Directeur des investissements du groupe Klesia, Julien Dorieux revient pour NewsManagers sur la politique d’allocation d’actifs du groupe de protection sociale. Outre un programme de cession immobilière, Klesia place la diversification au cœur de sa stratégie d’investissement. Une diversification qui se manifeste notamment par le lancement récent d’un fonds de prêts aux PME avec AG2R La Mondiale.
Less than one fifth of professional investors think that the United Kingdom will pull out of the European Union in 2016, compared with more than half of retail investors, according to results of a recent current events survey by Ossiam evaluating the confidence of French institutional and retail investors. More than two thirds of investors feel that in the event of a Brexit, the attractiveness of the Paris financial centre would increase.Professional investors are also not anticipating a banking crisis in 2016. Retail investors are more divided, with 44% of them anticipating a new crisis in 2016.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } French financial judges in charge of an investigation for tax fraud at the banking giant HSBC have completed their investigations into the role played by the British parent company in a vast suspected system which allowed clients to evade taxes, the news agency AWP Finanzen learned on Friday from a legal source. The conclusion of the investigation opens a period in which the parties are permitted to make observations or request investigative actions. The national financial prosecutor’s office (parquet national financier, PNF) will then address these requests before a decision by judges as to whether or not to bring the parties to trial. The judges of the Paris financial court accuse the bank of a failure in oversight of their Swiss affiliate HSBC Private Bank (PB), which is suspected of organizing a vast tax evasion system intended largely for French clients. The PNF is seeking charges against this Swiss affiliate. HSBC is one of the large global banks caught up in revelations in the ‘Panama Papers’ that it created numerous offshore companies. According to the newspaper Le Monde, HSBC made the most use of the Panamanian law firm Mossack Fonseca, with about 2,300 entities created.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Chinese asset management industry is expected to see exponential growth in the next few years. According to a study carried out by China Everbright Bank and Boston Consulting Group, reported by the specialist website Asia Asset Management, the Chinese asset management market is expected to grow by 87%, to CNY174bn (USD26.890trn) by 2020, compared with RMB93bn at the end of 2015. The study finds that the sector is expected to see average annual growth of 13% per year in the next five years. David He, partner and managing director at Boston Consoluting Group, estimates that this growth will be supported by several factors: redistribution of the wealth of investors gradually leaving real estate in favour of financial assets, growing demand from pension funds and insurance companies in the context of an ageing population, and lastly, needs on the part of commercial banks to develop more effective allocation mechanisms for credit assets. The study finds that commercial banks which offer wealth management products are expected to be the largest players in the asset management market by 2020, with a market share of 27%.
The Liechtenstein private bank LGT has appointed two new members to its board of trustees who will play a key role in the implementation of international development strategy at the firm. LGT has called in two investment specialists, Juan Bosch and Mark Jordy, who will begin in their roles from 27 April 2016.Bosch had previously worked at Compass Group in New York, an asset management firm specialised in Latin America, where he launched the Argentinian affiliate of the fir mm. Jordy, for his part, worked at Wellington Management Company between 1993 and 2014. He contributed to the development of the firm in the Asia-Pacific region (Singapore, Hong Kong, Japan, China and Australia) and in Europe, where he directed the London office.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Net inflows to German investment funds totalled EUR5.5bn in February, according to statistics released by the German asset management association (BVI). Funds reserved for institutional investors (Spezialfonds) posted EUR6.9bn in net subscriptions. Funds open to the public posted net redemptions of EUR1.5bn. These redemptions are the result of outflows from bond funds, which saw redemptions of EUR1.8bn, according to BVI. As in January, equity funds saw redemptions of EUR0.7bn. Since the beginning of the year, net subscriptions have totalled EUR22.1bn for all German funds. As of the end of February 2016, assets under management in the sector totalled EUR2.6trn, the same level as in February 2015.
Une cinquantaine d’investisseurs institutionnels gérant un total de 1.000 milliards de livres (1.200 milliards d’euros) ont lancé une campagne pour demander à dix grands groupes de restauration américains et britanniques de limiter l’utilisation d’antibiotiques dans la viande de leurs restaurants. Ces actionnaires ont adressé une lettre datée du 15 mars à McDonald’s, JD Wetherspoon, Domino’s Pizza Group, Brinker International, Darden Restaurants, Mitchells & Butlers, Restaurant Brands International, Restaurant Group, The Wendy’s Company et Yum! Brands.
Les prix à la production (PPI) en Chine ont baissé de 4,3% en mars par rapport à la même période de 2015, montrent les statistiques publiés lundi, ce qui fait quatre années pleines de baisse des prix à la sortie d’usine. Ce recul du mois dernier est toutefois ressorti inférieur aux attentes, selon une enquête Reuters, qui les donnait en repli de 4,6%. Certains économistes pensent que cette nouvelle rassurante pourrait limiter les mesures d’assouplissement monétaire dans les mois à venir.
L’Agence France Trésor annonce lundi la création d’une nouvelle obligation de maturité 20 ans, l’OAT 25 mai 2036, et d’une nouvelle obligation de maturité 50 ans, l’OAT 25 mai 2066. Leurs caractéristiques seront annoncées ultérieurement. «Les deux nouvelles obligations seront émises par syndication dans les prochains jours, en fonction des conditions de marché», précise un communiqué de l’AFT. La possibilité d’un emprunt à 50 ans figurait dans le programme de financement de l’Etat pour 2016 publié en décembre dernier.
Les rachats nets sur les fonds d’investissement collectifs dédiés aux actions européennes et japonaises (à hauteur de 700 millions d’euros et 1 milliard de dollars respectivement) se sont poursuivis sur la semaine au 6 avril en lien avec le recul du dollar, montrent des données publiées vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds investis en actions américaines ont en revanche bénéficié de souscriptions à hauteur de 5,4 milliards de dollars (4,75 milliards d’euros) tandis que ceux dédiés aux actions émergentes ont subi des dégagements pour la deuxième semaine consécutive avec 600 millions de dollars de sorties nettes, selon l'étude, qui reprend des données d’EPFR Global.
La croissance du produit intérieur brut de la France devrait s'établir à 0,4% au premier trimestre 2016, par rapport au quatrième trimestre 2015, a estimé vendredi la Banque de France. L’institution a ainsi relevé de 0,1 point son estimation de la croissance française sur les trois premiers mois de l’année. La Banque de France rejoint l’Insee, qui anticipe aussi une croissance de 0,4% sur la période. Le chiffre sera publié le 29 avril.
François Hollande a annoncé vendredi la prolongation d’un an, jusqu’au 31 décembre 2017, du dispositif d’investissement locatif dit «Pinel» permettant de déduire fiscalement une partie du prix d’acquisition d’un logement, à condition de le louer. Ce dispositif devait arriver à échéance fin 2016. Selon le chef de l’Etat, il a engendré une augmentation de près de 45% des ventes pour les investisseurs en 2015, soit 50.000 ventes.
L’Argentine va plafonner à 15 milliards de dollars (13,2 milliards d’euros) le montant de son premier emprunt obligataire international depuis 15 ans, a appris IFR vendredi de deux sources proches du dossier, à quelques jours des premières présentations aux investisseurs. Buenos Aires, qui effectuera ainsi son grand retour sur le marché de la dette après l’accord conclu avec ses créanciers réfractaires, prévoit d'émettre des titres à cinq, dix et 30 ans. L’opération pourrait être lancée dès le 18 avril.
La Réserve fédérale américaine doit adopter une approche prudente et progressive en matière de hausse des taux en raison des risques venant de l’extérieur qui menacent l'économie, en dépit de signes de vigueur de la croissance et de reprise de l’inflation, a déclaré vendredi un membre influent de la Fed. Dans un discours qui pèse attentivement les forces et les faiblesses, le président de la Fed, William Dudley, a estimé que les risques étaient «légèrement» orientés à la baisse.
L'éditeur de solutions globales dédiées aux professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit a signé vendredi l’acquisition de Derivation, un «acteur de tout premier plan spécialisé dans la gestion des risques, les données analytiques et la gestion de portefeuille pour les gérants institutionnels et alternatifs à l’échelle mondiale», selon un communiqué.
Un document du gouvernement allemand que Reuters a pu consulter suggère que le Forum global de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) agisse en superviseur et vérifie que les Etats échangent bien les données fiscales, avec un système de sanctions à la clef dans le cas contraire. Il propose aussi une harmonisation des différentes listes nationales et internationales recensant les territoires considérés comme des paradis fiscaux. Là encore il reviendrait à l’OCDE de jouer un rôle moteur. Sur le front bancaire, le projet allemand souligne que les banques n’ont pas vocation à «encourager des pratiques d'évasion fiscale agressives» et indique que les établissements proposant à leurs clients des produits d’optimisation fiscale devraient être contraints de les dévoiler au fisc.
Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a annoncé sa démission dimanche, laissant le champ libre à la coalition au pouvoir pour le remplacer par le président du Parlement, Volodimir Groisman, un allié du président Petro Porochenko et tenter ainsi de former un gouvernement plus stable que le sien. La perspective de la formation d’un nouveau gouvernement pourrait faciliter le versement par le FMI d’une nouvelle tranche d’aide de 1,7 milliard de dollars, retardé depuis octobre.
Le Trésor américain a fait part de son intention de faire appel de l’invalidation par la justice d’une décision des autorités de régulation qui avaient classé l’assureur MetLife parmi les acteurs ayant une importance systémique pour le secteur financier aux Etats-Unis. Ce jugement Jack «laisse l’une des entreprises financières les plus importantes et les plus interconnectées au monde sujette à une surveillance encore moindre qu’avant la crise financière», déplore le secrétaire au Trésor Jack Lew dans un communiqué.
Directeur des investissements du groupe Klesia, Julien Dorieux revient pour NewsManagers sur la politique d’allocation d’actifs du groupe de protection sociale : NM : Quel est le montant des actifs gérés par le groupe Klesia ? Nous gérons actuellement 7 milliards d’euros d’actifs, dont environ 60% dans le cadre de notre activité de retraite complémentaire et environ 40 % dans le cadre de notre activité d’assurances de personnes. Nous avons des contraintes assez différentes entre ces deux métiers. En retraite complémentaire, nous assurons la gestion pour le compte des fédérations de retraite Agirc-Arrco. L’un des objectifs assignés est de conserver un niveau de liquidités suffisant au sein de ces régimes. A ce titre, nous avons un programme de cessions immobilières assez important, sachant que l’immobilier représente 700 millions d’euros sur l’ensemble de nos encours totaux. Sur ces 700 millions d’euros, 75% sont en retraite complémentaire et 25% en assurances de personnes. En assurances de personnes, il s’agit surtout d’immobilier d’exploitation. En retraite complémentaire, nous avons essentiellement du patrimoine social pour lequel l’objectif est plutôt de vendre. NM : Vous parlez des actions. Quelles sont vos grandes orientations sur cette classe d’actifs ? J.D. : Nous n’avons pas l’intention, à ce stade, de renforcer nos poches actions mais de les maintenir à leurs niveaux actuels. Par ailleurs, sur les actions, nous avons décidé de privilégier maintenant la gestion de titres vifs, alors que nous avions un peu de multigestion que nous avons abandonné progressivement. Nous avons encore un peu de gestion en OPCVM que nous n’hésitons pas à mettre à contribution à des fins de diversification de nos poches actions et pour aller chercher des compétences que nous n’avons pas forcément en interne. NM : Pouvez-vous détailler la répartition de vos encours par classes d’actifs ? J.D. : Aujourd’hui, pour les mutuelles, l’allocation est clairement orientée sur les taux. Pour les institutions de prévoyance, l’allocation est plus diversifiée, majoritairement en produits de taux, dans une moindre mesure en actions et en immobilier. L’allocation d’actifs de chaque institution est clairement liée à l’appétence au risque de chaque institution. Ainsi, nous avons des entités sur lesquelles nous avions des conseils d’administrations avec une vraie aversion au risque. Résultat : nous avons des poches taux qui sont majoritairement orientées emprunts d’Etats et nous mettons aujourd’hui un peu de crédit. Mais nous avons des situations qui sont totalement strictement inverses, avec des poches qui sont clairement orientées crédit et pour lesquelles nous investissons un peu d’emprunts d’Etats. Par ailleurs, d’une manière générale, sur l’ensemble de nos actifs, nous sommes très majoritairement orientés zone euro, tant pour les emprunts d’Etats que pour les actions. Enfin, nous ne faisons plus de gestion indicielle pour privilégier la gestion dynamique et titres vifs. NM : Pourquoi avoir abandonné la gestion indicielle ? J.D. : Je fais partie de ces investisseurs qui pensent que les marchés, in fine, sont toujours gagnants. Donc, sur le long terme, ma vision est que la gestion indicielle performe plus que ne peut le faire un excellent gestionnaire. Mais la difficulté réside dans le fait que nous sommes fortement dépendants par rapport au moment où nous investissons dans le cycle et nous sommes donc pieds et poings liés dans ces cas-là. Sur un horizon d’une dizaine d’années, je n’ai pas de doute sur le fait que la gestion indicielle fasse plutôt mieux. En revanche, aujourd’hui, la rotation de nos gestionnaires induit des cycles de 3 à 5 ans. Donc, tous les 3 à 5 ans, nous devons rebattre un peu les cartes de la répartition de la gestion financière du Groupe. Cette rotation pouvait donc nous poser potentiellement un problème par rapport à la gestion indicielle. Pour cette raison, nous avions souhaité avoir une gestion un peu plus dynamique et probablement plus efficiente à court terme. NM : Comment s’organisent vos activités de gestion ? J.D. : En termes d’organisation, nous avons la direction des investissements qui pilote l’allocation d’actifs, en charge à ce titre à la fois les études ALM, de la mise en place de marges de manoeuvre stratégiques pour certaines poches et du choix des gestionnaires. Aujourd’hui, 55% de la gestion est réalisée en interne et 45% est réalisée en externe. Concernant les partenaires externes, nous avons des acteurs qui interviennent à la fois en retraite complémentaire et en assurances de personnes de manière transversale et à la fois sur des classes d’actifs actions et taux. Au total, nous avons six partenaires, dont cinq externes. La raison d’avoir cette cohabitation entre gestion interne et gestion externe est multiple. D’une part, le fait de disposer d'équipes de gestion en interne nous permet de garder un lien fort avec les marchés financiers et d’avoir des retours intéressants dans un contexte où, du fait de Solvabilité 2, la gestion d’actifs devient payante pour un assureur. D’autre part, le fait d’avoir des partenaires externes nous permet de pouvoir nous « benchmarker », de faire appel à des compétences que nous n’avons pas forcément en interne et, donc, d’avoir un panel d’offres qui soit assez large pour répondre aux besoins multiples de nos différentes institutions. NM : Quels sont les partenaires externes que vous privilégiez ? J.D. : Nous travaillons surtout avec des gestionnaires de conviction. Nous sommes plutôt fidèles dans nos relations à l’image de CAM Gestion et AXA IM avec lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années. Nous travaillons aussi avec BNP Paribas Asset Management, Rothschild & Cie, Sycomore, Weinberg Capital... Les trois premiers font de la gestion diversifiée, à la fois du taux et des actions. Rothschild et Sycomore sont pour l’instant présents uniquement sur des fonds actions. NM : Envisagez-vous d’autres partenariats ? J.D. : Comme le cycle arrive à sa fin en 2017, nous allons, au premier semestre 2017, lancer un appel d’offres pour remettre en jeu les mandats les moins performants.
Selon nos informations, Christophe Jaubert, directeur des investissements et de la recherche de Rothschild HDF Investment Solutions, vient de quitter l'entreprise après 17 ans de collaboration.
Athènes a scellé vendredi la vente du port du Pirée à l’armateur chinois Cosco Shipping Corporation, déjà opérateur de l’un des terminaux. Xu Lirong, le président de Cosco, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, et le directeur de l’agence des privatisations (HRADF) ont signé à Athènes le contrat de vente de 368,5 millions d’euros. Selon les termes du contrat, Cosco achètera 51% du Port du Pirée moyennant 280,5 millions d’euros, puis 16% au prix de 88 millions d’euros cinq ans après, en fonction des investissements obligatoires qui doivent être réalisés.
Les rachats nets sur les fonds d’investissement collectifs dédiés aux actions européennes et japonaises (à hauteur de 700 millions d’euros et 1 milliard de dollars respectivement) se sont poursuivis sur la semaine au 6 avril en lien avec le recul du dollar, montrent des données publiées vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds investis en actions américaines ont en revanche bénéficié de souscriptions à hauteur de 5,4 milliards de dollars (4,75 milliards d’euros) tandis que ceux dédiés aux actions émergentes ont subi des dégagements pour la deuxième semaine consécutive avec 600 millions de dollars de sorties nettes, selon l'étude, qui reprend des données d’EPFR Global.
L'éditeur de solutions globales dédiées aux professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit, a signé ce jour l’acquisition de Derivation, un «acteur de tout premier plan spécialisé dans la gestion des risques, les données analytiques et la gestion de portefeuille pour les gérants institutionnels et alternatifs à l’échelle mondiale», selon un communiqué.
La banque néerlandaise Rabobank lance un fonds de 40 millions d’euros qui investira à un stade précoce dans des sociétés de technologies financières, rapporte Financial News.
Le fonds d’investissement américain Elliott a annoncé jeudi avoir saisi la justice italienne pour qu’elle relève le prix de l’offre d’achat des participations minoritaires d’Ansaldo STS à 15 euros par action au lieu de 9,68 euros, rapporte l’agence Reuters. Hitachi, qui détient désormais un peu moins de 51% du capital d’Ansaldo STS, et qui est le nouvel actionnaire majoritaire de la firme de signalisation ferroviaire, s’est refusé à tout commentaire. Le groupe japonais est visé par plusieurs plaintes de fonds spéculatifs qui s’estiment lésés par l’offre obligatoire sur les participations minoritaires. La justice enquête parallèlement sur des soupçons de collusion entre Hitachi et Finmeccanica lors de la fixation du prix pour la vente des 40% l’an dernier.
Depuis la crise de 2008, les sociétés de gestion indépendantes en Europe avaient régulièrement affiché des collectes supérieures à celles des filiales de banques et d’assureurs. Mais ces toutes dernières années, c’est l’inverse qui se produit, note Cerulli Associates dans une nouvelle étude. Entre 2009 et 2013, pour 10 euros qui étaient investis dans le secteur, 1 euro allait aux sociétés de gestion captives et 9 euros aux acteurs indépendants. Mais depuis 2014, pour 3 euros de collecte, seulement 1 euro se dirige vers les indépendants.« Les banques ont réorganisé leurs sociétés de gestion captives car elles s’inquiètent de leurs marges », explique Barbara Wall, managing director Europe de Cerulli. « L’un des catalyseurs a été le retour des investisseurs retail de masse sur le marché des fonds, un groupe d’investisseur qui est traditionnellement dans le viseur des canaux captifs. Cerulli ne pense pas que cela va profondément changer la donne pour les fournisseurs de fonds tiers qui se concentrent habituellement sur le segment high net worth du marché ».Les gestionnaires tiers vont profiter de la croissance des actifs des fonds de fonds, note Cerulli. Les banques ont dopé leurs encours dans les fonds de fonds sur des marchés comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas. Cela leur permet de garder une forte rentabilité en s’octroyant une part des frais de gestion, tout en négociant les frais des gérants tiers. Angelos Gousios, directeur associé chez Cerulli, note que ce canal de distribution a connu une croissance cumulée de 43 % ces dernières années, portant le total de la collecte nette à 158 milliards d’euros. Par ailleurs, Cerulli observe la montée en puissance des services de conseil automatisé en investissements, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, qui ouvrent la marche. « Les banques sont mieux positionnées pour profiter de cette tendance, mais il y aura de la place pour les acteurs indépendants et les fournisseurs de fonds qui souhaitent entrer sur ce marché », conclut Barbara Wall.
Les ETF européens ont enregistré sur les trois premiers mois de cette année des souscriptions nettes de 5,7 milliards d’euros, soit un niveau 80 % en deçà du montant levé au premier trimestre 2015, indique Lyxor dans son dernier baromètre des tendances mensuelles sur le marché des ETF européens. L’encours total sous gestion est en baisse de 3% par rapport à la fin de l’année 2015, à 439 milliards d’euros, avec un impact marché négatif de 3,1%.En mars seulement, les ETF européens ont enregistré des souscriptions nettes de 4,1 milliards d’euros. Le marché a été porté par les ETF obligataires qui ont drainé 5,7 milliards d’euros, soit le niveau le plus élevé sur un an. Il est intéressant de noter que les flux entrants sur les emprunts d’Etat ont principalement été axés sur les ETF émergents (avec un plus haut d’un an à 850 millions d’euros), les emprunts d’Etat des marchés développés enregistrant pour leur part des sorties de capitaux à hauteur de 776 millions d’euros. Les ETF actions ont pour leur part subi des sorties nettes de 2 milliards d’euros pour le deuxième mois consécutif (-2,4 milliards d’euros en février). Les ETF actions européennes et japonaises ont été touchés par ces sorties de capitaux, les investisseurs doutant de plus en plus de l’efficacité des politiques accommodantes mises en place par les banques centrales, note Lyxor. Les ETF européens ont enregistré 3,4 milliards d’euros de décollecte en mars, le deuxième mois en négatif depuis le début de l’année. Les flux au niveau des ETF actions asiatiques sont également ressortis négatifs, avec -571 millions d’euros. Les actions émergentes ont quant à elles fortement rebondi, enregistrant des entrées de capitaux à hauteur de 1,3 milliard d’euros, un plus haut inédit depuis un an.
Le gestionnaire d’actifs britannique Liontrust Asset Management (Liontrust) a annoncé, ce 7 avril, la conclusion d’un accord portant sur l’acquisition de l’activité de gestion des fonds European Income de la société Argonaut Capital Partners. Cette activité European Income comprend notamment les fonds FP Argonaut European Income et FP Argonaut European Enhanced Income. Olly Russ, gérant de ces deux fonds, rejoindra Liontrust en qualité de responsable de l’activité European Income à l’issue de la finalisation de la transaction. Grâce à cette opération, Liontrust met la main sur 298 millions de livres d’encours supplémentaires. Dans le détail, en date du 1er avril 2016, le fonds FP Argonaut European Income affiche 168 millions de livres d’actifs sous gestion tandis que le fonds FP Argonaut European Enhanced Income gère 130 millions de livres d’encours. Par ailleurs, à l’issue de la transaction, Liontrust lancera les fonds Liontrust European Income et Liontrust European Enhanced Income et fusionnera donc les fonds FP Argonaut European Income et FP Argonaut European Enhanced Income au sein de ces deux nouveaux produits. « Olly Russ assurera la gestion de ces deux fonds en utilisant la même stratégie d’investissement que celle actuellement à l’œuvre pour les fonds FP Argonaut European Income et FP Argonaut European Enhanced Income », annonce Liontrust.Le montant de l’opération, payée en cash, est équivalent à 1,5% des actifs sous gestion transférés. Ainsi, sur la base des encours au 1er avril 2016, soit 298 millions de livres, le montant de l’opération s’élève à 4,47 millions de livres.En parallèle de cette annonce, Liontrust a également dévoilé quelques indications sur son activité à l’issue de son exercice annuel fiscal clos au 31 mars 2016. Ainsi, à fin mars 2016, ses actifs sous gestion s’élèvent à 4,79 milliards de livres, en hausse de 7% par rapport à fin mars 2015 (4,49 milliards de livres). Au cours de l’exercice écoulé, Liontrust a enregistré une collecte nette de 255 millions de livres dont 92 millions de livres au cours du dernier trimestre clos au 31 mars 2016.
Barry Norris prend le contrôle de la totalité du capital de la société de gestion Argonaut qu’il avait co-fondée en 2005, annonce un communiqué.Cela signifie qu’Oliver Russ, également fondateur, et Standard Life Investments vont sortir du capital. La société de gestion écossaise avait hérité d’une participation minoritaire lors du rachat en 2014 d’Ignis Asset Management, laquelle avait accompagné Argonaut lors de sa création. Dans ce cadre, Oliver Russ quitte la société de gestion spécialiste des actions et rejoint Liontrust (lire par ailleurs). Il emporte avec lui les fonds European Income (169 millions de livres) et Enhanced Income (131 millions de livres). Argonaut se recentre ainsi sur les stratégies European Alpha, pan-European Alpha et Absolute Return, qui représentent plus de 1,1 milliard de livres d’encours. Enfin, Jonathan Polin, le CEO de Sanlam, est nommé président (« chairman ») d’Argonaut Capital. L’intéressé est une connaissance de longue date de Barry Norris puisqu’il a contribué à la création d’Argonaut lorsqu’il était chez Britannic Asset Management, devenu plus tard Ignis…