Matthew Cobon, jusque-là responsable des taux d’intérêt et des devises chez Columbia Threadneedle, a quitté la société de gestion le 28 mars, a appris Citywire Selector. L’intéressé avait rejoint Columbia Threadneedle en 2011 et il assurait la gestion de plusieurs fonds dont le Threadneedle (Lux) Global Strategic Bond et Threadneedle Absolute Return Bond. Interrogé par Citywire, un porte-parole de la société a indiqué que ses responsabilités sur ces fonds ont été transférées à Adrian Hilton, qui gère actuellement le fonds Threadneedle (Lux) European Strategic Bond. Aucun détail n’a toutefois été divulgué concernant son remplacement au poste de responsable des taux d’intérêt et des devises.
La société de gestion britannique Jupiter Asset Management (Jupiter AM), dont les encours atteignent 47,5 milliards d’euros, vient de nommer Matteo Dante Perruccio en tant que responsable des grands comptes internationaux et des partenariats stratégiques. Il s’agit d’une fonction nouvellement créée pour accompagner l’expansion internationale de la société en Europe Continentale et en Asie.La création de ce poste montre « l’importance pour Jupiter de développer et d’approfondir ses relations avec ses clients internationaux », indique un communiqué. « La nomination de Matteo Dante Perruccio souligne l’intérêt porté par Jupiter à sa croissance à l’international ». Fondée en 1985, Jupiter distribue aujourd’hui sa gamme de stratégies actions, taux et multi-actifs dans 12 pays.En tant que conseiller exécutif, Matteo Dante Perruccio a dernièrement été chargé d’établir les activités de Jupiter à Milan en Italie. Auparavant, il a été pendant 8 ans administrateur non-exécutif de Jupiter et dispose de 30 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs. Il a occupé différentes fonctions, notamment chez Pioneer Investments pour finalement être directeur général de Pioneer Investment Management SgR. Il a aussi travaillé chez Olympia en France et Hermes au Royaume-Uni.A son nouveau poste, Matteo Dante Perruccio sera rejoint par David Conway, directeur des ventes à l’international, un expert de la distribution qui a procédé à l’ouverture du premier bureau de Jupiter en Asie, à Singapour. Matteo Dante Perruccio sera directement rattaché à Nick Ring, responsable mondial de la distribution de Jupiter.
La société StatPro, basée à Londres et spécialisée dans la valorisation des actifs et l’analyse de portefeuille, a annoncé ce 7 avril l’acquisition auprès du groupe suisse UBS de son outil d’analyse de la performance et des risques UBS Delta. Cette opération permettra à StatPro, cotée sur l’AIM, d'étendre ses services d’analyse du middle office vers le front office des gestionnaires d’actifs, précise un communiqué.L’acquisition devrait se dérouler sur trois à cinq ans maximum, StatPro devant intégrer les fonctionnalités d’UBS Delta dans son produit phare, StatPro Revolution. Pendant toute la période de transition, UBS continuera d’exploiter UBS Delta pour le compte de ses clients.
La société britannique de conseil en investissement et de recherche Square Mile Investment Consulting and Research a annoncé la nomination avec effet immédiat d’Andy Pomfret en qualité de président du conseil d’administration. Il remplace ainsi Simon Davies, en poste depuis le lancement de la société il y a trois ans, qui a démissionné. Andy Pomfret, qui compte plus de 30 ans de carrière dans les services financiers, a été pendant 10 ans le directeur général de Rathbones Brothers jusqu’en 2014. Avant cela, il avait officié pendant 13 ans chez Kleinwort Benson.
Le fonds pétrolier du gouvernement norvégien a enregistré au premier trimestre un gain de 3,8%, soit 298 milliards de couronnes norvégiennes ou 32,5 milliards d’euros. «Mesuré en couronnes, il s’agit là du troisième meilleur résultat trimestriels dans l’histoire du fonds, tiré par des rendements élevés dans le portefeuille actions. Ce dernier mois, le rendement total a été supérieurs à la collecte totale du fonds», commente Yngve Slyngstad dans un communiqué.Le fonds souverain a battu son indice de référence de 0,1 point de pourcentage. Au quatrième trimestre 2016, le fonds avait dégagé une performance de 2,17%. Le gouvernement a ponctionné le fonds de 23 milliards de couronnes au premier trimestre pour faire face à ses dépenses alors que diminuent ses revenus pétroliers et gaziers. Les actifs sous gestion du fonds s’inscrivaient à 7.867 milliards de couronnes au 31 mars, soit environ 858 milliards d’euros, dont 64,6% investis en actions.
Norges Bank Investment Management, qui gère le fonds norvégien, a publié vendredi un document exprimant son avis sur les rémunérations des directeurs généraux (CEO) des grandes entreprises, comme cela avait été annoncé dans le Financial Times. Sa position se résume en quatre points.D’abord, le conseil d’administration devrait s’assurer que les rémunérations sont liées à la création de valeur sur le long terme et alignent les intérêts du directeur général et de l’actionnaire. Une part importante de la rémunération totale devrait être constituée d’actions bloquées pendant au moins cinq ans et de préférence 10 ans, même si le dirigeant démissionne ou part à la retraite. Deuxièmement, le conseil d’administration devrait mettre au point des pratiques en matière de rémunérations qui sont simples et ne mettent pas la gouvernance d’entreprise à rude épreuve. Troisièmement, le conseil d’administration devrait fournir une transparence sur les rémunérations totales, afin d’éviter des résultats inacceptables. La rémunération des CEO devrait être déterminée et réglée en numéraire et en actions bloquées chaque année. Le conseil d’administration devrait aussi publier un plafond pour la rémunération totale pour l’année à suivre.Enfin, le conseil d’administration devrait s’assurer que tous les bénéfices ont une raison d'être qui soit claire. Les revenus ouvrant droit à la retraite devraient constituer une part mineure de la rémunération totale. Le conseil d’administration doit s’engager à ne pas offrir des arrangements de fin de contrat qui raccourcissent en fait ou diluent le blocage des actions. NBIM, qui s’est régulièrement opposé aux politiques de rémunération des entreprises notamment américaines, estime que « demander au CEO d’investir une partie importante de sa rémunération dans les actions de l’entreprise est une façon simple et transparente d’aligner les intérêts du CEO avec ceux des actionnaires et de la société ».
Aberdeen Asset Management (Aberdeen AM), qui gère environ 45 milliards de couronnes danoises au Danemark, a recruté Jes Rovsing en tant que responsable des transactions dans l’immobilier, rapporte le site danois FinansWatch. L’intéressé a plus de 15 ans d’expérience dans l’immobilier. Dernièrement, il était directeur commercial au sein de Freja, société immobilière de l’Etat danois.
Dans un contexte de taux toujours très bas et de perspectives économiques incertaines, de nombreux investisseurs institutionnels de la région Asie hors Japon envisagent très sérieusement d’allouer davantage de capitaux aux investissements alternatifs, et souvent en dehors de leurs marchés d’origine, souligne le cabinet de recherche et de conseil Cerulli dans sa dernière publication trimestrielle dédiée à la région Asie-Pacifique («The Cerulli Edge - Asia-Paific Edition, 2nd Quarter 2017").Certains investisseurs institutionnels en Corée du Sud, à Taïwan, en Malaisie et à Singapour ont même fixé des allocations cibles pour leurs investissements alternatifs. Les fonds de pension publics de la région sont à l’avant-garde de ce mouvement, notamment ceux de Corée, Taïwan et Malaisie. Les rendements des investissements traditionnels diminuent alors que les engagements continuent de croître, d’où la nécessité de trouver d’autres sources de rendement.Les institutionnels coréens ont ainsi l’ambition de constituer une poche alternative d’au moins 20% avant 2020. Au-delà de la persistance des taux bas, les fonds de pension publics sud-coréens ont reçu du gouvernement une directive les invitant à accroître de deux à trois points de pourcentage leurs allocations dans l’alternatif et à l’international. Certains fonds coréens, comme le Korea Teachers Pension Fund et le National Pension Fund sont encouragés à poursuivre dans cette voie par les bons résultats de leurs investissements dans l’alternatif. En 2015, ces fonds on ainsi enregistré leurs meilleures performances dans leurs allocations alternatives.
Prudential Investment Management Japan will be changing names to become PGIM Japan, to align its brand and expertise with that of its parent company PGIM, an affiliate of Prudential Financial, the US asset management firm has announced. The name change takes effect from 1 October 2017. PGIM Japan, which has been present in Japan since 1998, when it opened its first office in Tokyo, now has USD180bn in assets under management in the country. The firm has about 100 asset management professionals in Japan.
The venture capital fund HarbourVest Partners on 6 April announced the final closing of its first mezzanine debt co-investment fund, with USD375bn, and of its third fund dedicated to real assets, with USD366m.The former vehicle, Mezzanine Income Fund I, has exceeded its USD250bn initial objective, the firm says in a statement. The fund is targeting US small and midcaps as a priority. The latter fund, entitled Real Assets Funds III, has also exceeded its initial objective, set at USD300m. The vehicle will invest opportunistically in the energy, infrastructure and natural resources sectors. The two funds have received engagements from pension funds, insurance companies, endowments and family offices based in the United States, Canada, Latin America, Asia, and Europe.
BNY Mellon Investment Management has recruited Armando Piccinno for its Italian team as head of institutional sale. Piccino joins from Mercer, where he had been a senior investmetn consultant. At BNY, Piccinno will be head for the institutional market in Italy. He will be responsible for promoting the strategies of BNY Mellon IM serving pension funds, retirement planning institutions, insurance groups, endowments, religious bodies and family offices. BNY Mellon IM has had an office in Milan since 2001.
Degroof Petercam AM, the asset management firm of Bank Degroof Petercam, with over EUR50bn in assets, has signed a distribution agreement with Online Sim, a company specialised in the online distribution of investment funds wholly owned by Ersel. From this week, the 30 sub-funds of the DPAM Sicav Invest B and DPAM L licensed for sale in Italy will be available to clients of Online SIM, including private clients, institutional investors, and independent financial advisers.The agreement follows an agreement reached recently by Degroof Petercam AM and Old Mutual Wealth Italy.
Amundi and Deutsche Bank have signed a partnership agreement by which the financial advisers network of Finanza & Futuro, the private banking affiliate of the German group, will distribute the 70 sub-funds of the Sicav Amundi Funds and two sub-funds of the Sicav First Eagle Amundi to their clients, Bluerating reports. “The agreement in italy with the Deutsche Bank group consolidates our position in external, private and retail distribution, which remains more central in our commercial strategy,” says Paolo Proli, head of sales and marketing at Amundi SGR.
TheNorges Bank Investment management has published its Position paper on CEO remuneration. The paper is directed at company board and recommends that the board of companies should ensure that remuneration is driven by long-term value creation and aligns CEO and shareholder interests. A substantial proportion of total annual remuneration should be provided as shares that are locked in for at least five and preferably ten years, regardless of resignation or retirement. According to the paper, the board should develop pay practices that are simple and do not put undue strain on corporate governance. Allotted shares should not have performance conditions and the complex criteria that may or may not align with the company’s aims. The board should provide transparency on total remuneration to avoid unacceptable outcomes. CEO remuneration should be determined and settled in cash and locked-in shares each year. The board should also disclose a ceiling for total remuneration for the coming year. The board should ensure that all benefits have a clear business rationale. Pensionable income should constitute a minor part of total remuneration. The board should commit to not offering any end-of-employment arrangements that effectively shorten or dilute the lock-in of shares. The Norges Bank Investment management said that it “will invite peer investors to consider shared principles for effective remuneration, and we look forward to discussing with boards how this general position could be applied, taking into consideration the company’s specific circumstances.”
The European Insurance and Occupational Pensions Authority (EIOPA) published the methodology to derive the Ultimate Forward Rate (UFR) and its implementation process. The methodology follows the principles laid down in the Solvency II legislative framework, in particular to be stable over time and to be only changed as a result of changes in long - term expectations. EIOPA’s methodology derives the UFR in a transparent, prudent, reliable and objective manner that is consistent over time. Furthermore, the UFR takes into account expectations of the long-term real interest rate and of expected inflation.In line with the methodology, and reflecting the significant changes in the long - term expectations of interest rates in recent years, the calculated value of the UFR for the euro is 3.65%. Annual changes will not be higher than 15 basis points. In a first step of the phasing - in the current UFR of 4.2% will therefore be lowered in January 2018 to 4.05%.The UFR methodology will be applied for the first time in the calculation of the risk - free interest rates of January 201 8 to be published in February 2018.Gabriel Bernardino, Chairman of EIOPA, said: “This methodology strikes the right balance between a stable UFR and the need to adjust it in case of change s in long - term expectations about interest rates and inflation. The methodology ensures that the UFR moves gradually and in a predictable manner, allowing insure r s to adjust to changes in the interest rate environment and ensuring policyholder protection.”
In a context of interest rates which remain very low and uncertain economic outlooks, many institutional investors in the Asia ex Japan region are very seriously considering allocating more capital to alternative investments, often outside their home markets, the research and consulting agency Cerulli says in its latest quarterly edition dedicated to the Asia-Pacific region (“The Cerulli Edge - Asia-Paific Edition, 2nd Quarter 2017").Some institutional investors in South Korea, Taiwan, Malaysia and Singapore have even set target allocations for their alternative investments. Public pension funds in the region are in the forefront of this movement, including funds from Korea, Taiwan and Malaysia. Returns from traditional investments are falling, while engagements are continuing to rise; hence the need to find other sources of returns. Korean institutional investors have an ambition to create an alternative allocation representing at least 20% of assets by 2020. In addition to persistent low interest rates, South Korean public pension funds have been given a directive from the government calling on them to increase their international alternative allocations by three percentage points. Some Korean funds, such as the Korea Teachers Pension Fund and the National Pension Fund, are encouraged to go even further by the good results from their investments in alternative assets. In 2015, the funds posted their best returns from their alternative allocations.
The British asset management firm Jupiter Asset Management (Jupiter AM), with assets totalling EUR47.5bn, has appointed Matteo Dante Perruccio as head of international key accounts and strategic partnerships. This is a newly-created position, to assist in the international expansion of the company in Continental Europe and Asia.The creation of the position is a sign of the “importance for Jupiter of developing and deepening its relationships with its international clients,” a statement says. “The appointment of Perruccio is a sign of the interest Jupiter AM has expressed in international growth.” Jupiter, founded in 1985, now distributes its range of equity, fixed income and multi-asset strategies in 12 countries.As executive adviser, Perruccio has most recently been responsible for setting up the activities of Jupiter in Milan, Italy. Before that, he spent eight years as non-executive director of Jupiter, and has 30 years of experience in the asset management industry. He has served in a variety of roles, in part at Pioneer Investments, and eventually served as CEO of Pioneer Investment Management SgR. He has also worked at Olympia in France and at Hermes in the United Kingdom.In his new position, Perruccio will be joined by David Conway, director of international sales, an expert in distribution who created the first office for Jupiter in Asia, in Singapore. Perruccio will report directly to Nick Ring, global head of distribution at Jupiter.
Le directeur de l’autorité de tutelle des assurances en Chine fait l’objet d’une enquête pour infraction disciplinaire présumée, a annoncé hier l’organe chinois de lutte contre la corruption. Dans un bref communiqué, la Commission centrale d’inspection de la discipline déclare que Xiang Junbo, le directeur de la Commission réglementaire chinoise de l’assurance (CIRC), qui est aussi membre du comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine (BPC), est soupconné de «graves infractions disciplinaires», une expression qui fait habituellement référence à la corruption. Le nom et les attributions de Xiang ont été retirés du site de la CIRC, mais les informations le concernant sont toujours là.
Le 27 mars dernier à Vienne, la Fédération européenne des conseils financiers (Fecif) a élu David Charlet, président de l'Association nationale des conseils financiers (Anacofi), à sa tête, dont il était jusqu'ici le vice-président.
Adieu la banque privée ? Déclin annoncé d'une activité de conseil et gestion de haute volée qui a fait les beaux jours de la Suisse ? Des interrogations hors de propos selon Alfredo Piacentini co-fondateur de la Banque SYZ en 1996, aujourd'hui managing partner chez Decalia Asset Management.
Le nombre de créations d’emplois aux Etats-Unis en mars a été largement en-dessous des estimations des économistes, selon des chiffres publiés vendredi. Le mois dernier l'économie américaine a créé 98.000 emplois non agricoles, soit moitié moins que le chiffre attendu (175.000 selon l’agence Dow Jones), le niveau mensuel le moins élevé depuis dix mois. Les statistiques du mois de février ont quant à elles été revues à la baisse, à 219.000 contre 235.000.
L’investissement responsable (IR) n’a pas encore totalement gagné ses lettres de noblesse chez les assureurs. En effet, seulement 35% des compagnies d’assurance intègrent aujourd’hui les critères ESG (environnement, social et gouvernance) dans leurs décisions d’investissements, selon un sondage d’Axa Investment Managers (Axa IM) réalisé auprès de 122 responsables des décisions en matière d’investissements de compagnies d’assurance en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.Pour 53% des sondés, la réglementation est considérée comme l’un des facteurs clés pour favoriser la mise en place de critères ESG ou IR. En outre, « le lien entre l’investissement responsable et la performance apparaît comme le deuxième facteur le plus important (40%) », note Axa IM. Enfin, 31% des répondants ont évoqué l’influence de leurs concurrents dans la mise en œuvre de leurs propres politiques d’investissement responsable. « Dans un secteur plus réglementé que la moyenne, il serait négligeant de la part des assureurs de se contenter de subir la réglementation, regrette Matt Christensen, directeur de l’investissement responsable chez Axa IM, cité dans un communiqué. Une approche proactive des réflexions de l’investissement responsable donnerait un avantage certain aux compagnies d’assurance qui anticiperaient les changements inévitables et assurerait leur durabilité future. »Cette enquête montre également que 30% des assureurs demandent à leurs gestionnaires d’actifs de mettre en œuvre une politique active d’engagement lorsqu’ils sont interrogés sur ce qu’ils font en matière d’investissement responsable. Las, seulement 18% d’entre eux choisissent des fonds ou des mandats d’investissement qui excluent systématiquement les instruments non conformes aux critères ESG. Pire, 10% des sondés au Royaume-Uni, 11% en France et 14% en Allemagne n’ont pas d’investissement responsable ou ESG, même s’ils commencent à envisager la mise en œuvre de ces stratégies, note l’étude d’Axa IM. « 38% des répondants ont exprimé qu’ils pensaient augmenter leurs allocations en faveur de stratégies IR/ESG cette année et nous constatons une augmentation des appels d’offres qui incluent des contraintes IR », ajoute Marie Niemczyk, responsable Stratégie & Développement Assurance chez Axa IM.Preuve que l’ISR gagne du terrain, ce sondage met en exergue le fait que l’allocation d’actifs vers des stratégies IR/ESG est clairement au menu des assureurs dans les trois pays interrogés. A ce titre, la France affiche le pourcentage le plus élevé avec 44% des participants qui souhaitent augmenter leur investissement dans les stratégies IR/ESG, répondant notamment aux contraintes réglementaires, alors qu’en Allemagne, 39% des sondés envisagent cette augmentation. Au Royaume-Uni, 31% des compagnies d’assurance souhaitent également accroître leur allocation dans les stratégies IR/ESG.
Dans le cadre du renouvellement de mandats confiés en 2011 et arrivés à échéance, l'Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) vient d’attribuer sept mandats actifs et neuf mandats stand-by de gestion de portefeuille d’actions euro / Europe ISR suite à un appel d’offres lancé en juin 2016. A titre indicatif, les montants confiés au démarrage des mandats seront de l’ordre de 4,6 milliards d’euros répartis sur les sept gérants.A l’issue de la procédure de sélection, l'Établissement a décidé d’attribuer les mandats ci-dessous : Pour le lot 1 - Mandat de gestion indicielle d’actions de moyennes et grandes capitalisations de la zone euro ISR décarbonée, le mandat actif revient à Amundi AM. Le mandat stand-by est attribué à THEAM.Pour le lot 2 - Mandat de gestion fondamentale ISR non benchmarkée d’actions cotées de moyennes et grandes capitalisations de la zone euro, les mandats actifs vont à Allianz GI, EDRAM et Mirova. Les mandats stand-by sont attribués à Sycomore et Ofi AM. Pour le lot 3 - Mandat de gestion fondamentale ISR non benchmarkée d’actions cotées de moyennes et grandes capitalisations de la zone euro avec gestion du risque actions, le mandat actif est confié à AXA IM. Les mandats stand-by sont attribués à CPR AM et Mandarine Gestion. Pour le lot 4 - Mandat de gestion fondamentale ISR non benchmarkée d’actions cotées de petites capitalisations Europe, le mandat actif va au groupement BFT IM - Montanaro AM. Les mandats stand-by sont attribués à Kempen Capital Management et la Financière de l’Echiquier. Enfin, pour le lot 5 - Mandat de gestion fondamentale ISR non benchmarkée d’actions cotées de moyennes et grandes capitalisations Europe, le mandat actif est donné à Candriam. Les mandats stand-by sont attribués à NNIP et Comgest. Pour les lots de gestion non benchmarkée, l’ERAFP indique qu’il «recherchait des processus de gestion fondamentale, dont la sélection des valeurs repose sur une analyse approfondie des entreprises, notamment grâce à des contacts réguliers avec le management de ces sociétés». En cohérence avec la décision de 2005 du conseil d’administration de mettre en œuvre une politique de placements 100% ISR, les émetteurs seront évalués au regard du référentiel ISR propre à l’ERAFP et sélectionnés selon le principe du «best in clas"s. Le dialogue initié par les sociétés de gestion retenues et les entreprises sélectionnées en portefeuille se fera en conformité avec les lignes directrices pour l’engagement actionnarial de l’ERAFP. Actuellement sept sociétés de gestion gèrent des portefeuilles actions de la zone euro pour l’ERAFP selon différents mandats de ceux qui ont été attribués :- Actions large cap euro, mandat de gestion indicielle sur la base d’un indice « risk efficient » ISR : Amundi- Actions large cap euro, mandat de gestion benchmarkée ISR : BNP PAM, Axa IM- Actions large cap euro, mandat de gestion non benchmarkée au sein d’un univers ISR : EdRAM, Rothschild et Cie Gestion et Tobam- Actions small et mid cap euro, mandat de gestion indicielle sur la base d’un indice « risk efficient » ISR : THEAM Avec les nouveaux mandats, on observe une extension géographique au-delà de la zone Euro, via les mandats attribués dans le cadre des lots 4 et 5. «En ce qui concerne le premier lot (gestion indicielle large cap), l’indice élaboré par ERI Scientific Beta intègrera désormais dans ses règles de construction une méthodologie de décarbonation alors cet aspect « décarbonation » était jusqu’alors mis en œuvre par Amundi dans le cadre de sa réplication de l’indice», explique un porte-parole de l’ERAFP. «Nous avons par ailleurs fait le choix de ne pas renouveler les mandats de gestion ISR benchmarkée, une gestion de conviction affranchie des indices traditionnels nous semblant plus cohérente avec notre profil d’investisseur de long terme responsable». Les mandats seront d’une durée initiale de six ans à compter de leur notification.
Le gestionnaire de fortune suisse Gonet a fait état, ce 5 avril, d’un résultat net de 7,3 millions de francs suisses à l’issue de l’exercice fiscal 2016. Il s’agit de la première publication de résultats du groupe genevois à la suite de son changement de structure juridique de société en commandite en société anonyme, effective au 1er janvier 2016. « Le périmètre de consolidation comprend les activités de gestion de fortune en Suisse et à l’étranger ainsi que la société spécialisée Gonet Conseils Finances S.A. et la joint-venture créée courant 2016 Gonet La Française Advisors S.A. », précise le groupe suisse dans un communiqué.L’an dernier, ses revenus nets d’exploitation se sont établis à 54,1 millions de francs suisses tandis que les charges d’exploitation (hors amortissements et impôts) se sont élevées à 42,6 millions de francs suisses. Au 31 décembre 2016, ses avoirs totaux administrés s’élèvent à 4,1 milliards de francs suisses.
Le groupe Syz retrouve des couleurs. Après un exercice 2015 marqué par des charges non récurrentes liées à l’externalisation des activités opérationnelles et à l’achat de Royal Bank of Canada (Suisse), la banque privée suisse a vu ses revenus opérationnels bondir de 16,8% en 2016 pour atteindre 216,6 millions de francs suisses, a-t-elle annoncé ce 6 avril à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. « Cette hausse résulte essentiellement de la forte croissance des revenus provenant des opérations de commissions et des prestations de service ainsi que de bons résultats des opérations de négoce », indique le groupe bancaire dans un communiqué. En parallèle, ses charges d’exploitation ont reculé de 10,5% en 2016, grâce « à la réduction des dépenses non récurrentes et à la baisse des charges de personnel suite à la fusion avec la filiale de Royal Bank of Canada et à la déconsolidation du personnel de la joint-venture espagnole, vendue en mai 2016 ». Dans un tel contexte, son résultat opérationnel s’est fortement redressé en 2016 pour s’établir à 4 millions de francs suisses contre une perte opérationnelle de 37,7 millions de francs suisses en 2015. Par ailleurs, en tenant compte des produits extraordinaires, la banque privée suisse a dégagé un bénéfice net consolidé de 9 millions de francs suisses, après une perte nette de 38,5 millions publiée en 2015.Seul bémol : ses encours ont reculé de près de 3 milliards de francs suisses en l’espace d’un an. De fait, à fin 2016, ses avoirs administrés consolidés ressortent à 36,3 milliards de francs suisses contre 39,2 milliards de francs suisses à fin 2015. Ce recul est notamment imputable à « une attrition naturelle de la clientèle reprise de Royal Bank of Canada » et à « la déconsolidation des montants gérés par N+1 Syz », sa coentreprise espagnole dont la participation détenue par Syz a été rachetée en mai 2016 par son partenaire N+1.
Genève n’est finalement pas la terre d’accueil fertile que l’on croyait. «On a largement surestimé l’attractivité du canton pour les hedge funds étrangers», résume dans les colonnes du quotidien Le Temps Jean Keller, directeur exécutif de Quaero Capital et auparavant patron de 3A, la division de gestion alternative du groupe bancaire Syz. Dernière preuve en date, l’antenne genevoise de Passport Capital LLC, un hedge fund californien ayant notamment fait partie des plus gros actionnaires d’Apple, a fermé ses portes il y a deux semaines. A en croire les milieux de la gestion d’actifs en Suisse, le fonds de plus de 6 milliards d’avoirs sous gestion aurait décidé de quitter le bout du Léman et ses lourdeurs administratives, suite à des pertes financières.Ces dix dernières années, deux piliers de la gestion alternative mondiale ont élu domicile à Genève. L’exil s’est fait depuis la City. Fuyant la surtaxe sur les grandes fortunes imposées en 2010, les dirigeants de Brevan Howard et de BlueCrest ont fait migrer des dizaines de traders étrangers de haut vol au bout du Léman. «L’hirondelle ne fait pas le printemps, nuance Jean Keller. Ce ne furent que des effets d’annonce. L’exode massif annoncé depuis Londres n’a jamais eu lieu.» Brevan Howard, qui aurait réduit de moitié. «Même si des actifs sont toujours gérés depuis Genève, le personnel a été fortement redimensionné, mais en douce», indique un professionnel du milieu, qui tient à rester discret. Idem pour Jabre, parmi les grands fonds alternatifs à Genève. Selon des informations du Temps, la société se serait en toute discrétion séparée d’environ 50% de ses collaborateurs ces douze derniers mois. Les raisons de ces réductions d’effectifs seraient, selon des sources internes, liées là aussi à des performances en baisse. De son côté, le cofondateur de BlueCrest, Michael Platt, cité dans la presse anglo-saxonne, ne croit plus au modèle du hedge fund. Raison pour laquelle son entreprise a été transformée il y a un peu plus d’un an en family office. Systematica est aujourd’hui tout ce qui reste de BlueCrest à Genève, soit une version amoindrie de hedge fund, une tranche significative de capital ayant été restituée aux investisseurs au cours de la transformation.
CA Indosuez a nommé Omar Shokur en qualité de responsable des marchés et solutions d’investissement (MIS) chez Indosuez Wealth Management à Genève. Omar Shokur prend ainsi en charge les équipes MIS en Suisse, en Asie et au Moyen-Orient, soit au total environ 150 collaborateurs. Il aura un siège au comité exécutif de CA Indosuez (Switzerland) et sera rattaché à Jean-François Deroche, CEO de CA Indosuez (Switzerland) et Frédéric Lamotte, responsable des investissements (CIO) du groupe.Omar Shokur, qui a rejoint le Crédit Agricole en 2001, a été nommé il y a sept ans responsable des activités avec les intermédiaires financiers à Genève avant d'être promu en 2014 responsable de la division suisse et asiatique sur ce segment de clientèle.
EI Strurdza Investments Funds étoffe sa gamme de fonds actions. La société de gestion suisse a en effet annoncé, ce 6 avril, le lancement du compartiment EI Sturdza Strategic Japan Opportunities Fund dont la gestion est confiée à Mitsuhiro Yuasa et Hideto Fujino, co-fondateurs de Rheos Capital Works, société de conseil en investissement basée à Tokyo. Ce nouveau fonds Ucits, domicilié à Dublin, investira dans des entreprises japonaises en croissance «hautement performantes qui affichent une croissance régulière des revenus et des bénéfices et un bilan de gestion solide, quel que soit le volume, l’historique, la marque ou la capitalisation boursière». Son objectif est de « générer de l’alpha en surperformant l’indice Topix TR (JPY) sur le long terme », indique la société de gestion dans un communiqué.Afin d’identifier des sociétés en croissance potentielles, les gérants du fonds ont recours à une approche « bottom-up », combinée à une analyse macro-économique. Le fonds aura une approche flexible et dynamique « afin de s’assurer que le portefeuille d’investissement est bien positionné pour tirer profit des opportunités actuelles et à venir du marché », précise EI Sturdza.