Les mesures européennes de restriction sur la vente de CFD sont entrées en vigueur hier. L'Esma en a exclu lundi les turbos et les produits structurés.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 219.000 emplois en juillet, davantage que ne le prévoyaient les économistes, montre l’enquête mensuelle publiée mercredi par ADP, un spécialiste de l’externalisation de la gestion des ressources humaines. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à 185.000 créations d’emplois. Le chiffre du mois de juin a par ailleurs été révisé en hausse à 181.000 au lieu de 177.000 annoncé il y a un mois, a ajouté ADP. La statistique officielle des créations d’emplois de juillet aux Etats-Unis sera publiée vendredi par le département du Travail et porte à la fois sur les secteurs privé et public.
Selon les enquêtes IHS Markit, publiées hier, l’activité dans le secteur manufacturier a connu des fortunes diverses en Europe en juillet. En Allemagne, elle a vu sa croissance s’accélérer à la faveur d’une hausse de la production et de solides nouvelles commandes. L’indice est remonté à 56,9 contre 55,9 en juin, qui avait constitué un creux de 18 mois. En France, la croissance de l’activité est également repartie après son ralentissement de juin. L’indice s’est établi à 53,3 contre 52,5 en juin. Il se maintient pour le 22e mois consécutif au-dessus du seuil de 50. Au Royaume-Uni, la croissance du secteur s’est légèrement accélérée en juillet (55,1 contre 54,9) après avoir reculé six mois de suite, mais elle reste limitée en raison des inquiétudes concernant les tensions commerciales mondiales et la hausse des prix. En Italie, l’indice a baissé à 51,1, un creux depuis octobre 2016, contre 53,3 le mois dernier. En Espagne, il a atteint 52,9 contre 53,4 en juin. Il se maintient néanmoins au-dessus de la barre des 50 depuis novembre 2013. Enfin, la croissance de l’activité est tombée à son rythme le plus lent en 14 mois aux Pays-Bas (à 58 contre 60,1 en juin), en raison d’un ralentissement de la hausse de la production et des nouvelles commandes, ainsi que de l’augmentation des prix décidée par les entreprises en réaction à la hausse des matières premières.
Le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a déclaré mercredi à Rome que la France et l’Italie partagaient la même vision sur l’avenir de la zone euro et de l’Union européenne. Il s’exprimait après des rencontres avec le vice-président du Conseil italien et dirigeant du Mouvement 5 Etoiles (M5S), Luigi Di Maio, et le ministre italien de l’Economie et des Finances Giovanni Tria. Dans un communiqué commun, Bruno Le Maire et son homologue italien conviennent «de la nécessaire amélioration du fonctionnement de l’Union économique et monétaire» et se sont «mis d’accord sur la priorité à accorder à l’achèvement de l’union bancaire dans toutes ses composantes et à la création d’un budget de la zone euro».
L’opérateur de marchés et de chambres de compensation Intercontinental Exchange (ICE) a annoncé hier le lancement par sa branche ICE Futures Europe de contrats à un et trois mois à règlement en liquidités, basés sur le Secured Overnight Financing Rate (SOFR), le nouveau taux de référence publié par la Réserve fédérale de New York et qui remplacera le Libor dollar. Ce lancement, qui doit encore obtenir l’aval des autorités de tutelle, est programmé pour le 1er octobre prochain.
L’administration Trump s’apprête à proposer d’imposer des droits de douane de 25% à l'équivalent de 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) de produits chinois importés, et non de 10% comme évoqué jusqu'à présent, ont annoncé mercredi plusieurs responsables américains. Cette réflexion a pour objectif d’inviter la Chine à changer de comportement, ont-ils ajouté. Washington a publié le mois dernier une liste des produits qui vont être assujettis à des tarifs douaniers élevés, dont des centaines de produits alimentaires, ainsi que le tabac, le charbon, les produits chimiques ou encore les composants électroniques. A Pékin, les autorités chinoises ont réagi avant même l’officialisation de cette information, en prévenant qu’elles riposteraient si les Etats-Unis venaient à prendre de nouvelles mesures nuisant au commerce. L’officialisation des droits de douane à 25% a fait chuter les indices Dow Jones et le S&P 500 à la Bourse de New York, le Nasdaq étant lui soutenu par l’action Apple, qui a atteint un nouveau record en séance de 201,76 dollars après la publication de ses comptes mardi soir.
L’action Man Group est en nette hausse mercredi à la Bourse de Londres après que le gestionnaire de fonds spéculatif a fait état d’une collecte nette de 8,3 milliards de dollars et d’une hausse de ses commissions de gestion au premier semestre. Les commissions ont progressé de 26% à 423 millions de dollars par rapport à la même période en 2017. Les encours atteignaient 113,7 milliards de dollars au 30 juin, contre 109,1 milliards un an plus tôt. Le bénéfice ajusté avant impôt progresse de 5% à 153 millions de dollars. Ces performances ont éclipsé la perte de 1,7 milliard de dollars enregistrée sur les portefeuilles de Man, la perte de deux milliards liée à la hausse du dollars et le bond de 25% des rachats, à 11,6 milliards de dollars.
L’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l’impôt sur la fortune (ISF) pour favoriser l’orientation de l'épargne vers les entreprises, devrait rapporter un peu plus d’un milliard d’euros en 2018, soit davantage qu’envisagé par Bercy, selon un article des Echos à paraître aujourd’hui. Il ne devait rapporter que 900 millions d’euros selon les premières estimations, soit 3,2 milliards de moins que l’ISF, acquitté par plus de 340.000 contribuables. Ces prévisions étaient toutefois entourées d’incertitudes, écrivent les Echos, car il était difficile d’estimer la part de l’immobilier dans le patrimoine des ménages fortunés. Or d’après les chiffres provisoires sur la première collecte, 120.000 ménages ont déposé une déclaration d’IFI.
Le marché a pour objet la fourniture de services de gestion d’actifs financiers multi-assets non-cotés pour compte de l’institution de retraite professionnelle Hydralis, pour une durée potentielle de 8 ans. Le marché ne pourra pas faire l’objet de reconduction. Hydralis OFP est chargée de gérer les pensions légales des agents statutaires de la SCRL Vivaqua. Les candidats ne joindront aucune offre à leur demande de participation. Seuls les candidats sélectionnés seront ultérieurement invités à introduire une soumission sur base des documents du marché. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 27/08/2018 à 11:00. Lire l’avis complet ici.
RBC Global Asset Management (RBC GAM) a annoncé, le 30 juillet, la nomination de Nidhi Chadda en tant que gérante de portefeuille et d’Andrew Topps au poste d’analyste actions senior. Tous deux ont intégré l’équipe dédiée aux actions américaines basée à Chicago.Dans le cadre de ses fonctions, Nidhi Chadda fournira de la recherche fondamentale et assurera la gestion de portefeuille pour les stratégies orientées sur les petites et moyenne capitalisations. Elle a débuté sa carrière dans la gestion d’actifs en 2010. Précédemment, elle était « vice-president » et analyste chez Fred Alger Management. Elle a également passé sept ans dans le secteur de la banque d’investissement et du « corporate finance » chez Greenhill & Co, Goldman Sachs et McKinsey & Co.Pour sa part, Andrew Topps sera chargé d’apporter des analyses et de la recherche fondamentale pour les mêmes stratégies orientées sur les petites et moyennes capitalisations. Il a débuté sa carrière dans la gestion en 2002. Précédemment, il était analyste senior chez Holland Capital. Avant cela, il a occupé des postes d’analyste financier chez Solomon Smith Barney, Harley-Davidson Financial Services on encore KPMG Peat Marwick.
Ardian announced that it has agreed to sell its minority stake in Encevo S.A., a leading utility company, to China Southern Power Grid International (HK) (“CSGI HK”), wholly owned by China Southern Power Grid (“CSG”), a state-owned power grid company in China that engages in power transmission, distribution and supply business.Encevo, which is based in Luxembourg, operates in several different energy business fields through its two subsidiaries, Creos and Enovos Luxembourg. Creos manages electricity and gas grids while Enovos Luxembourg is responsible for the sale of energy to a diversified portfolio of clients in Luxembourg and Germany. The company also holds interests in energy production assets, most notably in the renewable energy sector (wind, biogas, solar and hydro).In July 2012, Ardian, alongside co-investors, acquired a minority stake in Encevo (formerly Enovos International) from Arcelor Mittal. It then subsequently acquired a further stake in 2015 from E.on and RWE.Since Ardian’s investment, it has worked alongside the public shareholders of the company to help Encevo adapt its strategy and organization to reflect the new shape of European energy markets. A new strategic plan has been implemented, which included a €1bn investment program. In embracing the transition of energy markets, Encevo has increased investments in renewables and energy services, particularly in Luxembourg and Germany. Looking ahead, Encevo is interested in industrial partnerships, such as with CSG, which is based in Guangzhou.
The Swiss asset management firm GAM Investments on 31 July announced that it has suspended Tim Haywood, head ot the unconstrained absolute return bond strategy, following an internal enquiry. The asset management firm, which had already widey shocked the market earlier in the month by issuing a profit warning, cites problems “which affected some of his risk management procedures and procedures in some cases.” Although the firm attempted to sound ressuring, with the affirmation that the “investigation did not raise concerns regarding his honesty,” the firm saw its stock price collapse on the Zurich stock exchange, doan as much as 21% during the day.The strategy represents about CHF11bn. The head fo GAM, Alex Friedman, in the afternoon cited slowing inflows at the end of first half. The previous evening, GAM had released more reassuring figures, with inflows of CHF9.3bn in first half, and assets up 3% to CHF163.8bn. But “volatile market conditions without direction will probably continue in the second half of this year,” he said in a press conference, “which may affect the risk appetites of clients and inflows for the group.”In a statement concerning Tim Haywood, GAM states that it has not “established significant prejudice to date” due to these problems, “although that remains under study.” Distrust on the part of investors, either shareholders in the firm or in funds, thus risks remaining palpable in the coming months.Meanwhile, Jack Flaherty and Alex McKnight have taken over responsibility for the absolute return bond strategy, and other associated portfolios. Flaherty has been one of the managers of the11 strategy for more than six years, while McKnight has been a key member of the same team for more than 11 years.
The British wealth management firm St. James’s Place has decided to award the management of its ethical fund SJP Ethical Fund to Impax Aset Management (Impax AM), with assets totalling GBP286m, Impax Asset Management announced on 31 July. The fund had previously been managed by Aberdeen Standard Investments and its senior manager Jamie Cumming, the website of St. James’s Place reports. Following the decision, St. James’s Place has also decided to rename the fund, which will now be known as Sustainable and Responsible Equity Fund, Impax AM says in a statement. The fund will in future be managed jointly by Kristeen Morrison and David Winborne, both managers at Impax.Meanwhile, St. James’s Place will invest GBP286m in the Impax Global Opportunities fund, subject to permission from the regulator. “The Global Opportunities fund has been chosen as the strategy which will represent the Sustainable and Responsible Equity fund from St. James’s Place,” a statement from Impax AM says.
In July, Spanish mutual funds posted net inflows of EUR713m, according to provisional statistics released by Inverco, the Spanish asset management association. Since the beginning of the year, net subscriptions now total EUR12bn.As of the end of July 2018, assets total EUR274.04bn, up 0.7% compared with the end of June, and up 4.2% since the end of December 2017.
RBC Global Asset Management (RBC GAM) on 30 July announced the appointment of Nidhi Chadda as portfolio manager, and Andrew Topps as senior equity analyst. Both have joined the team dedicated to US equities, based in Chicago.In this role, Nidhi Chadda will provide fundamental research and portfolio management for strategies oriented to small and midcaps. She began hes career in the investment industry in 2010. In her previous role as vice-president and generalist research analyst at Fred Alger Management, she focused on small-cap growth strategies. She also has more than seven years of investment banking et corporate finance experience at Greenhill & Co, Goldman Sachs and McKinsey & Co.For his part, Andrew Topps will provide fundamental research and analysis for small and midcaps strategies. He began his investment career in 2002. He had previously been senior analyst at Holland Capital. Before that, he served in positions as a financial analyst at Solomon Smith Barney, Harley-Davidson Financial Services and KPMG Peat Marwick.
Following several reports, the Autorité des marchés financiers (AMF) and the Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) have warned the public against the activities of Patrimoine Gestion Management and PGM Patrimoine and related sites, which have been offering investment services without a license. These entities and the websites www.patrimoinegestion-management.com and www.pgm-patrimoine.com “are not licensed either by the AMF or the ACPR to provide investment services or savings packets,” the two regulators say in a statement. The authorities recommend that investors not respond to solicitations from them, and not to disseminate these to third parties.
L’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public (Investissements PSP), l’un des plus grands fonds de pension canadien avec 153 milliards de dollars d’actifs, a annoncé, ce 30 juillet, la nomination avec effet immédiat d’Eduard van Gelderen au poste de vice-président senior et directeur des investissements. L’intéressé dirigera le groupe « Total Fund Strategy », supervisant à ce titre les stratégies d’investissement multi classes d’actifs ainsi que les allocations et les expositions du portefeuille global en termes de classes d’actifs, de zones géographiques et de secteurs d’actifs. A ses responsabilités s’ajoute la supervision des groupes d’investissement responsable, les relations avec les gouvernements et les politiques publiques. Eduard van Gelderen sera rattaché à Neil Cunnigham, « president » et directeur général d’Investissements PSP.Avant de rejoindre Investissements PSP, Eduard van Gelderen était « senior managing director » au sein du Bureau du directeur des investissements de l’Université de Californie. Membre de l’équipe de direction, il était en charge de la supervision du régime de retraite de l’Université, de la gestion des activités actions et actifs réels ainsi que la gestion des partenariats stratégies en Europe. Au cours de sa carrière, il a également officié en tant que directeur général du néerlandais APG Asset Management et directeur des investissements adjoint d’ING Investment Management.
Le fonds de pensions suédois AP1 a fait état de revenus nets de ses investissements de 8,5 milliards de couronnes suédoises (828 millions d’euros), soit un rendement net de 2,5% pour le premier semestre 2018. Depuis 2009, l’AP1 a décaissé 47 milliards de couronnes suédoises, dont 3,3 milliards au cours des six premiers mois de l’année 2018, pour couvrir le déficit du système de retraites des Pays-Bas, précise son communiqué.«Avec les autres fonds AP, nous avons obtenu des résultats historiquement solides au fil des ans et avons ainsi contribué à la solidité du système de retraite. Les fonds représentent environ 15% des actifs gérés du système de retraite, contre 10% lorsque le système de retraite a débuté en 2001. Le défi pour nous au cours des dix prochaines années sera de réaliser un rendement proche des niveaux des dernières années», a commenté Johan Magnusson, directeur général d’AP1. Sur 10 ans, ce niveau était de 6,3% par an net, soit au-dessus du niveau de 4% visé.Le dirigeant précise que sur les six derniers mois, en raison d’une vision plus prudente sur le cycle économique, AP1 a allégé ses positions les plus risquées pour prendre un profil plus défensif, sans pour autant qu’il y ait eu un «gros changement». AP1 indique par ailleurs avoir travaillé à la création de valeur durable en intégrant des aspects de durabilité pour l’ensemble du portefeuille. Ce travail sera encore intensifié au cours des prochaines années en coopération avec les autres fonds AP. «Au printemps, nous avons élaboré des convictions internes spécifiques en matière de durabilité afin de clarifier la manière dont ces problèmes sont traités. Une stratégie est en cours d'élaboration pour la mise en œuvre, y compris des éléments de mesure et l'établissement de rapports, conformément à l’Agenda 2030 et aux objectifs de développement durable des Nations Unies», explique Johan Magnusson.
Le gestionnaire de fortune britannique St. James’s Place a décidé de confier à Impax Asset Management (Impax AM) la gestion de son fonds Ethique (« SJP Ethical Fund ») dont les encours s’élèvent à 286 millions de livres, a annoncé ce 31 juillet Impax Asset Management. Ce fonds était jusque-là géré par Aberdeen Standard Investments et son gérant senior Jamie Cumming, peut-on lire sur le site de St. James’s Place. Dans le cadre de cette décision, St. James’s Place a également décidé de rebaptiser le fonds, qui s’appellera désormais Sustainable and Responsible Equity Fund, a précisé Impax AM dans un communiqué. Le fonds sera à l’avenir géré conjointement par Kirsteen Morrison et David Winborne, tous deux gérants chez Impax. En parallèle, St. James’s Place investira 286 millions de livres dans le fonds Impax Global Opportunities, sous réserve de l’approbation du régulateur. De fait, « le fonds Global Opportunities a été choisi comme la stratégie qui représentera le fonds Sustainable and Responsible Equity de St. James’s Place », précise le communiqué d’Impax AM.
Le groupe Apicil va se porter acquéreur de 100 % des parts de The OneLife Holding SARL Luxembourg auprès de J.C. Flowers & Co l’actuel actionnaire. OneLife est une société indépendante spécialiste des solutions de gestion des actifs et du patrimoine personnalisées. Alors qu’Apicil est présent depuis 4 ans au Luxembourg sur le marché de l’assurance vie, OneLife vient « parfaitement » compléter son dispositif au Luxembourg. « La présence renforcée d’Apicil au Luxembourg se justifie par le statut de premier plan de cette place financière pour la gestion de patrimoine, et par la protection spécifique qu’elle offre au travers du « triangle de sécurité » qui protège légalement les avoirs des souscripteurs », explique le groupe d’assurances français, qui parle d’une «étape décisive» de son développement.Créé il y a 25 ans et implanté à Capellen au Luxembourg, OneLife compte 145 salariés et plus de 31.000 assurés. La collecte a été de 506 millions d’euros l’an dernier et les encours s’établissent à 5,2 milliards d’euros (dont 97% sont des UC et des fonds dédiés). L’opération, dont le montant n’est pas dévoilé, portera les encours d'épargne assurantielle et bancaire d’Apicil à environ 20 milliards d’euros en 2019, contre 13,2 milliards en 2017.Cette transaction s’inscrit dans le plan stratégique «Défis 2020» d’Apicil, lancé en janvier 2017 et qui vise notamment à développer des solutions personnalisées de gestion du patrimoine dans toute l’Europe, depuis le Luxembourg, au moyen de la libre prestation de service (LPS).Elle est soumise à l’approbation des autorités de tutelle luxembourgeoise et française.
Le gestionnaire d’actifs suisse GAM Investments a annoncé, ce 31 juillet, la suspension de Tim Haywood, responsable de la stratégie obligataire « absolute return » sans contrainte, à l’issue d’une enquête interne. La société de gestion, qui a déjà largement surpris le marché au début du mois en émettant un avertissement sur ses résultats, évoque des problèmes « ayant trait à certaines de ses procédures de gestion des risques et la tenue de certains dossiers ». Même si elle s’est voulue rassurante en affirmant que « l’enquête n’a pas soulevé de préoccupations concernant son honnêteté », la société a vu son titre s’effondrer à la Bourse de Zurich et perdre jusqu'à plus de 21% en séance et terminer en baisse de plus de 12% à la clôture.La stratégie concernée représente quelque 11 milliards de francs suisses. Pour couronner le tout, le dirigeant de GAM, Alex Friedman, a évoqué dans l’après-midi des ralentissements sur la collecte à la fin du premier semestre. GAM a pourtant publié le matin même des chiffres la concernant plutôt rassurants, avec une collecte de 9,3 milliards de francs au premier semestre et des encours en hausse de 3% à 163,8 milliards. Mais «les conditions de marché volatiles et sans direction vont probablement continuer au second semestre de cette année, a-t-il cependant précisé lors d’un point presse, ce qui pourrait affecter l’appétit pour le risque des clients et la collecte du groupe». Dans son communiqué concernant le cas de Tim Haywood, GAM affirme ne pas avoir « établi de préjudice important à ce jour » en raison de ces problèmes, « bien que cela reste à l’étude ». La méfiance des investisseurs, qu’ils soient actionnaires ou dans les fonds, va certainement être palpable dans les prochains mois. En attendant, Jack Flaherty et Alex McKnight ont repris la responsabilité de la stratégie obligataire « absolute return » et des autres portefeuilles associés. Jack Flaherty est l’un de co-gérants de la stratégie depuis plus de six ans tandis qu’Alex McKnight est un membre clé de cette même équipe depuis 11 ans. Le groupe a aussi affirmé qu’il allait continuer de renforcer ses équipes de gestion.
La société de gestion espagnole Trea Asset Management vient de renforcer son équipe de distribution institutionnelle en recrutant Rocio Poquet et Daniel Pingarron, respectivement en tant que directeur et directeur associé, rapporte le site Funds People. Tous deux rejoignent l’équipe dirigée par Eduardo Ripollés, responsable du développement et des relations avec les investisseurs.Daniel Pingarron compte plus de 10 ans d’expérience dans l’industrie financière. Il a notamment travaillé chez IG Markets en tant que commercial puis responsable des ventes institutionnelles en Espagne, avant de rejoindre AlphaValue comme responsable des ventes pour l’Espagne et le Portugal.Pour sa part, Rocio Poquet a travaillé pendant sept ans chez Bloomberg aux Etats-Unis et à Londres, d’abord comme analyste actions puis au sein du département commercial où elle couvrait le marché espagnol.
Fineco, la banque privée du groupe espagnol Kutxabank, a procédé à un remaniement en profondeur de sa direction. De fait, Javier Garcia Lurueña, actuel directeur général de Kutxabank, a été nommé président du conseil d’administration. En parallèle, Enrique Saez a été nommé directeur général de Fineco. Le conseil d’administration de Fineco reste composé de sept membres. Quatre d’entre eux sont nommés sur proposition de Kutxabank tandis que les trois autres sont nommés par les actionnaires minoritaires. « Le conseil d’administration renouvelé maintiendra le modèle économique actuel, basé sur la gestion et le conseil pour des patrimoines élevés, tant pour des clients particuliers que pour des institutionnels », précise l’établissement bancaire dans un communiqué. A l’heure actuelle, la banque privée travaille à la conception de nouveaux produits ainsi qu’au recrutement de nouveaux talents pour renforcer ses équipes de professionnels spécialisés. Au cours des cinq dernières années, Fineco a plus que doublé ses actifs sous gestion, dépassant les 3 milliards d’euros d’encours.
Bpifrance veut entrer sur le marché bouillonnant des cryptomonnaies. Alors que le gouvernement doit créer un cadre fiscal favorable, via le projet de loi Pacte, afin d’attirer en France les levées de fonds en cryptomonnaies – plus connues sous leurs initiales ICO pour « initial coin offerings » –, la Banque publique d’investissement planche sur sa feuille de route dans ce domaine, rapporte le quotidien Les Echos. « Nous avons beaucoup de questions sur les ICO, les start-up nous demandent notre avis, les fonds de capital-risque nous demandent ce que nous faisons dans ce domaine, c’est un mouvement de grande ampleur », explique aux Echos Philippe Mutricy, directeur des études et de la prospective chez Bpifrance. Dans ce contexte, la banque a constitué un groupe de travail en début d’année pour définir l’intérêt de ces levées de fonds d’un nouveau genre et sa feuille de route. « Les ICO, tout comme les cryptomonnaies, ne sont pas un phénomène accessoire dans la vie économique, estime Philippe Mutricy. Certes, le sujet est pollué par beaucoup d’arnaques car le système n’est pas encore régulé, mais ce type de levée de fonds est porteur de valeur et va continuer de se développer. Bpifrance veut soutenir ce mouvement. » A ce stade, la banque publique n’a pas encore défini les modalités opérationnelles de son intervention mais il s’agirait de jouer le même rôle de place qu’elle tient dans les levées de fonds traditionnelles.
Le gestionnaire d’actifs américain Affiliated Managers Group (AMG) a réalisé une collecte nette de 4,3 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2018, après une décollecte nette de 1,9 milliard de dollars au trimestre précédent, a-t-il annoncé lors de la publication de ses résultats. A l’issue des six premiers mois de l’année, le montant de ses souscriptions nettes s’élève à 2,4 milliards de dollars.Au cours du trimestre écoulé, la collecte nette a été principalement tirée par les stratégies alternatives, qui ont engrangé 2,6 milliards de dollars de souscriptions nettes. Les stratégies actions internationales n’ont pas démérité, avec 1,9 milliard de dollars de flux entrants. En revanche, les stratégies actions américaines ont subi environ 400 millions de dollars de sorties.Par segment de clientèle, la collecte nette trimestrielle a été portée par les investisseurs institutionnels, avec 5,3 milliards de dollars de flux nets entrants. A l’inverse, les clients particuliers (« retail) et les clients très fortunés (« high net worth ») ont chacun enregistré une décollecte nette de 500 millions de dollars.Au 30 juin 2018, les actifs sous gestion d’AMG s’établissent à 824,2 milliards de dollars, en repli de 0,8% par rapport à fin mars 2018 mais en hausse de 6,7% sur un an.A l’issue du deuxième trimestre, AMG a dégagé un bénéfice net de 117 millions de dollars, en baisse de 7,4% sur un an. Ses revenus ressortent à 600,1 millions de dollars, en progression de 5,1% sur un an.
Brownfields annonce le dernier «closing» de son fonds Brownfields 3 de 250 millions d’euros. Ces fonds ont été apportés par des investisseurs institutionnels parmi lesquels la Banque européenne d’investissement (BEI), la Caisse des dépôts, le Fonds de réserve des retraites (FRR) et une vingtaine de banques, assurances, et caisses de retraite françaises et belges, indique un communiqué. La société, spécialisée dans la transformation de sites industriels, tertiaires ou commerciaux, précise par ailleurs que son fonds précédent, Brownfields 2 a engagé au cours des 4 dernières années 110 millions d’euros de fonds propres sur 25 projets.Ce financement doit permettre de doubler les capacités d’investissement de Brownsfield. Il pourra réaliser 40 à 50 projets dans les 4 prochaines années avec une capacité totale d’investissement de 500 millions d’euros, compte tenu de l’effet de levier. «Ces moyens plus que doublés vont nous permettre de mieux répondre aux défis de la transformation urbaine dans le Grand Paris, en régions et en Belgique», commente Patrick Viterbo, président de Brownfields.
Le groupe BNP Paribas a fait état d’une décollecte de 7,9 milliards d’euros dans son activité de gestion d’actifs pour le deuxième trimestre 2018. La banque explique que cette décollecte est concentrée sur un mandat obligataire dû à la réinternalisation par un client de sa gestion, un «mandat très faiblement margé». Pour le même trimestre de l’an dernier, l’asset management avait décollecté 6,5 milliards d’euros. Sa division «Wealth Management» a collecté quant à elle 5 milliards d’euros (-15,4% sur un an mais +28,4% sur un trimestre) notamment en Asie, France et Italie, tandis que le pôle «Assurance» a collecté 2,8 milliards d’euros (+90% sur un an et +20% sur trois mois).BNP Paribas précise que pour son pôle International Financial Services, où sont logées ces trois activités ainsi que celle de Real Estate, l’ effet performance a été positif de +2,5 milliards d’euros, en lien avec l’évolution favorable des marchés financiers et l’effet change de +6,2 milliards d’euros, notamment du fait de l’appréciation du dollar.Le groupe gère 419 milliards d’euros en Asset Management à fin juin (-1% sur trois mois) et 372 milliards en Wealth management (+2,7% sur trois mois). Il indique avoir développé de nouvelles fonctionnalités au service des clients : identification biométrique, conseil et transactions en ligne, coffre-fort électronique, mais aussi une application Voice of Wealth au sein de Bank of the West Banque Privée pour aider les clients à gérer leur portefeuille d’investissement Le produit net bancaire de de la division gestion Institutionnelle et privée s'établit à 834 millions d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 9,8% sur un an. Le résultat avant impôt est à 206 millions d’euros, en baisse de 8,9%. Le coefficient d’exploitation de la division est en hausse de 2 points à 76,6%. Le groupe a fait état par ailleurs d’un résultat net de 2,393 milliard d’euros pour le trimestre, quasi stable sur le trimestre (-0,1%). Le produit net bancaire est de 11,206 milliards d’euros, en hausse de 2,5% par rapport au trimestre précédent.
Des performances plus que décevantes. C’est ce que l’on ne peut que constater au regard des chiffres des FIP et FCPI qu’A Plus Finance est en train de liquider cette année : A Plus Environnement 10, -83,58 % depuis l’origine (2010); A Plus Croissance 2, - 23,27 % depuis 2009 ou encore A Plus Innovation 8 ou 9 qui sont à –33% depuis 2009 et 2010. La liste est longue pour ce petit asset manager indépendant créé en 1998 et qui gérait un total de 665 millions d’euros (actifs conseillés compris) à fin 2017. « Nous avons plus d’une quinzaine de fonds en liquidation actuellement », reconnait Fabrice Imbault, son directeur général. A Plus Finance serait-il un mauvais gérant ? A regarder d’autres bonnes performances dans d’autres produits de gestion, la réponse serait plutôt non. Pour son dirigeant, la société a été victime comme d’autres fournisseurs, de levées de fonds réalisées juste avant la crise de 2008, au plus haut du cycle. « Nous avons eu trois générations de FIP et FCPI, explique Fabrice Imbault à NewsManagers. Les deux premiers millésimes ont eu des sorties en plus-values. Puis, il y a eu les séries levées de 2005 à 2008, où nous avons investi au plus haut des valorisations. Nous avons accompagné des sociétés très jeunes en capital risque dans nos fonds. Du vrai Venture. Et certaines PME prometteuses, qui se créaient à ce moment-là, n’ont pas résisté au retournement de cycle », poursuit le dirigeant. La société assure qu’elle a même accompagné ces PME fragiles jusqu’au bout. « Une fois lancées, elles ont souvent besoin de faire un second ou un troisième tour de table et il était primordial de les accompagner surtout dans le contexte 2008-2011 où les sources de financements s’étaient largement taries ». Du coup, le cercle infernal est enclenché. Et lorsqu’après 10 ans de vie, les fonds doivent être fermés, les dégâts sont là. « C’est très désagréable pour nos investisseurs, nous en sommes désolés », regrette Fabrice Imbault. Il faut dire que ces derniers mois, certains particuliers touchés n’ont pas ménagé leurs critiques sur les réseaux sociaux. D’autant qu’A Plus Finance a été l’objet aussi d’une amende de la part de l’AMF l’an dernier. La commission des sanctions reprochait à la société de gestion plusieurs manquements dans les méthodes de valorisation de certains fonds et l’information fournie sur son site. Si ces reproches ne concernent pas la contreperformance des fonds, affirme la société, ils n’ont pas manqué d’échauder les esprits. Nous n’avons pas eu dans nos portefeuilles la pépite qui aurait pu compenser la faillite des autres Sans compter la frustration suscitée par l’environnement actuel, où les annonces de levées de fonds record et de belles performances dans le capital investissement se succèdent. « Il faut se rappeler ce qu’était l’économie de 2008 à 2011. Cela n’a plus rien à voir aujourd’hui. Nous avons soutenu des PME dans le temps car nous croyions à leurs projets. Mais malheureusement nous n’avons pas eu dans nos portefeuilles la pépite qui aurait pu compenser la faillite des autres », poursuit Fabrice Imbault. Pas de Criteo comme pour Idinvest par exemple. « En outre, nous avons toujours tenu nos engagements de liquidité en remboursant nos fonds à l’échéance, sans aller au-delà de leur durée règlementaire », appuie le dirigeant. Depuis, les leçons sont tirées. A Plus Finance a fait évoluer son modèle d’activité en quittant progressivement la gestion de fonds fiscaux pour se consacrer davantage aux investisseurs institutionnels et à l’investissement dans l’immobilier. Le dernier OPCI, « A Plus Génération 2 » a d’ailleurs levé 180 millions d’euros en début d’année, un record pour la société de gestion. Investir dans des résidences seniors paraît plus sûr. Par ailleurs, « en private equity, nous nous concentrons désormais sur des PME plus mûres, notamment à travers des opérations de capital transmission que ce soit pour nos derniers FIP ou dans nos fonds pour institutionnels que nous développons », indique-t-il. Le dernier FIP date de 2017. Les équilibres économiques doivent être tenus, le monde du retail restant plus rentable que celui des institutionnels…
La société de gestion Polar Capital a obtenu son agrément en France le 27 juillet, peut-on lire sur le site internet de l’Autorité des marchés financiers. L’information, dévoilée d’abord par InvestmentEurope, confirme la volonté du groupe britannique annoncée en juin dernier de trouver une adresse en Europe continentale dans le cadre du Brexit. Polar Capital (Europe) sera basée au 18 rue de Londres dans le 9ème arrondissement de Paris, selon une annonce légale publiée par ailleurs. Mujtaba Waseem Ghulam, responsable des risques de Polar Capital, agira comme président de cette société. Seront vice-présidents Kyffen Allen et Su Park, respectivement directeur des ventes et directeur régional des ventes pour l’Europe.