Suite à l’Assemblée générale des Presses Universitaires de France (PUF) qui s’est tenue le 10 avril 2014, Scor a finalisé sa prise de participation majoritaire dans le capital de l'éditeur français. Le montant de l’investissement s'élève approximativement entre 1 et 2 millions d’euros. En revanche, le cinquième réassureur mondial n’a pas souhaité révéler le pourcentage exact de sa participation au capital. Il était question de 51% en janvier dernier. Créées en 1921 par un collège de professeurs, les PUF sont une maison d'édition universitaire spécialisée dans l'édition de livres, revues, manuels universitaires, essais, monographies dans le domaine des sciences humaines et sociales. Le catalogue des PUF comprend un fonds actif de 4 000 ouvrages et de 50 collections, parmi lesquelles les collections Que sais-je ?, Quadrige, Major et Thémis. Cet investissement permettra de renforcer la structure financière des PUF et d’oeuvrer au rétablissement de sa rentabilité, dans un contexte de transformation profonde du secteur de l'édition, portée par la numérisation et le changement des modes de lecture et de consultation des ouvrages. Il s’inscrit dans une logique de rendement à terme pour les fonds investis par Scor. Les actionnaires des PUF ont également approuvé jeudi le changement de mode de gouvernance de la maison d'édition, pour passer à un régime de conseil d’administration, avec dissociation des fonctions de président du Conseil et de directeur général, ont précisé les PUF. Ce nouveau conseil d’administration a nommé Frédéric Mériot directeur général des PUF. Ce diplômé d’HEC, âgé de 50 ans, accompagnait depuis 2011 la direction des opérations du groupe Editis sur la définition et la mise en oeuvre de projets d’optimisation et d’innovation sur la chaîne du livre. Il avait auparavant rejoint Hachette Livre en 1999 et était devenu directeur général de l’imprimeur CPI France en 2007.
Le gouvernement ne s’interdit rien quant à d'éventuelles cessions de participations de l’Etat dans des entreprises, a déclaré jeudi le Premier ministre Manuel Valls, tout en insistant sur la nécessité de maintenir une forte présence dans les secteurs stratégiques. Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, qui accompagnait le Premier ministre sur un site de Thales à Gennevilliers, a souligné que l’Etat disposait de 71 participations, d’une valeur de 110 milliards d’euros, et qu’il n’y aurait, de sa part, «pas de diminution d’influence dans les entreprises» même si, quand ces participations sont «non exploitées», l’Etat préfère vendre pour investir ailleurs.
La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, un statu quo anticipé par les marchés. Le taux directeur reste à 0,5%, son plus bas niveau historique, et la BoE n’a apporté aucune modification à son programme d’assouplissement quantitatif (QE, quantitative easing) de 375 milliards de livres.
Les encours des produits d’investissement socialement responsable (ISR) atteignent 169,7 milliards d’euros à fin 2013 (+14% par rapport à 2012), selon l’enquête annuelle Novethic. Détenu aux deux tiers par des investisseurs institutionnels, l’ISR maintient sa clientèle de particuliers (50 milliards) grâce à l’épargne salariale et à l’assurance vie.
Le gestionnaire d’actifs américain Legg Mason a publié des encours de près de 702 milliards de dollars à fin mars, contre 679 milliards fin décembre 2013 et 665 milliards un an plus tôt. L’obligataire représente 365 milliards, devant les actions (186 milliards) et le monétaire (150 milliards). Sur le mois de mars, le gérant a cependant connu une légère décollecte en fixed income et en actions.
BNP Paribas Investment Partners (IP) envisage d’ouvrir une société de gestion au Mexique en 2014 dans le cadre de sa politique de développement en Amérique latine, a indiqué lors d’un point presse organisé à Singapour Ligia Torres, patronne de l’Asie-Pacifique et des marchés émergents, citée par Bloomberg. La branche de gestion d’actifs de BNP Paribas souhaite également lancer des activités en Colombie et au Pérou.
HFT Investment Management, une société de gestion basée à Hong Kong, va lancer dans le courant du mois d’avril un nouveau fonds monétaire libellé en renminbi permettant aux investisseurs de saisir ainsi des opportunités d’investissements au-delà des traditionnels produits actions ou obligataires, rapporte Asia Asset Management.Le nouveau véhicule, baptisé HFT (HK) China RMB, s’inscrit dans le cadre des nombreux fonds ayant reçu la licence RQFII (Investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi). « Pour ce fonds, nous ciblons à la fois les investisseurs institutionnels et les investisseurs privés », a commenté Jelle Vervoorn, directeur général de HFT.
Yuanta Securities Investment Trust, le plus gros fonds taïwanais en termes d’encours, s’apprête à lancer les premiers ETFs sur matières premières dans le pays suite à l’assouplissement des règles régissant l’utilisation des contrats à terme. L’objectif du fonds d’investissement est de lancer un ETF sur l’or en septembre au plus tard et un ETF crude oil en décembre. Les rendements de ces deux ETFs répliqueront respectivement le cours de l’or et l’évolution des contrats à terme sur le pétrole. Jusqu’ici les fonds taïwanais avaient renoncé à lancer des ETFs sur les matières premières faute de pouvoir utiliser facilement les contrats à terme.
Selon Das Investment, Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) pourrait provisoirement fermer aux nouvelles souscriptions son fonds d’obligations convertibles EdR Europe Convertibles en raison de la très forte demande des investisseurs.Les actifs sous gestion du fonds s'élèvent à plus de 1,3 milliard d’euros et si l’encours venait à dépasser la barre des 1,45 milliard d’euros, le fonds pourrait être provisoirement fermé.Depuis son lancement en 1993, le fonds a dégagé une performance annuelle de 6,7%, ce qui le place dans le premier décile de sa catégorie Morningstar.
L’association Green Rating Alliance a annoncé le 9 avril une augmentation de 30% des audits de performances environnementales des bâtiments en 2013. Ceux-ci dépassent les 9 millions de mètres carrés d’immobilier tertiaire en Europe. La méthode d’audit Green Rating permet d'évaluer et de la gérer la performance environnementale des actifs immobiliers en Europe.Par ailleurs, Rob Wilkinson, directeur général d’AEW Europe, a été élu président de Green Rating Alliance pour l’année 2014, et succède à Pieter Hendrikse, directeur général de CBRE Global Investors EMEA. Lors de leur réunion annuelle, les membres de Green Rating Alliance ont accueilli Vincent Moulard, directeur de l’Asset Management de Gecina, en tant que nouveau directeur. De plus, le comité exécutif a été approuvé pour 2014 comme suit : Christoph Wildgruber - Head of Sustainability chez Allianz Real Estate - a été confirmé directeur général. Il sera accompagné par Xavier de Saqui de Sannes, - directeur Asset Management, France & Belgique chez Invesco Real Estate, en tant que directeur financier et Gérard Biessy - vice président Corporate Business Lines chez Bureau Veritas SA - en tant que secrétaire général. David Short - Sustainability Director chez GE Capital Real Estate -, Thierry Laquitaine - responsable développement durable chez AEW Europe - et Paul Lensing - Business & ESG Manager chez CBRE Global Investors - sont directeurs généraux adjoints.A noter enfin qu’Arcadis, leader mondial dans les services de conception, d’ingénierie et de conseil dans les domaines de l’infrastructure et du bâtiment est la nouvelle entreprise d’audit à avoir rejoint Green Rating Alliance.
Le volume quotidien moyen de transactions «on-book» sur les places européennes d’Euronext s’est inscrit au mois de mars à 264,6 millions d’euros, en progression de 5,8% par rapport à février et de 6,7% par rapport à mars 2013, selon les statistiques mensuelles publiées par Euronext.Le volume total de transactions on-book du mois sous revue ressort à 5,6 milliards d’euros, en hausse de 11,1% par rapport à février et de 12,1% par rapoprt à mars 2013.Les transactions de blocs ont porté sur 1,15 milliard d’euros en mars, en baisse de 18,2% sur février et de 1% par rapport à mars 2013.Le spread médian s’est inscrit le mois dernier à 25 points de base, soit une progression de 1% par rapport à février et de 6% par rapport à mars 2013.
First State Investments a annoncé plusieurs nominations et recrutements au sein de son équipe institutionnelle européenne. Voyant ses responsabilités renforcées, Chris Gower est nommé au poste de directeur des relations avec les clients et les consultants dans la région EMEA. L’intéressé a rejoint la société en 2013 afin de développer la franchise First State et de renforcer la coordination et la structuration des activités de la société avec les consultants de la région. Afin de consolider les initiatives de gestion des relations de First State, Jimmy Burns rejoindra la société début mai en tant que principal responsable des relations. Il sera basé à Édimbourg. Jimmy Burns a auparavant travaillé au sein de l'équipe Stewart Ivory (First State Stewart) pendant 14 ans, en qualité de directeur des actions européennes. Plus récemment, il a dirigé son propre cabinet de conseil aux Etats-Unis.En parallèle à ces nominations, Kanesh Lakhani, directeur de la distribution EMEA et des relations avec les consultants monde, annonce la création d’une équipe de développement spécialisée qui cherchera à nouer de nouvelles relations institutionnelles pour la société. Dans ce cadre, Denise Saber est nommée au nouveau poste de directrice du développement des affaires institutionnelles en Europe. Basée à Londres, elle sera chargée de créer et d’entretenir des relations avec les principaux propriétaires d’actifs européens. Elle rejoindra First State le 15 avril.Enfin, Frank Glennon rejoint First State au poste nouvellement créé de responsable du développement commercial en Europe. Basé à Londres, il travaillera sous le contrôle de Denise Saber. L’intéressé, qui travaille actuellement chez Falcon Money Management à Londres, rejoindra First State le 5 mai.
Robeco est devenu un participant indépendant du Global Compact des Nations Unies, après l’avoir été pendant plus de 10 ans via Rabobank Group, son ancienne maison mère. Aujourd’hui, la société de gestion (205 milliards d’euros d’encours) est détenue par le japonais Orix. Le Global Compact est une initiative stratégique pour les entreprises qui s’engagent à aligner leurs stratégies et activités avec 10 principes dans les domaines des droits humains, du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption. Il regroupe 12.000 participants de plus de 145 pays.
Swiss & Global prévoit une ambitieuse campagne de marketing pour ses ETF, avec comme objectif de drainer 2 milliards de francs suisses d’encours sur 1 à 3 ans, rapporte Ignites Europe (groupe Financial Times). Après avoir lancé des ETF sur la Bourse de Zurich la semaine dernière, la société de gestion suisse espère faire de même sur le London Stock Exchange et étendre sa gamme, d’abord avec un fonds actions américaines.
JP Morgan Asset Management a choisi de ralentir les souscriptions dans son fonds de droit luxembourgeois US Small Cap Growth qui approche les 400 millions de dollars d’encours, révèle Citywire Global. Le fonds, lancé en 2003, est géré par Etyan Shapiro depuis sa création.
Les actifs sous gestion de BayernInvest (groupe Bayerische Landesbank) ont progressé l’an dernier de 13,4% pour s'établir à 48,8 milliards d’euros, selon un communiqué de la société. Cette progression à deux chiffres est liée notamment à la forte activité sur les fonds institutionnels et les mandats, avec une progression de 5,7 milliards d’euros ou 16,1%. En revanche, les actifs sous gestion des fonds ouverts au public sont demeurés stables.Le bénéfice avant impôts s’est inscrit en hausse de 13,8% à un peu plus de 7 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 77,5% contre 78,8% l’année précédente.La société espère cette année franchir la barre des 50 milliards d’euros d’actifs sous gestion, avec notamment l’enrichissement de sa palette de produits et services. Le portefeuille de clients de BayernInvest comprend des compagnies d’assurances à hauteur de 40%, des caisses d'épargne (20%), des fonds de pension (19%) et des entreprises (environ 11%).
Leading Cities Invest, le dernier fonds immobilier de Kanam Grund, vient de faire l’acquisition d’un immeuble de bureau à Hambourg, pour 7,8 millions d’euros. Fondsprofessionell note qu’il s’agit du premier actif allemand dans un fonds de la société de gestion.
Giovanni Carriere, l’un des associés d’Autonomous, une société de recherche financière, va rejoindre JP Morgan Asset Management, rapporte Financial News. Il y sera analyste buyside en charge des financières sur les marchés émergents, selon trois personnes proches du dossier.
Premier Asset Management a promu Nick Kelsall au poste de «investment manager» au sein de son équipe multi classes d’actifs, croit savoir Fundweb. L’intéressé travaillait précédemment au sein de l’équipe en charge de la gestion de portefeuille pour la clientèle privée de Premier. Auparavant, il avait travaillé pour la société de gestion de fortune Rensburg Sheppard, aujourd’hui filiale de Investec Wealth.
Prudential va lancer en mai un fonds de fonds marchés émergents mondiaux qui donnera aux investisseurs un accès à cinq fonds marchés émergents, dont certains sont fermés aux nouveaux investisseurs. Les fonds concernés sont First State Global Emerging Markets Leaders, Aberdeen Emerging Markets, M&G Global Emerging Markets, Fidelity Emerging Markets et JP Morgan Emerging Markets Income funds.
Octopus Investments, société de gestion britannique spécialisée dans l’investissement dans les petites entreprises, annonce qu’elle a lancé une levée de fonds supplémentaire de 13,5 millions de livres sterling pour son fonds Octopus Titant Venture Capital Trust (VCT), après la collecte record déjà réalisée sur ce produit au cours du dernier exercice fiscal.Les chiffres publiés en janvier dernier par AIC (Association of Investment Companies) ont montré que l’industrie Venture Capital Trust (VCT) dans son ensemble a réalisé une collecte de 385 millions de livres sterling sur le dernier exercice fiscal soit une hausse de 42% par rapport à l’année précédente. Octopus, leader sur le segment des VCT au Royaume-Uni, a capté 20% de cette collecte soit 78 millions de livres sterling.
Chris Pugh, le COO et co-fondateur de Cantab Capital Partners, a quitté la société de hedge funds fin mars, rapporte Financial News. Ses responsabilités ont été confiées à Fraser McIntyre, qui a rejoint la structure en septembre.
La société d’investissement indépendante Ardian a annoncé la nomination de Tobias Gewolker au poste de directeur au sein de l'équipe Infrastructure à Paris.Dirigée par Mathias Burghardt, l'équipe Infrastructure d’Ardian gère et conseille plus de 4 milliards de dollars d’actifs. En 2013, l’entreprise a annoncé le succès de la levée de sa troisième génération de fonds pour 1,75 milliard d’euros, son plus grand fonds Infrastructure, indique un communiqué.Né en Allemagne, le nouveau responsable compte plus de 13 années d’expérience dans la banque d’investissement à Londres et plus particulièrement dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Avant de rejoindre Ardian, Tobias Gewolker a travaillé chez DC Advisory après 4 ans passés chez Barclays Capital. Il a notamment conseillé iCON Infrastructure Partners dans le cadre de l’acquisition de Firmus Energy et également Allianz et Borealis lors de l’acquisition de Net4Gas à RWE à 1,6 milliard d’euros.
Le plan de restructuration de Natixis, présenté à l’automne dernier en comité d’entreprise, entre dans sa deuxième phase et va se traduire par la suppression de 136 nouveaux postes selon la note d’information remise aux syndicats et dévoilée par les Echos. Dans ce cadre, Natixis va fermer d’ici à mars 2015 son Agence Central Particuliers, une petite activité de banque de détail qui rassemble quelque 16.000 clients, 6 agences à Paris et 68 collaborateurs, dont certains pourraient bénéficier d’une mobilité au sein des réseaux du groupe BPCE en Ile-de-France. Selon le document, cette activité «structurellement déficitaire» ne disposait pas de «la taille critique inhérente au métier». Par ailleurs, Natixis va mettre fin à sa « bad bank » (la GAPC) à la mi-2014, ce qui se traduira par la suppression de 14 postes.Enfin, Natixis va réduire les équipes de traitement et de contrôle des opérations de la banque de grande clientèle (back et middle-office), ce qui entraînera la suppression de 49 postes, selon le quotidien économique.
La société de gestion A Plus Finance vient de lancer A Plus Transmission 2014, un fonds d’investissement de proximité (FIP) dédié au financement des opérations de transmission d’entreprise. Le fonds A Plus Transmission 2014, qui ouvre droit à une réduction d’ISF, a pour vocation d’accompagner les entreprises françaises pour lesquelles les dirigeants actuels envisagent une cession tout en voulant pérenniser et développer l’activité. Le fonds est investi jusqu’à 60% en obligations. La composante obligataire du financement proposé permet au fonds de percevoir les intérêts versés dès la première année d’investissement du fonds, pour une valorisation plus régulière. Caractéristiques : Durée de vie : 6 ans prorogeable deux fois 1 an
Le fonds Mirova Sustainable Euro Sovereign 1-3 sera rebaptisé Natixis Sustainable Euro Sovereign 1-3 à compter du 16 avril prochain. Code isin : FR0007477625
La société de capital investissement CVC Capital Partners a annoncé le recrutement de John D. Clark en tant que managing partner. Basé à New York, il se concentrera sur les investissements dans le domaine du middle-market , la technologie, les logiciels et les services informatiques aux entreprises.
Morgan Stanley Investment Management a procédé à une série de recrutements pour renforcer son équipe de distribution pour l’Amérique du Nord, rapporte Financial News, qui cite une note interne. Pour couvrir les institutionnels, la société a embauché Mike Chambers (ancien de Columbia Management), Christina Barren (Corbin Capital) et Greg Best (Kayne Anderson Rudnick). Kevin Breen, qui était chez Santa Barbara AM, travaillera aussi sur la clientèle institutionnelle et gestion de fortune comme directeur exécutif. Doug Johnston et Alex Marashlian rejoignent aussi la MSIM.
Rubicon Fund Management a recruté l’ancien analyste de Citigroup Sean Wolpert, rapporte Financial News. Ce dernier retrouve ainsi son ancien collègue Richard Cookson, qui a rejoint la société de hedge funds macro en tant que responsable de la recherche après avoir quitté la banque américaine il y a environ un an.
Pas de révolution mais une nouvelle ambition. C’est en ces termes que Guillaume Jalenques de Labeau, président de Mansartis, justifie les évènements intervenus récemment dans sa maison. A commencer par cette nouvelle dénomination pour remplacer l’appelation PGC et regrouper les quatre métiers historiques de la société que sont les fusions-acquisitions, le family office, la gestion pour compte de tiers et la gestion privée. Par ailleurs, Mansartis a fait récemment parler de lui en recrutant deux gérants seniors pour son équipe de gestion OPCVM. Après Cécile Imbert, qui gérait auparavant un fonds investi sur le marché américain chez Prigest, arrivée fin 2013, Sébastien Lemonnier, un ancien de Tocqueville Finance, qui co-pilotait le fonds Tocqueville Value Europe, a rejoint, il y a quelques semaines, l'équipe de gestion.Quelle stratégie le groupe Mansartis suit-il alors qu’il brillait plutôt jusque là par sa discrétion ? En fait, le changement de nom doit permettre à la société de gestion de gagner en visibilité. La période lui permet, il est vrai, de s’enhardir. En 2013, Mansartis a enregistré une collecte légèrement positive « comprise entre 5 et 10 millions d’euros » qui, conjuguée à un effet marché favorable (+6%), a permis à l’encours global de la société de passer « d’environ 550 millions à 600 millions ». Dans ce cadre, les 6 fonds publics représentent, à eux seuls, la moitié de cet encours global... d’où l’attention portée à la gestion OPCVM. De fait, en 2014, Mansartis table sur une collecte comprise entre 40 et 50 millions d’euros dont, selon son président, le quart est d’ores et déjà réalisé. Avec une explication à la clé : sa gestion très typée «actions» bénéficie de vents porteurs. L’activité est en effet articulée autour de 2 pôles : les fonds spécialisés, exclusivement actions et les fonds diversifiés investis à 60% en actions. Or, compte tenu de la faiblesse des rendements obligataires et monétaires «les actions gagnent mécaniquement en attrait». Ce qui doit profiter à la société. D’autre part, on estime chez Mansartis qu’un potentiel de hausse supplémentaire existe sur les marchés actions. En chiffres, le groupe entend d’ailleurs rééditer cette année sa performance de l’an passé puisqu’il prévoit un effet marché positif compris entre +5% et +6%... Reste le développement externe. Mais, ici, pas de bouleversement à l’horizon : le modèle de croissance de Mansartis repose sur une clientèle très concentrée (moins de 400 clients) répartie en 2 catégories : les personnes physiques d’une part, les fondations, associations, ONG d’autre part. Cette clientèle, dans son ensemble, est française à 90%. Par ailleurs, le responsable de la société de gestion n’entend pas remettre en cause une autre spécificité de Mansartis : son « architecture fermée ». Dans les faits, la société de gestion a pour principal client OPCVM sa propre gestion privée. Dans ce contexte, bien qu’environ 80% du CA de Mansartis soit généré par la gestion OPCVM, les synergies entre les différents métiers du groupe semblent évidentes. Ainsi, Philippe Chauviré qui gère le fonds Mansartis Investissements, gère également des portefeuilles pour des clients privés et institutionnels. Pour le reste, Guillaume Jalenques de Labeau se dit très attaché à l’indépendance de Mansartis. Il estime que sa société de gestion a maintenant atteint une taille critique qui doit lui permette de « rester performant dans la collecte même sans réseau ». De nouveaux recrutements pour accompagner la croissance de son groupe ne sont donc pas exclus. Dans l’immédiar, l'établissement entend poursuivre à son rythme son développement. Reste à savoir si le renforcement de l'équipe de gestion en interne et les nouvelles ambitions concomitantes ne souffriront pas tôt ou tard de l’absence de nouveaux débouchés…