Lors de la semaine de l’ISR, l’Ircantec a tenu une conférence de presse le 3 octobre dernier, dans ses locaux, afin de présenter sa démarche ISR. Alain Gaillard, président du conseil d’administration du régime de retraite explique le sens de cette démarche ISR et de sa mise en œuvre. Il a notamment précisé les récents engagements et investissements du portefeuille 100% ISR de l’Ircantec.
Le gestionnaire d’actifs et l’énergéticien vont proposer des produits investis dans les énergies renouvelables. La future société de gestion espère lever 1,5 milliard d’euros. C’est une première déclinaison financière de la transition énergétique qui prévoit de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité française de 75?% à 50?% à l’horizon 2025. Le leader européen de la gestion d’actifs Amundi et l’électricien public EDF annoncent ce matin leur partenariat pour proposer des produits d’épargne investis dans les énergies renouvelables. «?Avec le très faible niveau actuel des taux d’intérêt et des spreads, il est de plus en plus difficile d’offrir un couple rendement-risque attractif aux investisseurs. Nous devons donc innover pour leur fournir des investissements alternatifs?», explique Yves Perrier, directeur général d’Amundi. «?C’est déjà dans les énergies renouvelables que nous investissons le plus en terme de développement de nouvelles capacités de production d’énergie, mais nos moyens financiers ne sont pas illimités. Le partenariat va nous permettre de démultiplier les projets sans alourdir le bilan d’EDF?», explique Thomas Piquemal, directeur exécutif groupe d’EDF. L’accord signé hier prévoit la création d’une société de gestion commune, qui espère lever 1,5 milliard d’euros auprès d’investisseurs institutionnels et de particuliers dans ses deux premières années d’exercice. Le contrôle et le management seront assurés par Amundi, ce qui permettra à EDF de ne pas dégrader son bilan. L’énergéticien, qui a déjà émis l’an dernier des obligations vertes –?«?green bonds?»?– pour financer ses projets éoliens et solaires, a multiplié les opérations pour ne pas alourdir son endettement (30,6 milliards d’euros net à fin juin), notamment via des émissions hybrides et à très long terme. De son côté, Amundi gère déjà 70 milliards d’euros sous label ISR (sur un encours total de 821 milliards). Foisonnement Concrètement, EDF proposera des investissements et mènera leur réalisation dans trois domaines, via autant de fonds (lire ci-contre)?: la petite hydroélectricité, les fermes solaires ou éoliennes et l’efficacité énergétique. «?L’une des difficultés identifiées est le foisonnement de projets de petite taille. Le fait qu’EDF soit présent partout sur le territoire et que nous venions d’acquérir les activités de Dalkia en France nous permet de mieux identifier les projets?», explique Thomas Piquemal. Les projets financés seront «?essentiellement?» en France, précise EDF. Les produits, dont la commercialisation est prévue fin 2015, auront un horizon de placement de cinq à douze ans, avec une rentabilité de 4 à 7?%. «?Notre rôle sera de structurer au plan financier la gamme de produits et nous nous appuierons sur l’expertise d’EDF pour sécuirser l’aspect industriel de ces investissements?», indique Yves Perrier. EDF, qui juge que l’ évolution du soutien public aux énergies renouvelables ne remet pas en cause la rentabilité de ces futurs actifs, pourra aussi investir dans ces fonds. Ce partenariat pourrait ouvrir la voie à un nouveau mode de financement. EDF, qui avait aussi étudié le modèle des «?yield co?», ces sociétés qui lèvent des fonds en bourse, particulièrement en vogue aux Etats-Unis pour financer des infrastructures renouvelables, a estimé que celui-ci ne correspondait pas à ses besoins. Source : Les Echos
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et Norman Chan, directeur général de l’Autorité monétaire de Hong Kong, ont signé hier un protocole d’accord afin de renforcer la coopération pour le développement des transactions en renminbis à Hong Kong et à Paris. Par ailleurs, l’Association française de gestion (AFG) a signé un accord avec son homologue chinoise, l’Amac.
La Commission européenne a jugé mardi «utiles et constructives» les modifications apportées par la France et l’Italie à leurs projets de budgets 2015, censées prouver que Paris et Rome font suffisamment d’efforts pour ramener leurs déficits dans les limites fixées par les règles communes. Elle rendra son verdict sur les projets de budgets nationaux au plus tard mercredi, a précisé un porte-parole. Les nouveaux éléments détaillés par la France doivent permettre 3,6 à 3,7 milliards d’euros de réduction du déficit, sans économies supplémentaires. L’Italie, pour sa part, a proposé 4,5 milliards d’euros d'économies supplémentaires à Bruxelles et son déficit structurel devrait diminuer d’environ 0,3 point, contre 0,1 point seulement dans le projet de départ.
La Banque de Suède a réduit mardi son taux directeur de 25 points de base pour le ramener à zéro, un plus bas record, afin de lutter contre le bas niveau de l’inflation. Dans son communiqué, la Riksbank ajoute que les taux ne commenceront pas à remonter avant la mi-2016, contre une prévision à fin 2015 auparavant. L’inflation en Suède est inférieure depuis des années à l’objectif de 2% de la banque centrale. En septembre, les prix à la consommation affichaient une baisse de 0,4% sur un an.
Le fonds souverain du Koweit (KIA, Kuwait Investment Authority) a décidé de céder des participations dans trois activités locales valorisées au total à 1,56 milliard de dollars koweitiens, soit environ 5,4 milliards de dollars US, rapporte le site SWFI. La cession de ces actifs devrait intervenir au premier semestre 2015.
Le projet de rapprochement entre les Bourses de Hong Kong et de Shanghai a été reporté sine die. Selon un communiqué publié le dimanche 26 octobre, Hong Kong Exchanges and Clearing a indiqué que le «Shanghai Hong-Kong Stock Connect» n’a pas reçu le feu vert réglementaire nécessaire pour lancer l’opération. Les parties sont prêtes sur le plan technique mais après une semaine confuse sur la date de lancement qui était arrêtée au 27 octobre, la Bourse de Hong Kong ne dispose pas des autorisations nécessaires et n’a fixé aucune nouvelle date pour le lancement de cette connexion pourtant très attendue par les marchés de la région dans la mesure où elle doit notamment offrir un accès plus large aux actions chinoises.
Simon Brazier, l’ancien responsable actions de Threadneedle, va prendre la responsabilité du fonds Investec UK Alpha lorsqu’il arrivera au sein de la société en novembre, rapporte Fund Web. L’intéressé et Blake Hutchins ont quitté Threadneedle Investments pour rejoindre Investec le mois dernier.
Le groupe de banques régionales Raiffeisen a annoncé le 27 octobre la création d’une nouvelle filiale, Notenstein Asset Management SA, dédiée aux activités de gestion d’actifs et de placement. «Avec la création d’une nouvelle filiale, Notenstein Asset Management SA, Raiffeisen poursuit sa stratégie de diversification en renforçant les activités de gestion d’actifs et la compétence de placement au sein du Groupe». Cette nouvelle organisation permet de rassembler les secteurs opérationnels des activités de gestion d’actifs du Groupe Raiffeisen en une seule entité, indique Raiffeisen dans un communiqué. Notenstein regroupe les champs d’activité Asset Management et Clientèle institutionnelle de Notenstein et les secteurs opérationnels des boutiques TCMG. Par ce geste, le Groupe Raiffeisen prépare en outre la plateforme qui sera utilisée à compter de la fin du premier semestre 2017, lorsque le partenariat avec Vontobel prendra fin. Pour démarrer, Notenstein Asset Management va administrer des actifs pour un montant de près de 12 milliards de francs, précise le communiqué. Aris Prepoudis, jusqu’ici responsable clientèle institutionnelle chez Notenstein Banque Privée, a été nommé CEO de Notenstein Asset Management, dont le chief investment officer pressenti est Peter Oertmann, à ce jour CEO de Vescore Solutions SA. Pierin Vincenz, président de la direction du Groupe Raiffeisen, présidera le conseil d’administration, au sein duquel siégera aussi Adrian Künzi, CEO de Notenstein Banque Privée. Beat Wittmann de TCMG Asset Management AG conseillera le groupe pendant la période de transition et d’intégration. Il exercera ensuite une activité de gestionnaire d’actifs et d’investisseur indépendant en dehors du Groupe. Grâce à la création de Notenstein Asset Management, Notenstein Banque Privée se concentrera sur son coeur de métier: la gestion de fortune pour clients privés en Suisse et sur certains marchés cible ainsi que l'émission de produits de placement structurés. La séparation souligne par ailleurs l’indépendance de la banque privée dans le choix des instruments financiers et des composantes de rendement pour répondre aux différents profils risque / rendement de ses clients. Selon Pierin Vincenz, CEO du Groupe Raiffeisen, «la création de Notenstein Asset Management est le résultat d’une expansion réussie des activités de gestion d’actifs au sein de Notenstein Banque Privée. Désormais, Raiffeisen a deux filiales fortes: Notenstein Banque Privée, spécialiste du private banking, et Notenstein Asset Management, notre nouveau centre de compétences spécialisé dans les placements et la gestion d’actifs».
Le gestionnaire d’actifs britannique Charles Stanley a annoncé, ce 27 octobre, la nomination de Paul Abberley en qualité de nouveau directeur général (chief executive officer). Sa nomination sera effective aussitôt que le régulateur aura donné son feu vert, indique la société de gestion dans un communiqué. Paul Abberley remplace Sir David Howard qui, le 25 septembre dernier, avait annoncé son démission d’un poste qu’il occupait depuis 1972, souhaitant ainsi se mettre en conformité avec la directive européenne CRD IV qui impose notamment la séparation des fonctions de président (Chairman) et directeur général (lire NewsManagers du 26 septembre 2014). Sir David Howard conserve le poste de président non-exécutif au sein du groupe. Paul Abberley a rejoint Charles Stanley en juin 2014 en qualité de directeur des investissements (chief investment officer). Avant cela, il était directeur général par intérim d’Aviva Investors Holdings et d’Aviva Investors Global Services et membre du comité exécutif du groupe Aviva. Avant de rentrer chez Aviva Investors en 2008, Paul Abberley avait passé 8 ans chez ABN Amro Asset Management en tant que directeur des investissements pour la division «Fixed Income and Investment Solutions».
ETF Securities a lancé un ETF suivant l’industrie mondiale de la robotique, rapporte Money Marketing. Le Robo-Stox Global Robotics and Automation GO Ucits ETF est coté à Londres. Il s’agit du premier à suivre ce secteur. L’indice a été conçu par Robo-Stox.
Les fonds de pension britanniques se rebiffent contre la signature d’accords de confidentialité que leur imposent les sociétés de gestion, rapporte le Financial Times fund management. Ils estiment que cette pratique entrave la concurrence et les empêche d’obtenir les meilleures affaires pour leurs membres. Ces accords de confidentialité signifient que les fonds de pension ne peuvent pas comparer les tarifs des sociétés de gestion.
La société d’investissement Ardian et le groupe industriel Tozzi, spécialiste des énergies renouvelables et propriétaires à 100% de la joint-venture TRE Solar, viennent d’acquérir la société Agritre, qui développe et construit une centrale électrique biomasse en Italie. Dans le cadre de cette opération, Ardian et le groupe Tozzi investiront plus de 100 millions d’euros dans Agritre afin de permettre à l’entreprise de construire une centrale électrique biomasse d’une capacité de 25.2 MW dans le Sud de l’Italie, indique un communiqué.Toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues pour ce projet dont le chantier devrait s’achever en avril 2016. La centrale recyclera des résidus provenant de la culture céréalière, mais aussi de la taille des oliviers et des vignes, afin de fournir une solution alternative à faible émission de CO2 pour l’élimination des déchets agricoles. Ce projet impliquera près de 200 emplois durant la construction et permettra la création d’au moins 30 emplois sur le site une fois le chantier terminé.
La société de gestion italienne Anima a signé un contrat pour l’ouverture d’une ligne de crédit à moyen-long terme concédée par un pool de banques composé de Banca Monte dei Paschi di Siena, Banca Popolare di Milano, Mediobanca – Banca di Credito Finanziario, Banca Intesa e Credito Valtellinese pour un montant de 180 millions d’euros, rapporte Bluerating. La somme sera utilisée pour rembourser intégralement l’actuel financement de 175 millions d’euros, qui arrive à échéance le 30 juin 2018.
La volatilité des marchés et une série de paris ayant tourné au vinaigre ont fait d’octobre un mois atroce pour un certain nombre de grands hedge funds, y compris York Capital et Discovery, rapporte le Financial Times. Plusieurs fonds global macro ont vu leur performance écornée par la hausse du dollar et les incertitudes concernant la direction des taux américains.Discovery, le hedge fund de 15 milliards de dollars géré par Robert Citrone, a vu son fonds global macro chuter de 11,2 % à mi-octobre, ce qui porte la perte totale depuis le début de l’année à 20 %. York Capital a vu son fonds principal reculer de 6 % et effacer la totalité de ses gains depuis le début de l’année.
Le groupe bancaire suédois Catella AB a annoncé la nomination de Peter Elmhorn en qualité de responsable des ventes pour le marché suédois. Il aura pour mission la poursuite du développement des activités de gestion du groupe, notamment auprès de la clientèle institutionnelle, indique un communiqué. Avant de rejoindre Catella, Peter Elmhorn, qui prendra ses fonctions le 1er décembre, a notamment travaillé chez Swedbank Försäkring, où il était responsable du développement et de la gestion produits.
Au terme du troisième trimestre, les encours sous gestion de Nordea ont atteint 256 milliards d’euros, selon le groupe scandinave, contre 248,3 milliards à la fin du trimestre précédent et 226,8 milliards au terme du troisième trimestre 2013. Depuis 2008, les encours ont doublé, souligne Nordea. La collecte nette a représenté 3,2 milliards. Ces souscriptions proviennent en majorité de la clientèle institutionnelle (1,4 milliard d’euros).Le chiffre d’affaires de la gestion de fortune de Nordea s’affiche au troisième trimestre à 392 millions d’euros, contre 420 millions au deuxième trimestre et 373 millions d’euros il y a un an.
Natixis Global Asset Management (NGAM) se renforce sur le marché nord-américain. La société de gestion française, filiale du groupe BPCE, a en effet annoncé, le 24 octobre, avoir trouvé un accord en vertu duquel Natixis acquerra toutes les actions ordinaires en circulation de NexGen Financial Corporation, une société de gestion basée à Toronto détenant plus de 919 millions de dollars canadiens d’actifs sous gestion. Le montant de la transaction n’a pas été dévoiléAvec cette opération, NGAM affiche clairement l’objectif de pénétrer le marché canadien des «mutual funds» (organismes de placements collectifs – OPC) évalué à 1.000 milliards de dollars canadiens. Et pour cause. Disposant d’une vaste plate-forme de distribution, «NexGen offre une riche gamme d’OPC destinés aux particuliers», indique John Hailer, directeur général de Natixis pour les continents américain et asiatique, cité dans un communiqué. Grâce à cette acquisition, «Natixis s’appuiera sur la plateforme d’OPC de NexGen afin de proposer certaines de ses stratégies de gestion d’actifs sur le marché des particuliers canadiens», précise la société de gestion. Dans un communiqué, le groupe français rappelle que le Canada fait partie intégrante du plan stratégique de développement mondial de Natixis. En juin, la société avait ainsi annoncé une nouvelle initiative commerciale au Canada visant à profiter de la croissance régulière de son marché institutionnel. NexGen a, pour sa part, bâti sa réputation sur des stratégies de gestion de patrimoine à optimisation fiscale. Son réseau se compose de plus de 1.600 conseillers financiers et plus de 100 courtiers à travers le Canada.Dans la lignée du modèle multi-affiliés développé par Natixis, NexGen conservera son autonomie et son équipe de direction, aucune modification des effectifs ou du modèle commercial n’étant prévue dans l’immédiat, précise NGAM.L’opération est soumise aux conditions de clôture, notamment l’agrément des tribunaux de l’Ontario, le vote favorable d’au moins deux tiers des actionnaires de NexGen et l’approbation des autorités de réglementation.
Malgré la morosité économique ambiante, les investisseurs institutionnels ne sombrent pas dans la sinistrose. Tel est le constat de «L’Enquête Investisseurs Institutionnels de Pyramis Global Advisors 2014», diffusée lundi 27 octobre par Fidelity et réalisée auprès de 811 institutions à travers 22 pays, représentant plus de 9.000 milliards de dollars d’actifs. Ainsi, 91% des institutionnels interrogés estiment qu’ils seront en mesure d’atteindre leurs objectifs de performance dans les cinq années à venir. Un score qui révèle une nette augmentation de leur niveau de confiance estimé à seulement 65% en 2012.Le plus fort regain de confiance se situe en Europe, où la capacité à atteindre les objectifs de performance à cinq ans est passée de 49% en 2012 à 93% en 2014, suivie de l’Asie passant de 69% à 99% en 2014. Tous les sujets de préoccupation ne sont toutefois pas balayés d’un revers de la main. Ainsi, la volatilité des marchés reste un sujet de préoccupation important au niveau global (22%), particulièrement en Europe et en Asie, «mais de manière moins importante que les années précédentes», nuance l’enquête. L’Europe reste la plus préoccupée par l’environnement de rendements faibles mais dans une moindre mesure: 57% en 2012 contre 26% en 2014. Pour sa part, l’Asie se montre particulièrement soucieuse des évolutions réglementaires (28 %) tandis que la principale source d’inquiétude des institutions américaines réside dans le niveau de couverture de leurs engagements financiers (28%).Les investisseurs institutionnels se montrent, par ailleurs, plutôt optimistes quant à l’évolution de la volatilité des marchés. Ainsi, au niveau global, 51% d’entre eux anticipent une baisse de cette volatilité à long terme. Un avis pas forcément partagé aux Etats-Unis puisque seuls 7% des institutionnels américains tablent sur une baisse de la volatilité tandis que 42 % prévoient une hausse. Autre élément majeur: en moyenne, les objectifs d’investissement des institutionnels au niveau mondial concernent principalement l’amélioration du niveau de couverture de leurs engagements (27%). Toutefois, les résultats varient significativement selon les régions du monde. Ainsi, les institutionnels d’Asie sont majoritairement tournés vers la croissance de leur capital (64%). En revanche, pour les institutionnels américains, l’accroissement du niveau de couverture des engagements constitue le principal objectif d’investissement, mais les niveaux diffèrent entre les régimes de retraite publics (62%) et privés (37%). Quant aux institutionnels européens, ils sont davantage axés sur la préservation du niveau de couverture des engagements (33%) et de leur capital (33%). A noter que, parmi les institutionnels français interrogés, 53% privilégient la préservation du niveau de couverture de leurs engagements financiers. Concernant les perspectives géographiques d’investissement, d’un point de vue général, l’enquête montre que les institutionnels perçoivent à moyen terme les plus forts potentiels de croissance en Asie émergente (34%), suivis par l’Amérique du Nord (30%), puis l’Europe (20%). Les investisseurs européens distinguent, quant à eux, l’Amérique du Nord (33%), l’Asie émergente (21%) et l’Europe développée (19%). Parmi les européens, 47 % des investisseurs français interrogés ont cité les pays développés d’Amérique du Nord comme disposant du plus fort potentiel de croissance à moyen terme. Enfin, les investisseurs institutionnels au niveau mondial jugent que les stratégies d’allocation d’actifs reposant sur un facteur de risque (dit aussi «risk parity») ont de fortes chances de décevoir leurs attentes à long terme (26%), suivies des hedge funds qui sont attendus comme décevants pour 17% de sondés.
Après avoir souffert des difficultés de sa maison mère au cœur de la crise financière, Groupama Asset Management entrevoit désormais le bout de tunnel, écrit le quotidien Les Echos. Alors que Groupama a cédé plusieurs filiales en France comme à l’étranger, la société de gestion a en effet dû s’adapter à ce changement de périmètre. Pour autant, «les encours sont stables depuis 2010, indique Philippe Setbon, directeur général de Groupama AM en poste depuis bientôt un an, dans un entretien accordé au quotidien économique. Sur les 20% qui ne sont pas générés par Groupama et ses filiales, nous n’avons quasiment pas perdu de clients dans un environnement difficile.» Mieux, depuis le début de l’année, le gestionnaire d’actifs a enregistré 500 millions d’euros de collecte nette à fin septembre. «C'était même 850 millions à fin août, mais, en septembre, nous avons décollecté sur le monétaire», a précisé le dirigeant.
Alberto González Méndez, nommé responsable de l’Espagne, d’Andorre et du Portugal en mai 2012, a décidé de quitter Oyster Funds, filiale du groupe Syz & Co, pour se consacrer à un nouveau projet professionnel, révèle le site espagnol Funds People. Il est remplacé par Luis Beltrami, arrivé chez Oyster en avril en provenance d’Allianz Global Investors.
Andbank change de dimension. Le groupe financier andorran a en effet obtenu le feu vert des autorités de régulation – à savoir le ministère de l’Economie, la Banque d’Espagne, la Commission nationale des valeurs de marché (CNMV) et l’Institut national des Finances d’Andorre – afin d’acquérir l’activité de banque personnelle et de banque privée de Banco Inversis, rapporte Funds People. La transaction pourra alors être finalisée d’ici fin novembre.Grâce à cette opération, le groupe Andbank se positionnera comme l’une des principales banques privées indépendantes du marché espagnol, affichant des actifs sous gestion supérieurs à 7 milliards d’euros en Espagne et à 20 milliards d’euros à travers le monde.
A l’issue de son exercice fiscal 2014 clos le 30 septembre, le gestionnaire d’actifs américain Franklin Templeton Investments a fait état d’une progression de 11% de ses bénéfices. Au 30 septembre 2014, son résultat net ressort en effet à 2,38 milliards de dollars contre 2,15 milliards de dollars un an auparavant. Sur le seul quatrième trimestre, ses bénéfices ont fait un bond de 26%, s’établissant à 640,6 millions de dollars au 30 septembre 2014 contre 509 millions de dollars au 30 septembre 2013.Le groupe américain, basé en Californie, a bénéficié à plein de la croissance de ses encours. Au 30 septembre 2014, ses actifs sous gestion s’affichent en effet à 898 milliards de dollars contre 844,7 milliards de dollars au 30 septembre 2013, soit une augmentation de 6% sur un an. Cette progression des encours de 53,3 milliards de dollars a été exclusivement portée par un effet de marché positif à hauteur de 62,4 milliards de dollars. A contrario, sur l’ensemble de l’année écoulée, Franklin Templeton a subi une décollecte nette de 4,6 milliards de dollars, après avoir enregistré une collecte nette de 24,3 milliards de dollars lors de l’exercice fiscal 2013. Sur le seul quatrième trimestre, ses encours ont diminué de 2% par rapport au trimestre précédent (920,5 milliards de dollars au 30 juin 2014) mais ils ont bondi de 6% par rapport au quatrième trimestre 2013 (844,7 milliards de dollars au quatrième trimestre 2013). Au cours du quatrième trimestre 2014, Franklin Templeton a pâti d’un effet de marché négatif à hauteur de 21,4 milliards de dollars – dont un impact négatif de 7,2 milliards de dollars lié à l’effet de change – et d’une décollecte nette d’environ 100 millions de dollars.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a décidé de baisser les frais de trois de ses fonds obligataires, à savoir le Total Return Fund, Low Duration Fund et Core Bond Fund, rapporte Reuters qui cite un document adressé à la Securities and Exchange Commission (SEC) le lundi 27 octobre. De fait, les parts institutionnelles du Total Return Fund vont baisser à 45 points de base contre 52 points de base tandis que les frais des parts A passeront de 83 à 79 points de base. S’agissant du Core Bond Fund, les parts institutionnelles passeront de 56 à 45 points de base. Enfin, les parts B du Low Duration Bond Fund coûteront désormais 154 points base contre 162 points de base.
BNY Mellon a annoncé la nomination de James S. Wiener en qualité de senior executive vice president et chief risk officer à compter du 24 novembre. James Wiener sera à la tête du «global Risk and Compliance Group», et supervisera la déontologie ainsi que les fonctions risques de crédit, risques opérationnels et risques de marché. Il sera rattaché à Gerald L. Hassell, président et CEO de BNY Mellon, et au comité des risques du conseil d’administration. Avant de rejoindre BNY Mellon, James Wiener travaillait chez Oliver Wyman, où il était associé senior, membre du comité de direction du groupe.
Le fonds britannique Amber Capital est passé sous le seuil de 5% du capital du spécialiste français du câble Nexans, selon un avis publié le 27 octobre par l’Autorité des marchés financiers (AMF).Fin 2013, Amber Capital a été à l’origine d’une campagne contre l’ancien PDG de Nexans, Frédéric Vincent, dont il souhaitait l'éviction. Sous la pression d’Amber Capital, Nexans a décidé en mai dernier de dissocier les fonctions de président et de directeur général et de nommer Arnaud Poupart-Lafarge au poste de directeur général. Selon l’AMF, le fonds Amber détient désormais 4,99% du capital et des droits de vote de Nexans. «Ce franchissement de seuils résulte d’une cession d’actions Nexans sur le marché», précise l’avis financier.
La société américaine de capital investissement Warburg Pincus a annoncé, le 27 octobre, avoir levé 4 milliards de dollars lors du bouclage du fonds Warburg Pincus Energy, son premier véhicule dédié aux investissements dans le secteur de l’énergie. Warburg Pincus, qui avait démarré la levée de fonds en novembre 2013, a largement dépassé son objectif initial fixé à 3 milliards de dollars.
Société Générale Securities Services (SGSS) au Royaume-Uni a été mandaté par SCM Private pour fournir une solution d’externalisation administrative pour la gestion de patrimoine et d’investissements. Cette solution sera utilisée par les trois services de gestion de patrimoine en ligne SCM Direct.com, MoneyShe.com and SCM 50.com. L’offre couvre le service du front- au back-office, ainsi qu’un portail web pour l’investisseur final lui donnant accès à des services de mesure de performance, de composition de portefeuille et de suivi de positions en temps réel. La solution combine des services de middle et back-office d’exécution d’ordres, des fonctionnalités de gestion de portefeuille, de compensation et de règlement-livraison multi-produits. SGSS fournira également des services de conservation avec un traitement ségrégué des portefeuilles.
Derrière la progression quasi nulle de l’indice Stoxx 600 (%) depuis le début de l’année, se cache, au sein du mandat « actions européennes » d’amLeague une véritable bataille rangée entre gérants. Les uns menant une gestion quantitative, les autres une gestion fondamentale. Invités sur Newsmanagers TV (*), Fabien Dornier directeur de la gestion chez Ossiam et Eric Lauri, gérant chez Exane AM, se sont prêtés, en présence de Vincent Zeller, le responsable partenaires de la plateforme, au jeu des différences dans les process de gestion. Différences, comme l’a souligné Vincent Zeller, qui profitent cette année aux « quants », ces derniers trustrant les premières places devant les « quals ». Chez Ossiam, où, selon les termes de Fabien Dornier, la société mène une « gestion de conviction indicielle »,la gestion « minimum variance » dans le mandat Actions Europe conduit tout d’abord à éliminer la moitié des valeurs de l’indice afin de ne favoriser que les actions les plus liquides. A partir d’une optimisation du portefeuille et d’une sélection des valeurs les moins volatiles, le portefeuille est constitué de 70 à 90 titres. Pour un résultat satisfaisant puisque Ossiam occupe la première place du mandat à la mi-octobre, depuis le début de l’année. Sur cette même période, Exane AM figure donc derrière les quants mais se situe, néanmoins, dans la première partie du classement. Pour justifier ce bon comportement, Eric Lauri est revenu à son tour sur la gestion de sa maison. Une gestion qui ne fait pas de paris sectoriels par rapport à son benchmark, mais qui laisse toute latitude, au sein de chaque secteur, aux gérants – value ou growth -, d’opérer un choix de valeurs générateur d’alpha.Le fait d’intervenir sur l’Europe et d’inclure notamment la Grande-Bretagne et la Suisse dans l’univers d’investissement donne également aux gérants la possibilité d’utiliser un moteur de performance supplémentaire : le change. Cela étant, pour le portefeuille d’Ossiam, il n’y pas de pari sur la devise. De fait, les expositions aux pays peuvent sensiblement fluctuer. Cette année, l’allocation-pays-devises est quasi en ligne avec l’indice, a indiqué Fabien Dornier. Quoiqu’il en soit, compte tenu de leur comportement, les monnaies n’ont pas contribué à la performance du portefeuille. Pour Eric Lauri, des « biais » pays sont possibles dans la gestion d’Exane mais dans ce cas, la gestion ajustera l’ensemble en achetant ou vendant des devises afin de respecter la structure de l’indice. En chiffres, même si la gestion ne cherche pas à apporter de la valeur par ce biais, les devises ont contribué à hauteur de 35 points de base dans la performance globale depuis le début de l’année, a précisé Eric Lauri. Dont 28 points de base viennent de la livre et 7 points de base pour le franc suisse. Enfin, interrogés sur leurs convictions d’ici la fin de l’année, les gérants ont chacun dans leur spécialité fait part de leurs convictions compte tenu des récentes évolutions du marché. Fabien Dornier a notamment insisté sur la capacité de sa gestion « mini variance » à capter 75 % à 80 % de la performance d’un marché haussier et, dans des marchés baissiers, à afficher une volatilité plus basse que la moyenne. En l’occurrence, la volatilité du portefeuille d’Ossiam est de 9 actuellement contre 12 pour l’indice. Dans le cadre de cet exercice, Eric Lauri a cité quelques convictions fortes émanant de gérant value dans l’équipe d’Exane qui gère le fonds, à l’image de Ital Cementi, ou « growth », comme Teleperformance, Geberit ou Ingenico. A cela s’ajoutent des valeurs de rendement comme Repsol ou Vodafone. (*) Vous pouvez visionner la vidéo en cliquant sur le line suivant : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/lesgerantssexpliquent.aspx?id=905
Les activités de gestion de fortune d’UBS ont enregistré une collecte nette cumulée se montant à 14,4 milliards de francs suisses et, si l’on exclut les flux en rapport avec les placements monétaires, la collecte nette de la division Global Asset Management a atteint 3,8 milliards de francs. Le résultat avant impôts corrigé de l’ensemble des activités de gestion de fortune a dépassé 1 milliard de francs. Wealth Management, qui a attiré 9,8 milliards de francs, a enregistré son meilleur résultat trimestriel avant impôts corrigé depuis le deuxième trimestre 2009. Wealth Management Americas a enregistré une collecte nette de 4,9 milliards de francs et obtenu des résultats récurrents record, et Global Asset Management a dégagé son meilleur bénéfice avant impôts corrigé en six trimestres. Les actifs sous gestion de Wealth Management s’inscrivaient fin septembre à 966 milliards de francs suisses, contre 928 milliards à fin juin, ceux de Wealth Management Americas à 970 milliards de francs contre 902 milliards de francs et ceux de Global Asset Management à 648 milliards de francs contre 621 milliards de francs. Le groupe a dû effectuer des provisions de 1,8 milliard de francs suisses, contrebalancées par un crédit d’impôts net de 1,3 milliard de francs, précise UBS dans un communiqué. Ces charges ont fait plonger le résultat avant impôts dans le rouge à 554 millions de francs suisses, contre un bénéfice de 356 millions de francs un an plus tôt. Le crédit d’impôts a, en revanche, permis à la banque de boucler sur un bénéfice net en forte hausse de 32% à 762 millions de francs.