Fin octobre 2013, B2V avait lancé un appel d’offres sur les actions ISR pour un montant de 40 millions d’euros. Nous avons reçu huit dossiers et nous avons interviewé trois sociétés de gestion, déclare Henri Jacks, responsable financier de B2V et Président de Prevaal Finance. L’ensemble des dossiers présentés étaient de très bonne qualité, mais c’est la société de gestion Natixis AM au travers de sa filiale spécialisée MIROVA qui a été retenue. En fonction des résultats de gestion obtenus par cette classe d’actifs, le montant du mandat pourrait progresser.
Financière de l’Echiquier a obtenu le 10 décembre 2013 l’agrément AIFM de l’Autorité des marchés financiers, selon un communiqué envoyé jeudi. Il s’agit de l’une des toutes premières sociétés de gestion indépendantes françaises à se conformer à cette nouvelle réglementation, dans le cadre de l’application de la directive européenne sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs.
Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 3,2% en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, montre l’estimation initiale publiée jeudi par le département du Commerce. Ce chiffre conforme aux attentes du consensus marque un ralentissement par rapport à celui de 4,1% (révisé) du troisième trimestre maisreste supérieur aux anticipations de l’automne. L’activité a été pénalisée début octobre par le «shutdown» pendant plus de deux semaines de la plupart des administrations fédérales pour cause de blocage budgétaire au Congrès. Cela a amputé d’environ 0,3 point de pourcentage la croissance du PIB. La consommation des ménages a été le principal moteur de la croissance américaine au quatrième trimestre. L’effet de restockage a également joué pour 0,4 point de croissance.
Le Premier ministre grec Antonis Samaras a confirmé jeudi que la Grèce avait dégagé en 2013 un excédent budgétaire primaire d’un milliard d’euros avant paiement des intérêts et que cela allait lui permettre de consacrer 70% de ce surplus à l’aide accordée aux Grecs les plus pauvres. Devant les députés de son parti, Nouvelle démocratie, il a également promis d’aller jusqu’au bout de son mandat en 2016, cherchant à couper court aux rumeurs d'élections anticipées pour 2014.
Les promesses de vente ont fortement diminué en décembre, à leur plus bas niveau en plus de deux ans, un signe de ralentissement du marché du logement partiellement dû à la vague de froid qui a paralysé une partie des Etats-Unis. L’Association nationale des agents immobiliers (NAR) a annoncé jeudi que son indice des promesses de ventes, calculé sur la base des contrats de ventes signés le mois dernier, avait reculé en glissement mensuel de 8,7% à 92,4. Par rapport à décembre 2012, la baisse est de 8,8%.
Selon une étude Mercer citée par L’Echo, les rendements financiers moyens dégagés par les actifs des fonds de pension belge."Les fonds de pension belges ont maintenant complètement essuyé les pertes qu’ils avaient subies entre juillet 2007 et mars 2009, période durant laquelle la valeur des fonds avait chuté de près de 30%. Le rendement sur les 10 dernières années s’élève en fin de compte à 4,9% par an,» explique Willy Santermans, responsable chez Mercer.
Les actifs sous gestion de Liontrust Asset Management ont progressé au quatrième trimestre de 6% pour s'établir à 3,6 milliards de livres, a indiqué la société de gestion dans un communiqué.Liontrust précise toutefois que cette évolution est liée pour l’essentiel à l’acquisition fin 2013 de North Investment Partners qui a apporté une collecte nette supplémentaire de 123 millions de livres. Hors acquisition, Liontrust a subi une décollecte nette de 73 millions de livres en raison notamment de la défection d’un seul investisseur dans le Liontrust Global Strategic Bond Fund pour un montant de 106 millions de livres.
Schroders envisage de renommer la gamme des fonds Cazenove Capital multi-manager et de fusionner les deux séries de fonds multi-manager qu’elle propose actuellement, indiquent plusieurs sites spécialisés britanniques.A compter du 24 mars 2014, les sept fonds de la gamme de Cazenove seront présentés comme des fonds Schroders MM. Par exemple, le fonds phare Cazenove Multi-Manager Diversity fund deviendra le Schroder MM Diversity fund.Dans le sillage de ce changement de nom, Schroders fusionnera un certain nombre de portefeuilles dans le courant du deuxième trimestre 2014 afin de ramener les stratégies disponibles de dix à six.Le Cazenove Managed Portfolio fund, renommé Schroder MM Managed Portfolio, sera fusionné avec le Schroder MM diversity Bazlanced, actuellement dénommé Cazenove Multi-Manager Diversity Balanced fund.
La collecte des fonds retail outre-Manche s’est élevée l’an dernier à 20,4 milliards de livres contre 14,3 milliards de livres en 2012, selon des statistiques communiquées par l’association britannique des gestionnaires d’actifs (IMA). Mis à part les collectes exceptionnelles enregistrés durant les années post-crise 2009 et 2010, il s’agit du meilleur résultat depuis l’année 2000, souligne l’IMA dans un communiqué.Cette évolution est due pour l’essentiel à la collecte des fonds actions qui ont attiré 11,4 milliards de livres, un montant jamais vu depuis l’année 2000 (14,3 milliards de livres). La classe d’actifs actions est la plus vendue chaque mois depuis septembre 2012, à l’exception du mois de mars 2013.En revanche, les fonds obligataires, qui avaient été l’an dernier la catégorie la plus vendue en 2012 avec une collecte de 5,6 milliards de livres, a subi l’an dernier une décollecte de 17 millions de livres. Une première pour la classe d’actifs, relève l’association professionnelle, même si le montant est modeste.Les actifs sous gestion s’inscrivaient fin 2013 à 770 milliards de livres, en progression de 16% par rapport à leur niveau de fin décembre 2013.
Le spécialiste du courtage algorithmique, Quantitative Brokers, basé à New York, vient d’ouvrir un bureau à Londres, rapporte le magazine Traders. La société a dans le même temps recruté un vieux routier de la gestion alternative, Jonathan Field, pour piloter ses activités dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).Jonathan Field travaillait précédemment chez AHL, un hedge fund européen où il dirigeait l'équipe «Trading Analytics».
La société de gestion britannique Brewin Dolphin a fait état d’une croissance de 6,5 % de ses revenus à l’issue de son premier trimestre fiscal clos au 31 décembre 2013. Son chiffre d’affaires ressort ainsi à 69,6 millions de livres, contre 65,4 millions de livres un an plus tôt. Cette croissance a été tirée par «une bonne performance des investissements, un afflux nets de nouveaux clients dans notre activité de mandat et les bénéfices d’une structure tarifaire transparente», a commenté la société.Ses actifs sous gestion globaux – incluant les services «execution-only» – ont progressé de 34,9 milliards de livres à fin septembre 2013 à 36 milliards à fin décembre 2013, avec une collecte nette de quelque 100 millions de livres. A eux seuls, les encours des fonds gérés et conseillés ont progressé de 2,5 % en trois mois, pour atteindre 28,9 milliards de livres. Une performance soutenue par la bonne dynamique de sa gestion sous mandat (discretionary funds) dont les encours ont augmenté de 4,2 %, à 22,2 milliards de livres, avec une collecte nette d’environ 300 millions de livres.
Le groupe suédois Coeli Asset Management vient de recruter deux spécialistes des marchés émergents afin de renforcer ses équipes actions sur les marchés frontières, rapporte Citywire.Hans-Henrik Skov et James Bannan travaillaient précédemment chez BankInvest. Le duo gérait les fonds BI-SICAV New Emerging Markets Equities et le BankInvest New Emerging Market Equities, tous deux actuellement les meilleurs fonds sur trois ans dans leur catégorie sur un échantillon de 448 dans la base de données Citywire.Les deux spécialistes, qui vont diriger l'équipe de Coeli AM dédiée aux marchés frontières, devraient piloter le nouveau Coeli Frontier Markets qui devrait être lancé le mois prochain.
Pimco prévoit de lancer 19 ETF à gestion active, rapporte le Wall Street Journal. La société de gestion, qui cherche à diversifier son offre, compte proposer des versions ETF de ses fonds Pimco Income, Pimco Unconstrained Bond, Pimco Municipal Bond et certains de ses fonds StocksPlus et IndexPlus, selon des documents déposés auprès de la Securities and Exchange Commission.
Les demandes de remboursement déposées par les investisseurs dans les hedge funds ont diminué au mois de janvier par rapport au mois précédent. Le SS&C GlobeOp Forward Redemption Indicator, un indicateur avancé mensuel exprimé par un pourcentage par rapport aux actifs sous administration, est revenu à 2,67% après avoir culminé à 5,9% en décembre.L’indicateur se retrouve ainsi à son plus bas niveau depuis janvier 2013, où il s'était inscrit à 2,04%.
Au cours de la conférence de presse annuelle de Deutsche Bank, Anshu Jain et Jürgen Fitschen, les co-présidents du directoire ont rappelé l’objectif final de la banque de réaliser 4,5 milliards d'économies à fin 2015 (2,1 milliards ont déjà été réalisés en 2013), rapporte L’Agefi. Ce qui devrait lui permettre de faire passer son coefficient d’exploitation sous les 65% (contre 92,6% fin 2012). Les dirigeants estiment que Deutsche Bank sera bien positionnée pour renouer avec les acquisitions en Europe - le secteur devant poursuivre sa consolidation.
UBS Global Asset Management a recruté un nouveau directeur général pour sa filiale au Japon en la personne de Keiichi Miki, qui officiait jusque-là chez Lazard Asset Management en tant que responsable de son activité dans le pays, dévoile Asian Investor. Il sera placé sous la direction de Kai Sotorp, responsable de l’Asie-Pacifique pour la société de gestion suisse.Keiichi Miki doit officiellement prendre ses fonctions le 3 février en remplacement de Susumu Okamura qui a quitté UBS Global Asset Management en juillet pour poursuivre d’autres activités. Keiichi Miki avait rejoint Lazard en mars 2010, après huit années passées chez JP Morgan Asset Management en tant que responsable du Japon.
La société de capital risque Seventure Partners, filiale de Natixis, va gérer le fonds d’amorçage Quadrivium 1 dont le lancement a été annoncé mercredi 29 janvier par les établissements de Sorbonne Universités. Le fonds d’Amorçage Quadrivium 1 est un fonds multisectoriel qui accompagnera et financera des jeunes entreprises à fort potentiel de développement, pour des montants allant de quelques centaines de milliers à plusieurs millions d’euros, dans les domaines des technologies de l’information et de la communication (informatique, internet, télécom, robotique, etc.), des sciences du vivant (biotechnologies, santé, etc.) et dans les secteurs à la croisée de ces grands domaines (cleantech, environnement, technologies numériques appliquées à la santé…). Le fonds affiche un montant de 60 millions, avec un premier closing à 35,5 millions. La première dotation a été souscrite par le Fonds national d’amorçage (FNA) géré par Bpifrance pour le compte de l’État dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) à hauteur de 20 millions d’euros et Natixis pour 10 millions d’euros, associés à CNP Assurances, AG2R-la Mondiale, Malakoff Mederic et Revital’Emploi pour un montant total de 5,3 millions d’euros. Le solde est en cours de levée auprès d’investisseurs privés.
Meeschaert Asset Management vient de recruter Sophie Elkrief qui aura pour charge de développer l’offre de solutions de gestion proposée par le groupe avec notamment la création d’une gamme de produits à performance absolue. Elle sera sous la responsabilité directe de Philippe Troesch, président du directoire et directeur des gestions de Meeschaert Asset Management. Par ailleurs, la nouvelle recrue devient membre du directoire et aura pour mission d’accompagner la croissance de la société de gestion et de contribuer à son développement à l’international, indique un communiqué.Sophie Elkrief dispose de 12 ans d’expérience en gestion alternative. Auparavant, elle exerçait chez Dexia Asset Management, où elle occupait depuis 2009 la fonction de responsable adjointe de la gestion alternative, en charge des stratégies fondamentales incluant les situations spéciales, le long/short, le crédit, les convertibles, émergents et matières premières. Elle a été l’un des artisans de la croissance du département de gestion alternative en créant et développant de nombreux produits. Elle a rejoint Dexia Asset Management en 2001, en tant que gérante des fonds d’arbitrage de fusions/acquisitions et situations spéciales dont les encours ont atteint 3 milliards d’euros.
La rechute. Dans son bilan annuel sur la gestion collective en France, Europerformance a Six Company annonce un recul de 17,2 milliards d’euros des actifs gérés par les OPCVM de droit français en 2013, à 755,6 milliards d’euros.D’une année à l’autre, la baisse de l’ensemble atteint 2,2 %, tandis qu’en 2012, les actifs gérés par les fonds de droit français avaient progressé de 5 %. Par rapport au plus haut atteint en 2007, à 951 milliards d’euros, la gestion collective affiche encore un repli de l’ordre de… 30 %. Et ce, en dépit d’un effet performance de 46 milliards d’euros généré l’an dernier par la très bonne tenue des marchés d’actifs risqués.En détail, le marché de la gestion collective a enregistré une nouvelle décollecte globale de 56,8 milliards d’euros. C’est nettement plus qu’en 2012 où les rachats nets avaient atteint 9,9 milliards d’euros. En outre, il s’agit de la sixième année de sorties nettes en… sept ans. Les actifs de court terme ont joué un rôle prépondérant : à eux seuls, ils sont responsables d’une baisse de 42,4 milliards d’euros, en lien avec des taux à des niveaux toujours très bas. Toujours selon l'étude d’Europerformance, la décollecte des fonds de trésorerie de 44,6 milliards d’euros n’a pas pour autant servi la classe obligataire, en proie à des anticipations de remontée des taux. Dans son ensemble, les fonds de cette nature ont perdu en net 723 millions d’euros en 2013, en dépit d’un effet performance de 2 milliards d’euros. A titre de comparaison, la classe d’actifs qui avait fait l’objet d’une demande soutenue en 2012 avait attiré 8,4 milliards d’euros.Du côté des fonds actions, la décollecte est de l’ordre de 3,3 milliards d’euros, plutôt limitée au regard des rachats enregistrés par la classe d’actifs depuis 2 ans, mais très décevante en comparaison du niveau élevé des performances qui ont représenté un effet marché de 32,6 milliards. C’est l’un des grands paradoxes de cette année qui montre la frilosité des investisseurs alors que les fonds de cette nature ont été performants. Pire, il s’agit d’une spécificité française dans la mesure où selon les données de l’EFAMA arrêtées en fin de 3ème trimestre, les fonds de droit luxembourgeois et irlandais, pour ne citer que les marchés les plus dynamiques, ont collecté en net respectivement 35 milliards d’euros et 23,5 milliards d’euros, et ont ainsi largement profité d’un retour des investisseurs sur la classe d’actifs.L’an dernier, les investisseurs sont également restés acheteurs de fonds d’obligations convertibles. Ils ont réuni une demande annuelle de 1,3 milliard d’euros auquel s’ajoute un effet performance de 1,4 milliard. A l’inverse, les fonds diversifiés n’ont pas fait de miracle. La lente érosion constatée depuis 2007 s’est poursuivie. Mais si dans l’ensemble les rachats nets ont atteint 3,9 milliards, il convient de distinguer les fonds à vocation prudente de ceux à la nature plus dynamique. Les fonds à dominante taux ont enregistré un retour «significatif» d’investisseurs pour un milliard d’euros alors que les fonds à dominante actions et les fonds d’allocation mixte ont été sujets à des rachats. «En marge, les fonds à Horizon semblent toujours avoir du mal à convaincre», ajoute Europerformance.Compte tenu de l’ensemble de ces résultats, la structure de l’encours de la gestion collective évolue en 2013. Principalement en raison des changements induits par les rachats de la gestion monétaire et l’effet marché très largement positif des classes d’actifs risqués. Les fonds de trésorerie rassemblent désormais une part de 40% des encours de gestion collective, contre 43% l’an passé et un pic de 51% atteint en 2009. La part des classes d’actifs risqués progresse mécaniquement avec, en particulier, un encours des fonds actions représentant désormais une part de 25% du marché contre 22 % en 2012. Pour leur part, les fonds obligataires représentent 11% du marché, contre 10% un an plus tôt. Les autres classes d’actifs de long terme maintiennent peu ou prou leur position sur un an.
La société de gestion américaine Sterling Capital Funds vient de lancer le Sterling Capital Long/short Equity Fund, qui vient compléter son offre de mutual funds.Le fonds se concentre sur l’appréciation du capital à long terme en allouant des mandats à des gestionnaires externes actions long/short. Le fonds sera piloté par Joshua Wein et James Willis.Fin septembre 2013, les actifs sous gestion de Sterling s'élevaient à 44 milliards de dollars.
En 2013, dans un marché en baisse de 2,2% selon Europerformance (*), la part de l’investissement socialement responsable a atteint 8,7%, enregistrant une progression de 4,2% de ses encours estimés à 65,6 milliards d’euros contre 62,9 milliards fin 2012 (**). Une bonne nouvelle donc même si l’on reste loin de la progression constatée entre 2011 et 2012 (+15,8 %) et surtout de celle relevée entre 2010 et 2011 (+98 %). Dans le détail, on notera que, l’an dernier, plus de 10 % de l’encours des fonds de droit français estampillés ISR (6,5 milliards d’euros) ont été concernés par un mouvement de transfert à partir des encours de la gestion traditionnelle. C’est plus qu’en 2012 mais beaucoup moins que la moyenne annuelle de 19 milliards d’euros entre 2009 et fin 2011. Concernant les souscriptions, le label ISR a connu une évolution similaire à celle de la gestion «classique». Autrement dit, les actifs de court terme ISR ont connu d’importants rachats. Ces derniers s'élèvent à 7,2 milliards d’euros. Autre catégorie en décollecte : les fonds de performance absolue (-11 millions). A l’inverse, les classes d’actifs risqués ont attiré des flux acheteurs mais dans des proportions nettement inférieures (+425 millions d’euros) ventilés entre fonds actions ISR (+109 millions d’euros), fonds d’obligations convertibles ISR (+130 millions d’euros) et fonds d’obligations (+77 millions d’euros). De ce mouvement, il ressort que la part des fonds de trésorerie dans la gestion ISR recule sensiblement. Avec un encours tombé à 40,9 milliards d’euros, ils représentent 62% de la gestion ISR contre 70% un an plus tôt. Une partie de ce recul est captée par les fonds actions qui outre la collecte et l’effet marché ont profité de transformations de fonds (pour 1,7 milliards). De 20 % fin 2012, leur part bondit à 26 %. Enfin, dernière classe d’actifs considérée : les fonds obligataires voient leur encours augmenter de 300 millions en un an. Il représentent ainsi 8 % des actifs ISR. En 2013, une vingtaine de fonds ISR ont vu le jour. Quant au nombre de sociétés de gestion pratiquant de la gestion ISR, il est stable : de l’ordre d’une soixantaine d'établissements. Les filiales de gestion des grands réseaux bancaires et des sociétés d’assurance drainent un peu moins de 90% des encours ISR de gestion collective. Le fait qu’elles disposent des moyens nécessaires pour mener une recherche extra-financière explique en grande partie cette main-mise. A ce jeu, Amundi est la société de gestion dont les actifs gérés ISR sont les plus élevés (30,76 milliards) devant BNP Paribas (6,87 millards), Natixis AM (3,95 milliards) ou Allianz GI France (3,87 milliards). En termes de collecte et décollecte, l’ordre est inversé. Compte tenu notamment des sorties dans le monétaire, Amundi a subi des rachats nets de 4,216 milliards, devant BNP Paribas (-1,398 milliards) et Macif Gestion (-1,01 milliards). Côté collecte nette Allianz GI figure en tête en captant 931 millions d’euros en 2013 devant CPR AM (494 millions) et Aviva Investors (215 millions). (*) Bilan 2013 de la gestion collective (**) Le marché français de l’ISR rassemblait un encours de 149 milliards d’euros en fin d’année 2012, selon les données de Novethic. La part de la gestion collective ISR, c’est-à-dire les fonds ouverts aux investisseurs institutionnels et particuliers à l’exception de l’épargne salariale est estimé par EuroPerformance à 62,9 milliards d’euros.
L’an dernier, pour enregistrer une collecte nette sur leur gamme de fonds de droit français, les gérants avaient le choix. Il fallait évoluer dans une société de gestion généraliste affiliée à une banque ou dans une société spécialiste pour peu que la classe d’actifs travaillée soit des actions. Autre possibilité : revendiquer un mode de gestion particulier - quantitatif en l’occurrence. En chiffres, les premières ont drainé 2,806 milliards d’euros tandis que les spécialistes ont engrangé 2,397 milliards d’euros. Quant aux «quants», ils ont glané 632 millions d’euros. Toujours dans la catégorie des spécialistes mais un cran en deçà, les sociétés de gestion pratiquant de l’allocation d’actifs et de la multigestion et celles dédiées à la gestion de produits de performance absolue ont affiché des souscriptions nettes de respectivement 546 millions et 331 millions. Attention toutefois à certains trompe-l'œil. Au sein de la famille des sociétés de gestion généralistes affiliées à une banque figure un établissement comme CPR AM. Or, à elle seule, la société de gestion dans le giron d’Amundi a collecté en net 2,945 milliards d’euros en 2013 - dont près de deux milliards d’euros sur des produits monétaires contre 339 millions sur ses fonds actions et 197 millions sur l’obligataire. Pour le reste, les collectes relevées par Europerformance auprès de spécialistes principalement investis sur des actions consacrent des établissements comme Métropole Gestion (+931 millions d’euros) ou Financière de l’Echiquier (+816 millions), Moneta AM (+644 millions) ou Fidelity (+417 millions). Cela dit, ce profil de sociétés n'était pas une garantie «tous risques». Comgest avec son biais"marchés émergents» a pâti du retour d’intérêt des investisseurs pour l’Europe (-800 millions). Mandarine Gestion (-180 millions) et Tocqueville Finance (-129 millions) ont également souffert. Côté gestion quantitative, Tobam se présente comme la société de gestion ayant le plus profité du regain d’intérêt des investisseurs. La collecte nette atteint 681 millions d’euros. A noter également la très forte collecte de DNCA Finance sur ses fonds d’allocation. Ces derniers ont absorbé la quasi-totalité des 1,1 milliards de collecte de l'établissement. Pour les sociétés de gestion de tout autre nature, l’exercice aura été plus délicat. Les filiales des réseaux bancaires ont été les plus touchées par les sorties nettes. A elles seules, elles ont perdu… 45,034 milliards d’euros ! La palme revient à BNP Paribas AM qui a subi des rachats nets de 19,474 milliards d’euros, devant Natixis AM (-12,733 milliards) ou Amundi (-3,454 milliards). Dans ce contexte, la Banque Postale AM et CM-CIC, qui enregistrent des sorties nettes de 694 millions et 192 millions respectivement, peuvent s’estimer épargnées… En remontant dans le classement figurent des sociétés spécialisées dans des produits structurés et indiciels (- 5,612 milliards), notamment Lyxor AM (-3,450 milliards). Puis suivent les filiales assurances et mutuelles. Ces dernières offrent cependant un visage contrasté. Dans l’ensemble, elles perdent 5,383 milliards. Cependant, Swiss Life AM France a collecté en net 789 millions d’euros, Aviva Investors France a perdu 2,087 milliards et Axa IM, par exemple, 1,507 milliard. Il faut toutefois noter que dans cette catégorie de sociétés, le poids des monétaires pour expliquer les rachats est prépondérant.Toujours selon Europerformance, les généralistes indépendants dans leur ensemble ont souffert (-3,789 milliards), ainsi que les spécialistes taux (-2,662 milliards). Dans la première catégorie, Carmignac Gestion a mordu la poussière. Les rachats nets sur ses fonds s'élèvent à 3,4 milliards, dont près de 2,4 milliards sur les fonds diversifiés – notamment Carmignac Patrimoine – et 1,1 milliard en gestion actions.Moins touchés, les banques privées ont limité les rachats nets à 682 millions. Sans faire tâche avec les grandes tendances d’allocation, note l’enquête: «la plupart d’entre elles enregistrent des sorties du monétaire et de l’obligataire au profit d’une allocation plus risquée.» A ce propos, précise Europerformance, «Union Bancaire Gestion Institutionnelle affiche une collecte annuelle de 666 millions d’euros captée quasi intégralement par sa gamme de fonds d’obligations convertibles. Lazard Frères Gestion se distingue également par une collecte de 869 millions d’euros sur ses fonds actions, tandis que les sorties du monétaire ramènent la collecte globale de l’enseigne à 455 millions d’euros. EdRAM se distingue aussi par une forte collecte des actifs risqués, notamment 295 millions d’euros en actions et 503 millions d’euros en convertibles, contre des rachats sur l’obligataire qui ramènent à 258 millions d’euros sa collecte globale sur l’année.»
Morningstar a nommé Kunal Kapoor, 38 ans, au poste de « head of information products and clients solutions» pour l’ensemble du groupe. Il reportera directement à Joe Mansueto, PDG du spécialiste de l’analyse financière indépendante. Kunal Kapoor a rejoint le groupe Morningstar en 1997 et il y a occupé plusieurs postes comme ceux de directeur de l’analyse des fonds, de directeur de la stratégie internationale, de président de Morningstar Investment Services ou, enfin, président de la «data division». Depuis 2013, il était responsable des solutions clients.En parallèle, Morningstar a nommé Chris Boruff, 48 ans, jusque-là «head of information products», au poste de «managing director» en charge des «business operations».
Après l’acquisition de NYSE Euronext par IntercontinentalExchange Group (ICE), Société Générale Securities Services (SGSS) a été retenu pour centraliser le retrait de toutes les actions de NYSE Euronext détenues par des intermédiaires financiers au nom d’actionnaires et cotées à la bourse de Paris. Ces actions ont été échangées contre des actions d’ICE et/ou des espèces, radiant ainsi les anciens titres et permettant la création et l’admission des nouveaux titres pour la mise sur le marché, indique un communiqué. L'échange de titres a été mené avec succès jusqu’au 13 novembre 2013 et SGSS travaille à présent sur tous les aspects fiscaux découlant de cette opération. Cette procédure comprend la récupération des impôts retenus à la source, mesure qui s’applique automatiquement aux non-résidents américains aux États-Unis, afin que chaque actionnaire de NYSE Euronext soit capable de récupérer les montants retenus, sous certaines conditions et via leur intermédiaire financier, conformément à l’article 302 de la législation américaine.
Northwestern Mutual a confirmé dans un communiqué qu’il envisageait la vente de sa filiale Russell Investments, selon la presse américaine. La société « explore des alternatives stratégiques, y compris une vente éventuelle, pour sa participation majoritaire dans Russell Investments ». Des analystes estiment la valeur de Russell Investments à 2 milliards de dollars.
Le départ de Mohammed El-Erian, son directeur général et co-directeur des investissements, continue de produire ses effets chez Pimco. La société de gestion, filiale du groupe Allianz, vient en effet de procéder à toute une série de nomination.Ainsi, quatre gérants seniors ont été promus au rang de directeur adjoint des investissements. Il s’agit de Mark Kiesel, Scott Mather, Mihir Worah et Virginie Maisonneuve. Les trois premiers nommés étaient jusque-là managing director au sein du bureau de Newport Beach en Californie (siège social de Pimco), tandis que Virginie Maisonneuve venait de rejoindre Pimco début 2014 en provenance de Schroders et officiait en tant que managing director au bureau de Londres. Ces quatre gérants rejoignent Dan Ivascyn et Andrew Balls, nommés directeur adjoint des investissements à la suite de la démission de Mohammed El-Erian.En parallèle, Pimco a annoncé le recrutement de Sudi Mariappa, qui officiait depuis 2002 chez GLG Partners en charge des offres obligataires de performance absolue, au poste de managing director et de gérant de portefeuille généraliste, basé à Newport Beach.Enfin, la société de gestion a fait état du départ de Charles Lahr qui était jusque-là managing director et gérant de portefeuilles actions. D’après le communiqué de Pimco, ce dernier a décidé de quitter la compagnie pour poursuivre d’autres opportunités, «y compris passer plus de temps avec sa famille». Marc Seidner, gérant de fonds et managing director, est lui aussi en partance, ayant décidé «de retourner à Boston pour prendre une fonction hors de Pimco», a sobrement indiqué la société de gestion.
Ofi infraVia a annoncé que le fonds InfraVia European Fund II («InfraVia II»), son deuxième fonds infrastructure, a atteint son closing final à 530 millions d’euros, dépassant sa cible initiale de 400 millions d’euros. InfraVia II investit principalement dans des actifs midcap brownfield européens au sein du secteurs infrastructure y compris les transports, l’énergie, les utilities et la communication. « Réaliser un closing final à 530 millions d’euros avec un taux de renouvellement de 100 % reflète la confiance de nos investisseurs dans notre positionnement et notre capacité à délivrer notre stratégie d’investissement midcap », souligne Vincent Levita, fondateur et président d’Ofi InfraVia. « Avec 25 % des fonds déjà investis et un dealflow d’opportunités très dynamique, nous sommes bien positionnés pour déployer le fonds InfraVia II et créer de la valeur pour nos investisseurs, nos partenaires ainsi que pour les utilisateurs et partis prenantes de nos actifs», ajoute-t-il.
Talence Gestion vient de lancer Talence Sélection PME, un FCP éligible au PEA investi principalement dans des valeurs françaises de petite taille sélectionnées pour leur potentiel de performance. Le fonds a vocation à être éligible au PEA-PME, dont le décret d’application est prochainement attendu. Le FCP est investi à hauteur de 75% minimum en actions et titres éligibles au PEA et à hauteur de 75% minimum en titres émis par des PME et/ou des ETI.
Janus Capital vient de promouvoir l’analyste actions Brinton Johns au poste de co-gérant principal pour ses fonds mondiaux dédiés à la technologie, révèle Citywire. Jusque-là, Brinton Johns officiait comme analyste depuis mai 2006, avant de se spécialiser dans la technologie en mai 2011. Brinton Johns collaborera avec Brad Slingerlend pour assurer la gestion de la gamme de fonds «technologie» qui comprend deux véhicules UCITS: le Janus Global Technology Fund et le Janus Global Technology Fund Portfolio B Units.
Blackstone, Macquarie et Mercuria Energy sont sur les rangs pour acquérir la filiale des activités physiques de matières premières de JPMorgan estimée à au moins 2 milliards de dollars (1,46 milliard d’euros), rapporte L’Agefi. La division, qui ne comprend pas le stockage de lingots d’or, génère 750 millions de dollars de revenus annuels avant coûts de compensation et détient 3,3 milliards de dollars d’actifs.Les discussions pourraient se prolonger au cours du mois de février, indique le quotidien.