La filiale de banque privée de Credit Suisse vient de nommer, avec effet au 1er janvier 2016, Christian Huber au poste de directeur des opérations («chief operating officer») pour l’Asie-Pacifique, selon Asian Investor. L’intéressé, qui était précédemment directeur des opérations et co-responsable de la banque privée pour Credit Suisse au Japon, remplace François Monnet, nommé en décembre responsable de la Grande Chine pour le groupe bancaire suisse. Basé à Singapour, Christian Huber est rattaché à Francesco de Ferrari, responsable de la banque privée de Credit Suisse en Asie-Pacifique. En parallèle, Masahide Ohashi, qui était co-responsable de la banque privée au Japon, devient désormais seul responsable de cette activité à Tokyo. En outre, Bryan Mark a été nommé directeur des opérations de la banque privée au Japon pour remplacer Christian Huber. Bryan Mark travaillait auparavant chez HSBC à Tokyo au poste de directeur des opérations pour le Japon.
Le britannique M&G Real Estate a promu Ng Chiang Ling au poste de directrice générale et directrice des investissements pour l’Asie en remplacement de Scott Girard, rapporte le site spécialisé Asian Investor. L’intéressée, qui prendra officiellement ses nouvelles fonctions à compter du 1er avril, a rejoint la société de gestion immobilière il y a deux ans en qualité de directrice des acquisitions. Elle restera basée à Singapour. Pour sa part Scott Girard restera au sein de la société jusqu’en septembre pour assurer une transition en douceur avant de retourner en Australie pour des raisons familiales.
Le gestionnaire d’actifs écossais Baillie Gifford vient d’ouvrir un bureau à Hong Kong, sa toute première implantation en Asie, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Dans ce cadre, Angus Macdonald, jusque-là responsable juridique au sein du groupe, a quitté Edimbourg pour prendre la direction opérationnelle de cette nouvelle structure. Il est remplacé à son ancien poste par Alastair MacLean, qui a rejoint la société de gestion le 4 janvier 2016. Par ailleurs, Rita Xiao a rejoint Baillie Gifford à Hong Kong en provenance de la Stirling Finance, une société de conseil basée à Hong Kong et spécialisée dans les retraites. Les recrutements devraient se poursuivre. De fait, au début du mois d’avril, le bureau de Hong Kong devrait compter quatre collaborateurs avec les arrivées d’un responsable administratif en mars et d’un responsable marketing en avril. Baillie Gifford ne part pas d’une page blanche. La sociét de gestion couvre en effet l’Asie depuis 1989 et compte une équipe de huit personnes en charge des clients asiatiques. En outre, sur un total de 175 milliards de dollars d’actifs sous gestion, 15 milliards de dollars proviennent de clients asiatiques, principalement des fonds de pension et des distributeurs. La décision d’ouvrir un bureau en Asie vise à répondre aux attentes des clients qui souhaitaient que la société de gestion dispose d’une présence locale sur le continent, a indiqué à David Henderson, associé et directeur général de Baillie Gifford Asia (Hong Kong) dans le cadre d’un entretien à Asian Investor.
A l’occasion de la publication de ses résultats, le groupe espagnol Bankinter a annoncé que les actifs sous gestion de son pôle de gestion ont progressé de 24,7% sur un an. A fin 2015, ses encours s’établissent ainsi à 21 milliards d’euros contre 16,8 milliards d’euros à fin 2014. Dans le détail, les actifs sous gestion de ses «mutual funds» ont augementé de 23,6 % pour atteindre 13,6 milliards d’euros au 31 décembre 2015 contre 11 milliards d’euros au 31 décembre 2014. Au cours de la même période de référence, les encours de ses sicav sont passés de 3,86 milliards à fin 2104 à 5,31 milliards d’euros à fin 2015, soit un bond en avant de 37,53%. Enfin, les encours des fonds de pension ont progressé plus modestement de 7,72% pour s’établir à 2,1 milliards d’euros fin 2015 contre 1,9 milliard d’euros fin 2014.A l’issue de l’exercice 2015, en prenant en considération l’ensemble de ses activités, le groupe Bankinter a dégagé un bénéfice net de 375,9 millions d’euros, en hausse de 36,3 % sur un an.
A l’occasion de la conférence trimestrielle de Carmignac, Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement, a annoncé que le gérant français a collecté 917 millions d’euros l’an dernier. Carmignac Patrimoine, qui a engrangé une performance de 0,72% en 2015, contre +8,35% pour son indicateur de référence, a collecté 1,33 milliard d’euros, tandis que Carmignac Capital Plus et Carmignac Sécurité ont engrangé respectivement 444 et 249 millions. Carmignac Investissement a à l’inverse enregistré des sorties de capitaux à hauteur de 564 millions d’euros, tout comme Carmignac Emerging Patrimoine (-237 millions) et Carmignac Emergent (-258 millions).
Le ministre russe de l’Economie, Alexeï Oulioukaïev, a déclaré lundi avoir discuté avec son homologue français, Emmanuel Macron, de la possibilité que des banques françaises participent au financement du projet Yamal LNG. Ce projet de 27 milliards de dollars (25 milliards d’euros) est l’un des plus grands projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde et sa mise en production est prévue pour l’an prochain. Mais son financement a pris du retard en raison des sanctions internationales qui touchent le groupe russe Novatek, principal actionnaire du projet aux côtés du français Total et du chinois CNPC.
Déroger aux 35 heures «n’est plus une transgression», a déclaré lundi Manuel Valls en annonçant, sans plus de précision, que la future réforme du Code du travail modifierait le mode de rémunération des heures supplémentaires. L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter a remis lundi au Premier ministre des propositions sur le futur Code du travail qui serviront de base à la réforme que présentera la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le 9 mars prochain. Dans la législation actuelle, le taux minimal de majoration est de 10%.
La société de private equity américaine, JC Flowers a annoncé ce matin le rachat des activités australiennes et asiatiques de plates-formes de trading actions et de services technologiques de Chi-X Global. Elle va ainsi mettre la main, d’ici à la fin du premier trimestre de 2016, sur Chi-X Australia, Chi-X Japan et Chi-Tech Hong Kong. Et ce, pour un montant non déterminé. A la fin de l’année dernière, Chi-X Global avait déjà cédé Chi-X Canada au groupe Nasdaq.
Le climat des affaires en Allemagne a enregistré une baisse plus marquée que prévu en janvier, ce qui semble confirmer que les dirigeants d’entreprise de la première économie européenne commencent à s’inquiéter pour leurs perspectives d’exportation compte tenu du ralentissement à l’oeuvre dans les pays émergents. Selon l’enquête mensuelle publiée lundi, l’indice Ifo, calculé à partir d’un échantillon de 7.000 entreprises, est revenu à 107,3, après 108,6 en décembre. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne un indice à 108,4 pour janvier.
La Chine et l’Iran ont exprimé leur volonté de renforcer leurs relations bilatérales et de porter leur commerce à 600 milliards de dollars (550 milliards d’euros) dans les dix années à venir, a déclaré samedi le président iranien Hassan Rohani lors de la visite à Téhéran de son homologue chinois Xi Jinping. La visite a lieu une semaine après la levée des sanctions internationales qui pesaient sur l’Iran. Les deux pays ont signé dix-sept accords, dont la relance de l’ancienne route de la soie et la mise en place d’une coopération dans l’énergie nucléaire.
Standard & Poor’s a annoncé vendredi avoir relevé sa note souveraine de la Grèce, qui passe de CCC+ à B- avec une perspective stable. «D’ici la fin du mois de mars, malgré des divergences entre le gouvernement et ses créanciers, nous nous attendons à ce que la Grèce ait respecté les conditions attachées à son plan de soutien financier de 86 milliards d’euros, ce qui ouvrira la voie à des discussions sur un allègement de la dette», précise S&P. Elle constate aussi que l’économie grecque s’est révélée plus résistante que prévu. L’agence prévoit une «reprise plus solide» après 2016.
Le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt a jugé «inacceptable» le projet actuel de taxe sur les transactions financières (TTF), considérant qu’il n’a plus rien à voir avec la proposition de départ acceptée par la Belgique. «L’accord de gouvernement dit explicitement que la taxe doit se focaliser sur les actions et les dérivés ayant un caractère spéculatif, mais qu’une telle taxe ne doit pas avoir d’effet négatif sur l’économie réelle. Or, dans les textes actuellement sur la table, la sauvegarde de l’économie réelle est loin d’être garantie», estime Johan Van Overtveldt, membre du parti flamand N-VA. Il estime que la taxe dans sa forme actuelle affecterait les fonds de pensions et menacerait l’industrie financière belge. Il lui reproche aussi de risquer «d’augmenter le coût de financement de la dette publique». Enfin, la taxe serait «incompatible» avec le projet d’Union des marchés de capitaux. Le ministre précise toutefois que la Belgique poursuivra les négociations avec les neuf autres Etats impliqués - dont la France, l’Allemagne et l’Italie.
Les fonds d’obligations gouvernementales ont enregistré leur plus forte collecte nette hebdomadaire depuis un an : celle-ci atteint 5,1 milliards de dollars sur la semaine au 20 janvier, selon une note de BoA Merrill Lynch s’appuyant sur les statistiques d’EPFR. Ces flux illustrent l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis des actifs risqués. Les fonds high yield et de dette émergente ont subi des rachats nets de 2,3 milliards et 4,9 milliards respectivement. Les fonds actions ont connu des sorties nettes de 2,8 milliards. Les 24 milliards de rachats nets sur les fonds actions depuis le début de l’année ne représentent toutefois que 0,3% de la totalité de leurs actifs sous gestion, souligne BoA Merrill Lynch.
La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a clos son premier emprunt de l’année, d’un montant de 3,5 milliards de dollars à 3 ans. La transaction a été conclue avec une marge de 49 points de base au-dessus de la courbe des swaps américains (soit 50,2 pb au-dessus du bon du Trésor américain de maturité 3 ans). BNP Paribas, Goldman Sachs, HSBC et Morgan Stanley dirigeaient la transaction, souscrite à 54% par des banques, suivies par les banques centrales et institutions officielles pour 36% et les gérants de fonds pour 10%. La Cades prévoit de lever l’équivalent de 24 milliards d’euros en 2016.
Les cours du pétrole ont bondi vendredi sur le marché new-yorkais Nymex en raison de l’arrivée d’une vague de froid aux Etats-Unis, qui a dopé la demande de produits raffinés et a obligé certains investisseurs à solder dans l’urgence des positions à découvert. Le contrat mars sur le brut léger américain WTI a gagné 9%, à 32,19 dollars le baril. Le Brent s’est adjugé 10%, à 32,18 dollars. Le baril de brut a ainsi regagné 15% en deux jours après la chute qui l’avait fait tomber sous le seuil des 30 dollars pour la première fois depuis 12 ans.
Les socialistes espagnols ont sommé samedi Mariano Rajoy, président du gouvernement de droite sortant, de tenter de former une nouvelle équipe ou de se démettre, tandis qu’ils ont refusé la proposition du parti de gauche radicale Podemos, lancée sans négociation préalable. Ils s’inquiètent en effet du referendum d’autodétermination promis par Podemos à ses alliés catalans. Rajoy avait créé la surprise vendredi en renonçant momentanément à former un gouvernement.
Christine Lagarde, qui s’est portée candidate vendredi à un second mandat de directrice générale du FMI, a reçu de nombreux soutiens au Forum économique mondial de Davos. Le ministère britannique des Finances George Osborne a annoncé qu’il soutenait sa candidature. La France, l’Allemagne et l’Italie ont suivi. Plus significatif, la Chine, la Corée du Sud et le Mexique ont profité de Davos pour annoncer qu’ils soutiendraient la Française, écartant de fait la possibilité d’une candidature des grands pays émergents. Aucun pays n’a évoqué son renvoi devant la Cour de justice de la République dans l’affaire de l’arbitrage sur la revente d’Adidas en faveur de Bernard Tapie.
Marcelo Rebelo de Sousa, candidat de la droite, a remporté hier dès le premier tour l’élection présidentielle au Portugal, selon les résultats provisoires. Cette élection opère un retour de balancier politique: le président dispose du pouvoir de dissoudre le parlement et de démettre le Premier ministre, alors qu’un cabinet de gauche est entré en fonction fin novembre après des semaines d’instabilité et que l’économie du pays est encore convalescente.