Henrik du Toit, directeur général de la société de gestion Ninety One, «anticipe» la persistance de conditions de marché difficiles dans un avenir proche. Le gestionnaire d’actifs coté à Johannesburg et à Londres n’a pas échappé à la dégradation de l’environnement de marché sur le plan international. Sur les six derniers mois, Ninety One a connu une baisse d’encours de 8%, ressortant à 132,3 milliards de livres fin septembre, selon un point intermédiaire publié par la société ce mardi. La décollecte a atteint 3,2 milliards de livres sur la période dont 2,2 milliards sur les fonds actions et 825 millions sur les fonds multi-actifs. Ces sorties proviennent majoritairement des clients institutionnels de la région Asie-Pacifique (Moyen-Orient inclus).
UBS La Maison de Gestion a annoncé ce 15 novembre le lancement de deux stratégies à échéance: LMdG Float to Fix 2027 et LMdG IG Fix 2025. Le premier est un fonds à horizon 2027 qui investit sur des émissions en euro, majoritairement dans des émetteurs investment grade et dans la limite maximum de 40% de l’actif, dans des titres à haut rendement de notation minimum B-. Le second est un fonds à horizon 2025. Il investit dans des obligations investment grade, exclusivement libellées en euro. Ces fonds sont gérés par Radoslav Radev et Alexandre Ferci.
Deuterium Capital Management, hedge fund américain basé à Clearwater dans l’Etat de Floride, a reçu, le 10 novembre, l’aval de l’Autorité des marchés financiers pour la commercialisation de son fonds long/short actions Deuterium Global Dynamic Allocation Long/Short auprès des investisseurs français, a appris NewsManagers. Il s’agit du premier fonds - domicilié dans une Icav irlandaise - enregistré en France par Deuterium Capital Management. La stratégie était simulée depuis 2013 aux côtés de la version long-only du fonds Global Dynamic Allocation. Elle se compose de quatre portefeuilles, utilise les mêmes données et systèmes de notations que le fonds long-only avec néanmoins des positions longues et courtes (contrats à terme sur les actions mondiales, secteurs des actions américaines, dollar par rapport aux principales devises et contrats à terme sur les principales obligations souveraines). Le hedge fund investit dans un large éventail de classes d’actifs: actions, dette, devises, matières premières, biens immobiliers et cash. Ancien gérant de Jupiter, Merian Global Investors et Kestrel Investment Partners, John Ricciardiest le gérant principal du fonds et responsable de l’allocation d’actifs mondiale au sein du hedge fund.
Après sa chute vertigineuse du 10 novembre, l’action a bondi de 10% mardi, enchainant sur une troisième séance de hausse. Plusieurs courtiers se montrent rassurants sur l’entreprise.
Dans son plan à moyen terme, le Crédit Agricole met l’accent sur deux nouveaux métiers animés par ses caisses régionales, dont l’accompagnement de la transition.
Nelson Peltz a quitté le conseil d’administration de Janus Henderson où il était administrateur indépendant non exécutif. Le directeur général et associé fondateur du fonds activiste américain Trian avait rejoint la société de gestion d’actifs américaine au début de cette année après être entré au capital. En février, Trian détenait plus de 16 % de Janus Henderson. Trian ne relâche pas pour autant la pression sur Janus Henderson, puisque Nelson Peltz sera remplacé par Brian Baldwin, associé et analyste senior chez Trian. De plus, Ed Garden, directeur des investissements et associé-fondateur de Trian, reste administrateur. Trian avait obtenu le départ de l’ancien directeur général de Janus Henderson, Dick Weil. Parallèlement, John Cassaday a été nommé pour succéder à Richard Gillingwater comme président du conseil d’administration de Janus Henderson. John Cassaday a été président et directeur général de Corus Entertainement jusqu’en 2015.
Les indices climatiques alignés sur la trajectoire des Accords de Paris, les fameux Paris Aligned Benchmarks, sont trompeurs selon Laurent Chaudeurge, co-gérant du fonds BDL Transitions et porte-parole de la gestion de BDL Capital Management. Dans une tribune diffusée ce mardi, l’intéressé s’en est pris à la «simplification illusoire et dangereuse» de la lutte contre le réchauffement climatique personnifiée par les indices climatiques. Il dénonce le fait que l’objectif de ces indices est avant tout de réduirel’intensité des émissions de gaz à effet de serre alors que la Terre a besoin d’une réduction absolue des émissions. Laurent Chaudeurge en déduit que les Paris Aligned Benchmarks ne peuvent satisfaire leur promesse alors que dans le même temps, le montant absolu des émissions de CO2 monte et le réchauffement climatique s’aggrave. Le co-gérant du fonds BDL Transitions souligne quepour promettre une intensité d’émissions inférieure de moitié à l’économie dans son ensemble, ces indices excluent la plupart des entreprises actives dans le charbon, le pétrole, le gaz naturel ainsi que les utilities dont l’intensité carbone est supérieure à 100 gCO2/KWh. Il voit «une aberration» dans le fait que «les secteurs les plus émetteurs de CO2peuvent continuer à émettre autant, voire plus, sans que cela n’ait d’incidence sur la promesse des indices climatiques». « Pour tenir la promesse d’une réduction de l’intensité des émissions de 7% par an, les gestionnaires de ces indices construisent des algorithmes qui optimisent le poids des entreprises en fonction de leurs émissions. En « assemblant le puzzle différemment », il est ainsi possible de tenir cette promesse sans qu’aucune entreprise de l’indice ne baisse son intensité de 7% par an, encore moins ses émissions absolues.Pour résumer, ces indices climatiques, en voulant trop simplifier les choses, avancent des promesses qui sont trompeuses. En suivant ces indices pour se donner bonne conscience, l’investisseur se cache les yeux et se bouche les oreilles pour ne pas voir le problème. C’est un comportement dangereux car il retarde la gestion efficace du réchauffement climatique», écrit-il. Face aux indices climatiques qu’il qualifie aussi de «fictifs», le porte-parole de la gestion de BDL Capital Management leur préfère le dialogue, le vote et le dépôt de résolution.
Invesco a recruté Luca Simoncelli en tant que stratégiste en investissements en Italie. L’intéressé vient de Fideuram AM où il était gérant de portefeuilles multi asset senior. Il a travaillé plusieurs années pour BlackRock. Chez Invesco, Luca Simoncelli sera chargé de fournir des analyses, approfondissements et commentaires sur les marchés afin d’identifier des stratégies de construction de portefeuilles calibrées sur les objectifs des clients.
Carmignac a annoncé ce 15 novembre la promotion de Joffrey Planque au poste de directeur régional en charge des Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants (CGP) à Paris et pour les régions Nord et Est au sein de l’équipe développement commercial France. Il est entré chez Carmignac en 2016 en qualité de spécialiste produits obligataires.
Dans son plan à moyen terme, le Crédit Agricole met l’accent sur deux nouveaux métiers animés par ses caisses régionales, dont l’accompagnement de la transition.
Le groupe financier américain Wintrust (52 milliards de dollars d’encours) va acquérir les activités de gestion d’actifs de Rothschild & Co en Amérique du Nord. Les deux groupes ont annoncé avoir trouvé un accord pour cette opération. Précisément, Great Lakes Advisors, filiale de Wintrust, s’est engagé à racheter Rothschild & Co Asset Management US et Rothschild & Co Risk Based Investments. Ces deux entités gèrent des encours cumulés de 8 milliards de dollars dans des stratégies actions pour le compte d’institutionnels et d’intermédiaires financiers. Les termes financiers de la transaction, dont la clôture est attendue début 2023, n’ont pas été dévoilés. François Pérol, associé directeur de Rothschild & Co a indiqué qu’en ce qui concerne la gestion d’actifs et de fortune, la firme se concentrera sur le développement de cette activité en Europe. Elle y gère un peu plus de 18 milliards de dollars.
Après sa chute vertigineuse du 10 novembre, l’action a bondi de 10% mardi, enchainant sur une troisième séance de rebond. Plusieurs courtiers se montrent rassurants sur l’entreprise.
En pleine réorganisation, Credit Suisse annonce avoir signé la vente d’une partie «importante» de son portefeuille d’actifs titrisés «Securitized Products Group» (SPG) et d’autres activités de financement connexes à Apollo Global Management (Apollo). Cette transaction, ainsi que la vente envisagée d’autres actifs du portefeuille à des investisseurs tiers, devrait réduire les actifs du SPG de 75 milliards de dollars à environ 20 milliards, grâce à une série de transactions qui devraient être achevées d’ici la mi-2023, indique Credit Suisse. Les 20 milliards d’actifs restants, qui génèreront des revenus pour soutenir la sortie des activités du SPG, seront gérés par Apollo dans le cadre d’un accord de gestion d’une durée de cinq ans. La majorité des équipes du SPG seront transférées vers Apollo. Credit Suisse précise qu’il assurera également le financement d’une partie des actifs transférés à Apollo. La clôture de la transaction est prévue au premier semestre 2023, sous réserve des approbations réglementaires, du consentement des clients et des autres conditions de clôture habituelles.
AllianceBernstein a ajouté sa signature à la plus grande coalition financière pour le climat, la Net Zero Asset Managers (NZAM), qui fait partie de la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ), rapporte Les Echos. Un mouvement tactique, alors que la COP27 fait pression sur les banques et les sociétés de gestion pour jouter un rôle dans la baisse des émissions de carbone, indique le journal. Blackstone et Pimco ont pour le moment préféré s’abstenir, rappelle le quotidien, face au contexte politique américain de moins en moins favorable aux aspirations des gestionnaires d’actifs pour la finance verte, considérée par les républicains comme contradictoire avec leur obligation fiduciaire.
HSBC Asset Management vient d’annoncer le lancement d’un fonds obligataire dénommé HGIF Global Emerging Markets Corporate Sustainable Bond fund. Ce véhicule vise à investir dans des obligations d’'entreprises domiciliées dans des marchés émergents, ayant une contribution aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies. Ce fonds intégrera des objectifs de durabilité lors de l’analyse d’entreprise. Il désinvestira des entreprises qui ne sont pas en mesure d’améliorer la durabilité de leurs activités conformément aux objectifs fixés. Il est classifié article 9 sous le règlement européen, Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Le fonds sera supervisé par L. Bryan Carter, directeur de la dette émergente et géré par Caroline Keany et Julio Obeso. Ce véhicule a déjà attiré l’intérêt des investisseurs institutionnels. Le fonds de pension finlandaise Varma y a investi 50 millions de dollars. HSBC AM comptait 574 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.
Anaxis AM vient de recruter Scott Kiman comme responsable de clientèle institutionnelle en France. Il arrive du courtier britannique IG, où il était également commercial. Par le passé, il a travaillé comme assistant trader chez Société Générale CIB avant de rejoindre NYSE Euronext, où il a travaillé sur la plateforme BondMatch. Il a également travaillé dans le conseil en gestion de fortune chez Alveo Conseil.
C’est confirmé: la nouvelle banque de détail née de la fusion des réseaux Société Générale et Crédit du Nord prendra juridiquement forme au 1er janvier prochain. La Société Générale a obtenu les autorisations réglementaires nécessaires, a-t-elle fait savoir lors de la publication de ses résultats. Outre la création d’une marque unique «SG» et un découpage en 11 régions, le groupe va revoir son modèle et son offre à destination de la clientèle fortunée. La fusion s’accompagnera de la création d’une nouvelle banque patrimoniale avec près d’un millier de conseillers dédiés dans les 1.450 agences que le groupe comptera en 2025 après la finalisation des regroupements. Ces équipes seront le fruit de la mutualisation des collaborateurs de la Société Générale et du Crédit du Nord, même si le groupe prévoit également de recruter, précise-t-il à L’Agefi. A l’échelon supérieur le nouvel ancrage régional sera respecté avec onze directeurs commerciaux chapeautant l’animation de cette offre. Un accompagnement différencié de la banque privée La Société Générale compte se distinguer de ses concurrents en capitalisant sur les synergies avec sa banque privée, tout en maintenant un accompagnement différencié et une relation de proximité pour la clientèle patrimoniale. Les clients détenant entre 150.000 et 500.000 euros d’avoirs seront suivis par les banquiers patrimoniaux dans le réseau SG, tandis qu’au-delà de 500.000 euros ils seront renvoyés vers la banque privée. Jusqu’ici, l’offre de banque privée n’était accessible qu’à partir d’un million d’euros dans le réseau Crédit du Nord. Le seuil d’accessibilité de l’offre de banque privée de la Société Générale reste volontairement plus élevé que les autres banques françaises, de l’ordre de 150.000 à 250.000 euros selon les établissements. «Nous considérons que ce segment de clientèle a des besoins spécifiques qui n’ont pas forcément besoin d'être traitéspar des banquiers privés», explique à L’Agefi Franklin Wernert, directeur adjoint de la banque privée en France. «La nouvelle organisation répond à cet enjeu car cette clientèle a des attentes similaires aux particuliers en banque de détail tout en ayant des attentes fortes en matière d’épargne financière», ajoute Frédéric Largeron, directeur de la banque patrimoniale pour la nouvelle banque de détail. Une direction de l’offre commune Si elle segmente davantage sa clientèle, la Société Générale misera sur la complémentarité en développant «un continuum» de la banque patrimoniale jusqu’à la gestion privée (entre.500000 et 2 millions d’euros) et la gestion de fortune (au-delà de 2 millions d’euros). Elle met en place une direction de l’offre commune à sa banque privée et sa banque patrimoniale. «Nous réunissons les équipes dédiées à l’offreafin d’augmenter le niveau d’expertise proposé aux clients patrimoniaux. Ils bénéficieront de l’innovation de la banque privée en matière de produits, et l’offre sera adaptée et calibrée en fonction de leurs profils», précise Frédéric Largeron. La banque patrimoniale devrait enrichir sa gamme courant 2023 en matière de private equity et de pierre papier. «Le banquier patrimonial dans le réseau pourra aussi s’appuyer sur les outils digitaux développés par la banque privée, comme ‘coach financier’, une solution digitale de conseil en arbitrage pour les contrats d’assurance vie», ajoute Franklin Wernert. La nouvelle banque de détail SG mettra notamment l’accent sur les professionnels et les chefs d’entreprise, une clientèle clé au Crédit du Nord. Ils disposeront dans la future organisation de conseillers dédiés traitant l’ensemble de leurs besoins au titre de la vie privée et professionnelle. «Ils s’appuieront sur l’expertise proposée par la banque patrimoniale», souligne Frédéric Largeron. Avec son ancrage territorial renforcé, la banque rouge et noire espère à terme ravir des parts de marché aux banques mutualistes. Du côté de la banque privée, la fusion permettra de changer de taille avec 85 milliards d’euros d’actifs gérés, contre 67 milliards d’euros aujourd’hui. Les clients Crédit du Nord bénéficieront de la mutualisation de l’offre en ayant accès à des produits proposés par la Société Générale, à l’instar des offres «passions» en matière d’art, de vin, de philanthropie ou les fonds de private equity lancéspar Bpifrance. La banque privée prendra elle aussi le virage de la proximité avec une vingtaine de sites pour recevoir et accompagner ses clients en régions, en complément de son siège parisien boulevard Haussmann.
Mirova a annoncé avoir suspendu toute communication et publicité sur Twitter pour «une période indéterminée» dans un post Linked-In. Cette décision fait suite à la récente prise de contrôle du réseau social par Elon Musk, le milliardaire fondateur de Tesla. «Le récent changement de direction chez Twitter et les annonces qui ont suivi soulèvent de sérieuses questions sur la gouvernance et l’impact social, humain et politique de la plateforme, notamment en ce qui concerne sa politique de modération», écrit la société de gestion du groupe Natixis Investment Managers. Mirova indique qu’elle réétudiera la situation dans les semaines à venir.
Julius Baer India vient de recruter Akul Juneja en tant que managing director et conseiller senior pour l’activité de gestion de fortune dans la partie nord du pays. Basé à New Delhi, il sera rattaché à Vrinda Mahadevia, directrice de la gestion de fortune. Akul Juneja arrive de la banque HDFC, où il était directeur senior régional pour l’Inde du Nord au sein de la banque privée depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez ICICI Bank pour près de 16 ans. Il y a rejoint en 2003 comme responsable relations avant d’être promu au rang de responsable commercial régional en 2007. Il a ensuite été nommé directeur régional de la gestion de fortune en 2010. Au début de sa carrière, il a été analyste recherche chez CRISIL entre 2001 et 2003. Julius Baer a également recruté quatre responsable relations senior: Dhanmesh Tripathi, Abhishek Chopra, Munish Kumar et Sourabh Aggarwal. Ils seront rattachés à Akul Juneja. Ces nominations font partie de la stratégie de la transformation en Inde, où la banque privée souhaite élargir son activité de la gestion de fortune onshore. Julius Baer veut doubler ses responsables clients ainsi que des encours sous gestion et sa présence dans davantage des villes indiennes.
Axa Investment Managers vient d’embaucher Simon King en tant que directeur commercial de la division wholesale pour le Royaume-Uni, selon un post sur LinkedIN. Basé à Londres, il sera responsable du développement de l’activité wholesale ainsi que la commercialisation de la gamme de produits obligataires, des actions thématiques et d’impact. Simon King arrive de Bellevue Asset Management, où il était responsable du développement commercial depuis 2019. Auparavant, il a été directeur de la gestion des relations discrétionnaires pour le Royaume-Uni et l’Irlande chez T Rowe Price. Il a également travaillé comme responsable des relations clients à Londres pour Woodford Investment Management de 2014 à 2016. Il a aussi été responsable commercial pour Thames River Capital de 2003 et 2014. Il a démarré sa carrière chez Cazenove Capital Management, où il a été responsable marketing de 1999 à 2003.
BlackRock vient de confirmer la reclassification de 17 produits ETF, représentant 26 milliards de dollars d’encours, catégorisé actuellement article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Il s’agit notamment des ETF qui suivent des indices de transitions dénommés Paris Aligned Benchmark (PAB) et Climate Transition Benchmark (CTB), tels que définis par la Commission Européenne. «La décision de reclassifier ces fonds a été prise à la lumière des nouvelles normes techniques de niveau 2 pour la réglementation SFDR et des recommandations à jour», a précisé BlackRock lors d’une déclaration officielle. Le gendarme financier européen, l’ESMA (European Securities and Markets Authority), a précisé que les fonds classifiés article 9 devraient être totalement investis dans des activités durables. Ce n’est pas le cas avec ces indices, qui cherchent plutôt à favoriser des entreprises qui fournissent des efforts sur la transition vers une économie bas-carbone. Le niveau 2 du SFDR, qui rentrera en vigueur à partir du janvier prochain, oblige les sociétés de gestion de divulguer davantage des précisions sur les approches de durabilité de leurs fonds. Cette évolution règlementaire a également touché la gestion passive d’autres gérants. UBS, Deka, et Amundi sont en train d’étudier la reclassification de leurs gammes de produits indiciels.Invesco vient de reclassifier cinq fonds ETF d’article 9 à 8, selon un communiqué aux porteurs de parts. Cette évolution impactera également la gestion active de certains gérants. NN Investment Partners, Axa Investment Management, Robeco Institutional Asset Management BV, Pacific Investment Management Co., Van Lanschot Kempen NV et Neuberger Berman Group LLC sont d’autres sociétés de gestion qui ont reclassifié leurs fonds article 9, selon Bloomberg. BlackRock, pour sa part, a maintenu la classification actuelle d’article 9 pour ses 13 fonds actifs.
First Sentier Investors (FSI) vient d’obtenir la certification B Corp (B Corporation), laquelle est accordée aux entreprises répondant à certaines normes en matière de performance sociale et environnementale, de transparence et de responsabilité. Les entreprises certifiées B Corp sont des organisations à but lucratif qui doivent démontrer leur engagement à construire une économie plus inclusive et durable. Pour arriver à la certification, B Lab entreprend un ‘B Impact Assessment’, qui permet de juger les entreprises dans une série de catégories, notamment la gouvernance, les collaborateurs, la communauté, l’environnement et les clients. Le processus d'évaluation mesure l’impact social et environnemental d’une entreprise en analysant les politiques internes, les partenariats, les résultats environnementaux, les contributions sociales, les mesures utilisées pour suivre l’impact et les méthodes employées pour s’assurer que son impact est positif. Afin de recevoir cette certification, les entreprises doivent obtenir un score minimum de 80. First Sentier Investors a obtenu un score de 107,2 points. Les entreprises certifiées B Corp sont évaluées tous les trois ans afin de vérifier qu’elles continuent de respecter les normes qui sont par ailleurs évolutives.
Le fonds souverain d’Arabie Saoudite,le Public Investment Fund (PIF), a annoncé la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec la société de gestion américaine BlackRock.
La société de gestion alternative britannique Man Group a établi un bureau dans la capitale espagnole Madrid et nommé Luis Martin en qualité de managing director pour les ventes dans la péninsule ibérique. Luis Martin officiait précédemment chez BMO GAM en tant que responsable de l’Europe du sud et de l’Amérique latine après un passage chez JP Morgan et BlackRock. L'équipe en charge des ventes en Espagne est également composée deKyril Saxe-Coburg, associé et managing directordes ventes dans la péninsule ibérique basé à Londres ainsi que Tasio Del Castano, responsable des ventes pour la péninsule ibérique basé à Madrid. Paola Arce est, elle, responsable du marketing pour la péninsule ibérique et l’Amérique latine. Man Group explique avoir observé un regain d’intérêt des clients en Espagne et dans la péninsule ibérique pour des solutions de gestion active long-only et alternative. Par ailleurs, Man GLG, filiale de Man Group, a accueilli Sof Yiannakas, fondateur de EOF Partners et ancien responsable des actions du family office de George Soros, qui s’occupera de la gestion d’une nouvelle stratégie long/short actions européenne. Deux analystes d’EOF Partners,Andreas Christoforou and Giorgi Tevzadze, l’ont rejoint chez Man GLG. Man Group gérait 138,4 milliards de dollars d’encours à fin septembre.
Gonet & Cie SA et Arab Bank (Switzerland) Ltd. ont annoncé en fin de semaine dernière avoir scellé un partenariat stratégique dans la gestion de fortune, créant un acteur conseillant 10 milliards de francs suisses d’encours. Arab Bank (Switzerland) Ltd. va prendre une participation majoritaire dans la holding familiale détenant Gonet & Cie SA, entité du groupe Gonet opérant en Suisse et détentrice par ailleurs de Gonet Bank & Trust (Bahamas) Ltd. Chaque entité conservera son autonomie de gestion, son nom et sa licence bancaire. Une nouvelle holding détiendra à terme les deux entités, Arab Bank (Switzerland) Ltd. et la holding familiale, sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires concernées. Nicolas Gonet rejoindra le conseil d’administration de Gonet & Cie SA pour en prendre la présidence dès 2024 et Jean-René Lepezel, membre du comité exécutif de la banque, lui succède au poste de directeur général, avec effet au 1er janvier 2023. Jean-Pierre Roth, vice-président du conseil d’administration d’Arab Bank (Switzerland) Ltd. et ancien président de la Banque nationale suisse, siégera au conseil d’administration de Gonet & Cie SA en tant que vice-président. Enfin, Serge Robin, le directeur général d’Arab Bank (Switzerland) Ltd., rejoindra le conseil d’administration de Gonet & Cie SA. Côté produits, cette alliance va permettre aux clients de Gonet d’accéder aux offres d’investissements alternatifs d’Arab Bank Switzerland, dont le financement de négoce de matières premières, les fonds immobiliers, le private equity et les actifs digitaux. L’ensemble des opérations projetées est soumis à l’approbation des autorités réglementaires concernées.
La banque privée et société de gestion suisse Syz Group a obtenu, la semaine dernière, le feu vert de la Banque centrale d’Uruguay pour y ouvrir son bureau à Montevideo. Il s’agira du premier bureau de la firme en Amérique latine. Plus précisément, la licence attribuée à Syz Wealth Management lui permettra d’opérer en tant que conseiller en investissement sur le marché uruguayen.
La société de gestion allemande DWS a annoncé en fin de semaine dernière avoir aligné sept fonds indiciels cotés (ETF) d’obligations d’entreprises sur des indices Paris Aligned Benchmarks (PAB). Ces sept ETF Xtrackers suivaient auparavant le marché des obligations d’entreprises en euros et en dollars américains à échéances diverses avec une approche ESG. Ils suivront désormais les indices Bloomberg-MSCI Euro/USD Corporate SRI PAB qui visent une réduction de 50% des émissions de carbone par rapport à un indice de référence équivalent non ESG, ainsi qu’une réduction continue de l’intensité carbone de 7% par an.
Janus Henderson Investors vient de recruter Tony Cesar au poste de directeur commercial France. Il est basé à Paris et est rattaché à Jon Dubarbier, directeur de la distribution externe pour la France et Monaco. Il arrive de Groupama Gan Vie, où il était responsable d’analyse et projets transverses, en charge de la mise en place et du suivi de la relation de partenariats stratégiques avec les principaux gestionnaires d’actifs ainsi que du développement et de la mise en oeuvre commerciale de l’offre déléguée dans les réseaux affiliés. Avant cela, il a occupé différents postes chez Natixis et Axa Wealth Management.
La semaine se terminant au 9 novembre a été assez dichotomique dans les flux alloués aux fonds mondiaux, selon le «flow show» de BofA Global Research. Les fonds obligataires et monétaires ont su attirer les souscriptions, de respectivement 3 milliards et 2,4 milliards de dollars, tandis que les fonds actions et ceux sur l’or ont respectivement décollecté 4,6 milliards et 1 milliard de dollars. La catégorie des fonds en obligations affiche cependant une décollecte de 256 milliards depuis le début de l’année tandis que les fonds actions attirent en net 202 milliards. Sur cette dernière catégorie, les fonds en actions européennes ne participent toujours pas aux levées de fonds positives puisque la région subit une décollecte hebdomadaire pour la 39e semaine consécutive (-2,7 milliards). Pendant la semaine analysée, les plus gros flux obligataires se sont dirigés vers les fonds gouvernementaux (+3,7 milliards) et les fonds notés de bonne qualité «investment grade» (+1,9 milliard) tandis que les fonds de dette émergente ont fait fuir les investisseurs (-1,4 milliard). Sur les fonds actions, les investisseurs ont préféré aussi sortir des Etats-Unis (-4,1 milliards) pour la première fois sur les cinq dernières semaines ainsi que du Japon. Les fonds en actions émergentes ont attiré, eux, quelque 200 millions de dollars.