Mirova a levé 132 millions de dollars pour Althelia Sustainable Ocean Fund, son fonds d’investissement dédié au financement de projets et entreprises innovantes dans l’univers marin et côtier. Le closing a été annoncé mercredi par la filiale de Natixis dédiée aux investissements durables. Le fonds, surnommé SOF, est investi dans des entreprises non cotées et des projets qui soutiennent le développement d’une économie maritime durable. Trois domaines clés de l’économie bleue sont ciblés: la pêche durable, la gestion des déchets et la conservation des océans. Géré par Simon Dent et David Barley, le SOF est déjà engagé dans le financement de sept projets, dans divers domaines tels que la production durable de produits de la mer, la lutte contre les déchets marins et la pollution plastique, et la création de nouvelles zones marines protégées. «Les nombreux dommages que nous infligeons à nos océans, la surpêche, l’acidification des océans et la détérioration des écosystèmes dû aux déchets et à la pollution plastique, continuent de menacer notre existence tant sur le plan économique qu’écologique», déplore Simon Dent, directeur des investissements bleus chez Mirova Natural Capital, la filiale à 100% de Mirova basée à Londres qui conseille le fonds. «La levée finale du fonds Althelia Sustainable Ocean Fund nous permettra, avec le soutien de nos investisseurs, de contribuer à résoudre ces problèmes au moyen d’investissements dédiés dans des projets à fort impact», a-t-il poursuivi. Parmi les investisseurs figurent la Banque européenne d’investissement, Axa Investment Managers et la banque de développement néerlandaise FMO, ainsi que des gestionnaires de patrimoine et des fondations basés aux États-Unis par l’intermédiaire du groupe Caprock et de la Banque interaméricaine de développement. Le SOF a été créé en partenariat avec Conservation International et l’Environmental Defense Fund. Cette collaboration avec des organisations environnementales oriente les investissements vers des projets respectant les meilleures normes environnementales et permet une meilleure collaboration avec les intervenants locaux, y compris les collectivités et les gouvernements. Le fonds bénéficie également d’un partenariat avec l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ainsi que d’une garantie de partage des risques par l’intermédiaire de la Development Credit Authority (DCA) de l’USAID, qui fournira des garanties de prêts directement aux investissements réalisés par le fonds. L’équipe du SOF a par ailleurs noué de nouveaux partenariats avec Eunomia et KFW pour promouvoir une étude sur l’économie circulaire dans les Caraïbes, où le taux de recyclage des plastiques est actuellement parmi les plus bas au monde. Cette collaboration permettra également le lancement d’un projet « carbone bleu» visant à soutenir le développement des mangroves, une solution naturelle stratégique pour atténuer le changement climatique. Le SOF fait partie de la plateforme d’investissement de Mirova spécialisée dans le capital naturel, qui représente plus de 400 millions de dollars sous gestion. L’équipe d’investissement s’est récemment agrandie avec l’arrivée d’Antoine Rougier en tant que directeur technique, ainsi que Lisa Hubert et Trip O’Shea en qualité de chargés d’investissement pour appuyer le déploiement de la stratégie.
Legal & General Investment Management a enregistré une collecte nette de 6,2 milliards de livres au premier semestre pour sa clientèle externe malgré la crise du coronavirus. Cette collecte est néanmoins dix fois moins importante que celle du premier semestre 2019, qui s’élevait à 60,3 milliards de livres. La collecte a principalement concerné les solutions, qui ont drainé 8,3 milliards de livres, alors que les fonds indiciels ont vu sortir 4,4 milliards de livres. L’activité internationale, l’un des piliers de la croissance récente de LGIM, a subi des rachats nets de 3,2 milliards de livres au premier semestre, alors que l’activité avait drainé 44,6 milliards un an plus tôt. Cela masque toutefois des disparités entre régions. Ainsi, LGIM a collecté 5,2 milliards de livres en Asie, tandis que les clients aux Etats-Unis ont opéré des rachats. Les encours internationaux restent élevés à 385 milliards de livres, en hausse de 4 % par rapport à fin 2019. Ces trois dernières années, les encours sous gestion internationaux de LGIM ont presque doublé pour atteindre 385 milliards de livres, soit 31 % des encours totaux de LGIM. LGIM prévoit de continuer à faire grandir les encours internationaux de manière rentable sur le moyen terme, avec un accent particulier sur les Etats-Unis, l’Asie et l’Europe, souligne le groupe dans ses résultats. Les encours de LGIM sont ressortis à 1.240,6 milliards de livres, en hausse par rapport à la fin du premier semestre 2019 (1.135 milliards) et par rapport à fin 2019 (1.196,2 milliards). Les revenus ont augmenté de 8 % sur un an à 467 millions de livres, tandis que les coûts ont progressé en raison d’investissements dans la croissance de la société. Le bénéfice d’exploitation ressort en hausse de 2 % à 196 millions de livres.
Le Premier ministre Jean Castex a annoncé mercredi une accentuation du soutien à la fillère viticole, le montant du plan dédié passant de 170 à 250 millions d’euros. «Nous veillerons (...) à ce que ces aides puissent être distribuées le plus rapidement possible», a-t-il précisé lors d’un déplacement dans le Cher. Le gouvernement français avait déjà présenté le 11 mai un premier plan de soutien de 140 millions, complété par une enveloppe de 30 millions d’euros supplémentaires fin mai.
Eurazeo a annoncé hier avoir obtenu de la part des Nations unies la note la plus élevée (A+) en matière ESG dans les quatre catégories d’évaluation afférentes à ses métiers : Strategy & Governance, Private Equity (indirect), Fixed Income (direct), Private Equity (direct). La société d’investissement devance ainsi les scores médians du secteur dans chacune d’entre elles. Lancés en 2006, les Principes pour l’investissement responsables des Nations Uues (UN PRI) sont la première initiative mondiale en matière d’investissement responsable avec plus de 3.000 signataires à travers le monde. Ils constituent un ensemble volontaire de principes d’investissement visant à intégrer les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les pratiques d’investissement.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a transmis une demande d’information à AllianzGI US au sujet de ses fonds structurés Alpha, pour la gestion desquels un fonds de pension a déjà déposé plainte en juillet dernier. L’assureur a évoqué le sujet lors de la présentation de ses résultats semestriels et le litige figure dans la partie «contentieux» du rapport à fin juin. «Des plaintes ont été déposées contre certaines entités d’AllianzGI ainsi que contre, en partie, Allianz SE et Allianz AM devant la cour fédérale du district Sud de New York, en lien avec les pertes déplorées par des investisseurs dans les fonds structurés Alpha d’AllianzGI pendant le marasme économique dû au Covid-19», reconnait l’assureur. Il ajoute «s’attendre à ce que d’autres investisseurs de ces fonds entreprennent des actions similaires». Allianz analyse ces plaintes et a l’intention de se défendre vigoureusement contre les allégations qu’elles contiennent. Il ajoute cependant qu’il coopère pleinement avec la SEC pour répondre à ses interrogations.
L’association européenne des fonds et de la gestion d’actifs, Efama, a écrit une lettre à la commission européenne afin de demander l’extension «immédiate» de l’exemption pour les fonds Ucits d’utiliser les documents d’information clé pour l’investisseur (DICI ou KIID en anglais) tels que proposés par la réglementationPriips (packaged retail and insurance-based investment products). Celle-ci, qui vise à protéger les investisseurs retail, prévoyait une transition du DICI des fonds Ucits à celui de la réglementationPriips au 1er janvier 2022. L’Efama suggère que cette date limite ne saurait être respectée par les sociétés de gestion «car il faut laisser suffisamment de temps à l’industrie pour mettre en oeuvre ces changements». Ainsi, l’Efama demande à la commission européenne que l’exemption pour les fonds Ucits dure au moins jusqu'à ce qu’une révision totale de la réglementation Priips (niveau 1 et 2 dont une période de 12 mois de mise en oeuvre) soit effectuée. L’association estime «inévitable» la revue du niveau 1 de Priips qu’elle demande «urgemment». La requête de l’Efama fait suite au fait que les autorités de supervision européennes ont échoué durant les 18 derniers mois à résoudre les problèmes liés au documentd’information clé pour l’investisseur de la réglementation Priips. «Après une récente communication des autorités de supervision européennes à la commission européenne sur le fait qu’elles n’avaient pas trouvé d’accord sur la révision des standards réglementaires techniques (RTS)de Priips, le régimePriips tout entier se trouve dans le flou. Cela place les institutions européennes ainsi que les acteurs du marché en terrain inconnu en termes de processus législatif», a notamment déclaré Tanguy van de Werve, directeur général de l’Efama.
La gestion d’actifs pour compte de tiers d’Allianz a enregistré des souscriptions nettes de 25,8 milliards d’euros au deuxième trimestre 2020. Cette collecte a été principalement tirée par sa filiale Pimco, qui a drainé 22,8 milliards d’euros. Allianz Global Investors a de son côté attiré 3 milliards d’euros. Au premier trimestre, Pimco avait décollecté de 43 milliards d’euros, tandis qu’Allianz GI avait rendu 3,4 milliards aux investisseurs. Les encours sous gestion pour compte de tiers d’Allianz sont remontés à 1.658 milliards d’euros fin juin 2020, après 1.557 milliards fin mars 2020. Ils restent inférieurs au niveau de fin 2019, date à laquelle ils atteignaient1.686 milliards d’euros. Sur les 1.658 milliards d’euros, 1.319 milliards d’euros sont gérés par Pimco et 339 milliards par Allianz GI. En ajoutant les 592 milliards d’actifs du groupe Allianz, l’assureur allemand affiche 2.250 milliards d’euros d’encours. Le bénéfice d’exploitation de la gestion d’actifs a décliné à 640 millions d’euros au deuxième trimestre, en raison d’un niveau plus faible de commissions de performance et d’une hausse des dépenses. La baisse a été plus forte pour Allianz GI (-17,4 %) que pour Pimco (-2 %). Le coefficient d’exploitation a augmenté de 1,7 point à 62,8 % au deuxième trimestre 2020 par rapport au deuxième trimestre 2019. Au premier semestre 2020, les revenus d’exploitation ont augmenté de 5,2 % sur un an à 3,5 milliards d’euros. Le coefficient d’exploitation est resté inchangé à 62,2 %. Le bénéfice d’exploitation a augmenté de 5,4 % à 1,32 milliardd’euros.
Le gouvernement espagnol a donné son feu vert pour le rachat total de l’antenne espagnole de Banque Degroof Petercam par Andbank España. La succursale hispanique du groupe belge évoluait dans la gestion d’actifs et dans la banque privée à travers Degroof Petercam SGIIC et dans la banque d’investissementviaDegroof Petercam Corporate Finance Spain. Ses encours s'élevaient à 1,3 milliard d’euros en juin.Il s’agit de la troisième acquisition d’Andbank en deux ans après celles de Merchbanc en 2018 et Esfera Capital, plus tôt en 2020.
L’ETF SPDR Gold Shares est devenu l’un des principaux détenteurs d’or, dépassant même les banques centrales du Japon et de l’Inde, rapporte le Financial Times. Le fonds détient 1.258 tonnes d’or détenues dans les coffres de Londres de HSBC. Lundi et mardi, il a acquis 15 tonnes supplémentaires. Le SPDR Gold Shares est un ETF créé par State Street et le World Gold Council qui détient des lingots physiques plutôt que de simples dérivés financiers. Il connaît un vif succès cette année, les investisseurs se ruant sur le métal précieux. Le cours de l’or a encore grimpé mardi, atteignant 2.000 dollars l’once pour la première fois.
La famille Johnson, à l’origine de Fidelity, est sans nul doute la plus puissante et la plus fortunée de la ville américaine de Boston. Mais elle reste très discrète, voire secrète, constate Bloomberg dans un long article consacré à cette dynastie. Son empire s’étend de Boston à Londres, Tokyo et le Texas, et couvre des entreprises allant des hôpitaux à la fibre optique. Sur trois générations, les Johnson ont amassé la huitième plus grosse fortune familiale au monde, et elle a plus que doublé ces cinq dernières années, la hausse des marchés actions ayant dopé les revenus et les bénéfices de Fidelity, note Bloomberg. Pour se diversifier, la famille Johnson s’intéresse à des actifs réels comme l’immobilier et le schiste du Texas. Mais elle investit aussi dans des start-ups technologiques et pharmaceutiques à forte croissance. Contrairement à de nombreuses familles qui séparent les investissements personnels de l’exploitation de l’entreprise, les intérêts des Johnson sont étroitement liés à FMR LLC, la société mère de Fidelity Investments, dont ils détiennent 49 %. La famille détient des participations dans plus de 190 entreprises par le biais de F-Prim, une société de capital-risque. La plupart des investissements dans le non coté ont été placés sous l'égide de FMR jusqu’en 2018, date à laquelle une restructuration visant à simplifier les états financiers de l’entreprise a entraîné une filialisation des investissements. La même chose s’est produite l’année dernière chez Fidelity International, où une division appelée Eight Roads, qui investissait dans l’immobilier et les entreprises privées, a été séparée de ses activités.
Le responsable des actions espagnoles de Bestinver,Ricardo Cañete, quitte la société cinq ans après son arrivée, rapporte Funds People. Un départ qui coïncide avec l’intégration de Fidentiis Gestiónau sein de la boutique de gestion. Désormais, les fonds investis en actions espagnoles de Bestinver et de Fidentiis ont été regroupés au sein d’une même unité dirigée par Ricardo Seixas, jusqu’alors responsable des fonds actions espagnoles de Fidentiis.
Le Cert (Computer Emergency Response Team), agence chargée de la cybersécurité en Inde, a émis une alerte la semaine dernière concernant un programme malveillant baptisé BlackRock, du nom de la célèbre société de gestion américaine. Ce dernier subtilise lesdonnées d’utilisateurs d’applications mobiles utilisées sur les terminauxAndroid (comme les cartes de crédit), se concentrant sur 337 d’entre elles, majoritairement bancaires et financières. D’autres applications, notamment de communication et de networking,sont également visées par le maliciel. Le Cert indique que la campagne d’attaque du programme est internationale et que celui-ci se propage dans les téléphones des utilisateurs à travers de fausses mises à jour Google.
Unsondage réalisé auprès de 1.001 individus suédoispour le compte de l’association suédoise des fonds d’investissementFondbolagens förening suggère que 70% d’entre eux disposent d’une épargne privée. Dans cette catégorie, 51% des personnes interrogées disent épargner chaque mois à travers des fonds d’investissement. C’est 4% de plus qu’en 2018, date à laquelle le dernier sondage sur l'épargne des Suédois avait été publié. Parmi les critères que les Suédois regardent pour choisir leur fonds d’investissement, les commissions des fonds restent le principal pour 52% des participants au sondage disposant d’une épargne privée avant le niveau de risque (44%) et l'éventuel focus durable du fonds (40%, en hausse de 2% depuis 2018). Le rendement du fonds et sa notation ne sont considérés que par 30% et 16% des personnes interrogées respectivement. Que le fonds soit indiciel ou non est un critère pour 28% des Suédois disposant d’une épargne privée, en hausse de 4% par rapport à 2018.
GAM a essuyé des rachats de 8,5 milliards de francs suisses au premier semestre dans sa gestion d’actifs. La société de gestion suisse note que la décollecte a ralenti au deuxième trimestre (2 milliards de francs) par rapport au premier trimestre(6 milliards de francs). Les encours de la gestion d’actifs sont ressortis à 35,5 milliards de francs au 30 juin, contre 35,7 milliards au 31 mars et 48,4 milliards au 31 décembre. Dans le pôle «private labelling», GAM a enregistré une collecte nette de 2,6 milliards de francs au premier semestre. Les encours sont ressortis à 83,9 milliards de francs suisses au 30 juin, contre 76,4 milliards au 31 mars et 84,3 milliards au 31 décembre. Au total, les encours sous gestion de GAM se sont établis à 119,4 milliards de francs au 30 juin, en haussepar rapport aux 112,1 milliards du 31 mars mais en repli par rapportaux 132,7 milliards du 31 décembre 2019. GAM accuse une perte sous-jacente avant impôts de 2 millions de francs au premier semestre, contre un bénéfice de 2,1 millions au premier semestre. La perte nette IFRS se monte à 390,1 millions de francs suisses.
Le fonds d’investissement alternatif Brookfield Asset Management envisage le rachat de Merlin,un des groupes phares du secteur immobilier en Espagne, rapporte le journal Expansión. Merlin, qui achète et gère des actifs commerciaux dans la péninsule ibérique,est une société cotéedont la capitalisation boursière s'élève actuellement à près de 3,3 milliards d’euros. SelonExpansión, Brookfield Asset Management considère l'éventualité d’une offre publique d’achat.
Franklin Resources, la société de gestion d’actifs mondiale dont les filiales opèrent sous le nom de Franklin Templeton, a annoncé qu’elle avait bouclé l’acquisition précédemment annoncée de Legg Mason et de ses équipes de gestion spécialisées. L’opération avait été annoncée en février.Cette nouvelle organisation porte les encours de Franklin Templeton à 1.400 milliards de dollars.
La crise du coronavirus n’empêche pas certains gérants de lancer des hedge funds avec succès, constate le Wall Street Journal. Gaurav Kapadia a levé l’un des plus gros avec plus de 1 milliard de dollars pour sa nouvelle société XN LP, selon des sources proches du dossier. Hein Park Capital Management fait aussi partie des nouvelles sociétés lancées. Le fonds a été créé par Courtney Carson, une ancienne de Soros Fund Management. Il a réuni environ 1,2 milliard de dollars d’engagements. Mina Faltas a par ailleurs fondé Washington Harbour en mai et gère désormais plus de 500 millions de dollars. Neeraj Chandra a démarré Untitled Investments, qui gérait environ 260 millions de dollars début juillet. L’un des futurs lancements les plus attendus est Alua Capital Management, monté par l’ancien CIO de Viking Global Investors Tom Purcell et l’ex-managing director de Lone Pine Capital Marco Tablada.
La société de gestion systématique suisse RAM Active Investments a lancé le fonds RAM Stable Climate Global Equities au mois de juin, indique la firme sur son site internet. Emmanuel Hauptmann, associé fondateur de RAM AI et responsable de l'équipe de recherche Systematic Equity, indique que «l’urgence de plus en plus pressante du changement climatique» a conduit le gestionnaire helvétique à prendre sa part de la transition climatique. «Grâce aux énormes progrès réalisés au niveau de notre infrastructure d’apprentissage automatique, nous avons développé une stratégie active solide, dotée de normes ESG strictes, sans compromettre la performance,» explique-t-il dans une note consacrée au nouveau fonds. L’approche systématique multidimensionnelle du fonds vise à dégager un « alpha durable » en s’appuyant sur une multitude de sources de données ESG et non ESG pour identifier les opportunités les plus intéressantes en matière de profil risque/rendement dans chaque secteur. Emmanuel Hauptmann précise que les émissions carbonedu fonds RAM Stable Climate Global Equities Fund sont compensées par des certificats carbone délivrés par le mécanisme de développement propre des Nations unies, dont le coût est intégralement assumé par RAM AI, et non par le fonds.
La société de gestion américaine au modèle multi-affiliés, Affiliated Managers Group, a nommé TracyAtkinson au sein de son conseil d’administration. Tracy Atkinson avait travaillé 12 ans au sein de State Street qu’elle a quitté en mars dernier. Elle y a occupé les postes de responsable de la conformité et de l’administratif. Tracy Atkinson a également exercé les fonctions de responsable financière des fonds et de trésorière de MFS Investment Management ainsi que celle d’associée chez PwC. Les encours cumulés d’AMG s'élevaient à environ 638 milliards de dollars fin juin.
Britta Weidenbach,responsable des actions européennes deDWS, a quittéla société de gestion de Deutsche Bank selon plusieurs médias dont Citywire. Entrée chez DWS en 1999, elle occupait son poste actuel depuis 2012 et supervisait quelques 10 milliards d’euros d’encours. Elle était également gérante des fonds DWS Invest Top Euroland (370M€ d’encours sous gestion) et DWS Top Europe (990M€ d’encours).
La pandémie de coronavirus Covid-19 a eu un autre impact visible sur la gestion d’actifs en Espagne, celle d’une baisse drastique des lancements de fonds d’investissement locaux, relate le média Funds Society. Funds Society, s’appuyant sur les dernières données du régulateur espagnol CNMV,recense 43 fonds lancésdurant le premier semestre 2020 et 49 fonds lancés en date du 17 juillet. En comparaison, durant les six premiers mois de 2019, 71 fonds espagnols avaient été lancés et 79 en date du 17 juillet 2019. Il faut remonter à 2015 pour trouver tracer de niveaux aussi bas (36 fonds lancés durant la première moitié de 2015 et 47 au 17 juillet 2015). Le point le plus bas jamais atteint remonte à l’année 2009, année post-crise,avec 11 fonds lancés en Espagne durant la première moitié de 2009. 25 sociétés de gestion hispaniquesont procédé à des lancements de fonds au cours du premier semestre 2020. Bankia AM, Santander AM ainsi que la filiale espagnole d’Allianz ont chacun lancé cinq fonds.
Natixis a annoncé lundi soir que de nouvelles initiatives en matière d’économie de coûts ont été identifiées dans la gestion d’actifs et de fortune pour un montant total d’environ 100 millions d’euros à horizon 2022. Cela correspond à environ 8 % de la base de coût de rémunérations fixes. 50 millions d’euros d’économies seront réalisées d’ici à la fin de cette année et 80 millions à fin 2021. Afin de réaliser ces économies, des coûts de restructuration seront engagés pour un montant d’environ 45 millions au second semestre et d’environ 25 millions en 2021. Ces mesures ont été présentées à l’occasion de la publication des résultats du deuxième trimestre par Natixis, marquée aussi par l’annonce du départ de François Riahi, le directeur général, «en raison de divergences stratégiques concernant les options du futur plan de Natixis». Il est remplacé par Nicolas Namias. Natixis a enregistré des souscriptions nettes de 16 milliards d’euros au deuxième trimestre 2020 dans l’asset management et la gestion de fortune, effaçant presque totalement la décollecte de 17 milliards d’euros du premier trimestre. Cette collecte est le plus haut niveau depuis le premier trimestre 2015, souligne Natixis. Les affiliés d’Amérique du Nord ont drainé 7 milliards d’euros, notamment grâce aux clients asiatiques qui ont représenté 5 milliards de collecte nette. Les stratégies fixed income et growth equity ont été privilégiées. «La vaste majorité des affiliés en Europe connaissent une collecte nette positive avec une très bonne dynamique qui continue d’être observée chez Mirova», ajoute Natixis. Ces boutiques européennes ont attiré 9 milliards d’euros au total. Les actifs sous gestion de l’AM sont remontés à 906 milliards d’euros au 30 juin 2020, en hausse de 9% sur le trimestre. Mais ils restent inférieurs aux 934 milliards d’euros de la fin 2019. Le PNB sous-jacent de la gestion d’actifs et de fortune est en baisse de 24% sur un an au deuxième trimestre 2020 et de 13% sur un an au premier semestre. Natixis invoque pour le deuxième trimestre «un effet de marquage de -42 millions d’euros sur le portefeuille de seed money non-listé, en partie compensé par un effet marquage positif de 25 millions d’euros sur le portefeuille de seed money listé qui avait été impacté négativement par l’évolution des marchés au 1T20». Les commissions de gestion sur encours (brutes) sont en baisse de 12% sur un an au deuxième trimestre 200, à mettre en parallèle d’une baisse des charges de 14% sur la même période. Les marges de l’AM hors commissions de surperformance ont été «impactées par un effet mix défavorable sur le trimestre (principalement en avril et mai) provenant de l’écart de performance entre les marchés actions et obligations au 1T20». Le rebond des marchés actions observé au 2T20 a en revanche positivement impacté le mix d’actifs sous gestion, avec un effet relutif sur les marges en juin qui se situent à 28 pb. Celles-ci s’établissent au-dessus de 15 pb pour les affiliés en Europe (au-dessus de 27 pb hors Fonds Généraux d’Assurance vie) et à environ 35 pb pour les affiliés en Amérique du Nord (poids moindre de Harris dans les AuM moyens). Les commissions de surperformance s’élèvent à 22 millions d’euros au deuxième trimestre contre 138 millions d’euros au 2T19.
Morgan Stanley Investment Management a lancé deux fonds obligataires durables, rapporte Investment Week. Les fonds MS INVF Sustainable European Corporate et le MS INVF Sustainable European Strategic seront gérés par l’équipe obligataire. Le premier fonds sera centré sur le crédit, tandis que l’autre sera investi sur l’ensemble du spectre obligataire. Les entreprises de l’armement, du tabac et du charbon, ainsi que les sociétés ayant de piètres pratiques en matière de développement durable seront exclues. Les entreprises dont les notes ESG sont les meilleures de leurs secteurs seront privilégiées.
La banque italienne Banca Profilo vient d’ouvrir une filiale de banque privée à Padoue. Cette dernière sera dirigée par deux nouvelles recrues, Raffaele Ferraro et Luca Babetto, lesquels seront rattachés à Mario Aragnetti Bellardi, directeur général adjoint et responsable de la banque privée.Le duo vient de Banca Leonardo où ils étaient banquiers privés senior.
La société de gestion américaine Wellington va ouvrir un bureau à Milan Via Dante 7. Il s’agira d’une succursale de Wellington Management Europe GMBH, la société allemande du groupe. Les services fournis en Italie seront notamment le conseil en investissement et la gestion de portefeuille, selon un avis de la Consob, le régulateur italien.
Artemis Investment Management vient de recruter Greg Jones en tant que responsable de la distribution. L’intéressé était responsable de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine de Janus Henderson jusqu’en octobre 2019. Il avait intégré Henderson en 2009 au moment de l’acquisition de New Star où il était l’un des dirigeants. Il remplace Jasper Berens, qui a quitté la société, d’après la presse britannique. Artemis a procédé à plusieurs recrutements depuis le début de l’année. Matthew Beesley, un anciende GAM, a rejoint la société en tant que directeur des investissements. Stefan Sealey, de Citywire, a été recruté comme responsable commercial en Allemagne où un premier bureau sera prochainement ouvert. Adam Gent doit arriver en août en tant que responsable des intermédiaires financiersen provenance d’Allianz Global Investors. Enfin, quatre gérants de Kames doivent intégrer Artemis pour lancer un fonds actions monde durable.
La collecte dans les fonds durables a bondi de 72% au deuxième trimestre 2020 à 71,1 milliards de dollars (60,5 milliards d’euros), selon les statistiques de Morningstar. L’Europe s’est arrogé la part du lion, attirant 86% des souscriptions mondiales, tandis que les Etats-Unis recueillaient 14,6% du total. Au premier trimestre, les flux dans les fonds durables avaient reculé à plus de 40 milliards de dollars, après une collecte de près de 60 milliards sur le dernier trimestre 2019. Les actifs des fonds durables ont ainsi atteint un niveau record de 1.061,5 milliards de dollars fin juin, en hausse de 23% par rapport au trimestre précédent. L’Europe domine, avec 82% des encours, soit 870 milliards de dollars, devant les Etats-Unis, avec 15%. L’offre de nouveaux produits fleurit, avec 125 nouveaux fonds. Au total, le secteur regroupe 3.432 fonds. En Europe, pas moins de 107 fonds ont été lancés, en ligne avec les cinq trimestres précédents, ce qui porte le nombre de fonds durables à 2.703 produits. Plusieurs offrent une exposition à un thème comme le changement climatique ou l’efficience des ressources. En parallèle, les sociétés de gestion continuent à convertir leurs fonds à l’ESG. Au deuxième trimestre 2020, 40 fonds ont été repositionnés.
Le gestionnaire d’actifs GCM Grosvenor va fusionner avec CF Finance Acquisition, véhicule d’investissement affilié au groupe de services financiers Cantor Fitzgerald, ont indiqué à Dow Jones des personnes proches du dossier. L’opération se monterait à 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros), dette comprise. Grosvenor est actuellement détenu par une partie de ses dirigeants et par la société de capital-investissement Hellman & Friedman. Un groupe d’investisseurs comprenant un ancien banquier de Citigroup, Michael Klein, mettra 195 millions de dollars supplémentaires dans le nouvel ensemble au moment de la finalisation de l’opération, tandis que Cantor investira 30 millions de dollars de plus. Fondé en 1971, Grosvenor gère 57 milliards de dollars d’actifs.
L’Esma, le régulateur européen, prépare un nouveau report du règlement CSD, qui veut fluidifier la livraison de titres et limiter le nombre de transactions se soldant par un échec. Si le Parlement et le Conseil européens ne s’y opposent pas, sa mise en place, prévue jusqu’ici en février 2021, aura lieu le 1er février 2022. L’Esma invoque l’impact du coronavirus sur les travaux réglementaires, et les projets informatiques des chambres de compensation visant à s’y préparer. C’est en tout cas une bonne nouvelle pour les gérants, critiques de longue date d’un règlement jugé nocif pour la liquidité de certains marchés. Son application avait d’ailleurs déjà été reportée à deux reprises.