A la tête de Schroders France depuis un an et demi, Karine Szenberg a déjà imprimé sa marque en orientant plus fortement la stratégie de la société sur son développement auprès de la clientèle institutionnelle. L’ancien directrice générale de JP Morgan Asset Management France s’est également illustrée en créant une équipe de gestion dédiée à la dette infrastructure. Pour 2016, la dirigeante entend continuer à étoffer ses effectifs et lancer une nouvelle offre immobilière à destination des investisseurs institutionnels français.
Lazard Frères Gestion a annoncé, ce 18 décembre, la nomination d’Olivier Lafon au poste de directeur de la conformité et du contrôle interne. L’intéressé, âgé de 44 ans, a débuté sa carrière dans la gestion d’actifs en 2001 comme juriste financier chez CDC Ixis AM. Il a ensuite rejoint l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en 2002 en qualité de chargé d’étude, puis chargé d’étude sénior avant d’être nommé chargé de mission sénior. Au sein de la direction gestion d’actifs, il a participé aux différents chantiers règlementaires de Place. Olivier Lafon était également membre permanent du jury d’examen pour la délivrance des cartes professionnelles des responsables de la conformité et du contrôle interne (RCCI) et des responsables de la conformité des services d’investissement (RCSI).
Les fonds obligataires « investment grade » aux Etats-Unis ont subi une vague record de retraits, une semaine après que deux fonds haut rendement ont annoncé leur fermeture et qu’un autre a bloqué les rachats, rapporte le Financial Times. Les fonds et ETF investis dans les obligations investment grade basés aux Etats-Unis ont subi des sorties nettes de 5,1 milliards de dollars la semaine dernière, selon Lipper. Ces chiffres sont les plus importants depuis que Lipper a commencé à suivre les flux en 1992. Cela s’est accompagné d’une autre semaine de rachats de plus de 3 milliards de dollars sur les fonds junk bonds.
Lawrence D. Fink, le patron de BlackRock, a un petit problème de hedge funds, écrit Bloomberg Business. Le géant de la gestion a dû fermer un hedge fund macro le mois dernier. Même si les hedge funds ne représentent qu’une petite fraction des encours sous gestion totaux de BlackRock, cette décision représente un revers pour le groupe qui tente pourtant de développer cette activité lucrative. BlackRock gère 32 milliards de dollars d’actifs dans des hedge funds, sur un total de 4.500 milliards de dollars. La société aligne une trentaine de stratégies de hedge funds et souhaite en ajouter d’autres. Dans leur ensemble, les fonds alternatifs représentent 8 % des revenus.
La levée du contrôle des changes en place depuis 2011 est entrée en vigueur le 17 décembre en Argentine dans la foulée de l’élection à la présidence de Mauricio Macri. Sans surprise, le peso argentin a plongé face au dollar, de 26% pour le premier jour de cotation, le cours officiel se calant sur le taux de change du marché noir. L’Argentine espère que ses réserves de change gonfleront de 15 à 25 milliards de dollars dans les prochains mois, grâce au soutien apporté par les exportations de matières premières agricoles.
Un tribunal arbitral de Singapour a rejeté la plainte de Philip Morris contre l’Australie le 17 décembre. Le fabricant américain de cigarettes contestait une législation anti-tabac prise en 2011 et qui lui imposait le paquet neutre. Il accusait l’Australie d’avoir violé l’accord bilatéral de libre-échange avec Hong Kong. Alors qu’une autre plainte est en cours devant l’OMC, ce dossier a alimenté les polémiques autour des mécanismes de règlement des litiges entre investisseurs et Etats (ISDS), au cœur des négociations sur les traités de libre-échange sur la zone Pacifique et entre les Etats-Unis et l’Union européenne.
En moyenne, les prix immobiliers en Chine ont augmenté de 0,9% en novembre, par rapport à novembre 2014, a calculé Reuters à partir des données du Bureau national de la statistique parues vendredi 18 décembre. En octobre, ils avaient augmenté de 0,1%. Avant cela, les prix immobiliers avaient baissé durant 13 mois d’affilée.
Le vice-président de la banque centrale, Marton Nagy, a promis des «mesures importantes» pour renforcer sa politique monétaire non conventionnelle dès le début de l’année 2016, après avoir laissé ses taux inchangés à 1,35% la semaine dernière pour le cinquième mois consécutif. L’autorité fera «un usage plus actif des swaps de taux» pour ajuster à la hausse son programme de rachats d’obligations d’Etat et tirer les rendements à la hausse, a assuré Marton Nagy.
L’Ukraine a officiellement fait défaut et introduit un moratoire sur ses 3 milliards de dollars d’obligations arrivant à échéance dimanche et détenues par la Russie. Moscou a refusé de participer au plan de restructuration de 17,5 milliards auquel ont souscrit les autres créanciers privés. Une mesure similaire sera appliquée aux dettes des deux entreprises publiques Pivdenné et Ukravtodor de 507 millions de dollars garanties par l’Etat. L’Ukraine s’est dit prêt à un bras de fer judiciaire.
L’oligopole des agences de notation se porte bien. Standard & Poor’s s’est arrogé 40,4% du marché des notations de crédit en Europe en 2014, devant Moody’s (34,7%) et Fitch (16,8%), selon les statistiques annuelles compilées par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) publiées le 18 décembre. Les 23 autres agences agrées par l’Esma se partagent les 8% restants, DBRS et Cerved en tête. La régulation européenne sur les agences de notation prévoit qu’un émetteur, s’il a recours à deux agences ou plus, en choisisse une ayant moins de 10% de part de marché.
Les banques centrales des deux pays sud-américains ont augmenté leurs taux directeurs de 25 pb en fin de semaine dernière. Une décision prise suite au début du processus de normalisation monétaire de la Fed qui menace de faire chuter leurs devises et de raviver les tensions inflationnistes dans les deux pays. Les pesos mexicain et chilien regagnaient 0,6% et 0,9% contre dollar suite à la décision.
Alors que les difficultés de certains fonds high yield américains ont secoué le marché, les retraits hebdomadaires ont atteint 5,3 milliards de dollars.
257 hedge funds (fonds alternatifs) ont fermé leurs portes au troisième trimestre 2015, contre seulement 200 au cours des trois mois précédents, rapporte Hedge Fund Research. Les gestionnaires ont souffert de la chute du yuan, des marchés actions et des matières premières, et de l’augmentation des spreads (écarts de taux) sur les obligations à haut rendement. L’indice composite de HFR, qui mesure les performances du secteur, a enregistré son plus fort recul des quatre dernières années, à -4%. La baisse des rendements et l’aversion pour le risque des investisseurs ont entraîné de la décollecte, fatale à certaines stratégies. Les actifs sous gestion des hedge funds ont reculé de 95 milliards de dollars, à 2.870 milliards, soit la plus forte baisse depuis le quatrième trimestre 2008, lors de la débâcle post-Lehman Brothers. La fébrilité des marchés peut aussi créer de nouvelles opportunités: 269 hedge funds ont été créés au cours du trimestre écoulé et 785 depuis le début de l’année.
Goldman Sachs AM a lancé un fonds de hedge funds conçu pour exploiter une gamme de stratégies alternatives liquides complémentaires, a révélé Citywire Global.
Dans une étude publiée par Standard and Poor’s sur la notation des banques avec l'émergence des Fintech, l’agence de notation explique que la concurrence ne menace pour le moment pas la qualité de crédit des grandes institutions bancaires.
Peter Lingen a abandonné la gestion du fonds Swedbank Robur Technology qu’il a assumée pendant 15 ans, a appris Citywire Global. Il continue toutefois de piloter le Folksams Framtidsfond pour le compte du groupe suédois Swedbank. Le fonds Swedbank Robur Technology sera repris par Johan Söderström, qui gère actuellement le Swedbank Robur Medica, centré sur le secteur de la santé.
UBS Asset Management a nommé Paul Guest au poste de directeur exécutif en charge de la stratégie de sa division immobilière. Il devra trouver des opportunités d’investissement et sera chargé des prévisions de marché pour l’immobilier, autant au niveau de ses équipes que du groupe UBS AM. Il rejoint le groupe suisse en provenance de LaSalle Investment Management, où il était directeur de la recherche et de la stratégie pour l’Asie Pacifique.
responsAbility Investments AG se réorganise pour aborder 2016. Sous la conduite de Rochus Mommartz, son nouveau directeur général, le gérant suisse d’actifs spécialisé dans l’investissement au service du développement ajoute deux personnes à sa direction. Celle-ci se renforce ainsi notamment dans le domaine des investissements en capital et dans celui des Régions et opérations. La nouvelle structure de l’entreprise ainsi que le passage de témoin, à la Direction générale, entre Klaus Tischhauser et Rochus Mommartz prendront effet au 1er janvier 2016.A cette date, Karin Schoch, à la tête des ressources humaines de responsAbility depuis mai 2014, deviendra membre de la direction en tant que Head Regions & Operations. A ce poste nouvellement créé, elle sera chargée, en premier lieu, d’accompagner, sur le plan de la gestion, les bureaux régionaux qui se sont fortement développés ces dernières années. A compter du 1er mars 2016, Philipp Cottier rejoindra responsAbility comme Head Equity Investments et membre de la direction. Bénéficiant d’une grande expérience des investissements durables, ce spécialiste de la finance et investisseur privé reprendra la plus grande partie des activités de Rochus Mommartz, qui se consacrera entièrement à la Direction générale de l’entreprise.Klaus Tischhauser et Christian Speckhardt resteront membres de la direction. Christian Speckhardt, Head Debt Financing, continuera d’assumer la responsabilité des investissements par la dette dans tous les secteurs tandis que Klaus Tischhauser conservera, jusqu’à son départ prévu à la mi-2016, la fonction de Head Investment Solutions & Sales, c’est-à-dire les activités ciblant les investisseurs. Son successeur à ce poste n’a pas encore été désigné.«responsAbility a connu une progression fulgurante ces dernières années. En renforçant notre direction, nous nous adaptons à la complexité grandissante de nos activités pour assurer la poursuite d’une croissance fructueuse», commente Rochus Mommartz, futur directeur général de responsAbility, cité dans un communiqué.Aujourd’hui, plus de la moitié des 204 collaborateurs de responsAbility travaille dans des bureaux régionaux, alors que les activités du gérant d’actifs en matière d’investissements se sont élargies du secteur initial de la microfinance à l’agriculture durable et à l’énergie. La base de clientèle a aussi évolué. En effet, 40% des actifs gérés par responsAbility proviennent d’investisseurs institutionnels. De surcroît, les clients des pays en développement et des économies émergentes sont toujours plus demandeurs de financement sous la forme de participations. responsAbility répond à tous ces besoins en développant continuellement de nouveaux produits de placement et de financement.
Pictet a nommé Cesar Perez Ruiz au poste de directeur des investissement (CIO) pour ses activités de gestion de fortune, a indiqué le 17 décembre la banque privée genevoise. Le nouveau CIO siègera au comité des investissements de la banque aux côtés de Pierre-Alain Wavre, directeur général (CEO) de Pictet Investment Office, et Christophe Donay, qui dirige le département Asset Allocation & Macro Research.Cesar Perez Ruiz, actuellement directeur de la stratégie d’investissement de JP Morgan Private Bank, doit prendre ses fonctions début mars 2016.
Julius Baer adapte son organisation régionale et lance une unité dédiée aux clients très fortunés. La division Ultra High Net Worth Individuals (UHNWI) sera dirigée par Christian Blum et sera opérationnelle dès le 1er février 2016, soutenue par une équipe de conseillers clientèles dédiés, a indiqué la banque le 17 décembre. Ces nouvelles mesures correspondent à la stratégie de croissance durable de Julius Baer sur le marché suisse et vise à y accroître ses parts de marché, rappelle un communiqué.La division UHNWI est nécessaire pour mieux gérer les «besoins spécifiques de ce segment de clientèle». Son dirigeant, Christian Blum, a passé 20 ans chez Credit Suisse, où il a occupé plusieurs postes de direction. Les succursales au niveau local seront quant à elles réorganisées et leurs différents responsables à Zurich et Zoug (Paul Arni), Bâle (Claude Scharowski), Genève (Gabriele Odone), Lausanne (Emmanuel Debons) et au Tessin (Sergio Leoni) sont rattachés directement à Barend Fruithof, directeur régional Suisse & Global Custody. Les autres succursales restent sous la responsabilité de Patrick Héritier, directeur des bureaux suisses.
La société francfortoise Investor DIC Asset AG lance un quatrième fonds immobilier, le DIC Office Balance III. Ce «Spezialfonds», soit un fonds destiné à la clientèle institutionnelle, débute avec un volume de 270 millions d’euros. Le fonds est investi dans l’immobilier commercial de bureau, issu des sept villes allemandes les plus dynamiques, dont Berlin, Cologne, Francfort et Munich.
Nombre de hedge funds réduisent leurs frais et négocient avec les investisseurs pour diminuer leurs coûts et éviter des rachats après une nouvelle année de médiocrité en termes de rendements, rapporte le Financial Times. L’industrie a depuis plusieurs années commencé à abandonner son modèle traditionnel consistant à facturer 2 % des actifs et à garder 20 % des profits. Certains fonds courtisent déjà les investisseurs avec des frais plus proches de 1 % et 15 %. Maintenant, la pression monte pour de plus en plus de gérants de fonds. Les frais de gestion ont décliné cette année dans toutes les stratégies sauf l’événementiel («event driven»), revenant à une moyenne de 1,61 % contre 1,69 % précédemment, selon JPMorgan’s Capital Introduction Group. Concernant les commissions de performance, certaines stratégies ont été impactées plus que d’autres. Les plus forts déclins sont constatés dans la global macro, le multi-stratégies, les CTA et le relative value.