il succède à José Carlos, directeur général de l’association brésilienne des marchés financiers et de capitaux, et devient le premier britannique à accéder à cette fonction. Par ailleurs, Sally Wong, directrice générale de l’association des fonds d’investissement de Hong Kong, a été élue présidente adjointe du board de l’IIFA.
C’est le jour J et les observateurs ne devraient pas être déçus. Le groupe bancaire Credit Suisse a dévoilé ce matin un vaste plan de réorganisation qui correspond assez bien aux rumeurs qui ont égrené la presse ces derniers jours et que Credit Suisse résume ainsi dans son communiqué : «restructuration radicale de la banque d’investissement, transformation accélérée des coûts et renforcement et réaffectation du capital». Tout cela sera en partie financé par deux augmentations de capital d’un montant total de 4 milliards de francs suisses, et dont l’une verra l’entrée au capital de Saudi National Bank qui s’est engagé à souscrire à hauteur de 1,5 milliard ou 9,9% du capital. La banque prévoit de diminuer sa base de coûts de 15% ou environ 2,5 milliards de francs suisses pour atteindre 14,5 milliards en 2025. Cela passera surtout par une réduction drastique des effectifs qui vont passer de 52.000 postes à temps plein à la fin du troisième trimestre 2022 à 43.000 postes d’ici la fin 2025, soit 9.000 postes supprimés. La banque a déjà commencé et prévoit de supprimer 2.700 emplois au quatrième trimestre 2022. Elle a aussi commencé à réduire de 50% ses dépenses de conseil et de 30% ses dépenses de sous-traitance pour le second semestre 2022. Le directeur général Ulrich Körner explique qu’il s’agit d’un «moment historique» pour le groupe avec un «nouveau modèle intégré», centré sur la gestion de patrimoine, la banque en Suisse et la gestion d’actifs. Il assure que «le nouveau conseil d’administration s’attache à restaurer la confiance par la mise en œuvre sans relâche et responsable de notre nouvelle stratégie, où la gestion des risques reste au cœur de tout ce que nous faisons» Dans la banque d’investissement, l’entité Credit Suisse First Boston aux Etats-Unis va récupérer son autonomie et devenir une banque conseil. Le groupe veut aussi créer une structure de défaisance pour ses activités non stratégiques. Le responsable de l’activité de banque d’investissement, Christian Meissner, a décide de quitter la banque avec effet immédiat, annonce le communiqué. Credit suisse a aussi passé un accord-cadre et d’exclusivité en vue de transférer une partie importante de son activité de produits titrisés (GPD) à un groupe d’investisseurs dirigé par Apollo Global Management et composé de Pimco. Alors que la banque est empêtrée dans de nombreux scandales, son président Axel P. Lehmann s’est livré à un petit mea-culpa dans le communiqué: «En 166 ans, Credit Suisse a construit une franchise puissante et respectée, mais nous reconnaissons qu’au cours de ses dernières années, nous nous sommes dispersés». Credit Suisse convoquera une assemblée générale extraordinaire le 23 novembre pour se prononcer sur son projet d’augmentation de capital. Ces annonces ont été effectuées en parallèle de la publication des résultats trimestriels du groupe. Credit Suisse a accusé une perte nette de 4,03 milliards de francs suisses au troisième trimestre, à comparer à un bénéfice de 434 millions de francs suisses un an plus tôt, tandis que son produit net bancaire a chuté de 30%, à 3,8 milliards de francs suisses.
Les fonds Ucits d’obligations catastrophes ont subi le contrecoup de l’ouragan Ian. Leurs encours ont baissé de 8% au troisième trimestre 2022, pour atteindre 8,08 milliards de dollars fin septembre, selon le média spécialisé Artemis. La chute s’est concentrée durant ce dernier mois, avec -4,3%, période durant laquelle s’est produit l’ouragan Ian, qui a touché principalement les Antilles et le Sud-Est des Etats-Unis. Risk Management Solutions estime que le coût des dégâts pour les Etats-Unis se situe entre 53 et 74 milliards de dollars. Toutefois, ces encours sont tout de même en hausse de 43% sur deux ans, note Artemis. Le plus gros fonds de la catégorie est le GAM Star Cat Bond Fund, géré par Fermat Capital, avec 2,4 milliards de dollars d’encours.
La société de gestion indépendante montréalaise Quadra Capital Partners (Quadra), en collaboration avec le groupe Walter, a annoncé, ce mercredi, un partenariat exclusif avec Carmignac, pour devenir le distributeur de la gamme de fonds Carmignac auprès des investisseurs canadiens. « Nous sommes ravis de nous associer à Quadra au Canada. Son équipe montréalaise jouera un rôle essentiel dans la promotion de notre marque dans le pays », commente Eric Helderlé, cofondateur et directeur général de Carmignac Gestion Luxembourg, dans un communiqué.
Brevan Howard Asset Management, l’un des plus gros hedge funds au monde, va mettre en place une nouvelle structure de frais pour son principal fonds à travers la création d’une nouvelle catégorie de parts, rapporte Bloomberg. Ces frais répercutés («pass through») remplacent les frais standards - la fameuse structure 2+20 (2% pour les frais de gestion et20% de commission de surperformance) - et couvrent tant les hausses de salaires à l’embauche, le paiement des loyers que les divertissements. Ces frais, qui n’ont pas de plafond, peuvent grimper jusqu'à 10% voire plus. Bloomberg explique que cette pratique, déjà utilisée par Millennium Management et Citadel, permet aux hedge funds d’attirer et de rémunérer les meilleurs traders de l’industrie. Brevan Howard applique déjà cette structure de frais depuis 2018 dans un fonds de multigestion, Brevan Howard Alpha Strategies Master Fund, selon l’agence.
La filiale de gestion d’actifs du groupe bancaire espagnol Santander, Santander Asset Management, a connu une décollecte de 2,8 milliards d’euros au cours du troisième trimestre 2022. D’après les résultats de sa maison-mère publiés ce mercredi, les encours de Santander AM atteignaient 192 milliards d’euros fin septembre (contre 189 milliards fin juin), en baisse de 5% par rapport à fin septembre 2021. Les encours gérés de façon durable atteignent désormais près de 38,5 milliards d’euros dont 24 milliards le sont dans des fonds catégorisés Article 8 ou 9 selon le règlement européen SFDR. Santander AM indique également avoir accentué son focus sur les produits alternatifs dont les actifs s’élèvent à 2,6 milliards d’euros répartis entre des fonds internes et de tiers.
VanEck vient de lancer un ETF sur l’économie circulaire, le VanEck Circular Economy Ucits ETF, à la Bourse de Londres. Ce fonds indiciel coté offre un accès aux entreprises qui contribuent au développement de matériaux, de solutions de production et de distribution économes en ressources. L’ETF est indexé sur le MVIS Global Circular Economy ESG ETF, qui suit la performance des entreprises contribuant à l’économie circulaire. Il peut s’agir d’entreprises qui proposent des produits et services pour le traitement et l’assainissement de l’eau, la production d’énergie par le biais de déchets et les biocarburants, qui sont dans le traitement des déchets et les services de recyclage des métaux. Cela peut concerner aussi des produits réalisés à partir de matériaux recyclés ou des services liés au recyclage et à la réutilisation de produits.
Les associations Entreprises pour l’Environnement (EpE) et Finance For Tomorrow, branche de Paris Europlace, ont annoncé ce 26 octobre la formation du Groupe de Consultation français de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD). Ce groupe est ouvert à tous les membres français du Forum de la TNFD et aux membres des deux associations. La TNFD travaille actuellement sur la création d’un cadre de gestion et de reporting sur les risques et opportunités liées à la nature. Elle est menée par quatre organisations partenaires cofondatrices : le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Initiative financière du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP FI), le Fonds mondial pour la nature et Global Canopy.
Un an après son lancement en fanfare, le premier ETF à suivre le prix du bitcoin a perdu plus d’argent que tout autre ETF nouvellement créé, rapporte le Financial Times. ProShares avait lancé son fonds Bitcoin Strategy en octobre 2021. Celui-ci a eu un succès sans précédent dans l’histoire des ETF, amassant plus de 1 milliard de dollars lors de sa première semaine d’existence sur le New York Stock Exchange. Mais un an après, le cours du fonds a chuté de 70 %, selon des données de Morningstar Direct pour le FT. Et alors qu’ils avaient atteint 1,8 milliard de dollars, ses actifs ne sont plus qu’à 624 millions de dollars. Morningstar calcule que l’ETF a brûlé 1,2 milliard de dollars confiés par les investisseurs, soit le pire lancement jamais enregistré.
L'établissement financier liechtensteinois LGT a annoncé cette semaine avoir ouvert un bureau de banque privée à Hambourg en Allemagne, dix ans après avoir quitté ce marché. La firme compte ouvrir d’autres bureaux à l’avenir. Celui de Hambourg compte 15 employés, et est dirigé par Torsten Hein et Joerg Finck. Les encours de la clientèle de LGT Private Banking s'élevaient à 203,7 milliards de francs suisses à fin juin.
La société de gestion américaine T Rowe Price vient de promouvoir Elsie Chan, jusqu’ici directrice de la distribution en Asie (hors Japon), au rang de directrice de la distribution en Asie-Pacifique. Elle remplacera Nick Trueman, qui a été nommé au poste de directeur de la distribution pour l’EMEA. Elle sera rattachée à Scott Keller, directeur des Amériques, de l’Asie-Pacifique et l’EMEA. Elsie Chan est arrivée chez T Rowe Price en 2015, où elle était responsable pour la distribution en Asie. Auparavant, elle a été directrice de la distribution wholesale en Asie chez UBS. Elle a occupé le poste de responsable commerciale pour des clients institutionnels chez ABN AMRO Asset Management et Allianz Global Investors à Hong Kong. Au début de sa carrière, elle a été analyste chez Merrill Lynch à New York et Chicago. La promotion d’Elsie Chan a conduit à la nomination d’une équipe de direction dans cette région. Glen Lee a rejoint la société de gestion américaine en tant que directeur de l’activité intermédiaire en Asie (hors Japon) à partir de juillet. Sae Joon Choi, basé à Singapour, a été nommé directeur de la distribution institutionnelle en Asie de Sud-Est et la Corée. George Chow, basé à Hong Kong, occupe le même poste pour la Chine.
Marché. Dans un contexte de remontée des taux redonnant le sourire au trésorier disposant de liquidités à placer, les étals du marché proposent une grande diversité de produits au fil de la longue échelle du rendement/risque. L’offre s’enrichit même, Ostrum Asset Management notamment complétant sa palette avec le fonds Ostrum Credit 6M. Fonds monétaire ou crédit court terme ? « Fonds crédit très court terme », « solution de substitution » en tant qu’« alternative aux fonds monétaires standard », plaide l’asset manager, qui souhaite « répond[re] à des enjeux de gestion de la trésorerie à horizon six mois » en investissant sur des maturités du « jour le jour » à « deux-trois ans ». Horizon de court terme, investissement liquide, conversion facile en montant connu de trésorerie et risque négligeable de changement de valeur sont autant de critères mis en avant, caractérisant la notion d’« équivalent de trésorerie » si chère aux trésoriers.
Bloomberg annonce couvrir désormais les émissions carbone de 100.000 entreprises. Cet ensemble de data comprend les émissions déclarées par l’émetteur, mais également, lorsque celles-ci sont incomplètes, voire inexistantes, des estimations basées sur un modèle d’intelligence artificielle (IA). Dans ce cas, Bloomberg recourt à un process de machine learning intégrant plus de 800 points de données, pour estimer les scope 1 et 2 sur la base de données historiques remontant à 2010. L’année dernière, Bloomberg a également publié le scope 3 de différents secteurs, comme celui du pétrole et du gaz, des métaux et des mines. Ces estimations sont accompagnées d’un score de fiabilité qui s’appuie sur l’échelle proposée par le Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF).