La Fondation Aromed, qui dispose de 640 millions de francs suisses (599 millions d’euros) d’encours, va changer son allocation d’actifs pour l’année 2017. Bien que la fondation ait souligné son intention d’améliorer la diversification au sein du portefeuille, elle n’a pas révélé de détails supplémentaires sur la façon dont cette diversification sera réalisée. La diversification en 2016 a permis un «léger rattrapage» du niveau de financement de sa dotation et de ses investissements et a obtenu un rendement de 3%. Parallèlement aux changements de stratégie, le conseil d’administration de la fondation a également décidé d’augmenter le niveau de fluctuation des actifs «afin de disposer de ressources suffisantes pour surmonter une éventuelle baisse des marchés financiers». La Fondation Aromed est conseillée par Marco Jost de PPCmetrics, et a délégué la gestion de ses actifs à UBS Asset Management.
A l'occasion d'une présentation organisée dans leurs locaux, Jean-Pierre Grimaud et Gérard Bourret, respectivement directeur général et président d'OFI AM, ont présenté les ambitions de la société de gestion qui a notamment enregistré des succès dans le non-coté sur son expertise de fonds d’infrastructures.
Afin de réduire la volatilité, la MACSF va doublement changer son modèle d’allocation d’actifs. Pour les profils déjà alloués en UC, qui concernent deux tiers des sociétaires, le groupe remplacera à partir de juillet 2017 un fonds présentant une volatilité historique de 21% par un autre où celle-ci atteint seulement 15%. Il ajoutera aussi deux fonds patrimoniaux et supprimera un support d’obligations convertibles qui n’a pas eu la performance attendue. Pour le tiers restant des sociétaires, qui choisissent eux-mêmes leurs supports, la MACSF développe en interne un modèle «prédictif» de performance des UC, qui leur sera présenté en 2018. Pour inciter à la diversification, le groupe mutualiste a annoncé que le contrat allait s’enrichir, dès juillet 2017, de deux fonds patrimoniaux à risque modéré et de deux fonds actions privilégiant des valeurs pérennes qui permettront de « baisser la volatilité sans baisser le rendement », selon les propos de Roger Caniard, directeur financier du groupe. Autre décision destinée à convaincre les épargnants à basculer vers le multisupport, la suppression du taux garanti de 60 % du TME (taux moyen des emprunts d’Etat) sur les provisions mathématiques de l’ancien contrat monosupport. Une décision motivée par une « question d’équité entre les adhérents RES et RES multisupport », a indiqué Guillaume Rosenwald, directeur épargne retraite du groupe. Et d’ajouter, « cette garantie ne servira pas dans l’avenir du fait de notre bonne gestion financière et elle mobilise des fonds propres dans le cadre de Solvabilité 2. Cette suppression nous donnera de l’aisance pour se diversifier et aller chercher du rendement ».
James Dilworth, nommé en septembre dernier responsable mondial des ventes de la branche gestion d’actifs de BNP Paribas, a quitté le groupe, a révélé cet après-midi NewsManagers (groupe Agefi). L’information a été confirmée par un porte-parole londonien de BNP Paribas Investment Partners (IP). « James Dilworth est parti en début de semaine pour des raisons personnelles. Nous travaillons actuellement à lui trouver un remplaçant », a déclaré le porte-parole à NewsManagers. James Dilworth était membre du comité exécutif de BNPP IP et rattaché directement à Frédéric Janbon, son directeur général.
Hayfin Capital Management, une société d’investissement basée à Londres et spécialisée dans les solutions de crédit alternatif pour les entreprises européennes, a annoncé, ce 31 janvier, que British Columbia Investment Management Corporation a acquis une participation majoritaire dans son capital auprès d’un consortium d’actionnaires institutionnels. Les termes de l’opération n’ont pas été dévoilés. Concrètement, British Columbia Investment Management, une société de gestion canadienne dont les encours s’élèvent à 122 milliards de dollars canadiens, a acquis 100% des parts jusque-là détenues par TowerBrook Capital Partners, PSP Investments,Ontario Municipal Employees Retirement System et The Future Fund. Le groupe canadien va également injecter du capital supplémentaire dans les fonds gérés par Hayfin et va accompagner le développement futur de son activité, selon un communiqué. « L’indépendance des équipes en charge des opérations et des investissements ainsi que les effectifs ne seront pas affectés par ce changement d’actionnariat », précise Hayfin Capital Management dans un communiqué.
Le groupe britannique Henderson Global Investors enrichit son offre institutionnelle avec le lancement du fonds Henderson Cash-flow Driven Investment (CDI). Cette nouvelle stratégie, qui s’adresse en priorité aux plans de retraite à prestations définies, sera cogérée par Colin Fleury, responsable «Secured Credit», et Stephen Thariyan, responsable mondial du crédit. La stratégie, qui peut fonctionner parallèlement à un mandat sous contrainte de passif (LDI), devrait faciliter la gestion des besoins de cash flow des plans de retraite au cours des cinq à dix prochaines années.
A l’issue de son troisième trimestre fiscal 2016-2017, clos au 31 décembre 2016, Charles Stanley a fait état d’une quasi stabilité de ses actifs sous gestion et sous administration à 22,7 milliards de livres contre 22,5 milliards de livres au trimestre précédent. Le gestionnaire d’actifs britannique a pu compter sur un effet marché positif à hauteur de 400 millions de livres. En revanche, la société a subi une décollecte nette de l’ordre de 300 millions de livres.Charles Stanley a réalisé 35,2 millions de livres de revenus au troisième trimestyre, en progression de 10,8% par rapport à la même période de 2015. A l’issue des neuf premiers mois de son exercice fiscal, ses revenus ont reculé de 3% à 104,1 millions de livres « en raison des cessions de Charles Stanley Securities et Charles Stanley Financial Solutions l’année précédente », indique la société dans un communiqué.
Aberdeen Asset Management a recruté une équipe de trois personnes de Guggenheim Partners. Ajay Chitkara, Farhad Dehesh et Bradford Pilcher ont rejoint la division investissements alternatifs de la société écossaise qui gère 30 milliards de dollars, a confirmé la société à NewsManagers. Une autre personne arrivera en février. L’équipe va lancer une stratégie qui se spécialisera dans l’acquisition de participations minoritaires dans des sociétés de gestion alternative.
Les hedge funds dont les stratégies sont basées sur le calcul d’ordinateurs ont fait leur entrée pour la première fois dans le classement des 20 meilleurs hedge funds de tous les temps, signe que la domination de l’investissement humain traditionnel est radicalement remise en cause par la technologie, rapporte le Financial Times. DE Shaw, Citadel et Two Sigma, qui intègrent tous des stratégies systématiques qui utilisent des algorithmes, ont rejoint la célèbre liste annuelle compilée par LCH Investments, le fonds de hedge funds géré par le groupe Edmond de Rothschild. Le classement mesure en dollars ce qu’ont gagné les investisseurs depuis le lancement des fonds. DE Shaw, qui gère 27 milliards de dollars, est entré dans la liste à la troisième place, tandis que Citadel est cinquième et Two Sigma, vingtième. Le premier du classement est Bridgewater et le deuxième, Soros.
L’agence Bloomberg a rencontré Jackie Hunt, la femme qui supervise les activités de gestion d’actifs d’Allianz et les divisions d’assurance-vie aux Etats-Unis. En juillet, cette Sud-africaine, comptable de formation, a pris la responsabilité de Pacific Investment management Co. et d’Allianz Global Investors. Sous sa direction, Pimco a publié sa première collecte nette depuis 2013, mettant fin à une période douloureuse qui a culminé avec le départ du co-fondateur vedette Bill Gross. Jackie Hunt ne s’attribue toutefois pas le retour en grâce de Pimco. « C’est le résultat de nombreux efforts de nombreuses personnes avant mon arrivée » dit-elle à Bloomberg. La dirigeante a participé au recrutement d’Emmanuel Roman de Man Group en tant que CEO de Pimco. Son arrivée pourrait permettre à la société de renforcer son offre alternative. Pour sa part, Emmanuel Roman espère qu’Allianz va aider Pimco à se développer en Chine. Enfin, interrogée sur un rapprochement de Pimco et AGI, Jackie Hunt balaye l’idée, estimant que les deux sociétés sont trop différentes pour que cela fonctionne.
Sebastian Napiralla, l’ancien responsable du rendement absolu chez Metzler Asset Management, a refait surface chez Lampe AM, rapporte Citywire. A ce poste, il travaillera avec trois autres anciens employés de Metzler pour développer l’offre rendement absolu de la société de gestion indépendante.
La société de gestion alternative Raveneur Investment Group, créée il y a un peu plus de deux ans avec le soutien du groupe Blackstone, a décidé de cesser ses activités, ont indiqué à l’agence Reuters deux personnes au courant de la situation. Basée à New York, la société avait été lancée fin 2014 avec des capitaux de Blackstone et PAAMCO. Mark Black, le créateur de la société, connu pour son expertise de la dette «distressed», avait rapidement levé 350 millions de dollars auprès de ses deux promoteurs mais fin 2016, la société était dans le rouge et Blackstone et PAAMCO ont alors décidé de récupérer leur mise.Fin 2015, Raveneur gérait près de 500 millions de dollars, selon des données communiquées par Raveneur. Mais les performances ont chuté début 2016 et à nouveau en juin 2016. Fin septembre 2016, la performance était négative d’environ 10% et les actifs étaient déjà tombés à 284,9 millions de dollars.
L’essor des Fintech donne des idées aux acteurs traditionnels de la gestion de patrimoine. Hier, le groupe Primonial a ainsi dévoilé le service « LINK by Primonial », une plateforme digitale de commercialisation et de souscription d’assurance vie entièrement en ligne qui sera officiellement lancée ce 1er février. Pour ce faire, le groupe indépendant s’est allié les services de deux filiales de la Société Générale. « L’idée de ce nouveau concept est de créer du lien dans une relation 100% digitale, a expliqué Stéphane Vidal, directeur général de Primonial. L’objectif est de cibler la clientèle de particuliers français, principalement les jeunes épargnants et les primo-investisseurs qui souhaitent être autonomes dans la gestion de leur épargne. » La particularité du concept réside dans la nécessité pour l’épargnant de passer par l’un des 1.800 conseillers en gestion de patrimoine (CGP) référencés par Primonial, officiant comme un « parrain expert » (ou « Linker »). « Le particulier ne peut rentrer sur le site de souscription qu’en passant par un professionnel dont il faut avoir le parrainage, a précisé Stéphane Vidal. Nous nous inscrivons dans le cadre d’une offre B-to-B-to-C. Cette plateforme est un outil à destination de notre réseau de distribution pour recruter de nouveaux clients. Elle correspond également à un besoin de nos distributeurs qui doivent rajeunir leur base de données de clientèle. » Primonial a d’autant plus de raison d’impliquer ce canal de distribution que les CGP ont représenté 1,4 milliard d’euros de collecte en 2016 sur les 5,6 milliards de collecte brute réalisée par le groupe l’an dernier. La nouvelle plateforme va proposer un contrat d’assurance vie baptisé « Link Vie », assuré par Oradéa Vie, filiale à 100% de Sogécap, la filiale d’assurance vie de Société Générale. « Link Vie est accessible sur la plateforme dès 1.000 euros, avec possibilité de versements programmés de 100 euros par mois », a précisé Marc Duval, PDG d’Oradéa Vie. Le groupe s’est aussi adjoint les services de Lyxor Asset Management, la filiale de gestion d’actifs de Société Générale. La plateforme définit des profils d’investissement en fonction du profil de risque des épargnants. Cinq profils sont disponibles à ce stade : 1 profil « sécuritaire » investit à 100% en fonds euros reposant sur l’actif général d’Oradéa Vie et 4 profils Lyor composés de plus de 50 ETF. « Lyxor propose aux épargnants une allocation diversifiée et flexible, adaptée au profil de chaque client, avec des allocations 100% ETF », a ajouté Marc Duval. Cette allocation est déterminée par un robot d’allocation développé par Lyxor AM. « Ce robot, en termes de paramétrages et d’univers d’investissement, a été conçu en exclusivité et en partenariat avec Oradéa Vie et Primonial », a indiqué Lionel Paquin, directeur général de Lyxor AM. La société de gestion possède déjà une expertise dans ce domaine, gérant 30 milliards d’euros d’actifs à travers des robots et autres modèles de gestion quantitative. « Le robot d’allocation permet d’adapter l’offre et les solutions d’investissements à l’objectif recherché par le client, a ajouté Lionel Paquin. Il constitue une réponse performante à la gestion de portefeuille. » De fait, cet outil est spécifiquement programmé pour réagir à des situations de marché, sans aucune émotion. « Il s’appuie sur un modèle systématique combinant la diversification et la capture automatisée des tendances détectées sur tel ou tel marché », a précisé Guillaume Lasserre, responsable des stratégies de gestion active chez Lyxor AM.A ce stade, Stéphane Vidal n’a pas souhaité dévoiler des objectifs chiffrés et détaillés. Toutefois, « nous aimerions bien faire 20 millions d’euros de collecte dès la première année », a concédé le patron de Primonial.
La société CryoCapCell, qui conçoit, développe et commercialise des technologies de rupture permettant la vitrification à haute pression, annonce avoir levé 1,5 million d’euros auprès du fonds d’amorçage Quadrivium 1, géré par Seventure Partners. Grâce à ce financement, CryoCapCell va poursuivre le développement et le déploiement commercial de ses technologies de microscopie corrélative qui font appel à la vitrification haute pression (ou « cryogénisation »), un procédé unique qui prévient l’altération des structures biologiques, appliqué dans un premier temps, aux études en cancérologie par microscopie électronique.Seventure Partners, qui investit principalement dans les technologies digitales et les sciences de la vie en Europe et en Amérique du Nord, gérait plus de 660 millions d’euros à fin décembre 2016.
Le fonds vedette de Brevan Howard a subi des rachats de 4,4 milliards de dollars au second semestre 2016, selon des calculs de The Wall Street Journal basés sur des lettres aux investisseurs de la société. Les encours du Master fund ont ainsi été divisés par deux en seulement deux ans. Pourtant, le fonds a gagné près de 7 % sur les trois derniers mois de 2016 et terminé l’année en hausse de 3 %.
Le groupe Siparex, qui célèbre cette année ses 40 ans, veut atteindre les 2 milliards d’euros d’encours gérés d’ici 2020 contre 1,6 milliard d’euros à fin 2016. Une année 2016 qualifiée d’active, avec 270 millions d’euros levés. Le groupe compte sur la croissance de l’ensemble de ses pôles : le Midmarket, l’activité historique avec actuellement 700 millions d’euros d’actifs; les small caps avec 400 millions d’euros; l’innovation avec 400 millions d’euros également; et le nouveau pôle Mezzanine qui compte 100 millions d’euros. «Siparex constitue désormais une plateforme unique sur le marché français, capable de se déployer dans plusieurs activités et qui envisage de nouveaux axes de développement», a déclaré Bertrand Rambaud, président du groupe Siparex, à l’occasion d’un point de presse.Le groupe, dont environ 20% des encours sont d’origine étrangère, travaille très activement à la poursuite de son internationalisation avec notamment un projet de lancement d’un fonds crossborder franco-canadien avec un objectif de 100 millions d’euros. En outre, Siparex a mis en place une cellule marketing qui réfléchit notamment à élargir son offre du côté de l’assurance-vie. Enfin, l’importance de la digitalisation, qui constitue un levier de croissance touchant tous les secteurs et toutes les tailles d’entreprises a poussé le groupe à envisager de créer un poste de «digital officer» dans le courant de l’année.En attendant, Siparex a fait état en 2016 de 180 millions d’euros d’investissements pour 166 millions d’euros de cessions. Dans le secteur des ETI, Siparex a apporté 73 millions d’euros au cours de l’exercice dans six participations, en qualité de minoritaire ou majoritaire dans des opérations de croissance ou de transmissions qu’il a accompagnées ou dirigées. L’activité Small Caps a connu un doublement de ses prises de participations à 41 millions d’euros tandis que la mezzanine, dont 2016 était le premier exercice complet, a donné lieu à 25 millions d’euros investis dans cinq opérations. Les cessions ont de leur côté été soutenues par le midmarket, avec un montant de 77 millions d’euros, la progression significative des sorties du portefeuille Small Caps, passées de 17 millions à 41 millions d’euros d’une année sur l’autre, et la forte activité du pôle innovation (48 millions d’euros) qui réalise des sorties notamment dans le domaine du digital.Lancé à l’automne 2016, le fonds Siparex ETI 4 a récolté 200 millions d’euros, pour un objectif final de 250 millions à 300 millions d’euros. Ce nouveau fonds permettra d’investir dans les ETI des tickets allant jusqu'à 30 millions d’euros par opération contre 10 à 12 millions d’euros jusqu’ici.Au sein du pôle Innovation, le FCPI Siparex XAnge Innovation 2017 a collecté près de 20 millions d’euros tandis qu’a été lancé le fonds XAnge Capital 3. Ce dernier, qui devrait finaliser un premier closing de 60 millions d’euros au premier trimestre 2017 avec un objectif final de 100 millions d’euros, se consacrera à des segments du secteur numérique en forte croissance.
Spécialisée sur les marchés actions, Comgest a été quelque peu sensible à la volatilité des marchés en 2016. « L’évolution du marché n’a pas été favorable à notre style de gestion l’an dernier. Elle a été dominée par des facteurs exogènes comme la politique ou les matières premières, et très peu par des facteurs liés à la qualité intrinsèque des entreprises ou leur potentiel de croissance », regrette Arnaud Cosserat, président de Comgest, dans un entretien exclusif à Newsmanagers et L’Agefi. Résultat, les performances des fonds sont pour la plupart en retrait des indices en 2016. Sur l’année, la collecte globale a été étale avec environ 350 millions d’euros net souscris dans les fonds ouverts mais des sorties de même ampleur des comptes dédiés aux institutionnels. Les encours, se sont quant à eux établis à 21,7 milliards d’euros fin 2016 contre 20,8 milliards fin 2015. Alors qu’il avait longtemps habitué les observateurs à une forte croissance, Comgest semble s'être stabilisé depuis quelques années. « Entre 1996 (année de l’arrivée d’Arnaud Cosserat dans la société, NDLR) et 2010, Comgest a enregistré une croissance moyenne de ses encours de plus de 16% par an. Depuis six ans, nos actifs progressent toutefois de manière constante et mesurée. Nous voulons conserver une culture d’artisan de la gestion. Nous n’avons pas véritablement de commerciaux pour nous vendre auprès des institutionnels, mais plutôt des « investor relations » dont le but est de représenter notre gestion devant les investisseurs (reporting, etc.) et permettre aux gestionnaires de rester concentrés sur leur métier », explique Arnaud Cosserat. Cette stabilisation des encours n’empêche pas en tout cas les projets. La société de gestion compte en effet continuer de se développer à l'étranger, la France étant son plus gros marché mais ne représentant «que» 6 milliards d’euros d’encours. En décembre par exemple, Comgest a annoncé l’enregistrement de ses filiales de Boston et de Dublin auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain. La société va désormais pouvoir distribuer ses services de gestion de façon proactive aux Etats-Unis. « Aux Etats-Unis, les investisseurs ont la possibilité de travailler avec nous via un véhicule irlandais et via des mandats. Mais ce que nous voudrions faire d’ici un an, c’est étudier la faisabilité d’un véhicule local », indique le dirigeant. Grâce au Canada, où Comgest gère déjà plus de 3 milliards d’euros, l’Amérique du Nord est de loin la première zone d’implantation en dehors de l’Europe. Côté produits, Comgest a fait aussi preuve d’une certaine stabilité depuis quelques années, mais l'évolution de la demande des institutionnels et des marchés poussent la société de gestion à réfléchir à d’autres solutions. « Avec 25 fonds, notre gamme est très stable depuis plusieurs années et nous la considérons comme complète. Il est probable cependant que nous construisions d’ici quelques mois de nouveaux produits flexibles ou couverts à destination d’investisseurs institutionnels ou du wholesale. Les investisseurs sont par ailleurs très demandeurs de produits globaux car ils croient davantage aujourd’hui au stock picking qu’à l’allocation géographique », explique Arnaud Cosserat. Enfin, côté gouvernance, depuis qu’ils a pris la présidence du groupe (Comgest Global Investors) début 2016, Arnaud Cosserat a élargi le «comex» à 9 personnes contre 5 auparavant pour mieux refléter la croissance du groupe doté aujourd’hui de 150 salariés. Associé aux trois fondateurs de Comgest aujourd’hui en retrait, et aux membres du comité de direction, il détient les trois quart du capital, le reste étant réparti dans les mains de la quasi-totalité des salariés.
Le robo-adviser Betterment va proposer des services hybrides qui associent le conseil financier robotisé et le conseil humain, rapporte The Wall Street Journal. Fondé en 2010, Betterment offre des portefeuilles automatisés d’ETF, principalement aux jeunes clients. La société va continuer à proposer ses services totalement automatisés pour 0,25 % des actifs par an, mais va désormais donner aux clients l’option de recruter également un conseiller humain pour des frais additionnels de 0,15 % à 0,25 % des actifs.
BMO Real Estate, la filiale de gestion immobilière du groupe canadien BMO Global Asset Management, a annoncé, ce 31 janvier, la nomination de Kamila Bouyahiaoui au poste d’analyste senior au sein de son équipe basée à Paris. L’intéressée sera chargée d’accompagner les activités d’investissement des différents fonds européens et mandats de la société. Elle est directement rattachée à Adrien Brion, gérant de portefeuille européen et directeur associé du bureau parisien.Kamila Bouyahiaoui travaillait précédemment chez Grovesnor Europe en tant qu’analyste en gestion de portefeuille. Avant cela, elle a officié au poste d’analyste en investissement immobilier chez Hines France.
«Nous avons enregsitré une belle collecte nette en 2016". C’est par ces mots que Karine Szenberg, directeur général de Schroders France a résumé l’activité de la société de gestion d’origine britannique dans l’Hexagone. A l’occasion d’une conférence qui rassemblait hier soir ses clients au Conseil Economique et Social à Paris, la dirigeante a ainsi précisé que la collecte s'était élevée à 800 millions d’euros en France, notamment sur la franchise crédit en gestion obligataire euro crédit, la dette infrastructure et sur la franchise absolute return «avec le long short equity market neutral ainsi que la dette émergente absolut return»."Sur la France nous avons un fort «momentum» depuis deux ans, en passant de 14 à 28 personnes. Nous avons intensifié notre présence commerciale et marketing, développé notre activité immobilière qui a aujourd’hui des actifs sous gestion de 720 millions d’euros, mais également déployé notre équipe dédiée aux infrastructures dont la plateforme a été lancée il y a plus de 15 mois et qui a sous gestion 994 millions d’euros», a précisé la dirigeante. En 2017, les projets touchent aux nouvelles stratégies de dette infrastructure ainsi qu'à l’immobilier «avec le lancement d’un fonds immobilier pour la première fois ici en France» a commenté Karine Szenberg.
Fondateur et ancien directeur général du fournisseur de services financiers Kneip, notamment à destination du secteur de la gestion d’actifs, Bob Kneip a été nommé président du conseil d’administration de la société. Marie-Jeanne Chèvremont, qui occupait ce poste jusqu’ici, reste membre du conseil en qualité de conseiller spécial du président, précise un communiqué. Lee Godfrey, jusqu’ici directeur général adjoint, devient directeur général de Kneip, en charge de la gestion opérationnelle de la société.Bob Kneip entend désormais piloter la stratégie digitale de la société. Il a nommé dans cette perspective Neil Ward pour l’aider dans cette nouvelle mission. Neil Ward était jusqu’ici global senior vice président.
La Banque cantonale de Lucerne a enregistré l’an dernier une collecte nette de 838 millions de francs, contre 668 millions l’année précédente, selon un communiqué publié le 31 janvier. Les actifs sous gestion ont ainsi progressé d’un peu plus de 5% à 28,16 milliards de francs suisses. Le bénéfice net de l’exercice a progressé de 3,6% à 186,6 millions de francs.
Le directeur général du groupe bancaire suisse Valartis démissionne, rapporte L’Agefi suisse. Stephan Häberle a pris cette décision, suite au nouveau modèle d’affaires adopté par la banque qui a cédé toutes ses banques privées pour devenir une société de participations. Stephan Häberle, qui quittera la société le 28 février, abandonne la direction ainsi que tous ses mandats d’administrateur au sein du groupe. Gustav Stenbolt, président du conseil d’administration, lui succédera le 1er mars en tant que délégué intérimaire du conseil.
Les actifs sous gestion de la banque privée suisse Julius Baer ont progressé l’an dernier de 12% ou 36 milliards de francs pour s'établir au niveau record de 336 milliards de francs suisses, selon un communiqué publié ce 1er février. La seule collecte nette s’est élevée à 12 milliards de francs.Viennent s’ajouter à cela un impact marché positif de 12,7 milliards de francs, l’apport de 11,2 milliards de francs lié à la consolidation, effective depuis le 1er avril, de 80% de Kairos Investment Management et de l’acquisition, le 4 juillet dernier, de Commerzbank International S.A. Luxembourg, et enfin un effet devises positif de 0,7 milliard de francs.La progression des encours a favorisé une hausse de 3% du résultat d’exploitation à 2,85 milliards de francs. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a fait un bond de 153% à 701 millions de francs. Les dépenses liées aux acquisitions, le recrutement de 166 chargés de clientèle ainsi que des investissements technologiques ont pourtant gonflé les dépenses (hors provisions liées au différend avec les Etats-Unis) de 9% si bien que le coefficient d’exploitation s’est détérioré à 68,9% contre 67,2% précédemment, la marge brute ayant par ailleurs diminué de 2,5 points à 91 points de base.
BNL-BNP Paribas Life Banker a recruté neuf conseillers en janvier, rapporte Bluerating. Son réseau atteint ainsi un total de 291 professionnels. En 2017, la banque veut parvenir à 400 conseillers et à plus de 4,5 milliards d’euros d’actifs, contre 3,5 milliards d’euros actuellement. Parmi les nouvelles recrues figure Antonio Vitaliti, un ancien banquier privé de Banca Aletti, qui travaillera à Catane en Sicile. En Campanie, BNP-BNL Paribas Life Banker a recruté Francesco Miele (UBS), Massimiliano Mazzuccolo (IW Bank) et Salvatore Genovese (Banca Generali). Les autres sont Antonio Tallarico, Gabriele Zeloni, Roberto Santagiuliana, Simone Zaccheo et Claudio Antonio Nibby.
FinecoBank recrute trois conseillers financiers de Banca Mediolanum, rapporte Bluerating. Il s’agit d’Italo Bonsi, Giangaleazzo Sforza e Roberto Lancello, qui intègrent la structure lombarde dirigée par Franco Ravaglia.
Azimut a levé 120 millions d’euros pour son fonds fermé Ipo Club spécialisé dans le soutien aux entreprises italiennes «d’excellence», remplissant ainsi son premier objectif de collecte, rapporte Bluerating. La société cherche à terme à atteindre 150 millions d’euros. Le fonds Ipo Club vise à investir dans une dizaine d’entreprises italiennes, industrielles ou de service, qui ont vocation à s’introduire en Bourse.
La société de gestion alternative Cheyne Capital Management a comme objectif de lever 500 millions de livres (588 millions d’euros) pour son prochain fonds de dette immobilière, rapporte le site IPE.com qui cite un des investisseurs du fonds. Le fonds de pension américain Public Employees Retirement Association of New Mexico a déjà validé un engagement de 72 millions de livres dans ce nouveau véhicule d’investissement, baptisé Cheyne Real Estate Credit Holdings Fund V. Ce fonds va cibler des investissements en Europe, en particulier au Royaume-Uni et en Allemagne.